lundi 9 mars 2026

10 Mars : CARÊME (Lundi de la 3ème semaine) / LES QUARANTE MARTYRS DE SÉBASTE (en Arménie)

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


L'empereur Licinius ayant ordonné que toute son armée sacrifiât aux dieux, quarante soldats de la LÉGION FULMINANTE,  alors campée à Sébaste, en Arménie, refusèrent de trahir la foi de leur baptême et n'eurent tous qu'une réponse aussi simple que sublime : « Nous sommes Chrétiens ! »

Ni la douceur ni les menaces ne peuvent les gagner, et après quelques jours de prison ils sont conduits au supplice.

On était en plein hiver. Il y avait près de la ville un étang couvert de glace; le gouverneur donna l'ordre d'y exposer nus les quarante soldats pendant toute une nuit. Les saints martyrs,  joyeux de souffrir pour JÉSUS-CHRIST, disaient : « II est bien difficile, sans doute, de supporter un froid si aigu; mais ce sera une chose douce d'aller en paradis par ce chemin ; le tourment est de peu de temps, et la gloire sera éternelle ; cette nuit cruelle nous vaudra une éternité de délices. SEIGNEUR, nous entrons quarante au combat, faites que nous soyons quarante à recevoir la couronne. »

Qui pourrait imaginer les tortures endurées par ces hommes héroïques sur leur lit de glace? La seule pensée en fait frémir. Au milieu de la nuit, un des combattants se laissa vaincre par l'intensité du froid, il abandonna le poste d'honneur et vint se jeter dans le bassin d'eau tiède préparé à dessein ; mais la brusque transition de température le suffoqua, il expira aussitôt, perdant à la fois la vie de la terre et la vie du ciel : fin doublement misérable, qui ne servit qu'à fortifier tous les autres martyrs dans leur inébranlable résolution de souffrir jusqu'à la mort.

En ce moment, une brillante lumière inonda la surface glacée; l'un des gardiens, ébloui par cette céleste clarté, leva les yeux et vit des Anges descendre du ciel, tenant à la main des couronnes suspendues au-dessus de la tète des généreux martyrs; mais la quarantième couronne était sans destination : "Elle sera pour moi," se dit-il, et quittant ses vêtements, il alla remplacer sur la glace le malheureux apostat, en s'écriant : « Je suis chrétien ! »

Admirons ici les justes et incompréhensibles jugements de DIEU, et sachons trouver dans ce fait si extraordinaire une leçon de confiance en DIEU et de défiance de nous-mêmes.  Le lendemain matin, les martyrs respiraient encore ; le gouverneur leur fit briser les jambes et ordonna de les jeter dans un bûcher ardent.

Le plus jeune d'entre eux, Méliton, était encore plein de vie; mais, aidé des exhortations de son héroïque mère, il résista à toutes les sollicitations des bourreaux, et consomma dans le feu son sacrifice avec ses glorieux compagnons.

C'était en l'an 320.  Leurs corps furent brûlés, et leurs ossements jetés dans une rivière ; mais ils flottèrent sur l'eau et furent recueillis avec vénération par les fidèles.

Pratique : Demandez souvent à DIEU la grâce insigne de la persévérance finale.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 8 mars 2026

9 Mars : SAINTE FRANÇOISE ROMAINE, Veuve, Religieuse fondatrice des Oblates du Mont-Olivet

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


 

Veuve
(1384-1440)

SAINTE FRANÇOISE ROMAINE naquit à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec DIEU l'avait disposée à se consacrer à JÉSUS-CHRIST; mais DIEU permit que ses parents l'engageassent malgré ses goûts dans le mariage, pour donner aux personnes mariées un admirable modèle à imiter.

Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l'épouse, de la mère, de la maîtresse ; époux, enfants, domestiques la vénéraient et l'aimaient. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier DIEU, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu'elle avait été obligée de s'interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d'or.

Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates qu'elle avait fondées et avec qui elle avait vécu jusque-là en communauté d'œuvres et de prières.

Parmi toutes les choses étonnantes de la vie de sainte Françoise Romaine, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, DIEU lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère, car à la moindre faute il la frappait, même en public.

L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, DIEU inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.

