vendredi 6 mars 2026

6 Mars : CARÊME / MARS, MOIS DE SAINT JOSEPH / SAINTE COLETTE, Vierge / FÉLICITÉ ET SES SEPT FILS, Martyrs à Rome, SAINTE PERPÉTUE et SAINTE FÉLICITÉ, Martyres

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Nicolette, par abréviation Colette, fille d'un charpentier de Corbie, en Picardie, naquit vers la fin du XIVe siècle, et reçut ce nom parce que sa naissance fut le fruit des prières persévérantes de sa mère à Saint Nicolas de Myre.

Une preuve de la prédilection de DIEU sur cette enfant et de sa sainteté précoce, c'est le miracle suivant : La hache pesante de son père lui tomba sur la jambe et la coupa affreusement ; l'enfant entoura quelques instants de son mouchoir le membre ruisselant de sang ; puis quand elle ôta ce faible bandage quelques instants après, la plaie était complètement guérie. 

A dix-huit ans, elle perdit ses parents et crut que DIEU l'appelait à la vie religieuse, mais elle changea plusieurs fois d'Ordre sans trouver sa voie, au point de devenir la risée du monde.

Or, un jour qu'elle priait, elle vit JÉSUS-CHRIST irrité des péchés des hommes, et Saint François d'Assise qui la demandait au SEIGNEUR pour devenir réformatrice des Clarisses et travailler à la conversion des âmes; JÉSUS accepta la demande du Saint.

Doutant d'elle-même et résistant à l'indication céleste, elle devint muette et aveugle, et ne fut guérie qu'après avoir mis la main à l'œuvre que le Ciel lui imposait. Cette œuvre réussit d'une manière admirable, malgré les efforts conjurés du monde et de l'enfer.

Un monastère se fonda, puis deux, puis d'autres encore, où l'on vit refleurir dans toute son austérité la vie des premières filles de Sainte Claire. Colette eut beaucoup à souffrir de la rage des démons, mais elle endura leurs persécutions avec une invincible constance. Son amour pour l'Eucharistie la dédommageait de toutes les épreuves. Elle ne pouvait entrevoir un tabernacle sans éprouver des tressaillements du cœur.

Ses communications avec JÉSUS-EUCHARISTIE étaient si intimes, qu'elle sentait sa présence et son absence. Un jour le prêtre, par erreur, mit de l'eau au lieu de vin dans le calice, et Colette ne se prosterna point à l'élévation du calice, parce qu'il ne pouvait contenir le sang de la Sainte Victime.

Parmi les miracles qu'elle fit, on rapporte la résurrection d'un enfant, et la résurrection d'une de ses religieuses condamnée à l'enfer, qu'elle rappela à la vie le temps nécessaire pour faire sa confession.

A sa bienheureuse mort, arrivée le 6 mars 1447, on entendit dans plusieurs de ses couvents des Anges chanter d'harmonieux cantiques, et son corps répandit une très suave odeur. Les fruits de ses travaux persévèrent encore dans les admirables monastères des ferventes Clarisses réformées.

Pratique : Priez beaucoup pour connaître la volonté de Dieu, et espérez invinciblement la lumière céleste. 

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SAINTE FÉLICITÉ ET SES SEPT FILS, 

SAINTE PERPÉTUE 

Martyrs à Rome 


Sainte Félicité était une dame romaine distinguée par sa vertu et par sa naissance. Mère de sept enfants, elle les éleva dans la crainte du Seigneur. Après la mort de son mari, elle servit Dieu dans la continence et ne s'occupa plus que de bonnes oeuvres.

Ses exemples, ainsi que ceux de sa famille, arrachèrent plusieurs païens à leurs superstitions, en même temps qu'ils encourageaient les chrétiens à se montrer dignes de leur vocation. Les prêtres païens, furieux de l'abandon de leurs dieux, la dénoncèrent.


Elle comparut, avec ses pieux enfants, Janvier, Félix, Martial, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital, devant le juge qui l'exhorta à sacrifier aux idoles, mais reçut en réponse une généreuse confession de foi:

"Malheureuse femme, lui dit-il alors, comment avez-vous la barbarie d'exposer vos enfants aux tourments et à la mort? Ayez pitié de ces tendres créatures, qui sont à la fleur de l'âge et qui peuvent aspirer aux premières charges de l'État.

