mercredi 12 août 2026

13 Août : LA DORMITION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE / SAINTE RADEGONDE, Reine des Francs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 
Par ces paroles de son oraison de la messe du quinze août, l'Église dit clairement que la Vierge Marie est morte: «Nous reconnaissons qu'Elle est morte selon la condition de la chair.» Jésus-Christ est mort parce qu'Il S'était chargé de tous les péchés du monde et qu'Il avait accepté d'en porter toute la peine.  Comme Sauveur et Rédempteur du genre humain, Il devait être puni pour les crimes de tous les hommes, mais pour la Sainte Vierge,  Elle n'a point été chargée de nos péchés et Sa mort n'était point un moyen que Dieu avait choisi pour notre rédemption...
La très Sainte Vierge Marie reçut les apôtres rassemblés pour l'occasion de Son trépas, avec une joie et une humilité merveilleuses.  Élevant Ses yeux et Son esprit vers le ciel, Elle remercia Dieu de la grâce qu'Il Lui faisait de voir ces dignes instruments de Sa puissance et ces glorieux prédicateurs de Son Évangile.  Par un discours admirable, la Très Sainte Vierge consola les apôtres affligés de Son prochain départ.  Elle leur donna Sa bénédiction plus que maternelle, et les exhorta à continuer de travailler avec courage à l'établissement de l'Église qu'Elle appelait Sa Mère...  Elle leur promit de les assister puissamment du haut du ciel en employant tout son crédit auprès de Son divin Fils afin de leur obtenir l'abondance des grâces qui leur étaient nécessaires pour s'acquitter dignement de leurs fonctions et pour achever l'oeuvre de leur propre sanctification.
 
Bien qu'âgée de soixante-douze ans, la Vierge Marie n'était nullement malade. Aucun signe de vieillesse n'apparaissait en Elle, Son doux visage s'étant toujours maintenu dans la même beauté. Sa face rayonnait de joie et trahissait Son bonheur d'aller rejoindre l'Époux.
Au moment de rendre à Dieu Son âme bénie,  Marie S'inclina modestement sur Sa couche, Se plaça dans la posture où Elle désirait être ensevelie, et répéta Son Fiat : "Qu'il Me soit fait selon Votre parole."  Ayant ajouté cette divine parole de Son Fils en croix : "Je remets, Seigneur, Mon esprit entre Vos mains,la Très Sainte Vierge expira dans un élan d'amour inénarrable.

Le «Cette mort, dit saint Jean Damascène, fut sans aucune peine, de même que Son enfantement, lorsqu'Elle avait mis Jésus-Christ au monde, avait été sans douleur. Aussi Elle n'eut point d'autre cause que la véhémence de Son amour dont Sa nature ne put porter davantage le grand effort. La puissance de Dieu L'avait soutenue jusqu'alors au milieu de ce brasier, ce qui Lui avait conservé la vie, mais cette puissance ayant cessé pour un moment son opération, Elle cessa en même temps de vivre...» D'autres saints sont morts dans l'amour, c'est-à-dire en aimant Dieu actuellement, mais la Mère de la sainte dilection est morte par l'amour, et c'est l'amour qui Lui a ôté la vie naturelle pour Lui donner une vie de gloire.
Selon quelques Docteurs, Son divin Fils Lui offrit de ne point mourir, mais Marie choisit la mort par conformité à la mort du Rédempteur. Par ce sacrifice, Elle reçut un pouvoir souverain de procurer la grâce d'une sainte mort aux agonisants qui L'invoqueraient et de les assister dans leurs derniers combats. En mourant, la Très Sainte Vierge Marie est donc devenue l'Asile, l'Avocate et la Patronne de tous les mourants, diminuant et adoucissant ainsi la peine que nous éprouvons tous à mourir.  Désormais, nous pouvons L'invoquer à notre dernière heure avec encore plus de confiance en Sa maternelle bonté.
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SAINTE RADEGONDE
Reine des Francs

Radegonde, fille d'un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d'égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.

