samedi 21 décembre 2013

21 DECEMBRE : SAINT THOMAS, Apôtre


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du cœur et du dévouement. 

Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant sa Passion, JÉSUS veut retourner en Judée ; les apôtres lui rappellent les menaces de ses ennemis. Thomas seul s'écrie : « Eh bien ! Allons et mourons avec Lui ! » 

Voilà le dévouement du cœur de l'apôtre. Après sa résurrection, le SAUVEUR était apparu à plusieurs de Ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement : « Je ne le croirai pas avant d'avoir mis mes doigts dans Ses plaies. » Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. 

Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime, et le bon SAUVEUR répondit à son défi. Que fit alors Thomas? Nous le savons ; un cri du cœur s'échappa de ses lèvres : « Mon SEIGNEUR et mon DIEU ! » DIEU permit l'hésitation de cet apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de JÉSUS-CHRIST. 

Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerne la Résurrection. — Quand les apôtres se partagèrent le monde, le pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de JÉSUS parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le baptême et les associa à son ministère. 

Partout, sur son passage, l'apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques. Quand, au XVIe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas.

Un miracle de l'apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'apôtre ; il fut percé d'une lance devant une croix où il priait, et on l'accabla de pierres et de flèches. 

Remarquons, pour notre encouragement et notre consolation, la parole que le SAUVEUR adresse à saint Thomas après avoir éclairé ses doutes : "Bienheureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru! ". Heureux sommes-nous donc, si nous croyons d'une foi simple, prompte et entière tous les mystères de la religion. Nous trouverons dans cette foi, avec le repos de notre esprit dans cette vie, une source de mérites pour l'éternité.

Pratique. Estimez-vous heureux de croire, et agissez vaillamment selon votre foi.

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SAINT PIERRE CANISIUS Docteur de l'Église (1521-1597)

Pierre Kanjis, dont on a fait "Canisius", naquit le 8 mai 1521 à Nimègue, de parents qui étaient fervents catholiques, et qui surent pénétrer l'âme de leurs enfants de leur foi et de leur piété. Aussi Louis Veuillot a pu dire que "le premier jouet de Pierre fut un livre, son premier mot une prière, et depuis il alla toujours étudiant et priant".

Envoyé à Cologne pour y compléter ses études, il en sortit maître-ès-art (1540). Trois ans plus tard, le 8 mai 1543, il entrait dans la Compagnie de JÉSUS, et en juin 1546, il était élevé au sacerdoce.

Dès avant sa prêtrise, Canisius avait commencé à donner des cours publics d'Écriture Sainte et à se livrer à la prédication. Il n'avait que vingt-quatre ans, lorsque la confiance des habitants de Cologne l'envoya auprès de l'empereur Charles-Quint, pour obtenir qu'il les délivrât de leur archevêque infecté de protestantisme.

Après une courte apparition au Concile de Trente, il revint en Allemagne, y travailler à réparer les ruines amoncelées par l'hérésie. Il le fit par une prédication inlassable, par son enseignement théologique, et par la diffusion de ses écrits. Ce fut alors qu'il composa son chef-d'œuvre connu sous le nom de "Catéchisme de Canisius", qui lui a valu d'être élevé à la dignité de Docteur de l'Église.

Nommé Provincial de son Ordre, il exerça cette charge pendant quatorze ans durant lesquels il fonda en Allemagne neuf collèges qui contribuèrent beaucoup à répandre l'instruction chrétienne parmi la jeunesse. Il coopéra aussi très efficacement à la réforme du clergé par l'érection de séminaires ecclésiastiques.

Ces divers travaux n'empêchaient point le Père Canisius d'entretenir de fréquents rapports avec les princes catholiques allemands, et de soutenir leur courage dans leurs luttes avec les protestants. Son influence le fit choisir, en 1557, pour défendre les dogmes catholiques à la diète de Worms, contre les principaux coryphées du protestantisme. Il réussit à les opposer les uns aux autres, au point qu'ils ne purent arriver à s'entendre entre eux.

Ayant été déchargé de toute supériorité, le Père Canisius se retira à Dillingen et y travailla à la réfutation des erreurs des "Centuries de Magdebourg". Il alla ensuite fonder le collège de Fribourg (1580), qu'il ne devait plus quitter. La vénération des Fribourgeois pour lui était telle, qu'ayant eu vent d'une décision qui devait le leur ravir, ils écrivirent au Provincial: "Les sanctuaires de Fribourg ne possèdent aucun corps de Saint; nous voulons donc retenir chez nous ce Saint vivant, et ne pas permettre qu'il ait ailleurs son tombeau." Leur vœu fut exaucé: Le Père Canisius mourut à Fribourg le 21 décembre 1597. Il avait soixante-seize ans. 



