dimanche 16 novembre 2008


SAINT MATTHIEU
Apôtre et Martyr (1er siècle) voir 21 septembre

A Capharnaüm, il y avait un poste de douane. Le fonctionnaire qui tenait ce poste s'appelait Lévi ou Matthieu. Il était fils d'Alphée. Un matin, Jésus l'appelle, Matthieu laisse ses registres et suit Jésus. A quelle attente secrète répond-il ainsi ? En tout cas, il explose de joie, suit Jésus, l'invite à dîner, invite ses amis. Le fonctionnaire méticuleux devient missionnaire et, choisi comme apôtre, il sera aussi le premier évangéliste, relevant méticuleusement les paroles et les actions de Jésus. Ce publicain, méprisé par les scribes, est pourtant le plus juif des quatre évangélistes : 130 citations de l'Ancien Testament. Par la suite, la Tradition lui fait évangéliser l'Ethiopie.

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SAINT MARGUERITE
Reine d'Écosse (1046-1093
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SAINTE MARGUERITE
était nièce de saint Étienne de Hongrie. Elle vint au monde en 1046, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.

Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l'exemple d'une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d'estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône. Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l'espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ. Elle avait alors environ vingt-trois ans (1070).

Son premier apostolat s'exerça envers son mari, dont elle adoucit les moeurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur. Convertir un roi, c'est convertir un royaume: aussi l'Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi: la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l'apôtre de sa famille. Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l'amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l'horreur du péché.

L'amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s'accroître dans le coeur de la reine: ce fut peut-être, de toutes les vertus de notre sainte, la plus remarquable. Pour les soulager, elle n'employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière: "La main des pauvres, aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux: c'est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer." Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d'orphelins, qui se pressaient sur ses pas. Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards; l'on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu'à trois cents pauvres. Malcolm se faisait un plaisir de s'associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants. La mort de Marguerite jeta le deuil dans tout le royaume.

Pratique: Ne vous attachez pas aux biens de ce monde. Servez-vous en bien.
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SAINT EDMOND
Archevêque de Cantorbéry
SAINT EDMOND naquit de parents -vertueux, en Angleterre, -vers la fin du XIIe siècle. Un fait merveilleux suffit à peindre son enfance. L'amour de Jésus-Enfant lui était familier; il en reçut la récompense.

Un jour que, se promenant avec quelques camarades, il s'était écarté un peu pour élever son cœur à Dieu et peut-être pour se soustraire à quelques paroles imprudentes, un bel enfant se montra à lui : « Je vous salue, mon cher Edmond, » lui dit-il. Et comme Edmond, interdit, ne répondait pas, le Sauveur ajouta: « Est-ce que vous ne me connaissez pas"? — Non, dit Edmond étonné-, vous devez vous tromper et me prendre pour un autre. — Comment ne me connaissez-vous pas? C'est moi qui suis toujours à côté de vous, à l'école, et je vous accompagne partout où vous allez. Regardez plutôt mon nom sur mon visage. » Edmond leva les yeux et lut ces mots : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs, écrits en caractères éclatants : « Gravez ce nom dans votre cœur, ajouta le divin Enfant; imprimez-le, la nuit, sur votre front : il vous préservera de mort subite, ainsi que tous ceux qui feront de même. II disparut ensuite, laissant Edmond tout embaumé de cette délicieuse vision.

Jeune encore, il fit vœu de chasteté parfaite entre les mains de Marie, pour qui il avait une dévotion toute filiale, et qu'il appelait « sa Souveraine, sa Gardienne, son Épouse, sa Mère ». Edmond étudiait comme s'il eût dû toujours vivre, et il vivait comme s'il eût dû mourir le lendemain.

Il devint si savant, qu'on le considérait comme un prodige, et on lui confia, dans l'université de Paris, une chaire qu'il remplit aux applaudissements de tous.

Toutefois sa sainteté dépassait encore sa science. Il guérit un jour un de ses élèves d'un cruel mal au bras, en lui disant : « Que Notre-Seigneur Jésus-Christ te guérisse » Pendant trois ans, il ne prit jamais de sommeil dans un lit, mais tantôt couché sur un banc, tantôt sur la terre nue.

Son mérite extraordinaire l'ayant élevé au siège de Cantorbéry, il y fit briller toutes les vertus d'un bon pasteur. Il se montra si désintéressé, qu'il ne voulait recevoir aucun présent, disant agréablement qu' "entre prendre et pendre, il n'y a qu'une lettre de différence".

Inflexible défenseur des droits de l'Église, il fut victime de mille outrages et de mille persécutions. Il en était heureux: "Ce sont là, disait-il, des médecines amères, mais utiles à mon âme."