Elle eût voulu consacrer à DIEU sa virginité; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue.  Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres.  Six années passées sur le trône n'avaient point fait renoncer Radegonde à l'espérance de la vie du cloître. L'assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir. 

Radegonde se consacre à Dieu

Elle se rendit d'abord à Noyon, et, comme l'évêque hésitait à recevoir ses vœux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l'autel, et fut consacrée au SEIGNEUR.  De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d'une vie austère ; elle ne vivait que de pain de seigle et d'orge, d'herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin. 

Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d'elle et allumé près d'un malade suffisait à le guérir; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l'effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir.

  Radegone 8 ans, et son frère 10 ans font partie du butin de guerre
Grande fut l’inquiétude de Radegonde quand elle apprit que Clotaire voulait la rappeler à la cour ; mais elle obtint par ses prières de passer le reste de ses jours dans le monastère qu’elle fit bâtir à Poitiers.

Le roi détourné de son projet par saint Germain de Paris, dont Radegonde avait employé la médiation, se contenta de demander à Radegonde le secours de ses prières pour obtenir le pardon de ses crimes. 

Radegonde eut l’humilité de renoncer à son titre d’abbesse et de faire élire à sa place une jeune religieuse qu’elle avait élevée. On la vit multiplier de plus en plus ses effrayantes austérités, faire sa semaine de cuisine, balayer la maison à son tour, porter de l’eau et du bois comme les autres. 

S’étant fait faire une lame de cuivre où l’image de JÉSUS-CHRIST et les instruments de sa passion étaient gravés, elle la fit rougir au feu et se l’imprima en différents endroits du corps. La bienheureuse mort de Radegonde arriva le 13 août 587 ; elle avait soixante-huit ans. 

Pratique : Méprisez les honneurs, l'estime et les plaisirs du monde ; la vertu seule rend heureux.

                                      "Ô Marie conçue sans péché,
                        priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 11 août 2026

12 Août : SAINTE CLAIRE, Vierge et Fondatrice d'Ordre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINTE CLAIRE D'ASSISE 
Vierge et Fondatrice d'Ordre 
(1194-1253)
 

Sainte Claire naquit à Assise, en Italie le 16 juillet 1194, de parents fort recommandables parleur rang, leur fortune et leur vertu. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l'oraison, le mépris du monde, l'amour des pauvres et de la souffrance; sous ses habits précieux, elle portait un cilice. 


A l'âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d'Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à DIEU. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d'un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux. 


Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l'agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. "Morte ou vive, qu'on me ramène Agnès!" s'écria le père, furieux à cette nouvelle; mais DIEU fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vinrent les rejoindre. 

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante; on y vit pratiquer, sous la direction de sainte Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime: l'amour de DIEU était l'âme de toutes ses vertus. 

Claire dépassait toutes ses sœurs par sa mortification; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l'eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller. 


Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait mâtines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu'on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle. 

Claire est célèbre par l'expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria DIEU, et une voix du Ciel cria: "Je vous ai gardées et Je vous garderai toujours." Claire, malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis. Sa mort arriva le 12 août 1253. 

Pratique : Ayez un abandon tout filial à la conduite de la Providence

  "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 10 août 2026

11 Août : SAINTE PHILOMÈNE, Vierge et Martyre / SAINT TIBURCE, ET SAINTE SUZANNE, Martyrs et Vierges

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

SAINTE PHILOMÈNE
 Vierge et Martyre
Nous ne pouvons omettre en ce jour le nom d’une vierge et martyre inconnue jusqu’aux premières années de ce siècle, et dont le tombeau fut providentiellement découvert aux catacombes l’an 1802. DIEU a rendu célèbre par tant de miracles la découverte du corps de Sainte Philomène ; le culte de cette jeune sainte s’est répandu dans tout l’univers avec une rapidité si merveilleuse ; elle a reçu et reçoit de toutes parts des hommages si exceptionnels, qu’elle mérite d’être placée au premier rang parmi les vierges et martyres que vénère l’Église.

