mardi 8 décembre 2020

9 Novembre : SAINT THÉODORE, Soldat, Martyr / LA DÉDICACE DES ÉGLISES

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Saint Théodore jeune soldat romain, est un des plus célèbres martyrs de l'Orient. Il naquit en Syrie à la fin du IIIe siècle; il ne faut pas le confondre avec un autre Théodore, vieux soldat et martyr, dont la fête arrive le 7 février. Théodore faisait partie d'une légion romaine qui avait établi son quartier d'hiver dans la ville d'Amasia, où les édits persécuteurs étaient exécutés sévèrement.

Le jeune soldat, plein de l'amour de JÉSUS-CHRIST,  malgré le péril dédaigna de cacher sa foi, et au contraire il se fit une gloire de la professer publiquement; aussi fut-il présenté comme chrétien au tribun de sa légion. Celui-ci lui demanda comment il osait professer une religion proscrite sous peine de mort : « Je ne connais point vos idoles, répondit-il ; j'adore JÉSUS-CHRIST, Fils unique de mon DIEU. Je vous abandonne mon corps; vous pouvez le déchirer, le mettre en pièces, le livrer aux flammes. Si mes discours vous offensent, coupez-moi la langue. Dès que DIEU l'exige, je suis prêt à faire le sacrifice de chacun de mes membres. »

Le tribun et les juges, affectant d'être touchés de compassion pour sa jeunesse, se contentèrent de le menacer et le laissèrent en liberté. Théodore ne songea qu'à gagner des âmes à JÉSUS-CHRIST, à fortifier les autres confesseurs de la foi et à les animer au martyre; il poussa même le courage jusqu'à mettre le feu au temple de la déesse Cybèle. Ce fut en vain qu'on essaya de lui faire exprimer quelques regrets à ce sujet : il brava toutes les menaces, comme il se rit de toutes les promesses.

Il fut alors fouetté très cruellement et enfermé dans un cachot, sans nourriture, pour y mourir de faim. La nuit, le SAUVEUR vint le visiter, lui promit de le nourrir d'un aliment invisible et le fortifia pour le dernier combat. Cette visite donna à Théodore tant de joie, qu'il se mit à chanter les louanges de DIEU, et des anges vêtus de blanc vinrent unir leurs voix à la sienne. Les geôliers et les gardes, le juge lui-même, furent témoins du miracle sans se convertir.

On lui fit alors de belles promesses, et on lui dit que s'il feignait seulement la moindre soumission, on le mettrait en liberté. Ayant répondu à ces nouvelles sollicitations avec une fermeté invincible, Théodore est alors déchiré avec des crochets de fer, on lui brûle les côtes avec des torches ardentes, puis on le condamne à être brûlé vif.

Le vaillant soldat, placé sur le bûcher, se munit du signe de la croix, et bientôt sa belle âme s'envole au ciel pour y recevoir la récompense promise à ceux qui combattent les bons combats du SEIGNEUR. C'était dans les premières années du IVe siècle.

Pratique: Ne vous laissez jamais dominer par le respect humain ; ne cachez rien de vos pratiques chrétiennes. 

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L'ANNIVERSAIRE DE 
 
LA DÉDICACE DES ÉGLISES

 
L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti qu'en l'an 3000 après la création à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004  la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire.

Le CHRIST et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran. 

Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Mais quand la paix fut donnée aux chrétiens, on vit bientôt surgir de toutes parts des temples magnifiques en l'honneur du seul vrai Dieu, sur les ruines des temples du paganisme.

Le pape saint Sylvestre fit en 324, la dédicace de l'église de SAINT-SAUVEUR, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome, et on en célèbre l'anniversaire le 9 novembre. En France, l'usage s'est généralisé de célébrer ce jour-là l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises. Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial : après la fête de l'Église du ciel et de l’Église du purgatoire, c'est en quelque sorte, la fête de l’Église de la terre.

L'office de ce jour est d'une beauté remarquable et nous montre dans nos temples d'après la sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de DIEU, un lieu saint et terrible, une image de la céleste Jérusalem, la porte du ciel.