On représente généralement Sainte Françoise avec un ange à côté d'elle. Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de DIEU. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue; mais DIEU la remit en sûreté dans sa cellule.

D'autres fois, elle était traînée violemment; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite. L'âme de Françoise s'envola vers les cieux le 9 mars 1440. Elle était âgée de cinquante-six ans : elle en avait passé douze en la maison de son père, quarante dans le mariage et quatre en religion.

Pratique : Vivez dans une confiante et respectueuse familiarité avec votre Ange gardien.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 7 mars 2026

8 Mars : SAINT JEAN DE DIEU, Fondateur des Frères de la Charité

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT JEAN DE DIEU naquit au Portugal, le 8 mars 1495, de parents pauvres, mais chrétiens. Sa jeunesse, à la différence de celle de la plupart des saints, fut très orageuse. Âgé de huit ans, il suivit, à l'insu de ses parents, les traces d'un voyageur qui se rendait à Madrid ; mais il se perdit et fut réduit à se faire le valet d'un berger.

Plus tard, il s'enrôla dans l'armée de Charles-Quint et subit l'entraînement du mauvais exemple. Il ne fallut pas moins qu'un coup de la Providence pour l'arracher au péril.

Après quelques nouvelles aventures, il apprit la nouvelle de la mort de sa mère et résolut de se convertir. Il tint parole, et dès lors il passa la plus grande partie de ses jours et de ses nuits dans la prière et la pénitence, exerçant à toute occasion, malheureux lui-même, la charité envers les malheureux.

Ce ne fut point là toutefois le terme de ses pérégrinations incertaines ; il cherchait sa voie, il ne la trouva que plus tard, alors qu'il avait déjà quarante-cinq ans.

Il s'établit à Grenade, s'y livra à quelque commerce et employa ses économies et les dons de la charité à la fondation d'un hôpital qui prit bientôt de prodigieux accroissements. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant : « Mes frères pour l'amour de DIEU, faites-vous du bien à vous-mêmes. »

Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait ; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Cette vie admirable est toute pleine d'innombrables traits de la plus touchante charité. Mais Jean, appelé par la voix populaire Jean de DIEU, ne suffisait pas à son œuvre; les disciples affluèrent; un nouvel Ordre se fondait, qui prit le nom de Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-DIEU, et s'est répandu en l'Europe entière.

Le soin des autres ne fit pas oublier à l'homme de la charité sa sanctification personnelle. Peu de saints ont atteint un pareil esprit de mortification, d'humilité et de mépris de soi-même. Un jour; la Mère de DIEU lui apparut, tenant en mains une couronne d'épines, et lui dit : « Jean, c'est par les épines que tu dois mériter la couronne du ciel. — Je ne veux, répondit-il, cueillir d'autres fleurs que les épines de la croix; ces épines sont mes roses. »

Une autre fois, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant : « Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à moi que tu le fais. »

Jean de DIEU mourut le 8 mars 1550, à l'âge de cinquante-cinq ans.

Pratique : Ne murmurez jamais contre les pauvres ; voyez en eux les membres souffrants de JÉSUS-CHRIST.

                                            "Ô Marie conçue sans péché, 
                              priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 6 mars 2026

7 Février : SAINT ROMUALD, Abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINT ROMUALD naquit à Ravenne, en 956, d'une des plus illustres familles d'Italie. Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce qui le poursuivait triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités.

Après avoir vécu sept ans dans un monastère de Saint Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier.  Quand il faisait quelque faute, l'ermite toujours armé d'une verge, lui donnait un rude coup sur l'oreille gauche. Romuald souffrait patiemment; cependant un jour, s'apercevant qu'il perdait l'ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l'oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu.

Bientôt,  Romuald devint le chef d'une foule de solitaires ; il réforma et fonda un grand nombre de monastères et établit enfin l'ordre des Camaldules. DIEU éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences.

Les victoires du saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d'une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques et les plus affreuses. "Quoi! disait  Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du ciel et tu viens au désert montrer ta honte! Va-t'en, bête immonde, vilain serpent! "

Notre Saint jouit à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la messe sans pleurer, et pendant son oraison, vaincu par l'émotion et ravi en extase, il s'écriait : "JÉSUS, mon cher JÉSUS ! Ô doux miel, ineffable désir, délices des saints, suavité des anges!" 

