jeudi 9 juillet 2026

9 Juil : LES 19 MARTYRS DE GORCUM / SAINTE VÉRONIQUE GIULIANI, Vierge, Clarisse / SAINTE MARIA GORETTI, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Les dix-neuf Martyrs de Gorcum

(† 1572)

Lors de la révolte des Protestants des Pays-Bas contre le gouvernement de la catholique Espagne, un certain nombre de révoltés, appelés «Gueux de mer», habitaient sur des vaisseaux aux bouches de l'Escaut.  C'étaient en général des gens de sac et de corde, qui, sous prétexte de religion, exerçaient sur mer la piraterie, et sur terre les pires violences contre les prêtres et les religieux.
En avril 1572, les Gueux se présentèrent à l'improviste devant la ville de Gorcum et promirent aux habitants de respecter la liberté religieuse de tous, prêtres et laïques; se fiant à cette promesse, les citoyens leur ouvrirent les portes de la ville.  Moins confiant, le Gouverneur se retira dans le château avec tous ceux qui n'avaient pas confiance en la parole de ces écumeurs de mer.  Malgré la bravoure du Gouverneur, le château, dépourvu de troupes et de munitions, ne pouvait tenir longtemps.  De leur côté les Gueux, redoutant l'arrivée de secours, réitèrent les promesses d'amnistie pleine et entière.  Alors les assiégés se confessent mutuellement, reçoivent le saint Viatique, et on laisse entrer les Gueux.
A peine la bande de huguenots est-elle dans la place qu'elle se jette sur les assiégés pour les fouiller et les dépouiller.  Ils les font ensuite comparaître pour leur arracher l'aveu de l'endroit où ils ont caché leurs trésors.  S'attaquant d'abord à Nicolas Janssen, curé de Gorcum, ils lui enroulent autour du cou la corde d'un franciscain, la font passer sur la porte de la prison, et la tirant, soulèvent et lâchent tour à tour le malheureux prêtre, jusqu'à ce qu'ils le voient près d'expirer.  C'est alors le tour du Père Gardien, Nicolas Pieck.  Après plusieurs secousses effroyables, la corde casse, le patient tombe inanimé. Est-il mort ? Pour s'en assurer, un bourreau promène sur son visage la flamme d'un cierge; il la fait entrer dans les narines, dans la bouche, lui brûle la langue et le palais. Dans la prison du château, des scènes de ce genre se renouvellent huit jours durant.
Le samedi 5 juillet, la phalange des confesseurs fut dirigée sur Brielle, où elle devait trouver son Calvaire.  Là, dans une grotesque procession, on les obligea à faire le tour de la potence, puis de recommencer à reculons, en chantant le « Salve Regina.»  Cependant, sur leur passage, des femmes trempent leur balai dans l'eau sale et les aspergent en parodiant « l'Asperges me.»  Un des confesseurs de la foi, ancien pèlerin de Terre Sainte, ne peut s'empêcher de dire : « J'ai vécu chez les Turcs et les Maures ;  jamais je n'ai rien vu de pareil.»  Détail touchant, le peuple réclama ensuite l' « Oremus.»  Un saint vieillard s'exécuta en y substituant l'oraison de la fête de Notre-dame des Sept-Douleurs, que tous le monde écouta en silence :  « Seigneur Jésus-Christ, que la Bienheureuse Vierge Marie, votre Mère, dont la très sainte âme fut percée d'un glaive de douleur au moment de votre Passion, daigne bien intercéder pour nous, maintenant et à l'heure de notre mort.»
Ramenés en prison, ils sont pressés d'apostasier, mais la plupart demeurent inébranlables dans leur croyance. Furieux de leur échec, et désireux d'en finir avec leurs prisonniers, les Gueux les conduisent la nuit même dans un ancien monastère abandonné; il jettent des cordes sur deux poutres, et dressent une échelle. Bientôt dix-neuf corps se balancent dans le vide. Le lendemain matin, 9 juillet, la populace était admise à insulter les corps de ces martyrs ; elle le fit aussi copieusement que lâchement.
Au nombre des victimes de cette hécatombe, on comptait : onze Frères Mineurs de l'Observance ; un Dominicain ; deux Prémontrés ; un chanoine régulier de Saint-Augustin, et quatre prêtres du clergé séculier.
Pie IX a inscrit ces dix-neuf confesseurs de la foi au nombre des martyrs, le 29 juin 1866.
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SAINTE VÉRONIQUE GIULIANI 


