lundi 22 octobre 2018

23 Octobre : SAINT THÉODORET, Prêtre d'Antioche / SAINT JEAN DE CAPISTRAN, Franciscain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT THÉODORET prêtre d'Antioche au IVe siècle, montra beaucoup de zèle pour la destruction des idoles et la construction des églises. Sur son refus d'apostasier, il eut les membres disloqués et fut étendu sur un chevalet : « Je ne sens point vos tourments, disait le martyr, parce que DIEU est avec moi. » On lui appliqua ensuite des torches ardentes sur les côtés ; pendant ce supplice, les bourreaux le virent s'entretenir avec les anges. Théodoret fut enfin décapité (an 362)

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SAINT JEAN de CAPISTRAN 

Franciscain 
(+ 1456)

Saint Jean de Capistran, né l'an 1385, dans le royaume de Naples, était dans sa jeunesse, un brillant jurisconsulte, un magistrat renommé pour son intégrité, un gouverneur plein de fermeté et de sagesse. 

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. C'est là que saint François lui apparut et lui ordonna d'entrer dans l'ordre des Frères Mineurs. 

Jean acheta sa liberté, donna le reste de ses biens aux pauvres et s'ensevelit dans un couvent, après avoir donné à la ville de Pérouse, dont il avait été gouverneur, l'exemple d'un parfait mépris du monde, en parcourant les rues de cette ville monté à rebours sur un âne, et la tête coiffée d'un bonnet de carton, où étaient écrits les principaux péchés de sa vie. 


On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté: "Je rends grâces au SEIGNEUR, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience." 

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession. 

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de JÉSUS sur la Croix. Embrasé d'amour pour DIEU, il faisait de sa vie une oraison continuelle: le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase: "DIEU, disait-il, m'a donné le nom de Jean,pour me faire le fils de Marie et  
l'ami de JÉSUS."
                                                
Ordonné prêtre, Jean fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme nonce en Sicile; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII. 

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient. 
Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans. 

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le Pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade: à la voix puissante de cet ami de DIEU, une armée de 40,000 hommes se leva; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire. 

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche : 


"Par le secours de JÉSUS, Jean de Capistraremportera la victoire." Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait: "Victoire, JÉSUS, victoire!" Belgrade fut sauvée. C'était en l'an 1456. 

Trois mois après, saint Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis: "C'est maintenant, SEIGNEUR, que Vous laisserez mourir en paix Votre serviteur," expira en disant une dernière fois: JÉSUS. Il avait soixante-et-onze ans.

Pratique : Défiez-vous de l'orgueil, combattez-le jusque dans ses dernières racines. 

                                    "Ô Marie conçue sans péché, 
                         priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 21 octobre 2018

22 Octobre : SAINT HILARION, Solitaire / SAINT MELLON, Évêque de Rouen / SAINTE CORDULA, Vierge et Martyre / SAINTE SALOMÉ, Femme de Zébédée, Mère des saints apôtres Jacques et Jean

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT HILARION  naquit en Egypte, de parents riches et païens. A quinze ans, éclairé des beautés de la foi chrétienne, il reçut le baptême et, tout épris du désir de la perfection, courut au désert pour voir Antoine, dont le nom était déjà célèbre. 

A la vue du patriarche du désert, il s'écria : « Et moi aussi, DIEU me veut ermite ! » II vendit peu après le patrimoine de ses parents, qui venaient de mourir, et s'enfonça dans la solitude. 

Le démon, furieux de voir un enfant égaler en ferveur les plus anciens anachorètes, lui déclara une guerre acharnée; il employa tous les moyens : la crainte, les coups, la séduction, les tableaux impurs, les apparitions d'animaux ; l'ermite triompha de tout en multipliant ses austérités. 

Un jour pourtant, Hilarion, chantant les psaumes, était distrait et ne priait que de bouche; le démon, fier de cette légère faiblesse du saint, lui sauta sur le dos et se moqua de lui. Le solitaire s'humilia, pleura sa faute et profita de cette négligence pour redoubler d'ardeur an service du SEIGNEUR. 

Cet homme, qui avait tant à souffrir du démon, reçut de DIEU le pouvoir de se venger de lui ; on amenait de toutes parts des possédés à Hilarion, qui les délivrait des malins esprits. Cependant les foules accourant vers lui attirées par sa réputation de sainteté, le saint regretta sa solitude primitive : "Je reçois, s'écria-t-il, ma récompense ici-bas : il faut aller me cacher pour prier et souffrir, si je veux me rendre digne de la miséricorde de DIEU." 