Arrivé à une extrême vieillesse, il jeûnait encore tous les jours, et pendant le carême il se contentait d'une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets, afin de les voir, d'en faire le sacrifice à DIEU et de se moquer de la sensualité : "Voilà un bon morceau, bien apprêté, Romuald, disait-il ; tu le trouverais bien de ton goût, n'est-ce pas? Eh bien! Tu n'y toucheras pas et tu n'en auras eu la vue que pour te mortifier davantage."

Il faisait tant et de si grands miracles que toute la nature semblait lui être soumise. 

Quand cet illustre athlète de la pénitence mourut, le 19 juin 1027, il avait cent vingt ans; une vie si longue, malgré des austérités si extraordinaires, n'est-elle pas à elle seule un prodige? 

Pratique.  Ne passez pas un seul jour sans faire quelque pénitence corporelle ; votre âme bénéficiera de tout ce que vous retrancherez à votre corps. 

                                             "Ô Marie conçue sans péché,
                                   priez pour nous qui avons recours à Vous"

6 Mars : CARÊME / MARS, MOIS DE SAINT JOSEPH / SAINTE COLETTE, Vierge / FÉLICITÉ ET SES SEPT FILS, Martyrs à Rome, SAINTE PERPÉTUE et SAINTE FÉLICITÉ, Martyres

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Nicolette, par abréviation Colette, fille d'un charpentier de Corbie, en Picardie, naquit vers la fin du XIVe siècle, et reçut ce nom parce que sa naissance fut le fruit des prières persévérantes de sa mère à Saint Nicolas de Myre.

Une preuve de la prédilection de DIEU sur cette enfant et de sa sainteté précoce, c'est le miracle suivant : La hache pesante de son père lui tomba sur la jambe et la coupa affreusement ; l'enfant entoura quelques instants de son mouchoir le membre ruisselant de sang ; puis quand elle ôta ce faible bandage quelques instants après, la plaie était complètement guérie. 

A dix-huit ans, elle perdit ses parents et crut que DIEU l'appelait à la vie religieuse, mais elle changea plusieurs fois d'Ordre sans trouver sa voie, au point de devenir la risée du monde.

Or, un jour qu'elle priait, elle vit JÉSUS-CHRIST irrité des péchés des hommes, et Saint François d'Assise qui la demandait au SEIGNEUR pour devenir réformatrice des Clarisses et travailler à la conversion des âmes; JÉSUS accepta la demande du Saint.

Doutant d'elle-même et résistant à l'indication céleste, elle devint muette et aveugle, et ne fut guérie qu'après avoir mis la main à l'œuvre que le Ciel lui imposait. Cette œuvre réussit d'une manière admirable, malgré les efforts conjurés du monde et de l'enfer.

Un monastère se fonda, puis deux, puis d'autres encore, où l'on vit refleurir dans toute son austérité la vie des premières filles de Sainte Claire. Colette eut beaucoup à souffrir de la rage des démons, mais elle endura leurs persécutions avec une invincible constance. Son amour pour l'Eucharistie la dédommageait de toutes les épreuves. Elle ne pouvait entrevoir un tabernacle sans éprouver des tressaillements du cœur.

Ses communications avec JÉSUS-EUCHARISTIE étaient si intimes, qu'elle sentait sa présence et son absence. Un jour le prêtre, par erreur, mit de l'eau au lieu de vin dans le calice, et Colette ne se prosterna point à l'élévation du calice, parce qu'il ne pouvait contenir le sang de la Sainte Victime.

Parmi les miracles qu'elle fit, on rapporte la résurrection d'un enfant, et la résurrection d'une de ses religieuses condamnée à l'enfer, qu'elle rappela à la vie le temps nécessaire pour faire sa confession.

A sa bienheureuse mort, arrivée le 6 mars 1447, on entendit dans plusieurs de ses couvents des Anges chanter d'harmonieux cantiques, et son corps répandit une très suave odeur. Les fruits de ses travaux persévèrent encore dans les admirables monastères des ferventes Clarisses réformées.

Pratique : Priez beaucoup pour connaître la volonté de Dieu, et espérez invinciblement la lumière céleste. 

