vendredi 9 janvier 2015

10 JANVIER : SAINT GUILLAUME, Archevêque de Bourges

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
 (Saint François de Sales)


SAINT GUILLAUME,  issu des anciens comtes de Nevers, vint au monde vers le milieu du XIIe siècle. II fut élevé avec soin dans la crainte de DIEU. Le Seigneur lui avait donné toutes les dispositions de la nature et de la grâce nécessaires à l'accomplissement des grands desseins qu'il avait sur lui; aussi fit-il des progrès rapides et acquit-il en peu de temps des connaissances au-dessus de son âge et un trésor croissant de sainteté. Le monde lui souriait, avec sa gloire et ses plaisirs, il renonça à tout, il s'éloigna même des honneurs ecclésiastiques qui semblaient le poursuivre et s'enfonça dans la solitude d'un monastère.

Non content d'avoir quitté le monde, il en perdit jusqu'au souvenir, et vécut dans la présence continuelle de DIEU ; sa modestie, sa dévotion, sa régularité, ranimaient la ferveur de ses frères ; il suffisait de le regarder au chœur ou à l'autel pour être embrasé du saint désir de marcher sur ses traces. Il avait surtout un grand amour pour le Saint Sacrement, près duquel il trouvait ses délices, et ses larmes ne tarissaient pas durant le saint sacrifice de la messe.

Il fallut lui faire violence pour le nommer abbé de son monastère ; pourtant il dut bientôt se résigner à monter plus haut et répondre à l'appel du Ciel clairement manifesté.  Sacré archevêque de Bourges, Guillaume montra, dès les premiers jours, toutes les vertus des plus illustres pontifes.  Il demeura moine dans son palais, même par l'habit et plus encore par les austérités.

Il sut concilier les exercices de la piété avec les immenses occupations de sa charge ; il parcourait son diocèse, prêchait, instruisait les petits et les humbles, administrait les sacrements, visitait les hôpitaux, délivrait les captifs, et multipliait les prodiges.  Quand on lui demandait un miracle, il disait : "Je ne suis qu'un pauvre pécheur " mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

On a conservé de lui quelques belles paroles : "Tel pasteur, telles brebis" disait-il souvent, "J'ai à expier, disait-il encore, et mes propres péchés et ceux de mon peuple". Sa mort fut digne de sa vie ; il expira revêtu du cilice qu'il avait porté toujours, et couché sur la cendre, le 10 janvier 1209.

On raconte qu'au moment de sa mort, il vit distinctement les anges battant des ailes au-dessus de sa tête, et qu'il rendit l'âme en leur tendant les bras. Pendant ses obsèques, la foule aperçut au-dessus de l'église un globe de feu planant dans les airs.

En lisant la vie d'un si saint pasteur, n'y retrouve-t-on point la reproduction fidèle du Pontife souverain, qui fut par excellence "saint, innocent, pur, et n'eut rien de commun avec les pécheurs?" (Hebr. vil, 26.)

Pratique.  Priez pour que Dieu envoie de saints pontifes à son Église.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

9 JANVIER : SAINT JULIEN L'HOSPITALIER, Martyr ET SON EPOUSE SAINTE BASILISSE, Vierge

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
 (Saint François de Sales)


SAINT JULIEN naquit à Antioche, capitale de la Syrie, de parents illustres et craignant DIEU.  A l'âge de dix-huit ans, ils le sollicitèrent de s'engager dans les liens du mariage. Après quelques jours de réflexion, ayant eu une vision, DIEU lui promit que sa future épouse conserverait avec lui sa virginité et que leur union serait pour beaucoup une occasion de salut.

Il consentit alors à épouser une jeune fille, nommée Basilisse, que ses parents lui présentèrent. Le soir même des noces, les pieux époux s'étant mis en prière, Basilisse sentit dans la chambre un suave parfum de fleurs, quoiqu'on fût au cœur de l'hiver. Son époux lui expliqua comment ces fleurs signifiaient la bonne odeur de la virginité, et il obtint sans peine qu'elle consentît à vivre avec lui dans la continence parfaite.

Leur vœu fut aussitôt récompensé, car un chœur de saints et de saintes, conduit par JESUS et MARIE, leur apparut dans une nuée brillante, et les deux époux entendirent une harmonie toute céleste qui remplit leur âme d'une joie inénarrable.

Leurs parents étant morts, ils consacrèrent tous leurs revenus au soulagement des pauvres et des malades ; ils firent même de leur maison une espèce d'hôpital. Il y avait des logements séparés pour les hommes et pour les femmes.

Basilisse avait soin des personnes de son sexe, et Julien, que son immense charité avait fait surnommer l'hospitalier, avait soin des hommes. La pieuse épouse mourut la première, après avoir reçu un avertissement céleste, et prédit à son époux qu'il recevrait bientôt la palme du martyre.

