jeudi 26 mars 2026

27 Mars : SAINT JEAN DAMASCÈNE, Docteur de l'Eglise / SAINT JEAN D'ÉGYPTE, Ermite


"Il n’y a pas d’autre différence entre  et l’Évangile et lavie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

SAINT JEAN DAMASCENE 

(+ 753)

Jean Mansour est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne.  Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes.

Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens.  Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail. 

Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem. 

Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère. 

Son principal écrit, la "Source de la connaissance", résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des images saintes lors de la première crise iconoclaste.  On lui doit de nombreux topiaires, des hymnes et des poèmes. 

C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur. 

Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Église en 1890. 

"Ce n’est pas la matière que j’adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s’est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, "le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous"… Cette matière, je l’honore comme prégnante de l’énergie et de la grâce de DIEU." 

(Saint Jean Damascène, à propos des icônes - Discours sur les images) 
 
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SAINT JEAN D'ÉGYPTE
 
JEAN naquit à Lycopolis, en Basse-Thébaïde, l'an 305, de parents pauvres, mais chrétiens. Ce n'est qu'après avoir exercé jusqu'à vingt-cinq ans le métier de charpentier que, touché de la grâce divine et considérant que la grande affaire de la vie est de sauver son âme, il quitta tout pour DIEU.

Il alla se mettre d'abord sous la direction d'un ancien solitaire, qui l'exerça d'une manière vraiment extraordinaire à l'obéissance, et qui lui commandait même des choses en apparence déraisonnables, afin de l'habituer à obéir uniquement pour plaire à DIEU.

C'est ainsi qu'il lui ordonna d'arroser deux fois le jour, pendant un an, un bâton sec et à demi pourri, jusqu'à ce qu'il eût pris racine et porté des fruits ; il fallait aller chercher l'eau à deux milles de distance, sous le brûlant soleil d’Égypte. Un jour, il ne leur restait qu'une fiole d'huile pour assaisonner leurs légumes ; Jean reçut l'ordre de la jeter par la fenêtre, ce qu'il exécuta sans la moindre objection.

Le vieux solitaire lui dit une autre fois : "Vois-tu cet énorme rocher? Apporte-le ici. » Le disciple part et s'efforce de saisir et de rouler ce bloc ; son corps, inondé de sueur, s'épuise ; Jean ne cesse son travail infructueux que sur l'appel de son maître.

Une telle obéissance laisse à deviner quelle était la sainteté du jeune ermite. Après douze ans de cet exercice de complète abnégation, Jean passa plusieurs années en différents monastères, pour se former mieux encore aux vertus religieuses; et ce n'est qu'après ces longues épreuves que, cédant à l'attrait qui le poussait dans la solitude, il obtint la permission de se cacher, loin des hommes, dans une retraite absolue.

Il se creusa dans le rocher une grotte inaccessible, où il ne laissa pour ouverture qu'une petite lucarne par où lui parvenait sa nourriture. La bonne odeur de sa sainteté attira bientôt les foules à son désert, et, craignant que la charité ne lui fît un devoir de ne point les rebuter, il régla qu'il leur parlerait par sa fenêtre, mais seulement le samedi et le dimanche.

Il est incroyable combien il fit de prédictions et de miracles et combien d'âmes lui durent leur conversion ou leur sanctification. Sa vie était toute céleste ; son jeûne continuel ne lui permettait chaque jour de prendre que quelques fruits et un peu d'eau ; il ne mangeait jamais rien de cuit, pas même de pain; le même vêtement lui suffisait pour le garantir des ardeurs du jour et des fraîcheurs de la nuit.

C'est ainsi qu'il vécut cinquante ans, sans aucun souci des choses de ce monde, et tout occupé de DIEU et des choses éternelles. Il rendit enfin sa belle âme au SEIGNEUR, à genoux et en prière, à la fin de l'an 394, laissant la réputation d'un digne émule de Saint Antoine.

Pratique. Ne sortez jamais de la voie de l'obéissance ; cette vertu vous préservera des illusions et de l'orgueil.

"Ô Marie conçue sans péché 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 25 mars 2026

26 Mars : SAINT LUDGER, Évêque - CARÊME : JEUDI DE LA PASSION

Carême : Mercredi de la Troisième Semaine

         

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 



Élevé par ses parents dans la vertu et la piété, LUDGER ne tarda pas à donner les marques évidentes d'une vocation extraordinaire ; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère, où il reçut à la fois les leçons de la science et de la sainteté.

Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles ; les Livres saints surtout faisaient ses plus chères délices ; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard faire le caractère de sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à DIEU.  Ludger, une fois ordonné prêtre, devint un digne émule de Saint Wulfran, apôtre de la Frise.

Ni les fatigues ni les persécutions ne purent arrêter cette âme vaillante : à la place des idoles renversées il plantait la croix; sur les ruines des temples païens il bâtissait des temples chrétiens, et il faisait entrer en masse ces populations grossières et barbares dans la voie de la civilisation en même temps que dans le sein de l'Église.

La Frise,  son pays, n'est pas la seule à recevoir son ardente parole; il faut un plus vaste champ à son zèle; il s'élance, la croix à la main, vers les îles du Nord ; les ombres de l'erreur se dissipent en sa présence comme les ténèbres en face du soleil,  satan s'enfuit devant l'apôtre du CHRIST, et bientôt princes et peuples se courbent devant la majesté du vrai DIEU.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole afin de conquérir à la foi ce peuple conquis au royaume de France, Ludger accourt et, sur ses pas bientôt surgit toute une moisson d'églises ; les guerriers sont domptés, les enfants catéchisés, les pauvres soulagés.

Le double secret de Ludger, outre son éloquence, c'était une douceur et une charité sans bornes en même temps qu'une mortification sans relâche. Un trait peint à lui seul le beau caractère du Saint. Devenu évêque de Munster, il fut accusé auprès de Charlemagne de dissiper en bonnes œuvres les biens de son église et obligé de comparaître devant lui.

En attendant l'audience, il se mit en prières, et il fallut l'avertir trois fois avant qu'il se levât et se rendît près du grand empereur. Charlemagne, se plaignant de ce qu'il se fût fait attendre ainsi, reçut de lui cette belle réponse : « Prince, j'ai toujours cru qu'il fallait vous obéir, mais non au point de vous faire passer avant DIEU. »

Le grand empereur, touché de cette noble franchise et de cette hauteur d'âme : « Je vous remercie, dit-il en l'embrassant, de l'exemple si rare que vous me donnez ; vous n'êtes plus un accusé pour moi ; votre cause est gagnée, et dès aujourd'hui je m'honorerai plus que jamais de votre amitié. »

Chargé de travaux, plus riche encore en vertus, Ludger alla recevoir au ciel, le 26 mars 809, la récompense de son long et rude apostolat.

 Pratique. N'agissez jamais par crainte des créatures, mais uniquement en vue de DIEU.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 24 mars 2026

25 Mars : L'ANNONCIATION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE / CARÊME : Mercredi de la Passion

SAINTE ET BONNE FÊTE DE L'ANNONCIATION

 Sixième Jour dans l'Octave de Saint Joseph

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

L'ANNONCIATION DE LA SAINTE VIERGE ET L'INCARNATION DE JÉSUS-CHRIST double base de notre sainte religion, ne forment pour ainsi dire, qu'un seul et inséparable mystère.

 
Depuis plus de quatre mille ans, la terre attendait le SAUVEUR promis ; l'heure de la délivrance a sonné enfin : voici le RÉDEMPTEUR ! Une scène d'une grandeur toute mystérieuse se passe dans les splendeurs du Ciel ; la Sainte et Adorable Trinité tient conseil.

 
Pour réparer l'injure infinie faite à la Divinité par le péché, il faut une réparation infinie et par conséquent divine ; le Fils de DIEU descendra de son trône éternel, il prendra une chair humaine et sera tout ensemble DIEU et Homme : homme parce qu'il faut une victime, DIEU parce qu'il faut une victime digne de DIEU.


Le message céleste est confié à l'archange Gabriel.  Où trouvera-t-il celle qui, d'après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde? Sera-ce dans un grand empire?  Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l'immense empire romain.

Il faudra du moins prendre sur un trône celle qui doit devenir la mère de son DIEU ? Non encore : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie;  elle est la chaste épouse d'un ouvrier,  le chaste Joseph.

 
En ce moment, elle prie à genoux et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L'Ange soudain parait devant elle : « Je vous salue, pleine de grâce, le SEIGNEUR est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes ! »  Salut magnifique, incomparable, qui ne sera jamais envoyé qu'une fois du Ciel ! Marie le reçoit avec une humilité profonde et se trouble de ces étonnantes paroles.


