mercredi 28 janvier 2026

29 JANVIER : SAINT FRANÇOIS DE SALES, Évêque et Docteur de l'Église / SAINT SULPICE SÉVÈRE / SAINT GILDAS LE SAGE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint François de Sales naquit le 21 août 1567, au château de Sales en Savoie, de parents plus recommandables encore par leur piété que par la noblesse de leur sang.  Nommer ce Saint, c'est personnifier la vertu de douceur ; il fut le saint aimable par excellence et, sous ce rapport particulièrement, le parfait imitateur de Celui qui a dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »

Ce sera là toujours le cachet et la gloire de François de Sales. Toutes les vertus, du reste, lui étaient chères, et sa vie,depuis son enfance, nous en montre le développement progressif, constant et complet.

Jeune enfant, au collège, il était le modèle de ses condisciples, et dès qu'ils le voyaient arriver, ils disaient : « Soyons sages, voilà le saint! » Jeune homme, il mena la vie des anges.  Prêtre, il se montra digne émule des plus grands apôtres, par ses travaux et par les innombrables conversions qu'il opéra parmi les protestants. Evêque, il fut le rempart de la foi, le père de son peuple, le docteur de la piété chrétienne, un pontife incomparable.

Revenons à sa douceur ; elle était si étonnante, que Saint Vincent de Paul pouvait dire : "Que DIEU doit être bon, puisque l'évêque de Genève, son ministre, est si bon!".  Un jour, ses familiers s'indignaient des injures qu'un misérable lui adressait, et se plaignaient de le voir garder le silence : « Eh quoi! dit-il, voulez-vous que je perde en un instant le peu de douceur que j'ai pu acquérir par vingt ans d'efforts? ».

« On disait communément, écrit Sainte Jeanne de Chantal, qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de gagner sa faveur que de lui faire du mal, et que c'était la seule vengeance qu'il sût exercer. » — «Il avait un cœur tout à fait innocent, dit la même sainte ; jamais il ne fit aucun acte par malice ou amertume de cœur. Jamais on n'a vu un cœur si doux, si humble, si débonnaire, si gracieux et si affable qu'était le sien. »

Citons quelques paroles de François lui-même : « Soyez, disait-il, le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur. » — « Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer! Il a plu à DIEU de faire ainsi mon cœur! Oh ! Quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité pour le prochain ! »

Saint François de Sales mourut à Lyon, le jour des saints Innocents, 1622.

Pratique. Pratiquez en toute occasion la vertu de douceur

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SAINT SULPICE SÉVÈR

(IVème siècle)


Né à Agen, il se fit avocat et se maria avant de tout quitter (y compris sa femme) pour se mettre au service de DIEU. 

Seule sa belle-mère ne le condamna pas et lui fournit une petite terre près de Carcassonne pour qu'il puisse se retirer, en ermite.


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SAINT GILDAS LE SAGE
(Mort en 570)


Ce noble breton voit le jour en Écosse vers la fin du 5ème siècle, l’année où les Bretons romanisés battent les Saxons envahisseurs. D’après nombre d’hagiographes, il aurait étudié dans un monastère du pays de Galles, sous la direction d’un disciple de Saint Germain l’Auxerrois.

Ordonné prêtre en 518, cet apôtre, surnommé "le sage", convertit d’abord ses compatriotes par une éloquence sacrée aussi simple qu’efficace. Avec le même succès, il passe en Irlande (Saint Colomban d’ailleurs lui rendra hommage) pour aboutir en Armorique, la petite Bretagne continentale.

D’abord installé dans l’île d’Houat, il va vivre en ermite dans la presqu’île de Rhuys qui ferme, au sud, le golfe du Morbihan. Il y fondera une abbaye qui porte aujourd’hui son nom et où on l’honore toujours.

