mardi 9 mars 2010

09 Mars - SAINTE FRANCOISE ROMAINE, Veuve

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINT FRANCOIS ROMAINE
Veuve
(1384-1440)


SAINTE FRANCOISE ROMAINE naquit à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec DIEU l'avait disposée à se consacrer à JESUS-CHRIST; mais DIEU permit que ses parents l'engageassent, malgré ses goûts, dans le mariage, pour donner aux personnes mariées un admirable modèle à imiter.


Sa maison fut l'école de toutes les vertus chrétiennes. Aimable pour tous, on ne sait laquelle fut la plus parfaite, de l'épouse, de la mère, de la maîtresse ; époux, enfants, domestiques la vénéraient et l'aimaient. Les obligations de son état n'étaient jamais sacrifiées au bonheur de prier DIEU, et elle en reçut la récompense ; car, un jour qu'elle avait été obligée de s'interrompre quatre fois pendant la récitation du même verset de son office, elle retrouva le verset écrit en lettres d'or.


Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort, elle put rejoindre les Sœurs Oblates qu'elle avait fondées et avec qui elle avait vécu jusque-là en communauté d'œuvres et de prières.


Parmi toutes les choses étonnantes de la vie de sainte Françoise Romaine, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, DIEU lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère, car à la moindre faute il la frappait, même en public.


L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, DIEU inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.


On représente généralement Sainte Françoise avec un ange à côté d'elle. Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de DIEU. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue; mais DIEU la remit en sûreté dans sa cellule.


D'autres fois, elle était traînée violemment; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite. L'âme de Françoise s'envola vers les cieux le 9 mars 1440. Elle était âgée de cinquante-six ans : elle en avait passé douze en la maison de son père, quarante dans le mariage et quatre en religion.


Pratique. Vivez dans une confiante et respectueuse familiarité avec votre Ange gardien.


Sur INBROIBO: http://www.introibo.fr/Mardi-de-la-3eme-semaine-de-Careme
http://www.introibo.fr/09-03-Ste-Francoise-Romaine-veuve
 
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 8 mars 2010

08 Mars - SAINT JEAN DE DIEU, Fondateurs des Frères de la Charité

"Ô Marie conçue sans péché, prier pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT JEAN DE DIEU naquit au Portugal, le 8 mars 1495, de parents pauvres, mais chrétiens. Sa jeunesse, à la différence de celle de la plupart des saints, fut très orageuse. Agé de huit ans, il suivit, à l'insu de ses parents, les traces d'un voyageur qui se rendait à Madrid ; mais il se perdit et fut réduit à se faire le valet d'un berger.

Plus tard, il s'enrôla dans l'armée de Charles-Quint et subit l'entraînement du mauvais exemple. Il ne fallut pas moins qu'un coup de la Providence pour l'arracher au péril.

Après quelques nouvelles aventures, il apprit la nouvelle de la mort de sa mère et résolut de se convertir. Il tint parole, et dès lors il passa la plus grande partie de ses jours et de ses nuits dans la prière et la pénitence, exerçant à toute occasion, malheureux lui-même, la charité envers les malheureux.

Ce ne fut point là toutefois le terme de ses pérégrinations incertaines ; il cherchait sa voie, il ne la trouva que plus tard, alors qu'il avait déjà quarante-cinq ans.

Il s'établit à Grenade, s'y livra à quelque commerce et employa ses économies et les dons de la charité à la fondation d'un hôpital qui prit bientôt de prodigieux accroissements. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant : « Mes frères pour l'amour de DIEU, faites-vous du bien à vous-mêmes. »

Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait ; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Cette vie admirable est toute pleine d'innombrables traits de la plus touchante charité. Mais Jean, appelé par la voix populaire Jean de DIEU, ne suffisait pas à son œuvre; les disciples affluèrent; un nouvel Ordre se fondait, qui prit le nom de Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-DIEU, et s'est répandu en l'Europe entière.

Le soin des autres ne fit pas oublier à l'homme de la charité sa sanctification personnelle. Peu de saints ont atteint un pareil esprit de mortification, d'humilité et de mépris de soi-même. Un jour; la Mère de DIEU lui apparut, tenant en mains une couronne d'épines, et lui dit : « Jean, c'est par les épines que tu dois mériter la couronne du ciel. — Je ne veux, répondit-il, cueillir d'autres fleurs que les épines de la croix; ces épines sont mes roses. »

Une autre fois, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant : « Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à moi que tu le fais. »

Jean de DIEU mourut le 8 mars 1550, à l'âge de cinquante-cinq ans.

Pratique. Ne murmurez jamais contre les pauvres ; voyez en eux les membres souffrants de JESUS-CHRIST.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 7 mars 2010

07 Mars - SAINT THOMAS D'AQUIN, Docteur de l'Eglise

SAINT THOMAS D'AQUIN
Docteur de l'Eglise
1226 – 1274


SAINT THOMAS D'AQUIN naquit au château de Rocca-Secca, près de la petite ville d'Aquino, dans le royaume de Naples, la même qui vit descendre au tombeau Saint François d'Assise, et Saint Louis monter sur le trône de France.


Il fut le plus grand homme de son époque et l'une des plus éclatantes lumières de l'Église dans tous les temps.

Un fait charmant de son enfance nous montre déjà en lui le prédestiné de DIEU. Il était encore au berceau, quand un jour sa nourrice voulut lui ôter de la main un papier qu'il tenait ; mais l'enfant se mit à crier. La mère survint ; piquée de curiosité, elle arrache enfin de force le papier des mains de son fils, malgré ses cris et ses larmes, et elle voit avec admiration qu'il ne contient que ces deux mots : AVE, MARIA.


Devenu plus grand, Thomas fut élevé au mont Cassin, non loin du château familial, dans la célèbre école des Bénédictins, et à l'âge de dix-huit ans, malgré ses parents, il entra chez les Dominicains, à Naples.

Sa noble et toute-puissante famille fit une guerre acharnée à sa vocation ; on employa tout pour le perdre. Arraché à son monastère, il fut jeté en prison dans une tour du château paternel, et on introduisit près de lui une courtisane pour amollir son cœur.

A la vue de la tentatrice, Thomas, sans défense, saisit dans le foyer un tison enflammé et la mit en fuite. Il se jeta ensuite à genoux et s'endormit ; pendant son sommeil, il vit les anges descendre du ciel pour le féliciter de sa victoire et lui ceindre les reins, en lui disant : "Recevez de la part de DIEU le don de chasteté perpétuelle

Toute sa vie, il garda la plus parfaite réserve, et son confesseur put déclarer après sa mort que Thomas était mort aussi pur qu'un enfant de cinq ans. Victorieux de tous les obstacles, il put enfin suivre sa vocation et fit d'immenses progrès dans les sciences.

Silencieux an milieu de la foule des étudiants, ne conversant qu'avec DIEU, il avait reçu le surnom de Bœuf muet; mais son professeur dit un jour de lui, en public : "Vous voyez ce bœuf que vous appelez muet, eh bien ! Il fera retentir bientôt tout l'univers de ses mugissements." Cette parole était prophétique.

D'élève devenu le premier des maîtres, il illustra toutes les universités où l'obéissance le conduisit pour enseigner. Le plus grand des miracles de sa vie, ce sont les ouvrages incomparables et immenses qu'il trouva le temps d'écrire au milieu d'accablantes occupations.

Il entendit un jour JESUS-CHRIST lui adresser, du fond du tabernacle, cette parole célèbre : « Tu as bien écrit de moi, Thomas. » Ce grand docteur, ami de Saint Louis, bras droit des papes, mourut à quarante - neuf ans. Les faits intéressants de sa vie demanderaient un volume entier.

Pratique. Ne passez pas un seul jour sans faire quelque lecture chrétienne.
 
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 6 mars 2010

06 Mars - SAINTE COLETTE, vierge

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
NICOLETTE, par abréviation COLETTE, fille d'un charpentier de Corbie, en Picardie, naquit vers la fin du XIVe siècle, et reçut ce nom parce que sa naissance fut le fruit des prières persévérantes de sa mère à Saint Nicolas de Myre.


Une preuve de la prédilection de DIEU sur cette enfant et de sa sainteté précoce, c'est le miracle suivant : La hache pesante de son père lui tomba sur la jambe et la coupa affreusement ; l'enfant entoura quelques instants de son mouchoir le membre ruisselant de sang ; puis, quand elle ôta ce faible bandage quelques instants après, la plaie était complètement guérie.

A dix-huit ans, elle perdit ses parents et crut que DIEU l'appelait à la vie religieuse, mais elle changea plusieurs fois d'Ordre sans trouver sa voie, au point de devenir la risée du monde.

Or, un jour qu'elle priait, elle vit JESUS-CHRIST irrité des péchés des hommes, et Saint François d'Assise qui la demandait au SEIGNEUR pour devenir réformatrice des Clarisses et travailler à la conversion des âmes; JESUS accepta la demande du Saint.

Doutant d'elle-même et résistant à l'indication céleste, elle devint muette et aveugle, et ne fut guérie qu'après avoir mis la main à l'œuvre que le Ciel lui imposait. Cette œuvre réussit d'une manière admirable, malgré les efforts conjurés du monde et de l'enfer.

Un monastère se fonda, puis deux, puis d'autres encore, où l'on vit refleurir dans toute son austérité la vie des premières filles de Sainte Claire. Colette eut beaucoup à souffrir de la rage des démons, mais elle endura leurs persécutions avec une invincible constance. Son amour pour l'Eucharistie la dédommageait de toutes les épreuves. Elle ne pouvait entrevoir un tabernacle sans éprouver des tressaillements du cœur.

Ses communications avec JESUS-EUCHARISTIE étaient si intimes, qu'elle sentait sa présence et son absence. Un jour, le prêtre, par erreur, mit de l'eau au lieu de vin dans le calice, et Colette ne se prosterna point à l'élévation du calice, parce qu'il ne pouvait contenir le sang de la Sainte Victime.

Parmi les miracles qu'elle fit, on rapporte la résurrection d'un enfant, et la résurrection d'une de ses religieuses condamnée à l'enfer, qu'elle rappela à la vie le temps nécessaire pour faire sa confession.

A sa bienheureuse mort, arrivée le 6 mars 1447, on entendit dans plusieurs de ses couvents des Anges chanter d'harmonieux cantiques, et son corps répandit une très suave odeur. Les fruits de ses travaux persévèrent encore dans les admirables monastères des ferventes Clarisses réformées.

Pratique : Priez beaucoup pour connaître la volonté de Dieu, et espérez invinciblement la lumière céleste.

Sur INTROIBO :   http://www.introibo.fr/06-03-Stes-Perpetue-et-Felicite

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 4 mars 2010

05 Mars - SAINT ADRIEN et SAINT EUBULE, Martyrs / SAINT JOSEPH DE LA CROIX, de l'Ordre de Saint-François

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Les deux martyrs ADRIEN et EUBULE, inébranlables dans la confession de leur foi, furent exposés à un lion, qui les épargna, puis percés à coups d'épées, au commencement du IVe siècle, sous le règne de Dioclétien; ils conquirent ainsi, par quelques instants de souffrance, une palme immortelle.


SAINT JOSEPH DE LA CROIX
de l'ordre de Saint-François
1654-1734

SAINT JEAN-JOSEPH DE LA CROIX naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption.


La sainteté de sa vie fut bien supérieure encore à la noblesse de sa naissance, et sa jeunesse extraordinairement vertueuse put faire présager quel grand serviteur de DIEU il serait un jour.


Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter les églises et y adorer le SAUVEUR.


Marie avait après Jésus toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de DIEU et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes.


Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer. A cet âge où l'enfant suit si facilement les premiers mouvements de la colère, on le voit un jour se mettre à genoux dans la boue et réciter le Pater pour un de ses frères qui l'avait souffleté.


C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre-d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent; mais, il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.


Sa mortification la plus extraordinaire fut une longue croix d'un pied environ, garnie de pointes aiguës, qu'il s'attachait sur les épaules au point qu'il s'y forma une plaie inguérissable. Il en portait une autre plus petite du même genre sur la poitrine.


