jeudi 23 juillet 2026

24 Juillet : SAINTE CHRISTINE, Vierge et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

SAINTE CHRISTINE 
Vierge et Martyre 
(+ vers l'an 300)

Christine était une enfant de dix ans; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté. Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux. Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres chrétiens. A cette nouvelle, la colère de son père ne connut pas de bornes; elle fut souffletée, fouettée, déchirée avec des griffes de fer.

Au milieu de ces tortures, l'héroïque enfant conservait la paix de son âme et ramassait les morceaux de sa chair pour les présenter à son père dénaturé. Le supplice de la roue et celui du feu lui furent inoffensifs. Un ange vint ensuite dans la prison de Christine guérir ses plaies. Son père tenta un dernier effort; il la fit jeter dans le lac voisin avec une pierre au cou, mais un Ange la conduisit saine et sauve au rivage. Ce nouveau prodige irrita tellement le père barbare, que, le lendemain, on le trouva mort dans son lit.

Un nouveau gouverneur fut l'héritier de sa cruauté; il fit coucher Christine dans un bassin d'huile bouillante mêlée de poix; mais elle fit le signe de la Croix sur elle et ne ressentit pas les atteintes de ce supplice. Après de nouvelles tortures, on la conduisit dans le temple d'Apollon; dès qu'elle y entra, l'idole se brisa en pièces, et le tyran tomba raide mort. Sur le coup, trois mille infidèles se convertirent à la vraie foi.

La courageuse martyre dut être présentée devant un troisième juge, qui eut à cœur de venger la honte et la mort de ses deux prédécesseurs. Il fit jeter la jeune martyre dans une fournaise ardente, où elle resta cinq jours sans en rien souffrir. Les bourreaux, à bout d’expédient, la laissèrent en prison au milieu d'une quantité de vipères qui ne lui firent aucun mal. On lui coupa la langue sans qu'elle perdît l'usage de la parole. Enfin, attachée à un poteau, elle fut percée de flèches. Cette précieuse mort arriva le 24 juillet vers l’an 300. 

Pratique : Dans les dangers, recourez à la prière, ayez confiance en la puissance et en la bonté de DIEU. 
                   
              Ô Marie conçue sans péché, 
               priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 22 juillet 2026

23 Juillet : SAINT APOLLINAIRE, Évêque et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT APOLLINAIRE 
Évêque et Martyr 
(+ 87)

Saint Apollinaire vint d'Antioche à Rome avec saint Pierre, fut ordonné évêque par le Prince des Apôtres et envoyé par lui à Ravenne pour y prêcher la foi.  Sa première œuvre, en arrivant dans cette ville, fut de rendre la vue au fils d'un soldat auquel il avait demandé l'hospitalité; quelques jours après, il guérit la femme d'un tribun, atteinte d'une maladie incurable.

C'en fut assez pour provoquer la conversion d'un grand nombre de personnes, et bientôt il se forma dans la ville une chrétienté florissante. Traduit devant le gouverneur païen, il prêche JÉSUS-CHRIST, méprise l'idole de Jupiter et se voit chassé de la ville par la fureur du peuple, qui le laisse à demi mort.

Après quelques prédications dans les pays voisins, Apollinaire revient à Ravenne et se rend à la maison d'un noble patricien qui l'avait fait demander pour guérir sa fille près de mourir.  Mais l'apôtre ne parut qu'au moment où la malade rendait le dernier soupir. Arrivé près du lit funèbre, le Saint adresse à DIEU une fervente prière: "Au nom du CHRIST, jeune fille, lève-toi, dit-il, et confesse qu'il n'y a pas d'autre DIEU que Lui!" La jeune fille se lève aussitôt, pleine de vie, et s'écrie: "Oui, le DIEU d'Apollinaire est le vrai DIEU!" A la suite de ce nouveau prodige, trois cents païens se convertirent et reçurent le baptême, à l'exemple de la jeune fille et de son heureux père.

Mais les succès croissants du christianisme à Ravenne soulevèrent bientôt de nouvelles persécutions contre l'apôtre de JÉSUS-CHRIST. Il dut subir un nouvel interrogatoire, qui ne servit qu'à faire briller son courage et à lui donner occasion d'expliquer les mystères de notre foi. Apollinaire eut à subir les plus affreux supplices, la flagellation, le chevalet, l'huile bouillante, puis les horreurs de la faim, dans une infecte prison; mais DIEU Se chargea de le nourrir par Ses Anges. Ses bourreaux l'exilèrent en Illyrie. Cet exil lui donna le moyen de prêcher la foi à des peuples nouveaux et de répandre ainsi la lumière de l'Évangile. La persécution le ramena à Ravenne après trois ans d'absence.

Ce fut la dernière période de sa vie. Saisi presque aussitôt après son débarquement, il étonne ses persécuteurs en faisant crouler, d'un mot de prière, le temple d'Apollon. Il rend la vue au fils de son juge, en lui disant: "Au nom de JÉSUS-CHRIST, ouvre tes yeux et vois!" Une multitude de païens se convertit à la foi; mais la rage des endurcis ne fait que s'accroître, et bientôt Apollinaire couronne sa vie par un glorieux martyre, le 23 juillet de l’année 87.

Pratique
 : Ne vous découragez jamais dans les entreprises qui ont pour but la gloire de DIEU. 
                            
  "Ô Marie conçue sans péché, 
    priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 21 juillet 2026

22 Juillet : SAINTE MARIE MADELEINE, Pénitente

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Marie Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le SAUVEUR, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de satan.


DIEU avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir JÉSUS; ce désir devait être son salut, car le SAUVEUR voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le SEIGNEUR chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de JÉSUS un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole: «Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé."


Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple JÉSUS et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le SAUVEUR, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, JÉSUS voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le SAUVEUR au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le SAUVEUR. Et Marie, reconnaissant JÉSUS Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon petit Maître!"("O Rabbouni!")


Madeleine demeura près de la Mère de DIEU jusqu’à sa bienheureuse mort. Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rame ni voile. La nacelle voguait à la garde de DIEU, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du CHRIST firent là de nombreuses conquêtes. 


Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour, appelant de tous ses vœux l’union parfaite dans le ciel avec l’objet de sa tendresse. Quelle consolation et quelle espérance pour les pécheurs que la vie de Madeleine ! Quelle transformation sublime l’amour ne peut-il opérer, même dans une âme souillée, quand elle sait entendre la voix de la grâce !

Pratique : Appliquez-vous à aimer DIEU de plus en plus ; à qui aime, rien d’impossible. 

                                      "Ô Marie conçue sans péché, 
                          priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 20 juillet 2026

21 Juil : Bx FRANCOIS DE MONTMONTRENCY-LAVAL Premier Evêque du Canada / SAINT VICTOR DE MARSEILLE, Soldat et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


BX FRANÇOIS de MONTMORENCY-LAVAL
Premier évêque de Québec et du Canada
(1623-1708)

Le Bx Mgr de Laval vit le jour à St-Martin de Montigny-sur-Avre, en Normandie. Il désira devenir prêtre dès ses jeunes années. A l'âge de huit ans, son père le plaça chez les Jésuites où il vécut quatorze ans loin de sa famille.

En 1636, François perdit son père. Son oncle évêque, pour aider la famille, le nomma chanoine d'Evreux. Il reçut le sacerdoce et fut ordonné prêtre le 1er mai 1647. Le roi Louis XIV le choisit comme premier évêque de la Nouvelle-France. L'an 1658, en la fête de l'Immaculée Conception, le jeune prélat de trente-cinq ans fut sacré évêque. Il débarqua à Québec le 16 juin 1659, et entreprit tout de suite des visites pastorales à travers son immense diocèse.

Dès son arrivée, il gagna la confiance de tous par sa charité, sa piété, son discernement et son impartialité. Son premier soin consista à pousser l'organisation de l'Église canadienne. Il contribua beaucoup à la formation tant civile que religieuse du pays.  Par son action ferme et sage, il réussit à implanter la foi partout en Amérique du Nord, quoique à travers mille difficultés.



Il fonda d'abord le Séminaire de Québec qui groupait une communauté de prêtres, et confia en 1663, la formation de son clergé à son séminaire. Cinq ans plus tard, un Petit Séminaire s'ouvrait pour le recrutement de son clergé. Conformément à la sainte pratique des premiers siècles, tous les clercs et ecclésiastiques y vivaient sur un fond commun.

Le bienheureux dut lutter de toutes ses forces contre les désordres qui s'étaient introduits dans le pays au début de la colonisation, principalement du trafic de l'eau-de-vie. «L'évêque, écrit Marie de l'Incarnation, a eu bien des démêlés en France au sujet des boissons que l'on donnait aux sauvages et qui ont failli perdre entièrement cette nouvelle Église.»  Grâce à son zèle apostolique, ce commerce honteux fut absolument défendu.

Le pouvoir séculier souleva de sérieuses oppositions à son action évangélisatrice, mais Monseigneur de Laval ne capitula jamais devant les odieux procédés de ses adversaires. Le saint évêque résista avec persévérance et fermeté, aux empiétements de l'autorité civile dans le gouvernement de l'Église.  Il s'éleva avec autorité contre tous ceux qui voulaient nuire de quelque façon à l'implantation du christianisme sur la terre bénie de la Nouvelle-France. Il supporta avec une souveraine patience toutes les méchancetés que lui firent subir les magnats de la terre et l'épreuve des deux incendies qui consumèrent son séminaire pour lequel il avait tant peiné.

Ce saint évêque, pionnier de l'Église de la Nouvelle-France vécut dans un renoncement continuel et héroïque. Il portait un cilice et dormait très peu, afin de pouvoir réciter tous ses offices et chapelets. Le bref repos qu'il s'octroyait, il le prenait sur un misérable matelas déposé sur un lit de planches, sans aucun drap pour se couvrir. Il faut louer aussi sa grande simplicité évangélique, car jamais homme n'eut plus en horreur la mise en scène et la vanité, surtout celle qui se présentait sous des dehors religieux.



Ce digne et vertueux prélat préférait porter de vieux vêtements rapiécés. Pendant vingt ans, il ne posséda que deux soutanes d'hiver. Lorsqu'il mourut, l'une était encore bonne, l'autre, toute rase et raccommodée témoignait de son admirable esprit de pauvreté.  Sévère pour lui-même, cet admirable homme de DIEU était prodigue à l'excès envers les pauvres de JÉSUS-CHRIST.  Tous les ans, il ne manquait pas de donner aux indigents quinze cents à deux mille livres.

Durant la semaine sainte de 1708, il contracta la maladie qui devait le conduire au tombeau. Il endura les souffrances de ses dernières années avec la plus grande sérénité et résignation à la volonté de DIEU.  Il mourut en compagnie de ses prêtres, le 6 mai 1708, en récitant le chapelet et les litanies de la Sainte Famille dont il avait propagé la dévotion parmi les Canadiens.  Sa sainteté Grégoire XVII béatifia Monseigneur de Laval, le 1er janvier 1977. 
 

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                                             SAINT VICTOR DE MARSEILLE
                                                              Soldat et Martyr  

Victor ayant appris que l'empereur Maximien arrivait à Marseille pour persécuter les chrétiens, au lieu de cacher sa foi, il sentit s'accroître en lui son zèle pour la défendre. Il parcourait hardiment les rangs de ses compagnons chrétiens pour les encourager à ne pas faiblir.  Jour et nuit il se rendait de maison en maison, exhorter les fidèles à souffrir généreusement pour JÉSUS-CHRIST; il allait même accompagner les martyrs jusque dans leurs supplices, pour les fortifier dans le combat suprême. 

Trahi par son zèle, il fut chargé de chaînes et conduit à l'empereur lui-même. Maximien employa successivement les promesses et les menaces pour l'engager à sacrifier aux dieux; le Saint, inébranlable, confondit le tyran en démontrant la vanité des idoles et la divinité de JÉSUS-CHRIST. L'empereur crut qu'une grande humiliation pourrait triompher de Victor; il le fit traîner par les pieds et poursuivre par les coups et les huées de la populace païenne. Après ce premier tourment, Victor répondit aux nouvelles questions: "Je suis chrétien, je méprise vos dieux et je confesse JÉSUS-CHRIST." A ces mots, on l'étendit sur un chevalet, et son corps fut affreusement déchiré. 


Pendant ce supplice, JÉSUS-CHRIST lui apparut la Croix à la main, en lui promettant une immortelle couronne, et cette vision adoucit le sentiment de ses douleurs. La nuit suivante, dans sa prison, il fut visité par les Anges. Trois gardiens, frappés de voir le cachot resplendir d'une miraculeuse clarté, se convertirent, furent baptisés et reçurent le martyre avant Victor lui-même. 

Trois jours après, Maximien rappela Victor devant son tribunal et lui ordonna d'adorer une idole de Jupiter. Victor, saisi d'horreur, poussa l'autel avec son pied et le renversa ainsi que l'idole. Le tyran, pour venger son dieu, fit couper le pied au vaillant chrétien. 

Victor offrit ce membre à JÉSUS-CHRIST comme les prémices de son sacrifice. Ensuite il fut placé sous la meule d'un moulin pour être broyé, mais la machine se brisa; il fallut, pour achever la victime, lui trancher la tête. En ce moment, une voix céleste fit entendre ces paroles: "Victor, tu as vaincu!" 

C’était l’an 290. 

Pratique 
:
 Ayez soin du salut des faibles ; éclairez-les et fortifiez-les par vos paroles et vos exemples. 


Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

  

dimanche 19 juillet 2026

20 Juillet : SAINT JÉRÔME ÉMILIEN, Confesseur, Fondateur d'Ordre / SAINTE MARGUERITE D'ANTIOCHE, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

SAINT JÉRÔME ÉMILIEN 
Fondateur d'Ordre 
(1481-1537)

Saint Jérôme Émilien, né à Venise, était de la noble race des Émiliani. Sa jeunesse se passa dans le métier des armes. Il avait reçu une éducation chrétienne, mais se laissa bientôt entraîner par le torrent des passions.

Fait prisonnier et chargé de fers, après une courageuse défense de la place de Castelnuovo, qui lui avait été confiée, voyant la mort proche de lui, il rentra en lui-même et sentit une vive crainte de paraître devant DIEU en état de péché mortel. Les yeux pleins de larmes, Jérôme fit alors un voeu à Marie; aussitôt, la Mère de DIEU lui apparut, l'appela par son nom, lui donna les clefs de ses fers et de son cachot et lui fit traverser sain et sauf les rangs de l'armée ennemie. Le jeune converti alla suspendre ses chaînes et les clefs de sa prison à l'autel de la Madone de Trévise, et publia partout les miséricordes de Marie à son égard. 

Dès lors, à l'admiration de Venise entière, qui l'avait connu si mondain, il change de vie et passe son temps dans l'exercice de la prière, de la mortification et des bonnes oeuvres, visite les hôpitaux, panse les plaies des malades, et se montre le père de tous les malheureux. 

Il fit surtout éclater sa charité durant une famine et une maladie épidémique; il vendit jusqu'à ses meubles, et sa maison devint un hôpital où personne n'était rebuté. Touché du sort des enfants que la mort avait privés de leurs parents, il loua une maison où il les réunit, et où il se chargea de leur nourriture, de leur entretien et de leur instruction;  il devenait ainsi le père de ceux qui n'en avaient plus; il allait les chercher par les rues et les places, les amenait dans son pieux asile.  Le bon saint avait surtout soin de l’âme de ces enfants et leur inspira une piété qui fit bientôt l'admiration de Venise. 

Le zèle ne connaît pas de limites : Jérôme trouva encore le temps de s'occuper des jeunes gens et des vieillards, de diriger l'Hôpital des Incurables, de fonder une Œuvre pour réunir les pécheresses converties par ses prédications, de parcourir les campagnes, la clochette à la main, pour apprendre aux enfants et au peuple les éléments de la religion. 

Il mourut, au service des pestiférés, laissant la Congrégation des Clercs Réguliers Somasques pour continuer son œuvre. 

Pratique : Ayez un zèle industrieux ; cherchez toutes les occasions si nombreuses de l’exercer. 

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SAINTE MARGUERITE D'ANTIOCHE


Sainte Marguerite souffrit à Antioche de Pisidie, le 20 juillet 175. On dit qu’elle fut instruite par sa nourrice à la religion chrétienne ; que son propre père, prêtre des idoles fut son accusateur et qu’après avoir passé diverses tortures, elle eut la tête tranchée. 


Puisque c’est aujourd’hui l’anniversaire de la naissance au ciel d’une Vierge, l’amour de la virginité nous invite à en dire quelque chose, afin que nous ne paraissions pas restreindre à un mot dit en passant, l’éloge d’une vertu qui est de premier ordre. Si la virginité est digne de louanges ce n’est point parce qu’on la rencontre chez les Martyrs, mais parce qu’elle-même fait des Martyrs. 
Comment l’esprit humain pourrait-il comprendre une vertu qui est en dehors des lois de la nature ? En quels termes la nature pourrait-elle exprimer ce qui est au-dessus d’elle ? C’est au ciel que la virginité est allée chercher le modèle qu’elle imite sur la terre. Ce n’est pas sans raison qu’elle a demandé au ciel sa règle de vie, puisque c’est au ciel qu’elle s’est trouvé un époux.
 


Georges à l’armure brillante salue l’arrivée d’une émule de sa gloire. Victorieuse comme lui du dragon, Marguerite aussi est appelée la mégalomartyre [1]. La croix fut son arme ; et, comme le guerrier, la vierge consomma dans le sang son triomphe. Égale fut leur renommée dans les temps chevaleresques où bravoure et foi s’alliaient sous l’œil des Saints pour servir le Christ. Déjà au septième siècle, Albion nous montre l’extrême Occident rivalisant de piété confiante avec l’Orient, pour honorer la perle sortie des abîmes de l’infidélité où Marguerite était née. Avant le schisme lamentable où l’entraîna l’ignominie du second des Tudors, l’Ile des Saints célébrait ce jour sous le rite double de première classe, avec abstention des œuvres serviles pour les femmes seulement ; on voulait reconnaître par cette particularité la protection que celles-ci avaient coutume d’implorer de Marguerite au moment d’être mères, et qui la fit ranger parmi les Saints plus spécialement appelés au moyen âge auxiliateurs ou secourables en raison de leurs bienfaits. Ce ne fut point en effet seulement sur le sol anglais qu’on sut recourir au crédit de notre Sainte, comme le prouvent les nombreuses et illustres clientes que l’histoire nous fait voir de toutes parts portant son nom béni. Au ciel aussi, près du trône de Marguerite, la fête est grande en ce jour : nous en avons pour véridiques témoins Gertrude la Grande [2] et Françoise Romaine [3], qu’une insigne faveur de l’Époux admit, à plus d’un siècle de distance, à y assister d’ici-bas.

Les faits trop peu assurés que renfermait l’ancienne Légende du Bréviaire romain pour ce jour, engagèrent saint Pie V, au seizième siècle, à la supprimer. A son défaut, nous donnons ici une suite de Répons et d’Antiennes ainsi qu’une Oraison tirées de l’Office qui semble être celui-là même que sainte Gertrude célébrait de son temps ; car il est fait allusion à un de ces Répons, Virgo veneranda, dans la Vision que nous avons citée.

Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 18 juillet 2026

19 Juillet : SAINT VINCENT DE PAUL, Confesseur, Fondateur d'Ordre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT VINCENT de PAUL 
Prêtre, Fondateur d'Ordres 
(1576-1660)

Ce Saint, dont le nom est devenu synonyme de charité, est l'une des plus pures gloires de la France et de l'humanité tout entière. Il naquit à Pouy, près de Dax, le 24 août 1576. Ses parents faisaient valoir une petite ferme et vivaient du travail de leurs mains. Les premières années de Vincent se passèrent à la garde des troupeaux. 

Dès lors on remarquait en lui le germe de son amour pour les pauvres. Un jour qu'il avait ramassé jusqu'à trente sous, somme considérable pour lui, il la donna au malheureux qui lui parut le plus délaissé. Quand ses parents l'envoyaient au moulin, s'il rencontrait des pauvres sur sa route, il ouvrait le sac de farine et leur en donnait à discrétion.

Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s'imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce: "Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre." A vingt ans, il étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur.

Un an après son ordination au sacerdoce, il se rend à Marseille pour recueillir un legs que lui a laissé un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il est pris par des pirates et emmené captif en Afrique. Sa captivité, d'abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi, se termina par la conversion de son maître, qui lui rendit la liberté. C'est alors que Vincent va se trouver dans sa voie.

Les circonstances le font nommer aumônier général des galères, et il se dévoue au salut de ces malheureux criminels avec une charité couronnée des plus grands succès. La Providence semble le conduire partout où il y a des plaies de l'humanité à guérir.