Voyant entravée la liberté de son ministère, il se retira en France et mourut bientôt dans un couvent de Cîteaux, après avoir protesté, en présence de l'Eucharistie, "qu'il n'avait jamais cherché que Dieu et sa volonté." C'était le 16 novembre 1240.

Pratique: Dans vos études ne cherchez que Dieu, sa gloire, le salut des âmes.

samedi 15 novembre 2008

15 NOVEMBRE - SAINTE GERTRUDE / SAINT ALBERT LE GRAND / SAINTE VICTOIRE

SAINT GERTRUDE, issue d'une famille illustre de la haute Saxe, était sœur de sainte Mechtilde, On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines de Rodersdorf, dont elle devint plus tard abbesse, en -1294.

Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps.

Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et des mystères de son adorable vie, c'était avec une telle onction et de si vifs transports d'amour, qu'elle ravissait ceux qui l'entendaient.

Un jour qu'on chantait à l'église ces paroles : « J'ai vu le Seigneur face à face, » elle vit comme une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices qu'aucune langue ne pourrait exprimer.

L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle domptait sa chair et détruisait en elle tout ce qui pouvait s'opposer au règne parfait de Jésus-Christ, surtout par la pratique de l'obéissance.

Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires ; Jésus-Christ grava ses plaies dans le cœur de sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, se présenta devant elle en compagnie de sa Mère et agit en elle comme s'il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance.

Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur ; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu : « L'homme spirituel qui se plaît dans l'état de quiétude, disait-elle, n'a pas fait beaucoup de progrès dans la vertu. »

Le zèle pour le salut des âmes était ardent au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la croix et devant le saint Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse ; sa joie, au contraire, augmentait avec ses douleurs.

Le jour de sa mort étant venu, l'an 1334, elle vit la très sainte Vierge descendre du ciel pour l'assister et pour enchaîner les démons qui cherchaient à l'épouvanter. Au moment où elle mourut, une de ses sœurs vit son âme aller droit au Cœur de Jésus, qui s'ouvrit pour la recevoir.

Pratique: Méditez souvent sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.


SAINT ALBERT LE GRAND (+ 1280)

De ce jeune étudiant issu d'une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues. Il naquit à Lauingen, ville située sur les bords du Danube. Il entra dans l'Ordre des Prêcheurs ou dominicains. Très doué pour les études, il ne passe par inaperçu, et très vite il est chargé d'enseignement tout en poursuivant ses recherches personnelles.

Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l'harmoniser avec la pensée chrétienne. Professeur à Paris, il se prend d'amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d'Aquin, amitié fidèle et sans faille.

Lorsque Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple saint Thomas le suit. Quand son disciple sera accusé d'hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense.

Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l'enseignement, mais il est religieux ; alors par obéissance, il devient provincial dominicain et bientôt évêque de Ratisbonne (Regensburg). Deux années suffisent pour qu'on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études.

Son savoir est quasi encyclopédique (38 volumes) au point qu'on veut en faire un maître de l'ésotérisme.

Mais sa foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie : "C'est pourquoi on le dit Notre Père, il n'est pas de prière douce et familière qui commence d'une manière plus familière et plus douce", écrit-il dans son commentaire de saint Matthieu. L'Eglise l'a proclamé docteur de l'Eglise et patron des scientifiques.

"Seigneur Jésus-Christ, écoutez la voix de notre douleur. Dans le désert des pénitents, nous crions vers vous pour n’être pas séduits par de veines paroles tentatrices sur la noblesse de la famille, le prestige de l’Ordre, le brillant de la science."

(Prière de saint Albert)


SAINTE VICTOIRE
Martyre des premiers siècles


A Hippone (près de l'actuel Bône, Algérie) on vénérait 20 martyrs des premiers siècles parmi lesquels saint Augustin cite, dans un sermon prononcé le jour de leur fête, vers 400, une sainte Victoire. C'est le seul témoignage, mais de valeur, que l'on ait sur elle.

vendredi 14 novembre 2008

14 NOVEMBRE / SAINT DIDACE / SAINT SIDOINE / SAINT GREGOIRE PALAMAS


SAINT DIDACE naquit en Espagne, au commencement du XVe siècle. Après une enfance remarquable par sa piété, il se retira quelques années, avec un saint prêtre, dans un petit ermitage, où il s'adonna complètement à la pénitence et à la contemplation.

Quand il entra, plus tard, dans l'ordre de Saint-François, il était déjà de taille à donner l'exemple aux plus parfaits. Parmi les traits de sa mortification, on raconte qu'il se jeta, un jour d'hiver, dans un étang glacé, pour éteindre les ardeurs de la concupiscence.

L'oraison était sa vie et son bonheur. Il y employait tout le temps que l'obéissance ne réclamait pas pour d'autres occupations; aussi recevait-il, dans ce colloque perpétuel avec Dieu, des communications si merveilleuses, que les plus savants religieux en étaient pleins d'admiration.

