samedi 4 avril 2026

5 Avril : DIMANCHE DE PÂQUES ! RESURREXIT ! SICUT DIXIT ! Il est ressuscité comme Il l'avait dit ! / SAINT VINCENT FERRIER, Missionnaire

 RÉSURRECTION DE NOTRE SEIGNEUR 

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales) 


NOLI ME TANGERE ! 
 

OUI, IL EST VRAIMENT RESSUCITÉ! ALLELUIA!
 
Le Christ est vraiment ressuscité, Alléluia. À Lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen.

Lecture du livre des Actes des Apôtres : 10, 34a.37-43
 
Quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : JESUS DE NAZARETH, DIEU l’a consacré par L'ESPRIT-SAINT et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car DIEU était avec Lui. « Et nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des juifs et à Jérusalem. Ils l’ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. 

Et voici que DIEU l’a ressuscité le troisième jour. Il Lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que DIEU avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Il nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que DIEU L’a choisi comme juge des vivants et des morts. C’est à Lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : Tout homme qui croit en Lui reçoit par Lui le pardon de ses péchés. » 
  
Jésus dit à Madeleine NOLI ME TANGERE  : Ne me touche pas !  (Je ne suis pas encore monté vers le Père !)
  
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

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5 Avril :  / SAINT VINCENT FERRIER, Missionnaire

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

                   qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


Cet apôtre extraordinaire naquit à Valence, en Espagne, l'an 1357.  Sa mère, avant sa naissance, eut quelque révélation extraordinaire sur son avenir.  Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.


Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du Bon DIEU et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour entendre une parole si apostolique. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du SAUVEUR et dans les lumières de l'oraison.

Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est JÉSUS-CHRIST qui a prêché aujourd'hui. »


Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par NOTRE-SEIGNEUR.  Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs.

DIEU renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent, le prenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières; il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu'il répétait ces paroles du Prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. »


Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments et mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours après le sermon son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule.

Il ressuscita un enfant que sa mère avait coupé en morceaux et dont elle avait fait cuire une partie.

VINCENT FERRIER mourut à Vannes, en Bretagne, le 5 avril 1418.

Pratique : Cherchez inspiration et conseil dans les plaies de JÉSUS crucifié.

"Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 2 avril 2026

3 Avril : Carême - PASSION : VENDREDI SAINT - VENDREDI DE LA GRANDE SEMAINE / SAINT RICHARD, Évêque de Chichester

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée"
(Saint François de Sales)
 
Saint Richard naquit l'an 1197, en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes.

Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme. Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse.

Il se lia d'amitié avec deux amis choisis, aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche.

Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion, lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelque temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « II vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de JÉSUS-CHRIST. »
 
Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Une de ses maisons étant venue à brûler il n'en fut nullement troublé et ordonna d'augmenter les aumônes, de peur que cet accident ne fût la punition d'un défaut de charité pour les pauvres.

Il honorait les religieux et les embrassait souvent : « Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur ! » II ne conférait de bénéfices à aucun de ses parents.

Comme on lui demandait pourquoi : "C'est, répondit-il, que JÉSUS-CHRIST n'a pas donné les clefs à Jean, son parent, mais à Pierre, qui ne lui était rien." II mourut le 3 avril 1253, en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

Pratique.  N'ayez pas d'inquiétude de l'avenir ; DIEU punit l'inquiétude et bénit la confiance.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

2 Avril : SAINT FRANÇOIS DE PAULE, Fondateur de l'Ordre des Frères Mineurs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


C'est dans la petite ville de Paule, en Calabre, que naquit, en 1416, le Saint qui poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le Minime, parmi les enfants de JÉSUS-CHRIST.

François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance, et l'on aperçut pendant la nuit de sa naissance de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire ; les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre. Aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le Bon DIEU, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de DIEU et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de Saint-François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

A quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais DIEU, qui le voulait fondateur d'un Ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Rien de plus merveilleux que cette vie ; il guérit tant de malades qu'il faisait le désespoir des médecins; il ressuscita plusieurs morts; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même.

Le jour, au milieu du travail et de la prière, il entrait souvent en extase et en ravissement ; la nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore, et DIEU le fortifiait par des concerts célestes, des visions et des apparitions délicieuses.

François allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue; le cilice était son vêtement, le jeûne sa nourriture, la terre son lit. A l'imitation de NOTRE-SEIGNEUR, il passa des carêmes entiers sans prendre de nourriture.

François mourut en France l'an 1508, un vendredi, à trois heures de l'après-midi.

Pratique : Plus vous êtes humble, plus vous serez puissant auprès de Dieu.

                   "Ô Marie conçue sans péché, 
       priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 31 mars 2026

1er Avril : SAINT HUGUES, Évêque de Grenoble

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée"
(Saint François de Sales)

 
Saint Hugues naquit à Châteauneuf d'Isère, près de Valence, eu Dauphiné, l'an 1053. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que Saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le ciel et présentait devant le trône de DIEU.

Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique. Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant.

Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains du pape Grégoire VII, qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état ; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu ; mais bientôt le pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

C'est dans les années suivantes que Saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua en lui une modestie si grande, qu'après cinquante d'épiscopat il ne connaissait qu'un visage de femme, celui de sa vieille servante. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux anneau et son calice.

Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église; jamais la crainte n'entra dans son âme ni ne dirigea sa conduite, et il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage.

Hugues dut se résigner à vivre et à mourir dans sa charge, sans pouvoir habiter cette Chartreuse où était son cœur. Il eut du moins la consolation de laisser à son successeur un diocèse entièrement transformé. Sa mort arriva le 1er avril 1132.


Pratique: Dans les épreuves de l'Église, déclarez-vous toujours franchement pour elle. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 30 mars 2026

31 Mars : CARÊME : MARDI SAINT / SAINT BENJAMIN, Diacre et Martyr / SAINT NICOLAS DE FLÜE, Ermite en Suisse

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 
L'un des plus illustres martyrs de Perse fut le diacre Benjamin. Ayant refusé de promettre de ne plus instruire les mages persans dans la religion chrétienne, il fut arrêté par ordre du roi, qui entreprit de l'effrayer par ses menaces. 

Mais Benjamin, toujours inébranlable, fut victime de la cruauté la plus inouïe. Sa bienheureuse mort arriva l'an 424. 

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LE BIENHEUREUX NICOLAS DE FLÜE 
Ermite en Suisse


Le bienheureux Nicolas de Flüe naquit en Suisse, de parents pieux, en 1417. Un jour, à la vue d'une flèche élancée, sur une montagne voisine, il fut épris du désir du ciel et de l'amour de la solitude. Il se maria pour obéir à la volonté formelle de ses parents et eut dix enfants.


Son mérite et sa vertu le firent choisir par ses concitoyens pour exercer des fonctions publiques fort honorables. Sa prière habituelle était celle-ci : "Mon SEIGNEUR et mon DIEU, enlevez de moi tout ce qui m'empêche d'aller à vous. Mon SEIGNEUR et mon DIEU, donnez-moi tout ce qui peut m'attirer à vous. Mon SEIGNEUR et mon DIEU, prenez-moi à moi et donnez-moi à vous."


II avait cinquante ans, quand une voix intérieure lui dit : « Quitte tout ce que tu aimes, et DIEU prendra soin de toi. » II eut à soutenir un pénible combat, mais se décida en effet à tout quitter, femme, enfants, maison, domaine, pour servir DIEU. Ce fut un jour de larmes accompagnées de résignation dans la maison de Nicolas.      



Il s'éloigna pieds nus, vêtu d'une longue robe de bure, un chapelet à la main, sans argent, sans provisions, en jetant un dernier regard tendre et prolongé vers les siens. La nouvelle de sa présence s'était répandue bientôt, et il se fit près de lui une grande affluence. Chose incroyable, le Saint ermite ne vécut, pendant dix-neuf ans, que de la Sainte Eucharistie ; les autorités civiles et ecclésiastiques, saisies du fait, firent surveiller sa cabane et constatèrent la merveille d'une manière indubitable.

 


La Suisse, un moment divisée, était menacée dans son indépendance par l'Allemagne. Nicolas de Flüe, vénéré de tous, fut choisi pour arbitre et parla si sagement, que l'union se fit, à la joie de tous, et la Suisse fut sauvée. On mit les cloches en branle dans tout le pays, et le concert de jubilation se répercuta à travers les lacs, les montagnes et les vallées, depuis le plus humble hameau jusqu'aux grandes villes. 

Nicolas fut atteint, à l'âge de soixante-dix ans, d'une maladie très aiguë qui le tourmenta huit jours et huit nuits sans vaincre sa patience. Il rendit l'âme le 21 mars 1487. La Suisse l'aime et le vénère comme l'un de ses patrons les plus populaires. 

Pratique Renoncez à vous pour être à DIEU ; moins vous serez à vous, plus vous serez à DIEU. 

 "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

30 Mars : SAINT JEAN CLIMAQUE, Abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

On ignore le lieu précis et la date de la naissance de ce saint, mais on croit qu'il vécut de l'an 525 à l'an 605. Son nom de CLIMAQUE lui vient du beau livre qu'il composa sous le titre grec de Climax ou Échelle du ciel.

La Palestine fut son premier séjour ; à seize ans, il quitta le monde pour se donner entièrement à DIEU dans un monastère du mont Sinaï. A dix-neuf ans, le jeune moine, sous la conduite d'un saint religieux nommé Martyrius, travailla sans relâche à sa perfection et y fit des progrès si rapides, qu'ils étonnaient son maître lui-même. 

A la mort de son maîtreJean se retira dans une solitude profonde, afin d'y mener une vie plus parfaite encore. Une croix de bois, une table formée de quatre planches grossières et le livre des saintes Écritures, avec quelques ouvrages des saints Pères, en faisaient tout l'ameublement. C'est là qu'il vécut quarante ans, de la vie d'un ange plutôt que de la vie d'un homme. Détaché du monde, affranchi pour ainsi dire du corps par la mortification, il s'élevait librement jusqu'à DIEU, s'abîmait dans des contemplations sublimes et s'entretenait suavement avec les anges des mystères de la foi. 

