mercredi 24 décembre 2025

25 DÉCEMBRE : LE SAINT JOUR DE NOËL - NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée".
(Saint François de Sales)



 
NOËL! NOËL! Tel était le cri de joie de nos pères à cette époque où la foi régnait vive et ardente au cœur des familles, des institutions et de la société entière. Ce cri s'est bien affaibli de nos jours, où la naïveté de la foi tend à disparaître de plus en plus. Cependant la fête de Noël est encore, de toutes les fêtes chrétiennes, peut-être la plus aimée et la plus populaire.
 
 
DIEU Se sert des événements en apparence les plus indifférents pour parvenir à Ses fins. Marie habitait Nazareth, et les prophètes annonçaient que le MESSIE devait naître à Bethléem. Mais voici qu'un édit de César-Auguste ordonne à tous les habitants de la Judée d'aller, à une époque déterminée, se faire enregistrer dans leur ville natale.

Bethléem était le lieu de la naissance de Joseph ; c'est donc là que se dirigèrent les saints époux ; c'est là, conformément à l'annonce des prophètes, que JÉSUS va faire son apparition dans ce monde. Quelle naissance pour un DIEU ! Joseph cherche une hôtellerie, mais il n'y en a point pour des gens si pauvres ; on les rebute, on les dédaigne, et ils sont contraints de chercher asile dans une étable isolée.
 

C'est là, au milieu de la nuit, que Marie donne miraculeusement naissance à JÉSUS ; c'est là que le doux SAUVEUR reçoit les premières adorations, là qu'on lui prodigue les premiers baisers et les premières caresses, là qu'il verse ses premières larmes ! Marie prend l'Enfant dans ses bras, le couvre de pauvres langes et le couche doucement dans une froide crèche. Ô premiers instants que Marie et Joseph passèrent aux pieds de JÉSUS, comme vous fûtes pour eux précieux et pleins de charmes !


Puissions-nous goûter un peu de cette joie et de ces charmes en allant visiter dans notre église la représentation d'un si grand mystère ! Les joies de la terre sont fugitives ; la joie de Marie et de Joseph près de JÉSUS ne fait que s'accroître à mesure qu'ils voient l'humble berceau entouré de merveilles.  JÉSUS est né, et voici que les cieux retentissent de chants d'allégresse ; les anges entonnent à l'envi le cantique du triomphe : « Gloire à DIEU au plus haut des cieux ! » le cantique de la paix : "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !"
 
 
JÉSUS est né, et aussitôt de pauvres bergers,  avertis par les anges, vont adorer dans ce petit enfant le RÉDEMPTEUR d'Israël.  JÉSUS est né, et bientôt les princes de l'Orient, conduits par une étoile, apportent leurs hommages à ses pieds. Saluons Noël avec allégresse quand il revient clore nos années si souvent assombries par les tristesses de la vie ! Saluons Noël, aurore de la paix et du salut.

Pratique : Appliquez-vous à acquérir et à développer en vous les vertus dont JÉSUS vous donne l'exemple dans sa naissance : l'humilité, le détachement, l'esprit de pauvreté.

                                   "Ô Marie conçue sans péché,
                     priez pour nous qui avons recours à Vous"
                                             
                                                         
NOËL NOUVELET 
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Noël

par Théophile Gautier
Le ciel est noir, la terre est blanche ;
– Cloches, carillonnez gaîment ! –
Jésus est né : la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid ;
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le bœuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers :  » Noël ! Noël !  »

mardi 23 décembre 2025

24 Déc : SAINT DELPHIN, Évêque / SAINTE TARSILLE et SAINTE ÉMILIENNE, Vierges

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)
 


On ne sait rien de SAINT DELPHIN avant son épiscopat. Il se montra plein de zèle contre les hérétiques. C'est lui qui baptisa saint Paulin après sa conversion au christianisme, et l'on voit Paulin lui écrire des lettres où il l'honore comme un père dévoué et un maître d'une haute sagesse. Il mourut le 24 décembre 403.