Quand il voulut partir, plus de dix mille personnes l'arrêtèrent par leurs larmes et leurs gémissements. Il réussit pourtant à s'échapper ; mais le désert fleurissait sous ses pas, l'enthousiasme des foules le suivait partout. 

Le SEIGNEUR, prenant pitié de ses larmes, l'avertit de sa mort prochaine. Hilarion s'étendit sur une natte : "Sors, mon âme, dit-il, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore? Il y a bientôt soixante ans que tu sers Le CHRIST, peux-tu craindre la mort?" Et il rendit l'esprit. 

Ainsi mourut cet homme extraordinaire, digne émule du grand saint Antoine, l'an 372. Il s'opéra d'innombrables miracles à son tombeau : ainsi DIEU glorifie l'humilité et la mortification.

Pratique : Appliquez-vous à éviter, dans vos prières, les distractions volontaires.
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SAINT MELLON, né en Grande-Bretagne, se convertit du paganisme à la foi chrétienne, dans un voyage qu'il fit à Rome ; il fut baptisé par le pape saint Etienne, qui l'envoya prêcher l'Évangile dans les Gaules l'an 257. Trois ans plus tard, il fut élevé au siège épiscopal de Rouen, qu'il occupa pendant cinquante ans. On lui attribue la fondation de la cathédrale et de plusieurs autres églises. Ses travaux et ses miracles gagnèrent à JÉSUS-CHRIST un grand nombre d'âmes ; sa sainteté était extraordinaire.

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SAINTE CORDULA
Vierge et Martyre

Sainte Cordula
L'une des vierges qui accompagnaient Sainte Ursule. Devant l'horreur des tortures que subissaient ses compagnes, elle prit peur et se cacha. Puis par une inspiration divine, elle regretta sa lâcheté et se fit connaitre comme chrétienne.  Elle est la dernière martyr du groupe.    Comme on ne l'honorait pas avec ces compagnes, elle apparut en songe a une dévote pour lui faire part de son désir d'être fêtée le lendemain de la fête de Sainte Ursule et ses Compagnes, c'est-a-dire le 22 octobre.

Sainte Cordula
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SAINTE SALOMÉ

Femme de Zébédée, Mère des apôtres Jacques et Jean
(Ier siècle)
Épouse de Zébédée, mère de Saint Jean et de Saint Jacques, elle faisait partie des femmes qui suivaient et servaient Le CHRIST. Elle assista à la Passion du Seigneur et fit partie du groupe de femmes qui trouva le tombeau vide.
                                  "Ô Marie conçue sans péché, 
                           priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 20 octobre 2018

21 Oct : SAINTE URSULE ET SES COMPAGNES, Vierges et Martyres

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


A défaut d'histoire authentique, les légendes nous disent qu'Ursule était fille d'un prince écossais et naquit en 383. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à JÉSUS-CHRIST. 

Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu'un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s'étant élevée, par la permission de DIEU, pendant la traversée, les navires, au lieu d'atteindre l'Armorique, leur destination, allèrent échouer jusqu'à l'embouchure du Rhin. 


Les Huns, qui ravageaient alors l'Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Mais elles étaient décidées à se défendre. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes volent rejoindre au ciel l'immense cohorte des vierges qui suivent l'Agneau partout où il va. 


Le prince des Huns, frappé dé la beauté d'Ursule, l'épargne d'abord ; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l'épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d'un coup de flèche. 


Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des Onze Mille Vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne. Beaucoup d'églises possèdent des reliques de cette armée de martyres ; mais aucune n'est aussi richement partagée que la ville de Cologne ; car c'est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l'endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres. 

Une magnifique église s'éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts ; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité. 

Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit : « Je suis une de ces vierges que tu honores ; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l'heure de la mort. » 

La troupe glorieuse vint bientôt, en effet chercher son âme. Sainte Ursule, pour avoir conduit tant d'âmes au ciel avec elle, est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation.

Pratique : 
Exercez autour de vous une salutaire influence, fortifiez le courage des faibles. 

                                               "Ô Marie conçue sans péché, 
                                       priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 19 octobre 2018

20 Octobre : SAINT JEAN DE KENTI, Prêtre / SAINTE ADELINE, Première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches"

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT JEAN DE KENTI naquit vers l'an 1403, en Pologne, et dut aux soins que prirent ses pieux parents de lui donner une bonne éducation, l'avantage précieux de passer sa vie dans l'innocence. 

Ses études terminées, il fut professeur à l'université de Cracovie pendant plusieurs années, et tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d'inspirer à ses élèves, par ses exemples et par ses discours, les sentiments de piété dont il était pénétré lui-même. 

Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de DIEU; il était profondément affligé de voir DIEU si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens. Il avait une très grande dévotion à JÉSUS crucifié, et l'on raconte qu'un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois. 

Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes ; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs.  Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au service des pauvres ; il donna parfois jusqu'à ses habits et à ses chaussures. 

Un matin qu'il se rendait à l'église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid ; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit an presbytère pour le soigner et le comble de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut, et lui rendit le manteau qu'il avait donné au malheureux. 

Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur ; il se signala de plus en plus dans ces fonctions par sa mortification et sa piété. Depuis son élévation au grade de docteur en théologie, il renonça pour le reste de sa vie à l'usage de la viande. 

Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses membres et dit : « O chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise. » II fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours. On raconte que, dans un de ses pèlerinages à Rome, il fut dévalisé par des brigands : "Avez-vous encore autre chose"? lui dirent-ils. — Non, répondit Jean. 

Ils le laissèrent partir; mais, se souvenant bientôt qu'il avait quelques pièces d'or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris.

Jean de Kenti, illustre par ses miracles, s'endormit dans le SEIGNEUR le 24 décembre 1473.

Pratique : Opérez votre salut avec crainte; défiez-vous de vous-même.

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Sainte Adeline

Première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches"
à Mortain, Normandie.


Descendante de Guillaume le Conquérant et soeur de saint Vital de Savigny, elle fut élue première abbesse de l'abbaye des Dames Blanches, appelée ainsi en référence à leur habit.
 

                                                 "Ô Marie conçue sans péché, 
                                        priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 18 octobre 2018

19 Octobre : SAINT PIERRE D'ALCANTARA, de l'Ordre de Saint-François

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Ce saint, issu d'une famille illustre, fut un prodige d'austérités. Entré dans l'Ordre de Saint-François, après de brillantes études où avait éclaté surtout son amour pour les Livres saints, il montra pendant son noviciat, une modestie surprenante ; il ne connaissait ses frères qu'à la voix ; il ne savait point la forme de la voûte de l'église ; il passa quatre ans au couvent sans apercevoir un arbre qui étendait ses branches et donnait son ombre près de la porte d'entrée. 

Sa vertu extraordinaire l'éleva aux charges de l'Ordre dès ses premières années de vie religieuse ; mais l'humble supérieur se faisait à toute occasion, le serviteur de ses frères et le dernier de tous. 

Dans un pays de montagnes, couvert de neiges, en plein hiver, il avait trouvé un singulier secret contre le froid : il ôtait son manteau, ouvrait la porte et la fenêtre de sa cellule; puis, après un certain temps, reprenait son manteau et refermait porte et fenêtre. 

Sa prédication produisit les plus merveilleux effets; sa vue seule faisait couler les larmes et convertissait les pécheurs : c'était selon la parole de sainte Thérèse, la mortification personnifiée qui prêchait par sa bouche. DIEU lui inspira de travailler à la réforme de son Ordre, et il établit en effet dans l'Ordre de Saint-François, au prix de bien des démarches et de bien des sacrifices, une branche nouvelle qui se fit remarquer par une ferveur admirable. 

Dans ses voyages, Pierre ne marchait que pieds nus et la tête découverte : la tête découverte, pour vénérer la présence de DIEU ; pieds nus, afin de ne jamais manquer d'occasion de se mortifier. S'il lui arrivait de se blesser un pied, il ne prenait qu'une sandale, ne voulant pas qu'un pied fût à son aise quand l'autre était incommodé. 

PIERRE D'ALCANTARA fut un des conseillers de sainte Thérèse, qui l'avait en grande vénération. Sa mortification s'accroissait chaque jour au point qu'il ne se servait plus de ses sens et de ses facultés que pour se faire souffrir ; il ne mangeait qu'une fois tous les trois jours, se contentant de mauvais pain et d'eau ; parfois il demeurait huit jours sans manger. 

Il passa quarante ans sans donner an sommeil chaque nuit plus d'une heure et demie, encore prenait-il ce sommeil assis dans une position incommode ; il avoua que cette mortification avait été plus terrible pour lui que les cilices de métal, les disciplines et les chaînes de fer. 