Ses deux yeux étaient deux fontaines de douces larmes qu'il versait dans le secret de la solitude, veillant à n'être observé par personne. Il eût voulu noyer dans ses pleurs tous les crimes de la terre ; il gémissait aussi sur son trop long exil et soupirait après la patrie céleste ; mais le plus souvent ses larmes étaient des larmes de joie, d'admiration et de débordant amour, excitées par la contemplation des merveilles divines qui lui étaient révélées. 

Est-il étonnant que, nouveau Jean-Baptiste, il vit les foules accourir à lui pour recevoir les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne ? A chacun il traçait des règles salutaires ; sa bénédiction guérissait les malades, fortifiait les faibles, consolait les affligés, touchait les obstinés et les convertissait plus que les raisonnements de la science. 

Grande était la puissance de Jean Climaque contre le démon ; il sut le vaincre et le décourager dans les combats qu'il lui fit subir à lui-même ; il fut terrible aussi à l'ennemi du salut en le chassant de l'âme de ses frères. Un solitaire nommé Isaac vint se jeter à ses pieds, le suppliant de le délivrer des obsessions impures dont le démon le pressait sans relâche : « La paix soit avec vous, mon frère ! » dit le saint. 

A ces mots, il se mit avec lui en prière. Le visage du saint devint resplendissant d'une clarté céleste qui se répandait dans la grotte, et le démon poussait d'affreux rugissements. La prière terminée, Isaac se releva paisible et délivré pour toujours. 

Jean Climaque fut élu, à soixante-quinze ans, abbé du Sinaï, et devint de plus en plus l'ange et l'oracle du désert jusqu'à sa mort, qui arriva cinq ans plus tard. C'est à la fin de sa vie qu'il écrivit le livre d'où il tire son nom. 

Pratique :  Ne soyez point curieux des choses de la terre ; appliquez-vous aux choses éternelles. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 29 mars 2026

29 Mars : SAINT JONAS et SAINT BARACHISIUS, Martyrs

                        CARÊME :  Dimanche des Rameaux  

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 
L'an 327 de l'ère chrétienne vivaient dans un petit village de la Perse, deux frères chrétiens, nommés Jonas et Barachisius ; ils craignaient DIEU et observaient fidèlement Sa loi.

Ayant appris que le roi Sapor avait lancé un édit contre la religion du CHRIST, et que déjà un grand nombre de chrétiens étaient en prison, ils résolurent d'affronter la persécution et d'aller encourager les martyrs.  A la vue de plusieurs chrétiens dans les tourments : « Ne craignez rien, leur dirent-ils, combattons, mes frères, pour le nom de JÉSUS crucifié, et nous obtiendrons, comme nos devanciers, la glorieuse couronne promise aux vaillants soldats de la foi. »

Soutenues par ces paroles, les victimes consomment sans faiblesse leur sacrifice. Mais il n'en fallait pas davantage pour exciter la colère des ministres du roi.  Jonas et Barachisius sont arrêtés et menacés de mort s'ils n'adorent les dieux de la Perse, le soleil, le feu et l'eau.  Leur refus est suivi de cruelles tortures.

Jonas, attaché à un pieu, est frappé de verges couvertes d'épines jusqu'à ce que ses côtes soient mises à nu; mais il bénit et glorifie le SEIGNEUR. On le traîne alors, une chaîne aux pieds, sur un étang glacé pour y passer la nuit.

Pendant ce temps, Barachisius  confond à son tour la folie des adorateurs des idoles, et affirme que jamais il n'adorera que Celui qui est le Créateur tout-puissant du soleil, du feu et de l'eau.  On lui verse du plomb fondu sur les yeux, dans la bouche, dans le nez et les oreilles, puis on le suspend par un pied dans sa prison.

Le lendemain, le combat recommence pour les deux frères. Aux questions railleuses de ses bourreaux, Jonas répond : « DIEU ne m'a jamais donné une nuit plus heureuse ni plus tranquille ; » puis il leur parle avec une éloquence et une sagesse qui les ravissent d'étonnement et d'admiration malgré eux, sans toutefois diminuer leur barbarie.

Ils coupent par phalanges les doigts des mains et des pieds du saint martyr, et ensuite le jettent dans une chaudière de poix bouillante, après lui avoir ôté la peau de la tête. La poix bouillante l'ayant épargné, ils le placent sous un pressoir à vis et le broient en faisant tourner sur lui cet horrible instrument ; c'est dans ce supplice que Jonas termina son combat victorieux.

Quant à son frère Barachisius, il ne fut pas moins admirable. Jeté dans un buisson d'épines aiguës, on ne l'en retira que pour enfoncer dans sa chair des pointes de roseaux et les arracher violemment. Au lieu de se plaindre, la douce victime, à l'exemple du Maître, priait pour ses ennemis.

Son corps fut ensuite broyé sous le même pressoir où son frère avait expiré, et l'âme du nouveau martyr alla rejoindre celle du bienheureux Jonas dans la paix éternelle de JÉSUS-CHRIST.
 
Pratique : Pensez souvent aux terribles supplices des martyrs, pour soutenir votre courage. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"