Le saint curé d’Ars l’appelait sa chère petite sainte et faisait des merveilles par son invocation. D’après les révélations respectables, sainte Philomène aurait été la fille d’un prince grec, et son glorieux martyre aurait eu lieu à Rome, sous Dioclétien.
D’après les études fort sérieuses des savants, sainte Philomène aurait été plutôt une enfant du peuple, immolée au 1er siècle pour JÉSUS-CHRIST, à l’âge de 12 ou 13 ans.
                            

L’examen de ses ossements a permis d’apprécier son âge ; la fiole de sang desséché trouvée dans sa tombe indique clairement son martyre ; les instruments de supplice peints sur la plaque de terre cuite qui fermait le tombeau, les flèches, l’ancre, la troche nous montrent quels genres de torture elle a soufferts.
On l’invoque dans tous les besoins ; mais elle semble s’être déclarée surtout l’amie et la protectrice des petits enfants. De tous les miracles qu’elle a faits, le plus grand et l’explosion de confiance et d’amour qu’elle a excitée en toute l’Église.
Pratique : Honorez sainte Philomène et ayez pour elle une dévotion particulière.
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SAINT TIBURCE ET SAINTE SUZANNE

Saint Tiburce, fils d’un préfet de Rome, traduit comme chrétien devant les tribunaux romains, répondit au juge « Je ne sacrifie qu’à DIEU, seul Créateur du monde, qui règne sur la terre et dans les cieux ». Comme le tyran le menaçait de le faire marcher sur des charbons ardents : « Tes charbons, dit-il, me seront aussi agréables que des roses. » Ce qui arriva en effet. Tiburce eut la tête tranchée, le 11 août 286.

Sainte Suzanne était nièce du pape saint Caïus et parent de l’empereur Dioclétien. Son refus d’épouser un fils de cet empereur fit découvrir qu’elle était chrétienne. Assistée par son ange d’une splendeur éclatante que DIEU lui envoya pour garder son innocence, condamnée ensuite à divers supplices qu’elle supporta avec un courage viril, elle remporta le 11 août 295 la double palme de la virginité et du martyre. 

"Ô Marie conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 9 août 2026

10 Août : SAINT LAURENT, Diacre et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

SAINT LAURENT 
Diacre et Martyr (+ en 259)

Saint Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre, pour avoir soin du trésor et des richesses de l’Eglise et en distribuer les revenus aux pauvres. 

L'an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant: "Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire?" Le saint Pape, ému, lui dit: " Je ne vous abandonne point, mon fils; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées ; vous me suivrez dans trois jours." 


Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs: mission que Laurent accomplit avec joie en distribuant tout l’argent qu’il avait entre les mains, vendant les vases sacrés pour en employer le prix au même usage. 

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes: "J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer." Le préfet accorda trois jours de délai. 


Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant: "Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à DIEU; l'Église n'a point d'autres richesses. Comment oses-tu me jouer, malheureux? dit le préfet; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial?" Puis il le fit déchirer à coups de fouets.


Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr: "Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices." 

Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé: "Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant; faites-moi rôtir de l'autre." Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme, le 10 août 258.

Pratique : Demandez à DIEU une foi vive comme celle des martyrs.

                                     "Ô Marie conçue sans péché, 
                           priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 8 août 2026

9 Août : SAINT ÉTIENNE, Pape et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

Saint Étienne 
Pape et Martyr

Saint Étienne était Romain de naissance ; il fut élu pape l’an 253. Ce pontife fut d’une fermeté remarquable à une époque fort difficile, où les hérésies se joignaient aux persécutions pour désoler l’Église. Il trancha, aux applaudissements de l’Église entière, la controverse concernant la réitération du baptême : « Qu’on n’introduise aucune nouveauté, et qu’on s’en tienne à la tradition ».

Saint Étienne s’appliquait avec un zèle incroyable à soutenir la foi des fidèles à Rome. L’Empereur Valérien ayant lancé un édit terrible qui tendait directement à la destruction du nom chrétien, le pape assembla tout ce qu’il put du clergé et des fidèles et les exhorta vivement à soutenir sans faiblesse le choc de la tempête qui allait sévir ; puis il baptisa un grand nombre de catéchumènes, offrit le saint sacrifice dans les catacombes et mit ordre aux affaires de l’Église, en prévision de sa mort prochaine.