"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


jeudi 19 décembre 2013

20 DECEMBRE - SAINT PHILOGONE / SAINT DOMINIQUE DE SILOS, Abbé


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

SAINT PHILOGONE brilla d'abord dans le monde et se distingua dans l'éloquence du barreau. Comme il joignait à de grands talents une vie exemplaire, on l'appela, malgré ses résistances, au siège patriarcal d'Antioche.

L'état florissant de cette Église pendant son épiscopat est une preuve de son zèle et de la sagesse de son gouvernement. Saint Jean Chrysostome fait de lui les plus grands éloges ; il mourut l'an 323.

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SAINT DOMINIQUE DE SILOS
Abbé

SAINT DOMINIQUE
 surnommé de Silos, à cause de son long séjour dans le monastère de ce nom, était de la souche des anciens rois de Navarre; il naquit au commencement du XIe siècle.

Il se mit à l'étude, n'ayant guère pour maître que l'Esprit-Saint. Devenu prêtre, il resta d'abord dans la maison de ses parents, puis bientôt entra dans un monastère de l'ordre de Saint-Benoît, où il brilla au premier rang par sa sainteté.

Dominique vint à Silos en 4040. Ce monastère était bien déchu de sa gloire et de sa ferveur passées.

Le moine Licinien, qui gémissait de cet état de choses, disait la sainte messe quand Dominique entra dans l'église; par une permission de Dieu, lorsque, au moment de l'offertoire, il se tourna vers le peuple pour chanter : Dominus vobiscum, il chanta : Voici le restaurateur qui vient ! et le chœur répondit : C'est le SEIGNEUR qui l'a envoyé!

L'oracle ne tarda pas à se vérifier. La charité du saint ne se concentrait point dans son monastère, qui vit bientôt luire une ère de prospérité qu'il n'avait jamais connue; mais elle s'étendait à tous les affligés.

Le don des miracles attirait au couvent des aveugles, des malades, des boiteux, et il les guérissait par centaines, comme le prouvent encore aujourd'hui les ex-voto de la chapelle où sont gardées ses reliques. Les guirlandes de chaînes, de boulets, de fers, suspendues aux voûtes, attestent sa charité spéciale pour les pauvres chrétiens captifs des Maures d'Espagne; il allait les consoler et payait leur rançon, préludant ainsi à l'œuvre de Notre-Dame-de-la-Merci.

Après de longues années de bonnes œuvres, Dominique sentit approcher le moment de la récompense, il en fut même averti par la sainte Vierge : « J'ai passé toute la nuit avec la Reine des Anges, dit-il un jour à ses religieux; elle m'a invité à me rendre près d'elle dans trois jours; je vais donc aller bientôt au céleste festin où elle me convie. »

II fut, en effet, malade trois jours; ses frères virent son âme monter glorieuse au Ciel, le 20 décembre 1073.

C'est à son tombeau que la mère de saint Dominique de Guzman obtint la naissance de son fils.

Pratique : Ne vous ménagez pas pour le bien ; tout sera compté pour le ciel.


20 DECEMBRE - TEMPS DE L'AVENT : "O CLAVIS DAVID"

Notre Seigneur Jésus-Christ en majesté. Ière Bible de
Charles le Chauve. Vivien. Abbaye Saint-Martin de Tours. IXe.

L'Annonce faite à Marie par saint Gabriel archange.
Maître de la Vie de Marie. Allemagne. XVe.

- " O Clavis David ".

" O Clavis David et sceptrum domus Israël, qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris, et umbra mortis."

" Ô Clef de David, ô sceptre de la maison d'Israël ! Qui ouvrez, et nul ne peut fermer; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort."

Pour l’introduction de Dom Guéranger aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.

O CLAVIS (sur Youtube)

Dom Guéranger, l’Année Liturgique


O Fils de David, héritier de son trône et de sa puissance, vous parcourez, dans votre marche triomphale, une terre soumise autrefois à votre aïeul, aujourd’hui asservie par les Gentils. Vous reconnaissez de toutes parts, sur la route, tant de lieux témoins des merveilles de la justice et de la miséricorde de Jéhovah votre Père envers son peuple, au temps de cette ancienne Alliance qui tire à sa fin. Bientôt, le nuage virginal qui vous couvre étant ôté, vous entreprendrez de nouveaux voyages sur cette même terre ; vous y passerez en faisant le bien, et guérissant toute langueur et toute infirmité, et cependant n’ayant pas où reposer votre tête. Du moins, aujourd’hui, le sein maternel vous offre encore un asile doux et tranquille, où vous ne recevez que les témoignages de l’amour le plus tendre et le plus respectueux. Mais, ô Seigneur ! il vous faut sortir de cette heureuse retraite ; il vous faut, Lumière éternelle, luire au milieu des ténèbres ; car le captif que vous êtes venu délivrer languit dans sa prison. Il s’est assis dans l’ombre de la mort, et il y va périr, si vous ne venez promptement en ouvrir les portes avec votre Clef toute-puissante ! Ce captif, ô Jésus, c’est le genre humain, esclave de ses erreurs et de ses vices : venez briser le joug qui l’accable et le dégrade ; ce captif, c’est notre cœur trop souvent asservi à des penchants qu’il désavoue : venez, ô divin Libérateur, affranchir tout ce que vous avez daigné faire libre par votre grâce, et relever en nous la dignité de vos frères.

