jeudi 7 mai 2026

8 MAI : L'APPARITION DE SAINT-MICHEL

 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Nous trouvons dans les histoires ecclésiastiques le récit de diverses apparitions de l'Archange Saint Michel, et nous voyons, tant en Orient qu'en Occident, un certain nombre d'églises consacrées en son honneur.

Si DIEU veut que nous honorions tous les anges, à plus forte raison est-ce sa volonté que nous rendions hommage à celui des Esprits célestes qui leva contre Lucifer et les mauvais anges l'étendard du combat et de la victoire.

Le nom de l'Archange Michel signifie : Qui est comme DIEU? C'est, en effet, le cri d'indignation par lequel il rallia autour de lui les anges fidèles. On représente Saint Michel comme un beau jeune homme, le pied levé sur la tête d'un dragon qu'il transperce de sa lance.

Parmi les faits merveilleux qui nous attestent la protection de Saint Michel sur l'Église, il faut mentionner son apparition à Rome, où saint Grégoire le Grand l'aperçut dans les airs, remettant son glaive dans le fourreau pour marquer la cessation de la peste et l'apaisement de la colère de DIEU.

Mais le 8 mai est destiné à rappeler une apparition non moins merveilleuse, sur le mont Gargan, dans le royaume de Naples. En l'an 492, un homme riche nommé Gargan faisait paître dans la campagne ses nombreux troupeaux.  Un jour, un taureau s'éloigna et s'enfuit dans les montagnes, où on le chercha d'abord vainement.

On finit par le rencontrer dans une caverne, où on lui tira une flèche ; mais cette flèche revint blesser celui qui l'avait tirée. Devant cette merveille, on crut devoir suspendre la poursuite et consulter l'évêque voisin. Le prélat ordonna trois jours de jeûne et de prières.

Au bout des trois jours, l'Archange Saint Michel apparut à l'évêque et lui déclara que cette caverne où le taureau s'était retiré était sous sa protection, et que DIEU voulait qu'elle fût consacrée sous son nom et en l'honneur de tous les anges.

Accompagné de son clergé et de son peuple, le pontife se rend à cette caverne, qu'il trouve déjà disposée en forme d'église. On y célèbre les divins mystères, et bientôt, dans ce lieu même, s'élevait un temple magnifique où la Puissance divine a opéré de grands miracles.

De tout temps la sainte Église a eu la plus grande vénération pour ce glorieux archange, elle a favorisé son culte, établi des confréries en son honneur ; elle nous le montre présentant à DIEU les âmes des justes trépassés et nous invite à l'invoquer pour obtenir, à l'heure de la mort, le dernier triomphe sur les esprits des ténèbres.

Prions-le de nous soutenir dans les combats de la vie ; imitons sa parfaite obéissance aux ordres de DIEU ; soyons, à son exemple, pénétrés de respect et de crainte pour la Majesté suprême, et sachons, au besoin, défendre sans faiblesse les intérêts sacrés de la gloire de DIEU et du salut des âmes.
 
Pratique. Ne cherchez point un lâche repos, mais rappelez-vous que la vie est un combat.

"O Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"


7 MAI : SAINT STANISLAS, Évêque de Cracovie, Martyr


Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 
SAINT STANISLAS naquit de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité.

Sa naissance fut dans son pays l'objet d'un grand étonnement.  DIEU, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus,  surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études faites en Pologne sa patrie, puis à Paris, il n'aspirait qu'au cloître.  A la mort de ses parents,  il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres.
 
Mais la Providence l'arrêta dans ses projets, et Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Dès lors on disait de lui :  « Cet homme est admirable ; c'est un saint! ». II fallut avoir recours au pape pour lui faire accepter le siège de Cracovie, devenu vacant.  Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations.  Il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.
La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II.  Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse.  Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence.

Le roi furieux, attendit l'heure de se venger. Le saint pontife avait acheté pour son évêché devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu de temps après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain.

L'évêque demanda trois jours de délai, disant : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le délai fut accordé, et le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint -Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »

A ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi.  Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre.

Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice, le 8 mars 1079.

Pratique. Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps ; craignez ceux qui peuvent tuer l'âme.
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 5 mai 2026

6 Mai : SAINT JEAN Apôtre et Martyr / SAINT DOMINIQUE SAVIO, Confesseur de 14 ans

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT JEAN avait survécu à tous les autres apôtres et poussé plus loin qu'aucun d'eux sa glorieuse et féconde carrière.

