vendredi 21 septembre 2018

22 Sept : SAINT MAURICE et SES COMPAGNONS DE LA LÉGION THÉBÉENNE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Le 22 septembre 302 vit un spectacle à la fois sublime et épouvantable : une légion romaine entière, général en tête, immolée par un barbare empereur pour n'avoir pas voulu forfaire à l'honneur en renonçant à JÉSUS-CHRIST. 

Cette légion était la légion Thébéenne ; ce général, Saint Maurice et ce tyran, Maximien.  La légion Thébéenne portait ce nom parce qu'elle avait été recrutée en Thébaïde. Elle fut du nombre de celles que l'empereur emmena en Gaule pour combattre un peuple en révolte contre Rome. 

Après le passage des Alpes, un sacrifice solennel fut ordonné. La légion chrétienne, ne voulant pas y prendre part se retira près du lieu appelé aujourd'hui Saint-Maurice-d'Agaune. L'empereur lui enjoignit de se réunir à l'armée pour la fête. Mais Maurice et ses compagnons, sachant que la force ne saurait primer le droit, et se rappelant qu'il vaut mieux obéir à DIEU qu'aux hommes, se virent dans la triste nécessité de désobéir. 


Cette désobéissance n'était pas, pour ces braves soldats, vainqueurs sur vingt champs de bataille, un acte de félonie, mais un acte d'héroïque loyauté. Aussitôt le prince barbare donna l'ordre de décimer la légion. A voir ce bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers, Exupère, Maurice et Candide, il semble qu'on eût pu craindre une résistance par la force; mais non, les disciples de JÉSUS-CHRIST ne cherchaient et n'attendaient qu'une victoire pacifique, la victoire sur le monde et la conquête du ciel par le martyre. 

Les noms des soldats sont jetés dans les casques des centurions ; six cents sur six mille vont périr ; les victimes désignées embrassent leurs camarades, qui les encouragent et qui envient leur sort ; bientôt le sacrifice est consommé, et la plaine ruisselle du sang des martyrs. 

Les survivants persistent à se déclarer chrétiens ; aussitôt arrive un second ordre, et la boucherie recommence ; six cents nouveaux élus rougissent de leur sang les rives du Rhône. Les autres sauront mourir jusqu'au dernier ; mais ils envoient au tyran un message avec une lettre admirable : "Empereur, nous sommes vos soldats; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l'empire ; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai DIEU. Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux être victimes que bourreaux ; mais nous ne pouvons violer le serment fait à DIEU ; mieux vaut pour nous mourir innocents que de vivre coupables." 

Maximien, désespérant d'ébranler leur constance, les fit entourer par son armée, pour les massacrer tous en masse. Ils auraient pu s'enfuir, ou électrisés par le désespoir, vendre chèrement leur vie ; mais ils n'avaient qu'une seule ambition, mourir pour JÉSUS-CHRIST. 

Le signal est donné, et bientôt le reste de la légion est égorgé sans résistance.

Pratique: Tout chrétien est un soldat ; combattez pour DIEU jusqu'au dernier soupir. 


                                                   "Ô Marie conçue sans péché, 

                                     priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 20 septembre 2018

21 Septembre : SAINT MATTHIEU, Apôtre et Évangéliste

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Mathieu était probablement Galiléen de naissance. Il exerçait la profession de publicain ou de receveur des tributs pour les Romains, profession très odieuse parmi les Juifs.  Son nom fut d'abord Lévi. Il était à son bureau, près du lac de Génésareth, où apparemment il recevait le droit de péage, lorsque JÉSUS-CHRIST l'aperçut et l'appela.

Sa place était avantageuse ;  Lévi voyait bien ce que lui coûterait la démarche qu'il allait faire, et il n'ignorait point que la pauvreté deviendrait son partage ; mais aucune considération ne l'arrêta, et il se mit aussitôt à la suite du SAUVEUR, brisant pour cela tous les liens, abandonnant le monde et tout ce qui aurait pu l'y retenir. 