En effet, la persécution s'étant élevée, Julien, connu par son zèle pour la religion de JESUS-CHRIST, ne tarda pas à être jeté en prison. Son interrogatoire, ses supplices, furent accompagnés d'étonnants prodiges et surtout de nombreuses conversions.

DIEU permit que son épouse Basilisse lui apparût pour lui annoncer que la fin de ses combats était venue et que bientôt il recevrait la palme tant désirée du martyre. Epargné par le feu et par les bêtes féroces, Julien eut enfin la tête tranchée, le 9 janvier 313.

Ce fut par une jeunesse sainte et mortifiée et par une fidèle correspondance à la grâce que Julien obtint tant de faveurs du Ciel. Jamais DIEU ne se laisse vaincre en générosité. —

LE SEIGNEUR a illustré Saint Julien par plusieurs miracles, non seulement à son tombeau, où dix lépreux furent guéris le même jour, mais aussi en plusieurs endroits de la chrétienté.

Pratique. Évitez l'égoïsme ; vivez pour DIEU et le prochain.

"Ô Marie conçue sans peche, priez pour nous qui avons recours a Vous"

jeudi 8 janvier 2015

8 JANVIER - SAINT APOLLINAIRE, Evêque d'Hiéraple

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
 (Saint François de Sales)


CLAUDE APOLLINAIRE, évêque d'Hiéraple, en Phrygie, fut une des plus brillantes lumières de l'Eglise au second siècle. Il ne nous reste plus rien de ses écrits, ni aucune histoire de sa vie ; mais l'éloge que les anciens auteurs font de lui ne permet pas de douter qu'il n'ait eu toutes les vertus qui caractérisent les saints évêques.

Les hérétiques trouvèrent toujours en lui un ennemi redoutable ; il composa de savants traités où il réfutait sans réplique leurs systèmes impies, et, afin de leur ôter tout subterfuge, il montrait dans quelle secte de philosophes chacun d'eux avait puisé ses erreurs.

Le saint pasteur, attristé des ravages que la persécution faisait parmi son troupeau, ne se contenta pas d'en gémir devant DIEU: il osa prendre ouvertement la défense des chrétiens, dont le paganisme avait juré d'anéantir la religion.

Il fit l'apologie du christianisme et l'adressa à l'empereur Marc-Aurèle, vers l'an 177. Il anéantissait dans cet ouvrage tous les prétextes dont les idolâtres couvraient leur injuste acharnement contre les disciples de JESUS-CHRIST ; il implorait ensuite la clémence du prince en faveur des chrétiens ; il rappelait à l'empereur que, de son aveu même, c'était aux prières de la légion chrétienne -appelée depuis Fulminante- avait dû une pluie abondante par laquelle son armée, mourante de soif, avait retrouvé force et courage pour vaincre des ennemis prêts à l'écraser.

Il paraît que l'empereur Marc-Aurèle reçut favorablement cet ouvrage, aussi éloquent que solide, et qu'il arrêta pour le moment la fureur des ennemis de la religion chrétienne. Ce qui le ferait croire, c'est que Saint Apollinaire ne fut point inquiété dans l'exercice de son zèle et qu'il gouverna son église en paix jusqu'au moment où il plut à DIEU de le retirer de ce monde, vers l'an 180.

Le grand mérite de ce courageux pontife est d'avoir en même temps soutenu la foi de son troupeau, combattu sans relâche les ennemis de la vérité chrétienne et affronté, pour la gloire de DIEU et le salut de l'Église, la puissance d'un prince persécuteur.

Voilà bien un successeur des apôtres, comme eux ne craignant que DIEU, et pouvant dire avec eux : " La parole de DIEU doit être libre et ne peut être enchaînée; il nous est impossible de nous taire".

A notre époque de lâcheté générale, où le respect humain fait tant de victimes, faisons œuvre de courage, montrons la liberté des enfants de DIEU. Combien de chrétiens ont la faiblesse de rougir et de se taire, quand la religion est indignement attaquée en leur présence ! Combien se cachent pour accomplir leurs devoirs et n'osent manifester au grand jour les sentiments qui les animent ! Pour nous, ne craignons qu'une chose : le péché!

Pratique: Ne rougissez jamais de JESUS-CHRIST; affirmez votre foi.

   "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

mardi 6 janvier 2015

7 JANVIER - SAINT RAYMOND DE PENNAFORT / SAINT LUCIEN, Prêtre et Martyr

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
 (Saint François de Sales)


SAINT RAYMOND de PENNAFORT

(1175-1275)

SAINT RAYMOND vint an monde l'an 1175, an château de Pennafort, -Peñafort- en Espagne, et brilla non moins par sa vaste science que par ses vertus ; il se fit même, dans l'enseignement du droit ecclésiastique, une réputation extraordinaire.

