jeudi 20 août 2026

21 Août : SAINTE JEANNE FRANCOISE DE CHANTAL, Fondatrice de l'Ordre de la Visitation

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

                        qu’entre une musique notée et une musique chantée.
                 (Saint François de Sales)

 
A cinq ans, on la vit reprendre avec force un hérétique qui parlait contre la présence réelle : "Monsieur, lui dit-elle, vous ne croyez pas que JÉSUS-CHRIST soit dans l'Eucharistie ; cependant Il a dit qu'Il y était ; vous croyez donc qu'Il n'a pas dit la vérité?" Le protestant, ne sachant que répondre, voulut fermer la bouche de l'enfant en lui offrant des dragées; mais elle les jeta au feu avec mépris, en disant : "Voilà, monsieur, comment les hérétiques brûleront en enfer pour n'avoir pas cru aux paroles de JÉSUS-CHRIST!"
Âgée de vingt ans, elle fut donnée en mariage à un époux digne d'elle, le baron de Chantal. DIEU donna de nombreux et charmants enfants à ces époux modèles ; rien ne manquait à leur bonheur, quand une catastrophe épouvantable vint le briser : le baron fut blessé à la chasse, par accident, de la main d'un de ses amis, et mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans.
Elle reçut ce coup terrible sans faiblir et fit à DIEU, à l'instant même le vœu de chasteté parfaite se traça un plan de vie austère, se vêtit sans luxe, porta le cilice et se donna tout entière à sa sanctification et à l'éducation de ses enfants. DIEU lui fit bientôt rencontrer saint François de Sales, à Dijon même, dès lors elle se mit sous sa direction, et sa vie s'éleva rapidement à une perfection supérieure.
"J'ai trouvé à Dijon, pouvait dire le saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Après avoir montré au monde le modèle de la mère chrétienne, DIEU va faire éclater en l'illustre sainte le modèle sublime de la perfection religieuse. Elle devient fondatrice de l'Ordre de la Visitation. La séparation fut pour elle un sacrifice sublime ; il lui fallut résister aux cris et aux larmes et passer par-dessus le corps de son fils aîné, qui s'était couché sur le seuil de la porte, criant : « Maman, ne me quittez pas ! »
Une telle âme devait franchir à grands coups d'ailes les sommets de là plus haute sainteté. Elle en vint à faire le vœu effrayant de choisir toujours ce qui lui paraîtrait le plus parfait. L'amour de DIEU possédait son âme au point qu'elle n'en pouvait supporter l'ardeur et qu'elle en devenait malade : « Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d'aimer DIEU, il mourrait d'amour ! »
Bientôt le feu de l'amour ne consuma pas seulement le sacrifice, mais l'autel même, et Jeanne-Françoise alla rejoindre au sein de DIEU, le 16 décembre 1641, son saint directeur, mort depuis dix-neuf ans. Saint Vincent de Paul vit son âme monter au ciel sous la forme d'un globe de feu et rejoindre l'âme de saint François de Sales, brillante du même éclat.
Pratique : Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : "Mourir à soi pour vivre à DIEU. »
     «Ô Marie conçue sans péché 
       priez pour nous qui avons recours à Vous »

mercredi 19 août 2026

20 Août : SAINT BERNARD, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile  et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

SAINT BERNARD, le prodige de son siècle, naquit en 1091, au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut dès sa naissance, consacré au SEIGNEUR par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard tout jeune encore assistait à la messe de Noël; il s'endormit, et pendant son sommeil il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla JÉSUS entre les bras de Marie.
A dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel intérieur de DIEU, qui le voulait dans l'Ordre de Cîteaux; mais il n'y entra pas seul; par ses prières et par ses exhortations, il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre.  L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya fonder à Clairvaux, monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même de notre saint. Cependant Bernard, dès ses premiers pas dans la vie religieuse, atteignait les sommets de la perfection.

Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici? » II y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre; voyant, il ne regardait point; entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; après être entré souvent dans l'église, il ignorait si elle était éclairée par une fenêtre ou par plusieurs ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.
Bernard avait laissé au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : "Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage". — Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, tous prenez le ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste.
Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. Le saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des papes, l'oracle de son temps.
Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge. Peu de jours avant sa mort, qui arriva le 20 août 1153, il dit à ses frères : « Le temps est venu d'arracher l'arbre stérile et de rappeler le serviteur inutile.»
 Pratique. Cherchez dans l'oraison assidue la science des saints.
 
"Ô Marie conçue sans péché,
   priez pour nous qui avons recours à Vous" 

mardi 18 août 2026

19 Août : SAINT JEAN EUDES, Fondateur d'Ordre / SAINT LOUIS, Évêque de Toulouse

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT JEAN EUDES 
Fondateur de la Congrégation de Jésus et de Marie 
(1601-1680)

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne; aussi en fît-il largement bénéficier ses enfants.
 
Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n'était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d'un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l'autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. 

Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.  Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu'il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau. 


Mais l'œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l'Île de France et maints autres lieux; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, "le plus grand ennemi de l'Église", selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée "Congrégation de JÉSUS et de Marie" (Eudistes). Le succès vint aussitôt: les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.
 
En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des "Repenties". Selon  l´usage du temps, chaque maison était indépendante; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. 

En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, Sainte Marie-Madeleine Pelletier, femme "de taille à gouverner un royaume", obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de "Bon-Pasteur". Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de JÉSUS et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l'Office solennel de ces très saints Cœurs et s’en faisait l'Apôtre dans ses missions. Aussi Léon XIII a appelé le Père Eudes "Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de JÉSUS et de Marie"; et Pie X, en le béatifiant, a dit qu'il devait être regardé comme "Père, Docteur et Apôtre" de cette dévotion. 

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680

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SAINT LOUIS
Évêque de Toulouse

Saint Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naquit à Brignoles, en Provence, l'an 1274. Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu. 
Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. 
A l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions qu'il put rencontrer dans le monde. Sa charité pour les pauvres était extraordinaire.
Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau, qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver. A l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son frère prisonnier. 
Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience et de la résignation et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune. A son retour dans sa patrie, Louis rencontra sa mère à Florence; il reçut ses tendres embrassements, après une si longue absence, sans même lever les yeux pour considérer son visage, tant la modestie de l'angélique jeune homme était extraordinaire. 


Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de cette charité qu'il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait respectueusement leurs horribles plaies. Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la vie religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise.
A peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à trente-et-un ans il fut nommé, par le pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. » 
 

Il semble que Dieu ait voulu seulement montrer à la terre ce saint pontife. Au moment de son dernier soupir, une belle rosée sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les cieux, le 19 août 1297.
 

PratiqueImitez la réserve des saints, dans vos rapports avec le monde. 
 
"Ô Marie conçue sans péché,
   priez pour nous qui avons recours à Vous" 

lundi 17 août 2026

18 Août : SAINTE HÉLÈNE, Impératrice

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 


Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise:
"Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable.  Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée!  Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue!  Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde!  Aussi le Christ l'a-t-Il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines."

La gloire de sainte Hélène c'est d'avoir été la mère du grand Constantin. "Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur chrétien."  Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le coeur de son époux.  Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme.  Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire?
Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c'est la découverte de la vraie Croix du Sauveur, dont l'Église célèbre le souvenir le 3 mai.

Hélène vivait sans étalage de grandeurs.  Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur. Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux.  Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles: une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile.  Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.
Pratique : Aimez les défenseurs de la religion, priez pour eux.
   "Ô Marie conçue sans péché, 
  priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 16 août 2026

17 Août : SAINT LIBERAT ET SES COMPAGNONS, Martyrs / SAINT CARLOMAN, Prince et Moine

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Huméric, roi des Vandales en Afrique, partisan outré de l’arianisme, fut un cruel persécuter des chrétiens fidèles et particulièrement des monastères.  Libérat, abbé d’un monastère, avec six de ses religieux, fut sommé de trahir sa foi.  Il répondit au nom de tous : « Il n’y a qu’une foi, qu’un Seigneur, qu’un baptême.  Faites de nos corps ce qu’il vous plaira ; gardez pour vous les biens périssables que vous nous promettez ! »  Jetés dans un cachot, ils gagnèrent leurs gardes et purent recevoir la visite de nombreux fidèles qu’ils fortifiaient dans la foi.  