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SAINTE TARSILLE et SAINTE ÉMILIENNE
Vierges

TARSILLE et ÉMILIENNE étaient deux tantes paternelles de saint Grégoire le Grand, et c'est ce saint pape qui nous raconte leur touchante histoire. Elles renoncèrent ensemble au monde, ensemble consacrèrent à DIEU leur virginité, et demeurèrent dans leur maison comme dans un couvent.

Elles avaient une sœur nommée Gordienne, qui avait pris les mêmes engagements, mais était retombée peu à peu dans l'amour du siècle, au grand chagrin de Tarsille et d'Emilienne. Elles la reprenaient avec douceur, mais l'esprit inconstant de Gordienne oubliait bien vite leurs charitables leçons.

Tarsille, étant la plus assidue à l'oraison, la plus généreuse dans les voies de la mortification, arriva bientôt à un éminent degré de sainteté.  Elle eut un jour une vision, où saint Félix son aïeul, lui apparut et, lui montrant un palais d'une splendeur merveilleuse, lui dit : « Venez avec moi dans ce lieu de lumière. »

Le lendemain elle fut saisie d'une fièvre qui la conduisit en peu de temps au tombeau. A l'heure de son agonie elle éleva tout à coup la voix et dit à ceux qui entouraient sa couche : "Retirez-vous et faites place; je vois JÉSUS qui vient à moi." Et tandis qu'elle fixait l'objet de sa vision, son âme fut délivrée des liens du corps. L'odeur dont la chambre fut remplie confirma la vision que la vierge avait eue avant de mourir.

Quand on lava son corps avant de l'ensevelir, on remarqua que ses genoux et ses coudes étaient recouverts d'une croûte épaisse et dure, témoignage de ses longues prières. Peu de jours après, Tarsille apparut à Emilienne et lui dit : « Ma sœur, Tenez, je n'ai point célébré avec vous la naissance du SEIGNEUR, mais nous ferons ensemble la fête de l’Épiphanie. — Si vous m'appelez seule, répondit Emilienne, que deviendra notre sœur Gordienne? — Venez, vous dis-je, reprit Tarsille avec tristesse; Gordienne est décidée à rester avec les mondains. »

Après cette vision, Émilienne tomba malade et mourut avant la fête de l’Épiphanie. Saint Grégoire rappelle, à propos des trois sœurs, que celui-là seul qui aura persévéré sera sauvé, et que rien ne sert de commencer, si l'on n'achève l'œuvre de son salut.

La vertu demande des sacrifices ; ceux qui manquent de courage pour les accomplir sont bien à plaindre! Qu'il est triste de penser que,  même dans les familles, il y aura des élus et des réprouvés.
 
Pratique : Craignez le relâchement et l'abus des grâces de DIEU.

                                       "Ô Marie conçue sans péché, 
                         priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 22 décembre 2025

23 Déc : Temps de l'Avent : "O EMMANUEL" / SAINT SERVULE, Infirme et Mendiant

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


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Dernière des Antiennes de l'Avent  

(23 décembre)

 
O Emmánuel, * Rex et lég ifer noster, exspectátio Géntium, et Salvátor eárum : veni ad salvándum nos, Dómine, Deus noster.

O Emmanuel, * notre Roi et notre Législateur, Attente des Nations et leur Sauveur : venez nous sauver, Seigneur notre Dieu.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique


Pour l’introduction de Dom Guéranger aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.