Restant à Éphèse, il pourvoyait delà aux besoins des églises qu'il avait fondées et gouvernait toute l'Asie.

Cependant il était temps qu'il bût au calice de son Maître, comme il en avait pris l'engagement au jour où JÉSUS ayant dit à lui et à son frère Jacques : "Pouvez-vous boire le calice que je boirai moi-même?" Il avait répondu comme son frère : « Oui, je le puis. »

La seconde persécution générale suscitée par le cruel empereur Domitien vint lui en fournir l'occasion.  Son éminente dignité et l'autorité qu'il exerçait dans l'Église, jointe à l'éclat de ses travaux et de ses vertus, ne pouvaient manquer de le signaler à la haine des païens.

Il fut donc arrêté à Éphèse et conduit à Rome chargé de fers, l'an 95 de JÉSUS-CHRIST. Il comparut devant l'empereur, qui, loin de se laisser attendrir par la vue de ce vénérable vieillard, eut la barbarie d'ordonner qu'on le jetât dans une chaudière remplie d'huile bouillante.

Jean fit éclater une grande joie quand il entendit prononcer sa sentence, car il brûlait d'un grand désir de partager le sort des autres apôtres, de rendre à son Maître amour pour amour et d'aller le rejoindre au plus tôt, après un trop long exil.

Mais DIEU se contenta de son sacrifice intérieur, car il suspendit l'activité du feu, de sorte que l'huile bouillante se changea pour le martyr en un bain rafraîchissant, d'où il sortit plus fort et plus vigoureux qu'il n'y était entré.

Domitien, ainsi que la plupart des païens, fut très frappé de cet événement ; mais il l'attribua au pouvoir de la magie ; il se contenta toutefois de bannir le saint dans l'île de Pathmos.

C'est là que l'Apôtre composa son Apocalypse, dont chaque mot est un mystère. 

Après la mort de Domitien, Saint Jean eut la liberté de sortir du lieu de son exil et de retourner à Éphèse, où il continua à prêcher avec zèle la foi et les saintes lois de la charité.

Apôtre de la charité envers DIEU, il fut aussi par excellence l'apôtre de la charité envers le prochain; ses belles épitres en font foi.

On raconte que sur ses vieux jours, car il mourut l'an 98, à l'âge de près de cent ans, Jean, tout débordant de la charité puisée au cœur de Celui qui s'était appelé le Bon Pasteur, ne savait plus que dire aux fidèles et leur répéter sans cesse : "Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres".

Et comme ces paroles semblaient importunes à quelques-uns, qui le priaient de leur dire autre chose : « C'est le précepte du Maître, disait-il, observez-le bien, et cela suffit. »

Saint Jean avait été jeté dans l'huile bouillante près de la porte de Rome appelée porte Latine. Une église y perpétue le souvenir de l'Apôtre bien-aimé.

Pratique : Rappelez-vous toujours le précepte du Maître : "Aimez-vous les uns les autres"

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SAINT DOMINIQUE SAVIO
Confesseur
(1842-1857)

 
SAINT DOMINIQUE SAVIO naquit à Riva di Chieri, près de Turin. Il était le deuxième d'une famille de dix enfants. Doué d'une tendre piété et d'une intelligence précoce, dès l'âge de quatre ans Dominique récite l'Angélus trois fois par jour; le récit de la Passion le bouleverse.  A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera toujours de cette pieuse fonction avec un grand recueillement.

Sa ferveur exceptionnelle lui valut la grâce de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, contrairement aux habitudes de l'époque.  Le jour de sa première communion, il écrivit une série de résolutions qu'il voulait garder toute sa vie :  «Je sanctifierai tous les jours de fête; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra; JÉSUS et Marie seront mes amis.  Je préfère mourir plutôt que de pécher.»

Dans l'espoir de devenir prêtre plus tard, le petiDominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. La grande pauvreté de sa famille incite le curé de sa paroisse à le conduire chez Don Bosco qui prendra un soin tout paternel de cette âme d'élite.

C'est en octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi que Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.

Le 8 décembre 1854, alors que l'univers chrétien tout entier acclamait la Sainte Vierge, proclamée Immaculée, Dominique Lui dédiait toute sa vie et Lui consacrait particulièrement sa pureté d'adolescent.  L'amour de la pureté poussait notre jeune Saint à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu.

