dimanche 15 février 2026

16 Février : SAINT ONÉSIME, Évêque et Martyr / SAINTE JUILIENNE DE NICODÉMIE, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT ONÉSIME
Évêque d'Éphèse et Martyr
(+ en 95)

Esclave d'un citoyen de Colosse nommé Philémon que saint Paul avait converti, Onésime après avoir mal servi son maître, le vola et s'enfuit. Lorsqu'il eut dissipé tout ce qu'il avait pris, il vint se cacher à Rome; la bonté de DIEU l'y amenait pour le délivrer d'une servitude plus triste que celle dont il avait voulu s'affranchir par la fuite.

Il y rencontra saint Paul, captif. L'Apôtre, qui considérait également les maîtres et les esclaves comme des frères rachetés en JÉSUS-CHRIST, lui montra la gravité de sa faute, l'instruisit, le convertit et le baptisa. Depuis ce temps-là, il le regarda toujours comme son fils, d'autant plus cher qu'il l'avait engendré à DIEU dans les chaînes. Voulant le réconcilier avec Philémon, il le lui renvoie avec une lettre où il demande le pardon et même la liberté du fugitif :

"Paul, prisonnier de JÉSUS-CHRIST, et Timothée, son frère, à Philémon, notre bien-aimé et coopérateur,... grâce à vous et paix de la part de DIEU notre Père et de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST... La prière que je vous adresse est pour mon fils Onésime, que j'ai enfanté dans mes chaînes... Je vous le renvoie; recevez-le comme si c'était moi-même... Et non plus comme un esclave, mais comme un esclave devenu un frère... J'avais pensé d'abord à le garder auprès de moi; mais je n'ai rien voulu faire sans votre consentement... S'il vous a fait tort ou qu'il vous soit redevable de quelque chose, mettez-le à mon compte. C'est moi, Paul, qui vous le rendrai... Oui, mon frère, procurez-moi cette joie dans le SEIGNEUR... Que la grâce de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST soit avec votre esprit. Ainsi soit-il."

Philémon reçut Onésime avec charité et le renvoya à Rome pour assister Saint Paul dont il devint le compagnon fidèle. L'apôtre lui confia, ainsi qu'à saint Tychique, sa lettre aux Colossiens; il le nomma évêque d'Éphèse après la mort de Saint Timothée.

Onésime eut le bonheur de saluer à Smyrne, Saint Ignace d'Antioche qui se rendait à Rome pour y être exposé aux bêtes.  Dans sa lettre aux Éphésiens, le martyr loue la charité de l'évêque d'Éphèse.

Le procureur d'Asie, voyant qu'Onésime, malgré la persécution prêchait avec courage, le fit arrêter et l'envoya à Tertulle, gouverneur de Rome, ennemi personnel d'Onésime. Celui-ci le soumit à la torture et le fit lapider l'an 95.

==============================
SAINTE JULIENNE DE NICOMÉDIE

Vierge et Martyre

 


Parmi les nombreux martyrs de Nicomédie, on a toujours remarqué une illustre vierge nommée JULIENNE, qui malgré des parents très attachés au culte des faux dieux, eut le bonheur insigne  d'embrasser le christianisme.

Un jeune homme de haute famille prétendit à sa main, et pour se débarrasser de ses importunités, elle lui fit savoir qu'elle était chrétienne et qu'elle ne pouvait se marier qu'à un chrétien. Le jeune homme ayant averti le père de Julienne, celle-ci préféra souffrir à la maison paternelle les fouets, la prison et les fers, plutôt que d'épouser un païen.

Le malheureux père abandonna alors sa fille entre les mains de son prétendant, qui était devenu préfet de la ville, et qui la fit comparaître à son tribunal.  La courageuse vierge n'eut d'oreilles ni pour les flatteries ni pour les menaces, et répondit qu'elle ne changerait point de résolution, dût-elle être brûlée vive ou dévorée par les bêtes.

Rarement la fureur d'un juge païen poursuivit une victime avec autant d'acharnement que ce préfet dénaturé.  Flagellation sanglante, suspension par les cheveux pendant un temps prolongé, supplice des torches enflammées et des fers rougis au feu, Julienne souffrit tout avec un courage sublime. Retournée en prison, elle s'y mit en prière, et le démon, sous la forme d'un ange, chercha à ébranler sa fermeté, en lui représentant des supplices plus affreux encore ; mais elle invoqua le SEIGNEUR contre le perfide tentateur, et eue entendit une voix du ciel qui lui dit : « Julienne, aie bon courage, je suis avec toi. »

A ces mots, elle se trouva guérie. Le préfet, l'ayant rappelée devant son tribunal, fut émerveillé de la trouver aussi belle et en aussi bonne santé que jamais. Ne pouvant triompher d'elle, il la fit jeter dans un four embrasé ; mais le feu ne put l'atteindre, et ce miracle convertit sur-le-champ plus de cinq cents personnes. Une chaudière d'huile bouillante n'eut pas plus de succès. Julienne eut enfin la tête tranchée, l'an 299.

