mardi 3 novembre 2026

4 Novembre : SAINT CHARLES BORROMÉE, Archevêque de Milan

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

 
Saint Charles Borromée, né le 15 octobre 1538, au sein de l'opulence et des grandeurs, devait être l'un des plus illustres pontifes de l'Église dans tous les temps. Sa vocation se révéla d'une manière si remarquable que son père le destina dès son enfance au service des autels.

Peut-être se mêlait-il aux pensées de la foi, dans l'esprit paternel, un sentiment d'ambition commun à cette époque. Neveu du pape Pie IV, Charles était cardinal avant l'âge de vingt-trois ans, et recevait les plus hautes et les plus délicates missions.

Après son élévation au sacerdoce, il fut promu à l'archevêché de Milan, qu'il devait diriger avec la sagesse et la science des vieillards. Ce beau diocèse était alors dans la situation la plus déplorable, ou plutôt dans une désorganisation complète; peuple, clergé, cloîtres, tout était à renouveler. Le pieux et vaillant pontife se mit à l'œuvre, mais donna d'abord l'exemple.

Il mena dans son palais la vie d'un anachorète ; il en vint à ne prendre que du pain et de l'eau, une seule fois le jour; ses austérités atteignirent une telle proportion, que le pape dut exiger de sa part plus de modération dans la pénitence.

Il vendit ses meubles précieux, se débarrassa de ses pompeux ornements, employa tout ce qu'il avait de revenus à l'entretien des séminaires, des hôpitaux, des écoles, et au soulagement des pauvres honteux et des mendiants.  Son personnel était soumis à une règle sévère; les heures des prières étaient marquées, et personne ne s'absentait alors sans permission.

Les prêtres de son entourage, soumis à une discipline encore plus stricte, formaient une véritable communauté, qui fut digne de donner à l'Église un cardinal et plus de vingt évêques. Le saint archevêque transforma le service du culte dans sa cathédrale et y mit à la fois la régularité et la magnificence.

Aucune classe de son diocèse ne fut oubliée ; toutes les œuvres nécessaires furent fondées, et l'on vit apparaître partout une merveilleuse efflorescence de vie chrétienne. Ce ne fut pas sans de grandes épreuves.

Saint Charles reçut un jour d'un ennemi un coup d'arquebuse, pendant qu'il présidait la prière dans sa chapelle particulière. Par une protection providentielle, la balle ne fit que lui effleurer la peau, et le saint continua la prière sans trouble.

Dans les difficultés, le jeûne et l'oraison étaient son unique recours et son infaillible moyen de succès. Qui ne sait le dévouement qu'il montra pendant la peste de Milan?

Il visitait toutes les maisons et les hôpitaux, et sauva la vie par ses charités, à soixante-dix mille malheureux. Les pieds nus et la corde au cou, le crucifix à la main, il s'offrit en holocauste, fit des cérémonies expiatoires et apaisa la colère divine. Il mourut sur la cendre, le 4 novembre 1584, à l'âge de quarante-six ans.

Pratique : Priez  DIEU de donner des saints pour pontifes à son Église.
 
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"


lundi 2 novembre 2026

3 NOVEMBRE - SAINT MARTIN DE PORRÈS, Religieux du Saint Ordre de Saint Dominique / SAINT HUBERT, Patron des Chasseurs, Évêque

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINT HUBERT, né en 657, était un prince de la lignée de Clovis, roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables. A ce spectacle, il poussa un cri vers le ciel : « Mon DIEU, faites que je sauve mon père ! » Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donna le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs. 

Plus tard, 
Hubert chassait, un vendredi saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui n'était pas un crime, mais une chose fort peu convenable pour un chrétien. Soudain un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face. Entre les cornes de l'animal brille une croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : "Hubert ! Hubert ! Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer. — SEIGNEUR, s'écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse? — Va vers l'évêque Lambert, il t'instruira. ». 

Quelques années après nous trouvons Hubert, qui a renoncé à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, vêtu d'un costume de pèlerin et cheminant vers Rome. Comme il arrivait an tombeau des saints apôtres, le pape Sergius, dans une vision apprenait le meurtre de l'évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment pour prier, à la basilique de Saint-Pierre. 

 
Le pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre au joug que lui imposait la volonté de DIEU. De retour en sa patrie, Hubert fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre. 

