lundi 18 novembre 2019

19 Novembre : SAINT ELISABETH DE HONGRIE, Veuve, Tertiaire de Saint-François

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Elisabethfille d'André II, roi de Hongrie, naquit l'an 1207. Elle connut toutes les joies et toutes les grandeurs, mais aussi toutes les épreuves de la vie, et DIEU a donné en elle un modèle accompli aux enfants, aux jeunes filles, aux épouses, aux mères, aux veuves et aux religieuses, aux riches et aux pauvres. 

Après une enfance toute angélique, elle fut fiancée au jeune prince Louis de Thuringe; toutefois le mariage n'eut lieu que quelques années plus tard. 

Dès lors Élisabeth donnait tout ce qu'elle avait; elle allait sans cesse dans les cuisines du château pour recueillir les restes et les porter aux pauvres. Sa piété, son amour de DIEU la poussait au sacrifice, et elle s'élevait vers DIEU à toute occasion avec une facilité extraordinaire. 


Les deux jeunes époux, unis par la foi encore plus que par la tendresse, eurent toujours DIEU comme lien de leur affection; peu d'alliances furent mieux assorties et plus saintes que la leur. 

Louis était un prince éminent par ses vertus et sa sagesse ; mais Élisabeth ne lui cédait en rien. Elle était heureuse d'avoir pleine liberté pour ses œuvres de prière et de charité.  Sous ses riches vêtements, elle portait toujours un cilice ; tous les vendredis, et chaque jour, en carême, elle se faisait donner la discipline. 

La dévotion d'Élisabeth n'était ni triste ni exagérée au contraire, on ne la voyait jamais qu'avec un visage doux et aimable. Elle aimait à porter aux pauvres de l'argent et des provisions. Un jour qu'elle descendait par un petit sentier très rude, portant clans son manteau du pain, de la viande, des œufs et autres mets destinés aux malheureux, elle se trouva tout à coup en face de son mari : « Voyons ce que vous portez, lui dit-il; et en même temps il ouvre le manteau, qu'elle tenait serré contre sa poitrine; mais il n'y avait plus que des rosés blanches et rouges, ce qui le surprit d'autant plus que ce n'était pas la saison des fleurs. 


Parmi les malheureux, elle affectionnait surtout les lépreux ; elle lavait leurs plaies et les baisait à genoux. Un jour, elle soigna et plaça dans son propre lit un enfant souillé de la lèpre; son mari, prévenu contre elle, allait se livrer à l'impatience, quand à la place de l'enfant il aperçût JÉSUS crucifié. 

Quelle douleur pour Élisabeth, quand son royal mari partit pour la croisade! Elle souffrit la séparation avec un grand courage ; cette séparation devait être définitive, car on apprit bientôt la nouvelle de la mort du prince Louis. 

Élisabeth restait veuve avec quatre enfants. Alors commença sa vie d'incroyables épreuves. Chassée du château, réduite à la pauvreté la plus entière, méprisée, foulée aux pieds, elle sut se complaire en ses souffrances, et mourut à l'âge de vingt-quatre ans, sous l'habit du Tiers Ordre de Saint-François, le 19 novembre 1231.

Pratique.
 Puissiez-vous dire comme Sainte Élisabeth : « C'est JÉSUS-CHRIST qui vit en moi. » 

   "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"


dimanche 17 novembre 2019

18 Novembre : SAINT ODON, Abbé de Cluny / LA DÉDICACE DES BASILIQUES SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

  Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)




Saint Odon né vers l'an 870, était fils d'un seigneur de la plus haute noblesse, et fut dès le berceau, consacré à saint Martin. Il montra, jeune encore, un grand amour pour la prière. Sa piété lui faisait regarder comme perdu le temps qu'il était forcé de donner à la chasse et aux autres amusements du siècle. 

A l'âge de dix-neuf ans, il reçut la tonsure et fut nommé à un canonicat de l'église de Tours. Après de brillantes et solides études, où il montra, en même temps qu'une haute intelligence, une vertu extraordinaire, couchant sur une natte et ne prenant qu'un peu de nourriture grossière, il fut séduit par la lecture de la règle de Saint Benoît et se décida dès lors à embrasser la vie monastique. 