Pratique : Soyez inébranlable dans les résolutions que vous inspire la grâce.
 
  "Ô Marie conçue sans péché,
   priez pour nous qui avons recours à Vous"

15 Février : SAINT FAUSTIN et SAINT JOVITE, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT FAUSTIN et SAINT JOVITE étaient frères et appartenaient à une distinguée de la Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent remarquables par leur piété et par leur zèle, non moins que par leur amitié mutuelle : on ne vit jamais deux frères si unis de sentiments et d'inclinations.

Faustin était prêtre et Jovite diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution contre les chrétiens. Ils furent les premiers dénoncés, à cause de leur ardeur à prêcher JÉSUS-CHRIST, et conduits près de l'empereur dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice : "Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux. — Nous n'adorerons que le DIEU vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde.

La statue que leur montrait l'empereur était fort brillante et environnée de rayons d'or. Jovite, la fixant, s'écria : « Oui, nous adorons le DIEU qui règne dans le ciel et le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent. » A sa parole, la statue perdit son éclat et devint noire, comme l'avait demandé le saint martyr.

L'empereur commanda de la nettoyer ; mais à peine les prêtres païens y eurent-ils touché, qu'elle tomba en cendres.  Irrité, il ordonna alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces. A peine étaient-ils entrés dans l'amphithéâtre, que quatre lions lâchés pour les dévorer, vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite les ours et les léopards s'approchèrent d'eux avec la douceur des agneaux.

Jetés dans un sombre cachot, ils y furent laissés sans nourriture. Les anges descendirent du ciel, éclairèrent leurs ténèbres et leur rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats.

On voulut faire brûler vifs les saints martyrs, les flammes les respectèrent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, employa contre eux tous les raffinements de la cruauté ; mais ils demeurèrent fermes dans leur foi, et leur courage joint à leurs miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.

On essaya de les faire périr en les jetant à la mer ; les flots les portèrent doucement au rivage. Enfin, ils furent reconduits à Brescia, leur ville natale afin que ceux qui avaient été convertis par leur sainte vie et par leur courage fussent ébranlés et ramenés au paganisme par leur mort cruelle.

Mais DIEU tourna le projet des tyrans à la gloire de Son nom ; car les corps des saints martyrs devaient demeurer dans cette ville comme une nouvelle preuve de la foi et comme un appel permanent à la défense de la religion de JESUS-CHRIST.

Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux, et c'est dans l'attitude de la prière qu'ils eurent la tête tranchée, le 15 février de l'an 120 ou 122.

La foi se ravive à la lecture des Actes héroïques des martyrs.

Pratique
: Souvenez-vous que tout chrétien doit suivre son Maître au Calvaire.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 13 février 2026

14 Février : SAINT VALENTIN, Prêtre et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre  et l’Évangile vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

La vertu de SAINT VALENTIN, prêtre, était si éclatante, qu'il fut arrêté par l'empereur Claude II.

Après deux jours de prison, l'empereur le fît comparaître à son tribunal : « Pourquoi, Valentin, voulez-vous ainsi être l'ami de nos ennemis et rejetez-vous notre amitié? — Sire, dit le prêtre chrétien, si vous saviez le don de DIEU, vous seriez heureux, et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte de vos idoles, et vous adoreriez le vrai DIEU et son Fils JÉSUS-CHRIST. »

Un des juges, prenant la parole, demanda au martyr ce qu'il pensait de Jupiter et de Mercure : « Qu'ils ont été des misérables, répliqua Valentin, et qu'ils ont passé toute leur vie dans la débauche et le crime. »

Le juge, furieux de cette réponse, s'écria : « II a blasphémé contre les dieux et contre l'empire ! »

L'empereur continua ses questions avec curiosité, heureux de cette occasion de savoir ce que pensaient les chrétiens; Valentin, de son côté, avait le courage d'exhorter le prince à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu'il avait répandu : "Croyez en JÉSUS-CHRIST, lui disait-il, faites-vous baptiser, vous serez sauvé, et dès cette vie vous assurerez la gloire de votre empire et le triomphe de vos armes".

