jeudi 13 août 2026

14 Août : VIGILE DE L'ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE / SAINT MAXIMILIEN KOLBE, Confesseur / Bx ALAIN DE LA ROCHE, Dominicain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


« C'est dans le Christ que tous revivront, chacun à son rang »
(1Co 15, 22-23)

      Aujourd'hui la Vierge Marie monte, glorieuse, dans le ciel. Elle met le comble à la joie des anges et des saints. C'est elle, en effet, dont la simple parole de salutation a fait exulter l'enfant encore enfermé dans le sein maternel (Lc 1,44). Quelle a dû être l'exultation des anges et des saints, lorsqu'ils ont pu entendre sa voix, voir son visage, et jouir de sa présence bénie ! Et pour nous, frères bien-aimés, quelle fête dans son Assomption glorieuse, quelle cause d'allégresse et quelle source de joie aujourd'hui ! La présence de Marie illumine le monde entier, tellement le ciel resplendit, irradié par l'éclat de la Vierge toute sainte. C'est donc à bon droit que résonne dans les cieux l'action de grâce et la louange.

      Mais nous..., dans la mesure où le ciel exulte de la présence de Marie, n'est-il pas raisonnable que notre monde d'ici-bas pleure son absence ? Mais non, ne nous plaignons pas, car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente (He 13,14) ; nous cherchons celle où la Vierge Marie est parvenue aujourd'hui. Si nous sommes déjà inscrits au nombre des habitants de cette cité, il convient aujourd'hui de nous souvenir d'elle..., de partager sa joie, de participer à cette allégresse qui réjouit aujourd'hui la cité de Dieu ; elle retombe aujourd'hui en rosée sur notre terre. Oui, elle nous a précédés, notre reine, elle nous a précédés et elle a été reçue avec tant de gloire que nous pouvons, nous ses humbles serviteurs, suivre notre souveraine en toute confiance en criant [avec l'Épouse du Cantique des Cantiques] : « Entraîne-nous à ta suite. Nous courrons à l'odeur de tes parfums ! » (Ct 1,3-4 LXX) Voyageurs sur la terre, nous avons envoyé en avant notre avocate..., Mère de miséricorde, pour plaider efficacement notre salut.

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
1er sermon pour l'Assomption (trad. Pain de Cîteaux 32, p. 63 rev.)

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SAINT MAXIMILIEN KOLBE
Confesseur, prêtre
Apôtre de l'Immaculée Conception
(1884-1941)
                       

Raymond Kolbe naquit à Pabjanice, en Pologne, petite cité alors dépendante de la Russie des Tsars. Doué d'un naturel vif, spontané et têtu, il lui arrivait souvent de mettre la patience de sa maman à l'épreuve. A l'âge de dix ans, un jour qu'il s'adressait à sa Mère du ciel après une nouvelle étourderie, la Vierge lui apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. Comme Elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment, le privilégié de Marie prit cette généreuse décision: «Je deviendrai meilleur de jour en jour.» Et en effet, le petit Raymond ne fut plus le même. L'élu de la Vierge rêvait déjà du martyre et en parlait avec effusion : Marie avait canalisé cette énergie bouillonnante.

A l'âge de 13 ans, Raymond entre au couvent St-François, à Lemberg, et y fait profession sous le nom de Maximilien-Marie. En 1912, il sort de Russie déguisé en paysan, poursuit ses études à l'université Grégorienne de Rome, et fonde la Milice de l'Immaculée qui constituera l'idée et l'oeuvre maîtresse de toute sa vie. Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier.
L'apostolat extérieur du Père Kolbe débute en Pologne, en janvier 1922, par la fondation du mensuel intitulé: Le Chevalier de l'Immaculée. En 1930, saint Maximilien-Marie part implanter une seconde Cité de Marie au Japon, près de Nagasaki. Deux ans plus tard, les Indes reçoivent le missionnaire de la Vierge dont le labeur demeure apparemment infécond à cause de sa santé ruinée par la tuberculose. Rappelé en Pologne où il doit reprendre la direction de sa première Cité, le Père Kolbe continue de se dépenser à la cause du règne de Marie avec un quart de poumon seulement.