L'Ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge : "Ne craignez rien, Marie, ajoute-t-il, vous avez trouvé grâce devant DIEU ; vous concevrez et vous enfanterez un Fils, à qui vous donnerez le nom de JÉSUS ; il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n'aura pas de fin."
 

Quelle promesse et quel honneur !  Mais comment s'opérera cette merveille en celle qui a voué à DIEU sa virginité ?  La réponse est facile à l'envoyé du Ciel : « L'ESPRIT-SAINT descendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. »


Marie n'a plus qu'à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d'espérance :  « Voici la servante du SEIGNEUR; qu'il me soit fait selon votre parole. »  A cet instant béni, le mystère s'accomplit, le Verbe se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance : « Mon âme glorifie le SEIGNEUR, et mon âme exulte en DIEU mon SAUVEUR ; à cause des grandes choses que DIEU a opérées en moi, toutes les nations m'appelleront bienheureuse. »

Pratique. Récitez souvent l'Ave Maria, et faites-le toujours avec attention, respect et piété.  

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 23 mars 2026

24 Mars : SAINT GABRIEL, Archange / SAINT SIMÉON, très jeune enfant martyr, et autres jeunes martyrs


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée".
(Saint François de Sales) 


SAINT GABRIEL
Archange

SAINT GABRIEL appartient aux plus hautes hiérarchies des esprits célestes; il assiste devant la face de DIEU, comme il le dit lui-même à Zacharie. Les missions qui concernent le salut des hommes par l'Incarnation du Verbe lui sont réservées, parce que c'est dans ce mystère, si humble en apparence, qu'éclate principalement la force de DIEU or le nom de Gabriel signifie Force de DIEU.

 
Dès l'Ancien Testament, l'Archange a préludé à ce sublime emploi. Nous le voyons se manifester à Daniel, après la vision qu'a eue ce prophète sur les deux empires des Perses et des Grecs; et tel est l'éclat dont il brille que Daniel tombe anéanti à ses pieds. Peu après, Gabriel reparaît encore; et c'est pour annoncer au même prophète le temps précis de la venue du Messie: Dans soixante-dix semaines d'années, lui dit-il, la terre aura vu le CHRIST-ROI.


Lorsque les temps sont accomplis, et que le Ciel a résolu de faire naître le dernier des prophètes, celui qui, après avoir averti les hommes de la prochaine manifestation du Divin Envoyé, doit Le montrer au peuple comme l'Agneau de DIEU qui ôte les péchés du monde, Gabriel descend du Ciel dans le temple de Jérusalem, et prophétise au prêtre Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, prélude de celle de JÉSUS Lui-même.


Après six mois, le Saint Archange reparaît sur la terre, et, cette fois, c'est à Nazareth qu'il se montre. Il apporte du Ciel la grande nouvelle. Sa céleste nature s'incline devant une fille des hommes; il vient proposer à Marie, de la part de DIEU, l'honneur de devenir Mère du Verbe Eternel. C'est lui qui reçoit le consentement de la Très Sainte Vierge; et quand il quitte la terre, il La laisse en possession de Celui qu'Elle attendait comme la rosée des Cieux.


Mais l'heure est venue où la Mère de l'Emmanuel doit donner aux hommes le fruit béni de Ses chastes entrailles. La naissance de JÉSUS s'accomplit dans le mystère de la pauvreté; toutefois le Ciel ne veut pas que l'Enfant de la crèche demeure sans adorateurs.


Un ange apparaît aux bergers des campagnes de Bethléem, et les convoque au berceau du Nouveau-né. Il est accompagné d'un nombre immense d'esprits célestes qui font entendre les plus ravissants concerts, et chantent: Gloire à DIEU et Paix aux hommes! Quel est cet Ange Supérieur qui parle seul aux bergers, et dont les autres anges forment comme la cour? De graves docteurs catholiques nous enseignent que cet ange est Gabriel, qui continue son ministère de messager de la bonne nouvelle.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints


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SAINT SIMÉON ou SIMON DE TRENTE
   Enfant martyr


SIMÉON n'avait que vingt-neuf mois quand il fut mis à mort, en haine de JÉSUS-CHRIST, par les Juifs, le 24 mars 1475, jour du vendredi saint.