La seule pensée du saint Sacrement et des mystères d'amour du Sauveur le faisait entrer en extase. Saint Pierre d'Alcantara fit de nombreux et d'éclatants miracles. Il mourut en 1562, à l'âge de soixante-trois ans. 

Apparaissant à sainte Thérèse après sa mort, il lui dit : "Ô bienheureuse pénitence, qui m'a valu tant de gloire !"

Pratique : 
Usez des choses de ce monde comme n'en usant pas, vous rappelant constamment l’Éternité. 

                                             "O Marie conçue sans péché, 
                              priez pour nous qui avons recours a Vous"

mercredi 17 octobre 2018

18 Octobre : SAINT LUC, Évangéliste

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)



SAINT LUC, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. L'histoire nous apprend peu de chose de ses premières années ; on ne sait même pas si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée.

Il fit de grands progrès dans la science. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce JÉSUS qui venait d'inaugurer sa mission publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : « Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, » il suivit dès lors le SAUVEUR pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit an cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, il le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances, persécutions, pour le nom de JÉSUS-CHRIST. Saint Luc écrivit, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint et avec une compétence personnelle qui est incontestable, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres.

Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du SAUVEUR de l'Annonciation et de la Visitation.

Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi. — Qui n'a entendu parler des vierges peintes par Saint Luc? D'après une pieuse légende, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait bénit en disant : "Ma grâce sera toujours avec cette image.".

Quoi qu'il en soit, les madones de Saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. Après la mort du grand Apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Où et comment mourut-il ? On ne saurait le dire au juste; selon les uns, il fut martyrisé dans le Péloponnèse, après avoir évangélisé l’Égypte; selon d'autres, il répandit son sang pour la foi en Bithynie.

Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron. 


Pratique : 
Ayez un vrai respect et une vraie dévotion pour les images de la Sainte Vierge.
  
                                                  "Ô Marie conçue sans péché, 
                                     priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 16 octobre 2018

17 Octobre : SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOQUE, Confidente du Sacré-Coeur de Notre Seigneur / SAINTE HEDWIGE, Veuve

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOQUE 

Confidente du Sacré-Cœur de Notre Seigneur

C'est pour instituer et propager le culte de son sacré Cœur que JÉSUS-CHRIST se choisit, au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, une servante dévouée en Marguerite-Marie Alacoque : une des gloires de notre patrie est de lui avoir donné naissance.

Marguerite-Marie Alacoque vint au monde le 22 juillet 1647.  Prévenue par la grâce divine dès ses premières années, elle conçut de la laideur du péché une idée si vive, que la moindre faute lui était insupportable ; pour l'arrêter dans les vivacités de son âge, il suffisait de lui dire : « Tu offenses DIEU ! » Elle fit à DIEU le sacrifice de sa virginité, à un âge où elle ne comprenait pas encore la portée de son vœu.



On raconte qu'elle aimait, tout enfant, à réciter le rosaire, en baisant la terre à chaque Ave Maria. Après sa première communion, elle se sentit complètement dégoûtée du monde; DIEU, pour la purifier, l'affligea d'une maladie qui l'empêcha de marcher pendant quatre ans, et elle dut sa guérison à la sainte Vierge, en échange du vœu qu'elle fit d'entrer dans un Ordre qui lui fût consacré.

Revenue à la santé, elle oublia son vœu, et, gaie d'humeur, expansive, aimante, elle se livra, non pas au péché, mais à une dissipation exagérée avec ses compagnes. De nouvelles épreuves vinrent la détacher des vanités mondaines; les bonnes œuvres, le soin des pauvres, la communion, faisaient sa consolation.




Enfin, ayant surmonté toutes les difficultés que lui opposait sa famille, elle entra à la Visitation de Paray-le-Monial. C'est là que JÉSUS l'attendait pour la préparer à sa grande mission. Le divin Époux la forma à son image dans- le sacrifice, les rebuts, l'humiliation; il la soutenait dans ses angoisses, il lui faisait sentir qu'elle ne pouvait rien sans Lui, mais tout avec Lui. « Vaincre ou mourir ! » tel était le cri de guerre de cette grande âme.


Quand la victime fut complètement pure, JÉSUS lui apparut à plusieurs reprises, lui montra son Cœur Sacré dans sa poitrine ouverte : « Voilà, lui dit-il, ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ! » On sait l'immense expansion de dévotion au Sacré-Coeur qui est sortie de ces révélations. Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690. Sa canonisation a eu lieu le 13 mai 1920.

