mercredi 14 octobre 2009

14 Octobre - SAINT CALLISTE, Pape et Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
A la mort de saint Zéphyrin, CALLISTE, Romain, fut élevé au siège apostolique. Il ne fallait point, pour gouverner l'Église, à une époque si tourmentée, un pasteur moins sage ni moins vaillant. Il rendit le jeûne des Quatre-temps, qui remontait aux apôtres, obligatoire dans toute l'Église.

C'est sous son règne que l'on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes. Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne, qui porte encore aujourd'hui son nom et qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs papes, des peintures qui attestent la conformité de la foi primitive de l'Église avec sa foi actuelle.

De nombreuses conversions s'opérèrent sous le pontificat de saint Calliste. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses prêtres, dans la maison de Pontien. Sa maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d'y laisser entrer aucune espèce de vivres. Pendant quatre jours, le pape Calliste fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles.

Le préfet, redoublant de cruauté, donna l'ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essaierait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison. Une nuit, le prêtre martyr Calépode, auquel Calliste avait fait donner une sépulture honorable, apparut au pontife et lui dit : "Père, prenez courage, l'heure de la récompense approche; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances."

Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d'un ulcère ; il demanda sa guérison à Calliste, qui lui dit : « Si vous croyez de tout cœur en JESUS-CHRIST et recevez le baptême au nom de la sainte Trinité, vous serez guéri. — Je crois, reprit le soldat, je veux être baptisé, et je suis sûr que DIEU me guérira. »

Aussitôt après l'administration du baptême, l'ulcère disparut sans laisser de trace, "Oui, s'écrie le nouveau chrétien, le DIEU de Calliste est le seul vrai DIEU ; les idoles seront jetées aux flammes, et le CHRIST régnera éternellement !" Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu'à la mort.

Par son ordre, Calliste, une grosse pierre au cou, fut jeté, de la fenêtre d'une maison, dans un puits, que l'on combla aussitôt ; mais, dix-sept jours après, le 14 octobre 222, le prêtre Astérius, qui fut martyr lui-même une semaine plus tard, fit enlever le corps du pontife et l'ensevelît avec honneur près du martyr Calépode, dans une catacombe de la voie Aurélienne.

Pratique: Imitez le respect des saints pour les morts ; c'est une pratique agréable à DIEU.

13 Octobre - SAINT EDOUARD III, Roi d'Angleterre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

A la suite de grands troubles qui désolaient l'Angleterre, le PRINCE EDOUARD passa trente-cinq ans de sa vie en exil. Nous avons peu de détails sur cette période de son histoire. Doué d'un caractère doux, ami de la solitude, il se tenait de longues heures au pied des autels, assistait aux offices divins et aimait beaucoup à s'entretenir avec les religieux.

Cependant toute l'Angleterre priait pour obtenir enfin la paix avec un prince légitime. DIEU apparut à un pieux évêque et lui montra, dans une vision, Edouard sacré roi par saint Pierre : « Voilà, lui dit-il, celui qui sera roi par ma faveur ; il sera chéri du Ciel, agréable aux hommes, terrible à ses ennemis, aimable à ses sujets, très utile à l'Église de DIEU. »

A peine établi sur le trône, Edouard s'appliqua à développer dans son âme toutes les vertus d'un prince vraiment chrétien. Délivré, par l'aide de DIEU, de tous les ennemis du dedans et du dehors. Edouard voulut accomplir le vœu qu'il avait fait d'aller à Rome vénérer le tombeau du prince des Apôtres ; mais il dut céder aux instances de ses sujets, qui avaient besoin de sa présence. Le pape le délia de son vœu; le roi, en revanche, fit construire une belle église en l'honneur de saint Pierre.

Edouard est célèbre par son désintéressement et par sa charité envers les pauvres. A trois reprises différentes il vit un des officiers de sa maison mettre la main aux trésors royaux ; la troisième fois, il se contenta de lui dire : « Prenez bien garde qu'on ne vous y surprenne ! » Le trésorier du palais se plaignant au roi de ces vols, celui-ci, comme s'il n'eût rien su, lui dit : « Pourquoi vous plaindre? Celui qui a pris cet argent en avait sans doute plus besoin que nous. ».