On peut croire qu'il connaissait déjà NOTRE-SEIGNEUR, puisqu'il demeurait dans le voisinage de Capharnaüm, où JÉSUS-CHRIST avait résidé quelque temps, où il avait prêché et opéré plusieurs miracles.  Quoi qu'il en soit, Celui qui l'appelait par sa parole le touchait en même temps par l'action intérieure de sa grâce. 

Lévi, appelé MATTHIEU après sa conversion, invita JÉSUS-CHRIST et ses disciples à manger chez lui ; il appela même au festin ses amis, espérant sans doute que les entretiens de JÉSUS les attireraient aussi à lui.  C'est à cette occasion que les Pharisiens dirent aux disciples du SAUVEUR : "Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?" Et JÉSUS, entendant leurs murmures, répondit ces belles paroles : "Les médecins sont pour les malades et non pour ceux qui sont en bonne santé.  Sachez-le donc bien, je veux la miséricorde et non le sacrifice; car je suis venu appeler, non les justes, mais les pécheurs." 

Après l'Ascension, saint Matthieu convertit un grand nombre d'âmes en Judée ; puis il alla prêcher en Orient, où il souffrit le martyre.  Il est le premier qui ait écrit l'histoire de NOTRE-SEIGNEUR et sa doctrine, renfermées dans l'évangile qui porte son nom. 

                                            


On remarque, dans l'évangile de saint Matthieu,  qu'il se nomme le publicain, par humilité, aveu touchant, et qui nous montre bien le disciple fidèle de Celui qui a dit : "Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur." On croit qu'il évangélisa l’Éthiopie.  Là, il se rendit populaire par un miracle : il fit le signe de la croix sur deux dragons très redoutés, les rendit doux comme des agneaux et leur commanda de s'enfuir dans leurs repaires. 

Ce fut le signal de la conversion d'un grand nombre.  La résurrection du fils du roi, au nom de JÉSUS-CHRIST, produisit un effet plus grand encore et fut la cause de la conversion de la maison royale et de tout le pays. 

On attribue à saint Matthieu l'institution du premier couvent de vierges.  C'est en défendant la virginité contre les atteintes d'un prince qui voulait épouser une vierge consacrée au SEIGNEUR, que le saint apôtre reçut le coup de la mort sur les marches de l'autel. 

Pratique: 
Conservez l'humilité par le souvenir de vos fautes passées

                                                      "Ô Marie conçue sans péché, 

                                               priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 19 septembre 2018

20 Sept : SAINT EUSTACHE et ses Compagnons, Martyrs

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Eustache nommé Placide avant sa conversion, était un général très distingué des troupes romaines, sous le règne de l'empereur Trajan. Il s'était rendu célèbre par ses exploits; mais, quoique païen, il avait surtout le mérite d'une grande générosité pour les pauvres. 

Cette qualité lui valut sa conversion. Un jour qu'il poursuivait un cerf à la chasse, il aperçut au milieu de ses cornes une éclatante image de la croix, et entendit une voix qui lui dit : « Placide,  je suis Celui que tu honores, sans le savoir, par ta charité; les aumônes que tu fais aux pauvres sont montées jusqu'à moi.»  Placide, terrassé par cette apparition extraordinaire adressa des questions à la voix qui lui parlait ; il comprit que c'était la voix du DIEU des chrétiens, et résolut de renoncer au paganisme.

A son retour, il fit part de ce prodige à son épouse, qui lui raconta elle-même une vision qu'elle avait eue. Bientôt Placide et toute sa maison recevaient le baptême. Placide porta le nom d'Eustache; son épouse, celui de Théopista, et leurs deux enfants, les noms d'Agapit et de Theopistus. Peu après le SEIGNEUR fit connaître à Eustache, dans une vision nouvelle, tout ce qu'il aurait à souffrir.

En effet, il perdit ses biens, son emploi; sa femme et ses enfants lui furent enlevés.  Réduit à la mendicité, il se fit le serviteur d'un riche laboureur. C'est à la charrue que des envoyés de l'empereur Trajan, envoyés à sa recherche, le rencontrèrent et le reconnurent ; ils le prièrent de les suivre, en lui disant que l'empereur voulait lui donner le commandement de ses troupes contre les barbares. 