Chargé par le souverain Pontife des plus hautes missions apostoliques et scientifiques, il dépassa partout les espérances qu'on avait conçues de lui, et l'on peut dire qu'il fut le bras droit et la lumière de l'illustre pape Grégoire IX.

Raymond
 était entré dans l'ordre de Saint Dominique peu de temps après la mort du saint fondateur; il devint général de cet ordre, dont il est une des principales gloires.

DIEU confirma par des miracles ses éclatantes vertus. Dans une nécessité pressante, il fit cinquante-trois lieues marines sur l'Océan, n'ayant pour navire que son manteau. Appelant DIEU à son aide, il étendit, en effet, son manteau sur les flots, prit son bourdon à la main, fit le signe de la croix, posa résolument le pied sur son frêle radeau, et pria son compagnon de venir le rejoindre, après avoir- fait un nouveau signe de croix ; mais celui-ci sentit sa foi défaillir et préféra la sécurité du port aux hasards d'une telle embarcation.

Le Saint releva en haut la moitié du manteau en guise de voile et l'attacha au nœud de son bâton, comme le mât d'un navire. Un vent favorable ne tarda pas à se lever et le poussa en pleine mer, pendant que les matelots, sur le rivage, se regardaient muets de stupeur. Six heures après, Raymond débarqua dans le port de Barcelone, se revêtit de son manteau aussi sec que s'il l'eût tiré de l'armoire, et, reprenant son bourdon, se dirigea droit vers le couvent.

Les portes en étaient fermées; néanmoins il entra, apparut soudain au milieu de ses frères et se jeta aux pieds du prieur pour lui demander sa bénédiction. Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, car plusieurs personnes avaient été témoins de son débarquement.

La prière du saint religieux était continuelle et presque toujours accompagnée d'abondantes larmes. NOTRE-SEIGNEUR lui avait donné pour familier un de ses anges, qui le réveillait à propos, pour lui permettre de vaquer à l'oraison. Il ne montait jamais à l'autel sans avoir confessé ses plus légères fragilités. Il disait souvent lui-même : « Les jours où de graves empêchements m'ont privé de la sainte Messe ont toujours été pour moi des jours de deuil et d'affliction. »

II mourut centenaire chargé de travaux et de mérites, le jour de l'Epiphanie 1275. Il avait employé les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement, à la mort.

Pratique. Ayez une grande foi ; la foi accomplit des merveilles.

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SAINT LUCIEN
Prêtre et Martyr 
(Mort en 312)



Samosate, ville de la Syrie, fut la patrie de SAINT LUCIEN; il reçut de ses pieux parents une excellente éducation, mais il eut le malheur de les perdre à l'âge de douze ans. N'ayant plus aucune attache au monde, il vendit ses biens, se fit moine et n'ambitionna qu'une gloire : celle de consacrer ses grands talents et sa vie entière à la connaissance des saintes Écritures et à la défense de la vraie foi.

Bientôt une école se forme autour de son nom à Antioche, et bon nombre de jeunes gens viennent chercher près de lui les leçons de la science et de la vertu. Son zèle émeut les ennemis de la religion de JESUS-CHRIST ; il est arrêté par ordre de l'empereur Maximin et passe neuf ans dans un cachot.

Là il trouve le moyen d'écrire des lettres aux habitants d'Antioche pour les consoler et pour les affermir; il compose une savante apologie de la religion, qu'il ose présenter à ses juges. L'empereur essaye lui-même de vaincre ses résistances. Après avoir employé en vain les plus séduisantes promesses, il l'expose à la dent des bêtes féroces; il lui fait subir les divers supplices de la roue, du chevalet, du feu, et d'autres encore; chaque tourment aboutit à une miraculeuse victoire.

Le héros chrétien est reconduit en prison, où il passe quatorze jours dans les privations et les souffrances. L'Epiphanie approchait, et DIEU fournit à son martyr la force et les moyens de la célébrer; il n'y avait point d'autel, et le cachot infect n'était point approprié au sacrifice : « Ma poitrine, dit le Saint à ses disciples inquiets, servira d'autel, et vous qui m'entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards profanes. »

Une dernière fois, Lucien est appelé devant le tyran, qui l'interroge : « Quelle est ta patrie? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession? — Je suis chrétien! — Qui t'a donné le jour? — Je suis chrétien! » Est-il rien de plus sublime que cette réponse? Elle fut bientôt suivie de la récompense, car Lucien, jeté à la mer après avoir été attaché à une pierre énorme, consomma ainsi son sacrifice.