ANTIENNE A L’ANGE GABRIEL.

O Gabriel ! Messager des cieux, qui es entré près de moi les portes fermées, et m’as dit cette parole : Vous concevrez et enfanterez ; on l’appellera Emmanuel !

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Pour l’introduction de Dom Pius Parsch aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.
Les Juifs appelaient bouclier ou clef de David l’hexagone. C’était pour eux le symbole de Dieu et-de son saint nom. Ils y voyaient le signe du Messie à venir (étoile de Balaam, étoile des Mages). Le Christ est la « clef de David », car c’est lui qui donne le sens de tous les mystères et de toutes les figures de l’Ancien Testament.

Dom Adrien Nocent, Contempler sa Gloire

Pour l’introduction de Dom Nocent aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.
C’est au Messie qu’il appartient d’ouvrir la porte du royaume ou de la fermer. Nous l’appelons. Qu’il vienne nous délivrer car les ténèbres et l’ombre de la mort nous environneront jusqu’au moment où le règne de Satan sera détruit à jamais.

[1] Is. 22, 22 & Apoc. 3, 7.

[2] Is. 42, 7 ; Ps. 106, 14 & Apoc. 3, 7 ; Luc. 1, 79.

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”
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mercredi 18 décembre 2013

19 DECEMBRE - SAINT NEMESION / SAINT URBAIN, Pape / SAINTS MARTYRS du Vietnam

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

NEMESION était un fervent chrétien d'Alexandrie. Il fut arrêté vers l'an 250, comme coupable de vol; mais il lui fut facile de prouver son innocence. Ses ennemis l'accusèrent alors d'être chrétien ; il confessa généreusement sa foi et fut battu bien plus cruellement que les voleurs ; brûlé enfin avec quelques criminels, il se réjouit de trouver en ce supplice le moyen d'imiter son divin Maître.


LE BIENHEUREUX URBAIN V
PAPE
1362 à 1370 (+ 1370)

Le bienheureux URBAIN V, de son nom de famille GUILLAUME DE GRIMORAD, naquit en 1310, au château de Grisac, près de Mende, sur un sommet des Cévennes.

Il gravit rapidement les degrés successifs de l'échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s'offrit alors à lui comme l'idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son cœur.

Il alla frapper à la porte de l'abbaye de Saint-Victor, près de Marseille, et, à l'ombre paisible du cloître, il s'éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la Sainte Vierge.

La profession religieuse n'avait fait que développer son ardeur pour la science; les supérieurs crurent bientôt l'humble moine capable d'enseigner, et en effet, il illustra successivement les chaires qui lui furent confiées, à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse.

Quelques années plus tard, après avoir été peu de temps abbé de Saint-Germain d'Auxerre, nous le trouvons en Italie, en qualité de légat du pape Clément VI, au milieu des difficultés inextricables qu'avait enfantées le grand schisme d'Occident.

C'était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde. Il fut élu pape en 1362 et prit le nom d'Urbain V, parce que tous les papes qui avaient porté ce nom l'avaient illustré par la sainteté de leur vie.

C'est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du pape sur les fidèles, sur les évêques et sur les États romains.

Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets : ramener la papauté d'Avignon à Rome, réformer les mœurs, propager au loin la foi catholique. Le retour de la papauté à Rome fut un triomphe, et les poètes la saluèrent comme l'augure d'un nouvel âge d'or.

Pendant que s'accomplissaient ces grandes œuvres, Urbain vivait en saint, jeûnait comme un moine, et rapportait toute gloire à DIEU. Sa mort, qui arriva en décembre 1370, fut pleine d'édification.

Il demanda qu'on ouvrît les portes de son palais et qu'on permît au peuple de circuler autour de son lit : «II faut, dit-il, que le peuple puisse voir comment les papes meurent. »

Pratique: Ne vous attribuez la gloire de rien, rapportez tout à DIEU et à sa grâce.

