vendredi 28 août 2026

29 Août : DÉCOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT JEAN-BAPTISTE fidèle à l'impression de l'Esprit de Dieu, se retira dans le désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé.
Il y resta depuis son enfance jusqu'à l'âge de trente ans, uniquement occupé des exercices de la pénitence, de la prière et de la contemplation. A sa trentième année, il reparut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission.

Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume.

La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : "Que dois-je demander?" dit-elle à Hérodiade. — Demande la tête de Jean-Baptiste, répond la haineuse femme.  Salomé vient aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait.
Hérode n'était pas méchant, mais il était faible ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il y avait un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance.

Malgré son estime pour Jean-Baptiste, il envoya donc un garde dans sa prison pour lui trancher la tête. L'envoyé accomplit son message homicide et revint bientôt présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, que celle-ci alla aussitôt montrer à sa mère.

Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur. Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement.

La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Le martyre de Jean-Baptiste en présageait bien d'autres, et particulièrement celui du Sauveur, qui arriva l'année suivante.
Pratique : Dans la défense de la vertu, ne vous laissez jamais arrêter par la crainte des hommes (aka "respect humain")
 "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 27 août 2026

28 Août : SAINT AUGUSTIN, Évêque d'Hippone

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile  et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Augustin est l'un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l'un des plus grands saints dont DIEU ait orné son Église.

Moine,  pontife,  orateur,  écrivain,  philosophe, théologien,  interprète de la sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle,  il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer.  Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que DIEU tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre ; c'est bien à son sujet qu'on peut dire : DIEU est admirable dans Ses saints ! 

Augustin naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort. 

A l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, DIEU fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à DIEU : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit l'évêque Saint Ambroise  à la mère désolée. 


Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes. 

C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise, qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique, où dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à DIEU avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient. 

Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, selon la parole du psalmiste, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. C'est à lui que cette petite ville doit toute sa gloire. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps ; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques. 

Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de charité qui les anime ; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de DIEU, de l'Église et des âmes. 

Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec DIEU, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse. Sa mort arriva le 28 août 430. 

Pratique: Répétez souvent cette belle parole de saint Augustin : « Ô beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, que je vous ai tard aimée! » 

                                           "Ô Marie conçue sans péché, 
                             priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 26 août 2026

27 Août : SAINT JOSEPH CALAZANZ, Fondateur des Écoles Pies / SAINTE MONIQUE, Mère de Saint Augustin

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile  et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Saint Joseph Calazanz, Espagnol de race royale, naquit le 15 septembre 1556. On raconte que, dès l'âge de cinq ans, cet enfant au sang généreux s'armait d'une petite épée, se mettait à la tête de ses compagnons et s'élançait pour faire, comme il le disait naïvement, "la guerre au diable".

Dès son jeune âge il récitait le rosaire, prêchait ses petits camarades et présidait les exercices de piété qu'il leur faisait accomplir.  Avec quelle avidité n'écoutait-il pas la lecture de la Vie des Saints, qu'on faisait en famille! Il s'essayait déjà à suivre leurs admirables exemples, prenait son repos sur la dure et savait trouver mille moyens de faire pénitence. 

Au collège, on l'appelait le petit saint ; ses succès y furent, du reste, à la hauteur de sa vertu. Il avait vingt-cinq ans, quand ses parents lui proposèrent un mariage en rapport avec sa condition ; mais le saint jeune homme avait fait vœu de chasteté et n'aspirait qu'à l'apostolat. 

DIEU favorisa sa vocation en lui envoyant une maladie fort grave, dont il guérit miraculeusement. Dès lors les obstacles étaient aplanis, et Joseph fut ordonné prêtre le 17 décembre 1583.  Il occupa pendant huit ans de hautes charges dans son diocèse, où un bien immense s'opéra par son zèle; mais il entendit plusieurs fois une voix lui dire : "Va à Rome, Joseph, va à Rome!"