Il fut plus tard élu abbé de Cluny, où il fit fleurir toutes les vertus religieuses : le silence, l’obéissance, l'humilité et le renoncement à soi-même. Ses exemples allaient de pair avec ses conseils ou ses ordres. Il donnait tout aux pauvres, sans s'inquiéter du lendemain. Les enfants étaient surtout l'objet de sa prédilection ; il veillait avec un soin paternel, une douceur de mère, sur les mœurs, les études, le sommeil de tous ceux qui lui avaient été confiés. 

A Cluny, la règle de Saint-Benoît était suivie avec zèle; les jeûnes, les abstinences, les chants, les offices, le silence presque absolu, le travail, remplissaient les journées des religieux. Les restes des repas étaient distribués aux pauvres et aux pèlerins. 

On y nourrissait de plus dix-huit pauvres par jour, et la charité y était si abondante, surtout dans le carême, qu'à l'une de ces époques de l'année on fit des distributions de vivres à plus de sept mille indigents. Dans les voyages si difficiles auxquels son zèle et ses fonctions l'obligèrent plus d'une fois, Odon ne pensait qu'à secourir le prochain. 

Il descendait de son cheval pour faire monter à sa place les indigents et les -vieillards ; on le vit même porter le sac d'une pauvre femme. Pourtant, malgré tant de fatigues, à son dernier voyage de Rome il lassait tous ses jeunes compagnons par la rapidité de sa marche, et ils s'étonnaient qu'il eût, à soixante-sept ans, après une vie si austère, conservé tant d'agilité et de vigueur. 

Un jour DIEU récompensa le saint moine de sa ponctualité. La règle de Saint-Benoît demande qu'au son de la cloche on laisse même une lettre à demi formée. Odon, corrigeant un livre avec un de ses religieux, laissa dehors, au son de la cloche, le livre ouvert. 

Il plut toute la nuit abondamment; le lendemain le livre, malgré les flots de pluie, se trouva intact. On voulut lui attribuer cette merveille, mais il en rapporta toute la gloire au glorieux Saint Martin, dont la vie était écrite en ce volume. — Le Saint rendit son âme à DIEU le 18 novembre 942.


Pratique : Soyez d'une grande exactitude dans les plus petits devoirs de votre état.

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LA DÉDICACE DES BASILIQUES

 SAINT PIERRE ET SAINT PAUL



Après avoir célébré, le 5 août, la Dédicace de Sainte-Marie-des-Neiges, plus connue sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, le 29 septembre celle de Saint Michel et le 6 novembre celle de Saint-Jean-de-Latran, l´Église fête aujourd’hui´hui la Dédicace des basiliques de Saint-Pierre et de Saint-Paul à Rome. 

Tous ces anniversaires se placent pendant le Temps après la Pentecôte, période pendant laquelle nous donnons toutes nos pensées à l´Église dont nos temples sont l´image vivante. 


La basilique de Saint-Pierre au Vatican et celle de Saint-Paul-hors-les-Murs, construites toutes deux par les soins de Constantin à l´endroit même de leur martyre, le cèdent à peine en importance à celle de Saint-Jean-de-Latran. 

Saint-Pierre s´élève sur l´emplacement du cirque de Néron et sous son maître-autel reposent les restes sacrés du Chef des Apôtres; elle est devenue comme le centre du monde chrétien. Déjà remarquable au IVe siècle, elle fut agrandie plus tard, puis reconstruite au XVIe siècle, parce qu´elle tombait de vétusté. Elle fut consacrée par le pape Urbain VIII le 18 novembre 1626. 



La basilique de Saint-Paul est située à l´autre extrémité de la ville, sur le tombeau du grand Apôtre des nations. Ayant été presque complètement détruite par un incendie en 1823, cette église fut reconstruite avec une magnificence inouïe par les papes Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854. On maintient néanmoins la célébration des anniversaires des deux Dédicaces sous la date primitive du 18 novembre. 


