dimanche 9 mai 2010

09 Mai - SAINTE JEANNE D'ARC, Vierge / SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


La mère de SAINT GREGOIRE dut la naissance de ce fils à ses prières et à ses larmes. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les saintes Écritures.

L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions. « Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure.

A leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. « Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; « Nous siégeons auprès du Christ-Roi. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug. Nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité. »

La voie de
Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie. Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études ; pendant ce temps, sa mère priait pour lui et conjurait soudain une tempête où son fils bien-aimé faillit périr.

DIEU mit sur le chemin de
Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne, Saint Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu !

« Nous ne connaissions que deux chemins, raconte
Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. » La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservent toujours cette affection pure et dévouée qui a sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus suave, de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

A la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze,
Grégoire doit lui succéder sur le siège de sa ville natale ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère.

Un jour, des envoyés de Constantinople viennent le trouver dans sa retraite et lui exposent la situation de cette ville, devenue la proie de l'hérésie : « Jusqu'à quand, lui disent-ils, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église? »

Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté divine, et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration des ennemis de sa doctrine, et il mérite, en même temps que le nom de père de son peuple, le nom glorieux de Théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir,
Grégoire, accablé de chagrins, se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail, l'an 386.

Pratique.
N'ayez que DIEU pour but de vos relations et de vos amitiés.



Jeanne d’Arc est née à Domrémy, autrefois du diocèse de Toul, maintenant de Saint-Dié, de parents remarquables par leur foi et l’intégrité de leurs mœurs, en 1412. Elle avait à peine treize ans et ne connaissait que les occupations du foyer, le travail des champs et les premiers éléments de la religion, quand elle fut avertie qu’elle était choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale. Après que, pendant cinq ans, l’Archange saint Michel et les saintes vierges Catherine et Marguerite, dont elle recevait de fréquentes visites, lui eurent appris comment elle exécuterait ce qui lui était ordonné, elle reconnut qu’elle devait obéir à Dieu. 

Elle demanda au gouverneur de Vaucouleurs et, après quelques refus, en obtint des hommes qui devaient la conduire au roi Charles. Elle se rend d’abord à Toul, où elle assure devant l’évêque qu’elle a fait le vœu de virginité ; ensuite elle visite par un pieu pèlerinage la basilique de saint Nicolas de Port, pour confier au patron des Lorrains le périple qu’elle a préparé ; ensuite elle gagne Nancy, où le duc Charles reçoit favorablement la pieuse jeune fille bien qu’elle l’ait accusé d’une mauvaise conduite morale, et il se recommande à ses prières.

Obéissant aux avertissements divins, après avoir surmonté les difficultés d’un long voyage, elle arriva au château de Chinon, en Touraine, et, ayant convaincu le roi Charles de la vérité de sa mission divine, elle partit pour Orléans. En peu de jours, par un terrible assaut, elle infligea trois défaites aux ennemis, prit leurs places fortes et fit triompher son étendard. De là, après quelques faits de guerre où le secours de Dieu se manifesta de façon merveilleuse, elle conduisit Charles à Reims pour y recevoir l’onction du sacre royal. Elle ne pensa pas pour autant qu’elle devait se reposer ; mais comme elle avait reçu du ciel l’annonce que, par la permission de Dieu, elle devait tomber au pouvoir de l’ennemi, elle accepta de bon cœur ce qui devait nécessairement arriver. 


Jeanne, faite prisonnière à Compiègne, vendue aux ennemis, bientôt conduite à Rouen, y fut traduite en jugement et accusée de toutes sortes de crimes, sauf de fautes contre la chasteté. Pour Jésus, elle supporta tout avec patience. Le procès ayant été conduit par des juges très corrompus, la vierge innocente et douce fut condamnée à la peine du feu. Ayant donc reçu le réconfort de la sainte Eucharistie qu’elle avait désirée si longtemps, les yeux tournés vers la croix et répétant très souvent le nom de Jésus, elle s’envola au ciel, le 30 mai, n’ayant pas encore accompli sa vingtième année. 


L’Église Romaine, qu’elle avait toujours aimée et à qui elle en avait souvent appelé, prit soin de la justifier de tout crime, sous le pontificat de Calixte III. Vers la fin du dix-neuvième siècle, Léon XIII permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans. Puis le Souverain Pontife Pie X la mit au rang des Bienheureuses, et Benoît XV au nombre des saintes Vierges. Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption. 


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"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


vendredi 7 mai 2010

08 Mai - L'APPARITION DE SAINT MICHEL

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Nous trouvons dans les histoires ecclésiastiques le récit de diverses apparitions de l'Archange Saint Michel, et nous voyons, tant en Orient qu'en Occident, un certain nombre d'églises consacrées en son honneur.

Si DIEU veut que nous honorions tous les anges, à plus forte raison est-ce sa volonté que nous rendions hommage à celui des Esprits célestes qui leva contre Lucifer et les mauvais anges l'étendard du combat et de la victoire.

Le nom de
l'Archange Michel signifie : Qui est comme DIEU? C'est, en effet, le cri d'indignation par lequel il rallia autour de lui les anges fidèles. On représente Saint Michel comme un beau jeune homme, le pied levé sur la tête d'un dragon qu'il transperce de sa lance.

Parmi les faits merveilleux qui nous attestent la protection de
Saint Michel sur l'Église, il faut mentionner son apparition à Rome, où saint Grégoire le Grand l'aperçut dans les airs, remettant son glaive dans le fourreau pour marquer la cessation de la peste et l'apaisement de la colère de DIEU.

Mais le 8 mai est destiné à rappeler une apparition non moins merveilleuse, sur le mont Gargan, dans le royaume de Naples. En l'an 492, un homme riche nommé Gargan faisait paître dans la campagne ses nombreux troupeaux. Un jour, un taureau s'éloigna et s'enfuit dans les montagnes, où on le chercha d'abord vainement.

On finit par le rencontrer dans une caverne, où on lui tira une flèche ; mais cette flèche revint blesser celui qui l'avait tirée. Devant cette merveille, on crut devoir suspendre la poursuite et consulter l'évêque voisin. Le prélat ordonna trois jours de jeûne et de prières.

Au bout des trois jours,
l'Archange Saint Michel apparut à l'évêque et lui déclara que cette caverne où le taureau s'était retiré était sous sa protection, et que DIEU voulait qu'elle fût consacrée sous son nom et en l'honneur de tous les anges.

Accompagné de son clergé et de son peuple, le pontife se rend à cette caverne, qu'il trouve déjà disposée en forme d'église. On y célèbre les divins mystères, et bientôt, dans ce lieu même, s'élevait un temple magnifique où la Puissance divine a opéré de grands miracles.

De tout temps la sainte Église a eu la plus grande vénération pour ce glorieux archange, elle a favorisé son culte, établi des confréries en son honneur ; elle nous le montre présentant à DIEU les âmes des justes trépassés et nous invite à l'invoquer pour obtenir, à l'heure de la mort, le dernier triomphe sur les esprits des ténèbres.

Prions-le de nous soutenir dans les combats de la vie ; imitons sa parfaite obéissance aux ordres de DIEU ; soyons, à son exemple, pénétrés de respect et de crainte pour la Majesté suprême, et sachons, au besoin, défendre sans faiblesse les intérêts sacrés de la gloire de DIEU et du salut des âmes.

Pratique. Ne cherchez point un lâche repos, mais rappelez-vous que la vie est un combat.



"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

07 Mai - SAINT STANISLAS, Evêque de Cracovie, Martyr


SAINT STANISLAS naquit de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité.

Sa naissance fut dans son pays l'objet d'un grand étonnement. DIEU, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études faites en Pologne, sa patrie, puis à Paris, il n'aspirait qu'au cloître. A la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres.

Mais la Providence l'arrêta dans ses projets, et
Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Dès lors on disait de lui : « Cet homme est admirable ; c'est un saint! » II fallut avoir recours au pape pour lui faire accepter le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations. Il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.

La plus belle partie de la vie de
Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence.

Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger. Le saint pontife avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu de temps après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa
Stanislas d'avoir usurpé ce terrain.

L'évêque demanda trois jours de délai, disant : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le délai fut accordé, et, le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements.
Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint -Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »

A ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre.

Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de
Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même pendant qu'il offrait le saint sacrifice, le 8 mars 1079.

Pratique.
Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps; craignez ceux qui peuvent tuer l'âme.
 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 6 mai 2010

06 Mai -SAINT JEAN Apôtre et Martyr / SAINT DOMINIQUE SAVIO, Confesseur de 14 ans

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT JEAN avait survécu à tous les autres apôtres et poussé plus loin qu'aucun d'eux sa glorieuse et féconde carrière.

Restant à Éphèse, il pourvoyait delà aux besoins des églises qu'il avait fondées et gouvernait toute l'Asie.

Cependant il était temps qu'il bût au calice de son Maître, comme il en avait pris l'engagement au jour où JESUS ayant dit à lui et à son frère Jacques : "Pouvez-vous boire le calice que je boirai moi-même?" Il avait répondu comme son frère : « Oui, je le puis. »

La seconde persécution générale suscitée par le cruel empereur Domitien vint lui en fournir l'occasion. Son éminente dignité et l'autorité qu'il exerçait dans l'Église, jointe à l'éclat de ses travaux et de ses vertus, ne pouvaient manquer de le signaler à la haine des païens.

Il fut donc arrêté à Ephèse et conduit à Rome chargé de fers, l'an 95 de JESUS-CHRIST. Il comparut devant l'empereur, qui, loin de se laisser attendrir par la vue de ce vénérable vieillard, eut la barbarie d'ordonner qu'on le jetât dans une chaudière remplie d'huile bouillante.

Jean fit éclater une grande joie quand il entendit prononcer sa sentence, car il brûlait d'un grand désir de partager le sort des autres apôtres, de rendre à son Maître amour pour amour et d'aller le rejoindre au plus tôt, après un trop long exil.

Mais DIEU se contenta de son sacrifice intérieur, car il suspendit l'activité du feu, de sorte que l'huile bouillante se changea pour le martyr en un bain rafraîchissant, d'où il sortit plus fort et plus vigoureux qu'il n'y était entré.

Domitien, ainsi que la plupart des païens, fut très frappé de cet événement ; mais il l'attribua au pouvoir de la magie ; il se contenta toutefois de bannir le saint dans l'île de Pathmos.

C'est là que l'Apôtre composa son Apocalypse, dont chaque mot est un mystère.


Après la mort de Domitien, Saint Jean eut la liberté de sortir du lieu de son exil et de retourner à Ephèse, où il continua à prêcher avec zèle la foi et les saintes lois de la charité.

Apôtre de la charité envers DIEU, il fut aussi par excellence l'apôtre de la charité envers le prochain; ses belles épitres en font foi.

On raconte que sur ses vieux jours, car il mourut l'an 98, à l'âge de près de cent ans, Jean, tout débordant de la charité puisée au cœur de Celui qui s'était appelé le Bon Pasteur, ne savait plus que dire aux fidèles et leur répéter sans cesse : "Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres".

Et comme ces paroles semblaient importunes à quelques-uns, qui le priaient de leur dire autre chose : « C'est le précepte du Maître, disait-il, observez-le bien, et cela suffit. »

Saint Jean avait été jeté dans l'huile bouillante près de la porte de Rome appelée porte Latine. Une église y perpétue le souvenir de l'Apôtre bien-aimé.

Pratique. Rappelez-vous toujours le précepte du Maître : "Aimez-vous les uns les autres"


SAINT DOMINIQUE SAVIO
Confesseur
(1842-1857)


SAINT DOMINIQUE SAVIO naquit à Riva di Chieri, près de Turin. Il était le deuxième d'une famille de dix enfants. Doué d'une tendre piété et d'une intelligence précoce, dès l'âge de quatre ans Dominique récite l'Angélus trois fois par jour; le récit de la Passion le bouleverse. A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera toujours de cette pieuse fonction avec un grand recueillement.


Sa ferveur exceptionnelle lui valut la grâce de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, contrairement aux habitudes de l'époque. Le jour de sa première communion, il écrivit une série de résolutions qu'il voulait garder toute sa vie: «Je sanctifierai tous les jours de fête; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra; JESUS et Marie seront mes amis. Je préfère mourir plutôt que de pécher.»


Dans l'espoir de devenir prêtre plus tard, le petit Dominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. La grande pauvreté de sa famille incite le curé de sa paroisse à le conduire chez Don Bosco qui prendra un soin tout paternel de cette âme d'élite.


C'est en octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi que Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.


Le 8 décembre 1854, alors que l'univers chrétien tout entier acclamait la Sainte Vierge, proclamée Immaculée, Dominique Lui dédiait toute sa vie et Lui consacrait particulièrement sa pureté d'adolescent. L'amour de la pureté poussait notre jeune Saint à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu.


Au printemps 1855, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique: «DIEU me veut saint!», répétait-il à Don Bosco. Cherchant à ressembler à JESUS en Son mystère de souffrance, envahi de plus en plus par l'amour de JESUS Rédempteur, il s'ingénie au sacrifice et fonce dans la voie des pénitences extraordinaires. «Non, objecte Don Bosco; ton devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà ta sainteté.» Dominique obéit de bon coeur à cette formule d'ascèse toute salésienne.


Chaque jour, il rencontre JESUS dans l'Eucharistie. On se rend vite compte que ses actions de grâces sont de purs ravissements. Lorsqu'il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée, ses compagnons lui demandent ce qu'ils auront à faire: «D'abord, explique le petit Saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre coeur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»


Les durs hivers de Turin achevèrent de détériorer sa santé qui n'avait jamais été brillante; elle chancela grièvement au début de l'année 1857. Malgré le courage et la joie héroïque de Dominique, il dut interrompre sa classe de seconde et rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces. Hélas! Huit jours après son arrivée à la maison, il expirait dans les bras de son père. Dominique avait 14 ans et 11 mois.

Sur INTROIBO http://www.introibo.fr/06-05-St-Jean-apotre-et


http://www.introibo.fr/Saint-Augustin-Schoeffler-Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 5 mai 2010

C'est le mois de Marie. C'est le mois le plus beau. II


A la naissance de Marie, la terre se réjouit, parce qu’elle voit naître 1) la Mère de son Rédempteur ; 2) son Avocate ; 3) sa Mère


1) La Mère de son Rédempteur. Combien est grand l’amour de Marie pour le genre humain ! Elle devait un jour, pour que les hommes fussent sauvés, participer au sacrifice de son cher Fils, pour mourir au milieu des supplices, et à son tendre amour pour le genre humain. Ah ! Que la terre se réjouisse donc à sa naissance, qui fut le commencement et l’aurore du salut ! Pleurez seulement, vous pour qui Marie per son Fils sans pouvoir vous gagner vous-même à Lui.

2) Son Avocate. Marie étant la mère de notre Rédempteur, ne peu t s’empêcher de nous regarder comme lui appartenant. Comprenons bien par là combien elle doit s’intéresser pour tous nos besoins au tribunal du souverain Juge. Heureux le monde d’avoir obtenu une si puissante avocate ! Hélas si Marie ne fût venue à temps défendre votre cause, que seriez-vous devenu ? Mais faites-y bien réflexion elle ne vous a obtenu votre grâce que dans l’espérance de votre amendement.

3) Sa Mère. O le précieux gage d’amour que nous laissa Jésus-Christ en mourant ! Pour que marie sentit moins sa perte, il nous laissa tous à elle pour ses enfants ; ou plutôt pour nous montrer l’excès de son amour pour nous, il nous donna sa propre Mère pour la nôtre. Comment dont le monde ne doit-il pas tressaillir de joie à la naissance de la Vierge ! Mais hélas mes mœurs me feraient-elles reconnaître pour un enfant d’une Mère si pure et si sainte ?


Mater purissima, Mater castissima, Mater inviolata, Mater intemerata, ora pro nobis


Mère très-pure et très-chaste, Mère sans souillure et sans tâche, un seul nom ne peut suffire pour exprimer cette incomparable pureté que vous avez conservée dans toutes les puissances de votre âme et de votre corps, dans tous les temps de votre vie, dans toutes les circonstances de votre divine maternité, par l’exemption de toute espèce de péché. Ah ! Par votre divine pureté, défendez-nous de tant d’ennemis qui cherchent à nous ravir le trésor d’une si précieuse vertu.


Hérétiques ramenés


Il est rapporté dans l’historie de saint Dominique que ce grand homme, prêchant dans le Languedoc à un peuple très obstiné dans l’hérésie se plaignit humblement à la Sainte Vierge du peu de fruits de ses prédications. Cette Mère de Dieu voulut bien lui répondre que comme le Seigneur avait fait préparer par la salutation de l’Ange le mystère de l’incarnation qui devait opérer le salut du monde, il fallait qu’il imitât cette conduite, et qu’il fit valoir la dévotion à l’Ave Maria en persuadant au peuple l’usage du rosaire et elle l’assura que s’il le
Faisait, il verrait bientôt les fruits de salut qui en proviendraient.

Il arriva en effet ce que la Sainte Vierge avait promis. Saint Dominique gagna plus d’âmes à Dieu par le mérite de l’Ave Maria que par aucun autre moyen : ce fut cette prière, répétée avec confiance qui donna la vertu à ses prédications, et qui les rendit fructueuses par la multitude d’hérétiques qu’il ramena à la foi.

L’Eglise est si persuadée de la grâce que le ciel y a attachée pour produire les fruits de salut dans les âmes, qu’elle inspire à tous les prédicateurs de commencer leurs discours par l’Ave Maria, afin de préparer par cette divine rosée les âmes des auditeurs à recevoir avec fruit la divine parole. (Véritable dévotion)



Mois de Marie - pages 390 à 392

05 Mai - SAINT PIE V, Pape

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Michel Ghislieri  d'une noble famille ruinée par les guerres civiles.

La physionomie ouverte et spirituelle de l'enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement ces bons religieux, qui lui proposèrent de l'emmener pour le faire entrer dans leur Ordre.

Le pâtre, joyeux, ne prend que le temps d'aller demander la bénédiction de ses parents et suit les deux enfants de Saint Dominique. Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être l'immortel Saint Pie V. Les études du jeune
MICHEL furent brillantes ; l'élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué.

Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d'inquisiteur. C'est dans cette fonction épineuse qu'il se créa, en défendant les droits de l'Église, des ennemis implacables.

Il dut aller à Rome justifier sa conduite. Ce voyage de Rome marque dans la vie du jeune religieux. Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil; le supérieur alla même jusqu'à lui dire avec raillerie : « Que venez-vous chercher ici, mon Père? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire pape? »

Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu'il prédisait l'avenir de celui qu'il traitait avec tant de mépris. Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur ; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par DIEU à combattre vaillamment l'hérésie ; et plus tard, quand il fut devenu pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à
Michel Ghislieri, qui dut l'accepter malgré ses larmes. Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l'amour des pauvres et le dévouement pour les humbles gens des campagnes.

Peu de temps après, l'évêque était cardinal. Il n'accepta des exigences de sa dignité que ce qu'il ne pouvait éviter ; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d'un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat, il prit le nom de Pie V.

Peu de papes ont vu autour d'eux le rayonnement de plus grands saints et de plus grands hommes ; c'était le temps où vivaient les .saint Jean l'Aumônier, les Saint Thomas de Villeneuve, les Saint Jean de Dieu, les saint Jean de la Croix, les sainte Thérèse, les saint François de Borgia, Louis de Gonzague, Stanislas Kostka; n'oublions pas saint Charles Borromée.

Le grand événement de son règne fut la victoire de Lépante contre les Turcs, dont il eut la révélation à l'heure même où elle fut remportée. Ce grand pape mourut le 1er mai 1572, âgé de soixante-huit ans.

Pratique.
Fuyez les hommes, soyez heureux de mener une vie simple et ignorée.
04 Mai - SAINTE MONIQUE, mère de Saint Augustin / LE BX JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE



Au moment où l'enseignement congréganiste est l'objet d'une persécution si déplorable, et où DIEU est chassé des écoles publiques pour être plus sûrement chassé du cœur des enfants, il est plus opportun que jamais de publier les grands exemples des saints qui se sont faits les éducateurs dévoués de l'enfance chrétienne.

Parmi ces éducateurs, le bienheureux
Jean-Baptiste de la Salle occupe le premier rang. Ce fut l'homme prédestiné de DIEU pour cette grande œuvre, et, outre la fondation si admirable des Frères des Écoles chrétiennes dont le mérite lui appartient, on peut dire qu'il a été l'inspirateur des fondateurs de l'avenir, et que les institutions plus récentes ont bourgeonné autour du tronc vigoureux qu'il a planté.

Jean-Baptiste, né le 30 avril 1651, appartenait à une noble maison de Reims. Il eût pu aussi bien que personne, grâce à ses talents et à sa situation, briller dans le monde ; mais il préféra se cacher dans le sanctuaire, ignorant que là était pour lui la source d'une gloire infiniment supérieure à celle du monde, la gloire de la sainteté.

Orphelin à dix-huit ans, après l'achèvement de ses études, il veilla si bien à l'éducation de ses frères et de ses sœurs, qu'il eut deux frères prêtres et une sœur religieuse : c'était le commencement de son apostolat.

Ordonné prêtre à l'âge de vingt-sept ans, il comprit, sous l'inspiration de DIEU, le plus grand besoin de son époque, et songea à combler une lacune regrettable dans les œuvres si belles et si multiples de la sainte Église.

Recruter des jeunes gens, les installer dans sa maison de chanoine de Reims, les former à l'enseignement de l'enfance, tel fut le commencement de son entreprise. Cette entreprise subit dès l'abord des épreuves si terribles, qu'elle portait, à n'en pouvoir douter, le cachet des œuvres divines et fécondes, toutes fondées sur la croix.

Peu de saints ont eu à souffrir de plus grandes humiliations, un plus entier crucifiement que le
Bienheureux de la Salle ; peu de saints ont montré plus de désintéressement, plus de joie dans le sacrifice, plus de courage dans les traverses ; il poussait l'amour divin jusqu'à joindre à tant de croix d'effrayantes mortifications volontaires, soutenues par un esprit de prière tout angélique.

La bénédiction de DIEU ne pouvait manquer à son œuvre, et en peu d'années l'Institut comptait seize écoles, où plus de quinze cents enfants recevaient les leçons de la vertu et de la science ; mais chaque année les développements devenaient de plus en plus merveilleux, et quand le saint fondateur, affaibli par la maladie, força ses frères à accepter sa démission, en 1717, toute la France était couverte par les légions de son armée pacifique.

Jean-Baptiste de la Salle employa les deux ans de vie qui lui restaient encore à sa propre sanctification : « La victime est prête à être immolée, disait-il; il faut travailler à la purifier. »

Il rendit l'âme le vendredi saint, 7 avril 1719.

Pratique.
Favorisez les écoles congréganistes ; arrachez les enfants aux écoles sans DIEU.

 La pieuse femme avait accompli sa mission ; son fils était né à la vérité et à la sainteté, et elle avait doté l’Église du plus grand de ses docteurs. Le moment approchait où, après le labeur d’une longue journée, elle allait être appelée à goûter le repos éternel en celui pour l’amour duquel elle avait tant travaillé et tant souffert. 

Le fils et la mère, prêts à s’embarquer pour l’Afrique, se trouvaient à Ostie, attendant le navire qui devait les emporter l’un et l’autre. « Nous étions seuls, elle et moi, dit Augustin, appuyés contre une fenêtre d’où la vue s’étendait sur le jardin de la maison. Nous conversions avec une ineffable douceur et dans l’oubli du passé, plongeant dans les horizons de l’avenir, et nous cherchions entre nous deux quelle sera pour les saints cette vie éternelle que l’œil n’a pas vue, que l’oreille n’a pas entendue, et où n’atteint pas le cœur de l’homme. 

Et en parlant ainsi, dans nos élans vers cette vie, nous y touchâmes un instant d’un bond de notre cœur ; mais bientôt nous soupirâmes en y laissant enchaînées les prémices de l’esprit, et nous redescendîmes dans le bruit de la voix, dans la parole qui commence et finit. Alors elle me dit : « Mon fils, pour ce qui est de moi, rien ne m’attache plus à cette vie. Qu’y ferais-je ? Pourquoi y suis-je encore ? Mon espérance est désormais sans objet en ce monde. Une seule chose me faisait désirer de séjourner quelque peu dans cette vie : c’était de te voir chrétien catholique avant de mourir. Cette faveur, mon Dieu me l’a accordée avec surabondance, à cette heure où je te vois dédaigner toute félicité terrestre pour le servir. Que fais-je encore ici [6] ? »
http://www.introibo.fr/04-05-Ste-Monique-veuve


03 MAI - SAINT ALEXANDRE 1er, Pape / SAINT PHILIPPE ET SAINT JACQUES, Apôtres
 

ALEXANDRE  né à Rome, gouverna l’Église sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine. Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots : Qui la veille du jour où il endura la passion

Ce Pontife décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons. Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires. Il reçut la couronne du martyre en même temps que les Prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée. Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six Prêtres, deux Diacres et sacré cinq Évêques pour divers lieux. 

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine. En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.


SAINT PHILIPPE était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de Saint Pierre et de Saint André. Le SAUVEUR, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : " Suis-moi ! "


Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.


Un jour que le peuple de cette ville rendait ses hommages et offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion pour une erreur si monstrueuse, se jette à terre et supplie DIEU de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal.


L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et enfin l'accablèrent sous une grêle de pierres.


Au moment de sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent, ensevelissant sous leurs ruines un grand nombre d'idolâtres.


SAINT JACQUES, appelé le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée, il était de la tribu de Juda et cousin de NOTRE-SEIGNEUR selon la chair.


La tradition affirme qu'il ressemblait au SAUVEUR et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le ciel. Jacques eut un frère, apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Simon, furent disciples de Jésus.


Après la Pentecôte, quand les apôtres se partagèrent le monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile dé Jérusalem, c'est lui qui, le premier après Saint Pierre, prit la parole. Il nous reste de lui une belle épître.


Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis. Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple et lui dirent : « Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur JESUS ! » Le Saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le CHRIST? Il siège dans les cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour il reviendra sur les nuées du ciel. "


La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut en bas. Brisé dans sa chute, le martyr trouve encore la force de se mettre à genoux et de prier DIEU pour ses bourreaux, en répétant la parole du SAUVEUR : « SEIGNEUR, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » Un foulon l'étendit mort d'un coup de levier sur la tête.


C'était le 10 avril de l'an 60.


Pratique. Priez pour vos ennemis, et rendez-leur généreusement le bien pour le mal.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 2 mai 2010

02 Mai - SAINT ATHANASE, Docteur de l'Eglise

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINT ATHANASE naquit à Alexandrie, métropole de l'Egypte, vers l'an 296. Sa première éducation fut excellente ; il ne quitta le foyer paternel que pour être élevé, nouveau Samuel, dans le temple du SEIGNEUR, par l'évêque d'Alexandrie.
Athanase était simple diacre, quand son évêque le mena au concile de Nicée, dont il fut à la fois la force et la lumière. Cinq mois après, le patriarche d'Alexandrie mourut, et Athanase, malgré sa fuite, se vit obligé d'accepter le lourd fardeau de ce grand siège.

Dès lors, ce fut une guerre acharnée contre lui. Les accusations succèdent aux accusations, les perfidies aux perfidies ; Athanase, inébranlable, invincible dans la défense de la foi, fait à lui seul trembler tous ses ennemis. La malice des hérétiques ne servit qu'à faire ressortir l'énergie de cette volonté de fer, la sainteté de ce grand cœur, les ressources de cet esprit fécond, la splendeur de ce fier génie.

Exilé par l'empereur Constantin, il lui fit cette réponse : « Puisque vous cédez à mes calomniateurs, le SEIGNEUR jugera entre vous et moi. » Avant de mourir, Constantin le rappela, et Athanase fut reçu en triomphe dans sa ville épiscopale. Le vaillant champion de la foi eut à subir bientôt un nouvel : exil, et deux conciles ariens ne craignirent pas de pousser la mauvaise foi et l'audace jusqu'à le déposer de son siège.

Toujours persécuté et toujours vainqueur, voilà la vie d'Athanase; il vit périr l'infâme Arius d'une mort honteuse et effrayante, et tous ses ennemis disparaître les uns après les autres.

Jamais les adversaires de ce grand homme ne purent le mettre en défaut, il déjoua toutes leurs ruses avec une admirable pénétration d'esprit. En voici quelques traits.

En plein concile, on le fit accuser d'infamie par une courtisane ; mais il avait tout prévu et trouva le moyen de montrer que cette femme ne le connaissait même pas de vue, puisqu'elle prit un de ses prêtres pour lui.

Au même concile, on l'accusa d'avoir mis à mort un évêque nommé Arsène, et coupé sa main droite; comme preuve, on montrait la main desséchée de la victime; mais voici qu'Athanase appelle Arsène, caché dans son manteau dans un coin de la salle, et Arsène paraît vivant et montre ses deux mains.

Une autre fois, Athanase, poursuivi, s'enfuit sur un bateau; puis bientôt il rebrousse chemin, croise ses ennemis, qui lui demandent s'il a vu passer l'évêque d'Alexandrie : « Poursuivez, leur dit-il, il n'est pas très éloigné d'ici. »

Ses dernières années furent les seules paisibles de sa vie. Enfin, après avoir gouverné pendant quarante-six ans l'église d'Alexandrie, après avoir soutenu mille combats pour la cause de DIEU et remporté mille victoires, il alla goûter au ciel la vérité de la parole évangélique : « Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice ! » C'était l'an 375.

Pratique. Soyez égal à vous-même dans les épreuves comme dans la prospérité.


Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 1 mai 2010

C'EST LE MOI(S) DE MARIE. C'EST LE MOIS LE PLUS BEAU....

A la Vierge chérie
Disons un chant nouveau.





Dans la naissance de Marie le ciel se réjouit, parce qu’elle nait 1) Pour réparer ses pertes ; 2) pour augmenter sa gloire 3) pour en être la Reine

1) Pour réparer ses pertes. Tout ce que Jésus-Christ enfanta d’élus à la gloire en donnant sa croix et sa vie pour le genre humain, le ciel s’en reconnait aussi redevable à Maire qui donna au Verbe incarné une vie féconde en si beaux fruits. Comment donc sa naissance n’eût-elle pas rempli de joie tout l’Empyrée ? Oh ! puissent un jour les Saints se réjouir dans le ciel de mon salut ! mais cela dépend de moi avec l’aide de Dieu ; il suffit que je le veuille, mais que je le veuille sérieusement.

2) Pour augmenter sa gloire. Un Homme-Dieu ! une Vierge-Mère et mère d’un Dieu, des âmes sans nombre sauvées par l’intercession de Marie, sont comme on le voi, un grand accroissement de gloire pour le paradis, mais tout cela est le fruit de l’humble consentement de Maire, lorsqu’elle dit : « Voici la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon votre parole. C’est de là que dépendait tant de bien. Le ciel eut donc un grand sujet de joie à la naissance de Marie si intéressée à sa gloire. Mais vos œuvres, faites-y bien attention sont-elle un sujet de joie au ciel pour le bien qu’elles produisent, ou plutôt ne font-elles pas triompher l’Enfer pour le mal qu’elles causent ?

3) Pour en être la Reine. Dès le moment de sa naissance, cette sainte enfant fut revêtue du titre de Reine, ayant été de toute éternité prédestinée au trône céleste. Oh ! Quelle doit donc être la joie que conçurent tous les saints ! Jugez-en par la joie d’un royaume à la naissance d’un prince héritier de la couronne. Efforcez-vous donc de mériter sur la terre la faveur d’un Reine si puissante, afin de mériter un jour le bonheur de l’avoir pour Reine dans le ciel.

Mater divinae gratiae, ora pro nobis.

Mère de la grâce divine, c’est par vous qu’un Dieu, l’auteur de toutes les grâces est venu jusqu’à nous, vous êtes remplie de l’abondance de la divine grâce, vous en fûtes prévenue dès le commencement de votre conception immaculée : vous êtes le canal heureux par lequel Dieu veut nous communiquer ses grâces. Ah ! voyez comme nous en sommes dénués par le péché ; ayez pitié de notre misère, obtenez-nous toutes les grâces dont nous avons un si grand besoin.

Idolâtres baptisés

Un célèbre missionnaire, le P. Gonzales Sylveyra avait porté avec lui au royaume de Monomotapa en Afrique un beau tableau de la Sainte Vierge. Un des officiers de la cour du roi voit ce tableau et ne sachant pas distinguer la peinture d’avec la réalité, il rapporta à son prince que le prêtre étranger avait chez lui une dame d’une rare beauté.