Mais DIEU veille sur ses martyrs; quatorze jours après, un dauphin rapporta son corps sur le rivage, et il reçut les honneurs dus aux soldats de JESUS-CHRIST.

La vie du chrétien est un combat; ses bourreaux sont les ennemis de son âme ; qu'il se souvienne de son baptême et de sa foi, qu'il se dise en toutes les circonstances difficiles : « Je suis chrétien ! » C'est le cri de la victoire. — Une des grandes plaies de notre temps, c'est l'ignorance religieuse. Ne nous contentons pas de nous instruire nous-mêmes avec soin des vérités chrétiennes; mais cherchons, par tons les moyens qui sont en notre pouvoir, à en répandre la connaissance et l'amour autour de nous. Ne soyons pas seulement des chrétiens éclairés, soyons des apôtres.

Pratique. Mettez beaucoup d'ardeur à étudier et à connaître les enseignements de la foi.

                        "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

lundi 5 janvier 2015

6 JANVIER - EPIPHANIE DE NOTRE-SEIGNEUR (FÊTE DES ROIS)

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Le mot EPIPHANIE veut dire manifestation. C'est qu'en effet, le 6 janvier, l'Église célèbre une triple manifestation de JESUS-CHRIST, qui, d'après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années.

La fête de l'Epiphanie a donc trois objets : 1° la manifestation de la divinité du SAUVEUR aux Mages par l'étoile miraculeuse qui les conduisit à l'étable de Bethléhem : 2° la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant son baptême, sur les bords du Jourdain; 3° la manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l'eau en vin.

Toutefois l'objet principal de cette fête, c'est bien la manifestation de la divinité de JESUS aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne. L'Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l'Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d'un roi nouveau-né ; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d'Hérode ; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l'étable de Bethlehem, aux pieds d'un Enfant qu'ils regardent comme un être extraordinaire, qu'ils saluent comme un Roi et qu'ils adorent comme un DIEU, et auquel ils offrent des présents symboliques : l'or, l'encens et la myrrhe.

Quels étaient ces mages? Des Orientaux. Quelles étaient leurs qualités ? C'étaient assurément des hommes remarquables, à la fois savants, rois, et probablement revêtus, chez leurs peuples respectifs, de la dignité sacerdotale. La tradition en compte trois et les nomme Gaspar, Balthasar et Melchior. Ils représentaient, à la crèche du Sauveur, les trois branches de l'humanité : Melchior, les descendants de Sem; Gaspar, ceux de Cham, et Balthasar ceux de Japhet.

Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C'est aujourd'hui l'appel de tous les peuples à la foi chrétienne ; ce sont aujourd'hui les prémices du salut de toutes les nations. L'Église a bien lieu de chanter : « Lève-toi, brille dans toute ta splendeur, Jérusalem, voici la lumière du monde qui paraît, la gloire du Seigneur s'est levée sur ton enceinte; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l'univers vient à toi! Allons avec les Mages à la crèche du SAUVEUR et offrons l'or de l'amour, l'encens de la prière, la myrrhe du sacrifice ; prosternons-nous devant Celui qui est à la fois un homme comme nous, notre Roi et notre DIEU.

Pratique: Priez souvent pour la conversion complète de tous les peuples à la foi chrétienne. Participez aussi généreusement que possible aux œuvres catholiques qui ont pour but l'extension du royaume de Dieu et le salut des âmes comme la Propagation de la Foi, la Sainte-Enfance, etc.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

dimanche 4 janvier 2015

5 JANVIER : SAINT EDOUARD III, Roi d'Angleterre / SAINT SIMEON STYLITE / SAINTE TARSILLE ET SAINTE EMILIENNE, Vierges

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINT ÉDOUARD III
Roi d'Angleterre
(1002-1066)

A la suite de grands troubles qui désolaient l'Angleterre, le Prince EDOUARD passa trente-cinq ans de sa vie en exil. Nous avons peu de détails sur cette période de son histoire.

Doué d'un caractère doux, ami de la solitude, il se tenait de longues heures au pied des autels, assistait aux offices divins et aimait beaucoup à s'entretenir avec les religieux. Cependant toute l'Angleterre priait pour obtenir enfin la paix avec un prince légitime.

DIEU apparut à un pieux évêque et lui montra, dans une vision, Edouard sacré roi par saint Pierre : «Voilà, lui dit-il, celui qui sera roi par ma faveur; il sera chéri du Ciel, agréable aux hommes, terrible à ses ennemis, aimable à ses sujets, très utile à l'Église de DIEU. » A peine établi sur le trône, Edouard s'appliqua à développer dans son âme toutes les vertus d'un prince vraiment chrétien.

Délivré, par l'aide de DIEU, de tous les ennemis du dedans et du dehors,  Edouard voulut accomplir le vœu qu'il avait fait d'aller à Rome vénérer le tombeau du prince des Apôtres ; mais il dut céder aux instances de ses sujets, qui avaient besoin de sa présence. Le pape le délia de son vœu; le roi, en revanche, fit construire une belle église en l'honneur de Saint Pierre.

Edouard est célèbre par son désintéressement et par sa charité envers les pauvres. A trois reprises différentes il vit un des officiers de sa maison mettre la main aux trésors royaux ; la troisième fois, il se contenta de lui dire : « Prenez bien garde qu'on ne vous y surprenne ! » Le trésorier du palais se plaignant au roi de ces vols, celui-ci, comme s'il n'eût rien su, lui dit : « Pourquoi vous plaindre? Celui qui a pris cet argent en avait sans doute plus besoin que nous. »

Edouard avait promis de ne jamais refuser l'aumône demandée au nom de Saint Jean l'Evangéliste ; un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de cet apôtre, le roi, dépourvu d'argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna, pour ne pas le faire attendre. Une autre fois, à la demande d'un pauvre infirme tout perclus, il le prit sur ses épaules et le porta à l'église Saint-Pierre, où il fut guéri.

Saint Jean l'Évangéliste se montra un jour à deux pèlerins anglais qui se mettaient en voyage pour les Lieux saints ; il leur remit un anneau en leur disant : « Portez cet anneau au roi; c'est lui qui me l'a donné un jour que je lui demandai l'aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l'AGNEAU sans tache. » Edouardmourut, en effet, six mois après, laissant tout en larmes son épouse Edithe, avec laquelle il avait toujours gardé la virginité parfaite.

C'était le 5 janvier 1066.

Pratique: La sainteté est de tous les états ; ne la cherchez pas au loin, elle est près de vous.

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SAINT SIMEON STYLITE L'ANCIEN

Voici assurément le plus étrange, le plus miraculeux de tous les Saints. Il naquit à Sisan, en Cilicie, vers l'an 390. Son père était berger, et lui-même passa les premières années de sa vie à garder les troupeaux. Il avait treize ans, quand un jour, à l'église, il entendit lire ces paroles : « Bienheureux ceux qui pleurent!... Bienheureux ceux qui ont le cœur pur ! »

Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s'endort et fait un songe. « II me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d'un édifice ; quand je crus la fosse assez profonde, je m'arrêtai. « Creuse encore ! » me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m'arrêtai, et par quatre fois j'entendis la même parole. « Creuse encore ! » Enfin la voix me dit : « C'est assez ! Maintenant tu peux élever « un édifice aussi haut qu'il te plaira. »

Ce songe signifiait sans doute l'humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection ; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme. Siméon entre dans un monastère; là, ses mortifications paraissent si effrayantes, qu'on lui conseille la solitude.

Il se retire dans un désert et passe le carême entier sans manger ; le jour de Pâques, la sainte communion lui rend toute sa vigueur. Dès ce moment, il prend la résolution de passer ainsi tous les ans le temps du carême. Les foules se pressant bientôt autour de lui, attirées par ses miracles, il s'enfuit sur une montagne pour échapper au commerce des hommes ; mais le concours prodigieux s'accroît tous les jours.

C'est alors qu'il se fit bâtir une colonne qui, s'élevant d'année en année, atteignit enfin la hauteur de quarante coudées, ou à peu près vingt mètres, sur laquelle il vécut environ trente-six ans. De là lui vient le surnom, de Stylite mot qui signifie en grec "l'habitant de la colonne".

Les heures de sa journée étaient partagées entre la prière, la prédication et les œuvres de charité ; la nuit se passait presque entière dans les entretiens avec le ciel. Quelqu'un voulut un jour compter les inclinations profondes qu'il faisait en la présence de DIEU ; arrivé au nombre de mille deux cent quarante-quatre, il s'arrêta, n'ayant pas la patience de continuer plus longtemps.

Tout est merveilleux dans les détails de cette vie surprenante; et cependant on n'y trouve rien qui ne montre un homme conduit par l'Esprit, de DIEU et soutenu par la vertu d'En-Haut.

Où est la vraie sagesse? Dans les folies du monde ou dans les actions étonnantes des saints? Que nous sommes petits devant de pareils prodiges de sainteté ! Loin de trouver matière à critique dans la vie tout extraordinaire de saint Siméon Stylite, admirons-y les vues incompréhensibles de la Providence, et, appelés à une vie plus commune, pratiquons, dans notre état la mortification des sens et l'attention à la présence de DIEU.

Pratique. Dites-vous : Je dois être Saint, je veux l'être, coûte que coûte.