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Photo : Martryre au Vietnam . Site de la CRC 


MARTYRS DU TONKIN
(+ 1838)

L'EGLISE AU VIET-NAM FÉCONDÉE PAR LE SANG DES MARTYRS




L'oeuvre de l'évangélisation, entreprise dès le début, du XVIème siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. A l'heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de 25 (10 au Nord, 6 au Centre et 9 au Sud). Les catholiques sont environ 6 millions (presque 10% de la population). La hiérarchie catholique vietnamienne a été érigée par le Pape Jean XXIII le 24 novembre 1960.


Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l'évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des Martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Viêt-Nam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l'œuvre apostolique et ont d'un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L'histoire religieuse de l'Eglise du Viêt-Nam enregistre qu'il y a eu en tout 53 Décrets, signés par les Seigneurs TRINH et NGUYEN et par les Empereurs qui, pendant trois siècles XVIIème, XVIIIème, XIXème: exactement 261 ans (16251886), ont promulgué contre les chrétiens des persécutions l'une plus violente que l'autre. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Viêt-Nam.


Au cours des siècles, ces Martyrs de la Foi ont été ensevelis d'une manière anonyme, mais leur mémoire est restée toujours vivante dans l'esprit de la communauté catholique.


Dès le début du XX siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes - dont les épreuves sont apparues les plus cruelles - ont été choisies et élevées aux honneurs des autels par le Saint-Siège en 4 séries de Béatifications:


en 1900, par le Pape LÉON XIII, 64 personnes
en 1906, par le Pape S. PIE X, 8 personnes
en 1909, par le Pape S. PIE X, 20 personnes
en 1951, par le Pape PIE XII, 25 personnes


Ces Bienheureux peuvent être classés comme suit:


11 Espagnols: tous de l'Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains): 6 Evêques et 5 Prêtres.
10 Français: tous de la Société des Missions Etrangères de Paris: 2 Evêques et 8 Prêtres.
96 Vietnamiens: 37 Prêtres (dont 11 Dominicains), 59 Laïcs (parmi eux 1 Séminariste, 16 Catéchistes, 10 du Tiers Ordre Dominicain et 1 femme).


" Tous ceux-là viennent de la grande épreuve: ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau " (Apoc 7, 13-14), et leur martyre a eu lieu aux différentes périodes:


2 ont subi le martyre au temps de TRINH-DOANH (1740-1767)
2 ont subi le martyre au temps de TRINH-SAM (1767-1782)
2 ont subi le martyre au temps de CANH-TRINH (1782-1802)
58 ont subi le martyre au temps de l'Empereur MINH-MANG (1820-1840)
3 ont subi le martyre au temps de l'Empereur THIEU-TRI (1840-1847)
50 ont subi le martyre au temps de l'Empereur TU-DUC (1847-1883)


Sur le lieu de supplice l'Edit royal, placé à coté de chaque martyr, a précisé le mode de sentence:


75 condamnés à la décapitation,
22 condamnés à l'étranglement,
6 condamnés à être brûlés vifs,
5 condamnés à être écartelés,
9 sont morts en prison des suites des tortures.


Parmi eux :


- Tommaso NGUYEN VAN DE, Laïc mort le 19-12-1839
- Francesco Saverio HA THONG MAU, Catéchiste mort le 19-12-1839
- Agostino NGUYEN VAN MOI, Laïc mort le 19-12-1839
- Domenico Bui VAN UY, Catéchiste mort le 19-12-1839
- Stefano NGUYEN VAN VINTI, Laïc mort le 19-12-1839


Ils ont été béatifiés ensemble en 1900 et canonisés par le Pape Jean-Paul II en 1988.
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“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

mardi 17 décembre 2013

18 DECEMBRE - SAINT GATIEN, Premier Evêque de Tours


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


SAINT GATIEN
Premier Évêque de Tours
(IIIe siècle)
Une ancienne et respectable tradition de l'Église de Tours, d'accord avec l'illustre historien des Francs, saint Grégoire de Tours, nous apprend que SAINT GATIEN, son premier évêque, a été envoyé dans les Gaules par le pape saint Fabien, en 250, avec six autres évêques.

A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de DIEU et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.

Les conquêtes furent nombreuses; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort.

Traqué comme une bête fauve, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères ; une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier.Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu; il les préparait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile.

Huit églises furent élevées, par les soins du courageux pontife, sur la terre de Touraine. Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du CHRIST, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères. Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux.

C'est dans cet asile de la charité que le SAUVEUR réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à DIEU.

Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand NOTRE-SEIGNEUR lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête, et les saints attendent ton arrivée au ciel. »

Et le SAUVEUR administra lui-même à son disciple la sainte Communion en viatique. Sept jours après, il rendait à DIEU son âme riche en œuvres et en mérites, le 18 décembre de l'an 116. L'Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur.

