samedi 9 mai 2026

10 MAI : SAINT ANTONIN, Archevêque de Florence / SAINT ISIDORE, Laboureur

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saint

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINT ANTONIN naquit à Florence en 1389. C'est à la protection de la Très Sainte Vierge qu'il dut de conserver intacte, au milieu de la corruption du monde, l'innocence de son baptême.

A quinze ans, il alla s'offrir aux Dominicains de Fiesole.  Le supérieur, voyant cet enfant si délicat, craignit qu'il ne pût s'astreindre aux austérités de la règle : « Qu'étudiez-vous"? dit-il à Antonin. — Le droit canonique. — Eh bien! ajouta le religieux pour le décourager, quand vous saurez le droit par cœur, nous vous recevrons. »

Un an après, Antonin revenait, possédant toute la science demandée. C'était un signe clair de l'appel divin, et les religieux n'eurent pas à se repentir de l'avoir admis, car il devint bientôt de tous le plus humble, le plus obéissant, le plus mortifié, le plus régulier.

L'onction sacerdotale l'éleva plus haut encore, et toutes les fois qu'il offrait le saint Sacrifice, on le voyait baigné des larmes de l'amour divin. Tour à tour prieur en huit couvents, il en renouvela la ferveur et la discipline. Quel coup pour lui, quand il apprit, au retour de la visite d'un de ses monastères, sa nomination à l'archevêché de Florence !
 
Fuir et s'ensevelir dans la solitude fut sa première pensée ; mais on le mit dans l'impossibilité de réaliser son projet.  Il entra dans sa cathédrale pieds nus; sa tristesse faisait contraste avec la joie de son peuple.  Saint Antonin sut concilier les obligations de l'épiscopat avec l'austérité monastique. Sa maison ressemblait plus à un couvent qu'à un palais, et dame Pauvreté y tenait seule lieu de train et d'équipage.

Il n'avait point de buffets ni de tapis, ni de vaisselle d'argent, ni de chevaux, ni de carrosses; il accepta dans sa vieillesse un mulet, dont il ne se servait que par besoin. Jamais il ne refusait à un pauvre qui lui tendait la main; s'il se trouvait sans argent, il vendait ses pauvres meubles pour subvenir à leurs besoins ; il alla même jusqu'à se dépouiller pour couvrir des misérables.
 
On ne connaîtrait qu'un seul côté de sa vie, si on ne voyait en lui que l'homme d'oraison. Homme de prière, il le fut en effet, au point qu'on eût dit qu'il était toujours en retraite ; mais il était aussi homme des saintes études, et son nom reste dans l'Église comme le nom de l'un des plus savants canonistes qui l'aient illustrée ; il passait les nuits au travail, et c'est à cette privation de sommeil que nous devons ses précieux ouvrages.
 
Aussi Antonin était-il le conseiller des papes, au point qu'on l'avait surnommé Antonin-des-conseils.  Sa grande fermeté, jointe à son immense charité, opéra à Florence un bien incalculable.

Un jour que l'autorité civile menaçait de le chasser de la ville, à cause d'une mesure pleine de vigueur qu'il avait prise, il dit : "Chassez-moi, je trouverai toujours un asile!".

Et il montrait une clef de couvent pendante à sa ceinture.  Son nom reste dans l'Église comme le nom d'un des plus savants canonistes qui l'aient illustrée.

Il mourut le 2 mai 1459, à l'âge de soixante-dix ans.
 
Pratique : Ne vous attachez point aux biens de ce monde ; pratiquez l'esprit de pauvreté.
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SAINT ISIDORE
Laboureur

Saint Isidore naquit à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas. 