        

Au printemps 1855, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique : «DIEU me veut saint! », répétait-il à Don Bosco.  Cherchant à ressembler à JÉSUS en Son mystère de souffrance, envahi de plus en plus par l'amour de JÉSUS Rédempteur, il s'ingénie au sacrifice et fonce dans la voie des pénitences extraordinaires.  «Non, objecte Don Bosco; ton devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà ta sainteté.»  Dominique obéit de bon coeur à cette formule d'ascèse toute salésienne.

Chaque jour, il rencontre JÉSUS dans l'Eucharistie.  On se rend vite compte que ses actions de grâces sont de purs ravissements.  Lorsqu'il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée, ses compagnons lui demandent ce qu'ils auront à faire : «D'abord, explique le petit Saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre cœur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»

Les durs hivers de Turin achevèrent de détériorer sa santé qui n'avait jamais été brillante ; elle chancela grièvement au début de l'année 1857.  Malgré le courage et la joie héroïque de Dominique, il dut interrompre sa classe de seconde et rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces.  Hélas! Huit jours après son arrivée à la maison, il expirait dans les bras de son père. Dominique avait 14 ans et 11 mois. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 4 mai 2026

5 Mai : SAINT PIE V, Pape

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 
Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Michel Ghislieri, d'une noble famille ruinée par les guerres civiles. La physionomie ouverte et spirituelle de l'enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement les bons religieux, qui lui proposèrent de l'emmener pour le faire entrer dans leur Ordre.  Le pâtre, joyeux, prit le temps d'aller demander la bénédiction de ses parents.
Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être l'immortel saint Pie V.  Les études du jeune Michel furent brillantes; l'élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué.
Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d'inquisiteur. C'est dans cette fonction épineuse qu'il se créa, en défendant les droits de l'Église, des ennemis implacables.  Il dut aller à Rome justifier sa conduite.  Ce voyage de Rome marque dans la vie du jeune religieux.
Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil; le supérieur alla même jusqu'à lui dire avec raillerie: "Que venez-vous chercher ici, mon Père? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire Pape?" Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu'il prédisait l'avenir.
Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par Dieu à combattre vaillamment l'hérésie; et plus tard, quand il fut devenu Pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à Michel Ghislieri, qui dut l'accepter malgré ses larmes.  Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l'amour des pauvres et des humbles.
Peu de temps après, l'évêque était cardinal. Il n'accepta des exigences de sa dignité que ce qu'il ne pouvait éviter; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d'un moine.  Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat. Il prit le nom de Pie V.
Peu de Papes ont vu autour d'eux le rayonnement de plus grands Saints et de plus grands hommes; c'était le temps où vivaient les saint Jean l'Aumônier, les saint Thomas de Villeneuve, les saint Jean de Dieu, les saint Jean de la Croix, les sainte Thérèse d'Avila, les saint François de Borgia, Louis de Gonzague, Stanislas Kostka, saint Charles Borromée.
Le grand événement de son règne fut la victoire de Lépante contre les Turcs, dont il eut la révélation à l'heure même où elle fut remportée.  Ce grand pape mourut le 1er mai 1572, âgé de soixante-huit ans.

Pratique.  Fuyez les hommes, soyez heureux de mener une vie simple et ignorée.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

4 Mai : LE Bx JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE / SAINTE MONIQUE, Mère de Saint Augustin

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)
 

Au moment où l'enseignement congréganiste est l'objet d'une persécution si déplorable, et où DIEU est chassé des écoles publiques pour être plus sûrement chassé du cœur des enfants, il est plus opportun que jamais de publier les grands exemples des saints qui se sont faits les éducateurs dévoués de l'enfance chrétienne.

Parmi ces éducateurs, le bienheureux Jean-Baptiste de la Salle occupe le premier rang. Ce fut l'homme prédestiné de DIEU pour cette grande œuvre, et outre la fondation si admirable des Frères des Écoles chrétiennes dont le mérite lui appartient, on peut dire qu'il a été l'inspirateur des fondateurs de l'avenir, et que les institutions plus récentes ont bourgeonné autour du tronc vigoureux qu'il a planté.

Jean-Baptiste, né le 30 avril 1651, appartenait à une noble maison de Reims. Il eût pu aussi bien que personne, grâce à ses talents et à sa situation, briller dans le monde ; mais il préféra se cacher dans le sanctuaire, ignorant que là était pour lui la source d'une gloire infiniment supérieure à celle du monde, la gloire de la sainteté.