– Mes enfants, reprit Félicité, vivront éternellement avec Jésus-Christ, s'ils sont fidèles; ils doivent s'attendre à d'éternels supplices, s'ils sacrifient aux idoles. Votre pitié apparente n'est donc qu'une cruelle impiété." Se tournant ensuite vers ses enfants:



"Regardez, leur dit-elle, regardez le Ciel, où Jésus-Christ vous attend avec Ses Saints."

Le juge, prenant les enfants séparément, essaya d'ébranler leur constance. Il commença par Janvier; mais il en reçut cette réponse:

"Ce que vous me conseillez de faire est contraire à la raison; le Sauveur Jésus, je l'espère, me préservera d'une telle impiété." Félix, le second, fut ensuite amené. Comme on le pressait de sacrifier, il répondit:

"Il n'y a qu'un seul Dieu, et c'est à Lui que nous devons offrir le sacrifice de nos coeurs; employez tous les artifices, tous les raffinements de la cruauté, vous ne nous ferez pas trahir notre foi!"

Les autres frères, interrogés, répondirent avec la même fermeté. Martial, qui parla le dernier, dit :"Tous ceux qui ne confessent pas que Jésus-Christ est le vrai Dieu seront jetés dans un feu qui ne s'éteindra jamais." 

L'interrogatoire fini, les Saints souffrirent la peine du fouet et furent ramenés en prison; bientôt ils achevèrent leur sacrifice de différentes manières: Janvier fut frappé jusqu'à la mort avec des fouets garnis de plomb; Félix et Philippe furent tués à coups de massue; Sylvain fut jeté, la tête en bas, dans un précipice. 

Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. Félicité, mère de ces nouveaux Macchabées, subit le martyre la dernière. C’était l’an 150. 


Pratique : N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu. 

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SAINTE PERPÉTUE et SAINTE FÉLICITÉ
 Martyres


Sainte Perpétue venait d’être mère et sainte Félicité allait le devenir lorsqu’elles furent arrêtées à Carthage durant la persécution de Sévère. 

Jetées d’abord en prison, elles unirent leurs prières et leurs larmes afin de ne pas échapper au martyre. « Dieu les exauça ». 

Lorsque le juge leur apprit qu’elles étaient condamnées aux bêtes elles tressaillirent de joie, comme le marchand dont nous parle l’Évangile, car à ce prix, elles allaient acheter le Ciel. 

Elles furent exposées dans l’amphithéâtre à la furie d’une vache féroce et achevées par le glaive, vers l’an 203.

Faisons subir à notre corps et à notre âme le martyre de la pénitence, afin d’obtenir « la perpétuelle félicité » à laquelle font penser, selon l’ingénieuse remarque de saint Augustin, les noms accouplés de ces deux Saintes. 

Ces deux noms sont encore ensemble inscrits au Canon de la Messe.


Sainte Perpétue, femme de haute origine et née à Carthage, avait eu d’abord à subir les violences de son père, qui voulait la détourner d’embrasser la Foi chrétienne. 
Simple catéchumène, elle confessa généreusement sa Foi et put recevoir le Baptême ; elle fut ensuite jetée en prison par ordre de l’empereur Septime-Sévère à l’âge de vingt-deux ans ; son père vint l’y trouver, et comme les menaces étaient infructueuses, il se jeta à ses pieds et la conjura de renier sa Foi, sans rien obtenir. Il revient devant le tribunal, apportant à sainte Perpétue son enfant de quelques mois et lui disant : 
« —Serez-vous insensible aux malheurs de cette innocente créature qui vous doit la vie ? » 
Elle se borna à répondre au magistrat : 
« —Je suis chrétienne, je ne sacrifierai point. » 



Elle fut condamnée aux bêtes, et son supplice différé jusqu’à la célébration des jeux publics en l’honneur de Géta, fils de l’empereur. Consolée par de célestes visions, et délivrant par ses prières l’âme de son frère qui gémissait dans les tourments, elle résista de nouveau au désespoir de son père et aux horribles traitements du tribun chargé de la garde des prisonniers. Enfin, après avoir changé en de saintes agapes le « souper libre » des condamnés, elle marcha au supplice, fut frappée de verges, enveloppée dans un filet,  livrée à une vache furieuse et arrachée aux dernières tortures par la pitié des spectateurs. 
Sainte Félicité, sa compagne, mais esclave, accouchée de la veille, et associée au martyre de sainte Perpétue, fut aussi l’objet de la même pitié dans l’amphithéâtre. 
Ce n’était qu’un court répit.
Ramenées au cirque avec saint Sature et saint Pudens leurs geôliers nouveaux convertis, les deux saintes femmes reçurent la mort de l’épée des gladiateurs, sainte Perpétue dirigeant elle-même sur sa gorge le glaive du bourreau tremblant et inexpérimenté, vers l’an 203 du Sauveur, saint Zéphyrin étant pape et Septime-Sévère empereur romain.
                                   "Ô Marie conçue sans péché,                                   
                           priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 4 mars 2026

