mercredi 3 juin 2026

4 Juin : SAINT FRANÇOIS CARACCIOLO, Confesseur

  

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


François de la famille Caracciolo, l'une des plus illustres du royaume de Naples, entra dès son enfance dans le chemin de la perfection, par l'amour de la pénitence et une tendre dévotion à la Sainte Vierge.

Il récitait chaque jour le petit office et le rosaire et jeûnait tons les samedis en l'honneur de sa bonne Mère. Cependant, jusqu'à l'âge de vingt-deux ans, il ne songeait point à quitter le siècle et prenait beaucoup de plaisir à l'exercice de la chasse. Il fallut l'horrible maladie de la lèpre pour le détacher du monde et le décider à se donner à DIEU dans la vie religieuse.

La Providence lui fit rencontrer bientôt deux vertueux prêtres, auxquels il se joignit pour l'établissement des Clercs réguliers Mineurs. Cette institution, après de nombreuses difficultés, fut approuvée par le Pape Sixte-Quint. 
 

François, encore tout jeune, fut bientôt élu supérieur général de l'Ordre, qui prenait de rapides accroissements. Il profita de la liberté que lui donnait cette charge pour augmenter ses exercices de piété et de mortification.

Trois fois la semaine il jeûnait au pain et à l'eau, portait habituellement un rude cilice, prenait toutes les nuits la discipline, et passait le temps du repos, partie au pied du très saint Sacrement et partie dans l'étude.

Quand le sommeil le pressait, c'était souvent sur le marchepied de l'autel qu'il prenait le peu de repos qu'il accordait à la nature, et qui ne durait jamais plus de trois ou quatre heures. Il donnait sept heures chaque jour à la contemplation et à la méditation de la Passion de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.

Ami de la pauvreté, si on lui donnait des vêtements neufs, il les changeait avec les habits les plus usés des simples frères ; il évitait avec soin toutes les marques de distinction et d'honneur qu'on eût put lui rendre, disant : « Je n'en suis pas digne; la Compagnie ne me supporte que par charité. »

II signait ordinairement ses lettres : François, pécheur. Le Saint alla lui-même établir son ordre à Madrid, en Espagne, où il obtint un succès extraordinaire ; il y fit trois voyages et s'acquit, au grand désespoir de son humilité, une telle réputation, qu'on ne l'appelait que le Prédicateur de l'amour divin. 


A toutes les obsessions du Pape Paul V, qui voulait l'élever aux dignités ecclésiastiques, il faisait répondre : « Je veux faire mon salut dans mon petit coin. » Près de mourir, on l'entendait crier en se soulevant de son lit : « SEIGNEUR JÉSUS, que vous êtes bon ! SEIGNEUR, ne me refusez pas ce précieux sang que vous avez répandu pour moi... Ô Paradis ! Ô Paradis!... »

Après avoir fait ses adieux à ses frères, tenant le crucifix d'une main et l'image de Marie de l'autre, il mourut le 4 juin 1608, à l'âge de quarante-quatre ans, en disant : « Allons! Allons! — Et où? lui répondit-on. — Au ciel ! Au ciel ! »

Pratique : Aimez à prendre sur vos occupations et votre repos, pour trouver plus de temps à passer devant le Saint Sacrement. 
 

      "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 2 juin 2026

2 Juin : SAINT POTHIN ET ses Compagnons, Martyrs / SAINTE MARIE DE L'INCARNATION, Veuve, Ursuline

 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon ; son nom paraît pour la première fois dans l'histoire à l'époque de son martyre ; mais la tradition constante, c'est qu'il venait de l'Asie, qu'il avait été formé à l'école de Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules. 

Pothin, après avoir gagné un grand nombre d'âmes à JÉSUS-CHRIST, fut arrêté sous le règne du persécuteur Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme ; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. 

Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le DIEU des chrétiens : « Vous le connaîtrez si vous en êtes digne, » répondit l'évêque. A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. 

Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après. 