Tout, en effet, dans ces saints lieux, est fait pour nous inspirer la plus profonde vénération : les Fonts sacrés du baptême où nous avons été régénérés ; le saint Tribunal où le pardon divin descend sur nos âmes à la parole du prêtre ; la Chaire de vérité du haut de laquelle la parole de DIEU se fait entendre; la Table sainte, où nous recevons le pain des anges ; l'autel où s'immole l'Agneau qui efface les péchés du monde ; le Tabernacle où réside le Roi immortel des siècles ; enfin les croix, les tableaux, les images, les emblèmes religieux qui ornent les murailles.

Il n'est pas jusqu'aux pierres de ces édifices vénérables qui ne parlent à nos âmes et ne nous rappellent que nous sommes les pierres vivantes du temple mystique qui est l'Esprit-Saint lui-même. — Comment se fait-il donc que nos temples soient si déserts, qu'on y entre avec un esprit si mondain, qu'on s'y tienne d'une manière si vulgaire ou si dissipée, qu'on y prie si machinalement, qu'on néglige tant de moyens de salut offerts par DIEU dans ces asiles sacrés?

Faisons réparation au SEIGNEUR, et n'oublions jamais la sainteté des temples chrétiens.

Pratique : N'entrez jamais dans les églises sans vous pénétrez des pensées de la foi.
 
Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

 

lundi 7 décembre 2020

8 Déc: IMMACULÉE CONCEPTION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église ; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles. 

Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers, à la parole du pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard. L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858 ; Marie venait dire au monde : "Je suis l'Immaculée Conception !" 

Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde : par son Immaculée ConceptionMarie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre. 


Par son Immaculée Conception, elle est le lys parmi les épines. Par son Immaculée Conception, elle est la toison de Gédéon, tour à tour demeurant seule sèche au milieu de la terre couverte de rosée, ou seule humectée de rosée au milieu de la terre demeurée sèche...

Comment pourrait-on raisonnablement supposer Marie un instant souillée du péché originel? La Mère de DIEU devait être une demeure toute pure, un tabernacle sans tache pour le Fils de DIEU. Si la gloire des parents rejaillit sur leurs enfants, il en est ainsi de leur déshonneur; la tâche originelle, en Marie, rejaillirait donc sur JÉSUS-CHRIST Lui-même, ce qu'on ne peut admettre sans faire injure à la sagesse de DIEU.


                                      

Non, satan n'eût jamais pu dire au SAUVEUR : « Toi qui prétends vaincre ma puissance, souviens-toi que j'ai régné sur ta Mère. » L’Immaculée Conception est digne de DIEU, digne de JÉSUS-CHRIST, digne de Marie. Cette grâce insigne établit déjà Marie, dès le commencement de son existence, dans un ordre à part. 

L'homme qui naît souillé du péché originel est sujet à la concupiscence ; Marie doit être exempte de tout penchant au mal-, ses sens aussi bien que sa volonté tendent parfaitement à DIEU; en elle, nul péché, même involontaire; si JÉSUS est impeccable par nature, Marie est impeccable par grâce; en Marie enfin, nulle imperfection : « Vous êtes toute belle, est-il écrit, et il n'y a point de tâche en vous. » 



Ô vérité consolante pour nous ! Si Marie n'a jamais subi en aucune manière les atteintes du démon, comme, à notre prière elle saura nous rendre forts contre lui ! Si elle n'a jamais connu l'ombre du péché, comme elle sera puissante pour nous en préserver ou nous en délivrer !

Gloire à DIEU dans 
l'Immaculée Conception de Marie !

Pratique : Répétez souvent : Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. 

    

                                                              "Ô Marie conçue sans péché,
                                                priez pour nous qui avons recours à Vous

 

dimanche 6 décembre 2020

7 Décembre : SAINT AMBROISE, Évêque, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)
 
Saint Ambroise était fils d'un préfet des Gaules ; il naquit vers l'an 335. Étant encore au berceau, il dormait un jour, quand soudain des abeilles vinrent voltiger autour de lui et pénétrèrent dans sa bouche ouverte, puis s'élevèrent bien haut vers le ciel : c'était le présage de son éloquence et de sa grandeur futures.