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SAINTE FÉLICITÉ ET SES SEPT FILS, 

SAINTE PERPÉTUE 

Martyrs à Rome 


Sainte Félicité était une dame romaine distinguée par sa vertu et par sa naissance. Mère de sept enfants, elle les éleva dans la crainte du Seigneur. Après la mort de son mari, elle servit Dieu dans la continence et ne s'occupa plus que de bonnes oeuvres.

Ses exemples, ainsi que ceux de sa famille, arrachèrent plusieurs païens à leurs superstitions, en même temps qu'ils encourageaient les chrétiens à se montrer dignes de leur vocation. Les prêtres païens, furieux de l'abandon de leurs dieux, la dénoncèrent.


Elle comparut, avec ses pieux enfants, Janvier, Félix, Martial, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital, devant le juge qui l'exhorta à sacrifier aux idoles, mais reçut en réponse une généreuse confession de foi:

"Malheureuse femme, lui dit-il alors, comment avez-vous la barbarie d'exposer vos enfants aux tourments et à la mort? Ayez pitié de ces tendres créatures, qui sont à la fleur de l'âge et qui peuvent aspirer aux premières charges de l'État.

– Mes enfants, reprit Félicité, vivront éternellement avec Jésus-Christ, s'ils sont fidèles; ils doivent s'attendre à d'éternels supplices, s'ils sacrifient aux idoles. Votre pitié apparente n'est donc qu'une cruelle impiété." Se tournant ensuite vers ses enfants:



"Regardez, leur dit-elle, regardez le Ciel, où Jésus-Christ vous attend avec Ses Saints."

Le juge, prenant les enfants séparément, essaya d'ébranler leur constance. Il commença par Janvier; mais il en reçut cette réponse:

"Ce que vous me conseillez de faire est contraire à la raison; le Sauveur Jésus, je l'espère, me préservera d'une telle impiété." Félix, le second, fut ensuite amené. Comme on le pressait de sacrifier, il répondit:

"Il n'y a qu'un seul Dieu, et c'est à Lui que nous devons offrir le sacrifice de nos coeurs; employez tous les artifices, tous les raffinements de la cruauté, vous ne nous ferez pas trahir notre foi!"

Les autres frères, interrogés, répondirent avec la même fermeté. Martial, qui parla le dernier, dit :"Tous ceux qui ne confessent pas que Jésus-Christ est le vrai Dieu seront jetés dans un feu qui ne s'éteindra jamais." 

L'interrogatoire fini, les Saints souffrirent la peine du fouet et furent ramenés en prison; bientôt ils achevèrent leur sacrifice de différentes manières: Janvier fut frappé jusqu'à la mort avec des fouets garnis de plomb; Félix et Philippe furent tués à coups de massue; Sylvain fut jeté, la tête en bas, dans un précipice. 

Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. Félicité, mère de ces nouveaux Macchabées, subit le martyre la dernière. C’était l’an 150. 


Pratique : N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu. 

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SAINTE PERPÉTUE et SAINTE FÉLICITÉ
 Martyres


Sainte Perpétue venait d’être mère et sainte Félicité allait le devenir lorsqu’elles furent arrêtées à Carthage durant la persécution de Sévère. 

Jetées d’abord en prison, elles unirent leurs prières et leurs larmes afin de ne pas échapper au martyre. « Dieu les exauça ». 

Lorsque le juge leur apprit qu’elles étaient condamnées aux bêtes elles tressaillirent de joie, comme le marchand dont nous parle l’Évangile, car à ce prix, elles allaient acheter le Ciel. 

Elles furent exposées dans l’amphithéâtre à la furie d’une vache féroce et achevées par le glaive, vers l’an 203.

Faisons subir à notre corps et à notre âme le martyre de la pénitence, afin d’obtenir « la perpétuelle félicité » à laquelle font penser, selon l’ingénieuse remarque de saint Augustin, les noms accouplés de ces deux Saintes. 

Ces deux noms sont encore ensemble inscrits au Canon de la Messe.