Il avait une charité toute spéciale pour les malades. « Son cœur, dit son historien, était un hôpital bien plus vaste que les établissements bâtis par les papes et les rois pour recevoir toutes les misères humaines. Il y recevait tout le monde, et il n'y avait point de malades qu'il ne secourût avec un empressement admirable, si l'obéissance le permettait. Jamais leur mauvaise humeur ni l'infection de leurs plaies ne le rebutaient; plus d'une fois même on l'a vu baiser avec respect les plus dégoûtants ulcères. »

L'objet le plus ordinaire de ses pensées était la Passion de son Sauveur crucifié. Il la méditait souvent, les bras étendus en croix, ou tenant un crucifix de bois entre ses mains, et ses aspirations étaient alors si véhémentes, que l'âme soulevait quelquefois le corps de terre et le tenait longtemps suspendu.

Sa dévotion n'était pas moins grande envers l'adorable sacrement de nos autels. Il servait la messe avec une modestie et une piété qui ravissaient les assistants ; mais surtout il communiait avec une ferveur toute séraphique et recevait souvent, à cette occasion, des grâces extraordinaires.

La réputation que lui faisaient partout ses éminentes vertus et ses nombreux miracles était si grande, qu'on l'appelait partout le Saint. Une nuit qu'il était très malade, il fut ravi hors de lui-même et demeura sans mouvement; ses frères et les médecins le crurent mort; mais il revint à lui-même et dit trois ou quatre fois : "Oh! Qu'il y a de belles fleurs en paradis! "

II demanda, par aumône, l'habit le plus pauvre, et la corde la plus usée du couvent. Près de mourir, il tenait dans ses mains un grand crucifix, et ses dernières paroles furent celles-ci : « Ô douce croix, ô aimables clous! » II expira le 12 novembre 1463. Son corps répandit une suave odeur et resta plusieurs mois exposé à la vénération des fidèles.

Pratique:
Visitez les malades; montrez-leur beaucoup de douceur, de bienveillance et de dévouement.

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SAINT SIDOINE (VIIème siècle)


Enlevé à sa famille en Irlande par des pirates, il fut rachetés par des moines français qui écumaient les ports anglais pour libérer ces malheureux prisonniers. Il fut élevé à l'abbaye de Jumièges (Seine-Maritime) et y devint bénédictin. Il fonda plus tard un monastère où se trouve aujourd'hui la ville de Saint-Saëns (Seine-Maritime).

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SAINT GREGOIRE PALAMAS (+ 1360)

Etudiant, il fut touché par la quête spirituelle très ardente que connut cette fin de l'empire byzantin. A vingt ans, il se rend au mont Athos et se fait moine dans un petit ermitage, en retrait des grands monastères. C'est là qu'il découvre la contemplation fondée sur la paix du cœur et la répétition du nom de Jésus Sauveur.

Ce courant mystique est attaqué par un philosophe calabrais qui veut le faire déclarer hérétique. SAINT GREGOIRE lui tient tête et il prend la défense des moines qu'on appelle "hésychastes" en fondant cette expérience spirituelle sur une théologie fondamentale distinguant en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies).

Une grande controverse s'ensuivit, mais après plusieurs années de luttes, la doctrine de Palamas fut officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Saint Grégoire devint même évêque de Thessalonique. Même si la théologie est encore discutée entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité hésychaste est adoptée actuellement par de nombreux fidèles de l'Eglise d'Occident.

"Lorsque l’âme est transportée et comme mise en mouvement par l’amour irrésistible envers l’Unique Désirable, le cœur se met lui aussi en mouvement, indiquant par des bonds spirituels qu’il est en communion avec la grâce, comme s’il s’élançait d’ici-bas pour rencontrer le Seigneur."

(Saint Grégoire Palamas – "Triade")

jeudi 13 novembre 2008

13 NOVEMBRE - SAINT STANISLAS KOSTKA

Parmi les aimables saints qui ont mérité de servir de patrons à la jeunesse chrétienne, SAINT STANISLAS KOSTKA occupe une place de choix. Sa vie fut courte, mais mieux remplie que beaucoup de longues carrières, selon la parole de nos saints Livres. Il naquit en 1505, d'une famille très illustre de Pologne, dont il devint, par sa sainteté, la principale gloire.

Son enfance se distingua par une extraordinaire piété, et sa modestie était si remarquable, qu'une seule parole malséante suffisait pour le faire s'évanouir. Son plaisir était d'être vêtu simplement et de s'entretenir avec les pauvres. Il fit ses études à Vienne, avec son frère Paul, au collège des Jésuites, mais en qualité d'externe.