Claude commençait à se laisser persuader et dit à ceux qui l'entouraient : "Écoutez la belle doctrine que cet homme nous apprend".

Mais le préfet, mécontent, s'écria : "Voyez-vous comment ce chrétien séduit notre prince !"

Le faible Claude, craignant des troubles, abandonna le martyr, qui eut à subir un autre interrogatoire devant un nouveau juge : « Comment, lui dit celui-ci, peux-tu dire que JÉSUS-CHRIST est la vraie lumière? — II n'est pas seulement la vraie lumière, mais l'unique lumière, dit Valentin. — S'il en est ainsi, rends la vue à ma petite fille adoptive, aveugle depuis deux ans ; je croirai en JÉSUS-CHRIST, et je ferai tout ce que tu voudras.

L'enfant fut amenée; le prêtre, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Ô JÉSUS-CHRIST, qui êtes la vraie lumière, éclairez cette aveugle. » A ces paroles, l'aveugle voit ; le juge Astérius, avec toute sa famille, confesse JÉSUS-CHRIST et reçoit bientôt le baptême.

L'empereur, averti de ces merveilles, aurait bien voulu fermer les yeux sur les conversions nouvelles ; mais la crainte lui fit trahir sa conscience et le sentiment de la justice.

Valentin et les autres chrétiens furent livrés aux supplices et allèrent recevoir au ciel la récompense de leur courage, en l'année 268.

DIEU, dans les premiers combats de l'Église, permit souvent que les supplices des martyrs fussent illustrés par des miracles ; c'est que les miracles sont la démonstration sommaire de la Vraie religion.  

Pratique : Profitez de toutes les occasions d'éclairer votre prochain et de le porter au bien.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"
 

jeudi 12 février 2026

13 Février : SAINTE CATHERINE DE RICCI, Vierge

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)



La vie de cette Sainte est l'une des plus prodigieuses, par les ravissements, les extases, les grâces extraordinaires de tout genre qui la remplissent. Catherine naquit à Florence en 1522.

Dès l'âge de trois ans, on la voyait s'exercer à la prière, rechercher la solitude et le silence pour s'y livrer plus à l'aise, et sa prière était si recueillie, qu'elle y paraissait l'esprit absorbé en DIEU et comme plongée dans la contemplation de ses mystères.

La Passion de JÉSUS-CHRIST était déjà l'objet des vives ardeurs de son amour, et elle préludait par ses exercices enfantins à cette admirable dévotion envers JÉSUS crucifié, qui est le caractère le plus éclatant de sa vie.

Elle prit le voile à treize ans, chez les Dominicaines. C'est à l'âge de dix-neuf ans qu'elle reçut cette grâce inouïe de voir changer par NOTRE-SEIGNEUR son cœur en celui de Marie.

Quelques mois après, elle eut une mémorable extase de la Passion, qui dura vingt-huit heures, et dans laquelle elle assista successivement au détail de toutes les scènes de la Passion du SAUVEUR, paraissant elle-même, par ses gestes, subir chacun des supplices dont elle était témoin. Ce spectacle devait se renouveler toutes les semaines pendant les douze dernières années de sa vie. On entendait, dans ces extases, la sainte pousser des exclamations de douleur et d'amour. Quelle impression pour les innombrables témoins de ces merveilles !

Le cachet de la vertu véritable, c'est l'humilité ; un seul fait montrera que Catherine était bien conduite par l'esprit de DIEU. Elle avait appris que ses sœurs s'étaient plu à écrire, pour en garder le souvenir, la relation de toutes les grâces et faveurs extraordinaires dont le Ciel l'avait comblée.

Elle n'eut point de repos avant d'avoir mis la main sur tous ces écrits. Un jour, pendant que ses sœurs étaient à l'office, elle entra dans leurs cellules, s'empara de tous les manuscrits qu'elle put rencontrer, les mit dans un sac, et les portant à la sœur boulangère, qui chauffait le four : "Tenez, lui dit-elle, brûlez vite tout ceci, car malheur à nous si on le trouvait dans la maison !"

Sa bienheureuse mort arriva le 2 février 1589. La dernière prière qu'on entendit expirer sur ses lèvres fut le Pater Noster. Le couvent retentit alors des chants harmonieux des Anges. En différents lieux, de saints personnages eurent la vision d'une magnifique procession de saints et de saintes ; au bout du cortège, JÉSUS conduisait en triomphe sa glorieuse épouse.

