dimanche 12 avril 2026

12 Avril : DIMANCHE IN ALBIS / SAINT JULES, Pape / SAINT SABAS LE GOTH, Martyr / Bse CATHERINE DE SAINT-AUGUSTIN, Augustine hospitalière de la Miséricorde de JÉSUS

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

 

Saint Jules,  romain de naissance, fut élu pape en 337 ; il protégea Saint Athanase contre les Ariens, travailla beaucoup, par ses écrits et par des conciles, à la destruction de l'arianisme, et après un pontificat de quinze ans, fécond en grandes et saintes œuvres, mourut le 12 avril 352. 

=================
 
SAINT SABAS LE GOTH 
Martyr

Saint Sabas  avait embrassé la religion chrétienne dès sa jeunesse, et il conçut tant d'estime pour la perfection, qu'il en fit le but unique de sa vie. Élevé au milieu du peuple barbare des Goths, presque entièrement païen à cette époque, il sut échapper aux dangers d'un tel milieu et se conserver juste et pur au milieu de la corruption, pénitent au milieu de la licence. 

Il empêcha, par son courage et au péril de ses jours, les chrétiens persécutés de sauver leur vie grâce à une supercherie qui consistait à manger de la viande prétendue offerte aux idoles, mais non offerte en réalité. Quelques habitants de son bourg, afin d'éviter la persécution, voulaient jurer qu'il n'y avait pas un chrétien parmi eux ; mais Sabas  s'écria : "Que personne ne jure pour moi, car je suis chrétien.

Peu de temps après, Sabas fut saisi pendant la nuit par les ennemis de la religion de JÉSUS-CHRIST, arraché de son lit, jeté sur des épines en feu et meurtri à coups de bâtons. Le lendemain, on lui présenta, ainsi qu'à un autre prêtre prisonnier avec lui, des viandes offertes aux idoles. Tous les deux répondirent qu'on pouvait les mettre à mort, mais qu'il leur était défendu de manger de ces viandes. 

Un des bourreaux enfonça son javelot dans la poitrine de Sabas; par miracle, le javelot ne laissa aucune trace ni ne causa aucune douleur au martyr : « Vous avez cru me tuer, dit-il au barbare, mais je vous affirme que je n'ai rien senti ; votre instrument a été pour moi comme un flocon de laine inoffensif. » 

Loin d'être touchés du prodige, les persécuteurs le menacèrent de le jeter dans le fleuve voisin : "Soyez béni, SEIGNEUR, s'écria-t-il, et que le nom de votre Fils JÉSUS-CHRIST soit béni dans tous les siècles. Vous permettez que le coup qui me donnera la vie éternelle donne à mes ennemis et aux vôtres une mort sans fin. » 

Les soldats du tyran voulaient le renvoyer ; mais Sabas leur dit : « Faites ce qui vous est ordonné. » 

Ils le prirent donc et le jetèrent dans le fleuve, où ils lui enfoncèrent dans le corps un essieu de charrette. Sabas n'était âgé que de trente-huit ans. Son martyre arriva le 12 avril 372. Son corps, retiré du fleuve, fut laissé sur le rivage pour devenir la proie des bêtes féroces ; mais il demeura intact, fut enlevé par les fidèles et reçut une sépulture honorable. 

Pratique : Remerciez DIEU de votre éducation chrétienne

================
BIENHEUREUSE 
CATHERINE de SAINT-AUGUSTIN
Augustine Hospitalière de la Miséricorde de Jésus
(1632-1668)

Issue de deux familles nobles du Cotentin, Catherine de Saint-Augustin naquit et fut baptisée le 3 mai 1632, à Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans l'actuel département de la Manche, en France. Son père, Jacques Simon de Longpré, était avocat, et sa mère, Françoise Jourdan de Launay, fille d'un lieutenant civil et criminel.

L'éducation de la fillette fut confiée à ses grands-parents maternels. Les Jourdan tenaient chez eux une sorte d'hôpital où ils recevaient et soignaient les pauvres et les malades; Catherine fut très tôt initiée aux exercices de la charité et à la pratique de la vertu.

Catherine, attirée par la vie religieuse, encouragée par saint Jean Eudes entra comme postulante à l'Hôtel-Dieu de Bayeux le 7 octobre 1644.  Elle avait douze ans et demi. Deux ans plus tard, elle fut admise au noviciat. C'est alors qu'elle conçut le désir d'aller en Canada, où des Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus avaient, en 1539, fondé l'Hôtel-Dieu de Québec.