5 Mars : Mois de Saint Joseph / SAINT ADRIEN ET SAINT EUBULE, Martyrs / SAINT JOSEPH DE LA CROIX, Franciscain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)


Les deux martyrs ADRIEN et EUBULE,  inébranlables dans la confession de leur foi, furent exposés à un lion, qui les épargna, puis percés à coups d'épée, au commencement du IVe siècle, sous le règne de Dioclétien; ils conquirent ainsi, par quelques instants de souffrance, une palme immortelle. 
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SAINT JOSEPH DE LA CROIX 
de l'ordre de Saint-François 
1654-1734
 

Saint Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption.

La sainteté de sa vie fut bien supérieure encore à la noblesse de sa naissance, et sa jeunesse extraordinairement vertueuse put faire présager quel grand serviteur de DIEU il serait un jour.

Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter les églises et y adorer le SAUVEUR.

Marie avait après JÉSUS toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de DIEU et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes.

Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer. A cet âge où l'enfant suit si facilement les premiers mouvements de la colère, on le voit un jour se mettre à genoux dans la boue et réciter le Pater pour un de ses frères qui l'avait souffleté.

C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre-d'Alcantara. A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent; mais, il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

Sa mortification la plus extraordinaire fut une longue croix d'un pied environ, garnie de pointes aiguës, qu'il s'attachait sur les épaules au point qu'il s'y forma une plaie inguérissable. Il en portait une autre plus petite du même genre sur la poitrine.

Rarement il dormait, et pendant trente ans il s'abstint de toute espèce de liquide. Faut-il s'étonner s'il aimait DIEU d'un si ardent amour?

"Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours". Sa charité pour les pauvres fut plusieurs fois l'occasion de multiplication de pains ; son dévouement pour les malades le porta à demander à DIEU de faire retomber sur lui les souffrances des autres, demande qui fut quelquefois exaucée.

DIEU opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de Saint François d'Assise et de Saint Pierre d'Alcantara. Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont des preuves étonnantes de sa sainteté.

Jean-Joseph mourut dans la joie du SEIGNEUR le 5 mars 1734.

Pratique
. Visitez les malades : Montrez-leur une grande charité.
 

Ô Marie conçue sans péché, sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 3 mars 2026

4 MARS - CARÊME : MOIS DE SAINT JOSEPH / SAINT CASIMIR, Prince de Pologne

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

       qu’entre une musique notée et une musique chantée.
              (Saint François de Sales)


Saint Casimir nous apprend par sa vie comment l'éclat de la chasteté peut s'allier avec celui des grandeurs humaines.

Dès sa jeunesse il eut soin de fuir les faux attraits du monde; son plaisir le plus doux était de passer plusieurs heures de suite au pied des autels et de faire la cour à JÉSUS-CHRIST, le Roi des rois.

Il macérait son corps frêle et délicat par les jeûnes et les disciplines, et souvent il passait les nuits entières sur la terre dure, quelquefois même à la porte des églises, où il priait, le visage contre terre.

La dévotion tendre de Casimir pour JÉSUS crucifié lui faisait verser d'abondantes larmes, à la seule vue d'un Crucifix. Quand il assistait au saint sacrifice de la messe, il n'était pas rare de le voir transporté hors de lui-même au moment où la céleste Victime descendait du ciel entre les mains du prêtre.

Parmi ses vertus, on en loue deux avant toutes les autres : sa charité et sa pureté. Il ne parlait jamais des défauts du prochain. Il avait des paroles enflammées quand il s'entretenait sur la beauté de l'innocence : "Quelle belle vie, s'écriait-il, que celle de l'état de grâce ! C'est la vie des anges et des bienheureux dans le ciel !"

Sa vue seule inspirait la chasteté à ceux qui avaient occasion de converser avec lui. La sauvegarde d'une vertu si extraordinaire était une dévotion peu commune à la Sainte Vierge. Il ne l'appelait que sa Bonne Mère, n'en parlait qu'avec tendresse et dans les termes les plus capables d'inspirer aux autres son ardent amour.