Pratique : Cachez les grâces de DIEU sous le voile de l'humilité.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 11 février 2026

12 Février : SAINT LUDENS, Confesseur / SAINTE EULALIE, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINT LUDENS était fils d'un puissant seigneur écossais. A la mort de son père, il hérita de ses grands biens, qu'il employa en constructions pieuses ; puis il entreprit le pèlerinage de Rome à pied, en demandant l'aumône.

Les fatigues du voyage et ses austérités l'épuisèrent, et il mourut en chemin au pied d'un arbre, près de Strasbourg, l'an 1202. On trouva sur lui un écrit qui fit connaître son nom, sa patrie et le but de son voyage.

=========================

SAINTE EULALIE

Vierge et Martyr
à Barcelone


SAINTE EULALIE, égale à bon nombre d'autres jeunes martyres par son illustre naissance, ne leur fut inférieure ni par ses vertus ni par ses glorieux combats pour Jésus-Christ.

Quand le barbare gouverneur Dacien, qui fit ruisseler en Espagne le sang des martyrs, vint à Barcelone, la jeune Eulalie, âgée de quatorze ans, fut inspirée de DIEU d'aller se présenter elle-même au tyran, afin de donner à toute la ville un noble exemple de courage.


Un matin, elle s'échappa de la maison paternelle et alla droit au tribunal. Le gouverneur, étonné de tant d'audace, mais frappé aussi de la beauté de cette enfant, lui dit: "Qui es-tu, jeune fille, et que veux-tu? — Je veux te reprocher ta conduite cruelle envers d'innocentes victimes. — Mais qui es-tu donc pour me parler ainsi? — Je suis chrétienne. — N'insulte pas en moi l'autorité des divins empereurs. — Je suis chrétienne, et je méprise vos idoles. — Offre de l'encens aux dieux immortels. — J'adore le vrai DIEU, et je hais tes dieux misérables."

Dacien ordonna de la promener par toute la ville en la faisant fustiger avec une verge de bois flexible ; mais l'effet produit fut différent de ce qu'attendait ce barbare, et les fidèles bénissaient le SEIGNEUR du courage de la jeune martyre.


Eulalie subit ensuite le supplice du chevalet, des ongles de fer, des peignes d'acier et des torches ardentes ; mais, aidée de la grâce d'en haut, elle riait de l'impuissance de ses bourreaux. L'huile bouillante et le plomb fondu n'émurent pas davantage l'héroïque fille.

Alors Dacien honteux et confus de sa défaite, ordonna de laisser Eulalie attachée à une espèce de croix.  La pauvre enfant n'y demeura pas longtemps suspendue ; les tourments affreux qu'elle avait endurés avaient épuisé ses forces; elle expira paisiblement, et les assistants virent son âme s'envoler vers le ciel sous la forme d'une blanche colombe.

Ce glorieux martyr eut lieu le 12 février de l'an 304. — Que de fois, au temps des persécutions, DIEU s'est servi ainsi de l'exemple de frêles et timides vierges pour relever le courage des chrétiens et faire éclater en même temps la divinité d'une religion qui inspirait un si calme et si sublime héroïsme !

Pratique : Craignez ceux qui peuvent nuire à votre âme, et non ceux qui peuvent nuire à votre corps.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

11 Février : "JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION" NOTRE DAME À LOURDES

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée."

  1. (Saint François de Sale)


Proclamée IMMACULEE dans Sa CONCEPTION, le 8 décembre 1954, Marie ne devait pas tarder à montrer combien Elle agréait ce nouvel hommage de la sainte Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna Se montrer, à dix-huit reprises, à une petite fille de Lourdes, bourgade des Pyrénées.


L'enfant, ignorante et candide, s'appelait Bernadette. La Vierge paraissait dans une grotte sauvage. Son visage était gracieux et vermeil; Elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc; une ceinture bleue flottait autour d'Elle; sur chacun de Ses pieds brillait une rose épanouie. L'enfant regarda longtemps, étonnée et ravie; elle prit son chapelet et le récita pieusement. L'apparition lui ordonna de revenir.

                        

La dix-huitième fois, Bernadette supplia la vision de Se faire connaître. Alors, l'Être mystérieux, joignant les mains devant Sa poitrine, et revêtant une majesté toute divine, disparut en disant: "JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION!" C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler Son peuple à la prière et à la pénitence.

A partir de cette époque, la ville de Lourdes devenait immortelle. L'Apparition triompha de toutes les impiétés et de toutes les persécutions. Des foules immenses sont venues, selon le désir exprimé par l'Apparition, saluer la Vierge Immaculée dans Sa grotte bénie et dans les splendides sanctuaires érigés à Sa demande et en Son honneur, sur le flanc de la montagne.