Rarement il dormait, et pendant trente ans il s'abstint de toute espèce de liquide. Faut-il s'étonner s'il aimait DIEU d'un si ardent amour?


"Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours". Sa charité pour les pauvres fut plusieurs fois l'occasion de multiplication de pains ; son dévouement pour les malades le porta à demander à DIEU de faire retomber sur lui les souffrances des autres, demande qui fut quelquefois exaucée


DIEU opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de Saint François d'Assise et de Saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont des preuves étonnantes de sa sainteté.


Jean-Joseph mourut dans la joie du SEIGNEUR le 5 mars 1734.


Pratique. Visitez les malades : Montrez-leur une grande charité.


Sur INTROIBO:  http://www.introibo.fr/Vendredi-de-la-2eme-semaine-de


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Everything is just too heavy to some. Funny.

Take a glance. Can do no harm.

04 MARS / SAINT CASIMIR, Prince de Pologne

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT CASIMIR nous apprend par sa vie comment l'éclat de la chasteté peut s'allier avec celui des grandeurs humaines.

Dès sa jeunesse il eut soin de fuir les faux attraits du monde; son plaisir le plus doux était de passer plusieurs heures de suite au pied des autels et de faire la cour à JESUS-CHRIST, le Roi des rois.


Il macérait son corps frêle et délicat par les jeûnes et les disciplines, et souvent il passait les nuits entières sur la terre dure, quelquefois même à la porte des églises, où il priait, le visage contre terre.
La dévotion tendre de Casimir pour JESUS crucifié lui faisait verser d'abondantes larmes, à la seule vue d'un Crucifix. Quand il assistait au saint sacrifice de la messe, il n'était pas rare de le voir transporté hors de lui-même au moment où la céleste Victime descendait du ciel entre les mains du prêtre.


Parmi ses vertus, on en loue deux avant toutes les autres : sa charité et sa pureté. Il ne parlait jamais des défauts du prochain. Il avait des paroles enflammées quand il s'entretenait sur la beauté de l'innocence : "Quelle belle vie, s'écriait-il, que celle de l'état de grâce ! C'est la vie des anges et des bienheureux dans le ciel !"


Sa vue seule inspirait la chasteté à ceux qui avaient occasion de converser avec lui. La sauvegarde d'une vertu si extraordinaire était une dévotion peu commune à la Sainte Vierge. Il ne l'appelait que sa bonne Mère, n'en parlait qu'avec tendresse et dans les termes les plus capables d'inspirer aux autres son ardent amour.


Il a exprimé les pieux sentiments qui débordaient de son âme pour Marie dans une hymne célèbre qui commence ainsi : "Chaque jour, ô mon âme, rends tes hommages à Marie ; célèbre dévotement ses fêtes et chante ses vertus."


Non content de réciter tous les jours cette hymne, il voulut encore être enterré avec elle, et on la trouva, cent vingt ans après sa mort, auprès de ses reliques, dans son tombeau.


Son dévouement aux pauvres et aux malheureux était si grand, qu'il reçut le surnom de Père et défenseur des pauvres et des misérables. A ceux qui lui reprochaient de descendre au-dessous de son rang dans les soins qu'il donnait aux indigents, il répondait : "N'est-ce pas un honneur que de servir JESUS-CHRIST dans ses membres? Je mets ma gloire à servir le pauvre le plus abject."


La terre n'était pas digne de posséder un pareil trésor : Casimir était un fruit mûr pour le ciel ; il reçut révélation du jour et de l'heure de sa mort, qui arriva le 4 mars 1483.


Le pieux prince avait vingt-cinq, ans à peine; mais, dans sa courte carrière, il fit plus de bien à son peuple, par l'exemple de ses vertus, que des hommes célèbres pendant un très long règne. La sainteté est plus féconde que le génie.


Pratique. Mettez votre pureté sous la sauvegarde d'une grande dévotion à la Sainte Vierge.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 3 mars 2010

03 Mars - SAINTE CUNEGONDE, Impératrice




SAINTE CUNEGONDE naquit vers la fin du Xe siècle et fut élevée, par ses nobles parents, dans les sentiments d'une tendre piété.