A la puissance de la parole, il joignait celle des miracles. A sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse la plus désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde qui venait réjouir les campagnes : « Le DIEU d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le dans la prière et le jeûne; la miséricorde fera le reste. » 


Une voix céleste lui dit un jour : «
 Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. » II se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à DIEU le 3 mai 727, à l'âge de soixante-dix ans. — On l'invoque spécialement contre la rage et contre la peur.

Pratique : N'hésitez jamais à suivre la volonté de DIEU clairement manifestée.
 
=================================

SAINT MARTIN de PORRÈS
Religieux du Tiers Ordre de St-Dominique 
(1569-1639) 

Ce Saint naquit à Lima, dans l'Amérique méridionale. Son père, Don Juan de Porrès, était un conquérant espagnol, et sa mère, Anna Velázquez, une esclave noire devenue libre. Comme Martin ressemblait beaucoup à sa mère par sa couleur il devint une cause d'humiliation pour son père qui l'abandonna à son sort. Son admirable pureté de mœurs, sa modestie, son humilité et sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie. 

A quinze ans, Martin de Porrès entra dans le Tiers-Ordre de St-Dominique. Le jeune novice chérissait tellement l'humilité qu'il accomplissait avec délice les offices les plus abjects du couvent. Il se regardait et se nommait le plus grand des pécheurs, baisait à genoux les pieds de ceux qui le chargeaient d'injures et les suppliait de le fouler à leurs pieds. Son aversion pour les moindres fautes était implacable. Afin de les éviter sûrement, saint Martin de Porrès ne cessait de châtier son corps par des jeûnes continuels, des cilices et des chaînes de fer.


Extase du Bienheureux Frère Martin

Il affectionnait tellement le divin SAUVEUR que la force de cet amour surnaturel le fit un jour s'élever de terre, s'envoler vers un crucifix et baiser la plaie du Cœur de JÉSUS. Il ne parlait que de DIEU ou avec DIEU et déversait son trop plein d'amour divin sur tous les hommes, particulièrement sur les malades et les agonisants. Ce Saint de la charité déploya son intarissable dévouement dans l'office d'infirmier dont il fut chargé. 
DIEU Se plut à honorer l'éminente charité de Son serviteur en le gratifiant de faveurs extraordinaires. Saint Martin de Porrès connaissait les secrets des cœurs, prédisait l'avenir, dévoilait les ruses des démons et repoussait leurs assauts avec autorité. Il devinait à distance les désirs des malades et se transportait miraculeusement à leur chevet. Pendant une épidémie qui sévit au couvent du Rosaire, on garda toutes les portes closes. Les malades furent ébahis de constater la présence subite du Saint près de leur lit. 

  
On a vu et entendu saint Martin de Porrès en Europe, en Chine, en Algérie, au Japon, alors qu'il n'a jamais quitté l'Amérique. Quoiqu'il n'eût point fait d'études religieuses, l'humble infirmier résolvait les plus graves questions de la théologie avec tant de sûreté que les hommes les plus doctes proclamaient avec émerveillement que sa science ne pouvait lui venir que du ciel.

Portrait de Saint Martin de Porrès
 
Sa bonté proverbiale s'étendait même aux animaux nuisibles. Afin de leur éviter de tomber dans les pièges meurtriers du frère sacristain qui se plaignait de voir ses étoffes rongées par les rats et les souris, il rassembla un jour toutes ces petites bêtes, et déposant son panier par terre, il leur enjoignit de grimper dedans. Lorsque toutes ces indésirables créatures eurent monté dans sa corbeille, il les transporta au fond du jardin, leur promettant de les nourrir chaque jour.

DIEU lui révéla d'avance le jour de sa mort. Le Saint demanda que tous les religieux du couvent soient présents à ses derniers moments et leur demanda pardon pour toutes les offenses qu'il avait pu commettre envers eux. Ses frères récitèrent avec émotion le Symbole des Apôtres; arrivés à cette parole: « Le Verbe S'est fait chair», saint Martin de Porrès posa doucement le crucifix sur sa poitrine et rendit à DIEU son âme innocente, le troisième jour de novembre 1639, à l'âge de soixante ans. 