Huméric a cette nouvelle, employa contre eux les tourments les plus inouïs.  Enfin il les fit placer dans un vieux bateau chargé de bois pour qu’ils fussent brulés sur mer ; mais il fut impossible d’allumer le feu. Alors le tyran furieux les fit assommer à coups de rames et jeter à l’eau. Les vagues portèrent leurs corps au rivage,  où les fidèles les recueillirent pour leur donner une sépulture honorable  (an 483).
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SAINT CARLOMAN, 
Prince et Moine

Ce même jour, l’Église honore saint Carloman, fils de Charles Martel, qui gouverna quelque temps le royaume des Francs avec son frère Pépin le Bref, puis après de brillants exploits et une administration énergique et chrétienne, laissa tout l’empire à Pépin et se retira du monde.  Il se dirigea vers Rome avec quelques seigneurs de ses amis.  Il reçut l’habit des mains du pape Zacharie et alla relever, sur le mont Soracte, l’ancien monastère de Saint-Sylvestre, qui devint bientôt prospère. 

Mais les visites fréquentes des pèlerins français troublaient son amour pour la solitude ;  iI prit une nuit le bâton du pèlerin à l’insu de ses frères, n’emmenant avec lui qu’un comte devenu religieux avec lui.  Bientôt  Carloman arrivait  avec son compagnon au mont Cassin et demandait  à y entre admis.  L’abbé fut rassuré par l’aspect misérable des deux voyageurs et les employa à la cuisine pour les éprouver.  Malgré le soin que mettait Carloman à se faire passer pour un grand pécheur et à cacher son origine, son secret fut trahi par son compagnon et le prince moine devint l’objet de l’admiration de ses frères.  Il ne voulut accepter aucune charge et après la fonction  de cuisinier reçut celle de berger.


On aime à le peindre portant sur ses épaules un pauvre petit agneau boiteux qui ne pouvait suivre le troupeau.  Carloman donna longtemps, au mont Cassin, d’admirables exemples d’humilité et de pénitence et subit toujours avec joie et douceur les épreuves par lesquelles ses supérieurs voulaient voir jusqu’où allait sa vertu.  Il mourut en France, l’an 775, pendant un voyage qu’il avait fait d’après l’ordre de ses supérieurs.

Pratique : La vraie grandeur consiste à se faire humble et petit ;  méditer souvent cette leçon.
 
 "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 15 août 2026

16 Août : SAINT JOACHIM, Père de la Très Sainte Vierge Marie / SAINT HYACINTHE, Missionnaire Dominicain / SAINT ROCH, Pèlerin

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Saint Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes oeuvres. Ils firent trois parts de leurs biens: l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres; la dernière servait aux besoins de la famille. Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile.
Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Jéhovah, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau; Anne le suivait, la tête voilée, le coeur plein de soupirs et de larmes.
Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche: "Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu?" Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.
Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son coeur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu?
Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur: "Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.
Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur: sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur.  Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.
Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani,  où elle devait le rejoindre un an plus tard.
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SAINT HYACINTHE 
Missionnaire Dominicain