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu.  Un jour, cet enfant tomba dans un puits; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé.  En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.
Quoique occupé du grossier travail de mener la charrue, saint Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier. 
Jamais il ne négligeait en rien son travail; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges aider le Saint.  Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison.  Saint Isidore opéra des miracles en sa faveur; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita.  Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur saint Isidore du soin de sa maison.
Saint Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose: celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini. 
Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants. "C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ." En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux. 
La femme de saint Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.
Saint Isidore mourut avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors le Saint apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps. Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes.  L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques; on y vit un grand concours de peuple; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.
L'histoire de l'Église et la vie des Saints démontrent que la sainteté a fleuri, au cours des siècles, dans toutes les classes de la société et dans les milieux les plus divers, chez de tout jeunes enfants comme chez des adultes ou des vieillards. La sainteté est une carrière ouverte à tous, selon la parole de Jésus Lui-même: Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait(Mt. 5, 48) Avec la grâce de Dieu, tout chrétien est donc destiné à la sainteté, car la volonté de Dieu est que vous soyez saints(I Thess. 4, 3) enseigne saint Paul. Toutefois, il est bien évident que personne ne peut devenir saint malgré lui! "
Un saint, a écrit saint Thomas d'Aquin, est une âme dans laquelle le Saint-Esprit a carte blanche," c'est-à-dire pleine liberté d'action. C'est une âme fidèle aux inspirations de la grâce, attentive à réaliser le bon plaisir de Dieu, à bien porter la croix à la suite du divin Maître. Tel a été saint Isidore, à la suite de bien d'autres Saints, nos modèles.  Patron des Laboureurs et patron de la ville de Madrid, en Espagne, il mena une vie toute simple et tout extraordinaire à la fois. Simple extérieurement, parce que semblable à la vie de tant d'ouvriers et de travailleurs des champs; extraordinaire, parce que vivifiée par un intense esprit de prière, de renoncement évangélique, et d'amour pour Dieu et le prochain.
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

9 Mai : SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE / SAINTE JEANNE D'ARC, Vierge

Neuvième jour de Mois de Marie 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Sain

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


La mère de  SAINT GRÉGOIRE dut la naissance de ce fils à ses prières et à ses larmes. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les saintes Écritures. 

L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions. « Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure.

A leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. « Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; « Nous siégeons auprès du Christ-Roi. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug. Nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité. »

La voie de Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie. Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études ; pendant ce temps, sa mère priait pour lui et conjurait soudain une tempête où son fils bien-aimé faillit périr.

DIEU mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne, Saint Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu !

« Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. » La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservent toujours cette affection pure et dévouée qui a sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus suave, de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

A la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze, Grégoire doit lui succéder sur le siège de sa ville natale ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère.

Un jour, des envoyés de Constantinople viennent le trouver dans sa retraite et lui exposent la situation de cette ville, devenue la proie de l'hérésie : « Jusqu'à quand, lui disent-ils, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église? »

Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté divine, et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration des ennemis de sa doctrine, et il mérite, en même temps que le nom de père de son peuple, le nom glorieux de Théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir, Grégoire, accablé de chagrins, se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail, l'an 386.

Pratique. N'ayez que DIEU pour but de vos relations et de vos amitiés.

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SAINTE JEANNE D'ARC
Vierge, Libératrice de la France
(1412-1431)

 
Jeanne d’Arc est née à Domrémy, autrefois du diocèse de Toul, maintenant de Saint-Dié, de parents remarquables par leur foi et l’intégrité de leurs mœurs, en 1412.  Elle avait à peine treize ans et ne connaissait que les occupations du foyer, le travail des champs et les premiers éléments de la religion, quand elle fut avertie qu’elle était choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale.

Après que, pendant cinq ans, l’Archange saint Michel et les saintes vierges Catherine et Marguerite, dont elle recevait de fréquentes visites, lui eurent appris comment elle exécuterait ce qui lui était ordonné, elle reconnut qu’elle devait obéir à Dieu. 


Elle demanda au gouverneur de Vaucouleurs et, après quelques refus, en obtint des hommes qui devaient la conduire au roi Charles.  Elle se rend d’abord à Toul, où elle assure devant l’évêque qu’elle a fait le vœu de virginité ; ensuite elle visite par un pieux pèlerinage la basilique de saint Nicolas de Port, pour confier au patron des Lorrains le périple qu’elle a préparé ; ensuite elle gagne Nancy, où le duc Charles reçoit favorablement la pieuse jeune fille bien qu’elle l’ait accusé d’une mauvaise conduite morale, et il se recommande à ses prières.