Pendant cette expédition, Eustache retrouva tout providentiellement sa femme et ses deux fils. Après sa victoire, il reçut, selon l'usage, les honneurs du triomphe.  Mais ayant refusé de suivre au temple d'Apollon l'empereur Adrien, qui avait succédé à Trajan, il fut questionné, reconnu chrétien et livré aux lions avec sa femme et ses enfants. 

Ce n'est pas sans stupeur que le tyran vit ces bêtes affamées caresser leurs victimes ; toutefois sa rage ne fut point désarmée ; il ordonna de faire rougir au feu un énorme taureau de bronze, pour y jeter les quatre martyrs. Ceux-ci, pleins de joie à la pensée de leur prochaine délivrance, prièrent DIEU de les soutenir dans le combat : "SEIGNEUR, dirent-ils, consumez-nous dans ce brasier, comme des victimes agréables à vos yeux !" Jetés dans l'horrible instrument, ils y rendirent bientôt le dernier soupir en chantant à Dieu des hymnes de reconnaissance. C'était le 20 septembre 120. 

Quand l'empereur, trois jours après, alla voir ce qui restait des martyrs, il fut stupéfait de voir les corps intacts et leur chevelure parfaitement conservée ; « Qu'il est grand, dit-il, le DIEU des chrétiens! JÉSUS-CHRIST est le seul vrai DIEU ! Aveu inefficace d'un cruel persécuteur ! 

Pratique: Pour vous consoler dans vos peines, songez que les saints en ont enduré plus que vous. 

                                                           "Ô Marie conçue sans péché, 

                                                   priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 18 septembre 2018

19 Sept : NOTRE DAME DE LA SALETTE / SAINT JANVIER, Evêque et Martyr

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


NOTRE-DAME DE LA SALETTE

(1846)


Le 19 septembre 1846, l'auguste Vierge Marie apparaissait dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette de plus de 2500 pieds. 

Comme témoins de Son apparition, Marie choisit deux petits bergers qui ne se connaissent que depuis la veille: Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. Maximin a raconté l'apparition comme suit : «Il est midi. Assis au sommet de la montagne, Mélanie et moi faisons notre frugal repas... quand tout à coup, Mélanie s'arrête, son bâton lui échappe des mains. Effrayée, elle se tourne vers moi en disant: 'Vois-tu là-bas cette grande lumière? -- Oui, je la vois.' 

«Cette lumière devant laquelle celle du soleil semble pâlir, paraît s'entr'ouvrir, et nous distinguons dans son intérieur la forme d'une Dame encore plus brillante... Quoiqu'à une distance de vingt mètres environ, nous entendons une voix douce disant: "Avancez, Mes enfants, n'ayez pas peur. Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle." La crainte respectueuse qui nous avait tenus en arrêt s'évanouit, nous courons à Elle.  La belle Dame S'avance aussi, et suspendue en face de nous, à dix centimètres du sol, commence ainsi Son discours:


«Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n'en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J'ai prise pour vous! J'ai donné six jours pour travailler, Je Me suis réservé le septième et on ne veut pas Me l'accorder; c'est cela qui appesantit tant le bras de Mon Fils. Aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de Mon Fils: ce sont ces deux choses qui appesantissent tant Son bras. Si la récolte se gâte ce n'est qu'à cause de vous autres... Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront."


«Puis, continue Maximin, Elle nous demanda: "Faites-vous bien vos prières Mes enfants?" Tous les deux nous répondîmes d'une seule voix: "Non, madame, pas guère. -- Ah! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous n'aurez pas le temps, récitez au moins un Pater et un Ave Maria, et si vous en avez le temps, il faut en dire davantage... Il ne va que quelques femmes âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche, tout l'été, et l'hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe rien que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie comme les chiens..." Elle termina Son discours par ces mots prononcés en français: «Eh bien! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple!' 

«Immobiles comme des statues, les yeux fixés sur la belle Dame, nous La voyions glisser sur la cime de l'herbe sans la faire fléchir... Là, en notre présence, Elle S'éleva insensiblement, resta quelques minutes entre le ciel et la terre, à une hauteur de deux mètres. Puis, la tête et le corps se confondirent avec la lumière qui L'encadrait. Nous ne vîmes plus qu'un globe de feu s'élever dans le firmament...»