Pratique: Ne vous contentez pas de croire à l'Évangile, conformez-y votre vie, inspirez- vous.

 “O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

17 DECEMBRE - SAINT LAZARE DE BETHANIE, Premier Evêque de Marseille / SAINTE OLYMPIADE ou OLYMPIE, Veuve / SAINT JUDICAEL, Roi en Bretagne puis moine.

O SAPIENTIAE - Debut des Grandes Antiennes 

LA SAINTE TRINITE

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Sainte Olympiade ou Olympie
 la gloire des veuves de l'Église d'Orient, naquit à Constantinople de parents très illustres, dont la mort prématurée la laissa de bonne heure à la tête d'une fortune considérable.

Elevée au milieu des plus saints exemples, elle était, à dix-huit ans, le modèle des vertus chrétiennes. C'est à cette époque qu'elle fut mariée à Nébridius, jeune homme digne d'une telle épouse. Ils se promirent l'un à l'autre une continence parfaite ; mais après vingt mois seulement de cette union angélique, Nébridius laissait Olympiade seule sur la terre et allait recevoir au ciel la récompense de ses vertus.

A l'empereur, qui voulait l'engager dans un nouveau mariage : « Si DIEU, dit-elle, m'eût destinée à vivre dans le mariage, il ne m'aurait pas enlevé mon premier époux. L'évènement qui a brisé mes liens me montre la voie que la Providence m'a tracée, celle de la virginité chrétienne. »

Depuis la mort de son époux, Olympiade avait rendu sa vie plus austère. Ses jeûnes devinrent rigoureux et continuels; elle se fit une loi de ne jamais manger de viande. Elle s'interdit également le bain, qui était dans les mœurs du pays; elle affranchit tous ses esclaves, qui voulurent continuer néanmoins à la servir ; elle administrait sa fortune en qualité d'économe des pauvres; les villes les plus lointaines, les îles, les déserts, les églises pauvres, ressentaient tour à tour les effets de sa libéralité.

Olympiade méritait assurément d'être mise au nombre des diaconesses de l'Église de Constantinople. Consacrées par l'évêque, qui leur imposait les mains en récitant sur elle des prières, les diaconesses étaient appelées à aider les prêtres dans l'administration des sacrements et les œuvres de charité. Elles étaient chargées d'instruire les catéchumènes de leur sexe et de préparer le linge qui servait à l'autel. En prenant le voile, elles faisaient vœu de chasteté perpétuelle. Il y avait déjà seize ans qu'Olympiade remplissait ces fonctions, quand saint Jean Chrysostome fut élevé sur le siège de Constantinople.

La sainte veuve n'avait pas manqué d'épreuves jusqu'à ce moment; des maladies cruelles, de noires calomnies, lui avaient fait verser, des larmes continuelles. Sous le nouveau patriarche elle allait faire un pas de plus dans le sacrifice et dans la sainteté. Saint Jean Chrysostome sut utiliser pour le bien les qualités et la fortune de l'illustre diaconesse.

C'est par elle qu'il éleva un hôpital pour les malades et un hospice pour les vieillards et les orphelins. Quand le patriarche partit pour l'exil où il devait mourir, Olympiade reçut une de ses dernières bénédictions. Elle fut entretenue dans ses œuvres par les lettres du pontife. Ses dernières années furent abreuvées de grandes amertumes ; elle acheva en exil, à Nicomédie, l'an 410, une vie toute de charité, de patience, de courage et de prière.

Pratique. Suivez la voie de la Providence, et faites-y le plus de bien que vous pourrez. 


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Saint Judicaël 
(ou Gaël ou Giguel ou Gicquel ou Juzel) 
Roi en Bretagne puis moine 
(v. 650)

Il régna sur la Bretagne à partir de 632. En 636, saint Eloi lui fit rencontrer à Clichy, près de Paris, le roi Dagobert pour signer un traité de paix entre Bretons et Francs. 


Deux ans plus tard, il laissa son trône et se retira dans une abbaye.

