dimanche 14 octobre 2018

15 Octobre : SAINTE THÉRÈSE D'AVILA, Vierge, Réformatrice des Carmélites, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)



SAINTE THÉRÈSE D'AVILA 

Vierge, Réformatrice des Carmélites 
Docteur de l'Eglise  
(1515-1582) 
Sainte Thérèse naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres; ils se réunissaient pour lire ensemble la Vie des Saints: "Quoi ! lui dit-elle, les martyrs verront DIEU toujours, toujours! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs aussi, nous pour aller au Ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel.  A la suite de ce trait remarquable, Thérèse,  âgée de sept ans, se bâtit un petit ermitage dans le jardin de sa maison. 

Elle avait dès lors une grande dévotion à la SAINTE VIERGE. Chaque jour elle récitait le Rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de MARIE et La supplia de l'accepter pour Sa fille, promettant de La regarder toujours comme sa Mère. Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Ce ne fut pas sans peine. « Quand je sortis de la maison de mon père, dit-elle, j'éprouvai comme les douleurs de l'agonie ; je sentis mes os se détacher les uns des autres; mais je remportai la victoire, dans un suprême effort. » 

DIEU, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde. Mais, ses desseins étant d'en faire le type le plus accompli peut-être de l'union d'une âme avec l'Époux céleste, DIEU employa vingt ans à la purifier par toutes sortes d'épreuves terribles : maladies, sécheresses spirituelles, incapacité dans l'oraison. 

Sainte Thérèse d'Avila priant Saint Joseph

JÉSUS-CHRIST, qui ne voulait pas la moindre tâche en elle, ne lui laissait aucun repos, et exigeait d'elle le sacrifice même de certaines amitiés très innocentes. "Désormais, lui dit-il à la fin de cette période d'expiation, je ne veux plus que tu converses avec les hommes!". 

À ces mots, elle se sentit tout à coup établie en DIEU de manière à ne plus avoir d'autre volonté, d'autre goût, d'autre amour que ceux de DIEU même et à ne plus aimer aucune créature que pour DIEU, comme DIEU et selon DIEU. 

Elle devint la réformatrice de l'Ordre du Carmel, et travailla tant au salut des âmes, que, d'après une révélation, elle convertit plus d'âmes, dans la retraite de son couvent, que saint François Xavier dans ses missions. Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin: JÉSUS la prit pour épouse. 

Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses œuvres, ses vertus, tout est à la même hauteur sublime. 

Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : le Château intérieur, le Chemin de la perfection, Les Exclamations,  Les Fondations. 

Elle mourut le 4 octobre 1582. 


Pratique: Demandez à DIEU le feu de son amour. L'aimer, c'est tout. 

                                             "Ô Marie conçue sans péché, 
                                  priez pour nous qui avons recours à Vous"

14 Octobre : SAINT CALLISTE ou CALIXTE, Pape et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


A la mort de saint Zéphyrin, CALIXTE ou CALLISTE, Romain, fut élevé au siège apostolique. Il ne fallait point, pour gouverner l'Église,  à une époque si tourmentée,  un pasteur moins sage ni moins vaillant.  Il rendit le jeûne des Quatre-temps, qui remontait aux apôtres, obligatoire dans toute l'Église.

C'est sous son règne que l'on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes. Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne, qui porte encore aujourd'hui son nom et qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs papes, des peintures qui attestent la conformité de la foi primitive de l'Église avec sa foi actuelle.

De nombreuses conversions s'opérèrent sous le pontificat de saint Calliste. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses prêtres, dans la maison de Pontien. Sa maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d'y laisser entrer aucune espèce de vivres. Pendant quatre jours, le pape Calliste fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles.

Le préfet, redoublant de cruauté, donna l'ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essaierait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison. Une nuit, le prêtre martyr Calépode, auquel Calliste avait fait donner une sépulture honorable, apparut au pontife et lui dit : "Père, prenez courage, l'heure de la récompense approche; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances."

Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d'un ulcère ; il demanda sa guérison à Callistequi lui dit : « Si vous croyez de tout cœur en JÉSUS-CHRIST et recevez le baptême au nom de la sainte Trinité, vous serez guéri. — Je crois, reprit le soldat, je veux être baptisé, et je suis sûr que DIEU me guérira. »

Aussitôt après l'administration du baptême, l'ulcère disparut sans laisser de trace, "Oui, s'écrie le nouveau chrétien, le DIEU de Calliste est le seul vrai DIEU ; les idoles seront jetées aux flammes, et le CHRIST régnera éternellement !" Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu'à la mort.