Comme durant sa vie, de nombreux miracles continuèrent de témoigner de son éminente sainteté. Après avoir examiné et approuvé ces prodiges, le pape Grégoire XVI rangea Martin de Porrès au nombre des bienheureux, le 19 mars 1836; Jean XXIII lui décerna les honneurs de la canonisation.

                                           "Ô Marie conçue sans péché, 
                   priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 1 novembre 2026

2 Novembre : LA COMMÉMORATION DES FIDÈLES TRÉPASSÉS (FÊTE DES MORTS)

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

La Commémoration des morts est le complément de la fête de la Toussaint : ces deux jours nous rappellent et nous montrent en action, d'une manière excellente et sublime, ce dogme consolant appelé par l'Église la Communion des Saints. 

La terre, le purgatoire, le ciel, sont la même Église de JÉSUS-CHRIST en des états différents ; les fidèles vivants, les défunts dont l'âme a besoin d'être purifiée, les élus déjà parvenus au sein de la gloire sont tous frères; les uns ont été hier ce que nous sommes, et demain, avec le secours de la grâce, nous serons ce qu'ils sont eux-mêmes. 

Pleurons nos défunts, revêtons-nous de deuil à la mort de nos parents et de nos amis, gardons leur souvenir ; mais cela ne suffît pas : nous devons prier pour eux. 

La foi nous enseigne qu'entre la terre et le ciel il y a un lieu intermédiaire appelé Purgatoire, lieu de purification, où les âmes des élus dont la pureté n'est pas parfaite expient, dans un feu mystérieux mais redoutable, le reste de leurs fautes. 

DIEU est si pur, DIEU est si saint, que nul ne peut voir sa face à découvert ni être admis en sa présence, s'il n'est exempt de la plus légère souillure. Nous avons tout à craindre pour nos défunts que leur âme ne soit retenue captive dans ce lieu d'expiation ; ne nous rassurons pas trop vite sur leur entrée au ciel ; prions pour eux, offrons à DIEU, pour leur soulagement, nos bonnes œuvres, nos souffrances, les indulgences, surtout le saint sacrifice de la messe. 

Ces âmes demandent à grands cris notre secours, elles se plaignent de notre abandon ; nos prières et nos bonnes œuvres sont pour elles une rosée rafraîchissante, une douce consolation, une cause de diminution de leurs souffrances, un moyen de plus prompte délivrance. 

La vie des Saints, par mille traits du plus haut intérêt, nous rappelle ce que l'Église de la terre doit à celle du purgatoire. Si nos chers défunts viennent rarement par des apparitions, secouer notre négligence et réveiller notre charité trop oublieuse, puissions-nous du moins souvent, chaque jour être hantés par cette pensée : « Les âmes souffrantes m'implorent; je puis facilement leur venir en aide ; à l'œuvre, sans retard et sans trêve! » 

La dévotion envers les Âmes du Purgatoire aura pour nous-mêmes un double résultat salutaire : elle nous fera craindre les moindres fautes, par le souvenir des châtiments qui devront les expier ; elle attirera sur notre âme, après notre mort, les miséricordes divines promises aux cœurs miséricordieux. 

Pratique  : Délivrez les âmes du purgatoire ; tremblez à la pensée du purgatoire ; faites par la pénitence votre purgatoire sur la terre. 

    "Ô Marie conçue sans péché,
        priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 31 octobre 2026

1er Novembre : LA FÊTE DE TOUS LES SAINTS

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 
"L'Église notre mère, dit Mgr Gaume, a eu le talent de retracer, dans la division de son année liturgique, toute l'histoire du genre humain.

Les quatre semaines de l'Avent, qui aboutissent à la naissance du SAUVEUR, nous rappellent les quatre mille ans pendant lesquels ce divin MESSIE fut attendu. Le temps qui s'écoule depuis Noël jusqu'à la Pentecôte nous redit toute la vie cachée, publique et glorieuse du RÉDEMPTEUR, et cette partie de l'année se termine par l'Ascension de JÉSUS-CHRIST dans le ciel et par la fondation de l'Église. 

L'intervalle qui sépare la Pentecôte de la Toussaint nous représente le pèlerinage de l'Église sur la terre, et cette nouvelle partie de l'année se termine encore par la fête du ciel.''


