jeudi 18 juin 2026

19 JUIN : SAINTE JULIENNE FALCONIERI, Vierge


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Julienne, de l'illustre famille de Falconieri, vint au monde à Florence, l'an 1270 dans un temps où ses parents avancés en âge, ne comptaient plus avoir d'enfant.

Elle fut initiée dès son berceau à la piété et à la vertu, si bien que Saint Alexis Falconiéri, de l'ordre des Servîtes, quand il venait voir sa famille, disait à la mère ravie : « Ce n'est pas une fille, c'est un ange que DIEU vous a donné ; il la destine à de grandes choses. » 

Les journées de la sainte enfant se passaient presque entières en pieux exercices. Sa mère, y trouvant de l'excès, la grondait : « Julienne, disait-elle, si tu n'apprends pas ce que doit savoir une maîtresse de maison, je ne pourrai pas te trouver un mari. — Ne craignez rien, ma mère, répondait finement Julienne ; quand le temps sera venu, la Sainte Vierge y pourvoira. »

Mais, le temps venu, Julienne refusa de se marier, et offrit à DIEU sa virginité.  Elle entra dans l'Ordre récemment fondé des Tertiaires Servîtes, où elle fit sous la conduite de Saint Philippe Bénizi, les plus grands progrès dans la vertu ; à trente-six ans, elle était élue supérieure générale, malgré les réclamations de son humilité.


Dès les commencements de sa vie religieuse, sa vie était très austère.  Elle consacrait le lundi au soulagement des âmes du purgatoire, et accompagnait ses prières de rudes pénitences et de cruelles flagellations. 

Le mercredi et le vendredi, elle gardait un jeûne absolu, ne prenant d'autre nourriture que la sainte Eucharistie. Le samedi, elle jeûnait au pain et à l'eau en l'honneur de la très sainte Vierge, et elle passait cette journée dans la compagnie de Marie, au pied de la croix. 

Le vendredi, son âme était absorbée, souvent jusqu'à l'extase, dans la méditation de la passion du Sauveur. Après sa mort, ses religieuses furent saisies d'émotion en trouvant sur elle une ceinture de fer incrustée dans les chairs. 

Son divin époux ne lui ménagea ni les tentations ni les peines intérieures : "SEIGNEUR, disait-elle un jour dans ses angoisses, que je souffre s'il le faut, tous les tourments de l'enfer pendant toute l'éternité ; mais, de grâce, ne permettez pas que je vous offense! " 

Le plus beau triomphe de Julienne, ce fut sa mort. Atteinte d'une grave maladie d'estomac, épuisée par des vomissements continuels, elle gémit de ne pouvoir communier ; elle supplie qu'au moins on lui montre la sainte Hostie, et, quand on lui a procuré ce bonheur, son audace d'amour va plus loin, elle prie qu'on place le corporal avec l'hostie sur sa poitrine.

Mais à peine son vœu fut-il exaucé, que l'hostie disparait et que Julienne, transportée d'amour, rend le dernier soupir en disant : « Mon doux JÉSUS !" C'était le 19 juillet 1341! 

Pratique. Souvenez-vous qu'une des meilleures dispositions pour bien communier, c'est le désir. 

         "Ô Marie conçue sans péché, 
           priez pour nous qui avons recours à Vous" 

mercredi 17 juin 2026

18 JUIN : SAINT MARC ET SAINT MARCELLIEN, Martyrs


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Marc et Marcellien étaient frères et issus d'une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse.

Arrêtés sous l'empereur Dioclétien, on les jeta dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée.

Ceux qui les aimaient selon la chair ne désespéraient pas de faire révoquer leur sentence ; ils obtinrent un délai de trente jours, se flattant de les déterminer enfin à sacrifier aux dieux.

Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien.

Tranquillin leur père, Marcie leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus affectueuses et les plus capables de toucher leur cœur.

Malgré leur constance, les généreux martyrs ne purent s'empêcher d'être attendris par ce spectacle si touchant ; ils commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants ; ils ne répondaient plus avec la même fermeté ; la nature semblait prendre avantage sur la grâce, et il y avait à craindre que l'amour ne fit faiblir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.

Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l'empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s'exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l'autre vie, les châtiments des apostats.

Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents.

Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l'usage de la parole, qu'elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion.

Les paroles de Marc et de Marcellien, ajoutées à celles de Sébastien, furent une lumière pour toute l'assemblée; Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.

Quant à Marc et Marcellien, ils comparurent bientôt devant un nouveau juge, qui employa toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler ; mais tout fut inutile ; invincibles dans la confession de leur foi, ils furent cloués à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant DIEU.

Après un jour et une nuit, comme ils étaient encore pleins de vie et qu'ils témoignaient toujours la même joie et le même courage, on les perça à coups de lance. C'était le 18 juin de l'an 286.

Pratique : N'écoutez pas la voix dangereuse de la chair et du sang, mais la voix seule du devoir.

                                          "Ô Marie conçue sans péché, 
                            priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 16 juin 2026

17 Juin : SAINT AVIT, Abbé


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Avit ou Avy naquit au pays de Beauce, de deux humbles cultivateurs. Quand sa mère le mit au monde, sa chambre, comme une autre étable de Bethléhem, fut inondée d'une céleste lumière, indice des grandes destinées de cet enfant.

Jeune homme, il entra dans l'abbaye de Micy, appelée plus tard de Saint-Mesmin, près d'Orléans.  Dès les premiers jours, il s'y fit le serviteur de tous, au point de passer près de certains de ses frères pour un idiot et un incapable.

Le saint abbé Mesmin ou Maximin sut discerner son mérite dans sa charité pour les pauvres, et lui donna la charge d'économe du couvent.

Mais bientôt l'amour de la solitude l'emporte : il dépose de nuit ses clefs dans le lit de l'abbé endormi, et s'enfuit au fond d'une épaisse forêt, à cinq lieues du monastère.  Là, il vit dans un si parfait détachement du monde, dans une si grande union à DIEU, qu'il semblait un esprit plutôt qu'un homme.

A la mort de l'abbé Maximin, les religieux du couvent, qui avaient souvent ridiculisé le saint, furent les premiers à le rechercher pour en faire leur abbé. Il fallut employer la force pour l'enlever à sa retraite. Cette dignité fut pour lui une source, de gémissements et de regrets ; il pleurait continuellement de n'être plus tout absorbé en DIEU loin des créatures et des soucis extérieurs.

Comme, malgré son zèle, le relâchement s'introduisait parmi ses religieux et qu'il ne pouvait les élever à une vie plus sainte, au gré de ses désirs, il médita une seconde fuite.  Cette fois il se retira plus loin, et vécut dans la contemplation et le chant des louanges de DIEU, en compagnie d'un saint religieux qu'il avait amené avec lui.

La Providence le fit découvrir par un événement miraculeux, car il rendit la parole à un pauvre berger muet qui s'était égaré la nuit dans cette retraite profonde.  Malgré la défense du Saint, le berger raconta cette merveille, et il se fit à la grotte du solitaire une affluence continuelle de curieux, de gens qui lui amenaient des malades pour les guérir, ou d'autres qui venaient lui demander des règles de perfection.

Avit fut obligé de construire un monastère, et l'on y vit bientôt fleurir cette vie angélique dont le grand Saint Antoine avait donné les règles et les exemples.

La charité l'ayant appelé à Orléans, il y guérit un grand nombre de malades qu'on lui présenta, et surtout un aveugle de naissance.  De temps en temps Avit, toujours épris de la solitude, se retirait au plus épais de la forêt pour s'y retrouver seul quelques jours avec DIEU.

Il ressuscita le religieux qui l'avait suivi à son départ du monastère de Saint-Mesmin.   Sa mort arriva le 17 juin de l'an 530 ou environ.