Sa vertu ne fit que s'accroître, malgré les exemples et les persécutions de son frère. A mille épreuves de chaque instant, il joignait encore des mortifications volontaires et se donnait de fortes disciplines; deux oraisons journalières ne lui suffisant pas, il se levait la nuit, quelque temps qu'il fit, pour élever son âme vers Dieu.

Le démon, furieux, vint l'assaillir dans son lit, où il gisait, malade, et se jeta sur lui sous la forme d'un horrible chien noir, mais l'enfant le chassa honteusement par le signe de la croix. Par l'assistance de sainte Barbe, qu'il avait invoquée, il reçut la visite de deux anges, qui lui apportèrent la sainte communion.

Quelques jours après, la sainte Vierge lui apparut tenant l'Enfant Jésus dans ses bras ; Stanislas put caresser le Sauveur, et il obtint de lui l'assurance qu'il entrerait dans la Compagnie de Jésus.

Après sa guérison, il s'habilla en pèlerin et se dirigea vers Augsbourg, ville fort éloignée de Vienne. En route, il échappa miraculeusement aux poursuites de son frère et reçut la communion des mains d'un ange. D'Augsbourg, l'obéissance le conduisit à Rome, à travers deux cent soixante lieues de chemin; mais rien n'épouvantait cette grande âme, qui animait un si faible corps.

Grande fut la joie de saint François de Borgia quand il reçut un pareil trésor ; toutefois la joie de Stanislas fut plus profonde encore, et il en versa des torrents de larmes. Hélas! Cette fleur allait bientôt être cueillie pour le ciel ; dix mois devaient suffire pour le porter à une perfection que la plupart n'atteignent jamais pendant cinquante ans et plus.

Son humilité était si admirable, qu'il se regardait comme un grand pécheur et le dernier de ses frères. L'amour de Dieu consumait son cœur au point qu'il fallait, avec des linges mouillés, en tempérer les ardeurs.

Cet ange incomparable de vertu s'éteignit presque sans maladie, assisté par sa Mère céleste, le 15 août 1568, dans la dix-huitième année de son âge.

Pratique: Pénétrez-vous de la belle parole du jeûne saint : « Marie! Comment ne pas l'aimer elle est ma mère ! »

mercredi 12 novembre 2008

12 NOVEMBRE - SAINT CHRISTIAN / SAIN JOSAPHAT / SAINT MARTIN, Pape et Martyr


SAINT CHRISTIAN, Martyr polonais (+ 1003)

«Moine, compagnon de saint Adalbert de Prague, il évangélisa la Pologne avec saint Benoît, saint Jean, saint Isaac et saint Matthieu. Tous furent assassinés pendant l'office divin, dans le monastère de Kazimierz, près de Gniezno (Pologne).»

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SAINT JOSAPHAT Archevêque de Polotsk et martyr
(1584-1623)

Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d'une famille modeste. Il reçut le nom de Jean au baptême. Il entrait à vingt ans dans l'Ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat.
Secrètement passé au schisme, le supérieur de la communauté tenta vainement de porter Josaphat à la révolte contre le Saint-Père. Au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d'injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l'archimandrite au métropolitain qui fut déposé de sa charge. Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d'un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l'Église.
Ordonné prêtre, le saint basilien se fit l'apôtre de la contrée, s'appliqua au ministère de la prédication et de la confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles. Dieu avait doté saint Josaphat d'un talent particulier pour assister les condamnés à mort. Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux.
Nommé archimandrite du couvent de la Trinité qui se composait surtout de jeunes religieux, il les forma à la vie monastique avec une vigilance toute paternelle. A l'âge de trente-huit ans, saint Josaphat Koncévitch fut sacré archevêque de Polotsk à Vilna.
Pendant que l'archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs évêques avaient été convoqués, un évêque schismatique s'empara de son siège à l'improviste. Saint Josaphat s'empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l'obéissance. Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n'était intervenue pour le dégager.
Le matin du 12 novembre 1623, alors qu'il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, la foule en furie envahit la sainte demeure. Saint Josaphat accourut promptement au bruit de l'émeute: «Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici.» Deux hommes s'avancèrent alors vers lui; l'un d'eux le frappa au front avec une perche et l'autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne. Saint Josaphat avait quarante-quatre ans lorsqu'il fut victime de ce crime sacrilège.
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SAINT MARTIN, Pape et Martyr

SAINT MARTIN natif de la Toscane, vers la fin du VIe siècle, se rendit célèbre dans le clergé de Rome par son savoir et sa sainteté. A son élection au souverain pontificat, Rome retentit d'allégresse; le clergé, le sénat et le peuple en témoignèrent une satisfaction extraordinaire, et l'empereur approuva cet heureux choix.