SAINTE VÉRONIQUE GIULIANI 
Vierge, Clarisse 
(1660-1727)

Sainte Véronique Giuliani eut une enfance tout extraordinaire: le mercredi, le vendredi et le samedi, jours consacrés à honorer la Passion de JÉSUS-CHRIST et la Sainte Vierge, elle n'acceptait le lait de sa mère ou toute autre nourriture que deux fois et en petite quantité, prélude des grands jeûnes de sa vie. Six mois après sa naissance, elle s'échappa des bras de sa mère et alla d'un pas ferme, toute seule, vénérer un tableau attaché à la muraille et représentant le mystère du jour. À partir de ce moment, elle marcha sans le secours de personne. Un an après, accompagnant sa mère dans un magasin, elle dit d'une voix claire au marchand, qui trompait sur le poids: "Soyez juste, car DIEU vous voit."

À trois ans, elle avait des communications familières avec JÉSUS et Marie. Quelques fois l'image de Marie portant JÉSUS devenait vivante, et, se détachant du cadre, descendait dans ses bras. Un matin qu'elle cueillait des fleurs pour orner l'image de JÉSUS et de Marie, Jésus lui dit: "Je suis la Fleur des champs." Charitable pour les indigents dès son bas âge, un jour elle donna une paire de souliers à un pauvre, et, quelques temps après, elle les vit aux pieds de la Sainte Vierge, tout éclatants de pierreries. 

Elle fit, à douze ans, vœu de se consacrer à DIEU. Bientôt, recherchée par de brillants partis, elle répondit simplement: "C'est inutile, je serai religieuse." Elle entra à dix-sept ans chez les Clarisses. Elle ne connut point les essais de cette nouvelle vie, et se trouva dès le premier jour religieuse parfaite. 

Sa grâce spéciale fut de porter en elle la ressemblance de JÉSUS crucifié, dont elle méditait sans cesse la Passion. Elle eut son couronnement d'épines, qui laissa des traces douloureuses et inguérissables sur sa tête; elle sentit, un jour de Vendredi saint, la douleur du crucifiement, et le SAUVEUR, lui apparaissant, laissa sur ses pieds, ses mains et sa poitrine, des stigmates tout saignants. Les grâces extraordinaires que reçut Véronique furent achetées au prix de grandes épreuves. 

Elle mourut le 9 juillet 1727.

Pratique 
: Rappelez-vous la maxime de Sainte Véronique : « Qui veut être à DIEU doit mourir à soi-même » 


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SAINTE MARIA GORETTI 
Vierge et martyre 
(1890-1902) 

Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants.  En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir. 

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère.   Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. 


La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir JÉSUS dans le Saint Sacrement. «Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion», dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l’Époux des vierges. 

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder. 

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers. 

L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace: «Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer!» La jeune chrétienne s'écria: «Non! c'est un péché, DIEU le défend! Vous iriez en enfer!» Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon. 

Lorsqu'Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de JÉSUS en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron: «Et toi, Maria, pardonnes-tu? lui demanda-t-il. -- Oh, oui! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de JÉSUS, qu'il vienne avec moi au Paradis.» Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci: «Que fais-tu Alessandro? Tu vas en enfer!» et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre. 