Mariée à Saint Henri, roi de Bavière et plus tard empereur, elle avait résolu avec ce prince, avant la célébration du mariage, de vivre dans une continence parfaite. Les deux époux tinrent leur promesse et n'eurent pour but de leur union que de se porter mutuellement à la perfection.

Cunégonde se montra la mère des pauvres, et comme elle s'était interdit les amusements de la cour, elle trouvait de quoi soulager les malheureux, ériger des évêchés, fonder des monastères et orner les églises.

DIEU permit, pour éprouver sa patience, qu'elle fût indignement calomniée et que la calomnie, partie de haut, pénétrât jusque dans le peuple, qui n'avait qu'une voix pour flétrir la prétendue hypocrisie de la reine. Henri, connaissant la vertu de son épouse, repoussa d'abord ces rapports avec indignation; mais la perfidie des ennemis de Cunégonde finit par le convaincre et il en vint à mépriser sa sainte épouse et à ne lui plus parler.


Un jour, la reine eut le courage de l'aborder et de lui protester de sa parfaite innocence; elle fut même la première à proposer de s'en remettre au jugement de DIEU, comme on le tolérait encore à cette époque demi-barbare : "Faites chauffer à blanc, leur dit-elle, douze socs de charrue ; pieds nus, je marcherai sur ces fers ardents, me confiant en la bonté de mon DIEU, qui connaît le fond de mon cœur."

Le jour venu, les douze socs, chauffés à blanc, furent placés dans la basilique, au milieu d'une foule nombreuse accourue pour être témoin de cet étrange spectacle. La reine allait s'avancer sur ce pavé brûlant, quand Henri lui dit : "Je crois à votre innocence; je vous en prie, ne persistez pas dans votre projet."


Mais Cunégonde voulait la preuve complète : "Plus ce feu est terrible, plus mon innocence éclatera." dit-elle.

Levant donc les yeux an ciel, elle s'avança pieds nus sur les fers rouges, en disant : "SEIGNEUR mon DIEU, protégez votre humble servante !"


Quand elle fut arrivée au douzième, elle y resta debout comme sur un trône d'honneur. La multitude, frémissante, se précipitait pour vénérer la sainte et courageuse reine, et de son côté, Henri se jeta aux pieds de Cunégonde en la suppliant de lui conserver son amour et en jurant de travailler à réparer son erreur jusqu'au dernier jour de sa vie :


"Ô roi, mon seigneur, dit la reine, c'est DIEU seul qu'il vous faut aimer, et non pas moi ; mon respect et mon affection pour vous sont sans bornes, il en a toujours été ainsi depuis que j'eus l'honneur de devenir votre épouse, et il en sera de même jusqu'au dernier soupir".
Après la mort de son royal mari, elle entra dans un couvent, où elle prit le voile et vécut jusqu'en 1040, dans la plus parfaite humilité.

Pratique. Dans les calomnies, priez, souffrez, et laissez à DIEU seul votre défense.


Sur INTROIBO :  http://www.introibo.fr/Mercredi-de-la-2eme-semaine-de

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 1 mars 2010

02 Mars - SAINT SIMPLICE, Pape / LE BIENHEUREUX HENRI SUZO

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT SIMPLICE, après avoir été l'ornement du clergé de Rome sous les papes Saint Léon et Saint Hilaire, monta sur la chaire de Saint Pierre en 470 ; il employa tour à tour la douceur et la sévérité pour réprimer les hérésies et les schismes ; il eut à pleurer souvent sur les calamités de l'Église à son époque, et mourut de la mort des Saints en 483.


LE BIENHEUREUX HENRI SUZO

Le Bienheureux HENRI SUZO naquit en Souabe l'an 1300. Dès son jeune âge il entendit la voix de DIEU et s'ensevelit à treize ans dans un couvent de Dominicains.

Les premières années de sa vie religieuse furent caractérisées par des hésitations continuelles dans le service de DIEU ; le démon tourmenta son cœur par la pensée des plaisirs et des vanités du monde, mais la grâce l'aida victorieusement à triompher de tous ces pièges.