"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 16 novembre 2019

17 Novembre : SAINT GRÉGOIRE, LE THAUMATURGE, Évêque

   Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Saint Grégoire opéra tant de prodiges que de son vivant, il fut appelé le Thaumaturge, c'est-à-dire faiseur de miracles. Il naquit à Néocésarée, de parents nobles et riches, mais païens. Toutefois, dès son enfance, Grégoire eut le sentiment de la vérité du christianisme. 

L'enseignement du grand Origène le confirma dans cette pensée; il reçut le baptême : "Servez-vous, lui écrivit son Maître, des talents que DIEU vous a donnés pour la défense de la religion du CHRIST, et pour cela, ayez surtout soin de joindre la prière à l'étude. " Grégoire eût pu occuper les plus hautes places ; il préféra vendre tous ses biens, en donner le prix aux pauvres et se retirer dans la solitude pour y converser seul à seul avec DIEU. 

Il dut bientôt accepter le fardeau de l'épiscopat ; sa science et ses miracles lui donnèrent une influence étonnante sur les peuples. Arrivé dans sa ville épiscopale de Néocésarée, il se mit à l'œuvre avec ardeur, convertit les idolâtres, guérit les malades, fit bâtir une église. Cette dernière œuvre fut l'occasion d'un grand miracle. Se rappelant la parole de l'Évangile : « Si vous aviez gros de foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Passez d'ici là, et elle y passerait, » il fit reculer par ses prières une montagne qui le gênait pour la construction du temple du SEIGNEUR. 

Par ses prières, il dessécha un lac, objet de litige entre deux frères, qui se réconcilièrent aussitôt. — Le fleuve du Lycus, qui coulait près de Néocésarée, était souvent pour le pays une cause d'inondation et de ruine. Grégoire, ému de compassion pour son peuple, se rendit au bord du fleuve, y planta son bâton et ordonna aux eaux, de la part de DIEU, de ne pas franchir cette borne. Le bâton prit racine et devint un arbre, et les inondations cessèrent. 

Le saint évêque prédit une peste terrible, en châtiment des péchés du peuple de la contrée ; mais il obtint promptement la cessation du terrible fléau à Néocésarée. — Grégoire était un homme doué de l'esprit des apôtres et des prophètes. Toute sa conduite, dit Saint Basile, portait l'empreinte de la perfection évangélique. 

Dans tous ses exercices de piété, il montrait le plus grand respect et le plus profond recueillement. Jamais il ne priait que la tête découverte ; il parlait avec simplicité et modestie ; il avait en horreur le mensonge, l'habileté et tous les détours qui ne s'accordent point avec l'exacte vérité. 
 
Il ne pouvait supporter ce qui blesse la douceur et la charité. Il mourut le 17 novembre 270, ne laissant que dix-sept idolâtres où il avait trouvé dix-sept chrétiens. 

Pratique: Gémissez comme Saint Grégoire, en pensant que DIEU est si offensé et si peu aimé.

                                                     "Ô Marie conçue sans péché, 

                                           priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 15 novembre 2019

16 Novembre : SAINT EDMOND, Archevêque de Cantorbéry

                  Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints  
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Edmond naquit de parents -vertueux, en Angleterre, -vers la fin du XIIe siècle. Un fait merveilleux suffit à peindre son enfance. L'amour de JÉSUS-Enfant lui était familier; il en reçut la récompense.


Un jour que, se promenant avec quelques camarades, il s'était écarté un peu pour élever son cœur à DIEU et peut-être pour se soustraire à quelques paroles imprudentes, un bel enfant se montra à lui : « Je vous salue, mon cher Edmond, » lui dit-il.  Et comme Edmond, interdit, ne répondait pas,  le SAUVEUR ajouta: « Est-ce que vous ne me connaissez pas"? — Non, dit Edmond étonné-, vous devez vous tromper et me prendre pour un autre. — Comment ne me connaissez-vous pas? C'est moi qui suis toujours à côté de vous à l'école, et je vous accompagne partout où vous allez. Regardez plutôt mon nom sur mon visage. » Edmond leva les yeux et lut ces mots : JÉSUS de Nazareth, Roi des Juifs, écrits en caractères éclatants : « Gravez ce nom dans votre cœur, ajouta le divin Enfant; imprimez-le, la nuit, sur votre front : il vous préservera de la mort subite, ainsi que tous ceux qui feront de même. II disparut ensuite, laissant Edmond tout embaumé de cette délicieuse vision. 