Les prophéties de la Vierge ne tardèrent pas à se réaliser à la lettre. En 1848, la disette des pommes de terre fit baisser la population de l'Irlande de huit millions à cinq millions. La rareté et la cherté des vivres causèrent la mort de plus de cent cinquante mille personnes en France, et plus d'un million dans toute l'Europe. Le tzar de Russie augmenta alors du tiers le traitement de ses fonctionnaires. En 1851, la maladie du "pictin" se déclara, occasionnant d'énormes pertes de blé.  En 1852, la maladie des noyers détruisit toute la récolte des noix. On situe à la même époque l'arrivée du phylloxéra, insecte qui cause encore de grands ravages dans les vignobles de France. En 1854, la "suette" provoqua la mort subite de soixante-quinze mille enfants en France. Un froid glacial les saisissait et les faisait expirer au bout de deux heures.


Notre Mère du ciel est venue pleurer des larmes de corédemptrice sur les hauteurs dénudées de la terre dans le but de fléchir la colère de DIEU, de prier pour la conversion des pécheurs et d'attendrir nos coeurs endurcis. Impuissant devant l'endurcissement de Jérusalem, Son Fils pleura sur elle et sur ses enfants. Marie pleure aussi sur Son peuple et sur le monde, demandant que les hommes avouent leurs égarements et qu'ils réparent leurs torts. À cette condition seulement, le monde pourrait encore obtenir la Miséricorde de DIEU.

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SAINT JANVIER

Évêque et Martyr


La plupart des historiens font naître Saint Janvier à Naples, d'une famille noble et chrétienne. Son berceau est entouré d'obscurité, mais il est certain qu'il vivait au IIIème siècle et fut martyrisé l'an 305.

Sa piété et sa science l'avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu'il n'accepta que par ordre du pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l'apprit et le fit comparaître à son tribunal : "Offrez de l'encens aux idoles ou renoncez à la vie " lui dit-il. — Je ne puis immoler des victimes an démon, répond le saint, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai DIEU »

II passa de l'interrogatoire à la fournaise ; mais il en sortit sain et sauf, comme autrefois les jeunes Hébreux; ses cheveux, ses habits même furent respectés par le feu. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison : "Courage, dit-il à ses compagnons ; combattons généreusement contre le démon.  Le SEIGNEUR m'a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau."


Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d'une foule de peuple. Tous ces héros du CHRIST se munissent du signe de la croix ; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s'envoler vers le ciel. Les bêtes sont lâchées. O prodige! Lions et tigres, trompant l'attente d'un peuple avide de sang, vont se coucher comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu'ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée.

Le supplice fut accompagné de grands miracles, L'évêque martyr, par sa prière, rendit aveugle le cruel préfet et le guérit. A un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité : "Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l'as promis", la victime obéit, et le bandeau, à l'étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L'histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l'an 1497 et l'an 1529 ; un enfant fut ressuscité par le contact de l'image du glorieux martyr ; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l'éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle plusieurs fois chaque année à époques fixes, c'est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l'ébullition du sang de saint Janvier.

Saint Janvier est la grande célébrité de Naples, qui l'invoque comme son puissant protecteur. 


Pratique: Bénissons souvent le SEIGNEUR, qui fait éclater sa gloire dans ses saints. 

             

                                                            "Ô Marie conçue sans péché, 
                                                  priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 17 septembre 2018

18 Sept : SAINT JOSEPH DE CUPERTINO, Frère mineur, conventuel / SAINT THOMAS DE VILLENEUVE, Archevêque de Valence en Espagne

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT JOSEPH de CUPERTINO 

Frère mineur, conventuel 
(1603-1663)

Joseph,  dit de Cupertino, petite ville des environs de Salente, diocèse de Nardo, naquit en 1603. Il passa son enfance et sa jeunesse dans une grande simplicité et innocence de mœurs.