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                                SAINT LAZARE DE BETHANIE  

Premier Evêque de Marseille
(Frère de Marie Madeleine de Béthanie)






16 DECEMBRE - SAINT EUSEBE / LA BXSE MARIE DES ANGES / LES SAINT MARTYRS D'AFRIQUE / SAINTE ADELAIDE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT EUSEBE, né en Sardaigne, de nobles parents, au commencement du IVe siècle, fut élevé dans la pratique de la vertu et dans l'étude des sciences ecclésiastiques. Devenu évêque de Verceil, il s'attacha à former un clergé vertueux en lui faisant joindre à la vie séculière la vie monastique. Cette institution produisit de si consolants résultats, que de nombreux évoques s'empressèrent de l'imiter. Exilé par un empereur favorable aux ariens, il mourut en Thébaïde, des suites de mauvais traitements, et l'Église le qualifia de martyr (370).
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LA BIENHEUREUSE MARIE DES ANGES
Carmélite

La Bienheureuse MARIE DES ANGES, née à Turin, en 1661, et cousine de saint Louis de Gonzague, fut, par son enfance si pure et si vertueuse, la digne émule de l'héroïque patron de la jeunesse.

A quatre ans, elle gémissait de ne pouvoir communier; à six ans, elle voulait s'enfuir en la solitude pour vivre dans la pénitence jusqu'à sa mort. Elle tomba gravement malade de chagrin, à la suite des obstacles qui s'opposèrent à ses desseins, et guérit soudain après avoir reçu la douce apparition de Marie tenant Jésus dans ses bras.

Après sa première communion, vers l'âge de onze ans et demi, son confesseur l'autorisa à communier trois fois par semaine. Elle vécut quelque temps dans le monde comme une vraie carmélite, et entra à quinze ans au Carmel de Turin, où rien ne l'étonna dans la vie austère qu'on y mène.

DIEU la purifia par de longues maladies, par des peines de conscience, par la permission qu'il donna au démon de la tenter d'une manière effrayante, quelquefois même visiblement.

Elle sortit de l'épreuve comme l'or de la fournaise, et DIEU la gratifia dès lors des faveurs les plus extraordinaires, don d'oraison, don de prophétie, don de pénétrer les cœurs, don d'extase, don de miracles.

Elle était apôtre dans le cloître et pensait à tous les besoins divers des âmes rachetées par le sang du SAUVEUR. Sa charité était sans bornes. On raconte qu'ayant fait demander sans succès à son souverain la grâce d'un soldat condamné à mort pour crime de désertion, elle se jeta aux pieds d'une image de JESUS agonisant et s'écria : « Ô mon doux Sauveur, si je m'étais adressé à vous, vous n'auriez pas manqué d'exaucer ma prière ! »

A peine achevait-elle ces mots qu'on vint lui annoncer que sa prière avait enfin été écoutée et que le condamné serait rendu à la liberté. Elle s'employait très efficacement pour la délivrance des âmes du purgatoire, et les âmes qu'elle avait délivrées venaient visiblement la remercier, avant de s'envoler au ciel.

Après avoir exercé longtemps les plus hautes charges du couvent, elle mourut le 16 décembre 1717, en entendant la voix de son Époux céleste qui l'invitait à le suivre.

Pratique: Priez beaucoup pour les âmes du purgatoire ; elles seront reconnaissantes.

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LES SAINTS MARTYRS D'AFRIQUE

Par "Afrique", l'on entend seulement le nord-ouest du continent, soit l'Africa Latina. Le nord-est est classé sous les dénominations Egypte ou Ethiopie. Les groupes suivants de martyrs anonymes sont mentionnés dans la Martyrologe Romain d'avant 1970.

6 Janvier :
v. 210 : Un groupe de chrétiens, hommes et femmes, périrent au bûcher sous Septime Sévère.

11 février :
v. 303 : Ces martyrs, dits " les gardiens de la Sainte Ecriture", préfèrent mourir, plutôt que de livrer les Ecritures au feu. Ils souffrirent sous Dioclétien. Saint Augustin fit spécialement mention de ceux de la Numidie.

5 avril :
+ 459 : Un grand groupe, livré au martyre à Pâques durant l'eucharistie, par l'arien Genséric, roi des Vandales. Au moment où le lecteur entonna l'alléluia, une flèche lui perça la gorge.

9 avril :
Les martyrs massylitains, de Masyla, près de Fez au Maroc, tombèrent sous les premières persécutions. Saints Augustin et Prudence ont fait leurs éloges.

16 octobre :
Deux cent vingt chrétiens ont été mis à mort en ce jour.

30 octobre :
Cent à deux cents chrétiens, victimes des anciennes persécutions.

16 décembre :
+ 482 : Un grand nombre de femmes, abattues sous Huneric, le roi arien des Vandales.


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SAINTE ADELAIDE

Impératrice du Saint Empire
(+ 999)
Elle était à la fois reine d'Italie, reine d'Allemagne et elle sera la première en date des impératrices du Saint Empire-Romain Germanique à la suite de son mariage avec Othon Ier, lorsqu'elle fut veuve du roi d'Italie.