Obéissant aux avertissements divins, après avoir surmonté les difficultés d’un long voyage, elle arriva au château de Chinon, en Touraine, et, ayant convaincu le roi Charles de la vérité de sa mission divine,  elle partit pour Orléans.  En peu de jours, par un terrible assaut, elle infligea trois défaites aux ennemis, prit leurs places fortes et fit triompher son étendard.  De là, après quelques faits de guerre où le secours de Dieu se manifesta de façon merveilleuse, elle conduisit Charles à Reims pour y recevoir l’onction du sacre royal. 


Elle ne pensa pas pour autant qu’elle devait se reposer ; mais comme elle avait reçu du ciel l’annonce que, par la permission de Dieu,  elle devait tomber au pouvoir de l’ennemi, elle accepta de bon cœur ce qui devait nécessairement arriver. 



Jeanne, faite prisonnière à Compiègne, vendue aux ennemis, bientôt conduite à Rouen, y fut traduite en jugement et accusée de toutes sortes de crimes, sauf de fautes contre la chasteté. Pour Jésus, elle supporta tout avec patience.  Le procès ayant été conduit par des juges très corrompus, la vierge innocente et douce fut condamnée à la peine du feu. 

Ayant donc reçu le réconfort de la sainte Eucharistie qu’elle avait désirée si longtemps, les yeux tournés vers la croix et répétant très souvent le nom de Jésus, elle s’envola au ciel, le 30 mai, n’ayant pas encore accompli sa vingtième année. 


L’Église Romaine, qu’elle avait toujours aimée et à qui elle en avait souvent appelé, prit soin de la justifier de tout crime, sous le pontificat de Calixte III.  Vers la fin du dix-neuvième siècle, Léon XIII permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans. Puis le Souverain Pontife Pie X la mit au rang des Bienheureuses, et Benoît XV au nombre des saintes Vierges. Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 7 mai 2026

8 MAI : L'APPARITION DE SAINT-MICHEL

 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Nous trouvons dans les histoires ecclésiastiques le récit de diverses apparitions de l'Archange Saint Michel, et nous voyons, tant en Orient qu'en Occident, un certain nombre d'églises consacrées en son honneur.

Si DIEU veut que nous honorions tous les anges, à plus forte raison est-ce sa volonté que nous rendions hommage à celui des Esprits célestes qui leva contre Lucifer et les mauvais anges l'étendard du combat et de la victoire.

Le nom de l'Archange Michel signifie : Qui est comme DIEU? C'est, en effet, le cri d'indignation par lequel il rallia autour de lui les anges fidèles. On représente Saint Michel comme un beau jeune homme, le pied levé sur la tête d'un dragon qu'il transperce de sa lance.

Parmi les faits merveilleux qui nous attestent la protection de Saint Michel sur l'Église, il faut mentionner son apparition à Rome, où saint Grégoire le Grand l'aperçut dans les airs, remettant son glaive dans le fourreau pour marquer la cessation de la peste et l'apaisement de la colère de DIEU.

Mais le 8 mai est destiné à rappeler une apparition non moins merveilleuse, sur le mont Gargan, dans le royaume de Naples. En l'an 492, un homme riche nommé Gargan faisait paître dans la campagne ses nombreux troupeaux.  Un jour, un taureau s'éloigna et s'enfuit dans les montagnes, où on le chercha d'abord vainement.

On finit par le rencontrer dans une caverne, où on lui tira une flèche ; mais cette flèche revint blesser celui qui l'avait tirée. Devant cette merveille, on crut devoir suspendre la poursuite et consulter l'évêque voisin. Le prélat ordonna trois jours de jeûne et de prières.

Au bout des trois jours, l'Archange Saint Michel apparut à l'évêque et lui déclara que cette caverne où le taureau s'était retiré était sous sa protection, et que DIEU voulait qu'elle fût consacrée sous son nom et en l'honneur de tous les anges.