Par son ordre, Calliste, une grosse pierre au cou  fut jeté, de la fenêtre d'une maison dans un puits, que l'on combla aussitôt ; mais dix-sept jours après, le 14 octobre 222, le prêtre Astérius, qui fut martyr lui-même une semaine plus tard, fit enlever le corps du pontife et l'ensevelît avec honneur près du martyr Calépode, dans une catacombe de la voie Aurélienne.


Pratique : Imitez le respect des saints pour les morts ; c'est une pratique agréable à DIEU. 

                                             "Ô Marie conçue sans péché, 
                                  priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 12 octobre 2018

13 Octobre : NOTRE-DAME DE FATIMA / SAINT ÉDOUARD III, Roi d'Angleterre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

NOTRE-DAME de FATIMA


Apparition au Portugal en 1917

Le pape Benoît XV organisait une croisade de prières à Marie Médiatrice de toutes grâces, en vue de sauver le monde alors dévasté par la première Guerre Mondiale. Une semaine plus tard, son appel angoissé recevait une réponse des lèvres mêmes de la divine Médiatrice.

Un dimanche, 13 mai 1917, trois enfants gardent leurs brebis sur les collines de Fatima, au Portugal. Lucie, âgée de 10 ans et ses cousins François et Jacinthe âgés respectivement de le 9 et 7 ans sont les heureux choisis de la Vierge.


En entendant sonner midi au loin, ils s'agenouillent et récitent le chapelet. Leur prière est interrompue par la vue d'un éclair, puis d'un second plus brillant que le premier. Le ciel est cependant sans nuages. O merveille! à quelques pas, sur les branches d'un chêne vert, ils aperçoivent une belle Dame plus étincelante que le soleil. Éblouis autant que terrifiés, les trois enfants veulent s'enfuir, mais la mystérieuse apparition les rassure par un geste de maternelle bonté et leur dit: «N'ayez pas peur, Je ne vous ferai pas de mal.»

Après quelques minutes d'un silence extatique, Lucie ose demander: «Qui êtes-vous? -- Je suis du ciel, répond la céleste vision, Je suis descendue pour vous demander de venir ici, six mois de suite, le 13 de chaque mois.» La Vierge leur recommande de réciter souvent le chapelet. «Vous ajouterez cette prière après le Gloria Patri: «O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde.» Puis, Elle Se tait et S'éloigne doucement, comme poussée par un zéphir et disparaît dans la lumière du soleil.  A tous les 13 des cinq mois suivants, les enfants ont la joie insigne de revoir la belle Dame. La nouvelle des apparitions se répand rapidement dans la région. Le 13 juillet, la foule des curieux atteint cinq mille et en août, elle se chiffre à près de vingt mille.  Enfin, le 13 octobre, environ soixante-dix-mille personnes accourent malgré la pluie.


Tout à coup, le ciel s'éclaircit, le soleil tremble... se secoue... et se met à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, lançant d'énormes faisceaux lumineux et multicolores. Les nuages, les arbres, les rochers prennent les teintes les plus variées. Pendant que la foule haletante contemple ce saisissant spectacle, les trois enfants voient la Très Sainte Vierge accompagnée cette fois de Jésus et de saint Joseph. Ce prodige inouï dura une douzaine de minutes et fut aperçu distinctement à plus de quatre milles à la ronde.

                                           

Ce miracle se réalisait exactement au jour, à l'heure et à l'endroit annoncés, pour exciter les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que la Très Sainte Vierge apportait du Ciel. A Fatima comme à Lourdes, Notre-Dame recommandait la pénitence et la récitation du rosaire. «Si l'on répond à Ma demande de faire pénitence et de prier, la Russie se convertira et vous aurez la paix,» a promis la Vierge Marie. «...Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde, suscitant des guerres et des persécutions à l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.» Mais n'oublions pas que Notre-Dame de Fatima a ajouté :  «A la fin, Mon Coeur Immaculé triomphera.»       Tiré du Message Marial par F.E.C., édition 1947, p. 82



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SAINT ÉDOUARD III

Roi d'Angleterre


A la suite de grands troubles qui désolaient l'Angleterre, le Prince Edouard passa trente-cinq ans de sa vie en exil. Nous avons peu de détails sur cette période de son histoire. Doué d'un caractère doux, ami de la solitude, il se tenait de longues heures au pied des autels, assistait aux offices divins et aimait beaucoup à s'entretenir avec les religieux. 