Abélard, le savant théologien du Moyen Age, en sera l’abbé au XIIème. Troublé par l’effondrement de la civilisation romaine sous les coups successifs des envahisseurs saxons, il écrit "De la ruine de la Bretagne" ouvrage qui connaîtra un grand succès durant tout le haut Moyen Age.

"Par le CHRIST, je vous en conjure, mes fils, ne vous disputez pas ma dépouille. Dès que j’aurai rendu l’esprit, enlevez-moi, déposez-moi sur un esquif, mettez sous mes épaules la pierre sur laquelle j’ai reposé ma tête durant ma vie. Que nul d’entre vous ne demeure sur le bateau, mais poussez-le à la mer pour qu’il aille où DIEU voudra. "   (Saint Gildas à ses frères, au moment de mourir.)

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 27 janvier 2026

28 Janvier : SAINT PIERRE NOLASQUE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Pierre Nolasque naquit d'une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle. Il excella toute sa vie, dans la pratique de la charité à l'égard du prochain. On raconte qu'en présage de cette vertu, lorsqu'il était encore au berceau, un essaim d'abeilles vint construire un rayon de miel dans sa main droite. Dès son adolescence il perdit ses parents.

L'hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s'y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d'Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. 

DIEU lui fit connaître combien ce désir Lui était agréable. Une nuit qu'il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d'établir, en Son honneur, un Ordre religieux consacré à cette œuvre de charité. Il s'empressa d'obéir à cet avertissement céleste, d'autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation. 

Il fonda l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour la Rédemption des Captifs. Le caractère particulier de cet Ordre, c'est qu'il joignait aux trois vœux ordinaires de Religion un quatrième vœu: celui de se livrer en gage aux païens, s'il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens. 

A cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d'Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son Ange Gardien et de la Vierge Mère de DIEU. 

Enfin, accablé par l'âge, le travail et la pénitence, il reçut l'avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu'on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles: "Le SEIGNEUR a envoyé la Rédemption à Son peuple," il rendit son âme à DIEU, au milieu de la nuit de Noël, l'an 1256. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 26 janvier 2026

27 Janvier : SAINT JEAN CHRYSOSTOME, Évêque, Confesseur et Docteur de l'Église / SAINTE ANGÈLE DE MERICI, Vierge, fondatrice des religieuses Ursulines

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Jean Chrysostome et Saint Grégoire
Saint Jean, surnommé Chrysostome c’est-à-dire Bouche d’or, à cause de la force et de la beauté de son éloquence, naquit à Antioche vers l’an 344. Veuve à vingt ans, sa mère, femme très remarquable n’épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Doué d’un génie supérieur, objet de l’admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l’Évangile par l’amitié d’un fidèle jeune homme de son âge, qui fut saint Basile. Noble exemple de l’apostolat qu’un véritable ami peut exercer dans sont entourage ! L’amitié des deux jeunes gens ne fit que s’accroître par l’union désormais parfaite des pensées et des aspirations.

Devenu clerc de l’église d’Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle ; il ne paraît qu’avec une tunique pauvre ; la prière, la méditation l’étude de l’Écriture sainte partagent son temps. Il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu’il accorde à son corps, après de longues veilles.

S’élevant par degré dans les fonctions ecclésiastique, il devient l’œil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications, et il nous apprend lui-même qu’il y avait souvent jusqu’à cent mille auditeurs et plus à l’entendre.

A trente ans, Chrysostome fuit dans la vie monastique l’épiscopat qui le recherche et auquel plus tard il ne pourra échapper. C’est en 398 qu’il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale.  Son zèle, l’indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité. Son éloquence séduisante qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire. Il ranimait la foi au cœur des fidèles et convertissait une multitude d’hérétique et de païens.

Jamais pasteur ne fut à ce point l’idole de son peuple, jamais pasteur ne souleva autour de lui un pareil mouvement chrétien. C’est que l’éloquence de l’orateur dévoilait le cœur d’un père, d’un apôtre et d’un saint.