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SAINTE TARSILLE et SAINTE EMILIENNE
Vierges
(VIe siècle)

TARSILLE et EMILIENNE étaient deux tantes paternelles de saint Grégoire le Grand, et c'est ce saint pape qui nous raconte leur touchante histoire. Elles renoncèrent ensemble au monde, ensemble consacrèrent à DIEU leur virginité, et demeurèrent dans leur maison comme dans un couvent.

Elles avaient une sœur nommée Gordienne, qui avait pris les mêmes engagements, mais était retombée peu à peu, au grand chagrin de Tarsille et d'Emilienne, dans l'amour du siècle. Elles la reprenaient avec douceur, mais l'esprit inconstant de Gordienne oubliait bien vite leurs charitables leçons.

Tarsille, étant la plus assidue à l'oraison, la plus généreuse dans les voies de la mortification, arriva bientôt à un éminent degré de sainteté. Elle eut un jour une vision, où saint Félix, son aïeul, lui apparut et, lui montrant un palais d'une splendeur merveilleuse, lui dit : « Venez avec moi dans ce lieu de lumière. »

Le lendemain elle fut saisie d'une fièvre qui la conduisit en peu de temps au tombeau. A l'heure de son agonie elle éleva tout à coup la voix et dit à ceux qui entouraient sa couche : "Retirez-vous et faites place; je vois JESUS qui vient à moi." Et tandis qu'elle fixait l'objet de sa vision, son âme fut délivrée des liens du corps. L'odeur dont la chambre fut remplie confirma la vision que la vierge avait eue avant de mourir.

Quand on lava son corps, avant de l'ensevelir, on remarqua que ses genoux et ses coudes étaient recouverts d'une croûte épaisse et dure, témoignage de ses longues prières. Peu de jours après, Tarsille apparut à Emilienne et lui dit : « Ma sœur, Tenez, je n'ai point célébré avec vous la naissance du SEIGNEUR, mais nous ferons ensemble la fête de l'Epiphanie. — Si vous m'appelez seule, répondit Emilienne, que deviendra notre sœur Gordienne? — Venez, vous dis-je, reprit Tarsille avec tristesse; Gordienne est décidée à rester avec les mondains. »

Après cette vision, Émilienne tomba malade et mourut avant la fête de l'Epiphanie. Saint Grégoire rappelle, à propos des trois sœurs, que celui-là seul qui aura persévéré sera sauvé, et que rien ne sert de commencer, si l'on n'achève l'œuvre de son salut.

La vertu demande des sacrifices ; ceux qui manquent de courage pour les accomplir sont bien à plaindre! Qu'il est triste de penser que, dans les mêmes familles, il y aura des élus et des réprouvés.

Pratique: Craignez le relâchement et l'abus des grâces de DIEU.

                              "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

samedi 3 janvier 2015

4 JANVIER : SAINT GRÉGOIRE, Evêque de Langres / LA BIENHEUREUSE ANGELE DE FOLIGNO

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


GREGOIRE fut l'un des grands évêques de France au VIe siècle. Il avait d'abord été sénateur à Autun ; puis, après la mort de sa femme, sa haute vertu, jointe à sa distinction, l'avait désigné au choix du peuple pour gouverner l'Église de Langres.

Son épiscopat fut fécond en œuvres, ranima la foi au cœur des chrétiens et tira une multitude d'âmes des ténèbres du paganisme. On raconte que la nuit quand il se levait pour aller prier dans l'église, les Anges lui en ouvraient les portes. Il mourut l'an 541.

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LA BIENHEUREUSE ANGELE DE FOLIGNO




La BIENHEUREUSE ANGELE naquit à Foligno, à trois lieues d'Assise, vers l'an 1245. Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d'épouse et de mère, et connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres.

Mais soudain, au milieu du tourbillon qui l'emportait, Angèle sentit l'aiguillon de la grâce, vit l'inutilité de sa vie mondaine et dissipée et comprit les dangers que courait son salut. L'ennemi des âmes tenta en vain d'entraver sa conversion ; une fois sa confession bien faite, elle s'élança généreusement dans la voie de la perfection.

Devenue libre par la mort de son mari, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-François. Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d'austérités.

Un jour qu'elle était tentée de découragement : « Quand il serait vrai, SEIGNEUR,dit-elle, que vous m'auriez condamnée à l'enfer que je mérite, je ne cesserais pas de faire pénitence et de demeurer, s'il vous plaît, à votre service. »
Une fois, après avoir lavé les pieds d'un lépreux, elle proposa à sa compagne de boire l'eau qui leur avait servi. Surmontant toute délicatesse, elle avala toute cette eau fétide : « Je n'ai jamais, disait-elle, trouvé meilleur goût à aucune liqueur ; et cependant, ajoutait-elle, j'avais bien senti dans ma bouche les écailles qui étaient tombées des mains de ce pauvre de JESUS-CHRIST »

Sa grande grâce fut l'amour de JESUS crucifié. La contemplation des souffrances du SAUVEUR lui devint si familière, que la vue d'un crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes : "Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la Compassion; j'éprouvais dans les os et les jointures une douleur 
épouvantable et une sensation comme si j'avais été transpercée tout entière, corps et âme."Cette grande pénitente ne fut pas moins admirable par ses visions et par ses extases que par ses vertus, dont elles étaient la juste récompense.