Saint Hyacinthe, apôtre du Nord et Thaumaturge de son siècle, était de famille illustre. Ce fut saint Dominique lui-même qui reçut ses vœux et l'envoya évangéliser la Pologne, qu'il remua tout entière et où il opéra des conversions sans nombre.  Sa vie n'était qu'un perpétuel exercice de charité envers toutes les misères, et de sainte cruauté contre lui-même. A l'imitation de son père saint Dominique, il n'avait point d'autre chambre que l'église et d'autre lit que la terre; il se déchirait toutes les nuits les épaules avec des chaînes de fer et jeûnait fréquemment au pain et à l'eau.
Parmi les prodiges qu'il opéra, on cite des résurrections de morts, la délivrance de possédés du démon, la guérison de nombreux malades.  On le vit traverser le fleuve rapide de la Vistule avec plusieurs de ses frères, sur son manteau étendu. Obligé de fuir devant les Tatares, il emporte du moins avec lui le Saint-Sacrement, pour en empêcher la profanation. 
Comme il va quitter l'église, une voix sort de la statue de Marie, qui lui demande de l'emporter aussi. Elle pèse huit ou neuf cents livres; Hyacinthe, plein de foi, la prend d'une main et la trouve légère comme un roseau. A défaut de bateau, il traverse avec son fardeau le grand fleuve du Borysthène comme une terre ferme, pendant que son manteau sert de barque à ses frères, qui le suivent.
Consolé par plusieurs visites de la Sainte Vierge, il eut révélation de sa mort, qui arriva le 15 août 1257.
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SAINT ROCH

Saint Roch était fils d'un gouverneur de Montpellier; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'Il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d'une toute particulière prédestination. Dès l'âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.
Il n'avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l'exemple de saint François d'Assise, entra dans le Tiers-Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. A Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.

En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d'une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l'intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements.  On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe.  Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église. Cette courte notice fait deviner l'origine de l'expression si connue: Saint Roch et son chien.
Pratique : Ne jamais rebutez les pauvres qui vous donnent l'occasion de pratiquer la charité. 
                                  «Ô Marie conçue sans péché 
                    priez pour nous qui avons recours à Vous »

vendredi 14 août 2026

15 Août : L' ASSOMPTION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

                             qu’entre une musique notée et une musique chantée".
                 (Saint François de Sales)


Cette fête a pour objet de célébrer à la fois la bienheureuse Mort, la glorieuse Résurrection et la triomphante Assomption de la très Sainte Vierge Marie au Ciel.
JÉSUS avait souffert la mort pour racheter le monde; Marie, dans le plan de la Providence, devait suivre Son divin Fils et mourir. Mais Sa mort ne ressembla en rien à celle du commun des hommes; elle eut pour unique cause l'excès de Son amour et de Ses désirs; elle ne fut accompagnée d'aucune douleur, ni suivie de la corruption du tombeau. Le CHRIST devait tous ces privilèges à Sa sainte Mère.

La tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l'univers pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis autour du lit de mort de Celle qui avait présidé à la naissance et aux premiers développements de l'Église.
Trois jours après la mort de Marie, visitant le virginal tombeau avant de se séparer, ils furent les heureux témoins d'une grande merveille. On entendit dans les airs d'harmonieux cantiques; un parfum délicieux s'exhalait du tombeau de Marie; et lorsqu'on l'eut ouvert, on n'y trouva que des fleurs fraîches et vermeilles: les Anges avaient transporté dans les Cieux, en corps et en âme, la Mère du SAUVEUR.

On ne peut que soupçonner ici-bas avec admiration l'accueil qui fut fait à Marie par la Très SAINTE TRINITÉ, à laquelle Elle avait été associée d'une manière si sublime dans le mystère du salut des hommes, par JÉSUS-CHRIST Son Fils bien-aimé, par les légions des Anges, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancien Testament et les élus de la loi nouvelle.
Les plus grands serviteurs de Marie, dans leurs contemplations, se sont plu à dépeindre Son triomphe incomparable, Son couronnement, Sa gloire en ce grand jour.

Mais le triomphe et la gloire de très Sainte Vierge sont éternels. La fête de l'Assomption, outre Sa mort toute sainte, Sa Résurrection et Son couronnement, célèbre Sa royauté toute-puissante. Elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église terrestre, la Reine de l'Église du Purgatoire; et c'est Elle que David a dépeinte dans ses Psaumes: "La Reine S'est assise à Votre droite, couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des richesses les plus variées." Assomption de la Mère de DIEU réclamait une définition de foi : l'Église a proclamé ce dogme le 1er novembre 1950. Gloire à Marie!
Pratique : Ayez, en toute occasion, un grand zèle pour la gloire de Marie.
 
"Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"