vendredi 2 octobre 2026

3 Oct : SAINT GÉRARD, abbé en Belgique / SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS et DE LA SAINTE FACE, Vierge, Carmélite, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Gérard était d'une noble famille du comté de Namur. Une douceur charmante de caractère et un amour décidé pour la vertu lui gagnèrent, dès son enfance, l'estime et l'affection de tous ceux qui le connaissaient. L'éclat de sa vertu était encore rehaussé par sa politesse, son affabilité et son inclination à faire le bien.

Il trouvait tant de douceur dans la prière, qu'il ne la quittait qu'avec un extrême regret : "Heureux, se disait-il à lui-même, ceux qui n'ont d'autre emploi que de louer le SEIGNEUR jour et nuit, de vivre toujours en sa présence et de se consacrer à lui pour toujours !" Étant à la cour du roi de France, où il était venu pour les affaires de son prince, il fut édifié de la ferveur des moines de Saint-Denis et résolut de se fixer parmi eux.

L'appel de DIEU n'était pas équivoque et s'était manifesté à lui dans une vision. Dès son entrée au couvent, il déposa le costume militaire pour revêtir la coule bénédictine et les livrées du Roi des Cieux. Comme la culture de son esprit avait été complètement négligée dans la carrière des armes, il demanda la permission de se livrer à l'étude ; il ne connaissait pas même ses lettres ; un moine fut chargé de lui apprendre l'alphabet, comme à un enfant de cinq ans. L'élève fit si bien, que chose étonnante! Peu de jours après, il surpassait son maître dans les sciences divines et humaines. 

Dix ans après, ordonné prêtre, il alla fonder une abbaye dans sa propriété de Brogne (ou Broyne), pour obéir à un ordre du Ciel ; il y bâtit une belle église, où il déposa une relique de saint Eugène, auquel il avait une dévotion particulière. 

L'année suivante, Gérard fit le pèlerinage de Rome pour mettre son abbaye naissante sous la protection du Saint-Siège. Il revenait au comble de ses vœux, quand, au passage périlleux des Alpes, le mulet qui portait de riches ornements destinés à la châsse de saint Eugène tomba au fond d'un précipice. Les compagnons de l'abbé étaient consternés. Quant à lui : "DIEU soit béni, dit-il, pour tous ses bienfaits! " Du reste, après des recherches on trouva au fond d'un ravin, debout et vivant, l'animal qui aurait dû, selon toute prévision humaine, être brisé contre les rochers.

Obsédé dans son couvent par une multitude de visiteurs importuns, Gérard se bâtit à l'écart une cellule pour y vivre en reclus avec DIEU seul ; mais peu après l'ordre de DIEU l'appela ailleurs pour relever une abbaye en ruines. Là aussi il se rendit bientôt célèbre par ses vertus et par ses miracles.

Un jour, en particulier, une aveugle fut guérie en se lavant les yeux avec l'eau qui avait servi à laver les mains du serviteur de DIEU. Cependant Gérard avançait en âge, et fut averti divinement du jour où il quitterait la terre. Avant la fin de sa vie, il fit une dernière visite aux monastères dont il avait la direction pour y ranimer la ferveur. 

Pratique : Soyez moins curieux de la science du monde que de celle des choses divines.

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SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS 
ET DE LA SAINTE FACE
Sainte Thérèse au Carmel interprétant Sainte Jeanne d'Arc
dans une pièce de théâtre qu'elle lui a consacrée 

Peu de Saints ont excité autant d'admiration et d'enthousiasme aussitôt après leur mort; peu ont acquis une plus étonnante popularité dans le monde entier; peu ont été aussi rapidement élevés sur les autels, que cette jeune sainte Carmélite. 


Thérèse Martin naquit à Alençon, en Normandie, de parents très chrétiens, qui regardaient leurs neuf enfants comme des présents du Ciel et les offraient au SEIGNEUR avant leur naissance. Elle fut la dernière fleur de cette tige bénie qui donna quatre religieuses au Carmel de Lisiers  et elle montra, dès sa plus petite enfance, des dispositions à la piété qui faisaient présager les grandes vues de la Providence sur elle. 


Atteinte, à l'âge de neuf ans, d'une très grave maladie, elle fut guérie par la Vierge Marie, dont elle vit la statue s'animer et lui sourire auprès de son lit de douleur, avec une tendresse ineffable.  


Thérèse eût voulu, dès l'âge de quinze ans, rejoindre ses trois sœurs au Carmel, mais il lui fallut attendre une année encore (1888). Sa vie devint alors une ascension continuelle vers DIEU, mais ce fut au prix des plus douloureux sacrifices toujours acceptés avec joie et amour; car c'est à ce prix que JÉSUS forme les âmes qu'Il appelle à une haute sainteté. 

Thérèse de Jésus et Jésus de Thérèse 
Elle s'est révélée ingénument tout entière elle-même dans les Mémoires qu'elle a laissés par ordre de sa supérieure: "JÉSUS, comme elle l'a écrit, dormait toujours dans Sa petite nacelle." Elle pouvait dire: "Je n'ai plus aucun désir, si ce n'est d'aimer JÉSUS à la folie." C'est, en effet, sous l'aspect de l'amour infini que DIEU Se révélait en elle.


La voie de l'Amour, telle fut en résumé, la voie de la "petite Thérèse de l'Enfant-Jésus"; mais c'était en même temps la voie de l'humilité parfaite, et par là de toutes les vertus. C'est en pratiquant les "petites vertus", en suivant ce qu'elle appelle sa "petite Voie", Voie d'enfance, de simplicité dans l'amour, qu'elle est parvenue en peu de temps à cette haute perfection qui a fait d'elle une digne émule de sa Mère, la grande Thérèse d'Avila. 


 Sa vie au Carmel pendant neuf ans seulement fut une vie cachée, toute d'amour et de sacrifice. Elle quitta la terre le 30 septembre 1897, et, brûlant les étapes, fut béatifiée en 1923 et canonisée en 1925.  Comme elle l'a prédit, "Elle passe son Ciel à faire du bien sur la terre."


    "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 1 octobre 2026

2 Octobre : LES SAINTS ANGES GARDIENS

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


C'est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de DIEU auprès des hommes.  Les paroles de NOTRE-SEIGNEUR, l'enseignement des docteurs et des saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter.

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que DIEU nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. 

C'est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d'un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de DIEU. 

Il est même certain que divers personnages, à raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou à raison des vues spéciales de DIEU sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens. 

Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs. 
Les Anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions.  
Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des Jugements de DIEU, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à DIEU, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de DIEU, visitent les âmes du purgatoire, et inspirent aux fidèles la pensée de les secourir. 
Que rendre aux Anges gardiens pour tant de bienfaits? Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les Anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. " 
Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations. Imitons les saints dans le soin qu'ils ont montré de saluer les anges, de les honorer, de les prier. 

Pratique : Ne passez pas un jour sans faire quelque acte de dévotion envers votre Ange gardien ; vivez dans la compagnie des anges, imitez les anges. 

     "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 30 septembre 2026

1er Oct : SAINT RÉMI, Archevêque de Reims, Apôtre des Francs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT RÉMI fut l'enfant de la Providence. Ses parents avaient deux enfants, et depuis longtemps n'espéraient plus en avoir d'autres, quand un vieux moine aveugle leur annonça le fils prédestiné.  Les talents et les vertus de Rémi le firent consacrer archevêque de Reims, à l'âge de vingt-deux ans ; sa consécration fut marquée par un prodige : le front de Rémi parut brillant de lumière et fut embaumé d'un parfum tout céleste. 

Il montra dès l'abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l'éclat de sa sainteté : pendant ses repas, les oiseaux venaient prendre du pain dans ses mains ; il guérit un aveugle possédé du démon ; il remplit de vin, par le signe de la croix, un vase presque vide ; il éteignit, par sa seule présence, un terrible incendie ; il délivra du démon une jeune fille que saint Benoît n'avait pu délivrer, et opéra bien d'autres merveilles. 

L'histoire de sainte Clotilde (3 juin) nous a appris comment Clovis se tourna vers le DIEU des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d'instruire le prince. Comme il lui racontait, d'une manière touchante, la Passion du SAUVEUR: « Ah! s'écria le guerrier, que n'étais-je là avec mes Francs pour le délivrer! » La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. 

Alors l'église se remplit d'une lumière et d'une odeur célestes, et l'on entendit une voix qui disait : « La paix soit avec vous ! » Le saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à DIEU et à l'Église. Quand fut venu le moment du baptême, saint Rémi dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. » 

Au moment de faire l'onction du saint chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au ciel et pria DIEU d'y pourvoir. Tout à coup on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, avec un sentiment de vive reconnaissance envers DIEU, et fit l'onction sur le front du prince. 

Cette fiole, appelée dans l'histoire la Sainte Ampoule, exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l'onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisées le même jour. 

Saint Rémi devint aveugle dans sa vieillesse, et profita de cette infirmité pour multiplier ses oraisons. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le saint sacrifice, et s'éteignit doucement, le 13 janvier 533, âgé de quatre-vingt-seize ans. 

Pratique : Priez pour la France, afin qu'elle soit digne de sa mission de Fille aînée de l'Église.

      "Ô Marie conçue sans péché, 
    priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 29 septembre 2026

30 Sept : SAINT JÉRÔME, Prêtre, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Saint Jérôme naquit l'an 331, en Dalmatie, de parents riches et illustres, qui ne négligèrent rien pour son éducation. Le jeune homme profita si bien de ses années d'études, qu'on put bientôt, à la profondeur de son jugement, à la vigueur de son intelligence, à l'éclat de son imagination, deviner l'homme de génie qui devait un jour remplir le monde de son nom. 

Les séductions de Rome entraînèrent un instant Jérôme hors des voies de l'Évangile; mais bientôt, revenant à des idées plus sérieuses, il ne songea plus qu'à pleurer ses péchés et se retira dans une solitude profonde, près d'Antioche, n'ayant pour tout bagage qu'une collection de livres précieux qu'il avait faite dans ses voyages. 

L'ennemi des âmes poursuivit Jérôme jusque dans son désert, et là,  lui rappelant les plaisirs de Rome, réveilla dans son imagination de dangereux fantômes. Mais l'athlète du CHRIST, loin de se laisser abattre par ces assauts continuels, redoubla d'austérités ; Il se couchait sur la terre nue, passait les nuits et les jours à verser des larmes, refusait toute nourriture pendant des semaines entières.

Ces prières et ces larmes furent enfin victorieuses, et les attaques de satan ne servirent qu'à faire mieux éclater la sainteté du jeune moine. Il nous a laissé lui-même de ces combats un tableau saisissant. — Avec des auteurs sacrés, Jérôme avait emporté au désert quelques auteurs profanes ; il se plaisait à converser avec Cicéron et Quintilien. 

Mais DIEU, qui réservait pour lui seul les trésors de cet esprit, qu'il avait fait si grand, ne permit plus au solitaire de goûter à ces sources humaines, et, dans une vision célèbre, il lui fit comprendre qu'il devait se donner tout entier aux études saintes : « Non, lui disait une voix pendant son sommeil, tu n'es pas chrétien, tu es cicéronien; ton cœur est avec ton trésor! » Et Jérôme s'écriait en pleurant : « SEIGNEUR, si désormais je prends un livre profane, si je le lis, je consens à être traité comme un apostat. »

Son unique occupation fut la sainte Écriture. À Antioche, puis en Palestine, puis à Rome, puis enfin à Bethlehem, où il passa les années de sa vieillesse, il s'occupa du grand travail de la traduction des saints Livres sur le texte original, et il a la gloire unique d'avoir laissé à l'Église cette version célèbre appelée la Vulgate, version officielle et authentique, qu'on peut et doit suivre en toute sécurité. 

Une autre gloire de saint Jérôme, c'est d'avoir été le secrétaire du concile de Constantinople, puis le secrétaire du pape saint Damase. Après la mort de ce pape, l'envie et la calomnie chassèrent de Rome ce grand défenseur de la foi, et il alla terminer ses jours dans la solitude, à Bethléhem, près du berceau du CHRIST, attirant à lui des foules par sa science et ses vertus. 

Sa mort arriva le 30 septembre 420.

Pratique : Ayez un grand amour et un grand respect pour la sainte Écriture. 
                             
                                   "Ô Marie conçue sans péché,
                      priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 28 septembre 2026

29 Septembre : SAINT MICHEL, Archange

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Le 8 mai, l'Église honore l'Archange SAINT MICHEL en souvenir de son apparition sur le mont Gargan. 

La fête du 29 septembre fut établie un peu plus tard pour rappeler la dédicace de la basilique construite par l'ordre et en l'honneur du glorieux Archange, au lieu même de cette apparition. 


Avec Saint Michel, l'Église en ce jour honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D'après nos saints Livres, ils sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les Anges, les Archanges et les Vertus; les Puissances, les Principautés et les Dominations ; enfin, plus haut encore, les Trônes, les Chérubins et les Séraphins.

Leur occupation est de contempler DIEU, de L'aimer, de Le louer et d'exécuter Ses volontés pour la conduite de l'univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, vis-à-vis des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l'Église entière. 

Ceux dont l'Écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l'Archange Gabriel, à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l'Incarnation, et l'Archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie. 

Saint Michel a été fait non seulement prince des anges, mais aussi prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque sa fidélité, car il signifie : 
Qui est semblable à DIEU ! Les saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament.

C'est lui, disent-ils, qui retint la main d'Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c'est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c'est lui qui dirigea l'arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c'est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c'est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ; c'est lui qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saul; c'est lui qui enleva le prophète Élie dans un chariot de feu ; c'est lui qui protégea Judith dans le camp d'Holopherne ; c'est lui qui souffla au cœur des Macchabées l'héroïsme par lequel ils ont sauvé leur peuple. 

Il a été le protecteur de la synagogue des Juifs ; il est le protecteur de l'Église de JÉSUS-CHRIST. L'histoire ecclésiastique nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, elle nous montre tant d'effets de sa protection, tant de temples bâtis aux lieux de ses apparitions et en actions de grâces de ses bienfaits, qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de DIEU l'un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté.

L'assistance sensible que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce royaume.

Pratique : Invoquez souvent saint Michel ; invoquez souvent les Anges. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 27 septembre 2026

28 Sept : SAINT WENCESLAS, Duc de Bohême, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)
 
Saint Wenceslas, eut pour père Wratislas, duc de Bohême, prince vertueux, brave et humain, et pour mère Drahomire, païenne et ennemie acharnée du nom chrétien. Elle eut un autre fils, appelé Boleslas, qu'elle éleva dans l'idolâtrie et auquel elle fit partager sa haine cruelle pour Wenceslas. 

A la mort, bien trop prématurée, de son mari, Drahomire s'empara de la régence et ne s'en servit que pour persécuter la religion chrétienne. A cette vue, le zèle de Wenceslas le décida à prendre, avant sa majorité, les rênes du gouvernement; il donna pour apanage une province à son frère Boleslas et s'occupa de réparer les fautes de sa mère. 

C'est par la piété et par l'amour, encore plus que par la force et par la crainte, qu'il voulait régner sur ses sujets.  Il se fit le père des orphelins, le soutien et le défenseur des veuves, la providence des pauvres.  Afin de n'être pas reconnu, il portait de nuit, du bois aux pauvres honteux.  Il visitait les prisonniers, rachetait les captifs, consolait et secourait les malheureux.  Wenceslas joignait la piété aux bonnes œuvres ; il assistait à l'office divin du jour et de la nuit ; il allait souvent nu-pieds, par le froid et la neige, sans jamais se plaindre de la rigueur de l'hiver. 