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait: «Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du SEIGNEUR, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à DIEU et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité.» 
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 7 juillet 2026

8 Juillet : SAINTE ÉLISABETH, Reine du Portugal

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

SAINTE ÉLISABETH
Reine de Portugal
(1271-1336)
SAINTE ÉLISABETH reçut ce nom à son Baptême, en souvenir de sainte Élisabeth de Hongrie, sa tante. A l'âge de huit ans, elle récitait chaque jour l'office divin et conserva cette pratique jusqu'à sa mort; elle méprisait le luxe, fuyait les divertissements, soulageait les pauvres, multipliait ses jeûnes et menait une vie vraiment céleste. Toutes les œuvres de piété d'Élisabeth étaient accompagnées de larmes que l'amour faisait monter de son cœur à ses yeux. Le temps que ses exercices religieux lui laissaient libre, elle aimait à l'employer à l'ornementation des autels ou aux vêtements des pauvres.
Élevée sur le trône de Portugal par son mariage avec Denys, roi de ce pays, elle fut d'une patience remarquable dans les épreuves qu'elle eut souvent à subir de la part de son mari, et ne lui montra jamais, en échange de ses procédés injustes, qu'une amabilité croissante, une douceur toute affectueuse et un dévouement sans bornes, qui finirent par triompher de ce cœur rebelle. Élisabeth est célèbre par le don que lui fit le Ciel de rétablir la paix entre les princes et les peuples.
Peu de Saintes ont montré tant de charité pour les membres souffrants de JÉSUS-CHRIST; jamais aucun pauvre ne partait du palais sans avoir rien reçu; les monastères qu'elle savait dans le besoin recevaient abondamment le secours de ses aumônes; elle prenait les orphelins sous sa protection, dotait les jeunes filles indigentes, servait elle-même les malades.

Tous les vendredis de Carême, elle lavait les pieds à treize pauvres, et après les leur avoir baisés humblement, elle les faisait revêtir d'habits neufs. Le Jeudi saint, elle remplissait le même office près de treize femmes pauvres. Or, un jour qu'elle lavait les pieds à ces pauvres, il se trouva dans le nombre une femme qui avait au pied une plaie dont la mauvaise odeur était insupportable: la reine, malgré toutes les répugnances de la nature, prit ce pied infect, en pansa l'ulcère, le lava, l'essuya, le baisa et le guérit. Même miracle arriva en faveur d'un pauvre lépreux.
Un jour qu'elle portait dans les pans de sa robe de l'argent pour les pauvres, son mari lui demanda à voir ce qu'elle portait, et il fut émerveillé d'y voir des roses hors de saison. Après la mort du roi, elle voulait se retirer chez les Clarisses, mais on lui fit observer qu'elle ferait une meilleure œuvre en continuant ses libéralités. Enfin, après une vie toute d'œuvres héroïques, elle mourut en saluant la Très Sainte Vierge, qui lui apparut, accompagnée de sainte Claire et de quelques autres saintes religieuses.
Pratique : Ne vous contentez pas de donner aux pauvres ; ayez pour eux un respect chrétien.
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 6 juillet 2026

7 Juillet : SAINT PANTHÈNE / Le Bx LAURENT DE BRINDES, Général des Capucins / SAINT CYRILLE et SAINT MÉTHODE Apôtres des Slaves

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

       qu’entre une musique notée et une musique chantée.
         (Saint François de Sales)

Saint Panthène
Philosophe chrétien
Le nom de Saint Panthène mérite de figurer à côté des noms glorieux de saint Justin, de saint Lucien et de saint Pamphile.  Il vivait au IIe siècle.  La sainte vie des premiers chrétiens le détacha du paganisme. Après sa conversion, il ajouta aux sciences humaines qu’il avait cultivées jusque-là une science profonde des Livres saints.
Ils enseigna avec gloire dans la célèbre école chrétienne d’Alexandrie ; puis anime de zèle pour le salut des âmes, il alla porté l’Evangile dans les Indes.  Il mourut avant l’an 216.