Edouard avait promis de ne jamais refuser l'aumône demandée au nom de saint Jean l'Évangéliste ; un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de cet apôtre, le roi, dépourvu d'argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna, pour ne pas le faire attendre.

Une autre fois, à la demande d'un pauvre infirme tout perclus, il le prit sur ses épaules et le porta à l'église Saint-Pierre, où il fut guéri. Saint Jean l'Évangéliste se montra un jour à deux pèlerins anglais qui se mettaient en voyage pour les Lieux saints ; il leur remit un anneau en leur disant : « Portez cet anneau au roi ; c'est lui qui me l'a donné un jour que je lui demandai l'aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l'Agneau sans tache. »

Edouard mourut, en effet, six mois après, laissant tout en larmes son épouse Edithe, avec laquelle il avait toujours gardé la virginité parfaite. C'était le 5 janvier 1066.

Pratique: La sainteté est de tous les états ; ne la cherchez pas au loin, elle est près de vous.

lundi 12 octobre 2009

12 Octobre - SAINT WILFRID, Evêque d'York

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

L'an 634, on fait extraordinaire signale la naissance de SAINT WILFRID; la maison de ses parents semble enveloppée dans un incendie; les voisins, effrayés, accourent pour éteindre le feu, mais ils s'aperçoivent avec admiration que le feu s'élance vers le ciel sans rien consumer. C'est ainsi que brûlera le flambeau du zèle de Wilfrid dans la sainte Eglise de DIEU. — Tout jeune encore, il résolut de se donner au SEIGNEUR. Après un court séjour dans un couvent, s'apercevant que certains usages, contraires à ceux de Rome, s'étaient glissés dans les cérémonies, il se décida à visiter le tombeau des saints Apôtres, afin de bien discerner la vérité au centre même de la lumière.

Wilfrid fut un des premiers Anglo-Saxons qui eurent le bonheur de faire le voyage de Rome, si long et alors si pénible. Bientôt le pieux pèlerin aura beaucoup d'imitateurs, et ce pèlerinage sera en grand honneur en Angleterre, grâce à son exemple. A Rome, son premier soin est de visiter les tombeaux vénérés et de prier, dans les sanctuaires les plus sacrés, pour la conversion entière de sa patrie.

Sa prière est exaucée, car il remplacera lui-même dignement ce grand moine et pontife, nommé Augustin, qui, à la voix de saint Grégoire le Grand, avait porté aux Anglo-Saxons les prémices de la foi. Après un séjour de quelques années dans les Gaules, Wilfrid rentre enfin dans sa patrie, où son dévouement aux usages de Rome lui attire des ennemis et des admirateurs.

Il n'a que trente ans, quand le pieux roi Alfred lui fait accepter l'évêché d'York, dont il ne peut prendre possession que trois ans plus tard. Sous sa houlette, l'Evangile prend, dans ce pays, un développement merveilleux : les monastères se multiplient, de magnifiques cathédrales, en pierre et en marbre, s'élèvent sur le sol anglo-saxon ; le saint évêque préside lui-même à la construction de ces édifices grandioses qui ravissent d'admiration des populations à demi barbares, chez lesquelles l'on ne connaissait encore que les édifices de bois.

L'évêque civilisateur ne se bornait pas à l'organisation matérielle : il réformait les mœurs de son troupeau et faisait régner, avec JESUS-CHRIST, la paix, la justice et la charité. Un jour qu'il donnait la confirmation, une pauvre femme le supplia de ressusciter son enfant mort; Wilfrid, ému de ses larmes, bénit l'enfant et lui rendit la vie.

Incapable de céder à la peur et de manquer à sa conscience, le vaillant pontife est déposé et exilé plusieurs fois ; on lui rend enfin justice, et il achève enfin paisiblement sa carrière agitée, mais féconde, au milieu de son troupeau, le 12 octobre 709.