Délivré d'une cruelle maladie, par sa bonne Mère du Ciel,  Joseph s'appliqua avec une nouvelle ardeur aux œuvres de la piété et à la pratique des vertus.  Après bien des difficultés, il parvint enfin à la réalisation de ses désirs et entra chez les Pères Capucins, où, vu son ignorance des lettres humaines, il fut d'abord reçu parmi les Frères-lais.  Toujours ravi en DIEU, il mettait un temps si considérable à exécuter des travaux de peu d'importance que les supérieurs, le jugeant incapable de rendre aucun service à la communauté, le renvoyèrent dans le siècle. 

Il se trouva alors dans une bien triste position. Aucun de ses parents ne voulait lui donner asile, tous le considérant comme un paresseux et un insensé. Enfin, sur les instances de sa mère, les Frères Mineurs Conventuels consentirent à lui donner l'habit de saint François, en le chargeant de soigner la mule du couvent. 

Dans cet humble emploi, il se distingua tellement par la sainteté de sa vie que ses supérieurs s'aperçurent bientôt de la valeur de cette âme. Ils conçurent pour lui la plus haute estime, et le reçurent enfin dans la communauté sous le nom de Frère Joseph. 

Mais notre Saint n'était pas encore satisfait. Il ne lui suffisait pas d'être religieux, il aspirait au sacerdoce. Ambition selon toute apparence présomptueuse ! De toute l'Écriture, il ne put jamais expliquer qu'un texte : “heureuses entrailles qui Vous ont porté.” Marie cependant, contente de l'amour de Son serviteur, le seconda dans ses desseins.  Par une disposition de la Providence, dans tous ses examens, il ne fut jamais interrogé que sur cet évangile, qu'il avait si bien approfondi.

Ordonné prêtre, au mois de mars 1628,  Joseph se sépara complètement du monde.  Il recherchait les emplois les plus humbles du couvent, il pratiquait des austérités inouïes, ne mangeait que tous les 3 ou 4 jours, et cela avec tant de modération, qu'il était facile de voir que son corps même vivait d'une nourriture cachée, que les hommes ne connaissaient pas. Son corps, aussi bien que son âme, était soutenu par la sainte Eucharistie; qu'il célébrait tous les jours, avec une grande dévotion. 

Comme à saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix; à son attouchement, les malades étaient guéris.  En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph. 

Le centre qui l'attirait, ce n'était pas la terre, mais le ciel. Aussi était-il souvent élevé, à la vue de ses Frères, à une distance considérable au sol, et là, il demeurait en contemplation, tout absorbé en DIEU. Chaque fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge, il s'élevait en l'air et allait embrasser l'image de la Mère de DIEU. 

Ces transports aériens, ces vols dans l'espace furent si habituels à notre Saint que les actes du procès de canonisation en rapportent plus de soixante-dix survenus dans le seul territoire de Cupertino. 

Il mourut à Osimo, d'une mort digne de sa vie, le 18 septembre 1663, à l'âge de 60 ans et fut canonisé par Clément XIII en 1766. 

Il est depuis le saint patron des aviateurs ! 


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SAINT THOMAS DE VILLENEUVE

Archevêque de Valence en Espagne



Saint Thomas de Villeneuve, né en Espagne en 4488, reçut de ses nobles parents les plus admirables exemples de charité à l'égard des pauvres, des malades et de tous les malheureux. Il fut témoin, dans la maison paternelle, d'une prodigieuse multiplication de farine, récompense des largesses de sa pieuse mère.

Prévenu de la grâce de DIEU, Thomas suivit dès son bas âge, des leçons de sa famille. A l'école, il offrait son déjeuner aux enfants pauvres; il leur donnait même parfois ses propres vêtements pour les garantir du froid; il demandait souvent à sa mère de ne pas diner, pour que sa part devienne celle d'un malheureux. Tout l'argent qu'il recevait de ses parents passait en œuvres de charité. 

Après ses études, et à la mort de son père, il fit de sa maison un hôpital, ne garda que ce qui était nécessaire à l'entretien de sa mère et distribua le reste aux pauvres, puis entra chez Ermites de Saint-Augustin. Brillant professeur, Thomas fut surtout à Salamanque, un prédicateur tout apostolique, et son zèle transforma la ville entière.

L'empereur Charles-Quint, l'ayant une fois entendu, voulait toujours l'entendre et se mêlait dans ce but très souvent à la foule. Le saint religieux puisait son éloquence au pied de la croix: "Dans l'oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés". 