Un tribun romain nommé Némésius vint le conjurer de rendre la vue à sa fille aveugle de naissance ; Étienne lui promit de la guérir s’il voulait croire en JÉSUS-CHRIST. L’enfant, rendue à la lumière terrestre, fut en même temps éclairée de la lumière céleste et reçut au baptême le nom de Lucile ; le père se déclara aussi chrétien et reçut ce jour même, le saint baptême avec soixante-trois autres nouveaux convertis.

Cependant le tribun Némésisus et sa fille furent cités comme chrétiens au tribunal du préfet Olympius avec leur intendant Sempronius. Le préfet les pressa d’abord d’adorer la statue de Mars, mais Sempronius la regardant avec indignation s’écria : « Que NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, Fils du DIEU vivant, te brise et te disperse ! » Et la statue tomba en pièces. Le préfet fut tellement frappé de ce miracle qu’il se convertit avec sa femme Exupérie, son fils Théodule et toute leur famille. Le pape Étienne vint les instruire, les anima à la persévérance et leur conféra le baptême d’eau auquel vint s’adjoindre peu de jours après, le baptême sanglant du martyre.

Le pontife,  après avoir vu immoler encore de nombreuses victimes, fut lui-même pris et conduit au tribunal de l’empereur Valérien : « N’es-tu point de ces séditieux qui troublent l’Etat et détournent le peuple du culte des dieux ? lui dit le tyran. – Je ne trouble point l’Etat, répondit Étienne, mais j’exhorte le peuple à laisser le culte des démons pour adorer le vrai DIEU. – Tu blasphèmes, dit Valérien, mais tu payeras par ta mort l’injure que tu fais à nos dieux. »

Conduit au temple de Mars, le saint pape se met en prière et sa prière est si efficace, que le tonnerre gronde violemment et que la foudre renverse une partie du temple. Ce fracas épouvanta tellement les soldats et les bourreaux qu’ils s’enfuirent.  Étienne se rendit aux catacombes, offrit le saint sacrifice et fut massacré sur son siège pontifical le 2 août 257.

Pratique : Ayez une fermeté inébranlable dans tout ce qui concerne la gloire de DIEU et la vérité. 

 "Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 7 août 2026

8 Août : SAINT JEAN-MARIE VIANNEY, Confesseur / SAINT CYRIAQUE ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINT JEAN-BAPTISTE-MARIE VIANNEY 
Curé d'Ars 
(1786-1859)

On a dit de plus d'un personnage, de plus d'un Saint, qu'ils furent les prodiges de leur siècle. Ceci n'est peut-être vrai de personne autant que du curé d'Ars. Cet homme si humble vit, pendant une trentaine d'années, tout l'univers, pour ainsi dire, attentif à ses vertus et à sa gloire, et tout le monde chrétien à ses pieds; il est assurément l'une des merveilles de la sainteté et de l'apostolat.

Né à Dardilly, non loin de Lyon, trois ans avant la Révolution française, de simples cultivateurs profondément chrétiens, il fut d'abord berger et occupé aux travaux des champs. Dès ses premières années, il se distingua par sa candeur, sa piété, son amour pour la Sainte Vierge, et sa charité pour les pauvres. 


Il parvint au sacerdoce grâce à sa piété plus qu'à ses talents. Après quelques années de vicariat, il fut appelé à la cure d'Ars, et, en apercevant le clocher de sa paroisse, il se mit à genoux pour prier DIEU et lui recommander son ministère.  Son premier soin fut de visiter ses paroissiens; il les eut vite conquis par sa vertu, et l'on vit succéder aux abus de toutes sortes et à l'indifférence, grâce à son zèle, un esprit profondément chrétien, une parfaite observance du dimanche: la paroisse, sous l'impulsion d'un Saint, était devenue une communauté religieuse. 