O Emmanuel ! Roi de Paix ! Vous entrez aujourd’hui dans Jérusalem, la ville de votre choix ; car c’est là que vous avez votre Temple. Bientôt vous y aurez votre Croix et votre Sépulcre ; et le jour viendra où vous établirez auprès d’elle votre redoutable tribunal. Maintenant, vous pénétrez sans bruit et sans éclat dans cette ville de David et de Salomon. Elle n’est que le lieu de votre passage, pour vous rendre à Bethléhem. Toutefois, Marie votre mère, et Joseph son époux, ne la traversent pas sans monter au Temple, pour y rendre au Seigneur leurs vœux et leurs hommages : et alors s’accomplit, pour la première fois, l’oracle du Prophète Aggée qui avait annoncé que la gloire du second Temple serait plus grande que celle du premier. Ce Temple, en effet, se trouve en ce moment posséder une Arche d’Alliance bien autrement précieuse que celle de Moïse, mais surtout incomparable à tout autre sanctuaire qu’au ciel même, parla dignité de Celui qu’elle contient. C’est le Législateur lui-même qui est ici, et non plus simplement la table de pierre sur laquelle la Loi est gravée. Mais bientôt l’Arche vivante du Seigneur descend les degrés du Temple, et se dispose à partir pour Bethléhem, où l’appellent d’autres oracles. Nous adorons, ô Emmanuel ! Tous vos pas à travers ce monde, et nous admirons avec quelle fidélité vous observez ce qui a été écrit de vous, afin que rien ne manque aux caractères dont vous devez être doué, ô Messie, pour être reconnu par votre peuple. Mais souvenez-vous que l’heure est près de sonner, que toutes choses se préparent pour votre Nativité, et venez nous sauver ; venez, afin d’être appelé non plus seulement Emmanuel, mais Jésus, c’est-à-dire Sauveur.

GRANDE ANTIENNE A JÉRUSALEM.
O Jérusalem ! ville du grand Dieu, lève les yeux autour de toi, et regarde ton Seigneur ; car il va bientôt venir te délivrer de tes liens. 

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique


Pour l’introduction de Dom Pius Parsch aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.
Maintenant tout va s’accomplir
Le jour qui précède la vigile de Noël nous offre deux chants précieux de l’Avent.
Certitude joyeuse. — Au lever du soleil, l’Église chante, comme dans un soupir de joie après une longue attente :
Ant. au Bénédictus Voici que sont accomplies * toutes les choses que l’Ange a dites de la Vierge Marie.
Là aussi, nous avons un trait merveilleux de notre liturgie. Après les jours d’attente anxieuse, la calme certitude de l’accomplissement pénètre dans l’âme.
La dernière antienne O est chantée à Vêpres :
Dans le peuple de Dieu, parmi les Gentils, dans la nature, il s’est manifesté et annoncé, maintenant il vient et il reste avec nous comme Emmanuel. Le divin Roi nouveau-né, dans sa crèche, est l’attente des peuples mais aussi l’accomplissement des prophéties. La nuit prochaine nous apportera l’Emmanuel notre Roi et notre législateur.

Dom Adrien Nocent, Contempler sa Gloire

Pour l’introduction de Dom Nocent aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.
Cette antienne reprend le même thème que la précédente. Notre vrai législateur c’est le Christ qui nous a fait échapper au joug de la Loi. Juifs et païens réunis l’attendent comme leur roi et leur sauveur.
[1] Is. 7, 14 & 8, 8.
[2] Is. 33, 22.
[3] Gen. 49, 10.


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SAINT SERVULE
Infirme et Mendiant
(+ 570)

SAINT SERVULE fut un parfait modèle de soumission à la volonté divine; il serait difficile d'en présenter un plus consolant aux personnes affligées par la pauvreté, les maladies et les autres misères de la vie.

C'est saint Grégoire le Grand qui nous raconte son édifiante histoire : «Nous avons vu, dit-il, sous le portique qui mène à l'église Saint-Clément, un pauvre homme nommé Servule, que tout le monde à Rome a connu comme nous. 

Il était privé de tous les biens de ce monde ; une longue maladie l'avait réduit à un état pitoyable : depuis sa jeunesse, il était paralysé de tous ses membres.  Non seulement il ne pouvait se tenir debout, mais il était incapable de se soulever de son lit; il ne pouvait ni s'asseoir, ni se tourner d'un côté ou d'un autre, ni porter la main à sa bouche. Rien en lui n'était sain que les yeux, les oreilles, la langue, l'estomac et les entrailles.