Le ciel, c'est le couronnement de la vie chrétienne, c'est l'éternel rendez-vous, c'est la récompense de nos devanciers sur la terre, ce doit être la nôtre un jour. Quelle force puise le chrétien dans la pensée du ciel, au milieu des peines de la vie et des difficultés inhérentes à l'accomplissement du devoir !

Une sagesse toute divine a présidé l'établissement de cette fête. Trois raisons principales ont engagé l'Église à l'instituer au VIIe siècle. Il ne faut pas croire que tous les Saints aient ou puissent avoir leur jour de fête. Tous les Saints n'ont pas reçu les honneurs de la canonisation ; il y a une multitude innombrable de saints inconnus, qui s'augmente chaque jour par l'entrée au ciel de nouveaux élus.

Il convenait donc que pour suppléer à l'impossibilité d'honorer chaque saint, une fête commune fût instituée, dans laquelle nous pussions célébrer la mémoire de tous ces martyrs, de toutes ces vierges, de tous ces confesseurs, toutes ces saintes femmes, en un mot, de tous ces héros de la vérité et de la vertu, nos pères et nos frères aînés dans la grande famille chrétienne : la fête de la Toussaint nous montre de la manière la plus heureuse l'Église de la terre et l'Église du ciel se tendant la main.


De plus, les fêtes particulières des Saints passent généralement inaperçues pour la plupart des fidèles ; la fête de tous les Saints ensemble leur permet de réparer une lacune dans l'accomplissement de ce grand devoir qui s'appelle l'invocation des Saints ; elle leur permet aussi de réparer toutes leurs négligences de l'année vis-à-vis du culte des Saints, et de leurs saints Patrons spécialement.

Enfin nous avons d'immenses besoins sur la terre ; il nous faut des modèles pour nous exciter au bien et nous montrer le chemin de la vraie patrie ; il nous faut des protecteurs pour nous aider et nous protéger dans les misères et les dangers du monde : la fête de tous les Saints, plus que toute autre, répond à ces pressants besoins. Aimez cette fête avec prédilection.
 
Pratique : Pensez au ciel, regardez le ciel, désirez le ciel; dites-vous souvent : Beau ciel,  je veux te voir un jour !

  "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 30 octobre 2026

31 Octobre : SAINT QUENTIN, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

 
Saint Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, vers la fin du IIe siècle, comme saint Crépin et saint Crépinien (25 octobre), vinrent prêcher l'Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu'ils avaient reçu. 

Amiens fut le centre de son apostolat. Les miracles confirmaient son enseignement ; il traçait le signe de la croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ; il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. Ces éclatants prodiges excitaient l'admiration des uns et la haine des autres.

Quentin fut bientôt dénoncé à ce monstre de cruauté qui avait nom Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : "Comment t'appelles-tu ? lui demande le tyran. — Je m'appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j'ai reçu le nom de Quentin. — Quoi ! Un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! — La vraie noblesse, c'est de servir DIEU ; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de DIEU le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. — Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. — Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c'est de les adorer. — Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort. — Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le CHRIST sauvera mon âme. »

Une si généreuse confession est suivie d'une flagellation cruelle; mais DIEU soutient son martyr, et l'on entend une voix céleste, disant : "Quentin, persévère jusqu'à la fin, je serai toujours auprès de toi." En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombré cachot, Quentin en est deux fois délivré par un ange, va prêcher au milieu de la ville et baptise six cents personnes. 

Tous ces prodiges, au lieu de calmer le cruel Rictiovarus, ne servent qu'à allumer sa fureur. Il envoie reprendre le martyr et le fait passer successivement par les supplices des roues, des verges de fer, de l'huile bouillante, de la poix, des torches ardentes : « Juge inhumain, fils du démon, dit Quentin, tes tourments me sont comme un rafraîchissement. 
 
Le tyran invente alors un supplice d'une férocité inouïe et fait traverser le corps du martyr, de haut en bas, par deux broches de fer ; on lui enfonce des clous entre la chair et les ongles. Enfin l'héroïque saint Quentin eut la tête tranchée, le 31 octobre 287. 

Les assistants virent son âme s'envoler au ciel sous la forme d'une blanche colombe, et ils entendirent une voix d'en haut qui disait : « Quentin, mon serviteur, viens, et reçois la couronne que je t'ai préparée. Voici les chœurs des anges qui viennent te faire cortège. » — Combien les martyrs sont dédommagés au ciel de leurs souffrances passagères!