Sainte Perpétue, femme de haute origine et née à Carthage, avait eu d’abord à subir les violences de son père, qui voulait la détourner d’embrasser la Foi chrétienne. 
Simple catéchumène, elle confessa généreusement sa Foi et put recevoir le Baptême ; elle fut ensuite jetée en prison par ordre de l’empereur Septime-Sévère à l’âge de vingt-deux ans ; son père vint l’y trouver, et comme les menaces étaient infructueuses, il se jeta à ses pieds et la conjura de renier sa Foi, sans rien obtenir. Il revient devant le tribunal, apportant à sainte Perpétue son enfant de quelques mois et lui disant : 
« —Serez-vous insensible aux malheurs de cette innocente créature qui vous doit la vie ? » 
Elle se borna à répondre au magistrat : 
« —Je suis chrétienne, je ne sacrifierai point. » 



Elle fut condamnée aux bêtes, et son supplice différé jusqu’à la célébration des jeux publics en l’honneur de Géta, fils de l’empereur. Consolée par de célestes visions, et délivrant par ses prières l’âme de son frère qui gémissait dans les tourments, elle résista de nouveau au désespoir de son père et aux horribles traitements du tribun chargé de la garde des prisonniers. Enfin, après avoir changé en de saintes agapes le « souper libre » des condamnés, elle marcha au supplice, fut frappée de verges, enveloppée dans un filet,  livrée à une vache furieuse et arrachée aux dernières tortures par la pitié des spectateurs. 
Sainte Félicité, sa compagne, mais esclave, accouchée de la veille, et associée au martyre de sainte Perpétue, fut aussi l’objet de la même pitié dans l’amphithéâtre. 
Ce n’était qu’un court répit.
Ramenées au cirque avec saint Sature et saint Pudens leurs geôliers nouveaux convertis, les deux saintes femmes reçurent la mort de l’épée des gladiateurs, sainte Perpétue dirigeant elle-même sur sa gorge le glaive du bourreau tremblant et inexpérimenté, vers l’an 203 du Sauveur, saint Zéphyrin étant pape et Septime-Sévère empereur romain.
                                   "Ô Marie conçue sans péché,                                   
                           priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 4 mars 2026

5 Mars : Mois de Saint Joseph / SAINT ADRIEN ET SAINT EUBULE, Martyrs / SAINT JOSEPH DE LA CROIX, Franciscain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Les deux martyrs ADRIEN et EUBULE,  inébranlables dans la confession de leur foi, furent exposés à un lion, qui les épargna, puis percés à coups d'épée, au commencement du IVe siècle, sous le règne de Dioclétien; ils conquirent ainsi, par quelques instants de souffrance, une palme immortelle. 
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SAINT JOSEPH DE LA CROIX 
de l'ordre de Saint-François 
1654-1734
 

Saint Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption.

La sainteté de sa vie fut bien supérieure encore à la noblesse de sa naissance, et sa jeunesse extraordinairement vertueuse put faire présager quel grand serviteur de DIEU il serait un jour.

Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter les églises et y adorer le SAUVEUR.

Marie avait après JÉSUS toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de DIEU et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes.

Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer. A cet âge où l'enfant suit si facilement les premiers mouvements de la colère, on le voit un jour se mettre à genoux dans la boue et réciter le Pater pour un de ses frères qui l'avait souffleté.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre-d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent; mais, il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Sa mortification la plus extraordinaire fut une longue croix d'un pied environ, garnie de pointes aiguës, qu'il s'attachait sur les épaules au point qu'il s'y forma une plaie inguérissable. Il en portait une autre plus petite du même genre sur la poitrine.

Rarement il dormait, et pendant trente ans il s'abstint de toute espèce de liquide. Faut-il s'étonner s'il aimait DIEU d'un si ardent amour?

"Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours". Sa charité pour les pauvres fut plusieurs fois l'occasion de multiplication de pains ; son dévouement pour les malades le porta à demander à DIEU de faire retomber sur lui les souffrances des autres, demande qui fut quelquefois exaucée.

DIEU opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de Saint François d'Assise et de Saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont des preuves étonnantes de sa sainteté.

Jean-Joseph mourut dans la joie du SEIGNEUR le 5 mars 1734.

Pratique
. Visitez les malades : Montrez-leur une grande charité.
 

Ô Marie conçue sans péché, sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous"