mardi 15 septembre 2009

15 Septembre - NOTRE DAME DES 7 DOULEURS / SAINTE CATHERINE DE GENES, Veuve

NOTRE-DAME des SEPT-DOULEURS

La fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'auguste Vierge en tant que corédemptrice du genre humain. L'Eglise honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa très sainte vie.

Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent Son Coeur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie:

1. La prophétie du saint vieillard Siméon.
2. La fuite en Egypte.
3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.
4. La rencontre de Jésus portant Sa croix et montant au Calvaire.
5. Marie debout au pied de la croix.
6. La descente de Jésus de la croix et la remise à Sa Mère.
7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La très Sainte Vierge S'est plu à manifester au monde combien la dévotion à Ses douleurs infinies Lui était agréable et nous était salutaire. A plusieurs reprises, Elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant toute inondée de larmes, dans différents pays. Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Equateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.


Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.




SAINTE CATHERINE de GÊNES

Veuve
(1447-1510)



CATHERINE FIESCHI, fille d'un vice-roi de Naples, naquit à Gênes. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l'Église deux Papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l'âge de huit ans, conduite par l'Esprit de DIEU elle se mit à pratiquer de rudes mortifications; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu'elle levait les yeux sur une image de Marie tenant JESUS mort dans Ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d'entrer dans l'état du mariage, où DIEU allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d'une incroyable sainteté. Après cinq ans d'abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l'amour divin: "Plus de monde, plus de péché," s'écria-t-elle. JESUS lui apparut alors chargé de Sa Croix, et couvert de sang de la tête aux pieds: "Vois, Ma fille, lui dit-Il, tout ce sang a été répandu au Calvaire pour l'amour de toi, en expiation de tes fautes!" La vue de cet excès d'amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même: "O amour! Je ne pécherai plus," s'écria-t-elle.

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L'EUCHARISTIE devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion; elle buvait seulement chaque jour un verre d'eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d'une forte santé.

À l'abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil; tous les jours six à sept heures de prière à genoux; jamais Catherine ne se départit de ces règles; elle était surtout si détachée d'elle-même, qu'elle en vint à n'avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n'était pas Dieu.

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire: Je veux, je ne veux pas, mien, tien: – de ne jamais s'excuser, – de se diriger en tout par ces mots: Que la Volonté de Dieu soit faite! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à DIEU, dans les derniers jours de sa vie, et de l'assister à sa mort. A partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques.

Enfin épuisée d'amour et de souffrances elle pouvait dire "Mon cœur s'en va, je le sens consumé". Elle alla rejoindre son époux du Ciel, le 14 septembre 1510.

Pratique: Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

lundi 14 septembre 2009

14 Septembre - L'EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


Sous le règne de l'empereur Héraclius 1er, les Perses s'emparèrent de Jérusalem et y enlevèrent la principale partie de la vraie croix de NOTRE-SEIGNEUR, que sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, y avait laissée. Héraclius résolut reconquérir cet objet précieux, nouvelle arche d'alliance du nouveau peuple de DIEU.

Avant de quitter Constantinople, il vint à l'église, les pieds chaussés de noir, en esprit de pénitence; il se prosterna devant l'autel et pria DIEU de seconder son courage ; enfin il emporta avec lui une image miraculeuse dit SAUVEUR, décidé à combattre avec elle jusqu'à la mort. Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur, car son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de la croix de NOTRE-SEIGNEUR dans le même état où elle avait été prise.

Héraclius à son retour, fut reçu à Constantinople par les acclamations du peuple ; on alla au-devant de lui avec des rameaux d'oliviers et des flambeaux, et la vraie croix fut honorée, à cette occasion, d'un magnifique triomphe. L'empereur lui-même, en actions de grâces, voulut retourner à Jérusalem ce bois sacré, qui avait été quatorze ans pouvoir des barbares.