Quand celles-ci demandèrent de nouvelles recrues, Catherine se porta aussitôt volontaire. Elle n'avait pas encore seize ans. On tenta de la dissuader, et son père s'opposa à son dessein; elle fit le vœu "de vivre et de mourir en Canada, si DIEU lui en ouvrait la porte". Tout le monde dut céder à ses raisons, et Catherine fit profession religieuse le 4 mai 1648, en prévision de son embarquement, le 27 mai.  Le 19 août 1648, elle arrivait à Québec.

Mère Catherine de Saint-Augustin allait être d'un grand secours à sa communauté: elle y remplit les charges d'administratrice du monastère, de directrice de l'hôpital, de conseillère et maîtresse des novices. Pendant son premier triennat comme dépositaire, elle dirigea la construction du nouvel Hôtel-Dieu.

Pourtant, cette jeune moniale si active fut presque toujours malade. Elle eut plus de huit ans la fièvre sans garder le lit, sans se plaindre, sans désister de faire son obéissance, sans perdre ses exercices, soit de chœur, soit de ses offices, soit de communauté. Non seulement elle ne se plaignait pas, mais elle était toujours d'un abord si agréable et d'une si grande douceur que tout le monde en était charmé.
 
La discrétion de Catherine trompa même ses consœurs sur ses dispositions intérieures. On considéra, de son vivant, qu'elle se comportait tout simplement comme une bonne religieuse, car, à l'exception de son directeur et de son évêque, personne ne savait ce qui se passait en elle. Les richesses de sa vie intérieure et les merveilles mystiques que l'ESPRIT-SAINT opérait en son âme ne furent révélées qu'après sa mort.

On raconte, à son sujet, des "choses extraordinaires": visions, révélations, combats constants contre les démons. Le bienheureux François de Laval, son évêque, et la bienheureuse Marie de l'Incarnation firent plus grand cas, cependant, de ses solides vertus que "des miracles et des prodiges". Marie de l'Incarnation, pour sa part, estimait que "les grâces que DIEU lui a faites étaient fondées sur trois vertus, qui sont l'humilité, la charité et la patience".
 
Ces trois vertus, Catherine les pratiqua à un degré vraiment héroïque à partir de 1663, année où le SEIGNEUR lui assigna sa mission personnelle au Canada: être "la victime pour les péchés d'autrui". Jamais, en effet, elle ne souffrit autant, en particulier de la part des démons, qui ne lui laissaient aucun repos, la torturant moralement et la rouant même de coups. Pourtant, jamais rassasiée de peines, l'humble hospitalière désirait s'immoler toujours davantage pour le salut des âmes et pour le bien spirituel de son pays d'adoption.

Enfin, consumée par la phtisie, elle mourut le 8 mai 1668, à l'âge de trente-six ans. Le bienheureux François de Laval, pour qui Catherine de Saint-Augustin était "l'âme la plus sainte qu'il eût connue", avait "une très particulière confiance" en son pouvoir, "car,  si elle nous a secourus si puissamment pendant le temps qu'elle a été parmi nous, écrit-il, que ne fera-t-elle pas maintenant qu'elle connaît avec plus de lumière les besoins, soit du pasteur, soit des ouailles?"

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 10 avril 2026

11 Avril : SAMEDI DE PÂQUES / SAINT LÉON LE GRAND, Pape, Docteur de l'Église / SAINTE GEMMA GALGANI, Vierge

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Saint Léon le Grand naquit à Rome, vers la fin du IVe siècle, d'une des premières familles de la Toscane,  et se fit remarquer dès sa jeunesse par ses brillants progrès dans les sciences sacrées.

Son rare mérite l'éleva promptement au titre d'archidiacre de l'Église romaine, où il put faire éclater ses grandes qualités d'administrateur ; il n'avait guère plus de quarante ans quand il fut appelé, par les vœux du clergé et du peuple sur le siège de Saint Pierre.

Toutes les qualités d'un pape remarquable parurent dans sa personne, et c'est à juste titre que la postérité, après ses contemporains, lui a donné le nom de Grand. L'époque était difficile : les manichéens, les donatistes, les ariens, les priscillianistes, les nestoriens et les eutychiens infestaient l'Église de leurs hérésies.