Son action évangélisatrice embrasse tous les moyens d'apostolat: la parole, la diffusion de milliers de médailles miraculeuses, la presse, le cinéma, le théâtre, la radio, l'avion, etc... «Mais par-dessus tout, disait-il à ses frères, le bon exemple, la prière, la souffrance voulue par amour, voilà l'action par excellence. Notre plus grande mission est de montrer dans la vie pratique ce que doit être le Chevalier de l'Immaculée.»
La deuxième guerre mondiale le trouve à la tête de la plus importante organisation catholique de publications dans toute la Pologne. Avec une patience et une soumission aussi héroïque qu'admirable, saint Maximilien-Marie Kolbe accepta l'entière destruction de son oeuvre par les Nazis. Condamné aux travaux forcés dans le camp de mort d'Auschwitz, il fut un rayon de soleil pour les prisonniers. En 1941, la veille de la fête de l'Assomption le Saint mourut dans le bunker de la faim, après avoir offert sa vie pour sauver celle d'un brave père de famille condamné à mort.
Voici, glanée dans ses écrits spirituels, sa recette de sainteté: «v égale V. C'est la formule qu'il donne et explique longuement. En peu de mots, elle signifie: «Si je veux ce que Dieu veut, je serai un saint.»
Tiré de la notice biographique sur une image de saint Maximilien-Marie Kolbe, aux éditions Magnificat. Et un résumé O.D.M. -- Cortège Marial, par les Frères Maristes, 2e édition, 1954
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LE Bx ALAIN DE LA ROCHE 
Le bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428. Il prit l'habit de Saint-Dominique au couvent de Dinan, et y fit profession. Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa vie religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis. Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle.
Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à Elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne L'eût saluée par l'Ave Maria. Un de ses disciples a écrit que "sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux." Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi: celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du Rosaire. Et cependant cette mission, qui allait faire sa gloire, remplit un court espace de temps, deux ans environ.
On le voit, en attendant, enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie. Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au Rosaire; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de Sa beauté céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du Rosaire. Elle lui prédit des épreuves; mais Elle le soutint par cette parole: "Confie-toi en Ma protection maternelle, Je ne t'abandonnerai jamais." Il en vint à réciter plusieurs Rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria.
Il a raconté lui-même que sa sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le Rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église: Luther allait paraître. Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès. Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 septembre 1475.
                                "Ô Marie conçue sans péché 
                     priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 12 août 2026

13 Août : LA DORMITION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE / SAINTE RADEGONDE, Reine des Francs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 
Par ces paroles de son oraison de la messe du quinze août, l'Église dit clairement que la Vierge Marie est morte: «Nous reconnaissons qu'Elle est morte selon la condition de la chair.» Jésus-Christ est mort parce qu'Il S'était chargé de tous les péchés du monde et qu'Il avait accepté d'en porter toute la peine.  Comme Sauveur et Rédempteur du genre humain, Il devait être puni pour les crimes de tous les hommes, mais pour la Sainte Vierge,  Elle n'a point été chargée de nos péchés et Sa mort n'était point un moyen que Dieu avait choisi pour notre rédemption...
La très Sainte Vierge Marie reçut les apôtres rassemblés pour l'occasion de Son trépas, avec une joie et une humilité merveilleuses.  Élevant Ses yeux et Son esprit vers le ciel, Elle remercia Dieu de la grâce qu'Il Lui faisait de voir ces dignes instruments de Sa puissance et ces glorieux prédicateurs de Son Évangile.  Par un discours admirable, la Très Sainte Vierge consola les apôtres affligés de Son prochain départ.  Elle leur donna Sa bénédiction plus que maternelle, et les exhorta à continuer de travailler avec courage à l'établissement de l'Église qu'Elle appelait Sa Mère...  Elle leur promit de les assister puissamment du haut du ciel en employant tout son crédit auprès de Son divin Fils afin de leur obtenir l'abondance des grâces qui leur étaient nécessaires pour s'acquitter dignement de leurs fonctions et pour achever l'oeuvre de leur propre sanctification.
 
Bien qu'âgée de soixante-douze ans, la Vierge Marie n'était nullement malade. Aucun signe de vieillesse n'apparaissait en Elle, Son doux visage s'étant toujours maintenu dans la même beauté. Sa face rayonnait de joie et trahissait Son bonheur d'aller rejoindre l'Époux.
Au moment de rendre à Dieu Son âme bénie,  Marie S'inclina modestement sur Sa couche, Se plaça dans la posture où Elle désirait être ensevelie, et répéta Son Fiat : "Qu'il Me soit fait selon Votre parole."  Ayant ajouté cette divine parole de Son Fils en croix : "Je remets, Seigneur, Mon esprit entre Vos mains,la Très Sainte Vierge expira dans un élan d'amour inénarrable.