Martin ne trompa point l'espoir de l'Église; la piété envers Dieu et la charité envers les pauvres furent ses deux règles de conduite. On était sûr de le trouver en prière, ou occupé des malheureux, ou absorbé par les soins multiples de sa charge. Son plus grand soin fut de maintenir dans l'Église l'héritage précieux de la vraie foi. Le grand pape se vit un moment dans la situation la plus critique, et accablé sous le nombre des ennemis spirituels et temporels du Saint-Siège.

Contre l'hérésie du monothélisme, qui relevait la tête, fière d'avoir pour elle le pauvre empereur Constantin II, il assembla, dans l'église de Latran, un concile de cinq cents évêques, où les principaux chefs des hérétiques furent condamnés. Poussé par les sectaires, l'empereur, sous prétexte d'une trahison à laquelle Martin aurait pris part, fait saisir le pape et le met en jugement.

Mais le pontife ne trouve au tribunal que des bourreaux qui ont juré sa mort. On le traite comme un misérable, et on amène devant lui vingt accusateurs pour l'accabler de faits imaginaires, Martin, voyant qu'on va les faire jurer sur le livre des Évangiles : "Au nom de Dieu, s'écrie-t-il, dispensez-les d'un serment sacrilège; qu'ils disent ce qu'ils voudront. Et vous, magistrats, faites votre œuvre. »

Et sans se donner la peine de répondre à toutes les accusations formulées contre lui, il se contente de dire : « Je suis accusé pour avoir défendu la foi; mais, au jour du jugement, je rendrai témoignage contre vous, au sujet de cette foi. Achevez votre mission; Dieu sait que vous me procurez une belle récompense".

Bientôt un soldat vient dépouiller Martin de ses ornements pontificaux; réduit à un dénuement complet, chargé de fers, le pape est traîné, dans cet état, à travers les rues de la ville de Constantinople, où il avait été amené. Après plusieurs jours de prison, ayant dit adieu aux membres du clergé qui l'avaient suivi, le martyr part pour l'exil.

La Chersonèse, où il fut relégué, était désolée par la famine ; il eut à y endurer pendant deux ans des souffrances et des privations pires que la mort; mais il supporta tout avec une résignation parfaite et une sublime confiance en Dieu.

Il mourut l'an 655. L'Église l'honore avec justice comme un martyr, puisqu'il est mort des misères que lui ont causées sa prison et son exil.

Pratique:
Méprisez également les biens et les maux de la vie présente; la figure de ce monde passe.

mardi 11 novembre 2008

11 NOVEMBRE - SAINT MARTIN, Evêque de Tours

SAINT MARTIN, né en Pannonie, l'an 316, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille.

Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Que deviendra cet enfant, encore simple catéchumène, dans la licence des camps? Sa foi n'y va-t-elle pas sombrer? Non, car Dieu veille sur ce vase d'élection.

Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole; comment va-t-il répondre à la prière du malheureux? Il se rappelle la parole de l'Évangile : J'étais nu, et vous m'avez couvert. « Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements; et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donne une au mendiant.

La nuit suivante, il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau disant à ses anges : « C'est Martin, encore simple catéchumène, qui m'a ainsi couvert, »

Peu de temps après, il recevait le baptême. Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut en peu de mots la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda, près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules.

L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance. Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire, elle éclata en mille occasions. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre an dehors ses courses et ses travaux.

"Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises : ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules. Parmi ses innombrables miracles, on compte plusieurs résurrections de morts.

Martin
mourut le 11 novembre de l'an 400.

Pratique:
Méditez la parole du grand saint Martin : "Un chrétien doit mourir sur la cendre."

lundi 10 novembre 2008

10 NOVEMBRE - SAINT LEON LE GRAND, PAPE / SAINT ANDRE AVELLIN, Théatin



SAINT LEON LE GRAND, Pape (+ 461)

Il devint pape à une époque troublée. C'était la lente agonie de l'empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths, des Vandales, des Huns, des Burgondes. Pour l'Eglise, c'est le risque d'éclatement en de nombreuses hérésies. En particulier les monophysites qui acceptaient la divinité du Christ mais refusaient qu'il soit vraiment homme ; les nestoriens qui acceptaient que Jésus soit vrai homme, mais pas vraiment le Verbe de Dieu. Il apporta son soutien à Flavien, le patriarche de Constantinople, par une lettre dogmatique "le tome à Flavien", qui sera la base de la définition du concile christologique de Chalcédoine (451) quelques années plus tard : le Christ Jésus réunit en sa seule personne toute la nature divine et toute la nature humaine. En 452, il sauve Rome des hordes d'Attila, mais ne peut empêcher le sac de Rome par les Vandales en 455. Dans cet Occident démoralisé, il reste le seul et vrai recours moral.

"Le Christ aime l’enfance par laquelle il a débuté, en son âme comme en son corps, modèle de douceur. C’est vers elle qu’il ramène les adultes, c’est vers elle qu’il ramène les vieillards. Ce n’est pas aux amusements de l’enfance ni à ses tâtonnements maladroits que nous devons retourner. Il faut lui demander le rapide apaisement des colères, le prompt retour au calme, l’indifférence aux honneurs, l’amour de l’union mutuelle."