Pratique :  Aimez à vous retrouver seul, au moins de temps en temps, avec DIEU.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 15 juin 2026

16 Juin : SAINT JEAN-FRANCOIS RÉGIS, Confesseur / SAINT GUY DE CORTONE, Franciscain


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
           qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
  (Saint François de Sales)


SAINT JEAN-FRANCOIS RÉGIS naquit le 31 janvier 1597, au village de Fontcouverte, dans le diocèse de Narbonne.

Il fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de Saint François Xavier ; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France ; il se dévoua surtout à l'évangélisation des pauvres et des habitants de la campagne.

Il était né apôtre ; il le fut dès le collège, où il exerça une grande influence parmi ses condisciples. C'est à la suite d'une maladie mortelle, dont il guérit contre tout espoir, qu'il résolut de se donner à DIEU.

Au noviciat des Jésuites de Toulouse, où il entra à dix-neuf ans, il parut bien vite le modèle de tous, particulièrement dans les œuvres de zèle et de charité.

Celui qu'on nommait autrefois l'Ange du collège était devenu l'Ange du noviciat. Les succès de son premier ministère, à Tournon, furent magnifiques.

Le dimanche, il parcourait les villages et les bourgs d'alentour, se faisant précéder d'une clochette; il réunissait les enfants, leur enseignait le catéchisme et leur apprenait l'amour de JÉSUS-CHRIST.

L'ivrognerie, les jurements, l'impureté régnaient en maîtres en certaines paroisses : il les détruisit par l'énergie de sa parole et par la pratique des sacrements.

C'est à ce jeune apôtre de 22 ans que l'Église est redevable du premier germe de ces confréries du Saint-Sacrement destinées à faire tant de bien.

Ce premier ministère n'était qu'un essai ; l'obéissance exigea de lui de nouvelles études. Huit ans plus tard il est prêtre, armé pour la lutte; une année de retraite achève sa préparation : désormais il n'a qu'un but, qu'une occupation, sauver des âmes.

Il commence par évangéliser Fontcouverte, sa paroisse natale, où l'ont appelé des affaires de famille : catéchismes, confessions, visite des pauvres; prédications, occupent ses jours; ses œuvres humilient sa famille, on rougit de le voir porter sur son dos une paillasse à un malade; mais les conversions qu'il opère sont sa réponse.

On le voit rester jusqu'au soir au confessionnal sans prendre de nourriture. « Les personnes de qualité, disait-il, ne manqueront pas de confesseur; mon partage, ce sont les brebis abandonnées. » II disait au peuple : « Venez, mes chers enfants ; vous êtes mon trésor et les délices de mon cœur. »

La carrière de Régis fut courte, mais bien remplie ; elle dura dix ans ; mais, en dix ans, que de travaux, que de sueurs, que de privations, que de courses, que de conversions, que de miracles ! Plusieurs fois il s'expose à la mort pour sauver les âmes.

Un jour, il se casse la jambe dans les montagnes; le lendemain, sans remède, elle est guérie. Régis meurt au champ d'honneur pendant la mission de la Louvesc, dans l'exercice de son zèle tout de feu, le 31 décembre 1640, à l'âge de quarante-trois ans.

Pratique :  Ayez un cœur de fer pour vous-même, et un cœur tendre pour vos semblables.

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BIENHEUREUX GUY VAGNOTELLI DE CORTONE

Prêtre, Frère mineur

  (1190-1250)


Quand saint François évangélisait Cortone en 1211, il y avait parmi ses auditeurs un jeune homme de 21 ans dont l'âme était semblable à la terre dont parle l'évangile qui rend au centuple le grain qui lui est confié; il se nommait Guy Vagnotelli. Par une continuelle et austère pénitence, il avait gardé toute la pureté de son âme régénérée au baptême et il n'avait soif que d'une sainteté plus grande; aussi la parole de l'homme de Dieu pénétra-t-elle en lui, comme le rayon de soleil dans un pur cristal. Dès sa première prédication, il alla se jeter aux pieds du saint et le pria d'accepter l'hospitalité de sa famille, puis lui demanda l'habit de son Ordre.

