jeudi 11 février 2010

10 Février - SAINTE SCOLASTIQUE,Vierge

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINTE SCOLASTIQUE, née en 480, était la sœur de Saint Benoît, patriarche des moines d'Occident. Jeune encore, elle fît au foyer paternel de grands progrès dans la vertu.

Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes, en méditant jour et nuit sur les moyens de renoncer aux choses de la terre pour s'allier à JESUS-CHRIST. Suivre Benoît dans la solitude était son unique aspiration. On sait qu'elle se consacra à DIEU dès sa plus tendre jeunesse, et qu'elle se rapprocha de son saint frère quand il se fut établi au mont Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples.

Benoît ne consentait à voir sa sœur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au - devant d'elle ; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où Saint Benoît et Sainte Scolastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre.

Le 9 février 543, Scolastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de saints entretiens, et la nuit arriva sans qu'ils s'en aperçussent. "II est trop tard pour vous retirer, dit la sainte à son frère; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste. — Que dites-vous là, ma sœur? reprit Benoît ; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent."

Scolastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria DIEU en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage : « Qu'avez-vous fait, ma sœur? dit l'homme de Dieu. —; Je vous ai supplié, dit Scolastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter; j'ai invoqué NOTRE-SEIGNEUR, et voilà qu'il m'exauce. »

Dans l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force ; les deux saints veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus.

Le lendemain, la pieuse vierge retourna à son couvent, et Benoît à son monastère ; mais le troisième jour, l'homme de DIEU, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l'âme de sa sœur s'envoler dans les airs sous la forme d'une colombe et se perdre dans les profondeurs du ciel. .

Benoît voulut faire déposer le corps de sa sœur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l'avaient été dans la vie.

On aime à trouver, dans la vie de plusieurs illustres saints, ces amitiés fraternelles, dont l'amour divin, bien plus que le sang, était le lien et le terme.

Pratique.
Priez avec foi ; vous n'obtenez pas, parce que vous priez mal.

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mardi 9 février 2010

09 Février - SAINTE APOLLINE ou APOLLONIE, vierge et martyre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT APOLLINE ou APOLLONIE florissait au IIIe siècle, dans la ville d'Alexandrie ; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne.

Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au SEIGNEUR ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore lui offrir le sacrifice de sa vie.

L'an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et l'on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse au contraire d'attendre l'occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre.

Un jour, elle fut arrêtée ; les bourreaux se jetèrent sur elles, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu'ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents ; puis, l'ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l'y jeter, si elle ne renonçait à JESUS-CHRIST.

La sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu'elle devait faire. Les païens espérèrent un moment qu'elle allait reculer devant l'horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s'échappa de leurs mains, et poussée par l'ardeur de l'amour divin qui embrasait son cœur, elle s'élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux, stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu'eux-mêmes à la lui faire endurer.

Son corps, comme un holocauste pur et sans tache, fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s'envola dans les cieux, l'an 249 de NOTRE SEIGNEUR, le 9 février. L'exemple étonnant de Sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature ; mais l'Église, en l'admettant an nombre des martyrs, nous oblige à croire qu'elle obéit à l'impulsion de l'ESPRIT DIVIN.

Plusieurs saintes femmes, pendant les persécutions, ont été de même au-devant de la mort, soit pour éviter des outrages, soit dans l'élan de leur amour pour DIEU, et l'Église ne leur donne pas moins le titre de martyres.

Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu'elle avait enduré. — Le courage de cette jeune vierge, courant elle-même au-devant des supplices, n'est-il pas une éclatante condamnation de notre lâcheté au service de DIEU?

Pratique. Ne calculez jamais dans le service de Dieu; sacrifiez-vous sans hésitation.


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"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

08 Février - SAINT JEAN DE MATHA, Confesseur

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT JEAN DE MATHA (1160-1213) originaire d'une illustre famille, en Provence, au commencement du XIIe siècle, fut consacré au SEIGNEUR par un vœu, dès sa naissance.

Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l'argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux ; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir.

C'est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita, de devenir le père d'un grand Ordre de charité. Le jour où il fut élevé au sacerdoce, il plut à DIEU de montrer aux hommes la sainteté de son serviteur. Une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l'onction du SAINT-ESPRIT qui opérait dans son âme.

Le bruit de ce prodige s'étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élevait l'hostie, on vit le visage du saint resplendir d'une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au-dessus de l'autel sur un spectacle invisible aux assistants. "J'ai vu, dit-il plus tard, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix- de couleur rouge et bleue; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l'un chrétien et l'autre maure; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants."

C'était l'annonce claire de l'œuvre qu'il devait établir; il fut en effet fondateur de l'Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.