DIEU permit que la croix vienne achever en Chrysostome l’œuvre de la perfection. Le courage invincible du pontife, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l’exil. En quittant Constantinople, il fit porter à l’impératrice cette fière réponse : « Chrysostome ne craint qu’une chose : ce n’est ni l’exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c’est le péché.

Il mourut victime des mauvais traitements de ses ennemis. Bien qu’il ne porte pas le titre de martyr, il en a tout le mérite et toute la gloire.

Pratique : Jurez haine au respect humain. Ne transigez pas avec le mal. 

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   SAINTE ANGÈLE DE MÉRICI
Vierge, fondatrice de religieuses des Ursulines
(1474-1540)


ANGÈLE DE MERICI naquit le 21 mars 1474 et fut élevée à l'école des saints, dont un pieux père lui lisait chaque soir les exemples ; aussi n'est-il pas étonnant qu'elle ait eu dès son enfance des aspirations vers la sainteté.

Privée, jeune encore, de tous ses parents, elle se sentit au cœur un grand zèle pour la répression des désordres de la société : « Ces désordres, disait-elle, viennent de ceux de la famille ; les familles dépendent surtout de la mère ; il y a peu de mères chrétiennes, parce qu'on néglige l'éducation des jeunes filles. »

Remontant ainsi aux sources du mal, elle se proposait de le combattre avec le secours du Ciel. Un jour elle eut une vision : "Une échelle touchait par ses deux extrémités la terre et le ciel; une foule brillante de vierges y montaient deux à deux, pendant que les anges faisaient entendre une ravissante musique : Prends courage, Angèle, lui dit une voix, tu établiras une compagnie de vierges semblables à celles-ci. 

Angèle attendit pendant vingt ans que DIEU lui fournît les moyens nécessaires à l'accomplissement de ses desseins. On la voyait pénétrer sous le toit du pauvre pour l'instruire, dans l'atelier de l'ouvrier pour le ramener à DIEU.

Que d'âmes elle convertit par ce simple mot : " DIEU est ici!" DIEU lui donna, sans études, une science si admirable, que les théologiens eux-mêmes allaient lui demander le secours de ses lumières. Un ange lui apparut enfin, lui reprochant ses longs retards et la frappant d'une verge de fer. Angèle se mit aussitôt à l'œuvre, réunit ses compagnes et jeta les fondements de sa congrégation d'Ursulines ou Filles de Sainte Ursule.

Les filles d'Angèle s'attachèrent surtout à former le cœur de l'enfance aux principes de la vie chrétienne et à refaire ainsi la société en proie au vice et à l'ignorance. En peu d'années elles prirent un tel développement, qu'on vit clairement le doigt de DIEU dans cette fondation nouvelle.

Partout on les réclamait, partout elles opéraient des merveilles. Désormais l'œuvre d'Angèle était accomplie, cinq années avaient suffi pour assurer l'avenir ; la fondatrice sentit qu'elle allait mourir.

Elle réunit ses filles désolées autour de sa couche : "Mes filles, leur dit-elle, que la charité règne parmi vous !" Souvent elle répétait : « Oh ! Qui me donnera des ailes pour voler vers mon DIEU bien-aimé ! »

"JÉSUS" fut sa dernière parole. C'était le 28 janvier 1540.

Pratique : Dans votre sphère d'action, procurez la bonne et chrétienne éducation à des enfants.

 Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 25 janvier 2026

26 Janvier : SAINT POLYCARPE, Évêque et Martyr / SAINT TITE, Évêque et disciple de Saint Paul

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Saint Polycarpe, né l’an 70 fut un personnage d’une éminente sainteté et d’une très profonde doctrine.  Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du SAUVEUR, et de les entretenir familièrement, surtout saint Jean, père et prince de toutes les églises d’Asie. 
C’est par l’autorité de cet apôtre qu’il fut établi évêque de Smyrne. Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. Lorsqu’il entendait parler de quelque erreur, il se bouchait les oreilles et il s’écria une fois : « O mon DIEU, fallait-il donc me conserver jusqu’à ce moment pour que j’eusse la douleur d’entendre des monstruosités pareilles ! 
L’hérétique Marcion s’approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit « Ne me connaissez-vous pas ? – Si, répondit l’évêque,  je vous connais pour le fils aîné de satan » 
Une telle âme était préparée au martyre. Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l’histoire de l’Église aux premiers siècles. A l’entrée de ce saint vieillard, dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présent entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! » 

Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? – Oui je le suis – Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le CHRIST, et tu seras libre – Il y a quatre vingt six ans que je Le sers et Il ne m’a fait que du bien ; comment pourrais-je Le maudire ? Il est mon Créateur, mon roi, mon SAUVEUR – Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? – Fais-les venir ! - Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. – Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s’éteint jamais. Fais venir les bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout. » 
De toutes parts dans l’amphithéâtre, la foule sanguinaire s’écrie : « Il est digne de mort.  Polycarpe aux lions ! » Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés ; on arrêta qu’il serait brûlé vif. Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit : « C’est inutile, laissez-moi libre, le ciel m’aidera ». Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaumait les spectateurs. 
A cette vue, les bourreaux lui percèrent le cœur avec une épée. C’était le 25 avril 167. Un courage si calme et si héroïque dans un vieillard accablé d’années n’est-il pas à lui seul une preuve convaincante de la divinité de la religion qui l’inspire ? 

Pratique : Que rien ne soit capable de vous faire offenser DIEU.

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Saint Tite

    Évêque et Disciple de Saint Paul
1er siècle 
 
Saint Tite naquit de parents idolâtres et dut sa conversion à saint Paul. La sainteté, le zèle, la vie admirable de celui que le grand Apôtre appelait son fils et qu'il appela bientôt son frère fit qu'il l'associa à son ministère; il le choisit comme son interprète auprès des Grecs.
Il n'est rien de touchant comme les expressions pleines de tendresse et d'affection dont il se sert chaque fois que dans ses lettres il parle de son disciple. Étant venu à Troade pour les intérêts de l'Évangile, il nous dit qu'il n'eut point l'esprit en repos parce qu'il n'y trouva pas ce frère aimé. Ailleurs il s'exprime en ces termes: "Celui qui console les humbles, Dieu, nous a consolé par l'arrivée de Tite."
Nous voyons aussi Tite accompagner son maître à Jérusalem et assister avec lui au premier Concile. C'est alors que les Juifs convertis voulurent le forcer à se faire circoncire et qu'il réclama, en refusant avec énergie, la liberté de l'Évangile pour lui et les Gentils.
Des divisions et des scandales s'élevèrent dans l'Église de Corinthe; pour les faire cesser, saint Paul envoya son fidèle disciple qui l'avait suivi à Éphèse. Tite fut accueilli avec respect et vénération par l'Église de Corinthe, il remit tout dans l'ordre, et, après avoir fait un bien immense à la chrétienté, il vint rejoindre saint Paul en Macédoine et lui rendre compte de sa mission et de ses heureux résultats. Le maître, heureux et content, renvoya, quelques temps après, le disciple à Corinthe porter les aumônes qu'il avait recueillies lors de son premier voyage et pour préparer les esprits des fidèles à recevoir quelques Macédoniens que saint Paul se proposait de leur mener lui-même.
Six années durant, Tite accompagna saint Paul dans ses voyages, prêchant l'Évangile avec lui et déployant un zèle infatigable pour gagner des âmes à Jésus-Christ. Quand, après sa sortie de prison, en 63, saint Paul eut évangélisé l'île de Crète, il y laissa Tite pour continuer son oeuvre.
En 64, saint Paul, qui ne pouvait se passer de Tite et qui avait besoin de lui pour l'édification des Églises nouvellement fondées, lui écrivit dans le courant de l'automne, la lettre que nous avons à son adresse; il lui mandait de partir aussitôt que seraient arrivés ceux qu'il envoyait pour le remplacer et de venir le rejoindre à Nicopolis en Épire, où il devait passer l'hiver.
Nous le retrouvons en 65, prêchant l'Évangile aux Dalmates. Après la mort de saint Paul il retourna en Crète, gouverna sagement cette Église et évangélisa toutes les îles voisines. Plein de mérites et de jours, il s'endormit dans le Seigneur, à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Pie IX a fixé la célébration de sa fête au premier jour libre après le 4 janviER