Jeune encore, il fit vœu de chasteté parfaite entre les mains de Marie, pour qui il avait une dévotion toute filiale, et qu'il appelait « sa Souveraine, sa Gardienne, son Épouse, sa Mère ». Edmond étudiait comme s'il eût dû toujours vivre, et il vivait comme s'il eût dû mourir le lendemain.


Il devint si savant, qu'on le considérait comme un prodige, et on lui confia dans l'université de Paris, une chaire qu'il remplit aux applaudissements de tous.

Toutefois sa sainteté dépassait encore sa science. Il guérit un jour un de ses élèves d'un cruel mal au bras, en lui disant : « Que NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST te guérisse » Pendant trois ans, il ne prit jamais de sommeil dans un lit, mais tantôt couché sur un banc, tantôt sur la terre nue.

Son mérite extraordinaire l'ayant élevé au siège de Cantorbéry, il y fit briller toutes les vertus d'un bon pasteur. Il se montra si désintéressé, qu'il ne voulait recevoir aucun présent, disant agréablement qu'entre prendre et pendre, il n'y a qu'une lettre de différence ».

Inflexible défenseur des droits de l'Église, il fut victime de mille outrages et de mille persécutions. Il en était heureux: "Ce sont là, disait-il, des médecines amères, mais utiles à mon âme."

Voyant entravée la liberté de son ministère, il se retira en France et mourut bientôt dans un couvent de Cîteaux, après avoir protesté, en présence de l'Eucharistie, "qu'il n'avait jamais cherché que DIEU et sa volonté." C'était le 16 novembre 1240. 
Pratique : Dans vos études ne cherchez que DIEU, sa gloire, le salut des âmes. 


                           "Ô Marie conçue sans péché, 
              priez pour nous qui avons recours à Vous

jeudi 14 novembre 2019

15 Novembre : SAINT ALBERT LE GRAND / SAINTE GERTRUDE, Religieuse bénédictine

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT ALBERT LE GRAND 

(+ 1280)
 
De ce jeune étudiant issu d'une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues. Il naquit à Lauingen, ville située sur les bords du Danube. Il entra dans l'Ordre des Prêcheurs ou dominicains. Très doué pour les études, il ne passe pas inaperçu, et très vite il est chargé d'enseignement tout en poursuivant ses recherches personnelles.

Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l'harmoniser avec la pensée chrétienne. Professeur à Paris, il se prend d'amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d'Aquin, amitié fidèle et sans faille.

Lorsque Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple saint Thomas le suit. Quand son disciple sera accusé d'hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense.

Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l'enseignement, mais il est religieux ; alors par obéissance, il devient provincial dominicain et bientôt évêque de Ratisbonne (Regensburg). Deux années suffisent pour qu'on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études.

Son savoir est quasi encyclopédique (38 volumes) au point qu'on veut en faire un maître de l'ésotérisme.

Mais sa foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie : "C'est pourquoi on le dit Notre Père, il n'est pas de prière douce et familière qui commence d'une manière plus familière et plus douce", écrit-il dans son commentaire de Saint Matthieu. Église l'a proclamé docteur de l’Église et patron des scientifiques. 

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SAINTE GERTRUDE

Religieuse Bénédictine 


Sainte Gertrude issue d'une famille illustre de la haute Saxe, était sœur de sainte Mechtilde, On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines de Rodersdorf, dont elle devint plus tard abbesse, en -1294.
 
Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à DIEU dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. 

Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de JÉSUS-CHRIST et des mystères de son adorable vie, c'était avec une telle onction et de si vifs transports d'amour, qu'elle ravissait ceux qui l'entendaient. 

Un jour qu'on chantait à l'église ces paroles : « J'ai vu le SEIGNEUR face à face, » elle vit comme une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices qu'aucune langue ne pourrait exprimer. 