Il a exprimé les pieux sentiments qui débordaient de son âme pour Marie dans une hymne célèbre qui commence ainsi : "Chaque jour, ô mon âme, rends tes hommages à Marie ; célèbre dévotement ses fêtes et chante ses vertus."

Non content de réciter tous les jours cette hymne, il voulut encore être enterré avec elle, et on la trouva, cent vingt ans après sa mort, auprès de ses reliques, dans son tombeau.

Son dévouement aux pauvres et aux malheureux était si grand, qu'il reçut le surnom de Père et défenseur des pauvres et des misérables. A ceux qui lui reprochaient de descendre au-dessous de son rang dans les soins qu'il donnait aux indigents, il répondait : "N'est-ce pas un honneur que de servir JÉSUS-CHRIST dans ses membres? Je mets ma gloire à servir le pauvre le plus abject."

La terre n'était pas digne de posséder un pareil trésor : Casimir était un fruit mûr pour le ciel ; il reçut révélation du jour et de l'heure de sa mort, qui arriva le 4 mars 1483.

Le pieux prince avait vingt-cinq, ans à peine; mais, dans sa courte carrière, il fit plus de bien à son peuple, par l'exemple de ses vertus, que des hommes célèbres pendant un très long règne. La sainteté est plus féconde que le génie.

Pratique :  Mettez votre pureté sous la sauvegarde d'une grande dévotion à la Sainte Vierge. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 2 mars 2026

3 Mars, mois de Saint Joseph / SAINTE CUNÉGONDE, Impératrice

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

   

Mars est le mois du grand Saint Joseph.  Sainte Thérèse d ‘Avila, grande dévote de ce Bon et Puissant Patriarche, nous apprend que nous obtenons de lui tout secours demandé le jour de sa fête,  le 19 mars.

Nous devons encourager de notre mieux chez les autres la dévotion à Saint Joseph. Jésus-Christ et sa Très Sainte Mère  désirent associer Joseph à leur gloire, eux dont la vie sur terre a été protégée par leur tendrement aimé Saint Joseph. Donc plus vite Saint Joseph sera honoré, plus vite le triomphe des Cœurs Unis de Jésus et Marie -et de Joseph- adviendra.


Sainte Cunégonde naquit vers la fin du Xe siècle et fut élevée, par ses nobles parents, dans les sentiments d'une tendre piété. 

Mariée à Saint Henri, roi de Bavière et plus tard empereur, elle avait résolu avec ce prince, avant la célébration du mariage, de vivre dans une continence parfaite. Les deux époux tinrent leur promesse et n'eurent pour but de leur union que de se porter mutuellement à la perfection. 

Cunégonde se montra la mère des pauvres, et comme elle s'était interdit les amusements de la cour, elle trouvait de quoi soulager les malheureux, ériger des évêchés, fonder des monastères et orner les églises. 

DIEU permit, pour éprouver sa patience, qu'elle fût indignement calomniée et que la calomnie, partie de haut, pénétrât jusque dans le peuple, qui n'avait qu'une voix pour flétrir la prétendue hypocrisie de la reine. Henri, connaissant la vertu de son épouse, repoussa d'abord ces rapports avec indignation; mais la perfidie des ennemis de Cunégonde finit par le convaincre et il en vint à mépriser sa sainte épouse et à ne lui plus parler. 

Un jour, la reine eut le courage de l'aborder et de lui protester de sa parfaite innocence; elle fut même la première à proposer de s'en remettre au jugement de DIEU, comme on le tolérait encore à cette époque demi-barbare : "Faites chauffer à blanc, leur dit-elle, douze socs de charrue ; pieds nus, je marcherai sur ces fers ardents, me confiant en la bonté de mon DIEU, qui connaît le fond de mon cœur." 

Le jour venu, les douze socs, chauffés à blanc, furent placés dans la basilique, au milieu d'une foule nombreuse accourue pour être témoin de cet étrange spectacle. La reine allait s'avancer sur ce pavé brûlant, quand Henri lui dit : "Je crois à votre innocence; je vous en prie, ne persistez pas dans votre projet." 

Mais Cunégonde voulait la preuve complète : "Plus ce feu est terrible, plus mon innocence éclatera." dit-elle. 

Levant donc les yeux an ciel, elle s'avança pieds nus sur les fers rouges, en disant : "SEIGNEUR mon DIEU, protégez votre humble servante !" 