Quelques années plus tard il prédit lui-même, sans peut-être le comprendre, son avenir ; car s'étant aperçu que sa mère et sa sœur baisaient la main de l'évêque à l'église, il leur dit naïvement : « Baisez-moi aussi la main, je serai évêque un jour. » 

Ambroise était gouverneur de Milan, quand le peuple réuni à l'église, semblait prêt à faire une sédition pour obtenir un évêque, dont il était privé depuis vingt ans par la faute des hérétiques. Le magistrat se rendit à l'église pour calmer la foule ; mais voici qu'un enfant l'interrompit et cria : « Ambroise évêque! »

C'était la voix du Ciel ; celle du peuple y répondit, et le temple retentit de ce cri répété avec enthousiasme « Ambroise évêque ! Ambroise évêque ! » Ambroise proteste ; il objecte qu'il n'est que catéchumène, il se fraye un passage à travers la foule et s'esquive en son palais; mais la foule le suit, déjoue tous ses stratagèmes et répète cent fois le même cri. 

Il s'enfuit à cheval pendant la nuit, mais perd son chemin, et à son grand étonnement se retrouve le matin à son point de départ. On sait comment le nouvel évêque comprit la mission qu'il avait reçue d'une manière si providentielle. Ambroise fut le fléau des hérétiques et le vaillant défenseur de la vraie foi. 

Parmi toutes ses vertus, l'énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Un jour on vient lui apporter un ordre injuste qu'on avait fait signer à l'empereur Valentinien : « Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu'un évêque ne livrera jamais le temple de DIEU. » Bientôt il apprend que les hérétiques, soutenus par l'autorité, vont s'emparer de deux basiliques : « Allez, s'écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples sacrés que l'évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège. » 

Le fait le plus célèbre, c'est le châtiment qu'il osa imposer à l'empereur Théodose. Ce prince, les mains encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présente au seuil du temple. Mais Ambroise était là : "Arrêtez, lui dit-il; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence."

Le grand évêque, le savant docteur, l'orateur éloquent, le saint, rendit son âme à DIEU le 4 avril 375.


Pratique:
 Soyez indulgent, mais juste, et ne cédez jamais les droits de DIEU; évitez la faiblesse de caractère, si commune en nos jours troublés. 


                        "Ô Marie conçue sans péché, 
                     priez pour nous qui avons recours à Vous"

 

samedi 5 décembre 2020

6 Décembre : SAINT NICOLAS, Évêque de Myre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT NICOLAS fut le fruit des prières de ses pieux parents ; il naquit à Patare, en Lycie. Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance ; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner, et l'on rapporte même que, le vendredi et le samedi, il ne prenait qu'une fois le sein de sa nourrice.

Il avait un oncle évêque, qui voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : " II sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de JÉSUS-CHRIST."

Une de ses premières œuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu ; il les dota toutes trois, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration surprit la main du bienfaiteur.

Après un pèlerinage aux Lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs dont il était menacé dans son pays. Mais la Providence lui fit précisément trouver là ce qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder : « Nicolas, se dit-il alors, cette dignité requiert une autre vie ; jusqu'ici tu as vécu pour toi, maintenant il faut vivre pour les autres; si tu veux que ta parole persuade ton troupeau, montre-lui l'exemple, et donne par tes œuvres l'efficacité à tes paroles".

II ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait.

Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales. Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

Peu de saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours.

Il est surtout légendaire entre mille, pour le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menus, pour être mêlés à la viande de son commerce.

Saint Nicolas mourut le 6 décembre 342. On l'honore comme le patron des écoliers.

Pratique: Comprenez l'importance d'une éducation chrétienne, et procurez-la aux enfants quand vous le pouvez.


                              "Ô Marie conçue sans péché,
                              priez pour nous qui avons recours à Vous"

 

vendredi 4 décembre 2020

5 Décembre : SAINT SABAS, abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Sabas, né en 439 près de Césarée, en Cappadoce, de parents nobles et pieux, fut mis à l'âge de cinq ans sous la tutelle d'un oncle fort méchant ; il s'enfuit et se réfugia dans un couvent.

C'était la Providence qui avait conduit ses pas; il embrassa généreusement toutes les saintes rigueurs de la vie monastique. Dix ans plus tard, le désir de visiter les Lieux sanctifiés par la vie mortelle du SAUVEUR le conduisit à Jérusalem.