A force de caresses et de présents, ce petit enfant fut attiré dans une maison juive, toute voisine de la maison de ses parents ; la nuit du jeudi au vendredi saint, il fut transporté à la synagogue ; là, lorsqu'on l'eut bâillonné et dépouillé, chacun des assistants, armé d'un instrument tranchant, vint tour à tour lui enlever une partie de sa chair vive et en recueillir le sang.

L'innocente victime se tordait de douleur, mais ses infâmes bourreaux ne faisaient qu'en rire. Ensuite Siméon, à demi mort, fut soutenu debout, les bras en croix, par mépris pour l'adorable Sauveur, et chacun vint à son tour le percer d'aiguilles et de poinçons.

Ce supplice dura une heure, pendant laquelle ces misérables disaient : « Ainsi nos pères ont traité le CHRIST ! Ainsi périssent tous nos ennemis ! » Enfin le petit martyr, levant les yeux au ciel, rendit doucement son âme à CELUI pour la gloire de qui il avait souffert.

Profitons de cette fête pour rappeler le souvenir touchant de deux autres enfants martyrs.  JUSTE et PASTOR avaient, l'un treize ans et l'autre sept; ils habitaient en Espagne la ville d'Alcala, non loin de Madrid.

Un jour, revenant de l'école, ils remarquèrent dans les rues un mouvement inaccoutumé ; le peuple accourait en foule vers une des portes de la ville, par où allait arriver le proconsul romain, envoyé dans ces contrées pour exécuter les décrets des empereurs contre les chrétiens.

Juste s'informe de ce qui se passe et fait aussitôt part à son frère de ce qu'il vient d'apprendre : « Pastor, mon cher petit frère, lui dit-il, veux-tu que nous y allions aussi, et tu feras ce que tu me verras faire ? » Quand ils arrivèrent à la porte de la ville, le proconsul Dacien paraissait, mollement étendu sur son char, et recevait les louanges stupides d'une multitude aveugle et païenne.

Ce spectacle émut le cœur du petit Juste : « Suis-moi, » dit-il à son frère, et fendant les flots pressés du peuple, il-arriva, tenant Pastor par la main, devant le char du proconsul : « Je suis chrétien, s'écria-t-il. — Et moi aussi, je suis chrétien, » cria le jeune frère de sa voix enfantine, mais résolue.

Dacien, aussi surpris que furieux de cette audace : « Qui sont ces enfants? s'écrie-t-il. — Ce sont des chrétiens, répond la foule. — Eh bien ! Qu'on les fasse mourir ! » Les deux enfants sont saisis par les soldats : « N'aie pas peur, disait Juste à Pastor; fais comme moi et souviens-toi qu'il ne faut pas craindre le glaive, mais DIEU seul. — Sois tranquille, répondait Pastor ; moi je n'ai pas peur, et je veux bien mourir pour JÉSUS-CHRIST, qui est mort pour moi ! »

Bientôt les deux tendres victimes recevaient presque en même temps le coup de la mort.

Pratique : A la vue de ces admirables enfants, rougissez de votre peu de foi.                               
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 22 mars 2026

23 Mars : CARÊME : MARDI DE LA PASSION / SAINT VICTORIEN ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


VICTORIEN, natif d'Adrumète en Afrique, était proconsul de Carthage. Le roi, nommé Hunéric, homme barbare, employa tous ses efforts pour le détourner de la religion et lui fit les plus magnifiques promesses; mais il reçut cette réponse simple et ferme :
 
« Rien ne sera capable de me séparer de la foi et de l'amour de JÉSUS-CHRIST. Vous pouvez m'exposer aux flammes, me jeter aux bêtes, me soumettre à toutes sortes de supplices,  jamais je ne trahirai la vraie foi; ce serait de ma part une ingratitude, une perfidie ; n'eussé-je pas à craindre les châtiments éternels ni à espérer une récompense sans fin, je ne saurais manquer de fidélité à mon DIEU. »

Le tyran, irrité, lui inflige tous les tourments que peut lui suggérer sa rage : Victorien les endure avec joie et constance et va bientôt recevoir au ciel la couronne qu'il a glorieusement conquise an prix de son sang.

Plusieurs autres chrétiens furent aussi les victimes de ce tyran cruel : parmi eux, deux frères qui s'étaient promis par serment de mourir l'un avec l'autre et d'un même supplice. DIEU permit en effet qu'ils obtinssent de leurs bourreaux la grâce touchante qu'ils avaient désirée.