Quand il fut arrivé dans la cité sainte, il chargea la relique précieuse sur ses épaules ; mais lorsqu'il fut à la, porte qui mène au Calvaire, il lui fut impossible d'avancer, à son grand étonnement et à la stupéfaction de tous : "Prenez garde, ô empereur! lui dit alors le patriarche Zacharie; sans doute le vêtement impérial que vous portez n'est pas assez conforme à l'état pauvre et humilié de JESUS portant sa croix. »

Héraclius, touché de ces paroles, quitta ses ornements impériaux, ôta ses chaussures, et vêtu en pauvre, il put gravir sans difficulté jusqu'au Calvaire et déposer son glorieux fardeau. Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, DIEU permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce bois sacré : un mort fut ressuscité; quatre paralytiques guéris: dix lépreux recouvrèrent la santé, quinze aveugles la vue; une quantité de possédés furent délivrés du malin esprit, et un nombre considérable de malades trouvèrent une complète guérison.

A la suite de ces événements fut instituée la fête de l'Exaltation de la sainte Croix, pour en perpétuer le souvenir. Que la croix soit avant tout exaltée sans cesse dans nos cœurs. JESUS-CHRIST aime l'exaltation extérieure de sa croix, mais il en aime bien davantage l'exaltation intérieure dans les âmes.

Exaltons la croix par une haute estime pour elle; exaltons-la par notre zèle à la porter à, la suite du SAUVEUR, par notre respect pour les souffrances de JESUS-CHRIST. Quoi de plus précieux que la Croix! Elle est le salut du monde, elle est notre unique espérance, l'arme de nos combats, la terreur de nos ennemis, l'étendard de notre victoire.

Pratique: Méditez souvent sur la Croix de JESUS-CHRIST ; exaltez-la dans votre cœur.

dimanche 13 septembre 2009

13 Septembre / SAINT EULOGE, Patriarche d'Alexandrie / SAINT MAURILLE, Evêques d'Angers

SAINT EULOGE était Syrien de naissance. Étant encore jeune, il embrassa la vie monastique dans sa patrie. Il ne se distingua pas moins par l'innocence de sa vie que par la pureté de sa doctrine, et il devint une des plus brillantes lumières de l'Église de son temps. Élu patriarche d'Alexandrie, il fit briller sur ce siège la science et la vertu, et mourut plein de mérites, vers l'an 608.

SAINT MAURILLE,
Evêque d'Angers

SAINT MAURILLE né aux environs de Milan, fut attiré à Tours par les vertus de saint Martin, auprès duquel il exerça pendant plusieurs années les fonctions de chantre aux divins offices ; puis, élevé à la prêtrise, il se dévoua au salut des âmes. Son zèle le conduisit près d'Angers, où, par ses prières, il fit descendre le feu du ciel sur un temple païen, et construisit ensuite à la place une église à JESUS-CHRIST.

Il bâtit même à côté un monastère ; bientôt vint se fixer alentour une population qui donna naissance à la ville de Chalonne. La sainteté de Maurille éclata par de nombreux miracles. — A la mort de l'évêque d'Angers, Maurille lui succéda, par le choix de saint Martin lui-même, et au jour de sa consécration, comme il entrait à l'église, une blanche colombe descendit visiblement sur sa tête.

Quelques années plus tard, un fait étrange arriva. Pendant la consécration de la messe célébrée par le pontife, on apporta en toute hâte à l'église un enfant mourant, pour qu'il reçût la confirmation; le saint attendit la fin du sacrifice; mais pendant ce temps l'enfant mourut, et Maurille en conçut un si grand chagrin, qu'il s'enfuit sans avertir personne et s'embarqua pour l'Angleterre, où il se gagea comme jardinier chez un riche seigneur.

Ses diocésains, dont la douleur était inconsolable, le firent si bien rechercher, qu'on découvrit enfin sa retraite ; mais il refusa de revenir au milieu de son troupeau, disant : « Je ne puis ; car ayant perdu sur mer les clefs des reliques de ma cathédrale, que j'avais emportées par mégarde, j'ai fait serment de ne plus paraître à Angers avant de les avoir retrouvées.