Qui dira tout ce que le saint eut à souffrir dans son pénible aposto¬lat? « Si je n'ai pas le bonheur d'être martyr, disait-il souvent, puissé-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères ! » DIEU seconda plus d'une fois son zèle par des miracles.

Un jour que les habitants de Tunis voulaient l'empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu'il avait rachetés, il se prosterne et invoque Marie ; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étend son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogue bientôt en pleine mer et aborde en moins de deux jours à Ostie, aux applaudissements d'une foule, émerveillée du prodige.

Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, le 21 décembre 1213, à l'âge de soixante et un ans, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d'œuvres et de mérites. La pauvre petite cellule qu'il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu'à ce jour, et semble encore toute parfumée de ses vertus.

Pratique. Soyez bon et compatissant ; qu'aucune misère ne vous laisse insensible.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 6 février 2010

07 Février - SAINT ROMUALD, abbé

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT ROMUALD naquit à Ravenne, en 956, d'une des plus illustres familles d'Italie. Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce qui le poursuivait triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités.

Après avoir vécu sept ans dans un monastère de Saint Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier. Quand il faisait quelque faute, l'ermite, toujours armé d'une verge, lui donnait un rude coup sur l'oreille gauche. Romuald souffrait patiemment; cependant un jour, s'apercevant qu'il perdait l'ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l'oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu.

Bientôt, Romuald devint le chef d'une foule de solitaires ; il réforma et fonda un grand nombre de monastères et établit enfin l'ordre des Camaldules. DIEU éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences.

Les victoires du saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d'une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques et les plus affreuses. "Quoi! disait Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du ciel et tu viens au désert montrer ta honte! Va-t'en, bête immonde, vilain serpent! "

Notre Saint jouit à un haut degré du don des larmes ; il ne pouvait célébrer la messe sans pleurer, et pendant son oraison, vaincu par l'émotion et ravi en extase, il s'écriait : "JESUS, mon cher JESUS ! Ô doux miel, ineffable désir, délices des saints, suavité des anges !"

Arrivé à une extrême vieillesse, il jeûnait encore tous les jours, et pendant le carême il se contentait d'une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets, afin de les voir, d'en faire le sacrifice à DIEU et de se moquer de la sensualité : "Voilà un bon morceau, bien apprêté, Romuald, disait-il ; tu le trouverais bien de ton goût, n'est-ce pas? Eh bien! Tu n'y toucheras pas et tu n'en auras eu la vue que pour te mortifier davantage."

Il faisait tant et de si grands miracles que toute la nature semblait lui être soumise.

Quand cet illustre athlète de la pénitence mourut, le 19 juin 1027, il avait cent vingt ans; une vie si longue, malgré des austérités si extraordinaires, n'est-elle pas à elle seule un prodige?

Pratique. Ne passez pas un seul jour sans faire quelque pénitence corporelle ; votre âme bénéficiera de tout ce que vous retrancherez à votre corps.

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"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

06 Février - SAINTE AGATHE, Vierge et Martyre

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE AGATHE
Vierge et Martyre
(+ 254)


Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l'honneur d'avoir donné naissance à SAINTE AGATHE ; ce qui est certain, c'est qu'elle fut martyrisée à Catane, sous l'empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d'une femme débauchée, nommée Aphrodisia. Aphrodisia employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir; et après un mois de tentatives, elle s'en fut trouver le préfet pour lui annoncer l'inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du SEIGNEUR devant son tribunal.

"Qui es-tu?

- Je suis noble et d'une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.

- Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des chrétiens?

- Parce que la véritable noblesse s'acquiert avec JESUS-CHRIST dont je me dis la servante.

- Quoi donc! Sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton CRUCIFIE?

- Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu'au point d'adorer des pierres pour lui faire honneur."

Afin d'apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu'on la conduisit en prison, lui disant qu'elle eût à se préparer à renier JESUS-CHRIST ou à mourir dans les tourments.
Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on arracha un sein à la Sainte. Elle dit à Quintianus: "N'as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d'une femme?"

Quand elle fut rentrée dans la prison où le préfet avait défendu de lui rien donner, Saint Pierre lui apparut et la guérit au nom du SAUVEUR; la Sainte s'écria: "Je Vous rends grâces, ô mon SEIGNEUR JESUS-CHRIST, de ce qu'il Vous a plu de m'envoyer Votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m'avait arraché," et la prison fut remplie d'une si éclatante lumière que les gardiens s'enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes.

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit: "DIEU me garde de quitter le champ de bataille et de m'enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis."

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d'étonnement; sa rage n'en devint que plus grande. Par son ordre, on roula la Sainte sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l'on perçait son corps de pointes aiguës.
Pendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés. La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu'on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison. Quand elle y fut rentrée, Agathe dit: "Ouvrez, SEIGNEUR, les bras de Votre miséricorde, et recevez mon esprit qui désire Vous posséder avec tous les transports d'amour dont il est capable," et en achevant ces mots elle expira (+ 254).

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de Sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d'Agathe inscrivirent ces mots: "C'est une âme sainte; elle a rendu un honneur volontaire à DIEU et elle est la rédemption de sa patrie."
Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de DIEU, mais au passage d'une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l'eau où il se noya.

La dévotion à Sainte Agathe ne tarda pas de se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu'à Catane. Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l'Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la Sainte.

Vie des Saints, Père François GIRY

05 Février - SAINT DOROTHEE, Vierge et Martyre

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"



SAINTE DOROTHÉE
Vierge et Martyre
(+ 304)


Le martyre de Sainte Dorothée nous offre encore une belle page de l'histoire des premiers siècles de l'Église. Elle était née à Césarée, en Cappadoce, où elle faisait l'étonnement des païens et l'édification des chrétiens par ses rares vertus.


Saisie comme chrétienne, elle parut les yeux baissés, mais avec fermeté, devant son juge:

"Quel est ton nom? lui demande-t-il.
-- Je me nomme Dorothée.
-- Je t'ai fait mander pour sacrifier à nos dieux immortels.
-- Je n'adore que le DIEU du Ciel, car il est écrit: "Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui."
-- Écoute-moi et sacrifie, c'est le seul moyen d'éviter le chevalet.
-- Les souffrances du chevalet ne durent qu'un instant, mais elles me feront éviter des supplices éternels."
Le juge la fait étendre sur le chevalet pour l'intimider, mais elle réitère sa profession de foi:
"Pourquoi retardes-tu mon bonheur? Je suis chrétienne! Je n'aspire qu'à voir Celui pour qui j'affronte les tourments et la mort.
-- Et qui est Celui que tu désires?
-- C'est le CHRIST, le Fils de DIEU.
-- Ce sont là des folies, sacrifie et tu seras heureuse.
-- Non, je ne sacrifierai point aux démons, je suis l'épouse du CHRIST et je brûle de m'unir à Lui dans les Cieux."

Elle est alors livrée à deux malheureuses femmes qui avaient récemment apostasié; mais loin d'être ébranlée par elles, elle leur fit sentir l'énormité de leur faute, les convertit et assista bientôt à leur martyre.

Dorothée, à son tour, fut de nouveau étendue sur le chevalet. "Jamais, je n'ai été si heureuse, dit-elle au milieu des tourments, car j'ai rendu au CHRIST deux âmes que le démon Lui avait ravies."

Et se tournant vers le juge: "Misérable, lui dit-elle, te voilà vaincu, toi et tes idoles!" Elle fut condamnée à être frappée du glaive. "Je Vous rends grâces, s'écria-t-elle, ô céleste Amant des âmes, de ce que Vous m'appelez en Votre Paradis."

Comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria par raillerie, de lui envoyer "des fruits ou des roses du jardin de son Époux". Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu'on fût en février, et il les porta, de la part de Dorothée, à Théophile, qui confessa JESUS-CHRIST et subit le martyre ce jour même. Avant la tête tranchée, il s’écria « O CHRIST, je vous rends grâces ! » C’était vers l’an 308.

Les actes des martyrs nous donnent souvent lieu de constater la vérité de cette parole d’un illustre écrivain des premiers siècles : « Le sang des martyrs est une semence de chrétiens ».

Pratique : Gardez votre cœur pur, vous deviendrez capable de grands sacrifices.

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"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 5 février 2010

04 Février - SAINTE JEANNE DE VALOIS, reine de France

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Sainte Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde en 1464, toute laide et toute contrefaite; mais, en revanche, le Ciel révéla en elle dès ses plus tendres années une âme d'élite. Sa piété envers la sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés : elle avait cinq ans lorsque la Mère de DIEU daigna lui apprendre qu'elle était appelée à fonder en son honneur un Ordre dont le but principal serait l'imitation de ses vertus.

Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l'avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d'épreuves pour elle, le roi son père étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut à la demande du prince son mari déclaré nul par le souverain Pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la sainte, mes chaînes sont brisées; c'est Lui qui l'a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l'ai fait jusqu'ici. »

Ses adieux à son mari furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts; désormais ma vie se passera à prier pour vous et pour la France. »

Dès lors, la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour JESUS-CHRIST lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d'une fois on la vit, à genoux au pied d'une croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de JESUS-CHRIST.

Quelques herbes mal apprêtées suffisaient à sa nourriture; elle jeûnait et prolongeait ses veilles, ses prières et ses macérations trois jours au moins par semaine. Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité.