A une époque où la famine et les misères de toutes sortes exercent les plus affreux ravages, il fait des prodiges de dévouement; des sommes incalculables passent par ses mains dans le sein des pauvres, il sauve à lui seul des villes et des provinces entières. Ne pouvant se multiplier, il fonde, en divers lieux, des Confréries de Dames de la Charité, qui se transforment bientôt dans cette institution immortelle et incomparable des Filles de la Charité, plus connues sous le nom des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

Nulle misère ne le laisse insensible; il trouve le moyen de ramasser lui-même et de protéger partout des multitudes d'enfants, fruits du libertinage, exposés à l'abandon et à la mort, et mérite le nom de Père des enfants trouvés.

Il a formé des légions d'anges de charité; mais il lui faut des légions d'apôtres, et il fonde les Prêtres de la Mission, destinés à évangéliser la France et même les peuples infidèles.

Il n’est pas jusqu’aux filles débauchées au salut desquelles s’intéresse Vincent, et en faveur desquelles il fonde des établissements destinés à en sauver des milliers.

Il mourut le 27 septembre 1660.

Pratique : Ayez un cœur tendre et compatissant pour toutes les misères d’autrui.

                                   "Ô Marie conçue sans péché,
                       priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 17 juillet 2026

18 Juillet : SAINT CAMILLE DE LELLIS, Fondateur d'Ordre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


SAINT CAMILLE de LELLIS 
Fondateur d'Ordre 
(1549-1614)

Saint Camille de Lellisvint au monde l’an 1550, dans une petite ville du royaume de Naples. Dans un songe, sa mère crut voir le fils qui devait lui naître bientôt portant une croix sur la poitrine, et suivi d’une foule d’autres enfants marqués du même signe : c’était le présage d’une haute destinée.

Mais Camille fut longtemps avant de réaliser les desseins de DIEU.  Privé de sa mère dès le berceau, il eut une enfance peu vertueuse ; sa jeunesse fut même débauchée.  Jusque vers l’âge de vingt-cinq ans, il mène une vie d’aventures, se livre au jeu avec frénésie et un jour en particulier il joue tout, jusqu’à ses vêtements.  Sa misère le fait entrer dans un couvent de Capucins, où il sert de commissionnaire. 
Un jour, en revenant d'une course faite à cheval, pour le service du monastère, il est pénétré d'un vif rayon de la lumière divine et se jette à terre, saisi d'un profond repentir, en versant un torrent de larmes: "Ah! Malheureux que je suis, s'écria-t-il, pourquoi ai-je connu si tard mon DIEU? Comment suis-je resté sourd à tant d'appels? Pardon, SEIGNEUR, pardon pour ce misérable pécheur! Je renonce pour jamais au monde!" 

Transformé par la pénitence, Camille fut admis au nombre des novices et mérita, par l'édification qu'il donna, le nom de frère Humble. DIEU permit que le frottement de la robe de bure rouvrît une ancienne plaie qu'il avait eue à la jambe, ce qui l'obligea de quitter le couvent des Capucins. Lorsque guéri de son mal, il voulut revenir chez ces religieux, saint Philippe de Néri, consulté par lui, lui dit: "Adieu Camille, tu retournes chez les Capucins, mais ce ne sera pas pour longtemps." En effet, peu après, la plaie se rouvrit, et Camille, obligé de renoncer à la vie monastique, s'occupa de soigner et d'édifier les malades dans les hôpitaux. 

C'est en voyant la négligence des employés salariés de ces établissements que sa vocation définitive de fondateur d'un Ordre d'infirmiers se révéla en lui: "Nous porterons, se dit-il, la Croix sur la poitrine; sa vue nous soutiendra et nous récompensera." Les commencements de cet Institut nouveau furent faibles et biens éprouvés; mais bientôt le nombre des religieux s'étendit au-delà de toute espérance. 

Camille, après des études opiniâtres, s'était fait ordonner prêtre, et il était en mesure de soutenir sa tâche. Pendant une peste affreuse, le Saint fit des prodiges de charité; il allait partout à la recherche de la misère, se dépouillait lui-même et donnait jusqu'aux dernières ressources de son monastère. DIEU bénissait le désintéressement de Son serviteur, car des mains généreuses arrivaient toujours à temps pour renouveler les provisions épuisées. 

Plein de vertus, épuisé de travaux, Camille mourut à Rome, les bras en croix, la prière sur les lèvres, le 14 juillet 1614. 

Pratique : Aimez à visiter et à soigner les malades ; portez-leur secours et consolations. 
               "Ô Marie conçue sans péché,
             priez pour nous qui avons recours à Vous"