Le saint et docte Pontife, armé du glaive de la parole infaillible, combattit avec vigueur la doctrine impie de tous les côtés à la fois ; par ses lettres, par ses légats, par des conciles, il suscita un grand mouvement de résistance à l'erreur et le retour d'une grande multitude d'âmes à la justice et à la vérité.

Sa magnifique lettre au concile de Chalcédoine produisit un effet si admirable, que les six cents évêques, après en avoir entendu la lecture, s'écrièrent d'une voix unanime : "C'est Pierre qui a parlé par Léon !"L'un des faits les plus imposants d'un si beau et si fécond pontificat, c'est sa procession solennelle au-devant d'Attila, roi des Huns, surnommé le fléau de DIEU qui avançait vers Rome pour la détruire.

Attila, chose étonnante, l'accueillit avec respect et lui promit de laisser en paix la Ville éternelle, moyennant un faible tribut annuel. Les barbares, murmurant de voir leur chef reculer, lui demandèrent raison de sa conduite : « Pendant que le Pontife me parlait, leur dit-il, je voyais à ses côtés un autre Pontife d'une majesté toute divine ; il se tenait debout, ses yeux lançaient des éclairs, et il me menaçait du glaive qu'il brandissait dans sa main ; j'ai compris que le Ciel se déclarait pour la ville de Rome. »

Ce personnage n'était autre que Saint Pierre. On devine quelle réception enthousiaste les Romains firent au Pontife victorieux. L'humanité, la douceur et la charité furent les principales vertus de saint Léon.  Ses écrits, qui suffiraient à l'illustrer, parla splendeur du style comme par l'élévation des pensées, montent à une hauteur plus grande encore quand il traite de l'Incarnation, et c'est pourquoi on lui a donné le titre de Docteur de l'Incarnation.

Les impies eux-mêmes rendent justice à la mémoire de ce pape, et l'un d'eux a dit qu'il surpassa tous les pontifes qui l'ont précédé, et qu'il eut peu de successeurs dont le mérite ait approché du sien.

Après vingt et un ans de souverain pontificat, Léon mourut le 18 novembre 461.
 
Pratique :  Priez beaucoup pour le Souverain Pontife : c'est une intention féconde et toute chrétienne.
 


========================
SAINTE GEMMA GALGANI 
Vierge 
(1878-1903)



Une vie d'holocauste, de prodiges et de douleurs, tel est le résumé du court passage de cette vierge de Lucques en Italie.

Gemma naquit le 12 mars 1878, à Camigliana, en Italie. Sa mère tuberculeuse pressentant sa fin s'efforçait de diriger ses enfants vers DIEU A peine âgée de trois ans, la petite Gemma était demi-pensionnaire à l'école; aussi, dès l'âge de cinq ans la fillette savait lire l'office de la Sainte Vierge et y mettait tout son coeur.  DIEU marqua cette enfant de prédilection du sceau de Sa croix; dès ses huit ans, elle perdit sa chère mère.

A cet âge, son plus ardent désir était de communier, mais la coutume ne le permettait pas. Voyant qu'elle dépérissait à vue d'oeil, son confesseur lui donna une autorisation spéciale et c'est avec joie qu'elle put s'approcher de la Sainte Table. A partir de ce moment, Gemma prit la résolution de se tenir toujours en présence de DIEU. 




La tuberculose dont moururent sa mère, son frère et son père avait déjà atteint Gemma dès l'âge de vingt ans.  Orpheline, elle fut placée dans une famille amie où elle fut traitée comme une fille de la maison, et où elle pouvait mener dans le monde une vie cachée dans le CHRIST.  Un premier vendredi du mois de mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l'Addolorata, ce Saint lui apparut et la guérit miraculeusement.  Délivrée de son mal, Gemma tient à réaliser le grand désir de sa vie: devenir religieuse passioniste. Hélas! ses démarches sont repoussées.

Le 8 juin 1899, Gemma Galgani reçoit les stigmates. La voie de sa sanctification se dessine de plus en plus clairement. "Apprends à souffrir, car la souffrance apprend à aimer," lui dit JÉSUS la veille de la fête du Sacré-Coeur. 