L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle domptait sa chair et détruisait en elle tout ce qui pouvait s'opposer au règne parfait de JÉSUS-CHRIST, surtout par la pratique de l'obéissance. 

Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires ; JÉSUS-CHRIST grava ses plaies dans le cœur de sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. 

Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur ; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu : « L'homme spirituel qui se plaît dans l'état de quiétude, disait-elle, n'a pas fait beaucoup de progrès dans la vertu. » 

Le zèle pour le salut des âmes était ardent au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la croix et devant le Saint Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse ; sa joie, au contraire, augmentait avec ses douleurs. 

Le jour de sa mort étant venu, l'an 1334, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du ciel pour l'assister et pour enchaîner les démons qui cherchaient à l'épouvanter. Au moment où elle mourut, une de ses sœurs vit son âme aller droit au Cœur de JÉSUS, qui s'ouvrit pour la recevoir. 

Pratique:  Méditez souvent sur la Passion de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.  

                                             "Ô Marie conçue sans péché, 
                                 priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 13 novembre 2019

14 Novembre : SAINT DIDACE, Religieux de Saint-François

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Saint Didace naquit en Espagne, au commencement du XVe siècle. Après une enfance remarquable par sa piété, il se retira quelques années avec un saint prêtre, dans un petit ermitage où il s'adonna complètement à la pénitence et à la contemplation.

Quand il entra, plus tard dans l'ordre de Saint-François, il était déjà de taille à donner l'exemple aux plus parfaits. Parmi les traits de sa mortification, on raconte qu'il se jeta un jour d'hiver dans un étang glacé, pour éteindre les ardeurs de la concupiscence. 


L'oraison était sa vie et son bonheur. Il y employait tout le temps que l'obéissance ne réclamait pas pour d'autres occupations; aussi recevait-il, dans ce colloque perpétuel avec DIEU, des communications si merveilleuses, que les plus savants religieux en étaient pleins d'admiration. 


Il avait une charité toute spéciale pour les malades. « Son cœur, dit son historien, était un hôpital bien plus vaste que les établissements bâtis par les papes et les rois pour recevoir toutes les misères humaines. Il y recevait tout le monde, et il n'y avait point de malades qu'il ne secourût avec un empressement admirable, si l'obéissance le permettait. Jamais leur mauvaise humeur ni l'infection de leurs plaies ne le rebutaient; plus d'une fois même on l'a vu baiser avec respect les plus dégoûtants ulcères. » 


L'objet le plus ordinaire de ses pensées était la Passion de son SAUVEUR crucifié. Il la méditait souvent, les bras étendus en croix, ou tenant un crucifix de bois entre ses mains, et ses aspirations étaient alors si véhémentes, que l'âme soulevait quelquefois le corps de terre et le tenait longtemps suspendu. 


Sa dévotion n'était pas moins grande envers l'adorable sacrement de nos autels. Il servait la messe avec une modestie et une piété qui ravissaient les assistants ; mais surtout il communiait avec une ferveur toute séraphique et recevait souvent, à cette occasion, des grâces extraordinaires. 


La réputation que lui faisaient partout ses éminentes vertus et ses nombreux miracles était si grande, qu'on l'appelait partout le Saint. Une nuit qu'il était très malade, il fut ravi hors de lui-même et demeura sans mouvement; ses frères et les médecins le crurent mort; mais il revint à lui-même et dit trois ou quatre fois : "Oh! Qu'il y a de belles fleurs en paradis! " 


II demanda par aumône, l'habit le plus pauvre et la corde la plus usée du couvent. Près de mourir, il tenait dans ses mains un grand crucifix, et ses dernières paroles furent celles-ci : « Ô douce croix, Ô aimables clous! » II expira le 12 novembre 1463. Son corps répandit une suave odeur et resta plusieurs mois exposé à la vénération des fidèles. 


Pratique 
Visitez les malades; montrez-leur beaucoup de douceur, de bienveillance et de dévouement.