Le roi conçut une grande envie de la voir, et le fit dire au P. Gonzales. Le Père lui porta donc l’image et lui dit que c’était la dame qui avait été vue par l’officier. Le roi en fut enchanté, et la fit placer sous un riche dais dans sa chambre même.

La nuit suivante, pendant qu’il dormait paisiblement, il lui sembla voir la Vierge environnée de lumière avec le même habit et les mêmes ornements qu’elle avait dans le tableau : elle lui parlait un langage qu’il n’entendait pas.

La même chose lui arriva cinq nuits de suite. Il était affligé de ne pouvoir entendre ce que lui disait cette dame : il interroge sur cela le missionnaire ; celui-ci répond que le langage de la Reine du ciel était un langage céleste que personne ne pouvait entendre, à moins qu’il ne fût chrétien.

Eh bien ! dit le roi, je veux être chrétien, puisque cela est si agréable à la Reine de ciel. En conséquence, il se fit instruire des mystères de notre sainte foi, et au bout de quelque temps, il reçut solennellement le baptême avec sa mère et un nombre considérable des seigneurs de son royaume. Alors il comprit que ce langage mystérieux de la sainte Vierge était un heureux moyen dont elle s’était servie pour lui faire embrasser le christianisme et lui en rendit mille actions de grâces. (Recueil d’exemples)

Mois de Marie pages 387-390

01er Mai - SAINT JOSEPH, Artisan. Patron du Travail, Epoux de la Bienheureuse Vierge Marie

La fête de SAINT JOSEPH ARTISAN, fixée au 1er mai par le pape Pie XII, succède à la solennité de saint Joseph qui se célébra jusqu'en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale: fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail et de l'atelier. En était-il une qui fût davantage dans l'esprit de l'Évangile et dans l'esprit des temps nouveaux?


La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour l'impudence de l'homme à faire fi des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

«N'est-il pas le fils du charpentier?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le Coeur de Dieu.


Modèle de travail, de fidélité, de dévouement, Joseph était prédestiné à devenir le patron de tous les travailleurs. Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Le souci de l'accomplissement de la Volonté du Père qui a dit: «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front,» animait l'âme de Joseph artisan.

Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.


Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph artisan, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. A l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-01.htm

Septième leçon. Le jour du sabbat, il entra dans la synagogue où tous se réunissent afin d’écouter. Et tous, dans la synagogue, fixaient les yeux sur lui. Mais les uns le faisaient par dévotion, d’autres par curiosité, et d’autres l’observaient pour prendre en défaut ses paroles. Et les scribes et les pharisiens disaient au peuple qui avait déjà conçu pour lui de la foi et de la dévotion : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Ils marquent leur mépris e, le désignant sans daigner le nommer. Le Fils de Joseph : l’évangéliste est moins complet ici que dans le texte qu’il avait connu chez Matthieu aussi bien que chez Marc : « N’est-ce pas là le fils du charpentier ? N’est-ce pas là le charpentier, le fils de Marie ? » Tout cela est dit avec mépris.



R/. Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans. * Et il passait pour le fils de Joseph, alléluia. V/. Or Joseph était charpentier, l’époux de la Vierge Marie, de laquelle est né le Christ. * Et.


Huitième leçon. On dit que Joseph fut charpentier, gagnant sa vie par son métier et le travail de ses mains, au lieu de manger son pain dans le loisir et les délices, comme faisaient les scribes et les pharisiens. Marie aussi gagnait sa vie par sa quenouille et par l’habileté de ses mains. Le sens est donc celui-ci : Cet homme de méprisable et très pauvre extraction, ce ne peut être le Christ Seigneur, qui a reçu l’onction divine. Et par conséquent on ne doit pas ajouter foi à un homme aussi grossier et aussi bas.


R/. D’où lui viennent cette sagesse et ces pouvoirs miraculeux ? * N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Alléluia. V/. On parlait ainsi dans la ville de Nazareth. * N’est-ce pas là. Gloire au Père. * N’est-ce pas là.


Neuvième leçon. Cependant le Seigneur était charpentier. Car le prophète a dit de lui : « C’est toi gui agenças l’aurore et le soleil. » On trouve le même ton méprisant dans le livre des Rois, où des gens disent de Saül élevé à la royauté : « Qu’est-il arrivé au fils de Cis ? Saul est-il aussi parmi les prophètes ? » Une courte phrase contient donc un grand mépris. Or le Seigneur dit : « En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. » Le Seigneur, ici, se déclare prophète. Car lui qui connaît tout par sa divinité ne reçoit aucune révélation par l’inspiration. Ce qu’il appelle sa patrie c’est, au sens étroit, le lieu où il fut conçu et élevé. Il ne fut pas bien reçu par les gens de son village qui étaient animés de haine envers lu


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/01-05-St-Joseph-artisan
http://www.introibo.fr/11-05-Sts-Philippe-et-Jacques

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"