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Le Bx. LAURENT DE BRINDES


Le Bx. LAURENT DE BRINDES
Général des Capucins
Le bienheureux Laurent de Brindes né dans cette ville le 22 juillet 1559 fut l’une des plus grandes figures de l’Ordre séraphique et l’un des plus parfaits disciples de saint François. 
A son entrée au couvent le supérieur, pour l’éprouver lui fit un rude tableau de la vie religieuse et le fit entrer dans une cellule étroite, aux murailles nues et austères : « Que cette cellule renferme un crucifix, s’écria le jeune homme et elle sera pour moi plus belle que les salles somptueuses des plus riches palais. »  Attentif à tous ses devoirs, le premier à tous les offices du jour et de la nuit,  fidèle dans l’observation des moindres points de la Règle, soumis envers ses supérieurs et respectueux envers ses frères,  dépassant les jeûnes et les austérités de l’Ordre, il s’attira bientôt l’affection et l’admiration de tous.
De fortes études suivies avec ardeur, sans rien diminuer de sa piété, le mirent bientôt à même de remplir un ministère difficile auprès des grandes puissances de l’Europe.  Il sema les miracles sous ses pas ; mais le plus grand de ses prodiges, fut le succès immense de ses prédications dans les principales villes d’Italie puis en Allemagne, en Autriche, en Bohème,  en Syrie, en Espagne.
Laurent exerça successivement les plus hautes charges apostoliques en Autriche, puis en Espagne, il voyait toutes les affaires les plus épineuses réussir entre ses mains.  Ces grandes œuvres, ces voyages incessants ne nuisaient en rien à son œuvre principale, sa sanctification.  Un jour qu’il offrait le saint Sacrifice après la consécration, Jésus-Christ lui apparut dans l’hostie, sous la forme d’un petit enfant qui le caressait et lui souriait avec une grâce toute divine.
Chacun des pas du saint était l’occasion d’une merveille, et sa présence suscitait partout un incroyable enthousiasme.  Après tant de travaux arriva pour Laurent l’heure de la délivrance. Il remercia ses frères de leurs bontés, leur demanda pardon de ses torts,  reçut les sacrements avec une joie profonde et mourut en invoquant Marie et en serrant la croix fortement sur son cœur. 
C’était le 22 juillet 1619.  Ses panégyristes l’ont appelé le prodige de son siècle.
Pratique : Ne vous attribuez rien du mérite de vos œuvres ; rapportez tout  à Dieu. 
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SAINT CYRILLE et SAINT MÉTHODE

Apôtres des Slaves 
(XIe siècle)

Jusqu'à ces derniers temps, saint Cyrille et saint Méthode n'étaient honorés qu'en certains lieux, surtout aux divers pays slaves qu'ils avaient évangélisés et à Rome. Le pape Léon XIII étendit leur culte à toute l'Église, et leur fête est fixée au 7 juillet.

Ces deux nobles frères, nés à Thessalonique, allèrent s'instruire à Constantinople. Après de profondes études, Méthode se fit moine; Cyrille reçut de l'impératrice Théodora la mission de christianiser certains peuples voisins de la Grèce; de là, il fut appelé avec son frère à l'évangélisation de la Moravie, où leur zèle produisit des merveilles de conversions. Ils traduisirent la Bible en langue slave, langue qui leur doit sa formation régulière. 
Leur renommée les fit appeler à Rome par le pape Nicolas Ier; ils y arrivèrent porteurs des reliques du Pape saint Clément Ier, que Cyrille avait découvertes dans la Chersonèse. Revenus à leur apostolat, ils furent accusés d'employer la langue slave dans les cérémonies liturgiques; mais ils se défendirent victorieusement auprès du pape Adrien II. 
Cyrille étant mort à Rome, dans la force de l'âge, eut son tombeau auprès de celui de saint Clément; son frère retourna encore vers ses chers Slaves et évangélisa la Pannonie, la Bulgarie, la Dalmatie, la Carinthie. 
Accusé de nouveau à Rome, il se justifia si bien qu'il revint à son apostolat revêtu du caractère épiscopal. Après avoir prêché l'Évangile à la Bohême et à la Pologne, il alla mourir en Moravie, chargé de mérites et de gloire. 
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 5 juillet 2026

6 Juillet : SAINT THOMAS MORE, Martyr / SAINT GOAR, Prêtre et ermite

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT THOMAS MORE 
Martyr 
(1487-1535)

Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478.  Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre. A l'âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants: trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve.