En même temps que les ravissements la faisaient vivre dans un état d'union extatique, la souffrance ne la quittait pas. Gemma participait aux douleurs du CHRIST; elle connut Sa sueur de Sang,  Son couronnement d'épines et Ses stigmates.  

Le démon la harcelait, la rouait de coups; Gemma souffrait tout en esprit de réparation. Au cours de la dernière maladie qui la terrassa, elle apprit d'une manière surnaturelle qu'avant de voir s'ouvrir le ciel, il lui faudrait passer encore par un déchirant calvaire en expiation des péchés commis dans le sacerdoce.  Les tourments qu'elle endura pendant plusieurs mois furent indicibles, mais sa patience ne faiblit point; elle s'offrait continuellement en victime d'holocauste.

"Ô Marie conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 9 avril 2026

10 Avril : VENDREDI DE PÂQUES / SAINT MICHEL DES SAINTS, Trinitaire déchaussé / SAINT FULBERT, Évêque de Chartres

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINT MICHEL des SAINTS 
Trinitaire déchaussé 
(1591-1624)

Il est né à Vich, en Catalogne (Espagne), le 29 septembre 1591. Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse, il fait le vœu de chasteté perpétuelle.  

A l'âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne. Il s'y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de NOTRE-SEIGNEUR, lorsqu'il fut découvert et obligé à revenir chez lui. En rentrant sous le toit paternel, Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu'il s'était proposé de suivre.  

Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n'avait qu'une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline. Ses mortifications étaient si rigoureuses qu'on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter. 

Michel n'avait que douze ans lorsqu'il prit la ferme résolution d'embrasser l'état religieux. Il se rendit à Barcelone et se présenta chez les Trinitaires qui l'admirent au noviciat. Dès qu'il eut atteint l'âge fixé par les canons de l'Église, il fit ses vœux le 30 septembre 1607.  


Peu de mois après, il apprit que le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception venait d'entreprendre la réforme de l'Ordre de la Sainte Trinité. Il se hâta d'aller se joindre aux fervents religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l'institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur. 

Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle. Il ne possédait qu'une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture. Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses célestes.  

On a écrit qu'il passait des heures et des heures agenouillé devant le Saint Sacrement à la chapelle et qu'il fut souvent favorisé d'extases et de visions célestes pendant qu'il célébrait les saints mystères. Mais quelles que soient les consolations célestes que Saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s'en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité. Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes.  

Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint. On l'appelait: la fleur des Saints, d'où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité. Son mérite le fit choisir par deux fois pour gouverner des maisons de son Ordre. Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 avril 1625.

Résumé o.d.m. d'après les Petits Bollandistes, Paris, 1874, tome VIII, p. 61-63

===================================

SAINT FULBERT 
Évêque de Chartres 
(mort en 1028 ou 1030)

Saint Fulbert, l'un des plus grands et des plus saints évêques de Chartres, fut aussi le premier savant de son époque; l'un de ses biographes dit, en effet, qu'il surpassait facilement tous ses contemporains, tant dans la connaissance des Saintes Écritures que dans les sciences profanes.  

Son humilité, qui brille à chaque page de ses lettres, ne fait qu'ajouter à son rare mérite: "Je suis, écrivait-il, le très petit évêque d'une très grande Église." -- "Je suis un homme rempli de misères, incapable de me conduire moi-même et néanmoins chargé de conduire les autres dans les voies du salut."  

Il fut le modèle des pasteurs, par son zèle à défendre les intérêts de l'Église. Sans négliger le gouvernement de son peuple, il trouvait du temps pour composer de pieux ouvrages. Ses sermons en l'honneur de la Sainte Vierge, pour Laquelle il avait une dévotion particulière, sont très remarquables; jamais il n'était plus éloquent en chaire que quand il exhortait son peuple au culte et à l'amour de Marie. 


L'auguste Mère de DIEU Se plut à récompenser sa piété par des faveurs extraordinaires. Dans une maladie très grave, Marie fit couler sur ses lèvres un baume céleste, et le mal disparut. 

Une des gloires de Fulbert, c'est la construction de la cathédrale de Chartres, qui subsiste encore. L'ancienne ayant été détruite par un effroyable incendie, il employa au temple magnifique qu'il fit construire tout ce qu'il possédait; les largesses royales affluèrent de toutes parts. Il s'appliqua ensuite à faire honorer DIEU dans ce temple par des chants harmonieux et des cérémonies majestueuses, convaincu que le peuple trouve là une excitation une excitation puissante à la vertu et à la piété. 