Les compagnons de Saint Pothin méritent de n'être point passés sous silence ; le récit de leur martyre est une des belles pages de l'histoire de l'Église des premiers siècles. 

Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d'os et de membres broyés et de chairs calcinées ; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition ; à toutes les interrogations il répondait : « Je suis chrétien ! » Ce titre était tout pour lui; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l'amphithéâtre. 

Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre ; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces. 

Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices ; aucune plainte ne sortit de sa bouche ; recueilli en lui-même, il s'entretenait avec DIEU. 

Attalependant qu'on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement : « Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c'est vous; quant à nous, nous évitons tout ce qui est mal. » On lui demanda comment s'appelait DIEU : « DIEU, dit-il, n'a pas de nom comme nous autres mortels. » 

II restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l'esclave Blandinequi avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères ; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l'avaient devancé.

Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs ; enfin elle eut la tête tranchée. 

PratiqueEncouragez-vous, dans les épreuves de la vie, par la pensée et par le désir du ciel.

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SAINTE MARIE DE L'INCARNATION 
Veuve, Ursuline

Marie Guyart-Martin, quatrième d'une famille de sept enfants, naquit à Tours, en France. Toute jeune, elle eut un songe qui la toucha profondément. «J'avais environ sept ans, écrit-elle. Une nuit, durant mon sommeil, il me sembla que j'étais dans la cour d'une école... Tout à coup le ciel s'ouvrit, et Notre-Seigneur en sortit, venant vers moi! Quand Jésus S'approcha de moi, je Lui tendis les bras pour L'embrasser... Et Jésus m'embrassa affectueusement et me dit: 
"Voulez-vous être à Moi? -- Oui, Lui répondis-je..." Ce "oui", clé de toute son existence, elle ne cessera de le répéter en toute occasion, dans la joie comme dans l'adversité.
A 18 ans, ses parents la crurent faite pour le mariage.  Marie obéit et épouse Claude Martin, maître ouvrier en soie. En 1619, elle met au monde un fils qui deviendra Dom Claude Martin. Six mois plus tard, le Seigneur la marqua de Son choix: c'est la croix du veuvage avec toutes ses épreuves. Marie de l'Incarnation se sentait fortement attirée à la vie religieuse, reconnaissant toutefois que l'heure de Dieu n'était pas encore venue.

Plusieurs années très dures se succédèrent. En service chez sa soeur, Marie de l'Incarnation devint l'esclave des serviteurs et servantes de la maison. Dans cette pénible situation, la bienheureuse poussa l'humilité, la charité, la patience et l'oubli d'elle-même jusqu'à l'héroïsme. Dans les occupations les plus débordantes, elle conservait sans cesse la présence de Dieu.
A l'âge de vingt et un an, elle se liait dans le monde par les voeux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance. En 1625,  Dieu la gratifia d'une vision de la Très Sainte Trinité.
A trente et un ans, l'appel de Dieu qui lui demande de tout quitter retentit impérieusement dans l'âme de Madame Martin. Le 25 janvier 1631, elle quitte son vieux père, et surmontant les déchirements de son coeur de mère, elle confie son fils, lequel n'a pas encore douze ans, aux soins de sa soeur. Ce détachement absolu, qui en fait un modèle pour les parents, fut l'un des actes les plus héroïques et les plus sublimes de la vie de la bienheureuse Marie de l'Incarnation. «Dieu le veut mon fils, disait la courageuse mère, et si nous L'aimons, nous devons le vouloir aussi. C'est à Lui de commander, à nous d'obéir.» Le coeur brisé, elle entre enfin au noviciat des Ursulines de Tours.
Huit ans plus tard, soit à l'âge de 40 ans, Marie de l'Incarnation s'embarque à Dieppe avec quelques compagnes, en destination du Canada. Elle compte parmi les premières religieuses qui vinrent en Amérique. A cette époque, une telle aventure missionnaire était considérée comme une innovation. L'héroïsme était de règle chez ces pionnières de l'Église de Nouvelle-France qui joignait la vie cloîtrée à la vie missionnaire. «Nous voyons ici une espèce de nécessité de devenir sainte, écrira Marie de l'Incarnation. Ou il faut mourir, ou y donner son consentement.»