L'Archevêché de Valence étant venu à vaquer, Thomas y fut nommé et ne céda qu'en vertu de l'obéissance et sous peine d'excommunication. Il quitta en pleurant sa cellule et se mit en route à pied, avec son habit monastique fort usé. C'est ainsi qu'il entra dans sa ville épiscopale. 

Le chapitre lui fit envoyer aussitôt quatre mille ducats pour son ameublement, mais il ordonna de les porter à l'hôpital, pour les pauvres. Son rang d'archevêque ne lui fit changer en rien ses habitudes de religieux. Il garda son habit de moine et le raccommoda lui-même, comme par le passé. 

On obtint à grand-peine qu'il portât un chapeau de soie. Il disait en le montrant "Voilà ma dignité épiscopale, les chanoines, mes maîtres ont jugé que je ne pouvais être évêque sans cela". 

C'est par l'exemple qu'il entreprit la réforme des abus criants qui désolaient son diocèse. Il consacrait la plus grande partie de ses revenus en bonnes œuvres. Chaque jour cinq cents pauvres se pressaient à sa porte et recevaient une portion, avec du pain, du vin et une pièce d'argent. 

Un jour il aperçut pendant la distribution un pauvre estropié qui le regardait fixement. Il se le fit amener, apprit la misère de sa famille et lui demanda ce qu'il aimait mieux de la santé ou d'une forte aumône. "Ah! Si j'avais la santé! dit le pauvre – Eh bien! Au nom de JÉSUS-CHRIST, marche et va travailler!". Et le pauvre s'en alla guéri.

Thomas dépouillé de tout, expira le 8 septembre 1555. 

Pratique:
 
Aimez à vous dépouiller pour l'amour de JÉSUS-CHRIST. 

                                                            "Ô Marie conçue sans péché, 

                                                    priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 16 septembre 2018

17 Sept : LES SAINTES STIGMATES DE SAINT FRANCOIS D'ASSISE / SAINT LAMBERT, Évêque et Martyr

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


LES STIGMATES 
de 
SAINT FRANÇOIS D'ASSISE 

(1224)

Deux ans avant sa mort, saint François s'était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne, afin d'y célébrer l'Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l'archange Saint Michel par quarante jours de jeûne.

C'était aux environs de la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l'attente de l'aube, agenouillé devant sa cellule. «Ô SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, disait-il, accorde-moi deux grâces avant que je meure. Autant que cela est possible, que dans mon âme et aussi dans mon corps, je puisse éprouver les souffrances que Toi, Tu as dû subir dans Ta cruelle Passion, et ressentir cet amour démesuré qui T'a conduit, Toi, le Fils de DIEU, à souffrir tant de peines pour nous, misérables pécheurs!» 




Tandis qu'il contemplait avec grand recueillement les souffrances du SAUVEUR, voici qu'il vit descendre du ciel un séraphin sous la forme d'un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s'élevaient au-dessus de sa tête, deux s'étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l'âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le séraphin s'approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l'ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de NOTRE-SEIGNEUR. 

La mystérieuse apparition disparut aussitôt, laissant le pauvre d'Assise en proie à d'inexprimables souffrances. Son côté droit laissait paraître une large plaie pourpre dont le sang sortait avec une telle abondance que ses habits en étaient tout imprégnés. Les têtes des clous apparaissaient au-dessus des mains ainsi qu'au-dessus des pieds; leurs pointes étaient repliées de l'autre côté et enfoncées dans la chair.


Saint Bonaventure qui a écrit la vie de saint François une trentaine d'années après sa mort, affirme que ceux qui virent et touchèrent ces stigmates constatèrent que les clous étaient miraculeusement formés de sa chair et tellement adhérants que lorsqu'on les pressait d'un côté, ils avançaient tout d'une pièce de l'autre. Ces clous se trouvaient si bien unis à la chair et à la peau de saint François que même après sa mort, on essaya vainement de les en arracher. Des milliers de témoins oculaires ont contemplé les fascinantes empreintes pendant la vie et après la mort du grand dévot de la Passion de JÉSUS.