Cependant toute l'Angleterre priait pour obtenir enfin la paix avec un prince légitime. DIEU apparut à un pieux évêque et lui montra, dans une vision, Édouard sacré roi par saint Pierre : « Voilà, lui dit-il, celui qui sera roi par ma faveur ; il sera chéri du Ciel, agréable aux hommes, terrible à ses ennemis, aimable à ses sujets, très utile à l'Église de DIEU. » 

A peine établi sur le trône, Édouard s'appliqua à développer dans son âme toutes les vertus d'un prince vraiment chrétien.  Délivré, par l'aide de DIEU, de tous les ennemis du dedans et du dehors. Édouard voulut accomplir le vœu qu'il avait fait d'aller à Rome vénérer le tombeau du prince des Apôtres ; mais il dut céder aux instances de ses sujets, qui avaient besoin de sa présence.  Le pape le délia de son vœu; le roi, en revanche, fit construire une belle église en l'honneur de saint Pierre. 

Edouard est célèbre par son désintéressement et par sa charité envers les pauvres. A trois reprises différentes il vit un des officiers de sa maison mettre la main aux trésors royaux ; la troisième fois, il se contenta de lui dire : « Prenez bien garde qu'on ne vous y surprenne ! » Le trésorier du palais se plaignant au roi de ces vols, celui-ci, comme s'il n'eût rien su, lui dit : « Pourquoi vous plaindre? Celui qui a pris cet argent en avait sans doute plus besoin que nous. ». 

Édouard avait promis de ne jamais refuser l'aumône demandée au nom de saint Jean l'Évangéliste ; un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de cet apôtre, le roi dépourvu d'argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna, pour ne pas le faire attendre. 

Une autre fois, à la demande d'un pauvre infirme tout perclus, il le prit sur ses épaules et le porta à l'église Saint-Pierre, où il fut guéri.  Saint Jean l'Évangéliste se montra un jour à deux pèlerins anglais qui se mettaient en voyage pour les Lieux saints ; il leur remit un anneau en leur disant : « Portez cet anneau au roi ; c'est lui qui me l'a donné un jour que je lui demandai l'aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l'Agneau sans tâche. » 

Edouard mourut, en effet six mois après, laissant tout en larmes son épouse Edith, avec laquelle il avait toujours gardé la virginité parfaite. C'était le 5 janvier 1066. 

Pratique : La sainteté est de tous les états ; ne la cherchez pas au loin, elle est près de vous. 

                                             "Ô Marie conçue sans péché, 
                                  priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 11 octobre 2018

12 Octobre : SAINT WILFRID, Evêque d'York

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

L'an 634, un fait extraordinaire signale la naissance de SAINT WILFRID; la maison de ses parents semble enveloppée dans un incendie ; les voisins, effrayés, accourent pour éteindre le feu, mais ils s'aperçoivent avec admiration que le feu s'élance vers le ciel sans rien consumer. C'est ainsi que brûlera le flambeau du zèle de Wilfrid dans la sainte Église de DIEU. — Tout jeune encore, il résolut de se donner au SEIGNEUR. Après un court séjour dans un couvent, s'apercevant que certains usages, contraires à ceux de Rome, s'étaient glissés dans les cérémonies, il se décida à visiter le tombeau des saints Apôtres, afin de bien discerner la vérité au centre même de la lumière. 

Wilfrid fut un des premiers Anglo-saxons qui eurent le bonheur de faire le voyage de Rome, si long et alors si pénible. Bientôt le pieux pèlerin aura beaucoup d'imitateurs, et ce pèlerinage sera en grand honneur en Angleterre, grâce à son exemple. A Rome, son premier soin est de visiter les tombeaux vénérés et de prier, dans les sanctuaires les plus sacrés, pour la conversion entière de sa patrie. 

Sa prière est exaucée, car il remplacera lui-même dignement ce grand moine et pontife, nommé Augustin, qui à la voix de saint Grégoire le Grand, avait porté aux Anglo-saxons les prémices de la foi. Après un séjour de quelques années dans les Gaules, Wilfrid rentre enfin dans sa patrie, où son dévouement aux usages de Rome lui attire des ennemis et des admirateurs. 