François l'ayant pénétré jusqu'au fond de l'âme, le releva et le tenant serré sur son cœur s'écria: «Ce jeune homme sera des nôtres, et il se sanctifiera dans cette ville.» La réalisation de la prophétie commença dès l'instant; Guy de Cortone, avec la permission de saint François, se retira pendant quelque temps dans une grotte voisine de la ville où il s'appliqua à marcher avec ardeur sur les traces de son séraphique Père; sa prière était continuelle, ses veilles prolongées, ses jeûnes et ses macérations extrêmement rigoureux.
Quand, par la volonté de ses supérieurs, il eut été élevé au sacerdoce, il fut chargé par saint François d'annoncer la parole de Dieu dans la ville d'Assise; de retour à Cortone il y exerça le ministère apostolique avec le plus grand succès, et la sainteté de sa vie, et les miracles éclatants qui accompagnaient ses prédications déterminèrent la conversion d'une multitude de pécheurs.
A l'âge de 60 ans, exténué par les labeurs de l'apostolat et les austérités de la pénitence, saint François lui apparut pour lui annoncer que l'heure de la récompense allait sonner, et au moment d'expirer il s'écria: «Voici notre père saint François, mes frères, levons-nous, allons à sa rencontre»; et, ayant prononcé ces paroles, il renversa la tête et rendit l'âme. C'était le 28 mai 1250.
La ville de Cortone fit transporter en grande pompe à l'église paroissiale les précieux restes de son illustre enfant; mais cette cité ayant été prise en 1259, par les troupes d'Arezzo, le tombeau du Bienheureux Guy disparut au milieu de la dévastation et de l'incendie; toutefois le gardien de l'église avait eu la présence d'esprit de prendre le chef du Bienheureux et de le jeter dans un puits voisin; trois ans après, alors qu'on relevait les murs de l'église, une grande lumière parut au fond de ce puits; on songea immédiatement au serviteur de Dieu, une procession solennelle se rendit sur les lieux, la tête vénérable fut retrouvée enveloppée d'un linge avec une inscription pour la faire reconnaître. La sainte relique n'en devint que plus précieuse, on la mit dans une châsse d'argent et elle fut conservée avec honneur dans l'église principale, devenue depuis l'église cathédrale. De nombreux miracles s'y sont opérés par l'intercession du Bienheureux.

                                            "Ô Marie conçue sans péché, 
                           priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 14 juin 2026

15 Juin : SAINT GUY -ou VIT-, SAINT MODESTE et SAINTE CRESCENCE, Martyrs / SAINTE GERMAINE COUSIN, vierge, bergère

        
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
           qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
  (Saint François de Sales)


SAINT GUY, appelé aussi Vit ou Vite, était d'une illustre famille de Sicile, au sein de laquelle le christianisme n'était pas encore parvenu.

Son gouverneur, Modeste, sa nourrice, Crescence, étaient chrétiens et le baptisèrent à l'insu de ses parents.

Tout jeune encore, il accomplissait près des infidèles des œuvres merveilleuses, rendait la vue aux aveugles,  guérissait les malades, et gagnait de nombreuses âmes à JÉSUS-CHRIST.

Au temps de la persécution de Dioclétien, Guy fut dénoncé; ni les larmes de son père ni les menaces du juge ne purent ébranler sa constance : « Si je désobéis à mon empereur et à mon père, dit-il, c'est pour obéir à DIEU, le premier maître et le premier père; je souffrirai tout plutôt que d'adorer les démons. »

Les fouets étaient déjà levés pour frapper son corps ; mais les bras des bourreaux sont tout à coup paralysés, et le jeune martyr les guérit au nom de JÉSUS-CHRIST. Le juge, frappé de ce prodige, rendit Guy à son père, qui prit tous les moyens les plus capables de l'amollir et de le corrompre ; mais le saint enfant avait toujours les yeux baignés de larmes et le regard levé au ciel.

Un jour, son père le surprit dans sa chambre au moment où elle était remplie d'une lumière céleste et embaumée d'un délicieux parfum ; mais, par un juste châtiment, il devint aussitôt aveugle et dut s'humilier devant son fils pour être guéri.  Les yeux seuls furent ouverts, le cœur demeura endurci.