On rapporte que Saint Fulbert avait un talent spécial pour consoler les personnes affligées. Après vingt-deux ans d'épiscopat, l'illustre pontife plein de mérites entendit enfin ces paroles du Maitre : Courage, bon et fidèle serviteur, entrez dans la gloire du Seigneur. 

C'est dans la crypte de cette cathédrale insigne qu'est honorée Notre-Dame-de-sous-terre, dont l'histoire merveilleuse remonterait au temps des Druides, et dont l'image était dédiée à la Vierge qui devait enfanter: Virgini pariturae. 

Pratique Ne vous enorgueillissez point de vos œuvres. Rapportez tout à DIEU
 

      "Ô Marie conçue sans péché, 
      priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 8 avril 2026

9 Avril : SAINT JEAN L'AUMONIER, Patriarche d'Alexandrie / TEMPS PASCAL : JEUDI DE PÂQUES

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Saint Jean, surnommé L'Aumonier à cause de ses aumônes extraordinaires, naquit dans l'île de Chypre ; il s'engagea de bonne heure dans les liens du mariage et perdit son épouse et ses enfants.

Libre de tous liens, il distribua sa fortune aux pauvres et ne s'occupa plus que des exercices de la piété chrétienne.  Sa réputation de sainteté lui valut d'être choisi pour patriarche d'Alexandrie, l'an 608. 

Son premier soin, dans cette éminente dignité, fut de se procurer une liste exacte des pauvres, qu'il appelait ses maîtres et ses seigneurs, parce que JÉSUS-CHRIST leur a donné le pouvoir d'ouvrir les portes du ciel. 

Il s'en trouva sept mille cinq cents : il les prit sous sa protection et se chargea de pourvoir à leurs besoins. Il employait deux jours de la semaine à terminer les différends, à consoler les affligés, à soulager les malheureux. 

Un homme qu'il avait soulagé lui témoignant sa reconnaissance, il l'interrompit en lui disant : « Mon frère, je n'ai point encore répandu mon sang pour vous, ainsi que JÉSUS-CHRIST, mon Sauveur et mon Dieu, me l'ordonne. » 

Sa charité franchit les bornes du diocèse d'Alexandrie, et il ne put assurément y suffire sans miracles. Jean ne se rebutait point de donner deux et trois fois aux mêmes personnes qui le sollicitaient. Un jour, quelqu'un pour l'éprouver, se présenta trois fois de suite sous différents costumes pauvres ; le patriarche, averti, n'en donna pas moins toujours, disant : «C'est peut-être JÉSUS-CHRIST déguisé en mendiant qui veut éprouver ma charité. » 

Si l'on était tenté de s'étonner de tant de libéralités, il faudrait se rappeler que la terre et tous ses biens sont au SEIGNEUR. Au reste, un fait de sa jeunesse explique tout.  Il avait quinze ans, quand la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d'une vierge, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand roi ; si tu veux m'épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c'est moi qui l'ait fait descendre du ciel sur la terre pour sauver les hommes. » 

Pour éprouver la réalité de la vision, le lendemain matin, il donna son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d'or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : "Je vais voir si JÉSUS-CHRIST accomplira sa promesse en me donnant cent pour un. » II fit cette épreuve tant de fois, qu'à la fin il ne disait plus ces paroles,  mais ressentait toujours l'effet de la promesse divine. 

Bien que Jean donnât par fortes sommes, par grandes quantités, il recevait toujours bien davantage. Autant il était libéral pour les autres, autant il était pauvre et dur pour lui-même. Sa vie est pleine de mille traits merveilleux de charité. 

Jean mourut vers l'an 619. 

Pratique :
 Faites l'épreuve des promesses divines envers les cœurs charitables. 

                                        "Ô Marie conçue sans péché, 
                  priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 7 avril 2026

8 Avril : MERCREDI DE PÂQUES / SAINT PERPET ou PERPÉTUS, Évêque de Tours / Bse MARIA ASSUNTA, Franciscaine, Missionnaire de Marie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Saint Perpétus,  originaire d'une famille sénatoriale d'Auvergne, dans la première moitié du Ve siècle, fut désigné par l'éclat de ses vertus au clergé et au peuple de Tours pour gouverner leur église, en 461, et ou peut le regarder sans aucun doute comme l'un des plus saints et des plus illustres pontifes d'un diocèse qui en posséda un si grand nombre.
 