Il n'a que trente ans, quand le pieux roi Alfred lui fait accepter l'évêché d'York, dont il ne peut prendre possession que trois ans plus tard. Sous sa houlette, l’Évangile prend, dans ce pays, un développement merveilleux : les monastères se multiplient, de magnifiques cathédrales, en pierre et en marbre, s'élèvent sur le sol anglo-saxon ; le saint évêque préside lui-même à la construction de ces édifices grandioses qui ravissent d'admiration des populations à demi barbares, chez lesquelles l'on ne connaissait encore que les édifices de bois. 

L'évêque civilisateur ne se bornait pas à l'organisation matérielle : il réformait les mœurs de son troupeau et faisait régner, avec JÉSUS-CHRIST, la paix, la justice et la charité. Un jour qu'il donnait la confirmation, une pauvre femme le supplia de ressusciter son enfant mort ; Wilfrid, ému de ses larmes, bénit l'enfant et lui rendit la vie. 

Incapable de céder à la peur et de manquer à sa conscience, le vaillant pontife est déposé et exilé plusieurs fois ; on lui rend enfin justice, et il achève enfin paisiblement sa carrière agitée, mais féconde, au milieu de son troupeau, le 12 octobre 709.

Pratique: 
Conservez la paix du cœur au milieu de toutes les luttes que vous aurez à soutenir pour DIEU. 

                                           "Ô Marie conçue sans péché, 
                               priez pour nous qui avons recours à Vous

mercredi 10 octobre 2018

11 Oct : MATERNITÉ DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE / SAINT NICAISE ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


En 431, un concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en NOTRE-SEIGNEUR : la nature divine et la nature humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personneNotre-Dame étant la Mère de l'unique personne de JÉSUS-CHRIST, a le droit d'être appelée Mère de DIEU, au même titre que nos mères, qui bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme. Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, JÉSUS-CHRIST n'est réellement JÉSUS-CHRIST qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité. 




En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand concile d'Ephèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd'hui. 

La Maternité divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures. L’Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de DIEU qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité! 


"Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur DIEU et leur SEIGNEUR. Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de DIEU." 

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur. 

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de JÉSUS-CHRIST doit éveiller en nos cœurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir,  le SAUVEUR nous a présenté à la Co-rédemptrice, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant: "Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère! Ces paroles sont comme le legs testamentaire du CHRIST. 



"Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même?" "Il a plu à DIEU d'habiter en Vous, ô Marie, Lui dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable. C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."


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SAINT NICAISE ET SES COMPAGNONS

Martyrs



Suivant la tradition, SAINT NICAISE dont le nom grec signifie victorieux, vit le jour en Grèce. Quelques historiens de sa vie ajoutent, d'après de très anciens documents, qu'il naquit à Athènes et fut converti, avec le grand saint Denis, par le savant discours de l'apôtre saint Paul devant l'Aréopage.

Après avoir séjourné quelque temps près du grand Apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs ; car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Egobile. Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l’Évangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé; là, le monstre expira, par l'ordre du Saint. A cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du CHRIST, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans les pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux, commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Evangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée. 

Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Egobile reprirent leur marche vers Rouen. A la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps.

Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens s'en émurent; ils conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui peu auparavant avait mis à mort saint Denis et ses compagnons; mais, inaccessibles à toutes les menaces, ils subirent courageusement le martyre. 

La légende rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis ; ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

Pratique : Contribuez de tout votre pouvoir à faire connaître NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, et à le faire aimer. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 9 octobre 2018

10 Octobre : FRANCOIS DE BORGIA, Jésuite

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint François de Borgia vint au monde en Espagne, l'an 1510. A peine put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de JÉSUS et de MARIE. Âgé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction telle, qu'on présageait pour lui un avenir extraordinaire. 

Pourtant sa jeunesse se passa dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes. Ce n'est pas que sa vie ne fût pure et toute chrétienne, il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites. Il avait vingt-huit ans, quand la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même : "François, voilà ce que tu seras bientôt... A quoi te serviront les grandeurs de la terre?... Non, non, je ne veux plus servir de maître que la mort puisse m'enlever. " 

Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle,  afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants. 


François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du CHRIST. A plusieurs reprises, le pape voulut le nommer cardinal ; une première fois il se déroba-par la fuite; une autre fois, saint Ignace conjura le danger. — Étant un jour en voyage avec un vieux religieux, il dut coucher sur la paille avec son compagnon, dans une misérable hôtellerie. Toute la nuit, le vieillard ne fit que tousser et cracher; ce ne fut que le lendemain matin qu'il s'aperçut de ce qui lui était arrivé : il avait couvert de ses crachats le visage et les habits du saint.