Crescence et Modeste, guidés par un ange, tirèrent Guy des mains de ses persécuteurs et s'enfuirent avec lui en Italie ; mais ils n'y trouvèrent pas la tranquillité qu'ils y cherchaient, car Guy fut bientôt reconnu comme chrétien aux nombreux miracles qu'il opérait.

Dioclétien le fit venir à Rome pour guérir son fils, possédé du démon. L'enfant approcha du possédé, lui mit la main sur la tête et commanda au démon de sortir, au nom de JÉSUS-CHRIST, et le démon s'enfuit avec un bruit horrible.

La récompense du jeune martyr fut de voir renouveler ses supplices ; Guy,  Modeste et Crescence sont jetés en prison et traités avec la dernière rigueur ; mais ils sont consolés par la visite des Anges et de JÉSUS-CHRIST lui-même.

Jetés dans un four où l'on avait mis de la poix enflammée, ils n'en ressentent aucun mal ; un lion est lancé sur eux dans l'amphithéâtre, il vient leur lécher les pieds ; on les attache au chevalet pour leur rompre les membres, la foudre éclate dans un ciel serein et renverse les temples des idoles.

Enfin les martyrs, par leurs prières, obtiennent de DIEU la fin de leurs combats ; ils meurent bientôt de leurs blessures, et leur âme, empourprée par le martyre, s'envole au ciel, le 15 juin 303.

Pratique.  Soyez fidèle à DIEU : il ne vous abandonnera pas, et vous ressentirez d'une manière frappante les effets de sa protection.

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Sainte Germaine Cousin 

Vierge, Bergère 

(1579-1601)


Germaine Cousin naquit à Pribrac, non loin de Toulouse. Sa courte vie de vingt-deux ans est une merveille de la grâce. Fille d'un pauvre laboureur, percluse de la main droite, scrofuleuse, elle fut, pour comble de malheur, privée de sa mère, à peine sortie du berceau. La petite orpheline devint l'objet de la haine et du mépris d'une belle-mère acariâtre et sans coeur; la douleur, née avec elle, devait être sa compagne jusqu'à la mort. Cette pauvre ignorante fut instruite par Dieu même dans la science de la prière.

Bergère des troupeaux de la famille, elle passait son temps en conversations avec le Ciel; le chapelet était son seul livre; la Sainte Vierge était sa Mère, les Anges ses amis, l'Eucharistie sa vie. Souvent on la vit agenouillée dans la neige, traversant à pied sec le ruisseau voisin sans se mouiller, pour se rendre à l'église, où elle assistait chaque jour au Saint Sacrifice et communiait souvent, pendant que ses brebis paissaient tranquilles autour de sa quenouille plantée en terre.  Charitable pour les pauvres, elle leur donnait son pauvre pain noir, ne vivant guère que de l'amour de Dieu; et, un jour, le Ciel renouvela pour elle le miracle des roses devant les yeux de son impitoyable marâtre.

A sa mort, les Anges et les Vierges célestes chantèrent au-dessus de sa maison. Quarante ans plus tard, on trouva, comme par hasard, mais providentiellement, son corps intact avec un bouquet de fleurs fraîches, sous les dalles de l'église de sa paroisse. Elle est devenue une des grandes Thaumaturges et une des Saintes les plus populaires de la France.
      "Ô Marie conçue sans péché, 
       priez pour nous qui avons recours à Vous" 

samedi 13 juin 2026

14 Juin : SAINT BASILE LE GRAND, Docteur de l'Église

  
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
           qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
  (Saint François de Sales)

SAINT BASILE naquit à Césarée, l'an 329, d'une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sans parler des autres, sont placés au rang des saints.

Basile fut envoyé dès son enfance chez Sainte Macrine l'Ancienne, son aïeule : « Je n'ai jamais oublié les fortes impressions que faisaient sur mon âme encore tendre les discours et les exemples de cette sainte femme, » disait-il plus tard.

Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents plutôt qu'aux remèdes.

Doué d'un heureux génie, Basile s'éleva vite au niveau des grands hommes, non moins qu'à la hauteur des saints : « II était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au- dessus de son instruction par sa vertu; il était rhéteur avant d'avoir étudié l'art des rhéteurs, philosophe avant d'avoir étudié la philosophie, prêtre avant d'avoir reçu le sacerdoce. »

Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l'estime et l'admiration de tous. A vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme.

De retour en son pays, les applaudissements qu'il reçut l'exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu'il embrassa l'état monastique pour y vivre dans l'oubli du monde et la pénitence; il fonda plusieurs monastères, écrivit pour les diriger des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres.

Un très léger repas par jour, un sommeil très court sur la dure, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l'ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit Saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu'un vivant. »

Basile eut à souffrir d'infirmités continuelles; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins. Malgré sa faiblesse, il châtiait son corps et le réduisait en servitude.

Le zèle contre l'hérésie d'Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l'épiscopat. Ni les intrigues ni les menaces n'eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d'obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, de la mort : « Faites-moi d'autres menaces, dit Basile, car il n'y a rien là que je puisse craindre ; je ne possède que quelques livres et quelques haillons ; le ciel est mon unique patrie, le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m'unira à mon DIEU. »

L'empereur dut s'avouer vaincu. Le saint pontife mourut à cinquante et un ans, en 379, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.

Pratique :  Ayez une vie bien réglée ; cherchez DIEU en tout et ne cherchez que Lui seul.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 12 juin 2026

13 JUIN : SAINT ANTOINE DE PADOUE, Religieux de Saint François

Treizième jour du mois du Sacré-Coeur

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
           qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
  (Saint François de Sales)


SAINT ANTOINE était né à Lisbonne, en 1195, de la famille glorieuse de Godefroy de Bouillon, premier roi de Jérusalem, dont une branche s'était implantée au Portugal.

A quinze ans, après les exemples d'une sainteté précoce, il entra dans l'ordre des chanoines réguliers de Saint Augustin, où il mena de front le travail de l'étude et celui de la perfection.

Un jour qu'il était retenu à l'infirmerie du couvent par les devoirs de sa charge, il eut au moment de l'élévation de la messe, un ardent désir de voir le SAUVEUR, et il se mit à genoux ; Ô Merveille ! Les murs de l'église s'entrouvrent et lui laissent voir l'autel, où il adore, ravi, la Sainte Victime. Cependant Antoine était appelé de DIEU à devenir disciple de Saint François.

Il sentit le premier appel à la vue de cinq religieux franciscains s'embarquant pour les missions d'Afrique; l'appel fut définitif, quand quelques mois plus tard, les reliques de ces cinq religieux, devenus martyrs de la foi, furent apportées providentiellement au monastère où il vivait.

Antoine se sentit dès lors irrésistiblement entraîné vers un Ordre où il pourrait donner son sang pour JÉSUS-CHRIST.

Il arriva en Italie avant la mort de Saint François. Placé à la cuisine d'un couvent, il fut un jour appelé par son supérieur pour prêcher, sans préparation, à la communauté. Il commença simplement; mais bientôt il s'éleva à une telle hauteur de doctrine et d'éloquence, qu'il émerveilla toute l'assemblée.

L'ESPRIT-SAINT, qui transforma les Apôtres, avait rempli l'humble Antoine. Dès lors il occupe les grandes charges de l'Ordre, il évangélise les villes et les campagnes, enseigne dans les universités de Montpellier, de Toulouse, de Bologne et de Padoue.

Par ses prédications accompagnées de prodiges, Il mérite le surnom de Marteau des hérétiques. Parmi les innombrables miracles de ce grand thaumaturge, remarquons ceux qui suivent.

Son père avait été injustement condamné à mort, à Lisbonne, pour un meurtre qu'il n'avait pas commis. L'esprit de DIEU transporta Antoine en son pays natal ; il alla tirer le mort de sa tombe et lui fit proclamer l'innocence de l'accusé.