La gloire de l'épiscopat de Saint Perpétus, ce fut son amour pour Saint Martin et pour la basilique qu'il avait fait construire en son honneur, basilique que les auteurs et les poètes de l'époque comparent au temple de Salomon et regardent comme une des merveilles du monde.

La construction de ce temple, digne du saint qui devait y être honoré, dura vingt-deux ans ; sa consécration se fit avec une grande solennité; Perpétuy avait invité un grand nombre d'évêques et de religieux.

Lorsqu'on voulut exhumer le corps de Saint Martin pour le transporter dans le sanctuaire du nouvel édifice on éprouva des difficultés insurmontables, et l'on ne put remuer le cercueil ; le projet allait être abandonné, quand un vieillard inconnu, revêtu du costume d'abbé, s'approcha et dit : "Ne voyez-vous pas que Saint Martin est prêt à vous aider?". 

Et aussitôt, de ses mains, il souleva sans effort le corps du bienheureux. C'était sans doute un ange envoyé du ciel. De nombreux miracles s'opérèrent au tombeau de Saint Martin, et depuis ce temps le nom de Saint Perpétus se trouva lié à toutes les gloires de la superbe basilique.

Le saint évêque de Tours bâtit beaucoup d'autres églises ; de là vient qu'on le représente avec un édifice sacré sur la main, symbole qui convient fort bien, du reste, à l'un des plus grands bâtisseurs d'églises qui aient jamais existé. 

Saint Perpétus aima les pauvres, son clergé et son Église d'un ardent amour, comme son testament en fait foi. Voici quelques lignes de ces pages vraiment épiscopales : "Au nom de JÉSUS-CHRIST. Ainsi soit-il. Moi, Perpétus,  pécheur, prêtre de l'Église de Tours, je ne veux pas partir de ce monde sans laisser un testament, de peur que les pauvres ne soient privés des biens dont la bonté du Ciel m'a libéralement doté, et de peur que les biens d'un prêtre ne passent à d'autres familles qu'à mon Église. Je donne et lègue à tous les prêtres, diacres et clercs de mon Église la paix de NOTRE SEIGNEUR, JÉSUS-CHRIST.

Ainsi soit-il. Que le SEIGNEUR JÉSUS détruise du souffle de sa bouche tous les impies. Ainsi soit-il, ainsi soit-il! Paix soit à l'Église, paix soit au peuple, à la ville et à la campagne... Pour vous, mes frères bien-aimés, ma couronne, ma joie, mes seigneurs, mes enfants, pauvres de JÉSUS-CHRIST, indigents, mendiants, malades, orphelins, veuves, vous tous, je vous fais et constitue mes héritiers... " 

Le fidèle imitateur de Saint Martin mourut vers l'an 490. 

Pratique : Faites du bien aux pauvres ; favorisez la construction et l'embellissement des églises. 

==========================
BIENHEUREUSE MARIA ASSUNTA 
Franciscaine, Missionnaire de Marie 
(1878-1905)

 
Maria Assunta Pallotta naissait à Force, dans les Marches d'Ancône, le 20 août 1878.  Issue d'une famille pauvre, aînée de cinq enfants, elle travailla tôt comme manœuvre chez les maçons afin d'aider ses parents. Malgré son labeur acharné, la pieuse jeune fille s'imposait de rudes mortifications; elle jeûnait trois fois la semaine, mangeait sa soupe sans assaisonnement, portait un cilice qui souvent la blessait jusqu'au sang et dormait sur des briques. 

Agée de 20 ans, elle est admise chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, où elle se livre avec ferveur à tous les exercices de la communauté. Les journées ne suffisant pas à son zèle, la Bienheureuse donne une partie de ses nuits à Dieu. On la voyait se lever doucement, s'agenouiller et prier au pied de son lit. 

Elle répétait souvent: "Pour JÉSUS, comme JÉSUS veut." Telle est sa réponse invariable devant la consolation ou l'épreuve, la joie ou la douleur. 

L'humilité lui semble naturelle.  Les travaux serviles lui reviennent de droit et lorsqu'on la réprimande, fut-ce par erreur,  Sœur Maria Assunta  remercie par un gracieux et aimable sourire. Mieux que de se mépriser, elle s'ignore et elle aime. 