En père vigilant, il veillait à ce que DIEU restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l’Écriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure; sa piété n'en était cependant pas moins profonde.  Saint Thomas More entendait la messe tous les jours; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement. 

Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi.  En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier.  Celui qui n'avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines.  Les succès, pas plus que les afflictions, n'eurent de prise sur sa force de caractère.

Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu'il prétendit devant l'opposition formelle du pape, se proclamer chef de l’Église d'Angleterresaint Thomas More blâma la conduite de son suzerain.  Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui.  Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à DIEU pour cette épreuve.

Le 12 avril 1554, l'ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l'autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l'adultère et au schisme.

Après un second refus réitéré le 17 avril, on l'emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération. 

Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l'éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement: «Il me semble que DIEU fait de moi Son jouet et qu'Il me berce.»  L'épreuve de la maladie s'ajouta bientôt à celle de la réclusion.  Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires.
 
L'intensité de sa prière conservait sa force d'âme: «Donne-moi Ta grâce, DIEU bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi.» Il disait à sa chère fille Marguerite: «Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j'appellerai le CHRIST à mon secours.»

On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu'il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n'eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu'il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique.

Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l'échafaud. Il demanda de l'aide pour monter sur l'échafaud: «Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m'en tirerai bien tout seul.» Il embrassa son bourreau«Courage, mon brave, n'aie pas peur, mais comme j'ai le cou très court, attention! il y va de ton honneur.» Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche. 

Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935.  

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SAINT GOAR 
Prêtre et Ermite 
(+ en 575)

GOAR naquit peu après la mort du roi Clovis. Ses parents étaient de nobles seigneurs de l'Aquitaine, au foyer desquels il puisa, pendant ses premières années, l'amour de la vertu. Tout petit encore, il avait une charité extraordinaire pour les pauvres; son zèle pour la gloire de DIEU lui faisait prêcher déjà la pénitence aux pécheurs et la sainteté aux justes, et la parole de cet enfant, jointe à ses actions merveilleuses, produisait de grands fruits autour de lui.

Le sacerdoce, quand il eut l'âge de le recevoir, fut un nouvel aiguillon à son ardeur apostolique. Avec l'autorité que lui donnait sa haute vertu, il combattit, dans ses prédications, tous les vices, le luxe, la discorde, la vengeance, l'homicide et les diverses passions grossières d'une époque encore barbare. Cependant l'apôtre avait avant tout, des goûts de moine; aussi quitta-t-il bientôt ses parents et sa patrie pour chercher DIEU dans la solitude. 

Mais DIEU, qui ne voulait pas que tant de vertus demeurassent stériles, souffla au coeur du solitaire un nouveau feu de zèle, et Goar, riche de ses progrès nouveaux et des lumières surnaturelles qu'il avait recueillies dans sa retraite, parcourut toutes les campagnes voisines, encore païennes, y prêcha l'Évangile et vit avec joie de nombreux convertis recevoir le baptême.

Peu de Saints furent plus hospitaliers que lui, et c'est par ses bons procédés, ses aumônes, ses réceptions cordiales et généreuses, qu'il sut rendre populaire la doctrine qu'il pratiquait si bien. Accusé devant son évêque de divers crimes imaginaires inventés par le démon de la jalousie, il parut humblement au palais épiscopal et déposa son manteau, par respect, en présence du prélat; mais, en croyant le suspendre à une tige de métal, il le suspendit à un rayon de soleil. L'évêque ne fut point touché de ce prodige; cependant il dut bientôt reconnaître l'innocence du Saint, manifestée, à sa confusion, par un nouveau miracle.

Le roi Sigebert voulut bientôt le faire évêque; mais Goar obtint un délai de vingt jours, pendant lequel il pria DIEU avec tant de larmes, qu'il obtint une grave maladie qui se prolongea pendant sept ans et mit le roi dans l'impossibilité de réaliser ses desseins. Goar offrit à DIEU ses longues et horribles souffrances pour l'extension et le triomphe de l'Église.

Une foule de miracles s’accomplirent sur son tombeau, on raconte même que tout homme qui passait devant le temple où était son corps sans y entrer était infailliblement puni.