Cet infortuné, instruit des mystères de la religion, méditait sans cesse sur les souffrances du SAUVEUR; aussi ne se plaignait-il jamais. Il était environné des soins de sa mère et de son frère. Ni la mère ni les enfants n'avaient jamais fait aucune étude ; cependant le paralytique s'était fait acheter des livres pieux, en particulier les psaumes et les saints Évangiles ; et il demandait aux religieux qui venaient le visiter sur son grabat de lui en faire des lectures.

Il apprit ainsi par cœur les psaumes et les évangiles ; il passait les jours et une partie des nuits à les chanter, à les réciter, à les méditer, et sans cesse il remerciait le SEIGNEUR de l'avoir pris pour une victime associée aux douleurs et aux souffrances de JÉSUS-CHRIST. Beaucoup d'aumônes affluaient à la cabane du paralytique, en sorte qu'il se trouvait véritablement riche en sa pauvreté.  Aussi pouvait-il à son tour, faire des aumônes. 

Après avoir prélevé ce qui était rigoureusement nécessaire à sa subsistance et à celle de sa mère, il donnait tout le reste aux indigents, qui se rassemblaient souvent près de lui pour s'édifier de sa parole et de ses vertus. Son lit de douleur était une chaire de prédication d'où il convertissait les âmes.  Quand le temps fixé par DIEU pour récompenser sa patience et mettre un terme à sa douloureuse vie fut arrivé, Servule sentit la paralysie attaquer les parties vitales de son corps, et il se prépara à la mort. 

Au dernier moment, il pria les assistants de réciter les psaumes avec lui. Tout à coup il poussa un grand cri : « Ah ! N'entendez-vous pas cette mélodie qui résonne dans le ciel !» A ce moment son âme s'échappa de son corps, lequel répandit, jusqu'au temps de sa sépulture, une odeur merveilleuse. 

— Admirons la bonté de DIEU, qui a voulu donner des modèles aux hommes pour toutes les situations de la vie. Les mendiants, les infirmes, ont eux-mêmes leurs admirables modèles et leurs saints protecteurs.

Pratique: Supportez avec résignation les maladies et toutes les épreuves corporelles.

     "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 21 décembre 2025

22 Déc : Temps de L'AVENT " O REX GENTIUM" / SAINT ISKYRION, Martyr / LA BIENHEUREUSE MARIE MANCINI, Veuve, Religieuse

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

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 Antienne du 22 Décembre 

 

O Rex Géntium, * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.
Roi des Nations, * et objet de leurs désirs. Pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples: venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Pour l’introduction de Dom Guéranger aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.

O Roi des nations ! Vous approchez toujours plus de cette Bethléhem où vous devez naître. Le voyage tire à son terme, et votre auguste Mère, qu’un si doux fardeau console et fortifie, va sans cesse conversant avec vous par le chemin. Elle adore votre divine majesté, elle remercie votre miséricorde ; elle se réjouit d’avoir été choisie pour le sublime ministère de servir de Mère à un Dieu. Elle désire et elle appréhende tout à la fois le moment où enfin ses yeux vous contempleront.  Comment pourra-t-elle vous rendre les services dignes de votre souveraine grandeur, elle qui s’estime la dernière des créatures ? Comment osera-t-elle vous élever dans ses bras, vous presser contre son cœur, vous allaiter à son sein mortel ? Et pourtant, quand elle vient à songer que l’heure approche où, sans cesser d’être son fils, vous sortirez d’elle et réclamerez tous les soins de sa tendresse, son cœur défaille et l’amour maternel se confondant avec l’amour qu’elle a pour son Dieu, elle est au moment d’expirer dans cette lutte trop inégale de la faible nature humaine contre les plus fortes et les plus puissantes de toutes les affections réunies dans un même cœur. 