Les voici, lui dirent les envoyés ; pendant notre traversée, un poisson fut jeté sur le pont du navire par la vague, et dans son ventre on a trouvé ces clefs. » Maurille obéit à la volonté du Ciel. A son retour, il se fit conduire au tombeau de l'enfant, et, les yeux baignés de larmes, il demanda à DIEU de lui rendre la vie. Le petit ressuscité reçut, à cause de cette seconde naissance, le nom de René, et fut le successeur de Maurille sur le siège d'Angers.

Après une longue vie de quatre-vingt-dix ans, le saint évêque, aussi étonnant par ses vertus que par ses miracles, rendit son âme au SEIGNEUR, avec l'innocence de son baptême, après trente ans d'épiscopat, le 13 septembre 426.

Pratique: Montrez, dans les circonstances difficiles, une grande confiance en DIEU.

samedi 12 septembre 2009

12 Septembre / LA FETE DU SAINT NOM DE MARIE

La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel.

Cent cinquante mille Turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale.

Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : "Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge." Son espoir ne fut pas trompé : les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite dans le plus grand désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du Saint Nom de Marie se célèbre le dimanche dans l'octave de sa Nativité.

II était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de JESUS. Comme le nom de JESUS, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles
du nom de Marie.

La première gloire de ce nom béni, c'est qu'il fut inspiré par DIEU aux parents de la Vierge naissante et que l'archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect ; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour ; le ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en renvoie au ciel l'écho mélodieux : « Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les vœux et les prières des peuples retentissent de tontes parts. »

« Que votre nom est glorieux, Ô Sainte Mère de DIEU ! s'écrie saint Bonaventure ; qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! » — « Ô nom plein de suavité! s'écrie le bienheureux Henri Suso, Ô Marie! Qui êtes-vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes! » — « Votre nom, Ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce ! » — Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Ëphrem l'appelle la Clef du Ciel.

« Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons... Celui qui invoque avec ferveur le nom de Marie, dit-il encore, est sûr d'obtenir tout ce qu'il désire; » et il invite éloquemment l'âme chrétienne à l'invoquer dans tous ses besoins. Saint Anselme a même osé dire : « Nos vœux sont parfois plus vite exaucés par l'invocation du nom de Marie que par l'invocation du nom de JESUS. » Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les saints.

Pratique:
Que sur vos lèvres le nom de Marie revienne sans cesse, et toujours avec respect.

vendredi 11 septembre 2009

11 Septembre - SAINT PAPHNUCE, Evêque / BIENHEUREUX JEAN-GABRIEL PERBOYRE, Lazariste, Martyr en Chine

Saint Paphnuce, Égyptien, après avoir passé plusieurs années au désert sous la conduite de saint Antoine, devint évêque d'une ville de Thébaïde. Il eut beaucoup à souffrir pour la foi, et, pendant une persécution, il perdit l'œil droit, eut les nerfs du jarret gauche coupés et fut condamné aux mines. Au concile de Nicée, il fut un objet de vénération pour les évêques, et même pour l'empereur Constantin, qui ne le quittait jamais sans baiser respectueusement la place où avait été l'œil perdu pour une si belle cause.

LE B. JEAN-GABRIEL PERBOYRE,
Lazariste, Martyr en Chine

JEAN-GABRIEL PERBOYRE, né au diocèse de Cahors le 6 janvier 1802, fut martyrisé le 11 septembre 1840, et béatifié le 10 novembre 1889.

Dès l'âge le plus tendre, il se fit remarquer par sa piété entre tous ses camarades. Au petit séminaire, il fut aimé et vénéré de tous ses condisciples, qui, frappés de son angélique piété, le surnommèrent le petit JESUS.

En rhétorique se décida sa vocation : "Je veux être missionnaire," dit-il dès lors. Il entra chez les Pères Lazaristes de Montauban. "Depuis bien des années, dit un des novices confiés plus tard à ses soins, j'avais désiré rencontrer un saint ; en voyant M. Perboyre, il me sembla que DIEU avait exaucé mes désirs. J'avais dit plusieurs fois : "Vous verrez que M. Perboyre sera canonisé". Lui seul ne se doutait pas des sentiments qu'il inspirait, et il s'appelait "la balayure de la maison".