A la mort d'Othon Ier, elle exerça la régence pendant cinq ans, durant l'enfance d'Othon II. Puis à nouveau pendant la minorité d'Othon III. Ce fut pour elle, des périodes difficiles, pleines de souffrances et d'épreuves. Mais sa force de caractère et sa bonté, puisées dans sa foi, surmontèrent tous les obstacles.

Elle montra toutes les qualités d'un chef d'Etat dans la justice de sa charge et toutes les vertus chrétiennes dans sa charité attentive aux pauvres.

Elle consacra les trois dernières années de sa vie à promouvoir le bien de l'Eglise et des pauvres. Elle se montra le ferme appui de la culture occidentale en favorisant le monachisme clunisien. Elle meurt à Seltz, près de Strasbourg, lors d'un voyage qu'elle effectuait dans l'un des nombreux monastères qu'elle avait fondés.


“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

samedi 14 décembre 2013

15 DECEMBRE - SAINTE VIRGINIE CENTURIONE BRACELLI / SAINTE NINON / SAINT MAXIMIN / SAINT JEAN LE DECHAUSSE


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

Saint Maximin ou Mesmin est un célèbre abbé du monastère de Micy, près d'Orléans. Sous sa conduite, ce couvent atteignit un développement et une perfection extraordinaires. De nombreux saints furent formés par lui aux plus héroïques vertus. DIEU le rendit puissant en œuvres et en paroles. Dans une grande famine, il multiplia d'une manière étonnante le pain et le vin pour subvenir aux besoins des malheureux. Il chassait les démons, guérissait les aveugles et opérait une foule d'autres miracles. Il mourut saintement, le 15 décembre 520. 


SAINTE VIRGINIE CENTURIONE BRACELLI

Nom: CENTURIONE BRACELLI
Prénom: Virginie (Virginia)
Nom de religion: Virginie (Virginia)
Pays: Italie
Naissance: 02.04.1587 à Gênes
Mort: 15.12.1651 à Gênes
Etat: Veuve - Fondatrice
Note: Mariée à 15 ans par l'autorité de son père, veuve à 20 ans avec 2 filles. Après le mariage de celles-ci, elle ouvre son palais à des filles abandonnées ou en détresse. Elle fonde alors les Sœurs de Notre-Dame du Refuge et des auxiliaires, les Filles de Notre-Dame du Mont Calvaire .
Béatification: 22.09.1985 à Gênes par Jean Paul II
Canonisation: 18.05.2003 à Rome par Jean Paul II
Fête: 15 décembre
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1985 n.40 - 2003 n.20 p.2-3 - n.21 p.2
Réf. dans la Documentation Catholique: 1985 p.1005 - 2003 n.13 p.618-621
VIRGINIA (VIRGINIE) Centurione naît à Gênes en 1587 dans une famille de la haute société. C’est à la maison qu’elle reçoit sa première éducation chrétienne et intellectuelle. Malgré son inclination pour la vie religieuse, son père la marie d’autorité le 10 décembre 1602 à un jeune homme, également de la haute société, Gasparo Grimaldi Bracelli. Malheureusement il a une vie dissolue et ne suit pas les conseils de modération de sa femme. Néanmoins il meurt chrétiennement en 1607, entouré jusqu’au bout par les soins de sa jeune épouse. Il la laisse veuve à l’âge de vingt ans avec deux enfants, deux filles. On veut la remarier, mais elle refuse résolument et fait vœu de chasteté. Elle mène une vie retirée chez sa belle-mère en s’occupant attentivement de l’éducation de ses deux filles jusqu’à leur mariage.

D’une vie mystique profonde, elle veut également être charitable, non seulement en paroles mais en actes. Son but est de servir Dieu à travers les pauvres. La guerre entre la République de Gênes et le duc de Savoie engendre famine et chômage. Durant l’hiver 1624-1625, elle accueille chez elle une quinzaine d’orphelins, puis des femmes pauvres. Après la mort de sa belle-mère, elle ne se contente plus de les accueillir, mais elle va à leur recherche.

Elle se rend dans les quartiers les plus mal famés en quête de jeunes filles nécessiteuses ou en danger moral. Avec les compagnes qui se sont jointes à elle, elle loge dans un couvent vide : Monte Calvario. Leur nombre s’accroît. Bientôt, elles s’occupent de trois cents pauvres. La location de Monte Calvario étant trop coûteuse, elles le quittent pour s’établir dans deux petites maisons contiguës auxquelles s’ajoute une aile et une église : Notre-Dame du Refuge. C’est l’origine de la maison mère. Virginie a coutume de dire que lorsqu’on a DIEU pour seul objectif, “toutes les oppositions s’aplanissent, toutes les difficultés se surmontent”. Elle fonde les “Sœurs de Notre-Dame du Refuge” et des auxiliaires : les “Filles de Notre-Dame du Calvaire”.