Bien qu'âgée de plus de quarante ans, elle étudia les langues indiennes extrêmement difficiles, et rédigea un dictionnaire algonquin-français, ainsi qu'un dictionnaire et un catéchisme iroquois. Son travail préféré consistait dans l'enseignement des petites Indiennes qu'elle appelait les «délices de son coeur» et «les plus beaux joyaux de sa couronne».

Les maladies, les humiliations et les persécutions de la part même des personnes de bien, les longues peines intérieures et les croix de toutes sortes dont la vie de la Bienheureuse abonde, ont manifesté avec éclat l'esprit de sainteté qui régnait dans cette âme totalement livrée à l'amour divin. Bien qu'entraînée par l'Esprit-Saint aux plus hauts sommets de la contemplation, Marie de l'Incarnation ne cessa d'être une femme d'action extraordinaire, douée d'un sens pratique hors pair.
Elle rendit sa belle âme à Dieu à l'âge de 72 ans. Par les vocations diverses que la divine Providence lui réserva successivement, cette âme admirable se présente comme un modèle pour les époux, les parents, les apôtres laïcs et les religieux. Surnommée à juste titre: la Thérèse de la Nouvelle-France, Marie de l'Incarnation figure parmi les plus grandes gloires nationales du Canada et comme la véritable Mère de la patrie.
Par le décret d'héroïcité des vertus, promulgué le 19 juillet 1911, le saint pape Pie X justifia et confirma la réputation de sainteté dont elle jouissait déjà à sa mort. Le 24 juin 1976, Grégoire XVII plaça l'illustre Marie de l'Incarnation au catalogue des bienheureuses.
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 31 mai 2026

1er Juin : SAINT PAMPHILE, Prêtre et Martyr


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Pamphile était né à Béryte, en Phénicie, de l'une des premières familles de la province.

Devenu prêtre de l'Église de Césarée, après de brillantes et profondes études aux écoles d'Alexandrie, il fut l'un des beaux modèles de l'alliance de la philosophie avec le dogme chrétien. 

Nul ne sut mieux unir l'amour de la science à ces vertus évangéliques qui font le caractère des vrais disciples de JÉSUS-CHRIST. Pamphile s'était formé une immense bibliothèque composée des meilleurs auteurs, surtout ecclésiastiques ; il n'avait pour but de ses études que la défense de la foi. 

On doit à cet homme illustre la correction de la version de la Sainte Écriture dite des Septante ; c'est de sa bibliothèque précieuse que l'historien Eusèbe, son disciple, tira tous les documents dont il se servit pour écrire son histoire des premiers siècles. 

A tous ses travaux intellectuels, Pamphile ajoutait les exercices de la piété et de la pénitence.  Son seul bien, c'étaient ses livres; il avait distribué aux pauvres tout son riche patrimoine et vivait dans la solitude, se reposant du poids du jour par les prières de la nuit. 

Assurément le pieux savant était préparé aux saints combats du CHRIST. 

Arrêté comme l'un des principaux docteurs chrétiens, au temps de la persécution de l'empereur Maximin Daïa, il comparut devant le gouverneur. L'entretien fut d'abord amical, car le gouverneur comprenait l'importance pour le paganisme, de gagner un homme de cette valeur. 

Les promesses et les séductions n'ayant aucun succès, il fallut en venir aux menaces et aux tortures. Pamphile fut inébranlable. On lui déchire les côtes avec des ongles de fer; il est flagellé si affreusement, qu'on est obligé de le transporter, épuisé de sang et demi-mort, dans sa prison. 

Le gouverneur attendait que les plaies du martyr fussent fermées pour renouveler le supplice, quand il devint lui-même victime de la férocité de l'empereur, qui le condamna à mort : juste châtiment de ses crimes et de ses débauches, qui l'avaient rendu odieux à tous. 