Henri Suzo avait dix-huit ans quand la lumière se fit dans son âme. Un jour, il entendit lire ces paroles de Salomon : "La sagesse est plus éclatante que le soleil, elle est plus belle que l'harmonie des cieux. Aussi je l'ai aimée dès mon enfance, je suis l'adorateur de ses charmes."

A dater de ce jour, plus que jamais il aima la divine sagesse, dont le nom seul faisait éclater ses transports : "Mon cœur est jeune et ardent, se disait-il, il est porté à l'amour ; il m'est impossible de vivre sans aimer ; les créatures ne sauraient me plaire et ne peuvent me donner la paix; oui, je veux tenter fortune et gagner les bonnes grâces de cette divine et sainte Amie dont on raconte des choses si admirables et si sublimes !"

Peu de saints ont eu pour JESUS un amour plus vif et plus tendre. Un jour, il prit un canif et, l'amour guidant sa main, il se lacéra la poitrine avec le tranchant, jusqu'à ce qu'il eût formé les lettres du Saint nom de JESUS sur son cœur. Alors il s'écria : « Ô amour unique de mon cœur et de mon âme ! Ô mon JESUS ! Voyez donc l'ardeur de ma passion pour Vous. Je Vous ai imprimé dans ma chair, mais je voudrais aller jusqu'au centre de mon cœur ; gravez Vous-même Votre Saint Nom au fond de mon cœur avec des lettres éternelles qui ne s'effacent jamais ! »


Rien de plus admirable que la manière dont il sanctifiait ses actions : à table, il s'imaginait être à côté de JESUS et reposer parfois sur sa poitrine; il offrait sa nourriture, il présentait son verre à JESUS-CHRIST en le priant de les bénir ; le peu qui lui était nécessaire pour étancher sa soif, il le prenait à cinq fois, pour honorer les cinq plaies du Sauveur; à chaque bouchée, il s'occupait de quelque sainte pensée.

On pourrait dire que sa vie entière fut un continuel ravissement, une perpétuelle jubilation d'amour, même au milieu des opprobres dont il fut abreuvé. Il alla rejoindre au ciel, le 25 janvier 1365, Celui qu'il avait passionnément aimé sur la terre.

Pratique. Appliquez-vous à une tendre et journalière dévotion pour l'aimable nom de JESUS.



"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

01 MARS : Mois du Glorieux Patriarche SAINT JOSEPH / SAINT AUBIN, Evêque d'Angers

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT AUBIN naquit au diocèse de Vannes l'an 470. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du SEIGNEUR fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté ni les défauts, et dès qu'il put marcher, ce fut pour aller à DIEU et le prier à l'écart, loin du bruit, dans la compagnie des Anges.
De tels débuts montraient assez que le pieux Aubin n'était point fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin d'un monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons relevèrent bientôt à une telle perfection, qu'il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux.

On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s'ouvraient que pour DIEU; dans le monastère même, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son cœur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes.

Un jour, l'abbé du monastère l'envoya dans un village voisin. Pendant qu'il s'acquittait de sa mission, il tomba sur la maison où il était venu une telle quantité de pluie, que le toit s'entr'ouvrit et que toutes les personnes présentes furent trempées : Aubin seul, à l'admiration de tous, fut épargné : il ne tomba pas sur lui une goutte d'eau.

Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare même dans les plus austères couvents. Mais l'évêque d'Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d'Aubin, l'élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l'épiscopat.

S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était en effet sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent DIEU la récompensa par les plus frappants miracles.

En voici un exemple : Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame poursuivie par ses créanciers. Devant le Saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage ; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée ; mais le pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va délivrer la prisonnière et se charge de payer ses dettes.

Une autre fois, à sa prière, les murs de la prison s'ouvrirent d'eux-mêmes pour laisser passage à des prisonniers repentants.

Le saint évêque, l'an 549, mourut au milieu de son cher troupeau, qui garda un pieux et immortel souvenir de ses vertus.

Pratique. Soyez prêt à tous les sacrifices pour le soulagement du prochain.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"