Elle n'aurait désiré que DIEU seul pour témoin, car elle ne cherchait que lui dans la pratique de toutes les vertus. L'Eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c'est au pied du tabernacle qu'elle trouvait tous les trésors de dévouement qu'elle prodiguait autour d'elle.

Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la sainte Vierge, l'ordre des Annonciades. Jeanne s'envola au ciel le 3 février 1503, à l'âge de quarante ans.

Une clarté extraordinaire parut pendant plus d'une heure dans sa chambre, au moment de sa mort. On trouva son corps couvert d'un rude cilice sur sa chair nue, avec une chaîne de fer sur ses reins ; c'est par ces instruments terribles de la pénitence chrétienne qu'elle avait remplacé les joyaux de la couronne royale. Cinquante-six ans plus tard, son corps était retrouvé sans aucune marque de corruption.

Pratique. Ayez le courage de souffrir pour DIEU le mépris et les faux jugements des hommes.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 4 février 2010

03 Février - SAINT BLAISE, Evêque et Martyr

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT BLAISE fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession. D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime.

Mais Blaise, inspiré de DIEU, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de DIEU, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur. Blaise, saisi peu de temps après comme chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie, profonde, à la pensée de souffrir pour JESUS-CHRIST.

Arrivé devant le gouverneur : « Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de DIEU par tes tourments? Non, non, le SEIGNEUR est avec moi, c'est loi qui me fortifie ! » Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison.

Quelques jours après, le martyr est rappelé au tribunal : « Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis : ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle. — Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer. »

Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet ; puis il fit apporter des peignes de fer, et on lui en déchira le dos et tout le corps. La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit : "Voilà ce que je désirais depuis longtemps : mon âme arrachée à la terre et mon corps élevé en haut ! Déjà voisin du ciel, je méprise toutes les choses de ce monde; je me ris de vous et de vos supplices. Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle. "

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé ; mais il fit le signe de la croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige.

Tandis qu'il était en prison, on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson qui lui était restée dans le gosier. Blaise, en le guérissant, avait demandé à DIEU de lui donner la vertu de soula¬ger tous ceux qui, affligés de maux de gorge, se recommanderaient à lui.

C'est pourquoi, d'après la tradition, on l'invoque tout spécialement pour les maux de gorge.

Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée, l'an 316.

Pratique. Ne tenez à rien dans ce monde ; n'aspirez qu'aux biens éternels.

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"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

02 Févrirer - LA PURIFICATION DE LA TRES SAINTE VIERGE ET PRESENTATION DE N-S JESUS AU TEMPLE

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple, conformément à la loi de Moïse.

Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, après leurs couches, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Ni Marie, toute pure dans sa maternité, ni Jésus, Fils de Dieu, n'étaient obligés à cette cérémonie; cependant, par humilité, et pour donner aux hommes un éclatant exemple d'obéissance aux lois divines, Marie, accompagnée de Joseph et portant JESUS en ses bras, se rendit au temple de Jérusalem.

La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés.

Les cierges symbolisent NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST, Lumière du monde; la procession représente le passage de la Sainte Famille dans le temple et la rencontre des deux saints vieillards Siméon et Anne.

Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la chair du CHRST; la mèche, qui est intérieure, est l'âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure, est la Divinité.

La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du CHRIST, figurée par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui l'offrit au SEIGNEUR.

Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, mais particulièrement au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait en ce moment son suprême effort afin d'arracher les âmes à DIEU.

C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du secours du REDEMPTEUR, Vraie Lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie. On doit regretter que la plupart des fidèles, oublieux des vieilles coutumes de la foi, n'apportent plus leur cierge à la fête de la Purification.

Pratique. Observez religieusement les moindres détails des lois chrétiennes.


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"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 2 février 2010

01 Février - SAINT IGNACE, Patriarche d'Antioche et Martyr


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que NOTRE-SEIGNEUR plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des cieux. »

Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du SAUVEUR, disciple lui-même de Saint Jean, l'apôtre bien-aimé.

IGNACE fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté, mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire : « C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux? — Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon. — Qu'entends-tu par ce mot Théophore? — Celui qui porte JESUS-CHRIST dans son cœur. — Crois-tu que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur? — Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un DIEU Créateur, un JESUS-CHRIST, Fils de DIEU, dont le règne est éternel. — Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat. — Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du CHRIST, et Trajan irrité, le fait conduire en prison.

« Quel honneur pour moi, SEIGNEUR, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de vous !» et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux. L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace : « Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à DIEU. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe, il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration : « Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de DIEU ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de JESUS-CHRIST. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon DIEU.

Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de JESUS-CHRIST. »

Quel langage et quel amour! Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de JESUS jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os, qui furent transportés triomphalement à Antioche (an 107).

Pratique. Appliquez-vous à un tendre et ardent amour pour JESUS-CHRIST.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"