Attentif à tenir ses stigmates cachés, saint François couvrait ses mains et marchait chaussé. Il ne put cependant les dissimuler longtemps, car il lui devint trop douloureux de poser la plante des pieds par terre, aussi devait-il recourir malgré lui à la continuelle assistance de ses frères. DIEU qui pour la première fois, décorait un homme des stigmates de Son Fils unique, voulut manifester leur origine céleste en accordant quantités de miracles par leur vertu surnaturelle et divine. 

Le pape Benoît XI voulut honorer par un anniversaire solennel et un office public, cette grâce qui n'avait jamais été accordée auparavant à la sainte Église. Le souverain pontife Sixte V ordonna d'insérer, dans le martyrologe romain, la mémoire des Stigmates de saint François, au 17 septembre. Le pape Paul V étendit cette fête à l’Église universelle dans le but d'éveiller l'amour de JÉSUS crucifié dans tous les cœurs. 

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SAINT LAMBERT 

Évêque et Martyr


Saint Lambert, né à Maëstricht vers l'an 640, d'une famille princière, eut une enfance toute privilégiée. Jeune homme, il opéra des miracles, fit jaillir une source pour étancher la soif des ouvriers constructeurs d'une église, et porta des charbons ardents dans les plis de son manteau sans l'endommager. 

Ses vertus extraordinaires l'élevèrent, à l'âge de vingt et un ans, sur le siège épiscopal de Maëstricht. Après avoir administré saintement son diocèse pendant plusieurs années, il en fut chassé par une révolution et se retira dans un monastère voisin, où il se mêla aux simples religieux, dont il ne se distinguait que par une plus grande ferveur. 

On raconte à ce sujet une histoire fort édifiante. Une nuit d'hiver, en se levant pour prier, il laissa tomber une de ses sandales. L'abbé, sans connaître celui qui avait fait le bruit, le condamna à aller prier au pied de la croix qui était devant l'Église. Lambert obéit sans réplique et demeura trois à quatre heures à genoux, transi de froid et couvert de neige, jusqu'à ce qu'on se fût aperçu de la méprise. 

L'abbé et les religieux se jetèrent à ses pieds pour lui demander pardon : « Que DIEU, dit-il, vous pardonne la pensée de tous juger coupables pour cette action. Saint Paul ne m'enseigne-t-il pas que je dois servir DIEU dans le froid et la nudité? » 

Il habitait depuis sept ans cette sainte maison et y goûtait les délices de la vie religieuse, quand il fut rappelé sur son siège épiscopal, à la grande joie d'un troupeau qui l'avait tant pleuré. Le soin de Lambert pour l'accomplissement des devoirs de sa charge pastorale fut plus assidu que jamais ; il était le père de tous, surtout des pauvres. Sa maison ressemblait presque à un monastère ; ses vêtements, très simples, recouvraient un cilice, qu'il portait sur sa chair nue. Il visitait son diocèse avec zèle, sans en exempter les parties les plus éloignées. 

Son amour des âmes le porta même à entreprendre la conversion des peuples païens qui n'appartenaient pas à son diocèse. Malgré les menaces de mort, son zèle ne se rebuta point, et il eut la consolation de si bien montrer à ces populations grossières les vérités de notre sainte religion, qu'il changea leur cœur et les amena eu masse dans le sein de l'Église. 

Lambert, nouveau Jean-Baptiste, devait être le martyr de la défense de la fidélité conjugale. Le puissant Pépin d'Héristal ayant répudié son épouse pour recevoir chez lui une intrigante, l'évêque, incapable de dissimuler quand il s'agissait de la gloire de DIEU et du salut des âmes, eut la hardiesse de reprocher maintes fois à ce prince l'odieux de sa conduite. 

Mais la nouvelle Hérodiade, craignant qu'enfin les remontrances ne portassent fruit, envoya des assassins pour immoler le courageux pontife, qui reçut la mort sans crainte et tomba percé de coups, le 17 septembre 696. 

Pratique: Que la crainte de déplaire à un homme ne vous fasse pas reculer en face du devoir. 

                                                            "Ô Marie conçue sans péché, 
                                                priez pour nous qui avons recours à Vous"