Quand elle fut arrivée au douzième, elle y resta debout comme sur un trône d'honneur. La multitude, frémissante, se précipitait pour vénérer la sainte et courageuse reine, et de son côté, Henri se jeta aux pieds de Cunégonde en la suppliant de lui conserver son amour et en jurant de travailler à réparer son erreur jusqu'au dernier jour de sa vie : 

"Ô roi, mon seigneur, dit la reine, c'est DIEU seul qu'il vous faut aimer, et non pas moi ; mon respect et mon affection pour vous sont sans bornes, il en a toujours été ainsi depuis que j'eus l'honneur de devenir votre épouse, et il en sera de même jusqu'au dernier soupir". 

Après la mort de son royal mari, elle entra dans un couvent, où elle prit le voile et vécut jusqu'en 1040, dans la plus parfaite humilité. 

Pratique Dans les calomnies, priez, souffrez, et laissez à DIEU seul votre défense. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 1 mars 2026

2 Mars : Deuxième jour du mois de SAINT JOSEPH / SAINT SIMPLICE, Pape / Le Bienheureux HENRI SUZO, confesseur

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


SAINT SIMPLICE, après avoir été l'ornement du clergé de Rome sous les papes Saint Léon et Saint Hilaire, monta sur la chaire de Saint Pierre en 470 ; il employa tour à tour la douceur et la sévérité pour réprimer les hérésies et les schismes ; il eut à pleurer souvent sur les calamités de l'Église à son époque, et mourut de la mort des Saints en 483. 
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LE BIENHEUREUX HENRI SUZO


Le Bienheureux Henri Suzo naquit en Souabe l'an 1300. Dès son jeune âge il entendit la voix de DIEU et s'ensevelit à treize ans dans un couvent de Dominicains.

Les premières années de sa vie religieuse furent caractérisées par des hésitations continuelles dans le service de DIEU ; le démon tourmenta son cœur par la pensée des plaisirs et des vanités du monde, mais la grâce l'aida victorieusement à triompher de tous ces pièges.

Henri Suzo avait dix-huit ans quand la lumière se fit dans son âme. Un jour, il entendit lire ces paroles de Salomon : "La sagesse est plus éclatante que le soleil, elle est plus belle que l'harmonie des cieux. Aussi je l'ai aimée dès mon enfance, je suis l'adorateur de ses charmes."

A dater de ce jour, plus que jamais il aima la divine sagesse, dont le nom seul faisait éclater ses transports : "Mon cœur est jeune et ardent, se disait-il, il est porté à l'amour ; il m'est impossible de vivre sans aimer ; les créatures ne sauraient me plaire et ne peuvent me donner la paix; oui, je veux tenter fortune et gagner les bonnes grâces de cette divine et sainte Amie dont on raconte des choses si admirables et si sublimes !"

Peu de saints ont eu pour JÉSUS un amour plus vif et plus tendre. Un jour, il prit un canif et, l'amour guidant sa main, il se lacéra la poitrine avec le tranchant, jusqu'à ce qu'il eût formé les lettres du Saint nom de JÉSUS sur son cœur. Alors il s'écria : « Ô amour unique de mon cœur et de mon âme ! Ô mon JÉSUS ! Voyez donc l'ardeur de ma passion pour Vous. Je Vous ai imprimé dans ma chair, mais je voudrais aller jusqu'au centre de mon cœur ; gravez Vous-même Votre Saint Nom au fond de mon cœur avec des lettres éternelles qui ne s'effacent jamais ! »

Rien de plus admirable que la manière dont il sanctifiait ses actions : à table, il s'imaginait être à côté de JÉSUS et reposer parfois sur sa poitrine; il offrait sa nourriture, il présentait son verre à JÉSUS-CHRIST en le priant de les bénir ; le peu qui lui était nécessaire pour étancher sa soif, il le prenait à cinq fois, pour honorer les cinq plaies du SAUVEUR; à chaque bouchée, il s'occupait de quelque sainte pensée.

On pourrait dire que sa vie entière fut un continuel ravissement, une perpétuelle jubilation d'amour, même au milieu des opprobres dont il fut abreuvé. Il alla rejoindre au ciel, le 25 janvier 1365, Celui qu'il avait passionnément aimé sur la terre.

Pratique : Appliquez-vous à une tendre et journalière dévotion pour l'aimable nom de JÉSUS. 

 "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"