A la même heure, Antoine, de retour à Padoue, se rendait à l'office où la cloche appelait les religieux.

Une autre fois, prêchant sur le bord de la mer, il vit venir une multitude de poissons pour l'entendre, et donner une leçon aux hérétiques qui se bouchaient les oreilles ; ils ne partirent qu'après s'être inclinés sous sa bénédiction.

Saint Antoine est célèbre par l'apparition de l'Enfant JÉSUS, qui vint un jour se mettre en ses bras et le couvrir de caresses. L'admirable disciple de Saint François mourut le 13 juin 1231, à l'âge de trente-six ans.

Pratique. Ayez une grande dévotion à l'Enfant JÉSUS ; invoquez-Le souvent avec tendresse.

                                      "Ô Marie conçue sans péché, 

                          priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 11 juin 2026

12 JUIN : SAINT JEAN DE SAINT-FACOND, Religieux Augustin

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre  et l’Évangile vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

SAINT JEAN naquit à Sahagun ou Saint-Facond, en Espagne; sa naissance fut le fruit des prières de ses pieux et illustres parents, qui l'obtinrent miraculeusement de la Très Sainte Vierge après de longues années de mariage.

On ne trouve rien d'imparfait dans la vie de cet admirable enfant, qui dès les premières années montre la maturité d'un homme et fait présager toutes les vertus d'un grand saint.

Après de fortes études, Jean, ordonné prêtre, fut nommé chanoine de la cathédrale de Burgos, où son mérite commença à briller d'une manière éclatante. Il distribuait aux pauvres ses riches revenus, vivait lui-même dans la pauvreté, et consacrait tout son temps à la prière, à l'étude et au soin dès malheureux, qu'il faisait souvent asseoir à sa table et servait de ses propres mains.

A la mort de ses parents, le pieux chanoine abandonna ses immenses richesses pour en doter ses sœurs et en soulager ses frères, les pauvres; puis il alla se jeter aux pieds de son évêque et lui demanda en grâce de se démettre de son riche bénéfice pour desservir une pauvre chapellerie.

Le pieux pontife, qui l'estimait comme un saint, n'y consentit qu'avec peine. Dès lors Jean commence à remplir la mission à laquelle DIEU le destine ; il se fait pauvre, il prêche la paix dans un temps de guerre civile, brave la fureur et les coups des ennemis qui s’entre-tuent, parle des châtiments éternels et fait rentrer en eux-mêmes les plus endurcis.

Dans une maladie douloureuse qui le conduit aux portes du tombeau, il promet, s'il survit à la cruelle opération qu'il doit subir, de se faire religieux, et sa prière est exaucée. La première fois qu'il sort ensuite, un pauvre presque nu lui demande l'aumône; Jean hésite s'il doit lui donner sa meilleure ou sa moins bonne tunique; puis, se ravisant : "Quoi! se dit-il, donner au SEIGNEUR ce que j'ai de moins bon!" Et il donna la meilleure.

La nuit suivante, JÉSUS lui apparut revêtu de cette tunique et lui dit : "C'est Jean qui m'a revêtu de cet habit." Douce récompense d'une belle action.

Cependant Jean songe à sa promesse et choisit l'ordre des Ermites de Saint-Augustin. Parmi toutes ses vertus, il convient de remarquer sa dévotion extraordinaire envers la Sainte Eucharistie. Il faisait de chacune de ses actions une préparation à la sainte Messe ; il restait en prière devant le Saint-Sacrement depuis matines jusqu'au lever du jour; souvent JÉSUS-CHRIST lui apparaissait quand il offrait le Saint Sacrifice.

Sa hardiesse apostolique fut soutenue par de nombreux miracles. Il mourut à quarante-trois ans, le 11 juin 1473, empoisonné par une femme de mauvaise vie à laquelle il avait arraché une victime de ses débauches ; il fut ainsi le martyr de son apostolat.

Pratique : Retenez cette maxime du saint de ce jour : Ne pas combattre le vice, c'est vendre sa conscience et trahir le Crucifix.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"