Elle mourut le 4 janvier 1309, à soixante-quatre ans. Si nous avions eu le malheur de l'imiter dans la frivolité de sa jeunesse, ayons le courage de la suivre dans la pratique généreuse de toutes les vertus chrétiennes, et entrons à sa suite dans la voie royale de la croix.

Pratique. Que JESUS crucifié soit l'objet de vos méditations et de votre amour.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

vendredi 2 janvier 2015

3 JANVIER : SAINTE GENEVIEVE, Vierge, Patronne de Paris

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINTE GENEVIÈVE
Vierge, Patronne de Paris 
(422-512)

SAINTE GENEVIEVE, patronne de Paris, naquit au village de Nanterre, vers l'an 422. C'est bien dans une vie comme la sienne que l'on reconnaît la vérité et que l'on trouve la réalisation de cette parole de saint Paul : « DIEU choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des hommes. »

Elle était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque d'Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle habitait. Éclairé par une lumière divine, le Saint discerna cette modeste enfant parmi la foule accourue sur ses pas : « Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée! Sa naissance a été saluée par les anges, et DIEU la destine à de grandes choses. » Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à DIEU : « Ayez confiance, ma fille, lui dît-il, demeurez inébranlable dans votre vocation ; le SEIGNEUR vous donnera force et courage. »

Depuis ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à DIEU; elle s'éloigna de plus en plus des jeux et des divertissements de l'enfance et se livra à tous les exercices de la piété chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge. Rarement on vit dans une existence si humble de si admirables vertus. Pauvre petite bergère, occupée chaque jour à garder le troupeau de ses parents, elle n'était heureuse que dans son éloignement du monde, en la compagnie de JESUS, de Marie et de son Ange Gardien.

Tout la portait à DIEU : le loup qui rôde autour des brebis lui rappelait le loup infernal qui cherche à dévorer les âmes; le chien qui aboyait lui mettait en l'esprit la vigilance chrétienne nécessaire au salut ; les brebis lui prêchaient la modestie, la douceur et la simplicité.

Elle reçut le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta Nanterre pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où elle vécut plus que jamais saintement.

Malgré ses austérités, ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l'objet de la haine populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une guerre acharnée. Il fallut un nouveau passage de saint Germain à Nanterre pour rétablir sa réputation : « Cette vierge, dit-il, sera votre salut à tous. »

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le fléau de DIEU, envahissait la France ; mais Geneviève prêcha la pénitence, et, selon sa prédiction, Paris me fut pas même assiégé.

La sainte mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512.

D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession. Puisse encore aujourd'hui cette illustre et puissante protectrice écarter loin de la France les terribles fléaux de DIEU !

Pratique. Rappelez-vous que Dieu méprise les orgueilleux et donne sa grâce aux humbles.

                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

jeudi 1 janvier 2015

2 JANVIER : SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE, Docteur de l'Eglise / SAINT BASILE LE GRAND, Docteur de l'Eglise / SAINT MACAIRE, Anachorète

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE
Évêque, Docteur de l'Église
(312-389)

La mère de SAINT GREGROIRE dut la naissance de ce fils à ses prières et à ses larmes. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les Saintes Écritures.

L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions. "Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure. A leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. « Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; nous siégeons auprès du CHRIST-ROI. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug. Nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité."

La voie de Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie. Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études ; pendant ce temps, sa mère priait pour lui et conjurait soudain une tempête où son fils bien-aimé faillit périr. DIEU mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne, saint Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu ! « Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. »

La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservent toujours cette affection pure et dévouée qui a sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus suave, de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

A la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze, Grégoire doit lui succéder sur le siège de sa ville natale ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère. Un jour, des envoyés de Constantinople viennent le trouver dans sa retraite et lui exposent la situation de cette ville, devenue la proie de l'hérésie : "Jusqu'à quand, lui disent-ils, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église?"

Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté divine, et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration des ennemis de sa doctrine, et il mérite, en même temps que le nom de père de son peuple, le nom glorieux de Théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir, Grégoire accablé de chagrins, se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail, l'an 386.

Pratique. N'ayez que DIEU pour but de vos relations et de vos amitiés.