(Saint Léon - Sermon pour l’Epiphanie)

"Reconnais, ô chrétien, ta dignité. Tu participes à la nature divine, ne retourne donc pas à ton ancienne souillure par une manière de vivre indigne de ta race…Tu as été transféré dans le royaume de lumière qui est celui de Dieu."

(Saint Léon)


Le pape Benoît XVI, le 5 mars 2008:

..."Elu en 440, son pontificat dura plus de vingt ans, dans un temps troublé. "Les invasions barbares, l'affaiblissement de l'autorité impériale en occident, une forte crise sociale poussèrent l'Evêque de Rome à jouer un rôle notable jusque dans les affaires politiques". Ainsi en 452 Léon rencontra Attila à Mantoue dans l'espoir de dissuader les huns de poursuivre leurs opérations dans le nord de l'Italie. Trois ans plus tard il traita avec Genséric qui s'était emparé de Rome afin que soient épargnées du pillage les basiliques du Latran et du Vatican, ainsi que St.Paul hors les murs, dans lesquelles la population avait trouvé refuge.
A travers ses nombreuses homélies et lettres, Léon I démontre "sa grandeur dans le service à la vérité et à la charité, dans l'exercice assidu du langage, théologique et pastoral à la fois... Toujours attentif aux fidèles et au peuple de Rome, il avait aussi le souci de la communion entre les Eglises locales, ce pourquoi il fut l'infatigable promoteur de la primauté romaine". Sous son pontificat se tint le Concile de Chalcédoine, le plus important de tous les précédents puisqu'il "affirma l'union en la personne du Christ des natures humaine et divine, sans confusion ni séparation".


Ce Pape, a souligné Benoît XVI, évalua de manière aigue la responsabilité du successeur de Pierre, dont la mission est unique dans l'Eglise car "seul cet apôtre a reçu ce qui a été annoncé aux autres. Tant en orient qu'en occident", saint Léon a su exercer cette responsabilité en intervenant ici ou là mais toujours avec prudence, fermeté et lucidité, que ce soit par écrit ou par le biais de ses envoyés. Il démontra combien l'exercice de la primauté romaine était, comme elle l'est aujourd'hui, pour servir efficacement la communion qui caractérise l'unique Eglise du Christ".


"Conscient du caractère transitoire de la période dans laquelle il vivait -a précisé le Saint-Père-, d'une période de crise entre la Rome païenne et la Rome chrétienne, Léon le grand sut rester proche des gens, du peuple et des fidèles par son action pastorale et sa prédication. Il liait la liturgie à la vie quotidienne des chrétiens", démontrant que la "liturgie chrétienne n'est l'évocation du passé mais l'actualisation de réalités invisibles en action dans la vie de chacun de nous".

Source: AG/LEON LE GRAND/... VIS 080305 (530)

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SAINT ANDRE AVELLIN naquit en 1521, dans le royaume de Naples. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété au milieu des dangers sans nombre auxquels est exposée la jeunesse des écoles, il reçut les ordres sacrés, et sa science du droit en même temps que son talent pour la parole le poussèrent dans la carrière d'avocat.

Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes. Quelque temps après il entra dans l'ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la croix.

Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, le saint religieux revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui ni ses compagnons ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais encore il arriva qu'André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, an sein des plus profondes ténèbres, à ceux qui étaient avec lui.

Un jour qu'il récitait le saint office, les Anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu. La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes ; il s'y faisait remarquer par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des cœurs, les choses éloignées et les choses futures.

Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des œuvres de zèle : Dieu bénit toutes ses entreprises. Il avait quatre-vingt-huit ans, quand il fut frappé d'apoplexie au moment où il commençait la messe et répétait pour la troisième fois ces mots :
Introibo ad altare Dei.

Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel et put recevoir la sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eût un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer; mais la sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son ange gardien chassa le monstre.

André
redevint calme et expira bientôt en paix en regardant amoureusement l'image de Marie, le 10 novembre 1608. On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.

Pratique:
Souvenez-vous que la mort viendra comme un voleur. Soyez toujours prêt. Demandez souvent à Dieu une sainte mort.

dimanche 9 novembre 2008

09 NOVEMBRE - DEDICACE DE TOUTES LES EGLISES

L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti qu'en l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran. Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome.

Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Mais quand la paix fut donnée aux chrétiens, on vit bientôt surgir de toutes parts des temples magnifiques en l'honneur du seul vrai Dieu, sur les ruines des temples du paganisme.

Le pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome, et on en célèbre l'anniversaire le 9 novembre. En France, l'usage s'est généralisé de célébrer ce jour-là l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises. Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial : après la fête de l'Église du ciel et de l'Eglise du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Eglise de la terre.