Sous le nouveau gouverneur, Pamphile demeura quelque temps oublié dans sa prison, et il en profita pour écrire de savants ouvrages. Il y avait deux ans qu'il souffrait pour la foi, quand il fut appelé devant le gouverneur et condamné avec plusieurs autres chrétiens. 

L'exécution eut lieu sur le soir, et le corps resta toute la nuit exposé à l'endroit même du supplice. Mais aucun animal ne s'en étant approché pendant la nuit pour le dévorer, une protection si visible du Ciel toucha les gardes, qui laissèrent aux fidèles la liberté de l'emporter pour lui donner une sépulture honorable. 

C'est en l'an 308 que le philosophe chrétien, émule de Saint Justin, de Saint Lucien et de tant d'autres, consomma son martyre et alla recevoir au ciel la récompense de ses travaux et de ses souffrances. 

Pratique : La foi ignorante suffit aujourd'hui moins que jamais; étudiez-en les preuves. (c'est-à-dire L'apologétique)

 "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

31 Mai : SAINTE PÉTRONILLE,Vierge / SAINTE ANGÈLE DE MERICI, Vierge, Fondatrice de l'Ordre des Ursulines

  

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Sainte Pétronille passait pour être la fille du prince des apôtres ; mais elle n'est proba­blement que sa fille spirituelle. Elle était de Rome et obtint de DIEU la grâce de mourir avant d'être contrainte au mariage, afin de conserver à JÉSUS-CHRIST la virginité qu'elle lui avait vouée.
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SAINTE ANGÈLE DE MERICI
Vierge
Fondatrice de l'Ordre des Ursulines 



Angèle de Mérici naquit le 21 mars 1474 et fut élevée à l'école des Saints, dont un pieux père lui lisait chaque soir les exemples; aussi n'est-il pas étonnant qu'elle ait eu dès son enfance des aspirations vers la sainteté.

Privée jeune encore de tous ses parents, elle se sentit au cœur un grand zèle pour la répression des désordres de la société : « Ces désordres, disait-elle, viennent de ceux de la famille ; les familles dépendent surtout de la mère ; il y a peu de mères chrétiennes, parce qu'on néglige l'éducation des jeunes filles. »

Remontant ainsi aux sources du mal, elle se proposait de le combattre avec le secours du Ciel. Un jour elle eut une vision : Une échelle touchait par ses deux extrémités la terre et le ciel ; une foule brillante de vierges y montaient deux à deux, pendant que les anges faisaient entendre une ravissante musique : "Prends courage, Angèle, lui dit une voix, tu établiras une compagnie de vierges semblables à celles-ci."

Angèle attendit pendant vingt ans que DIEU lui fournît les moyens nécessaires à l'accomplissement de ses desseins. On la voyait pénétrer sous le toit du pauvre pour l'instruire, dans l'atelier de l'ouvrier pour le ramener à DIEU.

Que d'âmes elle convertit par ce simple mot : "DIEU est ici!" DIEU lui donna sans études une science si admirable, que les théologiens eux-mêmes allaient lui demander le secours de ses lumières. Un ange lui apparut enfin, lui reprochant ses longs retards et la frappant d'une verge de fer.

Angèle se mit aussitôt à l'œuvre, réunit ses compagnes et jeta les fondements de sa congrégation d'Ursulines ou Filles de Sainte Ursule. Les filles d'Angèle s'attachèrent surtout à former le cœur de l'enfance aux principes de la vie chrétienne et à refaire ainsi la société en proie an vice et à l'ignorance.

En peu d'années elles prirent un tel développement, qu'on vit clairement le doigt de DIEU dans cette fondation nouvelle. Partout on les réclamait, partout elles opéraient des merveilles. Désormais l'œuvre d'Angèle était accomplie, cinq années avaient suffi pour assurer l'avenir ; la fondatrice sentit qu'elle allait mourir. Elle réunit ses filles désolées autour de sa couche : « Mes filles, leur dit-elle, que la charité règne parmi vous ! »

Souvent elle répétait : « Oh ! Qui me donnera des ailes pour voler vers mon DIEU bien-aimé ! » JÉSUS fut sa dernière parole. C'était le 28 janvier 1540.