Accompagné de son clergé et de son peuple, le pontife se rend à cette caverne, qu'il trouve déjà disposée en forme d'église. On y célèbre les divins mystères, et bientôt, dans ce lieu même, s'élevait un temple magnifique où la Puissance divine a opéré de grands miracles.

De tout temps la sainte Église a eu la plus grande vénération pour ce glorieux archange, elle a favorisé son culte, établi des confréries en son honneur ; elle nous le montre présentant à DIEU les âmes des justes trépassés et nous invite à l'invoquer pour obtenir, à l'heure de la mort, le dernier triomphe sur les esprits des ténèbres.

Prions-le de nous soutenir dans les combats de la vie ; imitons sa parfaite obéissance aux ordres de DIEU ; soyons, à son exemple, pénétrés de respect et de crainte pour la Majesté suprême, et sachons, au besoin, défendre sans faiblesse les intérêts sacrés de la gloire de DIEU et du salut des âmes.
 
Pratique. Ne cherchez point un lâche repos, mais rappelez-vous que la vie est un combat.

"O Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"


7 MAI : SAINT STANISLAS, Évêque de Cracovie, Martyr


Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 
SAINT STANISLAS naquit de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité.

Sa naissance fut dans son pays l'objet d'un grand étonnement.  DIEU, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus,  surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études faites en Pologne sa patrie, puis à Paris, il n'aspirait qu'au cloître.  A la mort de ses parents,  il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres.
 
Mais la Providence l'arrêta dans ses projets, et Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Dès lors on disait de lui :  « Cet homme est admirable ; c'est un saint! ». II fallut avoir recours au pape pour lui faire accepter le siège de Cracovie, devenu vacant.  Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations.  Il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.
La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II.  Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse.  Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence.

Le roi furieux, attendit l'heure de se venger. Le saint pontife avait acheté pour son évêché devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu de temps après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain.

L'évêque demanda trois jours de délai, disant : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le délai fut accordé, et le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint -Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »

A ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi.  Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre.

Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice, le 8 mars 1079.

Pratique. Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps ; craignez ceux qui peuvent tuer l'âme.
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 5 mai 2026

6 Mai : SAINT JEAN Apôtre et Martyr / SAINT DOMINIQUE SAVIO, Confesseur de 14 ans

 
"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT JEAN avait survécu à tous les autres apôtres et poussé plus loin qu'aucun d'eux sa glorieuse et féconde carrière.

Restant à Éphèse, il pourvoyait delà aux besoins des églises qu'il avait fondées et gouvernait toute l'Asie.

Cependant il était temps qu'il bût au calice de son Maître, comme il en avait pris l'engagement au jour où JÉSUS ayant dit à lui et à son frère Jacques : "Pouvez-vous boire le calice que je boirai moi-même?" Il avait répondu comme son frère : « Oui, je le puis. »

La seconde persécution générale suscitée par le cruel empereur Domitien vint lui en fournir l'occasion.  Son éminente dignité et l'autorité qu'il exerçait dans l'Église, jointe à l'éclat de ses travaux et de ses vertus, ne pouvaient manquer de le signaler à la haine des païens.

Il fut donc arrêté à Éphèse et conduit à Rome chargé de fers, l'an 95 de JÉSUS-CHRIST. Il comparut devant l'empereur, qui, loin de se laisser attendrir par la vue de ce vénérable vieillard, eut la barbarie d'ordonner qu'on le jetât dans une chaudière remplie d'huile bouillante.

Jean fit éclater une grande joie quand il entendit prononcer sa sentence, car il brûlait d'un grand désir de partager le sort des autres apôtres, de rendre à son Maître amour pour amour et d'aller le rejoindre au plus tôt, après un trop long exil.

Mais DIEU se contenta de son sacrifice intérieur, car il suspendit l'activité du feu, de sorte que l'huile bouillante se changea pour le martyr en un bain rafraîchissant, d'où il sortit plus fort et plus vigoureux qu'il n'y était entré.