Mais vous la soutenez, ô Désiré des nations ! Car vous voulez qu’elle arrive à ce terme bienheureux qui doit donner à la terre son Sauveur, et aux hommes la Pierre angulaire qui les réunira dans une seule famille. Soyez béni dans les merveilles de votre puissance et de votre bonté, ô divin Roi ! et venez bientôt nous sauver, vous souvenant que l’homme vous est cher, puisque vous l’avez pétri de vos mains. Oh ! Venez, car votre œuvre est dégénérée ; elle est tombée dans la perdition ; la mort l’a envahie : reprenez-la dans vos mains puissantes, refaites-la ; sauvez-la ; car vous l’aimez toujours, et vous ne rougissez pas de votre ouvrage.

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SAINT ISKYRION

Martyr



Saint Iskyrion fut martyr en Égypte, l'an 253, sous la persécution de l'empereur Dèce. Il servait un officier en qualité d'homme d'affaires; son maître apprenant qu'il était chrétien, voulut le forcer à sacrifier. 

Mais le chrétien, qui avait appris à être juste envers les hommes, savait aussi ce qu'il devait à DIEU.  Après divers mauvais traitements, son cruel bourreau lui enfonça dans les entrailles un pieu aiguisé que, dans sa fureur, il trouva sous sa main.


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LA BIENHEUREUSE MARIE MANCINI 

Veuve, Religieuse


 
Catherine Mancini fille d'une haute famille de Pise, étant encore au berceau, vit son Ange gardien et en reçut un avertissement qui préserva ses jours. Quelques temps après, elle en eut une seconde visite, et dès lors il s'établit entre l'âme virginale de l'enfant et l'esprit bienheureux un mystérieux échange de prières et de grâces. C'est à cette école que Catherine apprit les secrets de l'amour divin. 

Elle eût désiré n'être épouse que de JÉSUS-CHRIST, elle fut obligée au mariage par son père; mais elle perdit en peu de temps son mari et deux petits enfants. Contrainte à une seconde alliance, Catherine, malgré son attrait pour la vie religieuse, obéit de nouveau. DIEU saura tirer Sa gloire de son obéissance et purifier cette âme d'élite par le sacrifice. 

En quelques années, elle fut entourée d'une nombreuse famille. Au milieu des occupations, des fatigues, des peines que lui donnaient le soin de sa maison et l'éducation de ses enfants, elle sut, par un emploi actif et minutieux de tous ses instants, trouver le loisir de s'entretenir avec DIEU dans la plus haute contemplation. 

Sa charité était inépuisable; jamais un pauvre ne frappait en vain à sa porte. Elle se plaisait surtout à soulager les malades, à panser leurs plaies, à leur distribuer, avec des aumônes, des paroles de paix et de consolation. 

DIEU l'éprouva encore par les pertes bien douloureuses de ses six enfants et de son époux lui-même. Elle rejeta dès lors toute alliance terrestre, fit vœu de jeûner quatre fois la semaine, de prendre chaque jour une rude discipline, et de ne se permettre un léger repos que sur un lit de planches. 

Bientôt même elle quitta le monde pour entrer au cloître, dans l'Ordre des Sœurs de Saint-Dominique. Désormais elle s'appellera sœur Marie. Là elle se distingue par d'héroïques excès de pénitence, qui lui méritent des visions célestes, et par un zèle admirable pour la délivrance des âmes du purgatoire. 
 
Pratique. Invoquez souvent votre ange gardien; qu'il soit habituellement présent à votre souvenir. Quoi de plus doux et de plus salutaire que la compagnie des Anges ?