Comme il en témoignait un grand chagrin : « Que cela ne vous fasse point de peine, lui dit Françoiscar il n'y avait pas un endroit dans la chambre où il fallût cracher plutôt que sur moi. » Ce trait peint assez un homme aux vertus héroïques. Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots : François, pécheur; celui qui mendiait plus d'une fois son pain, servait les pauvres, ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de JÉSUS. 

Il mourut à l'âge de soixante-deux ans, après avoir demandé pardon à ses religieux des mauvais exemples qu'il leur avait donnés. C'était le 1er octobre 1572.

Pratique :
  Retenez,  méditez, gravez dans votre cœur la parole évangélique : "Celui qui s'abaisse sera élevé" 

 

"Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 8 octobre 2018

9 Octobre : SAINT DENIS, Évêque, et ses Compagnons, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Bien qu'une certaine école critique tende à enseigner aujourd'hui que SAINT DENIS, évêque de Paris, n'est pas l'Aréopagite converti à Athènes par saint Paul,  mais un évêque du IIIe siècle,  la tradition est si formelle et appuyée sur des témoignages si irrécusables,  qu'on semble devoir s'y tenir.

Saint Denis, évêque de Paris, au Ier siècle, est bien cet illustre Athénien converti par l'Apôtre des nations.  Il sacrifia la gloire, la fortune, l'amitié, tout dans ce monde, pour prêcher l'Évangile.  Formé à l'école du grand Apôtre, doué d'une rare intelligence, il devait par sa science, ses écrits, ses vertus, qui lui ont fait donner le nom d'homme céleste et divin, devenir l'une des premières gloires du christianisme naissant.

Après avoir gouverné quelque temps l'église d'Athènes en qualité d'évêque, il prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au pape saint Clément pour évangéliser les peuples qu'il lui assignerait.  Le saint pape l'envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules.

Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s'avança jusqu'à Paris, qui alors s'appelait encore Lutèce.  Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du christianisme, qu'il convertit dès l'abord une foule de païens; plusieurs chapelles furent construites, l'Évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir.

Denis, âgé de plus de cent ans, donna l'exemple de la fermeté dans les supplices, et son courage fortifia celui de sa chrétienté au berceau; ni la prison, ni les fouets, ni le feu, n'ébranlèrent sa constance. Attaché à une croix, il y prêcha le grand mystère de la Rédemption du monde ; enfin, après avoir eu le bonheur de célébrer le saint sacrifice de la messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplices, consolé par l'apparition du SAUVEUR, il eut la tête tranchée, avec une foule de chrétiens, au lieu qui porte le nom de Montmartre, ou Mont des martyrs, vers l'an 117. 

DIEU permit qu'après l'exécution son corps se levât de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains, à deux lieues de là, au lieu appelé Saint-Denis, en souvenir de ce fait mémorable.

Pratique : Priez souvent les patrons et les apôtres de la France pour qu'ils gardent la foi à notre patrie.

 "Ô Marie conçue sans péché, 
  priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 7 octobre 2018

8 Oct : SAINTE BRIGITTE DE SUÈDE, Veuve, Fondatrice d'Ordre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Sainte Brigitte naquit en Suède, vers l'an 1302, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette jusqu'à l'âge de trois ans; mais ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne. 

A l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée d'un sermon sur la passion du SAUVEUR. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et l'entendit lui dire : « Regarde, ma fille, comme j'ai été traité. — Et qui vous a traité si cruellement? dit-elle. — Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. » 


A partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait toujours couler ses larmes. Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper ; mais la verge se rompit entre ses mains.  Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon, qui prévoyait en elle une grande ennemie; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du crucifix qui lui avait parlé. 

Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance ; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes œuvres aux obligations de cet état.  DIEU donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu : « Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la vie des Saints.» 


A la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes œuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de JÉSUS crucifié. 


Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle. C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des saints, que le SAUVEUR lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine; elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de JÉSUS expirant : " Mon Père, je remets mon âme entre vos mains." C'était le 23 juillet 1373. 

Pratique: Rappelez-vous la parole de Sainte Brigitte : « Vivez de la vie des Saints ; formez-vous à leur école. » 

                                             "Ô Marie conçue sans péché, 

                                priez pour nous qui avons recours à Vous"