Il quitta tout pour suivre l'appel de DIEU et partit pour Rome en pèlerin pauvre et inconnu.  Il eut occasion de s'y dépenser généreusement, en attendant la manifestation définitive de la volonté de DIEU : visiter et soigner les malades dans les hôpitaux, exhorter les prisonniers, consoler les pauvres, tel était, avec ses exercices de piété, le programme de ses journées. 

Levé à minuit, il se livrait à une longue méditation en présence du saint Sacrement, récitait Matines et Laudes à genoux, faisait ensuite la visite des sept basiliques à jeun, course de douze à quinze kilomètres, et passait une partie de son temps à l'étude. Les ceintures de fer, les cilices, les flagellations, les jeûnes, complétaient son règlement de vie. 

Que d'âmes lui ont dû leur salut ! Il suffisait de tomber entre ses mains pour être assuré d'une conversion sincère. Après cinq ans de cette rude vie, Joseph, éclairé sur les besoins du peuple, sentit la nécessité de fonder des écoles gratuites : c'était l'œuvre voulue de DIEU; elle prit le nom d'Écoles pies, c'est-à-dire écoles pieuses et charitables.

Quelques années après, il pouvait dire : « Si j'avais dix mille religieux, je pourrais les employer dans un mois, tant on m'en demande. II mourut le 25 août 1648, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, après s'être dévoué cinquante-deux ans à l'éducation de la jeunesse : « Gagner une âme, disait-il souvent, oh ! Combien cela vaut ! Combien cela plaît à DIEU ! » 

Pratique :  Retenez ce mot du saint de ce jour : "Qui fait du bien aux pauvres fait du bien à JÉSUS-CHRIST".
 
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SAINTE MONIQUE
Mère de Saint Augustin


A l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin. 
 
Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332.  Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. 

Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.  Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs.  Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A  toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que DIEU la réservait à de grandes choses. 

DIEU, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. 

Sainte Monique et Saint Augustin
Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.  C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin. 

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers DIEU.  Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir.  Un évêque d'Afrique,  -Saint Ambroise- témoin de sa douleur, lui avait dit: "Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse!" DIEU, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints. 

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.  Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. 

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes. 

                                        "Ô Marie conçue sans péché, 
                        priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 25 août 2026

26 Août : SAINT ZÉPHYRIN, Pape et Martyr / SAINT EULADE, Évêque de Nevers

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile  et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINT ZÉPHYRIN succéda au pape Victor, en 202.  Il fut l'appui et le consolateur des fidèles, et sa charité lui fit ressentir ce que souffraient tous les confesseurs.  Il est vrai que les triomphes des martyrs étaient pour lui un sujet de joie, mais son cœur éprouva bien des tristesses à l'occasion de la chute des hérétiques et des apostats.  Il reçut la couronne du martyre après un long et glorieux pontificat, vers l'an 219.

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SAINT EULADE
 Évêque de Nevers

SAINT EULADE fut le premier évêque de Nevers. Il était depuis quelque temps atteint de cruelles infirmités qui l'avaient rendu sourd et muet, et incapable de remplir ses fonctions épiscopales, quand saint Séverin, évêque d'Agaune, qui se rendait près du roi Clovis pour guérir ce prince, s'arrêta pour le visiter.

Touché de compassion à la nouvelle de la situation du pieux pontife, il entra dans sa chambre et se prosterna devant Dieu, la face contre terre, demandant avec ferveur sa guérison. Puis il s'approcha et lui dit : « Pontife du Seigneur, conversez avec moi. » Et aussitôt Eulade, recouvrant l'usage de l'ouïe et de la parole, s'écria : " Homme de Dieu, bénissez- moi ; c'est Dieu qui vous a envoyé vers moi ; qu'il soit glorifié dans tous les siècles !"