Pratique : Priez pour la conversion ou pour l'humiliation des ennemis de la Foi. 

Ô Marie conçue sans péché
 priez pour nous qui avons recours à Vous

jeudi 29 octobre 2026

30 Octobre : SAINT MARCEL, Centurion, Martyr / SAINT ANGE D'ACRI, Capucin / Bse BIENVENUE BOJANI, Tertiaire Dominicaine

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


MARCEL était un brave centurion des armées romaines. Il combattait en Espagne, lorsqu'on voulut lui faire prendre part au sacrifice païen qui se célébrait en l'honneur de la naissance de l'empereur Maximien-Hercule. Il refusa énergiquement, déclarant qu'il était chrétien et que sa foi lui défendait cette impiété. Il fut condamné à mort et décapité, le 30 octobre 298.

============================
LE BIENHEUREUX ANGE D'ACRI 
Capucin

Le bienheureux ANGE D'ACRI, né dans la Calabre, de parents pauvres, eut le bonheur d'avoir pour maître, dans son enfance, un pieux capucin qui lui apprit à méditer chaque jour la Passion de Jésus-Christ et à s'approcher souvent du sacrement de Pénitence et de la Table sainte.

Quelle édification pour tous de voir cet enfant passer parfois deux ou trois heures de suite dans la contemplation des souffrances du Sauveur ! A dix-huit ans, il entra chez les capucins ; mais il en sortit plusieurs fois par inconstance et par suite d'une tentation du démon, qui lui montrait le salut facile au milieu du monde.

La troisième fois il se mortifia si bien, il se mit à l'œuvre avec tant de courage, qu'il obtint la grâce de la persévérance et même dépassa de beaucoup la mesure commune de la perfection des religieux. Au jour de sa première messe, il tomba en extase après la Consécration, ce qui lui arriva souvent dans la suite.

Son désir était de passer sa vie dans le silence du couvent, tout occupé de Dieu et de son âme; mais le Ciel le destinait à de grandes œuvres. Ses premières prédications furent laborieuses, car la mémoire lui fit défaut, et il lui fut impossible de prêcher ses sermons comme il les avait écrits.

Craignant de ne pas être appelé à la vie de missionnaire, il pria Dieu avec ferveur de lui manifester sa volonté. Il entendit un jour, pendant sa prière, une voix qui lui dit : "Ne crains rien, je te donnerai le don de la prédication, et désormais toutes tes fatigues seront bénies. Tu prêcheras à l'avenir dans un style familier, afin que tous puissent comprendre tes discours." Ému de cette révélation, il comprend la cause de son peu de succès jusqu'à ce jour : désormais il abandonne ses écrits et ses livres, pour se borner à l'étude de l'Écriture sainte et du grand livre du Crucifix.

Son éloquence, puisée à ces sources, devint si chaude et si profonde, que les plus savants eux-mêmes en étaient ravis d'admiration. Pendant trente-huit années d'apostolat, malgré les efforts de l'enfer, il opéra un bien immense dans la Calabre.

Sa grande force, son argument invincible, était surtout le souvenir de la Passion du Sauveur; il n'en parlait jamais sans faire fondre en larmes tout son auditoire. Dieu permit qu'il mourût aveugle, le 30 octobre 1739.

Pratique : Retenez la parole du B. Jean d'Acri mourant : « Oh! Qu'il est beau d'aimer Dieu! »

==========================
Bse BIENVENUE BOJANI
Tertiaire dominicaine (1225-1292)

Née à Cividale dei Friuli (Italie), elle passa sa vie dans des austérités hors du commun.

Elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique et se sanctifia ainsi sans entrer dans un couvent. Ses contemporains l'ont dotée de toutes les vertus, mais « on se demande quand elle eut le temps de les mettre en œuvre tellement son biographe nous la montre occupée à faire sans cesse des miracles. » (Englebert) Elle voulait imiter les souffrances du Christ. Un cilice ne lui suffisant pas, elle serra autour de sa taille une corde qui, peu à peu, lui entra dans la chair. Elle en tomba malade, couverte d'ulcères douloureux. Le pape Clément XII la béatifia en 1763, ratifiant ainsi le culte que le peuple lui rendait.

     Ô Marie conçue sans péché, 
       priez pour nous qui avons recours à Vous