On commença par les suspendre avec de gros poids attachés à leurs pieds. Au bout d'un jour passé dans cette douloureuse situation, l'un d'eux, succombant à la douleur, demanda quelque répit.  Son frère, craignant qu'il n'eût la faiblesse de renoncer à sa foi, lui cria du haut de sa potence : « Gardez-vous bien de faiblir, mon frère; est-ce là ce que nous avons promis ensemble à JÉSUS-CHRIST? Si vous trahissez votre foi et votre serment, je serai moi-même votre accusateur au tribunal de DIEU.

Le pauvre martyr chancelant reprit alors courage et s'écria d'une voix forte : "Ajoutez les supplices aux supplices, je suis prêt à souffrir tout ce que souffrira mon frère." Les bourreaux ne se le laissent pas répéter ; ils emploient contre ces deux héroïques martyrs les lames de fer rougies au feu, les ongles de fer et d'antres tortures non moins affreuses.

Chose étonnante, on ne voyait sur eux aucune meurtrissure ni aucune trace des tourments qu'on leur faisait endurer. A la fin, voyant que le courage des martyrs et les merveilles que DIEU opérait en leur faveur semblaient fortifier dans la foi ou convertir ceux qui en étaient les témoins, les bourreaux se hâtèrent d'achever leurs victimes, et les deux frères, désormais frères par la naissance au ciel comme par la naissance à la terre, allèrent recevoir, avec Victorien, la palme due aux victorieux soldats du CHRIST.

Ce genre d'apostolat convient bien spécialement à notre époque d'indifférence religieuse et de sensualisme. 
 
Pratique.  Par vos exemples et par vos paroles, fortifiez ceux que vous voyez faibles dans la foi.
 
Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 21 mars 2026

22 Mars : SAINTE CATHERINE DE SUÈDE, Reine et Veuve

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Catherine eut pour père un prince de Suède et pour mère sainte Brigitte, cette femme si célèbre par ses révélations. La fille devait être l'émule, sinon l'égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu'elle reçut du Ciel.

On vit Catherine encore au berceau, repousser une nourrice de vie coupable et ne point vouloir de son lait. Le démon la poursuivit dès sa plus tendre enfance, prenant la forme d'un taureau pour l'épouvanter et s'acharnant contre son petit corps frêle et délicat.

Lorsque Catherine, après la sainte éducation qu'elle reçut dans un monastère, fut en âge de se marier, son père lui donna de force un noble et vertueux époux qu'elle eut le bonheur de faire consentir à garder avec elle le vœu de virginité parfaite.

Cependant Brigitte après la mort de son mari était allée demeurer à Rome, qu'une inspiration divine lui avait montrée comme un lieu spécialement propre à sa sanctification. Catherine eut bientôt le désir de rejoindre sa mère et obtint cette grâce de son époux qui, du reste, mourut pieusement quelque temps après.

Dans la ville éternelle, on pouvait voir la mère et la fille visiter avec ferveur les églises et les tombeaux des martyrs et s'adonner ensemble à tous les exercices de la mortification et de la piété. 

Catherine sut résister aux obsessions de plusieurs seigneurs romains qui la recherchaient en mariage, et DIEU la défendit parfois d'une manière si merveilleuse, qu'elle s'efforça de lui montrer sa reconnaissance par un redoublement de générosité à son service.

Sa joie était de paraître vile aux yeux des hommes; quatre heures par jour à genoux sans interruption, elle contemplait les souffrances du SAUVEUR ; elle flagellait cruellement son corps pour devenir plus semblable à son divin modèle ; soigner les malades et panser leurs plaies hideuses, dans les hôpitaux, était sa plus douce satisfaction ; la terre nue et quelques pierres formaient la couche de sa mère, elle s'en approchait pendant la nuit et la faisait reposer doucement sur sa poitrine. 

Un jour vint où elle fut privée de la compagnie de sa mère chérie ; elle fit transporter en Suède les restes mortels de cette sainte femme, qui y furent reçus en triomphe; elle-même se fixa dans un monastère de sa patrie, où sa vertu s'épura dans le sacrifice : sa vie dès lors ne fut qu'une longue suite de douleurs corporelles. 

C'est dans un transport d'amour que son âme s'envola vers le ciel le 22 mars 1381. Depuis le moment de sa mort jusqu'à sa sépulture, une étoile brilla jour et nuit au-dessus du monastère. 

Pratique : Respectez et aimez vos parents ; priez pour que DIEU multiplie les familles vraiment chrétiennes. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"