Domitien, ainsi que la plupart des païens, fut très frappé de cet événement ; mais il l'attribua au pouvoir de la magie ; il se contenta toutefois de bannir le saint dans l'île de Pathmos.

C'est là que l'Apôtre composa son Apocalypse, dont chaque mot est un mystère. 

Après la mort de Domitien, Saint Jean eut la liberté de sortir du lieu de son exil et de retourner à Éphèse, où il continua à prêcher avec zèle la foi et les saintes lois de la charité.

Apôtre de la charité envers DIEU, il fut aussi par excellence l'apôtre de la charité envers le prochain; ses belles épitres en font foi.

On raconte que sur ses vieux jours, car il mourut l'an 98, à l'âge de près de cent ans, Jean, tout débordant de la charité puisée au cœur de Celui qui s'était appelé le Bon Pasteur, ne savait plus que dire aux fidèles et leur répéter sans cesse : "Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres".

Et comme ces paroles semblaient importunes à quelques-uns, qui le priaient de leur dire autre chose : « C'est le précepte du Maître, disait-il, observez-le bien, et cela suffit. »

Saint Jean avait été jeté dans l'huile bouillante près de la porte de Rome appelée porte Latine. Une église y perpétue le souvenir de l'Apôtre bien-aimé.

Pratique : Rappelez-vous toujours le précepte du Maître : "Aimez-vous les uns les autres"

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SAINT DOMINIQUE SAVIO
Confesseur
(1842-1857)

 
SAINT DOMINIQUE SAVIO naquit à Riva di Chieri, près de Turin. Il était le deuxième d'une famille de dix enfants. Doué d'une tendre piété et d'une intelligence précoce, dès l'âge de quatre ans Dominique récite l'Angélus trois fois par jour; le récit de la Passion le bouleverse.  A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera toujours de cette pieuse fonction avec un grand recueillement.

Sa ferveur exceptionnelle lui valut la grâce de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, contrairement aux habitudes de l'époque.  Le jour de sa première communion, il écrivit une série de résolutions qu'il voulait garder toute sa vie :  «Je sanctifierai tous les jours de fête; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra; JÉSUS et Marie seront mes amis.  Je préfère mourir plutôt que de pécher.»

Dans l'espoir de devenir prêtre plus tard, le petiDominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. La grande pauvreté de sa famille incite le curé de sa paroisse à le conduire chez Don Bosco qui prendra un soin tout paternel de cette âme d'élite.

C'est en octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi que Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.

Le 8 décembre 1854, alors que l'univers chrétien tout entier acclamait la Sainte Vierge, proclamée Immaculée, Dominique Lui dédiait toute sa vie et Lui consacrait particulièrement sa pureté d'adolescent.  L'amour de la pureté poussait notre jeune Saint à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu.

        

Au printemps 1855, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique : «DIEU me veut saint! », répétait-il à Don Bosco.  Cherchant à ressembler à JÉSUS en Son mystère de souffrance, envahi de plus en plus par l'amour de JÉSUS Rédempteur, il s'ingénie au sacrifice et fonce dans la voie des pénitences extraordinaires.  «Non, objecte Don Bosco; ton devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà ta sainteté.»  Dominique obéit de bon coeur à cette formule d'ascèse toute salésienne.

Chaque jour, il rencontre JÉSUS dans l'Eucharistie.  On se rend vite compte que ses actions de grâces sont de purs ravissements.  Lorsqu'il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée, ses compagnons lui demandent ce qu'ils auront à faire : «D'abord, explique le petit Saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre cœur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»

Les durs hivers de Turin achevèrent de détériorer sa santé qui n'avait jamais été brillante ; elle chancela grièvement au début de l'année 1857.  Malgré le courage et la joie héroïque de Dominique, il dut interrompre sa classe de seconde et rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces.  Hélas! Huit jours après son arrivée à la maison, il expirait dans les bras de son père. Dominique avait 14 ans et 11 mois. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"