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

25 Janvier : LA CONVERSION DE SAINT PAUL

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 
SAINT PAUL était Juif, de la tribu de Benjamin, et naquit à Tarse, en Cilicie, dont les habitants étaient considérés comme citoyens romains. Il reçut une instruction fort soignée et devint, jeune encore, l'un des membres les plus distingués de la secte des Pharisiens.

Son attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les chrétiens, sa présence au supplice de Saint Étienne, son acharnement à poursuivre les disciples de JÉSUS-CHRIST, à les traîner en prison, les faire battre de verges, ont poussé les interprètes de l'Écriture à voir en lui la réalisation de la prophétie de Jacob, concernant son fils Benjamin : « Benjamin est un loup ravisseur. » Mais une hymne chrétienne a heureusement complété l'application de la prophétie, en disant : « Le loup ravisseur s'est changé en agneau. »


Saül (c'était le premier nom du grand apôtre) approchait de Damas, où il allait persécuter les chrétiens, accompagné de soldats et d'émissaires de la synagogue de Jérusalem, quand tout à coup il est renversé de son cheval et couché à terre par une force invisible. Une brillante clarté l'environne et une voix lui dit : "Saul, pourquoi me persécutez-vous? — Qui êtes-vous, SEIGNEUR? — Je suis JÉSUS, que vous persécutez. — SEIGNEUR, que voulez-vous que je fasse? — Levez-vous, entrez dans la ville, et là vous apprendrez ce que vous devez faire."
 
 
Saül était devenu aveugle ; ses compagnons le conduisirent à Damas. Un serviteur de DIEU, nommé Ananias, averti en songe, alla le trouver, lui rendit la vue et lui conféra le baptême. Dès lors, Saül devenu Paul, n'est pas seulement un converti, un chrétien, c'est un apôtre, c'est l'apôtre par excellence qui étonnera le monde et fera l'admiration des siècles par ses écrits sublimes et inspirés, par ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la gloire de son martyre.

Que de leçons dans cette conversion étrange et foudroyante ! Nous y voyons la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste ; la sagesse de DIEU, qui se plaît à confondre la fausse sagesse du monde ; la miséricorde inénarrable du SEIGNEUR, qui ne rebute personne et peut faire du plus grand des pécheurs le plus insigne des saints.


Ne désespérons jamais du salut de personne, tout est possible à la prière et à la grâce. Ne nous décourageons jamais dans les épreuves personnelles, DIEU tient le fil de tous les événements; ne nous décourageons pas dans les épreuves de l'Église : DIEU se plaît à tout sauver quand tout semble perdu, afin que les hommes aveugles soient obligés de dire : « C'est l'œuvre de DIEU seul". 

Pratique :  Priez pour la conversion des grands pécheurs .
                   Ô Marie conçue sans péché, 
                 priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 23 janvier 2026

24 Janvier : SAINT TIMOTHÉE, Évêque et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)
 

 
SAINT TIMOTHÉE était né en Lycaonie, dans la ville de Lystres, qui fut évangélisée par Saint Paul. Le passage du grand Apôtre fut la cause de la conversion de Timothée et sa famille.

Plus tard, quand Paul revint à Lystres, il remarqua Timothée et résolut de se l'associer dans l'apostolat, malgré sa jeunesse. L'admirable jeune homme sacrifia avec joie toutes les espérances terrestres et consentit à quitter sa famille pour se donner entièrement à DIEU et supporter toutes les fatigues et toutes les persécutions de la vie apostolique.

Dès lors on peut voir Timothée partout à côté de saint Paul, et à la confiance de l'un répond le dévouement de l'autre. Le jeune disciple ayant accompagné son maître à Jérusalem, en l'an 53, assista l'année suivante à la mort bienheureuse et à la glorieuse Assomption de Marie. Quelle tristesse et quelle consolation! Qui dira les émotions de saint Timothée au milieu de tous ces événements?

C'est une des gloires du disciple d'avoir reçu deux épîtres célèbres de son maître. Dans la première, Paul adressait à Timothée ces conseils touchants : "Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois l'exemple des fidèles, dans les discours, dans la manière d'agir, dans la charité, dans la foi, dans la chasteté. Jusqu'à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige pas la grâce qui est en toi, qui t'a été donnée en vertu d'une prophétie, avec l'imposition des mains des prêtres. Médite ces choses, sois-y tout entier, afin que ton avancement soit connu de tous. Veille sur toi-même et sur ta doctrine, veilles-y sans relâche. En agissant ainsi, tu te sauveras toi-même et ceux qui t'écoutent."

Après la mort de Saint Paul, Timothée, qui avait été préposé par son maître à l'église d’Éphèse, eut la consolation d'y vivre en l'amitié et la présence du disciple bien-aimé de JÉSUS, l'Apôtre Saint Jean.

Un jour que les Éphésiens célébraient par des orgies une des fêtes de leur déesse Diane, le Saint évêque d’Éphèse, indigné, se jette an milieu de ce peuple insensé, lui représente la folie de sa conduite et l'invite à se convertir au christianisme; mais il est entouré par des furieux, accablé de coups de pierres et de massues et laissé pour mort.

Ses disciples le relèvent et le transportent dans le voisinage, où il expire bientôt dans leurs bras et rejoint dans la gloire son maître Saint Paul, le 22 janvier de l'an 97.

L’Église honore en lui l'un des plus célèbres et des plus saints disciples des Apôtres.

Pratique. 
Vouez une confiance et une soumission entières aux prêtres, vos guides dans le chemin du ciel, car c'est Dieu même qu'ils représentent auprès de vous.

            "Ô Marie conçue sans péché, 
        priez pour nous qui avons recours à Vous."

jeudi 22 janvier 2026

23 Janvier : SAINT JEAN L'AUMONIER, Patriarche d'Alexandrie / SAINT RAYMOND DE PENNAFORT, Dominicain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

 
Saint Jean, surnommé L'Aumonier à cause de ses aumônes extraordinaires, naquit dans l'île de Chypre ; il s'engagea de bonne heure dans les liens du mariage et perdit son épouse et ses enfants.

Libre de tous liens, il distribua sa fortune aux pauvres et ne s'occupa plus que des exercices de la piété chrétienne. Sa réputation de sainteté lui valut d'être choisi pour patriarche d'Alexandrie, l'an 608. 


Son premier soin, dans cette éminente dignité, fut de se procurer une liste exacte des pauvres, qu'il appelait ses maîtres et ses seigneurs, parce que JÉSUS-CHRIST leur a donné le pouvoir d'ouvrir les portes du ciel. 


Il s'en trouva sept mille cinq cents : il les prit sous sa protection et se chargea de pourvoir à leurs besoins. Il employait deux jours de la semaine à terminer les différends, à consoler les affligés, à soulager les malheureux. 