Pratique. Dans votre sphère d'action, procurez la bonne et chrétienne éducation des enfants. 

                                           "Ô Marie conçue sans péché, 
                             priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 29 mai 2026

30 Mai : SAINT FÉLIX, Pape et Martyr / SAINT FERDINAND, Roi d'Espagne / SAINTE JEANNE D'ARC, Vierge, Libératrice de la France


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Félix, Romain de naissance, succéda au pape saint Denis, en 269. Pendant la persécution d'Aurélien, il soutint les fidèles par son courage, et sans verser son sang, il eut la gloire de beaucoup souffrir pour JÉSUS-CHRIST. C'est lui qui ordonna que la messe fût célébrée sur les tombeaux des martyrs
  
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SAINTE JEANNE D'ARC  
Vierge
Libératrice de la France  
(1412-1431) 

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien DIEU aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses. 

Jeanne d'Arc naquit à Domremy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. 

La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de JÉSUS; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était "une bonne fille, aimant et craignant DIEU", priant beaucoup JÉSUS et Marie. Son curé put dire d'elle: "Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse." 


SAINTE JEANNE D'ARC 

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés; la situation du roi Charles VII était désespérée.  Mais DIEU Se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs.  Jeanne avait treize ans quand l'Archange Saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que DIEU voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de Sainte Marguerite, que DIEU donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu'ici la vie de  Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. 

SAINTE JEANNE D'ARC 

Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre: elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes.

L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922. 


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SAINT FERDINAND
 Roi d'Espagn


Saint Ferdinand IIIroi d'Espagne, était neveu de Blanche de Castille et cousin de saint Louis. Né l'an 1199, il fut élevé par ses parents dans les principes du plus pur christianisme.

Roi de Castille à dix-huit ans, il épousa Béatrix de Souabe, avec laquelle il vécut dans la plus sainte union, et de laquelle il eut sept fils et trois filles.

Son génie, dirigé par la religion, éclairé par les conseils des hommes vertueux, accomplit de grandes œuvres, et il fit de son règne celui de la justice et de la charité.

Les Sarrasins occupaient encore une grande partie de l'Espagne. Ferdinand, par sentiment chrétien autant que dans un élan patriotique, résolut de travailler à leur expulsion. Aidé par Jacques d'Aragon, qui s'était dévoué à la même cause sainte, il poursuivit le cours de ses conquêtes et parvint à s'emparer de Cordoue, centre de la puissance musulmane en Espagne. 

Grenade et Séville ne tardèrent pas à capituler. La conduite de Ferdinand nous montre bien que la piété et l'héroïsme peuvent s'allier noblement. Le soin de ses États, ses guerres même, n'étaient point pour lui une trêve à la vertu ; tous ses actes tendaient à la gloire de DIEU et de l'Église.

Dur à lui-même, il jeûnait strictement, portait un cilice en forme de croix, et passait des nuits en prière, surtout à la veille des batailles. Il cherchait à inspirer à ses soldats les sentiments de la piété ; mais il leur en donnait surtout l'exemple.

Sa confiance en la Mère de DIEU était toute filiale ; il portait sa médaille, et arborait son image sur les étendards, à la tête de ses armées. Comme tous les rois dignes de ce nom, Ferdinand se montrait le père de ses sujets. Malgré les nombreuses guerres qu'il eut à soutenir, il évi­tait de lever des impôts nouveaux.