Ses deux maximes étaient : « On ne fait du bien dans les âmes que par la prière. — Dans tout ce que vous faites, ne travaillez que pour plaire à DIEU; sans cela vous perdriez votre temps et vos peines. » Jean-Gabriel était remarquable par une tendre piété envers le saint Sacrement, il y revenait sans cesse et passait des heures entières en adoration : "Je ne suis, jamais plus content, disait-il, que quand j'ai offert le saint sacrifice de la messe." Son action de grâces durait ordinairement une demi-heure.

Envoyé dans les missions de Chine, Jean-Gabriel Perboyre se surpassa lui-même. Après quatre ans d'apostolat, trahi comme son Maître, il subit successivement les plus cruels supplices. Au milieu de ces affreuses tortures, l'athlète de la foi, digne de JESUS-CHRIST, ne profère pas un cri de douleur ; les assistants ne cachent pas leur étonnement et peuvent à peine retenir leurs larmes : « Foule aux pieds le DIEU que tu adores, et je te rends la liberté, lui crie le mandarin. — Oh ! répond le martyr, comment pourrais-je faire cette injure à mon DIEU, mon Créateur et mon SAUVEUR?". Et, saisissant le crucifia, il le colle à ses lèvres.

Après neuf mois d'une horrible prison, il fut étranglé sur un gibet en ferme de croix.

Pratique: Priez pour les missionnaires qui évangélisent toutes les contrées du monde.
"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous".

jeudi 10 septembre 2009

10 Septembre - SAINT NICOLAS DE TOLENTINO, Religieux

La mère de ce Saint dût sa naissance à un pèlerinage qu'elle fit à Saint-Nicolas-de-Myre. L'enfant reçut au baptême, en reconnaissance le nom de Nicolas auquel on a ajouté celui de Talentino, parce qu'il passa une grande partie de sa vie dans cette ville.

Son patron continua à le protéger, et bientôt le petit Nicolas devint son émule dans la sainteté, jeûnant, dès l'âge de sept ans, trois fois la semaine, et aimant les pauvres d'une affection incroyable.

A onze ans, il fut reçu dans l'ordre des Ermite de Saint-Augustin où il se fit admirer de tous par la modestie de son maintien, sa parfaite obéissance, son humeur douce et toujours égale, surtout sa chasteté, gardée par d'effrayantes mortifications.

On eût dit qu'il avait un corps de bronze. A quinze ans, il usait de chaines, des ceintures de fer et des cilices, il jeûnait quatre fois la semaine, mangeait peu et des mets les plus grossiers, ne couchait que par terre ou sur une paillasse.

On raconte plusieurs visions d'âmes du purgatoire qui lui devaient leur délivrance. Après avoir édifié successivement plusieurs couvents, le fervent religieux est envoyé à Tolentino, où passe les trente dernières années de sa vie. Là, il s'occupe à catéchiser les ignorants, à prêcher la parole de DIEU, à confesser les pécheurs; les cœurs les plus rebelles se rendent à ses exhortations, il embrase les plus indifférents du feu de l'amour divin, il ébranle les plus obstinés, sa douceur ramène les plus désespérés dans la voie du salut.

Le salut des autres ne lui fait pas négliger le sien; on ne saurait dire quand il terminait son oraison, on le trouvait toujours absorbé en DIEU; il aimait surtout méditer les souffrances de JESUS-CHRIST. Nicolas était la terreur du démon, qui venait souvent troubler l'oraison du saint en imitant le cri des animaux, en ébranlant la charpente de la maison, et faisant trembler sa cellule.

Un jour l'esprit des ténèbres entra près de lui sous la forme d'un oiseau énorme qui éteignit, renversa et brisa la lampe par le mouvement de ses ailes; Nicolas, sans trouble, ramassa les morceaux et les rejoignit si merveilleusement qu'il ne parut pas trace de l'accident.