    "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 20 décembre 2025

21 Déc : Temps de l'Avent : "O ORIENS" / SAINT THOMAS, Apôtre

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

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Ô Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort. »


Divin Soleil, ô Jésus ! vous venez nous arracher à la nuit éternelle : soyez à jamais béni ! Mais combien vous exercez notre foi, avant de luire à nos yeux dans toute votre splendeur ! Combien vous aimez à voiler vos rayons, jusqu'à l'instant marqué par votre Père céleste, où vous devez épanouir tous vos feux ! Voici que vous traversez la Judée ; vous approchez de Jérusalem ; le voyage de Marie et de Joseph tire à son terme. Sur le chemin, vous rencontrez une multitude d'hommes qui marchent en toutes les directions, et qui se rendent chacun dans sa ville d'origine, pour satisfaire à l'Edit du dénombrement. De tous ces hommes, aucun ne vous a soupçonné si près de lui, ô divin Orient ! Marie, votre Mère, est estimée par eux une femme vulgaire ; tout au plus, s'ils remarquent la majesté et l'incomparable modestie de cette auguste Reine, sentiront-ils vaguement le contraste frappant entre une si souveraine dignité et une condition si humble ; encore ont-ils bientôt oublié cette heureuse rencontre. S'ils voient avec tant d'indifférence la mère, le fils non encore enfanté  à  la  lumière visible, lui donneront-ils une pensée ? Et cependant ce fils, c'est vous-même, ô Soleil de justice ! Augmentez en nous la Foi, mais accroissez aussi l'amour. Si ces hommes vous aimaient, ô libérateur du genre humain, vous vous feriez sentir à eux ; leurs yeux ne vous verraient pas encore, mais du moins leur cœur serait ardent dans leur poitrine, ils vous désireraient, et ils hâteraient votre arrivée par leurs vœux et leurs soupirs. O Jésus qui traversez ainsi ce monde que vous avez fait, et qui ne forcez point l'hommage de vos créatures, nous voulons vous accompagner dans le resté de votre voyage; nous baisons sur la terre les traces bénies des pas de celle qui vous porte en son sein; nous ne voulons point vous quitter jusqu'à ce que nous soyons arrivés avec vous à l'heureuse Bethlehem  à cette Maison du Pain, où enfin nos yeux vous verront, ô Splendeur éternelle, notre Seigneur et notre Dieu !
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SAINT THOMAS
Apôtre

SAINT THOMAS était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du cœur et du dévouement. 

Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant sa Passion, JÉSUS veut retourner en Judée ; les apôtres lui rappellent les menaces de ses ennemis. Thomas seul s'écrie : « Eh bien ! Allons et mourons avec Lui ! » 

Voilà le dévouement du cœur de l'apôtre. Après sa résurrection, le SAUVEUR était apparu à plusieurs de Ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement : « Je ne le croirai pas avant d'avoir mis mes doigts dans Ses plaies. » Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. 

Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime, et le bon SAUVEUR répondit à son défi. Que fit alors Thomas? Nous le savons ; un cri du cœur s'échappa de ses lèvres : « Mon SEIGNEUR et mon DIEU ! » DIEU permit l'hésitation de cet apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de JÉSUS-CHRIST. 

Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerne la Résurrection. — Quand les apôtres se partagèrent le monde, le pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de JÉSUS parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le baptême et les associa à son ministère.

Partout, sur son passage, l'apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques. Quand, au XVIe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas

Un miracle de l'apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'apôtre ; il fut percé d'une lance devant une croix où il priait, et on l'accabla de pierres et de flèches. 

Remarquons, pour notre encouragement et notre consolation, la parole que le SAUVEUR adresse à saint Thomas après avoir éclairé ses doutes : "Bienheureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru! ". Heureux sommes-nous donc, si nous croyons d'une foi simple, prompte et entière tous les mystères de la religion. Nous trouverons dans cette foi, avec le repos de notre esprit dans cette vie, une source de mérites pour l'éternité.

Pratique. Estimez-vous heureux de croire, et agissez vaillamment selon votre foi.

"Ô Marie conçue sans péché,  
                            priez pour nous qui avons recours à Vous"