Le «Cette mort, dit saint Jean Damascène, fut sans aucune peine, de même que Son enfantement, lorsqu'Elle avait mis Jésus-Christ au monde, avait été sans douleur. Aussi Elle n'eut point d'autre cause que la véhémence de Son amour dont Sa nature ne put porter davantage le grand effort. La puissance de Dieu L'avait soutenue jusqu'alors au milieu de ce brasier, ce qui Lui avait conservé la vie, mais cette puissance ayant cessé pour un moment son opération, Elle cessa en même temps de vivre...» D'autres saints sont morts dans l'amour, c'est-à-dire en aimant Dieu actuellement, mais la Mère de la sainte dilection est morte par l'amour, et c'est l'amour qui Lui a ôté la vie naturelle pour Lui donner une vie de gloire.
Selon quelques Docteurs, Son divin Fils Lui offrit de ne point mourir, mais Marie choisit la mort par conformité à la mort du Rédempteur. Par ce sacrifice, Elle reçut un pouvoir souverain de procurer la grâce d'une sainte mort aux agonisants qui L'invoqueraient et de les assister dans leurs derniers combats. En mourant, la Très Sainte Vierge Marie est donc devenue l'Asile, l'Avocate et la Patronne de tous les mourants, diminuant et adoucissant ainsi la peine que nous éprouvons tous à mourir.  Désormais, nous pouvons L'invoquer à notre dernière heure avec encore plus de confiance en Sa maternelle bonté.
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SAINTE RADEGONDE
Reine des Francs

Radegonde, fille d'un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d'égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.

Elle eût voulu consacrer à DIEU sa virginité; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue.  Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres.  Six années passées sur le trône n'avaient point fait renoncer Radegonde à l'espérance de la vie du cloître. L'assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir. 

Radegonde se consacre à Dieu

Elle se rendit d'abord à Noyon, et, comme l'évêque hésitait à recevoir ses vœux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l'autel, et fut consacrée au SEIGNEUR.  De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d'une vie austère ; elle ne vivait que de pain de seigle et d'orge, d'herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin. 

Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d'elle et allumé près d'un malade suffisait à le guérir; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l'effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir.

  Radegone 8 ans, et son frère 10 ans font partie du butin de guerre
Grande fut l’inquiétude de Radegonde quand elle apprit que Clotaire voulait la rappeler à la cour ; mais elle obtint par ses prières de passer le reste de ses jours dans le monastère qu’elle fit bâtir à Poitiers.

Le roi détourné de son projet par saint Germain de Paris, dont Radegonde avait employé la médiation, se contenta de demander à Radegonde le secours de ses prières pour obtenir le pardon de ses crimes. 

Radegonde eut l’humilité de renoncer à son titre d’abbesse et de faire élire à sa place une jeune religieuse qu’elle avait élevée. On la vit multiplier de plus en plus ses effrayantes austérités, faire sa semaine de cuisine, balayer la maison à son tour, porter de l’eau et du bois comme les autres. 

S’étant fait faire une lame de cuivre où l’image de JÉSUS-CHRIST et les instruments de sa passion étaient gravés, elle la fit rougir au feu et se l’imprima en différents endroits du corps. La bienheureuse mort de Radegonde arriva le 13 août 587 ; elle avait soixante-huit ans. 

Pratique : Méprisez les honneurs, l'estime et les plaisirs du monde ; la vertu seule rend heureux.

                                      "Ô Marie conçue sans péché,
                        priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 11 août 2026

12 Août : SAINTE CLAIRE, Vierge et Fondatrice d'Ordre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINTE CLAIRE D'ASSISE 
Vierge et Fondatrice d'Ordre 
(1194-1253)
 

Sainte Claire naquit à Assise, en Italie le 16 juillet 1194, de parents fort recommandables parleur rang, leur fortune et leur vertu. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l'oraison, le mépris du monde, l'amour des pauvres et de la souffrance; sous ses habits précieux, elle portait un cilice. 


A l'âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d'Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à DIEU. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d'un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux. 


Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l'agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. "Morte ou vive, qu'on me ramène Agnès!" s'écria le père, furieux à cette nouvelle; mais DIEU fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vinrent les rejoindre. 

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante; on y vit pratiquer, sous la direction de sainte Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime: l'amour de DIEU était l'âme de toutes ses vertus. 

Claire dépassait toutes ses sœurs par sa mortification; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l'eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller. 


Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait mâtines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu'on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle. 

Claire est célèbre par l'expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria DIEU, et une voix du Ciel cria: "Je vous ai gardées et Je vous garderai toujours." Claire, malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis. Sa mort arriva le 12 août 1253. 

Pratique : Ayez un abandon tout filial à la conduite de la Providence

  "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 10 août 2026

11 Août : SAINTE PHILOMÈNE, Vierge et Martyre / SAINT TIBURCE, ET SAINTE SUZANNE, Martyrs et Vierges

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

SAINTE PHILOMÈNE
 Vierge et Martyre
Nous ne pouvons omettre en ce jour le nom d’une vierge et martyre inconnue jusqu’aux premières années de ce siècle, et dont le tombeau fut providentiellement découvert aux catacombes l’an 1802. DIEU a rendu célèbre par tant de miracles la découverte du corps de Sainte Philomène ; le culte de cette jeune sainte s’est répandu dans tout l’univers avec une rapidité si merveilleuse ; elle a reçu et reçoit de toutes parts des hommages si exceptionnels, qu’elle mérite d’être placée au premier rang parmi les vierges et martyres que vénère l’Église.

Le saint curé d’Ars l’appelait sa chère petite sainte et faisait des merveilles par son invocation. D’après les révélations respectables, sainte Philomène aurait été la fille d’un prince grec, et son glorieux martyre aurait eu lieu à Rome, sous Dioclétien.
D’après les études fort sérieuses des savants, sainte Philomène aurait été plutôt une enfant du peuple, immolée au 1er siècle pour JÉSUS-CHRIST, à l’âge de 12 ou 13 ans.
                            

L’examen de ses ossements a permis d’apprécier son âge ; la fiole de sang desséché trouvée dans sa tombe indique clairement son martyre ; les instruments de supplice peints sur la plaque de terre cuite qui fermait le tombeau, les flèches, l’ancre, la troche nous montrent quels genres de torture elle a soufferts.
On l’invoque dans tous les besoins ; mais elle semble s’être déclarée surtout l’amie et la protectrice des petits enfants. De tous les miracles qu’elle a faits, le plus grand et l’explosion de confiance et d’amour qu’elle a excitée en toute l’Église.
Pratique : Honorez sainte Philomène et ayez pour elle une dévotion particulière.
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SAINT TIBURCE ET SAINTE SUZANNE

Saint Tiburce, fils d’un préfet de Rome, traduit comme chrétien devant les tribunaux romains, répondit au juge « Je ne sacrifie qu’à DIEU, seul Créateur du monde, qui règne sur la terre et dans les cieux ». Comme le tyran le menaçait de le faire marcher sur des charbons ardents : « Tes charbons, dit-il, me seront aussi agréables que des roses. » Ce qui arriva en effet. Tiburce eut la tête tranchée, le 11 août 286.

Sainte Suzanne était nièce du pape saint Caïus et parent de l’empereur Dioclétien. Son refus d’épouser un fils de cet empereur fit découvrir qu’elle était chrétienne. Assistée par son ange d’une splendeur éclatante que DIEU lui envoya pour garder son innocence, condamnée ensuite à divers supplices qu’elle supporta avec un courage viril, elle remporta le 11 août 295 la double palme de la virginité et du martyre. 

"Ô Marie conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 9 août 2026

10 Août : SAINT LAURENT, Diacre et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

SAINT LAURENT 
Diacre et Martyr (+ en 259)

Saint Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre, pour avoir soin du trésor et des richesses de l’Eglise et en distribuer les revenus aux pauvres. 

L'an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant: "Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire?" Le saint Pape, ému, lui dit: " Je ne vous abandonne point, mon fils; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées ; vous me suivrez dans trois jours." 


Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs: mission que Laurent accomplit avec joie en distribuant tout l’argent qu’il avait entre les mains, vendant les vases sacrés pour en employer le prix au même usage. 

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes: "J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer." Le préfet accorda trois jours de délai. 


Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant: "Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à DIEU; l'Église n'a point d'autres richesses. Comment oses-tu me jouer, malheureux? dit le préfet; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial?" Puis il le fit déchirer à coups de fouets.


Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr: "Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices." 

Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé: "Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant; faites-moi rôtir de l'autre." Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme, le 10 août 258.

Pratique : Demandez à DIEU une foi vive comme celle des martyrs.

                                     "Ô Marie conçue sans péché, 
                           priez pour nous qui avons recours à Vous"