Le démon alla jusqu'à le frapper et le laisser comme mort, le saint demeura boiteux toute sa vie des coups qu'il avait reçus.

On montre encore au couvent de Tolentino, une massue dont le démon se servait pour le maltraiter. La charité de l'homme de DIEU était incomparable; il partageait avec eux le pain qu'on lui donnait à ses repas, et un jour, son supérieur lui demandant ce qu'il portait: "Ce sont des fleurs" dit-il, et il montra le pain changé en roses.

Pendant le six derniers mois de sa vie, les anges descendaient toutes les nuits dans sa chambre et le réjouissaient de leurs chants harmonieux. Il mourut le 10 septembre 1310.

Pratique :
Ayez le démon pour votre plus grand ennemi; cherchez contre lui secours en DIEU.

mercredi 9 septembre 2009

09 SEPTEMBRE : SAINT OMER, Evêque / SAINT PIERRE CLAVER, Jésuite, Missionnaire aux Amériques


Saint OMER naquit à la fin du VIème siècle. Après une éducation toute chrétienne, il se retira avec son père an monastère de Luxeuil et observa fidèlement, à l'édification de ses frères, toutes les règles de la vie religieuse. Son mérite l'ayant élevé au siège épiscopal de Térouanne, il travailla avec le plus grand succès à la conversion des nombreux idolâtres de son diocèse. Il mourut en visite pastorale, l'an 670.

SAINT PIERRE CLAVER

Apôtre des Esclaves d'Amérique

SAINT PIERRE CLAVER était Espagnol ; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. A vingt ans, il entra au noviciat des Jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d'après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l'Amérique; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s'embarquer pour les missions du nouveau monde.

A son arrivée en Amérique, il baisa cette terre qu'il allait arroser de ses sueurs. Pierre Claver comprit sa vocation à Carthagène, à la vue des malheureux nègres vendus comme esclaves; il se dévoua corps et âme à leur salut, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s'imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité.

Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, Pierre Claver obtint d'y ajouter celui de servir les esclaves jusqu'à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours. » Les milliers d'esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville; moi, je suis le confesseur des esclaves. » II disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c'est le confessionnal des pauvres négresses. »

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au saint Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de la nuit. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « DIEU compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. Sa vie merveilleuse s'acheva le 8 septembre 1654, après quarante-quatre ans d'apostolat. Il avait baptisé plus de trois cent mille esclaves.
Pratique: Ne soyez pas sensuel ; Exercez la charité malgré les répugnances de la nature.

SAINT PIERRE CLAVER (encore)

Saint Pierre Claver, jésuite catalan du XVIIème, envoyé en mission au Nouveau Monde, exerça son ministère auprès des esclaves noirs qui débarquaient par centaines au port de Carthagène (Colombie). C'est en ce lieu qu'il entendit l'appel du CHRIST pour se faire « l'esclave auprès des Nègres pour toujours ».

Dans une lettre du 31 mai 1627, adressée à son supérieur, transparaît en effet la flamme vivante de sa foi qui le pousse à se faire proche des esclaves de la même manière que le CHRIST s'est abaissé, ne retenant pas le rang qui l'égalait à DIEU, pour servir et sauver l'humanité.

« Hier, 30 mai 1627, jour de la Sainte Trinité , débarquèrent d'un énorme navire un très grand nombre de Noirs enlevés des bords de l'Afrique. Nous sommes accourus portant dans deux corbeilles des oranges, des citrons, des gâteaux et je ne sais quoi d'autre encore. Nous sommes entrés dans leurs cases. Nous avions l'impression de pénétrer dans une nouvelle Guinée ! Il nous fallut faire notre chemin à travers les groupes pour arriver jusqu'aux malades.

Le nombre de ceux-ci était considérable ; ils étaient étendus sur un sol humide et boueux, bien qu'on eût pensé, pour limiter l'humidité, à dresser un remblai en y mêlant des morceaux de tuiles et de briques ; tel était le lit sur lequel ils gisaient, lit d'autant plus incommode qu'ils étaient nus, sans la protection d'aucun vêtement.