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SAINT BASILE LE GRAND
Docteur de l'Église
(329-379)

SAINT BASILE naquit à Césarée, l'an 329, d'une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sans parler des autres, sont placés au rang des Saints.

Basile fut envoyé dès son enfance chez sainte Macrine l'Ancienne, son aïeule : "Je n'ai jamais oublié les fortes impressions que faisaient sur mon âme encore tendre les discours et les exemples de cette sainte femme," disait-il plus tard. Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents plutôt qu'aux remèdes.

Doué d'un heureux génie, Basile s'éleva vite au niveau des grands hommes, non moins qu'à la hauteur des saints : « II était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu; il était rhéteur avant d'avoir étudié l'art des rhéteurs, philosophe avant d'avoir étudié la philosophie, prêtre avant d'avoir reçu le sacerdoce. »

Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l'estime et l'admiration de tous. A vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tons les deux ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu'il reçut l'exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu'il embrassa l'état monastique pour y vivre dans l'oubli du monde et la pénitence.

Il fonda plusieurs monastères, écrivit pour les diriger des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres. Un très léger repas par jour, un sommeil très court sur la dure, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l'ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu'un vivant. » 

Basile eut à souffrir d'infirmités continuelles; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins.

Malgré sa faiblesse, il châtiait son corps et le réduisait en servitude. Le zèle contre l'hérésie d'Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l'épiscopat. Ni les intrigues ni les menaces n'eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d'obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, de la mort : « Faites-moi d'autres menaces, dit Basile, car il n'y a rien là que je puisse craindre ; je ne possède que quelques livres et quelques haillons ; le ciel est mon unique patrie, le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m'unira à mon DIEU. »

L'empereur dut s'avouer vaincu. Le saint pontife mourut à cinquante et un ans, en 379, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.

Pratique. Ayez une vie bien réglée ; cherchez DIEU en tout et ne cherchez que Lui seul.

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SAINT MACAIRE
Anachorète
SAINT MACAIRE naquit à Alexandrie, au commencement du IVe siècle. Le trait suivant prouve qu'il passa son enfance dans une grande pureté de cœur : Menant paître son troupeau avec d'autres enfants de son âge, il ramassa par terre une figue volée par ses compagnons.  Réfléchissant ensuite sur cette action, il la pleura longtemps avec une profonde douleur.

Cette âme d'élite n'était point faite pour le monde, et DIEU fit naître en elle la noble passion de marcher sur les traces des Antoine, des Pacôme et de tant d'illustres saints qui, vivant dans la solitude des déserts, au milieu des plus effrayantes pénitences, étaient la gloire de l'Église et l'admiration du monde.

Sa ferveur le fit tellement avancer, dès sa jeunesse, en la perfection évangélique, qu'on le regardait à bon droit comme un maître dont les essais égalaient déjà les merveilles de vertus des vieux solitaires. Son recueillement était continuel ; Macaire ne parlait qu'à DIEU.  Ses austérités dépassaient toute imagination; après avoir vécu plusieurs années ne mangeant que des herbes crues, il en vint bientôt à ne manger qu'une fois par semaine.

Non moins admirable était son détachement : un jour il présenta lui-même au voleur qui venait de dévaliser sa propre cellule un instrument de travail que le malheureux n'avait pas aperçu. L'âme de toutes ces héroïques vertus, c'étaient la contemplation et la prière; il y passait ses jours et ses nuits : " Allons, mon âme, disait-il, montez au ciel et méprisez toutes les vanités de la terre. Vous y trouverez un DIEU, Créateur de l'univers, que les Anges adorent; à Lui seul il faut vous attacher".

Est-il étonnant que le saint soit devenu la terreur des démons? Nulle puissance infernale ne saurait nuire à celui qui s'est complètement vaincu lui-même. Saint Macaire joignit à tant de gloires celle d'être persécuté par les hérétiques ariens.

Il s'endormit dans la paix du SEIGNEUR, vers l'an 394, après plus de soixante ans passés dans la solitude. De tels exemples ne sont-ils point une éloquente condamnation du monde, de ses passions et de ses vices?

Le bonheur n'est pas où la plupart des hommes le cherchent ; il est dans la pratique de l'Évangile et dans la fermeté constante à se vaincre soi-même. C'est bien en lisant la vie d'un saint si mortifié et si détaché de la terre que l'on saisit toute la lumineuse vérité de ces paroles de la sainte Ecriture : « Vanité des vanités, tout est vanité, hors aimer DIEU et Le servir... Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme?... Bienheureux ceux qui pleurent... Bienheureux ceux qui souffrent !... »

Pratique. Méprisez le monde et combattez vos passions à l'exemple des saints.

                                "O Marie conçue sans peche, priez pour nous qui avons recours a Vous"