A ceux qui lui proposaient ce genre de mesure, il répondait : « A DIEU ne plaise que je surcharge mon peuple ! La Providence aidera. Je crains plus les malédictions d'une pauvre femme que toute une armée de Maures. »

Belle parole, qui aurait besoin d'être méditée par un grand nombre d'hommes d'État, à notre époque d'ambition effrénée ! Le grand prince se disposait à organiser une expédition en Afrique, quand il tomba malade. Il se prépara saintement à la mort, et au moment de son agonie, il fit réciter le Te Deum.

C'était le 30 mai 1252.

Pratique  :  
La piété est utile à tout; demandez-la à DIEU et travaillez à l'acquérir. 


                                      "Ô Marie conçue sans péché, 

                priez pour nous qui avons recours à Vous"

29 Mai : SAINT CYRILLE, enfant martyr, et autres enfants martyrs

 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Cyrille enfant de huit ou dix ans, fut malgré son jeune âge, l'un des plus célèbres martyrs de la persécution de Valérien, l'an 259.

Son père qui était païen, habitait Césarée, en Cappadoce. N'ayant pu faire apostasier son fils, il le renia et le chassa de sa maison. Le pauvre enfant s'en consola en disant : « Mon père me chasse de sa maison, eh bien maintenant je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux! »

Ce père cruel poussa la barbarie plus loin et alla dénoncer lui-même son propre enfant. Devant cette frêle victime, le juge éprouva quelque pitié et employa tous les moyens de douceur et les flatteries : « Renonce à ta religion, mon cher enfant, lui dit-il ; ton père te recevra, et moi je te ferai de jolis présents. — Non, non, dit Cyrille, c'est inutile; je suis prêt à mourir pour JÉSUS-CHRIST. »

Le juge alors, pour lui faire peur, le conduisit devant un grand feu où l'on feignit de le jeter ; puis un bourreau vint brandir son glaive sur sa tête ; mais l'enfant demeura ferme. On le ramena devant le juge, auquel il dit ces belles paroles : "Oh ! Vous êtes bien cruel de me montrer de si près la couronne et de ne pas me la donner. Il me tarde d'aller avec mon DIEU !"

Tous les assistants pleuraient en entendant des paroles si touchantes; mais lui, toujours plus avide du martyre : "Pourquoi pleurez-vous ? dit-il. Ah! Vous vous réjouiriez avec moi, si vous saviez les biens qui m'attendent, et vous comprendriez mon impatience."

Le juge lui fit trancher la tête.

Profitons de l'histoire de cet enfant pour signaler deux jeunes martyrs : Justin, dont la fête se célèbre le 18 octobre, et Agapit, dont la fête arrive le même jour.

Justin était natif d'Auxerre, et n'avait que neuf ans quand il cueillit la palme du martyre. Il fut pris et garrotté par quatre soldats, qui espéraient avoir vite raison de lui et le faire apostasier ; mais l'enfant leur résista énergiquement : « Abjure ta foi, lui dirent-ils. — Non, jamais; j'aime bien mieux mourir ! — Eh bien! Meurs, » dit l'un d'eux, et d'un seul coup il lui trancha la tête. —
Le jeune Agapit, Romain, avait quinze ans quand vers l'an 274, l'empereur Aurélien se mit à persécuter les chrétiens. S'étant permis de faire des remontrances au gouverneur païen, celui-ci, pour toute réponse, le fit frapper de verges et le soumit à divers supplices.

Son courage indomptable, ses réponses à ses juges, la grâce de sa jeunesse, causèrent tant d'émotion dans la foule des spectateurs, que cinq cents se convertirent.

Le chevalet, les charbons ardents, le bûcher, l'huile bouillante, furent employés en vain ; aucun de ces supplices ne semblait l'atteindre. Deux lions lancés contre lui dans l'amphithéâtre vinrent lui lécher les pieds. Alors le peuple entier s'écria : « Le DIEU d'Agapit est le vrai DIEU ! »

Le gouverneur se hâta de le faire décapiter.

Pratique : 
Respectez l'enfance, édifiez-la; portez-la au bien par vos conseils. 

                                         "Ô Marie conçue sans péché, 

                           priez pour nous qui avons recours à Vous"