Aussi, après avoir enlevé notre manteau, avons-nous pris tout ce qu'il fallait pour assembler des planches ; nous en avons recouvert un endroit où nous avons ensuite transporté les malades en passant à travers la foule. Puis nous les avons répartis en deux groupes : mon compagnon s'occupa de l'un d'eux avec l'aide d'un interprète, et moi-même du second. Il y avait là deux Noirs, plus morts que vivants et déjà froids, dont il était difficile de trouver le pouls.

Nous avons mis des braises sur des tuiles et avons placé celles-ci au centre, près des moribonds ; puis nous avons jeté sur ce feu des parfums contenus dans deux bourses que nous avons entièrement vidées. Après quoi, avec nos manteaux (ils n'avaient en effet rien de ce genre et c'est en vain que nous en avions demandé à leurs maîtres), nous leur avons donné la possibilité de se réchauffer : ils parurent, grâce à cela, retrouver chaleur et respiration ; il fallait voir avec quelle joie dans les yeux ils nous regardaient ! C'est ainsi que nous nous sommes adressés à eux, non par des paroles, mais avec nos mains et notre aide ; et comme ils étaient persuadés qu'on les avait amenés ici pour les manger, tout autre discours aurait été complètement inutile.

Nous nous sommes assis ou mis à genoux auprès d'eux, nous avons lavé avec du vin leur figure et leur corps, faisant tout pour les égayer et leur montrant tout ce qui peut mettre en joie le coeur des malades »

A. Valtierra, s.j., San Pedro Claver , 1964, pp. 140-141

Jesuites.com

NdCastille: En observant le personnage enrubanné à droite du tableau, on voit bien, s'il en était besoin, que la traite des Noirs a été l'affaire des "mahométiseurs" de l'Afrique. (Relire Ousmane Sembene). La Chrétienté -le catholicisme- n'a jamais réduit en esclavage. Il libère -individuellement- au contraire de toute forme d'esclavage. Non, le catholicisme n'a pas été "imposé" dans les colonies, comme le propage une réécriture de l'Histoire. Les martyrs le prouvent. C'est par la parole de Dieu, par leur exemple, leurs actions que le catholicisme a pénétré les coeurs.

mardi 8 septembre 2009

08 Septembre - La Nativité de la TRES SAINTE VIERGE MARIE

Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge; Sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre et vulgaire aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la foi entourée des plus éclatantes merveilles. Aussi est-ce avec raison que l'Église s'écrie en ce jour: "Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le Soleil de justice, JESUS-CHRIST, notre DIEU, est né de Vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions. Lui, qui, ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle." Cette fête, en effet, doit être une réjouissance universelle; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, Ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le SAUVEUR promis au monde; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au Rédempteur attendu. DIEU, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples.

Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de DIEU, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été Sa conception, toute pure et toute privilégiée fut Sa naissance. Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim! Quelles félicitations de la part des amies de la vertueuse Anne! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de Sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection!

Les Saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie: "Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché; avec Elle paraît l'Aurore qui annonce le Soleil de Justice. Parfaite dès Sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus..."Astre toujours progressant en lumière, si beau dès Son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de Sa course! Quel bonheur pour les élus de contempler au Ciel les merveilles opérées par DIEU en Marie! En attendant, unissons-nous à l'Église qui L'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de sanctuaires vénérés.

Pratique: Faites reposer votre dévotion à Marie sur l'étendue et la connaissance de ses grandeurs et de ses vertus.

lundi 7 septembre 2009

07 Septembre - SAINT CLOUD, Prince, Moint et Prêtre

CLODOALD, plus connu sons le nom de CLOUD, était fils du roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère, Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père.

La sainte veuve revêtit Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères, de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, à l'abri de l'autel, et, trouvant toute sa joie au service de DIEU, il préféra la tonsure à la couronne, l'habit de moine aux vêtements royaux, le sacerdoce au trône.

Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neuf cents religieux, partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit.

DIEU ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus un prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié au se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du SAUVEUR JESUS, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant.

Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et pendant qu'il dormait, ô prodige! Le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.

Cloud fut ordonné prêtre en 551, malgré les protestations de son humilité, et fut le premier fils des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination; il obtint du roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale, pour y finir ses jours dans la solitude et loin du tumulte du monde.

Dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de DIEU, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d'abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus.

Bientôt il sut que son pèlerinage était près de finir ; il vit arriver la mort avec joie, et -s'endormit, à l'âge de quarante ans, dans la paix du SEIGNEUR, vers l'an 560.

Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville qui, de son nom, s'appela Saint-Cloud. La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patrons.

Pratique : Comprenez que votre salut est plus facile dans l'humilité que dans les honneurs.

dimanche 6 septembre 2009

06 SEPTEMBRE - SAINT ELEUTHERE, Abbé

La simplicité de cœur et l'esprit de componction furent les vertus qui caractérisèrent principalement SAINT ELEUTHERE. Il fut élu abbé du monastère de Saint-Marc, près de Spolète, et favorisé du don des miracles.

A la prière de certaines religieuses qui se trouvaient dans le voisinage, il prit dans son monastère un enfant qu'il avait délivré du démon. Il lui arriva de dire un jour à ce sujet : « II est clair que le démon a voulu se moquer de ces bonnes filles; car depuis que cet enfant est parmi les serviteurs de DIEU, l'esprit infernal n'ose plus approcher de lui. »

Ces paroles semblaient annoncer de la vanité de sa part; aussi le démon entra-t-il de nouveau dans l'enfant, pour le tourmenter comme auparavant. Éleuthère avoua humblement sa faute, et, se mettant à pleurer, il dit à ses religieux qui voulaient le consoler : « Pas un de nous ne touchera un morceau de pain avant que cet enfant ne soit délivré du démon ! » Toute la communauté se mit donc en prière, jusqu'à ce que l'esprit malin eût laissé l'enfant en repos; et depuis ce temps le démon n'osa plus s'emparer de lui.

Saint Grégoire le Grand ressentait une vive douleur de ne pouvoir jeûner le samedi saint, à cause d'une extrême faiblesse de poitrine. Il engagea Éleuthère, qui était alors à Rome, à venir prier avec lui, afin qu'il pût se réunir aux fidèles dans la pratique d'un jeûne aussi solennel. Eleuthère pria avec beaucoup de larmes, et Grégoire fut en état de satisfaire sa dévotion, comme il le désirait avec tant d'ardeur.

Le Saint raconta lui-même ce miracle comme il suit : "Un jour, étant dans mon abbaye, je souffrais tellement d'un mal d'estomac, que je me croyais sur le point de mourir. Or le samedi saint, jour pendant lequel tout le monde doit jeûner, ma maladie ne me le permettant pas, je fis appeler saint Eleuthère dans mon oratoire, le priant de m'obtenir, par son intercession, de pouvoir jeûner ce jour-là. Le Saint se mit aussitôt en prières; lorsqu'il m'eut donné sa bénédiction, je sentis que mon mal et mon appétit avaient disparu, et que mes forces me permettaient de prolonger mon abstinence jusqu'au lendemain. J'obtins ma guérison d'une manière si miraculeuse, que j'en fus tout émerveillé et que j'eus la conviction des faits attribués à saint Éleuthère et dont j'avais seulement entendu parler.

Et saint Grégoire dit encore de lui : "II a longtemps demeuré à Rome, dans mon abbaye, où il mourut. Ses disciples disent qu'il avait ressuscité un mort. Or c'était un homme si simple et d'une pénitence si grande, qu'il ne faut pas douter que DIEU Tout-puissant n'ait beaucoup accordé à ses pleurs et à son humilité! Voilà, certes, de beaux témoignages en faveur de notre saint. Qu'est-ce qui empêche l'effet de nos prières, bien souvent, sinon le défaut de simplicité et d'entière confiance en le SEIGNEUR?


Pratique. Allez à DIEU dans la prière, avec un cœur pur, simple et plein d'une filiale confiance.