De nombreux et éclatants miracles ont récompensé et récompensent toujours la foi des pieux pèlerins;et chaque jour ce grand mouvement catholique va croissant; c'est par centaines de mille, chaque année, que les dévots de Marie affluent à Lourdes, de toutes les parties du monde.


La piété catholique a multiplié les Histoires et les Notices de Notre-Dame de Lourdes; mille et mille cantiques de toutes langues ont été chantés au pied de la Grotte bénie; partout, en France et dans toutes les parties du monde, se sont multipliées les représentations de la Grotte de Lourdes et de sa basilique, les images et les statues de la Vierge Immaculée. Les féeriques processions aux flambeaux, les merveilleuses illuminations, les grandioses manifestations qui s'y renouvellent souvent, ont fait de Lourdes comme un coin du Paradis.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année. Tours, Mame, 1950


"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 9 février 2026

10 Février : SAINTE SCOLASTIQUE, Vierge

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Sainte Scolastique, née en 480, était la sœur de Saint Benoît, patriarche des moines d'Occident.  Jeune encore, elle fît au foyer paternel de grands progrès dans la vertu.

Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes, en méditant jour et nuit sur les moyens de renoncer aux choses de la terre pour s'allier à JÉSUS-CHRIST.  Suivre Benoît dans la solitude était son unique aspiration. On sait qu'elle se consacra à DIEU dès sa plus tendre jeunesse, et qu'elle se rapprocha de son saint frère quand il se fut établi au mont Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples. 
 
Benoît ne consentait à voir sa sœur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au - devant d'elle ; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où Saint Benoît et Sainte Scolastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre. 

Le 9 février 543, Scolastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de saints entretiens, et la nuit arriva sans qu'ils s'en aperçussent. "II est trop tard pour vous retirer, dit la sainte à son frère; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste. — Que dites-vous là, ma sœur? reprit Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent." 

Scolastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria DIEU en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage : « Qu'avez-vous fait, ma sœur? dit l'homme de DIEU. —; Je vous ai supplié, dit Scolastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter; j'ai invoqué NOTRE-SEIGNEUR, et voilà qu'il m'exauce. » 

Dans l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force ; les deux saints veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus. 

Le lendemain, la pieuse vierge retourna à son couvent, et Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l'homme de DIEU, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l'âme de sa sœur s'envoler dans les airs sous la forme d'une colombe et se perdre dans les profondeurs du ciel. 

Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l'avaient été dans la vie. 

On aime à trouver, dans la vie de plusieurs illustres saints, ces amitiés fraternelles, dont l'amour divin, bien plus que le sang, était le lien et le terme. 

Pratique :  Priez avec foi ; vous n'obtenez pas, parce que vous priez mal.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 8 février 2026

9 Février: SAINTE APOLLINE, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Sainte Apolline ou Apollonie florissait au IIIe siècle, dans la ville d'Alexandrie ; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne. 

Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au SEIGNEUR ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore Lui offrir le sacrifice de sa vie. 

L'an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et l'on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse au contraire d'attendre l'occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre. 

Un jour, elle fut arrêtée ; les bourreaux se jetèrent sur elles, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu'ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents ; puis, l'ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l'y jeter, si elle ne renonçait à JÉSUS-CHRIST. 

La sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu'elle devait faire. Les païens espérèrent un moment qu'elle allait reculer devant l'horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s'échappa de leurs mains, et poussée par l'ardeur de l'amour divin qui embrasait son cœur, elle s'élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux, stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu'eux-mêmes à la lui faire endurer. 

Son corps, comme un holocauste pur et sans tache, fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s'envola dans les cieux, l'an 249 de NOTRE SEIGNEUR, le 9 février. L'exemple étonnant de Sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature ; mais l'Église, en l'admettant an nombre des martyrs, nous oblige à croire qu'elle obéit à l'impulsion de l'ESPRIT DIVIN. 

Plusieurs saintes femmes, pendant les persécutions, ont été de même au-devant de la mort, soit pour éviter des outrages, soit dans l'élan de leur amour pour DIEU, et l'Église ne leur donne pas moins le titre de martyres. 

Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu'elle avait enduré. — Le courage de cette jeune vierge, courant elle-même au-devant des supplices, n'est-il pas une éclatante condamnation de notre lâcheté au service de DIEU ? 

Pratique : Ne calculez jamais dans le service de Dieu; sacrifiez-vous sans hésitation.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"