Quelquefois celui qui l'accompagnait la nuit était transi de froid ; mais il n'avait qu'à marcher sur les pas de Wenceslas, et aussitôt il sentait une chaleur bienfaisante pénétrer tous ses membres. L'esprit de religion du pieux roi lui faisait honorer les évêques et les prêtres comme JÉSUS-CHRIST lui-même; il les aimait comme des pères, et quand il traitait quelque affaire avec eux, c'était avec une humilité et une déférence profondes. 

Sa grande dévotion était la dévotion à la sainte Eucharistie. Pour témoigner son amour à JÉSUS-HOSTIE, il semait de ses propres mains le blé et pressait le vin destinés au Saint Sacrifice de la messe ; son bonheur était de servir à l'autel et de présenter au prêtre le pain, le vin, l'eau et l'encens. La piété de Wenceslas, loin d'indiquer une âme molle et sans courage, était pour lui la source d'une intrépidité surprenante, basée sur sa parfaite confiance en DIEU. 

Il dut s'opposer aux armes d'un prince voisin qui avait envahi ses États. Pour épargner le sang de ses sujets, il proposa à son ennemi un combat singulier et se présenta presque sans armes devant un adversaire armé jusqu'aux dents. Wenceslas allait être percé par la lance ennemie, quand le prince usurpateur aperçoit près du saint duc deux anges qui le défendent. 

A cette vue, il se jette à ses pieds et lui demande pardon. A ce front pur il ne manquait que la couronne du martyre ; elle lui était réservée.  Attiré dans un guet-apens par sa mère et son frère, Wenceslas mourut d'un coup d'épée fratricide, au moment où il priait dans une église, le 28 septembre 936. 

Pratique : Recourez aux moyens humains; mais ayez,  par-dessus tout,  confiance en DIEU. 
 
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 26 septembre 2026

27 Sept : SAINT CÔME et SAINT DAMIEN, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Saint Côme et Saint Damien naquirent en Arabie, vers la fin du IIIe siècle, d'une famille chrétienne.  On croit qu'ils étaient frères jumeaux. 

A la science des saints, Côme et Damien joignirent l'étude des sciences et des lettres humaines ; ils embrassèrent la carrière de médecins, qui leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. 

La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses. Leur réputation devint tellement extraordinaire, que de toutes parts on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jours sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée. 

Auprès d'eux les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s'étendait même au delà de ce monde visible, et à leur voix les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.  A cette gloire devait se joindre celle du martyre. 

Un jour on les accuse de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Il n'en fallait pas davantage pour les faire prendre et amener au tribunal du préfet. « Choisissez, leur dit-il, entre la mort ou la vie; adorez les dieux et reniez le CHRIST, ou d'affreux supplices vous attendent. — Fais ce que tu voudras, répondent-ils ; épuise tes tourments; nous ne craignons rien, car DIEU est avec nous. » 

On leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le SEIGNEUR: "Qu'on leur mette des chaînes et qu'on les jette à la mer !" dit le juge honteux.  A la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots ; mais un ange, à la stupéfaction de tous, plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. 

Pendant un nouvel interrogatoire, le préfet semblait incliner vers la religion chrétienne, quand il se sentit frappé au visage, à coups redoublés, par des esprits invisibles et les supplia de le délivrer; ils prièrent, et le démon laissa en paix le préfet, qui se raidit contre la grâce et redoubla de cruauté. 

Il fit allumer une fournaise ardente, où les deux martyrs furent jetés ; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs, et les flammes, s'élançant d'elles-mêmes sur quelques païens plus acharnés, les dévorèrent. Les ongles de fer ne réussirent pas davantage; la plaie n'était pas plus tôt faite, qu'elle était guérie. On les attaqua ensuite successivement à coups de pierres et à coups de flèches, mais pierres et flèches se retournèrent contre les bourreaux. 

Le préfet leur fit enfin trancher la tête. 

Pratique : Soyez désintéressé en rendant service à votre prochain ; l'intérêt tue la charité. 

      "Ô Marie conçue sans péché, 
 priez pour nous qui avons recours à Vous"