Un homme qu'il avait soulagé lui témoignant sa reconnaissance, il l'interrompit en lui disant : « Mon frère, je n'ai point encore répandu mon sang pour vous, ainsi que JÉSUS-CHRIST, mon Sauveur et mon Dieu, me l'ordonne. » 


Sa charité franchit les bornes du diocèse d'Alexandrie, et il ne put assurément y suffire sans miracles. Jean ne se rebutait point de donner deux et trois fois aux mêmes personnes qui le sollicitaient. Un jour quelqu'un pour l'éprouver, se présenta trois fois de suite sous différents costumes pauvres ; le patriarche, averti, n'en donna pas moins toujours, disant : «C'est peut-être JÉSUS-CHRIST déguisé en mendiant qui veut éprouver ma charité. » 


Si l'on était tenté de s'étonner de tant de libéralités, il faudrait se rappeler que la terre et tous ses biens sont au SEIGNEUR.  Au reste, un fait de sa jeunesse explique tout. Il avait quinze ans, quand la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d'une vierge, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand roi ; si tu veux m'épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c'est moi qui l'ait fait descendre du ciel sur la terre pour sauver les hommes. » 


Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d'or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : "Je vais voir si JÉSUS-CHRIST accomplira sa promesse en me donnant cent pour un. » II fit cette épreuve tant de fois, qu'à la fin il ne disait plus ces paroles, mais ressentait toujours l'effet de la promesse divine. 


Bien que Jean donnât par fortes sommes, par grandes quantités, il recevait toujours bien davantage. Autant il était libéral pour les autres, autant il était pauvre et dur pour lui-même. Sa vie est pleine de mille traits merveilleux de charité. 


Jean mourut vers l'an 619. 


Pratique :
Faites l'épreuve des promesses divines envers les cœurs charitables. 

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SAINT RAYMOND DE PENNAFORT

 
Saint Raymond vint au monde l'an 1175, au château de Pennafort, en Espagne, et brilla non moins par sa vaste science que par ses vertus; il se fit même, dans l'enseignement du droit ecclésiastique, une réputation extraordinaire. Chargé par le souverain Pontife des plus hautes missions apostoliques et scientifiques, il dépassa partout les espérances qu'on avait conçues de lui.

Raymond étant entré dans l'Ordre de Saint-Dominique peu après la mort du saint fondateur; il devint général de cet Ordre. DIEU confirma par des miracles ses éclatantes vertus.

Dans une nécessité pressante, il fit cinquante-trois lieues marines sur l'Océan, n'ayant pour navire que son manteau. Appelant DIEU à son aide, il étendit, en effet, son manteau sur les flots, prit son bourdon à la main, fit le signe de la Croix, posa résolument le pied sur son frêle radeau et pria son compagnon de venir le rejoindre, après avoir fait un nouveau signe de Croix; mais celui-ci sentit sa foi défaillir et préféra la sécurité du port aux hasards d'une telle embarcation. 

Le Saint releva en haut la moitié du manteau en guise de voile et l'attacha au nœud de son bâton, comme au mât d'un navire. Un vent favorable ne tarda pas à se lever et le poussa en pleine mer, pendant que les matelots sur le rivage se regardaient muets de stupeur.


Six heures après, Raymond débarqua dans le port de Barcelone, se revêtit de son manteau aussi sec que s'il l'eût tiré de l'armoire, et, reprenant son bourdon, se dirigea droit vers le couvent. Les portes en étaient fermées; néanmoins il entra, apparut soudain au milieu de ses frères et se jeta aux pieds du prieur pour lui demander sa bénédiction. Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, car plusieurs personnes avaient été témoins de son débarquement.
 
La prière du saint religieux était continuelle et presque toujours accompagnée d'abondantes larmes. NOTRE SEIGNEUR lui avait donné pour familier un de Ses anges qui le réveillait à propos, pour lui permettre de vaquer à l'oraison. Il ne montait jamais à l'autel sans avoir confessé ses plus légères fragilités. Il disait souvent: "Les jours où de graves empêchements m'ont privé de la sainte Messe ont toujours été pour moi des jours de deuil et d'affliction." 

Il mourut dans une vieillesse très avancée, chargé de travaux et de mérites, le jour de l’Épiphanie 1275. Il avait employé les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement à la mort.

Pratique :  Ayez une grande foi : LA FOI ACCOMPLIT DES MERVEILLES

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"