Pratique : Efforcez-vous d'acquérir une profonde dévotion au Sacré Coeur de JÉSUS.


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SAINTE HEDWIGE

Veuve

Sainte Hedwige, fille de Berthold, prince de Carinthie, sœur de Gertrude, reine de Hongrie, et tante de sainte Élisabeth de Hongrie, sainte Edwige épousa le duc de Silésie Henri dit le Barbu, chef de la famille royale polonaise. Ils eurent sept enfants. Avec son mari, elle encouragea la fondation de monastères dans le royaume. Elle mena une vie de foi intense : jeûnes prolongés, endurance au froid, ascèse acceptée d'un commun accord par les deux époux dans leurs relations conjugales.

Devenue veuve, elle connut la douleur de perdre six de ses enfants, dont son fils aîné Henri le Pieux, tombé au combat contre les envahisseurs mongols. Elle se retira au monastère de moniales cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, auprès de sa fille Gertrude qui en était abbesse. Elle y mena une vie humble et austère jusqu'à sa mort, survenue le 16 octobre 1243.

                                                    "Ô Marie conçue sans péché,  
                                     priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 15 octobre 2018

16 Octobre : SAINT GALL D'IRLANDE, Abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)



SAINT GALL né en Irlande au VIe siècle, fut mis dès l'âge de douze ans, sous la direction de saint Colomban et fit de grands progrès dans la vertu et dans les sciences.  Il suivit plus tard ses maîtres en France, puis en Suisse.  Saint Colomban dut user de toute son autorité pour forcer l'humble moine à recevoir la prêtrise.

Dès lors Gall joint à la sainteté monastique le zèle d'un apôtre. Saisi d'indignation en voyant l'endurcissement des peuples qu'il prêche, il mit un jour le feu au temple de leurs dieux et jeta les statues dans le lac voisin; mais Colomban et ses disciples furent obligés de chercher ailleurs une solitude tranquille pour échapper à la vengeance de ces païens.

Dans ce nouveau séjour, les efforts des prédicateurs furent couronnés d'un meilleur succès ; chaque instruction était suivie de conversions nombreuses.  Ce n'était point l'affaire du démon, qui s'en vengea par des apparitions terrifiantes et des cris sauvages ; mais saint Gall s'arma du signe de la croix et dit aux esprits infernaux : « Au nom de JÉSUS-CHRIST, quittez ce lieu et n'y faites plus de mal. » — Poussé par l'amour de la solitude, le saint moine s'enfonça bientôt dans un désert plus sauvage et s'écria : "C'est ici le lieu de mon repos !" II s'y établit avec un seul compagnon.

Les bêtes féroces infestaient ce coin de terre, où jamais homme n'avait mis le pied; mais DIEU garde ses saints, et la nature leur est soumise. Absorbé dans la contemplation des beautés divines, Gall oubliait de satisfaire aux exigences du corps. DIEU veillait sur son serviteur; comme jadis pour le prophète Élie, il pourvoyait à sa nourriture par l'intermédiaire des animaux ; aussi représente-t-on le saint recevant de la gueule d'un ours le pain que lui envoyait la Providence.

Si éloigné qu'il vécût du commerce des hommes, le lieu de sa retraite ne tarda pas à être découvert, on accourut de toutes parts recevoir ses conseils ; les disciples affluèrent autour de lui, et il dut fonder une communauté nombreuse, où il souffla un esprit de ferveur admirable.

Le don des miracles accompagnait la vertu du grand serviteur de DIEU. Il chassa un jour le démon du corps d'une jeune fille : « Esprit immonde, lui dit-il, je t'ordonne, au nom de JÉSUS-CHRIST, de sortir de cette créature de DIEU! » A ces mots, on vit un oiseau noir et hideux sortir de la bouche de la possédée. Celle-ci, renonçant à une alliance royale, se consacra au SEIGNEUR dans un monastère.

Gall ne sortait de son couvent que pour évangéliser les populations des environs, et voyait avec joie le nombre et la vertu de ses fils s'accroître de jour en jour. Son âme s'envola au ciel le 16 octobre 646. Il était âgé de quatre-vingt-un ans.


Pratique : Cherchez la solitude et la prière ; elles vous rendront invincible au démon. 

                                                  "Ô Marie conçue sans péché, 
                                       priez pour nous qui avons recours à Vous"