Ayant fait son pèlerinage, il résolut de se fixer au milieu des célèbres anachorètes de la Palestine et vécut jusqu'à l'âge de trente ans sous la direction du saint solitaire Théoctiste. Mais il lui semblait que DIEU demandait de lui davantage et croyant n'avoir encore rien fait, il s'enfonça dans la solitude voisine pour y vivre avec DIEU seul.

Renfermé dans une petite grotte, il y passait cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, uniquement appliqué à la prière, au chant des psaumes et au travail manuel. Chaque samedi il apportait au monastère qu'il avait habité tous les paniers qu'il avait tressés, passait le dimanche avec ses frères et revenait à son ermitage.

Plus tard il se retira sur les bords du Jourdain, où le démon le tourmenta par des spectres horribles, des hurlements affreux, des menaces, des coups, et surtout des apparitions séduisantes. Le Saint, armé de la prière, remporta autant de victoires qu'il eut à livrer de combats, jusqu'à décourager son redoutable ennemi.

Sabas, toujours poussé par le désir d'une solitude de plus en plus profonde, se retira sur des rochers abrupts ; il y établit, pour monter et pour descendre, un gros câble à nœuds qui lui servait de rampe. Il lui fallait aller chercher de l'eau à deux lieues de là et la monter sur ses épaules. Sa nourriture consistait uniquement en racines sauvages ; mais en revanche, DIEU nourrissait son âme de l'abondance de ses consolations.

Sabas fut découvert par la vue de la corde qui pendait du rocher, et dès lors sa solitude se changea dans une affluence énorme de pèlerins qui venait lui demander communication des biens célestes dont il était rempli.

Beaucoup demeuraient ses disciples, et il groupa dans la vallée un grand nombre de petites cellules pour les recevoir. De grands saints, attirés par la renommée de ses vertus, vinrent eux-mêmes le visiter pour s'instruire à son école.

DIEU permit que Sabas fût éprouvé par le relâchement, la malveillance et la révolte d'un certain nombre de ses religieux. Il s'arrachait parfois à sa solitude, quand la gloire de DIEU le demandait, et plusieurs fois la cour de Constantinople fut édifiée de ses vertus. Il mourut l'an 532.

Pratique: Défiez-vous du démon, du monde et de vous-même. Ce sont là trois ennemis contre lesquels il faut combattre jusqu'à la mort.



                    “O Marie conçue sans péché 
                        priez pour nous qui avons recours à Vous"

 

jeudi 3 décembre 2020

4 Déc : SAINT JEAN DAMASCÈNE, Docteur de l'Église / SAINTE BARBE (ou BARBARA) Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

JEAN MANSOUR est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes. 

Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail. 

Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem.

Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère


Son principal écrit, la "Source de la connaissance", résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des images saintes lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux topiaires, des hymnes et des poèmes.

C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la Résurrection du SEIGNEUR

Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l’Église en 1890. 

"Ce n’est pas la matière que j’adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s’est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, "le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous"… Cette matière, je l’honore comme prégnante de l’énergie et de la grâce de Dieu." 


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SAINTE BARBE ou BARBARA

Vierge et Martyre



SAINTE BARBE –parfois Barbara- est une sainte très populaire et qui mérite d'être plus connue.  Elle naquit aux environs de Nicomédie et fut martyre vers l'an 255.  Son père, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, avait mis tout son farouche orgueil en cette fille et la gardait avec un soin jaloux.

Prédestinée de DIEU, l'enfant eut malgré la surveillance paternelle, la joie d'être instruite dans la religion chrétienne et consacra sa virginité à JÉSUS-CHRIST.  Dioscore (c'était le nom de son père) ne s'aperçut des sentiments de la jeune fille qu'au moment où elle refusa obstinément le riche mariage dont on lui offrait là perspective. 


Le barbare saisi de fureur, se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite où elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville, en le priant d'user contre elle de toute la rigueur des lois. 


Marcien prit d'abord en pitié cette délicate enfant et l'interrogea doucement, mais il en reçut des réponses qui lui donnèrent peu d'espoir sur le succès de sa procédure.
 Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. JÉSUS la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit son assistance pour de nouveaux combats. 

Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée par des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son SAUVEUR.  Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance : «Moi aussi, je suis chrétienne ! » et elle reçut sans tarder le sanglant baptême du martyre. 


La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. 


Barbe leva les yeux vers le SEIGNEUR et le supplia de protéger son corps contre la profanation des regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge saisi de terreur, se hâta de lui faire trancher la tête. 


Mais Dioscore était là, endurci de plus en plus et au paroxysme de la rage : « C'est à moi de la frapper ! » s'écrie-t-il ; et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui. Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu ; on l'invoque aussi contre la mort subite et sans sacrements. 


Pratique: 
Cherchez à plaire avant tout à DIEU, et aux créatures uniquement pour DIEU.


          "O Marie conçue sans péché, 
              priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 2 décembre 2020

3 Déc : SAINT FRANÇOIS-XAVIER, Apôtre des Indes et du Japon

 

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

François-Xavier naquit dans la Navarre, l'an 1506. Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études, et cherchant à recruter des compagnons d'élite pour jeter les bases de la Compagnie de JÉSUS, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme, en lequel il n'eut pas de peine à reconnaître une âme capable de grandes choses : « Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il perd son âme? » disait-il souvent à Xavier, après avoir gagné sa confiance.

Ce langage tout d'abord ne toucha pas le cœur du jeune ambitieux; mais un jour enfin, la grâce acheva son œuvre, et Xavier fut terrassé comme Ignace. Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels étaient Ignace et Xavier, prononçaient leurs vœux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. Les Jésuites étaient fondés.

Quelques années plus tard Xavier devenu prêtre, sanctifié par les jeûnes et l'oraison, était prêt pour la mission extraordinaire que DIEU lui avait départie. Il avait souvent été averti par des songes mystérieux, qu'il devait être l'apôtre d'innombrables idolâtres. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes ! 


Il commença par un sacrifice héroïque, en passant près du château paternel sans s'y arrêter pour voir sa famille bien-aimée. Son séjour sur le vaisseau fut un véritable apostolat auprès des matelots. En arrivant à Goa, capitale des Indes, il salua avec des larmes de joie cette terre promise après laquelle il soupirait depuis si longtemps. 


Xavier commença par la conversion de Goa, où les Portugais avaient déshonoré le christianisme par tous les vices. Une mission finie, une autre l'appelait ; l'ambition du salut des âmes était insatiable dans son cœur. Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. 


Xavier, par son énergie et le secours de DIEU, triompha de tout ; DIEU lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre, parmi lesquels plusieurs résurrections de morts. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable d'infidèles. 


Son plus beau et son plus difficile triomphe fut la conquête du Japon. 


Il rêvait de convertir la Chine et de rentrer en Europe par les pays du Nord, quand DIEU appela au repos, à l'âge de quarante-six ans, le 2 décembre 1552, cet incomparable conquérant des âmes qu'on a justement surnommé l'Apôtre des Indes et du Japon


Pratique : Allez puiser, comme Saint François Xavier, un zèle ardent au pied des autels.

"O Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 1 décembre 2020

2 Déc : SAINTE BIBIANE (ou VIVIANE) Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)
 
Bibiane naquit à Rome, d'une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père Flavien, préfet de Rome, fut jeté en prison sous Julien l'Apostat, ce tyran misérable qui, après avoir renié la foi chrétienne, voulait faire revivre le paganisme dans l'empire. 

Flavien s'était déclaré contre l'infâme politique de ce prince; aussi fut-il marqué au front d'un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé. Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. 

II ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes.

Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. — Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder JÉSUS-CHRIST ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! » 


A ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur, et son âme, comme une blanche colombe, s'envole dans la céleste patrie. Quant à Bibiane, elle n'était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir; elle employa d'abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. 

Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit. Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds.

Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens; mais il est écrit que DIEU veille sur les restes de ses saints. Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille vénérable et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.
 

Pratique La terre n'est qu'une vallée de larmes ; soupirez après la patrie céleste, vous souvenant de la belle parole de saint Paul : "Un instant de légères souffrances nous acquiert un poids immense de gloire."   

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"