 "Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 12 novembre 2019

13 Novembre : SAINT STANISLAS KOSTKA, Novice Jésuite

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Parmi les aimables saints qui ont mérité de servir de patrons à la jeunesse chrétienne, Saint Stanislas Kostka occupe une place de choix. Sa vie fut courte, mais mieux remplie que beaucoup de longues carrières, selon la parole de nos saints Livres. Il naquit en 1505, d'une famille très illustre de Pologne dont il devint par sa sainteté, la principale gloire. 

Son enfance se distingua par une extraordinaire piété, et sa modestie était si remarquable, qu'une seule parole malséante suffisait pour le faire s'évanouir. Son plaisir était d'être vêtu simplement et de s'entretenir avec les pauvres. Il fit ses études à Vienne, avec son frère Paul, au collège des Jésuites, mais en qualité d'externe. 

Sa vertu ne fit que s'accroître, malgré les exemples et les persécutions de son frère. A mille épreuves de chaque instant, il joignait encore des mortifications volontaires et se donnait de fortes disciplines; deux oraisons journalières ne lui suffisant pas, il se levait la nuit quelque temps qu'il fit pour élever son âme vers DIEU.

Le démon furieux vint l'assaillir dans son lit, où il gisait, malade, et se jeta sur lui sous la forme d'un horrible chien noir, mais l'enfant le chassa honteusement par le signe de la croix. Par l'assistance de sainte Barbe, qu'il avait invoquée, il reçut la visite de deux anges, qui lui apportèrent la sainte communion. 

Quelques jours après, la Sainte Vierge lui apparut tenant l'Enfant JÉSUS dans ses bras ; Stanislas put caresser le Sauveur, et il obtint de lui l'assurance qu'il entrerait dans la Compagnie de Jésus. 

Après sa guérison, il s'habilla en pèlerin et se dirigea vers Augsbourg, ville fort éloignée de Vienne. En route, il échappa miraculeusement aux poursuites de son frère et reçut la communion des mains d'un ange. D'Augsbourg, l'obéissance le conduisit à Rome, à travers deux cent soixante lieues de chemin; mais rien n'épouvantait cette grande âme, qui animait un si faible corps. 

Grande fut la joie de saint François de Borgia quand il reçut un pareil trésor ; toutefois la joie de Stanislas fut plus profonde encore, et il en versa des torrents de larmes. Hélas! Cette fleur allait bientôt être cueillie pour le ciel ; dix mois devaient suffire pour le porter à une perfection que la plupart n'atteignent jamais pendant cinquante ans et plus. 

Son humilité était si admirable, qu'il se regardait comme un grand pécheur et le dernier de ses frères. L'amour de DIEU consumait son cœur au point qu'il fallait avec des linges mouillés en tempérer les ardeurs. 

Cet ange incomparable de vertu s'éteignit presque sans maladie, assisté par sa Mère céleste, le 15 août 1568, dans la dix-huitième année de son âge.

Pratique. Pénétrez-vous de la belle parole du jeûne saint : « Marie! Comment ne pas l'aimer elle est ma mère ! » 

"Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 11 novembre 2019

12 Novembre : SAINT MARTIN, Pape et Martyr / SAINT CHRISTIAN, Martyr polonais / SAINT JOSAPHAT, Archevêque de Polotsk et Martyr

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Saint Martin, natif de la Toscane, vers la fin du VIe siècle, se rendit célèbre dans le clergé de Rome par son savoir et sa sainteté. A son élection au souverain pontificat, Rome retentit d'allégresse; le clergé, le sénat et le peuple en témoignèrent une satisfaction extraordinaire, et l'empereur approuva cet heureux choix. 

Martin ne trompa point l'espoir de l'Église; la piété envers DIEU et la charité envers les pauvres furent ses deux règles de conduite. On était sûr de le trouver en prière, ou occupé des malheureux, ou absorbé par les soins multiples de sa charge. Son plus grand soin fut de maintenir dans l'Église l'héritage précieux de la vraie foi. Le grand pape se vit un moment dans la situation la plus critique, et accablé sous le nombre des ennemis spirituels et temporels du Saint-Siège

Contre l'hérésie du monothélisme, qui relevait la tête, fière d'avoir pour elle le pauvre empereur Constantin II, il assembla, dans l'église de Latran, un concile de cinq cents évêques, où les principaux chefs des hérétiques furent condamnés. Poussé par les sectaires, l'empereur, sous prétexte d'une trahison à laquelle Martin aurait pris part, fait saisir le pape et le met en jugement. 