L'office de ce jour est d'une beauté remarquable et nous montre dans nos temples, d'après la sainte Ecriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint et terrible, une image de la céleste Jérusalem, la porte du ciel.

Tout, en effet, dans ces saints lieux, est fait pour nous inspirer la plus profonde vénération : les Fonts sacrés du baptême, où nous avons été régénérés ; le saint Tribunal, où le pardon divin descend sur nos âmes à la parole du prêtre ; la Chaire de vérité, du haut de laquelle la parole de Dieu se fait entendre ; la Table sainte, où nous recevons le pain des anges ; l'autel, où s'immole l'Agneau qui efface les péchés du monde ; le Tabernacle, où réside le Roi immortel des siècles ; enfin les croix, les tableaux, les images, les emblèmes religieux qui ornent les murailles.

Il n'est pas jusqu'aux pierres de ces édifices vénérables qui ne parlent à nos âmes et ne nous rappellent que nous sommes les pierres vivantes du temple mystique qui est l'Esprit-Saint lui-même. — Comment se fait-il donc que nos temples soient si déserts, qu'on y entre avec un esprit si mondain, qu'on s'y tienne d'une manière si vulgaire ou si dissipée, qu'on y prie si machinalement, qu'on néglige tant de moyens de salut offerts par Dieu dans ces asiles sacrés?

Faisons réparation an Seigneur, et n'oublions jamais la sainteté des temples chrétiens.
pratique. N'entrez jamais dans les églises sans vous pénétrer des pensées de la foi.

samedi 8 novembre 2008

08 NOVEMBRE - SAINT GEOFFROY, Evêque d'Amiens / BSE ELISABETH DE LA TRINITE / FETES DES SAINTES RELIQUES


SAINT GEOFFROY, Evêque d'Amiens (+1115)

Son monastère dépérissait avec six moines quand ceux-ci le choisirent comme abbé. En peu d'années, le monastère de Nogent dans la Marne devient l'un des plus florissants. En réponse à l'insistance de l'évêque de Reims, il accepte de devenir évêque d'Amiens ce qui lui causa bien des soucis. Le clergé était à la solde des grands seigneurs. Le clergé était à la solde des grands seigneurs. Saint Geoffroy, privé d'amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix. Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l'abbaye de Saint Crépin de Soissons. Aucun membre du clergé d'Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.

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BIENHEUREUSE ELISABETH DE LA TRINITE (+ 1906)
Cette berrichonne passera sa vie à Dijon où son père militaire avait été envoyé en garnison. Elle est très vive, passionnée, coléreuse. Elle a sept ans quand meurt son père. C'est un drame pour elle et elle veut se convertir, soutenue par sa mère qui l'aide à lutter contre son caractère difficile. Dans la bonne société dijonnaise, c'est une charmante jeune fille, premier prix de piano, recherchée par les bonnes familles pour un de leurs garçons. Mais elle a choisi une autre orientation pour sa vie. Elle veut vivre "en oraison continuelle", puisque Dieu est présent en son cœur. Malgré sa mère, très possessive, elle peut entrer au Carmel de Dijon "pour se livrer à la vie des Trois, à l'union à Dieu". Cinq ans d'union intime avec le Dieu-Trinité qui lui confère paix, joie et gaieté malgré la grave maladie qui l'accable bientôt et l'emportera à 26 ans dans l'amour éternel qu'elle a cherché.

"Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice." (Prière de Soeur Elisabeth, trouvée au moment de sa mort)

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On entend par reliques des saints tout ce qui reste d'eux après leur mort : leurs ossements, leurs cendres, leurs vêtements et autres objets à leur usage. Les protestants se sont avisés de condamner le culte des reliques des saints, comme emprunté aux coutumes païennes et n'ayant pas une origine apostolique.

La décision du concile de Trente suffit pour montrer la fausseté et la perfidie de leurs raisons. Ce concile, en effet, a décrété contre eux que les corps des martyrs et autres saints, qui ont été les membres vivants de Jésus-Christ et les temples du Saint-Esprit, doivent être honorés par les fidèles, et que, par eux, Dieu accorde un grand nombre de bienfaits aux hommes. Il fonde sa décision sur l'usage établi dès le 1er siècle et demeuré constant dans l'Église, ainsi que sur l'enseignement des Pères et des conciles.

Le culte des saintes reliques n'est donc pas seulement permis, mais ordonné ; il n'est pas seulement un droit, mais un devoir. Remarquons-le bien, le culte des reliques diffère des pratiques païennes, parce qu'il est surnaturel ; mais n'honorons pas les restes des saints pour des motifs puisés dans la nature, mais pour des motifs puisés dans la foi.