Pratique. Joignez au désir de votre sanctification personnelle, le zèle pour la sanctification de vos frères. Un chrétien ne doit pas se sauver seul. 

          "Ô Marie conçue sans péché, 
         priez pour nous qui avons recours à Vous"

5 Juillet : SAINT ANTOINE-MARIE ZACCARIA, Fondateur d'Ordre / BX PIERRE DE LUXEMBOURG, Cardinal

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINT ANTOINE-MARIE ZACCARIA 
Fondateur de la Congrégation des Barnabites 
(1502-1539)


Saint Antoine-Marie Zaccaria naquit à Crémone, en Italie, d'une famille d'opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu'Antoine-Marie était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l'âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l'éducation de son fils. 
 
Chrétienne fervente, elle s'appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. A son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon coeur allait jusqu'à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d'abondantes bénédictions et des grâces de choix.

 
Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l'âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l'état ecclésiastique. Pour se préparer à l'apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l'Église. Il reçut l'ordination sacerdotale à l'âge de vint-six ans. (1528) 

Pendant ses études, il ne perdit jamais de vues sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme. 

Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. «Allons voir l'ange de DIEU!» disaient ses compatriotes. Bien qu'il passa des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C'est alors que saint Antoine-Marie Zaccaria songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s'appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l'ignorance, la paresse et la corruption du siècle. 

Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l'exemple. «C'est le propre des grands cœurs, leur disait le Saint, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré.» Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de: Clercs réguliers de Saint-Paul. On leur confia l'église Saint-Barnabé à Milan, d'où leur vint le nom de: Barnabites. 

Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s'exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un Ordre de religieuses, dites les "Angéliques de Saint-Paul" pour l'instruction des jeunes filles pauvres et l'entretien des linges des églises. 

La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à DIEU. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du SAUVEUR demeura dans le tombeau. C'est à lui que l'on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures. 

Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux. Saint Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et sérénité ne cessait d'envelopper son âme. 

En 1539, épuisé par une mission qu'il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l'y voir une dernière fois; il leur annonça sa mort prochaine qu'il venait d'apprendre par révélation. Après avoir reçu l'extrême-onction et le saint viatique, saint Antoine-Marie Zaccaria s'endormit paisiblement dans le SEIGNEUR, le 5 juillet 1539, à l'âge de trente-sept ans. On l'enterra à Milan où il fut vite honoré comme un saint. Le pape Léon XIII l'a canonisé.
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BIENHEUREUX PIERRE DE LUXEMBOURG 
Cardinal 
(1369-1387)
 
 


Ce bienheureux vint au monde le 20 juillet 1369, d'une famille illustre parmi les plus illustres de l'Europe entière. Sa mère ne voulut jamais permettre qu'il fût nourri d'un autre lait que du sien, afin de l'éloigner de toute influence perverse, et de répandre en son cœur, avec le lait, les premiers germes de la vertu. 

Ses mœurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l'admiration de tout le monde; sa dévotion savait s'allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante. 

A six ans, il voua à DIEU sa virginité, et poussa au même vœu sa sœur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l'exerça dès son enfance avec le plus grand soin. 

Chanoine à quinze ans, il dut à seize ans, accepter l'évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l'Ordre de Saint-Dominique. L'épiscopat était au-dessus de l'âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. 

Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne: il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat; il ne fut magnifique qu'à l'égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au SEIGNEUR. 

Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Lorsqu’il se croyait coupable de quelque faute, il se punissait lui-même en se donnant la discipline jusqu’au sang. 

Il vécut dans une telle pureté de cœur, que, de l'aveu de ceux qui dirigeaient son âme, il ne commit jamais un péché mortel, ce qui ne l'empêchait pas de se regarder comme le plus grand des pécheurs. Il s'exhalait de sa personne une odeur si suave, qu'on eût cru qu'il se parfumait; mais ce n'était que la bonne odeur de JÉSUS-CHRIST. 

Plein de DIEU, il ne Le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle; la prière, l'étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps: "Puisqu'on a voulu me faire évêque, disait-il, il n'est plus de saison d'être un jeune homme." Plus d'une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière. 