Mais le pontife ne trouve au tribunal que des bourreaux qui ont juré sa mort. On le traite comme un misérable, et on amène devant lui vingt accusateurs pour l'accabler de faits imaginaires, Martin, voyant qu'on va les faire jurer sur le livre des Évangiles : "Au nom de DIEU, s'écrie-t-il, dispensez-les d'un serment sacrilège; qu'ils disent ce qu'ils voudront. Et vous, magistrats, faites votre œuvre. » 

Et sans se donner la peine de répondre à toutes les accusations formulées contre lui, il se contente de dire : « Je suis accusé pour avoir défendu la foi; mais, au jour du jugement, je rendrai témoignage contre vous, au sujet de cette foi. Achevez votre mission; DIEU sait que vous me procurez une belle récompense". 

Bientôt un soldat vient dépouiller Martin de ses ornements pontificaux; réduit à un dénuement complet, chargé de fers, le pape est traîné, dans cet état, à travers les rues de la ville de Constantinople, où il avait été amené.  Après plusieurs jours de prison, ayant dit adieu aux membres du clergé qui l'avaient suivi, le martyr part pour l'exil.  La Chersonèse, où il fut relégué, était désolée par la famine ; il eut à y endurer pendant deux ans des souffrances et des privations pires que la mort; mais il supporta tout avec une résignation parfaite et une sublime confiance en DIEU. 

Il mourut l'an 655.  L'Église l'honore avec justice comme un martyr, puisqu'il est mort des misères que lui ont causées sa prison et son exil.

Pratique : 
Méprisez également les biens et les maux de la vie présente; la figure de ce monde passe. 

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SAINT CHRISTIAN

Martyr polonais 
(+ 1003)

«Moine, compagnon de Saint Adalbert de Prague, il évangélisa la Pologne avec Saint Benoît, Saint Jean, Saint Isaac et Saint Matthieu.  Tous furent assassinés pendant l'office divin, dans le monastère de Kazimierz, près de Gniezno (Pologne). »

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SAINT JOSAPHAT 

Archevêque de Polotsk et martyr 
(1584-1623)

Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d'une famille modeste. Il reçut le nom de Jean au baptême. Il entrait à vingt ans dans l'Ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat. 

Secrètement passé au schisme, le supérieur de la communauté tenta vainement de porter Josaphat à la révolte contre le Saint-Père. Au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d'injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l'archimandrite au métropolitain qui fut déposé de sa charge. Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d'un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l'Église. 

Ordonné prêtre, le saint basilien se fit l'apôtre de la contrée, s'appliqua au ministère de la prédication et de la confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles. DIEU avait doté saint Josaphat d'un talent particulier pour assister les condamnés à mort. Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux. 

                                               

Nommé archimandrite du couvent de la Trinité qui se composait surtout de jeunes religieux, il les forma à la vie monastique avec une vigilance toute paternelle. A l'âge de trente-huit ans, Saint Josaphat Koncévitch fut sacré archevêque de Polotsk à Vilna. 

Pendant que l'archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs évêques avaient été convoqués, un évêque schismatique s'empara de son siège à l'improviste. Saint Josaphat s'empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l'obéissance. Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n'était intervenue pour le dégager. 

                                 

Le matin du 12 novembre 1623, alors qu'il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, la foule en furie envahit la sainte demeure. Saint Josaphat accourut promptement au bruit de l'émeute: «Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici.» Deux hommes s'avancèrent alors vers lui; l'un d'eux le frappa au front avec une perche et l'autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne. Saint Josaphat avait quarante-quatre ans lorsqu'il fut victime de ce crime sacrilège. 

"Ô Marie conçue sans péché priez
 pour nous qui avons recours à Vous"