Orphelin à dix-huit ans, après l'achèvement de ses études, il veilla si bien à l'éducation de ses frères et de ses sœurs, qu'il eut deux frères prêtres et une sœur religieuse : c'était le commencement de son apostolat.

Ordonné prêtre à l'âge de vingt-sept ans, il comprit, sous l'inspiration de DIEU, le plus grand besoin de son époque, et songea à combler une lacune regrettable dans les œuvres si belles et si multiples de la sainte Église.

Recruter des jeunes gens, les installer dans sa maison de chanoine de Reims, les former à l'enseignement de l'enfance, tel fut le commencement de son entreprise. Cette entreprise subit dès l'abord des épreuves si terribles, qu'elle portait, à n'en pouvoir douter, le cachet des œuvres divines et fécondes, toutes fondées sur la croix.
Peu de saints ont eu à souffrir de plus grandes humiliations, un plus entier crucifiement que le Bienheureux de la Salle ; peu de saints ont montré plus de désintéressement, plus de joie dans le sacrifice, plus de courage dans les traverses ; il poussait l'amour divin jusqu'à joindre à tant de croix d'effrayantes mortifications volontaires, soutenues par un esprit de prière tout angélique.

La bénédiction de DIEU ne pouvait manquer à son œuvre, et en peu d'années l'Institut comptait seize écoles, où plus de quinze cents enfants recevaient les leçons de la vertu et de la science ; mais chaque année les développements devenaient de plus en plus merveilleux, et quand le saint fondateur, affaibli par la maladie, força ses frères à accepter sa démission, en 1717, toute la France était couverte par les légions de son armée pacifique.  Jean-Baptiste de la Salle employa les deux ans de vie qui lui restaient encore à sa propre sanctification : « La victime est prête à être immolée, disait-il; il faut travailler à la purifier. »

Il rendit l'âme le vendredi saint, 7 avril 1719.
 

Pratique : Favorisez les écoles congréganistes ; arrachez les enfants aux écoles sans DIEU.

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SAINTE MONIQUE
Mère de Saint Augustin

 
À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme.  Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.
Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante.
Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son coeur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.


Dieu, qui a Ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.
Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le coeur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.
Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit: "Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse!" Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.
Monique,  après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme. Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. 
Cette femme illustre a été choisie comme patronne des Mères chrétiennes.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

            "Ô Marie conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 3 mai 2026

3 MAI : SAINT ALEXANDRE, PAPE / SAINT PHILIPPE ET SAINT JACQUES, Apôtres

 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.

(Saint François de Sales)

 
ALEXANDRE  né à Rome, gouverna l’Église sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine. Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots : Qui la veille du jour où il endura la passion

Ce Pontife décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons. Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires. Il reçut la couronne du martyre en même temps que les Prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée. Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six Prêtres, deux Diacres et sacré cinq Évêques pour divers lieux. 

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine. En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

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SAINT PHILIPPE et SAINT JACQUES

SAINT PHILIPPE était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de Saint Pierre et de Saint André. Le SAUVEUR, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : " Suis-moi ! "

Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.

Un jour que le peuple de cette ville rendait ses hommages et offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion pour une erreur si monstrueuse, se jette à terre et supplie DIEU de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal.

L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et enfin l'accablèrent sous une grêle de pierres.

Au moment de sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent, ensevelissant sous leurs ruines un grand nombre d'idolâtres.

SAINT JACQUES, appelé le Mineur -pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean- était né à Cana en Galilée, il était de la tribu de Juda et cousin de NOTRE-SEIGNEUR selon la chair.

La tradition affirme qu'il ressemblait au SAUVEUR et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le ciel. Jacques eut un frère, apôtre comme lui nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Simon, furent disciples de Jésus.

Après la Pentecôte, quand les apôtres se partagèrent le monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et au concile de Jérusalem, c'est lui qui le premier après Saint Pierre prit la parole. Il nous reste de lui une belle épître.

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis. Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple et lui dirent : « Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur JÉSUS ! » Le Saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le CHRIST? Il siège dans les cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour il reviendra sur les nuées du ciel. "

La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut en bas. Brisé dans sa chute, le martyr trouve encore la force de se mettre à genoux et de prier DIEU pour ses bourreaux, en répétant la parole du SAUVEUR : « SEIGNEUR, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » Un foulon l'étendit mort d'un coup de levier sur la tête.

C'était le 10 avril de l'an 60.

 Pratique :  Priez pour vos ennemis, et rendez-leur généreusement le bien pour le mal.
 
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"