Devant JÉSUS-EUCHARISTIE, elle s'abîme dans la prière et la contemplation; immobile, les yeux fixés sur l'Hostie, son regard paraissait transpercer l'apparence du pain eucharistique et son âme semblait absorbée dans le face à face de l'au-delà. 

En 1904, peu après sa profession perpétuelle, elle apprend son prochain départ pour la Chine, des larmes de bonheur lui montent aux yeux. Là, la moisson réclame tout son dévouement. Le nombre des orphelines à soigner se chiffre à 400.  Sœur Maria Assunta y met tout son cœur et assume le travail de la cuisine. 

Dans ce pays lointain, elle continue à accomplir des choses très ordinaires avec la plus grande perfection, rigoureusement fidèle aux plus petits détails de la Règle. Après sa mort, on retrouva ces paroles écrites de sa main: "Faire tout pour le seul amour de DIEU, je voudrais l'écrire avec mon sang." 

Au printemps 1905, le typhus sévit à l'orphelinat. Déjà, 4 religieuses succombent en quarante jours. Le 19 mars,  Sœur Maria Assunta doit s'aliter. Elle attendra dans des souffrances indicibles l'heure choisie par DIEU pour l'éternelle récompense. 

Le 7 avril, vingt minutes avant son dernier soupir, un parfum mystérieux et indéfinissable imprégna la chambre de l'agonisante, se répandit bientôt dans toute la maison pendant 3 jours. Ses funérailles revêtirent une allure de fête. Comme l'écrivait sa mère supérieure: " Sœur Maria Assunta n'avait passé que neuf mois au Chansi, mais ce temps avait suffi pour faire connaître à tous sa grande vertu." 

Son testament spirituel se renferme dans cette phrase qu'elle a si bien vécue: "Je demande au SEIGNEUR la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention, qui consiste à faire tout par amour de DIEU, même les actions les plus ordinaires." 

   "Ô Marie conçue sans péché, 
    priez pour nous qui avons recours à Vous"

7 Avril : TEMPS PASCAL - MARDI DE PÂQUES / SAINT HÉGÉSIPPE / Le Bienheureux HERMANN DE STEINFIELD, dit HERMANN-JOSEPH, Prémontré

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Saint Hégésippe vivait peu de temps après les apôtres et devint, par son baptême, membre de l'Église de Jérusalem ; il voyagea ensuite à Rome et en Orient, travaillant à l'édification de l'Église par ses recherches et par ses écrits.

Nous avons à regretter la perte de son Histoire de l'Église en cinq livres, qui commençait à la Passion du SAUVEUR et se terminait à l'époque même où il écrivait.  Saint Jérôme nous a laissé de ce pieux et savant auteur un témoignage très avantageux.   

==================================
LE BIENHEUREUX HERMANN-JOSEPH
Prémontré
Les Fiançailles Mystiques du Bx Hermann-Joseph avec la Mère de Dieu

Le Bienheureux Hermann de Steinfield dit Hermann-Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne.

Son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique ; il passait longtemps chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à son divin Enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs. 

Il disait souvent, en terminant sa visite : « Mon cher petit JÉSUS, je resterais bien avec vous et avec votre Sainte Mère ; mais il faut que j'aille à l'école; bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour! 

Un jour, il présenta une pomme à la Sainte Vierge, et la statue étendit sa main pour la recevoir. Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec JÉSUS et Marie. 

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui l'acceptèrent dans leur Ordre. Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectorier et de sacristain. 

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes; il était sans cesse embaumé de parfums célestes ; Marie lui apparut et mit l'Enfant-JÉSUS dans ses bras ; une autre fois elle lui fit savoir qu'elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité. 

Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile pour la terre ; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées. 

DIEU lui envoya des croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de JÉSUS crucifié. Jamais une plainte ne sortit de sa bouche ; il souffrit tout, le sourire sur son visage ; il ajoutait même à ces croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications. 

Son historien, voulant donner une idée de sa charité, dit que son cœur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place. Il fut réuni au ciel à JÉSUS et à Marie le 7 avril 1230. 

Pratique :  Ayez une piété tendre, naïve, enfantine, envers JÉSUS et Marie. 

   "Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"