Qu'on honore la mémoire et les restes des grands hommes dignes de ce nom, c'est justice; mais qu'on honore la mémoire et les restes des saints, c'est plus que justice, c'est œuvre de religion, et l'objet final du culte des saintes reliques, c'est Dieu sanctifiant les saints, c'est Jésus-Christ, dont Ses saints sont les membres.

Ce culte est si légitime, que Dieu souvent, ordinairement même, glorifie lui-même les reliques de ses saints par des parfums célestes, par d'autres merveilleux privilèges, par d'innombrables miracles. Ajoutons à cela que le culte des saintes reliques a aussi son fondement dans la résurrection glorieuse qui attend les corps des saints; ces restes, Dieu les recueillera lui-même à la fin du inonde et leur donnera tout l'éclat et toute la beauté dont ils sont susceptibles.

Vénérons donc sans crainte, avec respect, effusion, confiance, ces reliques précieuses, qui furent autrefois animées par de grandes âmes, ont été les instruments de belles et saintes œuvres, d'étonnantes vertus, et seront un jour honorées d'une brillante et immortelle gloire.

Aimons les pèlerinages aux tombeaux des saints, célébrons religieusement la fête des saintes Reliques, qui suit avec tant d'à-propos la fête de la Toussaint, fête des saintes âmes qui sont au ciel; demandons à Dieu que de ces os arides s'élève un souffle de sainteté dans l'Église.

Pratique: Redoublez de foi et de piété dans le culte des reliques des saints.

vendredi 7 novembre 2008

07 NOVEMBRE - SAINTE CARINE ET SA FAMILLE / SAINT WILLIBRORD

Sainte Carine et sa famille (vers 360)


A Ankara, Carine et son époux Mélassippe subirent le martyre durant la persécution de l'empereur Julien l'Apostat.

Ils furent mutilés et attachés encore vivants au pilori devant leur fils Antoine.

Celui ci ne renia pas Jésus-Christ malgré le spectacle de la souffrance de ses parents. Il mourut décapité à son tour.
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SAINT WILLIBRORD fut annoncé à sa pieuse mère par une éclatante lumière qui lui apparut en songe. Dès sa plus tendre enfance il fut placé, pour son éducation, dans un monastère de l'Angleterre, son pays.

Après de brillantes études, ordonné prêtre à trente-trois ans, il sentit le feu du zèle dévorer son âme et résolut de porter l'Évangile aux barbares du Nord, ensevelis encore dans les ténèbres de l'idolâtrie.

Il s'embarqua donc avec douze compagnons et aborda sur les rivages du Rhin, au pays des Frisons. La conversion de ces peuples farouches, commandés par des chefs cruels, présentait des difficultés incroyables; aussi le zèle de l'ardent missionnaire ne fut-il ni toujours ni partout couronné de succès.

Plusieurs fois, Willibrord s'exposa au martyre en combattant de front les superstitions des pays où il passait ; mais son heure n'était pas venue; Dieu le destinait à de plus longs travaux. Il reçut la consécration épiscopale des mains du pape Sergius Ier, et revint travailler avec une nouvelle ardeur à la conquête des âmes.

Poussant ses missions plus avant vers le nord, il eut le bonheur de gagner à Jésus-Christ la plus grande partie des contrées connues depuis sous le nom de Zélande et de Hollande. Le don des miracles ne contribua pas peu à ses succès.

Dans une course apostolique, le saint évoque et ses compagnons entrèrent, harassés de fatigue, dans la maison d'un habitant du pays, qui fut très honoré de les recevoir, mais n'avait pas une goutte de vin à leur offrir.

Les missionnaires en avaient un peu : leur chef le bénit, et quarante personnes purent satisfaire leur soif. — Une autre fois un païen, lui voyant traverser sa propriété, lui adressa des injures; le lendemain, il fut frappé d'une manière foudroyante par la main de Dieu. — Tout pauvre qu'il était, le saint donnait toujours. Douze mendiants vinrent un jour lui tendre la main; il n'avait
qu'un petit flacon de vin, il les fit boire, et le flacon se trouva plein comme auparavant.

Ainsi Dieu favorisait l'œuvre de son serviteur. De son côté, le démon, furieux de perdreson empire sur ces contrées, s'empara maintes fois du corps des nouveaux convertis;mais Willibrord, par l'eau bénite et le signe de la croix, mettait en fuite l'ennemi desâmes.

Dieu donna à notre apôtre un puissant auxiliaire en son compatriote Winfrid, devenu saint Boniface. Enfin, le 7 novembre 739, il rendit son âme à Dieu, à l'âge dequatre-vingt-un ans. Son tombeau, trop petit, s'allongea pour le recevoir, et son corps exhala un délicieux parfum.

Pratique: Voulez-vous réussir à faire du bien, ne vous contentez pas d'agir, priez beaucoup.