Bientôt, des pays voisins, on accourut pour l'entendre, pour se confesser à lui et obtenir des miracles, qu'il attribuait à sainte Philomène, dont le culte tout nouveau croissait chaque jour en popularité; aussi l'appelait-il "sa chère petite Sainte". 

Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'était étendue au-delà de la France, et l'on ne tarda pas à venir de plus loin; la paroisse d'Ars, jadis inconnue et solitaire, était devenue un centre d'attraction universelle; aux personnes pieuses se joignaient des impies, des incrédules, des débauchés; les conversions se multipliaient par milliers. Il passait régulièrement jusqu'à seize et dix-huit heures par jour au confessionnal, et le reste du temps en prédications, catéchisme et prières. 

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SAINT SYRIAQUE et ses Compagnons
Martyrs 
(+ 303)

Saint Cyriaque, de famille patricienne, après avoir exercé les fonctions importantes de préfet de la Toscane, embrassa la religion chrétienne et donna tout son bien aux pauvres. Il fut ordonné diacre sous le Pape Marcellin.

Surpris avec son collègue Largus, diacre comme lui, pendant qu'il portait des vivres aux chrétiens persécutés qu'on occupait à la construction d'un monument de l'empire, il fut condamné au même supplice, ainsi que son compagnon, et ne put désormais soutenir les chrétiens, ses frères que par la parole et par l'exemple. L'empereur, apprenant cela, les fit jeter dans un cachot obscur.

Cependant la fille du tyran Dioclétien fut possédée d'un démon qui la tourmentait avec violence et disait: "Cyriaque seul pourra me chasser." On l'envoya chercher dans sa prison, avec Largus et un autre compagnon nommé Smaragus. La jeune fille fut délivrée et reçut bientôt le Baptême à l'insu de son père.  Cyriaque, en reconnaissance, fut rendu à la liberté.

Or le démon chassé du corps de la fille de l'empereur s'était emparé de la fille du roi de Perse, qui s'écriait dans ses tortures que Cyriaque de Rome pouvait seul la délivrer.  Cyriaque, mandé par le roi persan, consentit à faire le voyage avec ses deux compagnons, espérant procurer la gloire de JÉSUS-CHRIST.  La fille possédée fut guérie au nom de JÉSUS-CHRIST et devint chrétienne.

Cyriaque et ses amis demeurèrent quelques temps en Perse pour prêcher la foi et affermir les nouveaux chrétiens.  De retour à Rome, ils profitèrent de leur liberté pour continuer à soulager les pauvres et les malheureux et à se rendre aux assemblées des chrétiens.

Mais bientôt, pendant l'absence de Dioclétien, l'autre empereur, nommé Maximien, fit saisir les trois vaillants chrétiens: "Adorez les dieux de l'empire", leur dit le juge. "Nous ne connaissons, répondit Cyriaque, que JÉSUS-CHRIST, Maître du Ciel et de la terre, mort sur la Croix pour notre salut."

Aussitôt le bourreau reçoit l'ordre cruel de verser de la poix bouillante sur la tête du saint diacre, qui remerciait DIEU et chantait: "Gloire à Vous, SEIGNEUR, qui me jugez digne de souffrir pour Votre nom! – Qu'on l'étende sur le chevalet, reprit le juge, qu'on disloque ses membres et qu'on le frappe à coups de bâtons!"

Pendant le supplice, Cyriaque, souriant et paisible, les yeux levés au Ciel, murmurait cette prière: "SEIGNEUR JÉSUS, gloire à Vous! Ayez pitié de moi, Votre indigne serviteur; je Vous rends grâces, mon Dieu, qui me permettez de souffrir pour Votre saint nom!" Les invincibles martyrs eurent la tête tranchée le lendemain, avec une vingtaine d’autres chrétiens.

Le corps de Cyriaque fut placé par sainte Lucine dans une catacombe, sur la voie d’Ostie. C’était l’an 303.

Pratique : Rendez grâces à Dieu dans les épreuves qu’Il vous envoie.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous.”