Au sein de son œuvre, elle fait preuve d’une grande humilité, abandonnant le gouvernement de ses maisons aux Protecteurs (laïcs) de l’œuvre et vivant comme la plus humble des sœurs, mais toujours disponible et demeurant un point de référence pour les démunis. Elle meurt à 64 ans en 1651. Lorsqu’on exhume son corps en 1801, on le retrouve intact et souple.

« Le précieux héritage – dit le Pape Jean-Paul II – que cette sainte a confié à l’Église, en particulier à ses filles spirituelles, consiste dans la charité entendue non pas comme un simple secours matériel, mais comme un engagement de solidarité authentique, visant à la pleine libération et à la promotion humaine et spirituelle de ceux qui se trouvent dans le besoin. »

Abbaye Saint Benoit

             SAINTE NINON ou SAINTE CHRETIENNE

                                              (IVème siècle)

Jeune femme, elle avait été emmenée captive dans la capitale de la Géorgie vers 337, et comme on ne savait d'où elle venait, on la surnomma "Christiana" du nom de sa religion, ce qui devint par abréviation Nina ou Ninon. Ayant appris qu'elle avait guéri un enfant, la reine Nana se fit porter chez elle pour être soigner d'un mal étrange. Y recouvrant la santé, elle voulut couvrir de cadeaux sa bienfaitrice mais celle-ci refusa. La reine insistant, elle déclara que le seul cadeau qu'elle accepterait serait la conversion de ses souverains. La reine puis le roi se convertirent et demandèrent à l'empereur Constantin de leur envoyer des missionnaires. Ninon est ainsi à la base du Christianisme en Géorgie.

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SAINT MAXIMIN ou MESMIN est un célèbre abbé du monastère de Micy, près d'Orléans. Sous sa conduite, ce couvent atteignit un développement et une perfection extraordinaires. De nombreux saints furent formés par lui aux plus héroïques vertus. DIEU le rendit puissant en œuvres et en paroles. Dans une grande famine, il multiplia d'une manière étonnante le pain et le vin pour subvenir aux besoins des malheureux. Il chassait les démons, guérissait les aveugles et opérait une foule d'autres miracles. Il mourut saintement, le 15 décembre 520.

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LE B. JEAN LE DÉCHAUSSÉ,

Religieux de Saint-François

Le bienheureux JEAN LE DECHAUSSE naquit aux environs de Quimper, vers la fin du xme siècle. Il fut ouvrier dans sa jeunesse, faisait et dressait des croix, bâtissait des ponts et des arches ; les travaux utiles à la gloire de DIEU ou au bien du prochain lui étaient les plus agréables.

Toutefois DIEU l'appelait plus haut, et à force de persévérance il put s'instruire et recevoir le sacerdoce. Dès lors sa vie fut très austère ; il jeûnait trois fois la semaine au pain et à l'eau, il visitait les malades et les pauvres, et il était l'objet de la vénération universelle. Pendant treize ans il fut curé dans son diocèse ; jamais il ne se servait de cheval ; il allait toujours à pied et sans chaussures, d'où lui est venu le nom de Déchaussé.

Sa vie pauvre lui eût permis de mettre de l'argent en réserve, mais les indigents recevaient tout son superflu et parfois même de son nécessaire. En 1316, le saint prêtre résolut de se faire disciple de Saint-François, et son évêque, voyant sa persévérance, le laissa partir avec la plus profonde tristesse.

Au couvent de Quimper, frère Jean parut bientôt le plus humble et le plus mortifié de tous. L'esprit de pauvreté lui faisait prendre les plus vieux habits, qu'il raccommodait lui-même. Comme il n'avait rien à donner, il sollicitait les riches et par eux soulageait les misérables.

Il se levait toutes les nuits bien avant les autres, et bien souvent ses nuits entières se passaient dans les délices de l'oraison. Le démon lui fit parfois une guerre terrible ; alors le saint religieux, confiant en DIEU, s'écriait au milieu de sa désolation : « Délivrez, Seigneur, ma pauvre âme de ses ennemis. » II manifestait son mépris au tentateur, en l'appelant du nom de chien, et le chassait par quelques cris de l'âme empruntés aux psaumes.

Sa mortification était effrayante ; sauf quarante jours de l'année, il jeûnait continuellement, et d'ordinaire au pain et à l'eau; pendant seize ans, il ne goûta ni viande ni vin.

En 1349, il se dévoua au service des pestiférés, offrit à DIEU sa vie en sacrifice, et mourut du terrible fléau.

Pratique: Donnez le bon exemple ; faites aimer la vertu autour de vous.

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”