Dans une de ces occasions, il se jeta à genoux dans la boue et y demeura longtemps, sans avoir sali ses vêtements. Le Pape, frappé de sa sainteté, le créa cardinal; mais, dix mois après, Pierre tomba malade; sentant venir sa fin, il obligea ses domestiques à le flageller, pour expier les scandales qu'il disait leur avoir donnés. 

Il mourut le 2 juillet 1387 à l'âge de dix-huit ans, riche en vertus comme les grands saints qui ont fourni une longue carrière. 

Pratique : Donnez-vous à DIEU dès votre jeunesse ; ne remettez pas à demain votre sanctification. 
    "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 3 juillet 2026

4 Juillet : SAINTE BERTHE, Veuve, Fondatrice de Monastère

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINTE BERTHE 
Veuve, Fondatrice de Monastère 
(644-723)

Sainte Berthe eut pour père un comte du palais, sous Clovis II roi de France. Le sang des princes et des héros coulait dans ses veines; mais sa gloire est d'avoir eu pour filles sainte Gertrude et sainte Déotile. La mère de Berthe ne voulut point confier à des mains étrangères le précieux trésor commis par DIEU à sa garde, et elle fit sucer à l'enfant, avec le lait de son sein, le lait de la piété et de la vertu de son cœur; aussi cette tendre plante, cultivée par des mains si pures, donna-t-elle, dès les premiers printemps, les fleurs et les fruits les plus suaves de sainteté, au point qu'elle eut bientôt la réputation d'être la fille la plus belle, la plus aimable et la plus vertueuse de son siècle.


A l'âge de vingt ans, elle fut mariée au noble seigneur Sigefroy, et ayant été le modèle des jeunes filles, elle devint le modèle des épouses et des mères. Après vingt ans d'une union que ne troublèrent jamais les nuages des passions, Berthe, devenue veuve, libre de toute entrave terrestre, résolut de se consacrer entièrement à DIEU dans la vie monastique.

Le démon sans doute voulut décourager la Sainte: elle eut révélation, pendant son absence, que son premier monastère, bâti dans ses domaines, s'était écroulé entièrement. Sa soumission à la Volonté de DIEU fut parfaite, sa résolution resta inébranlable, et après trois jours de jeûne et de prière, un ange vint montrer à Berthe le lieu où son monastère devait être reconstruit et le plan qu'elle devait adopter. Deux ans après, l'un des plus beaux couvents de l'époque s'élevait et recevait la bénédiction de l'Église; ce même jour, la sainte et ses filles, Gertrude et Déotile, recevaient le voile et se consacraient à DIEU, et bientôt le monastère se remplissait d'âmes d'élite éprises de la vie religieuse.


Une des grandes épreuves de la vie de sainte Berthe fut de voir un jeune seigneur lui demander la main de sa fille Gertrude et vouloir l’enlever de force, au pied de l’autel qu’elle tenait embrassé ; mais ses prières furent victorieuses de la passion de ce prince, qui retenu par une force supérieure se vit obligé de fuir et d’abandonner ses projets.


Quelques années plus tard, Berthe renonçait à son titre d'abbesse pour le transférer à sa fille Déotile, pendant qu'elle-même, retirée dans un lieu solitaire voisin de la communauté, menait une vie tout angélique et ne conversait plus qu'avec DIEU. Quand elle sentit l'approche de la mort, elle fit appeler sa fille Gertrude (car Déotile avait quitté ce monde) et toutes les religieuses, leur adressa les plus touchantes exhortations, et leur donna rendez-vous, après les épreuves de la vie, dans la Patrie éternelle. 

Avant de mourir, elle aperçut un Ange gardien qui lui présentait une  Croix lumineuse, et entendit un concert céleste, prélude des harmonies célestes. Elle rendit le dernier soupir le 4 juillet 723. 

Pratique. Ne cherchez point la paix dans les créatures ; aspirez de plus en plus à DIEU seul. 

                   "Ô Marie conçue sans péché 
                 priez pour nous qui avons recours à Vous"