Alors Séverin, lui tendant la main, le souleva de sa couche et lui dit: « Au nom de Jésus-Christ, notre souverain maître, levez-vous et prenez vos vêtements ; remerciez Dieu des épreuves qu'il vous a envoyées, car il ne vous a frappé que pour vous guérir. »  Eulade se leva de son lit et remercia le Seigneur, qui l'avait retiré des portes du tombeau. Ce même jour, il se rendit à l'église et offrit le saint sacrifice en présence de son peuple émerveillé d'une guérison si inespérée.

Eulade consacra le reste de sa vie au service de Dieu et s'occupa de la sanctification de son troupeau avec plus d'ardeur que jamais, il s'endormit dans le Seigneur le 26 août 516 ou 517. Nous ne saurions rien de ce pieux évêque, si l'historien de saint Séverin ne nous avait transmis ces détails précieux.

Le même jour, l’Église célèbre la fête d'un évêque du Mans, saint Victor, qui, après une vie assez obscure, fut élevé à l'Épiscopat par le choix du grand saint Martin et mourut chargé des mérites qu'il avait acquis en travaillant pendant trente-deux ans (390-422) au salut des âmes.

Admirons la Providence de Dieu donnant à la France naissante une foule de glorieux pontifes. L'histoire impartiale le prouve d'une manière éclatante : ce sont les évêques et les moines qui ont formé la France et l'ont éclairée, en même temps que du flambeau de la foi, des lumières de la civilisation.

Pratique : Ayez un grand respect pour les évêques : ils sont nos pères dans la foi.

« Ô Marie conçue sans péché,  
priez pour nous qui avons recours à Vous » 

lundi 24 août 2026

25 Août : SAINT LOUIS, Roi de France

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Le 25 avril 1215, la reine de France, Blanche de Castille, mettait au monde, à Poissy, l'enfant royal qui devait être SAINT LOUIS, le modèle des princes, la gloire du trône de France.  Il fut baptisé au même lieu, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse.
Sa mère voulut le nourrir elle-même, de peur qu'une nourrice étrangère ne lui infusât, avec le lait, un sang souillé de vices. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »
Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelquefois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux »
Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.  Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte couronne d'épines, et, prenant le précieux fardeau, le porta pieds nus, dans sa capitale.
A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des lieux saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang.
Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.
On sait avec quelle justice paternelle il réglait les différends de ses sujets. Saint Louis fut aussi un modèle de pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : Dieu, France et Marguerite. »
Saint Louis mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à une nouvelle croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne.
Pratique : Faites consister votre dignité dans le soin de porter noblement votre titre de chrétien. 
"Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 23 août 2026

24 Août : SAINT BARTHÉLÉMY, Apôtre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


BARTHÉLÉMY, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.  Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au delà du Gange.  Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça JÉSUS-CHRIST Rédempteur du monde.  Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder, et consacra des évêques.

Quand, plus tard, saint Panthène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélémy.  En quittant les Indes, l'apôtre vint dans la grande Arménie.  Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait, les honneurs divins à l'idole Âstaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. 

Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélémy et leur donnèrent son signalement; mais l'apôtre se fit assez connaître par ses miracles; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole Astaroth, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s'en éloigna en grinçant des dents.

Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.  Le démon résolut de se venger ; l'apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif.  Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête jusqu'aux pieds ; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os.  Il eut la tête tranchée le lendemain, 25 août, vers l'an 71.

Le corps écorché et la peau sanglante de l'apôtre furent enterrés à Albane, en la Haute-Arménie ; il s'y opéra tant de miracles, que les païens, furieux de voir une affluence si considérable de chrétiens vénérer les saintes reliques, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer, en disant : " Barthélémy, tu ne tromperas plus le peuple ! "

Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.  Plus tard, en 831, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'apôtre, qu'il distingua entre d'autres par l'éclat céleste dont ils brillaient.  Le corps de saint Barthélémy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

Pratique : Combattez à outrance le démon, ne lui laissez aucun empire sur vous.

"Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"