Pratique:
Conservez la paix du cœur au milieu de toutes les luttes que vous aurez à soutenir pour DIEU.

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/Sainte-Libaire-vierge-et-martyre

dimanche 11 octobre 2009

11 Octobre - SAINT NICAISE ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Suivant la tradition, SAINT NICAISE dont le nom grec signifie victorieux, vit le jour en Grèce. Quelques historiens de sa vie ajoutent, d'après de très anciens documents, qu'il naquit à Athènes et fut converti, avec le grand saint Denis, par le savant discours de l'apôtre saint Paul devant l'Aréopage.

Après avoir séjourné quelque temps près du grand Apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs ; car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Egobile. Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l'Evangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé; là, le monstre expira, par l'ordre du Saint. A cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du CHRIST, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans les pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux, commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Evangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée.

Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Egobile reprirent leur marche vers Rouen. A la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps.

Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens s'en émurent; ils conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui peu auparavant avait mis à mort saint Denis et ses compagnons; mais, inaccessibles à tontes les menaces, ils subirent courageusement le martyre.

La légende rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis ; ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

Pratique: Contribuez de tout votre pouvoir à faire connaître NOTRE-SEIGNEUR JESUS-CHRIST, et à le faire aimer.

samedi 10 octobre 2009

10 Octobre - SAINT FRANCOIS DE BORGIA, Jésuite

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT FRANCOIS DE BORGIA vint au monde en Espagne, l'an 1510. A peine put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de JESUS et de MARIE. Agé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction telle, qu'on présageait pour lui un avenir extraordinaire.

Pourtant sa jeunesse se passa dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes. Ce n'est pas que sa vie ne fût pure et toute chrétienne, il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites. Il avait vingt-huit ans, quand la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même : "François, voilà ce que tu seras bientôt... A quoi te serviront les grandeurs de la terre?... Non, non, je ne veux plus servir de maître que la mort puisse m'enlever. "

Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle, afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants.

François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du CHRIST. A plusieurs reprises, le pape voulut le nommer cardinal ; une première fois il se déroba-par la fuite; une autre fois, saint Ignace conjura le danger. — Étant un jour en voyage avec un vieux religieux, il dut coucher sur la paille avec son compagnon, dans une misérable hôtellerie. Toute la nuit, le vieillard ne fit que tousser et cracher; ce ne fut que le lendemain matin qu'il s'aperçut de ce qui lui était arrivé : il avait couvert de ses crachats le visage et les habits du saint.

Comme il en témoignait un grand chagrin : « Que cela ne vous fasse point de peine, lui dit François, car il n'y avait pas un endroit dans la chambre où il fallût cracher plutôt que sur moi. » Ce trait peint assez un homme aux vertus héroïques. Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots : François, pécheur; celui qui mendiait plus d'une fois son pain, servait les pauvres, ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de JESUS.

Il mourut à l'âge de soixante-deux ans, après avoir demandé pardon à ses religieux des mauvais exemples qu'il leur avait donnés. C'était le 1er octobre 1572.

Pratique: Retenez, méditez, gravez dans votre cœur la parole évangélique : "Celui qui s'abaisse sera élevé".

vendredi 9 octobre 2009

09 Octobre - SAINT DENIS, Evêque et ses Compagnons, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Bien qu'une certaine école critique tende à enseigner aujourd'hui que SAINT DENIS, évêque de Paris, n'est pas l'Aréopagite converti à Athènes par saint Paul, mais un évêque du IIIe siècle, la tradition est si formelle et appuyée sur des témoignages si irrécusables, qu'on semble devoir s'y tenir.

Saint Denis
, évêque de Paris, au Ier siècle, est bien cet illustre Athénien converti par l'Apôtre des nations. Il sacrifia la gloire, la fortune, l'amitié, tout dans ce monde, pour prêcher l'Évangile. Formé à l'école du grand Apôtre, doué d'une rare intelligence, il devait par sa science, ses écrits, ses vertus, qui lui ont fait donner le nom d'homme céleste et divin, devenir l'une des premières gloires du christianisme naissant.

Après avoir gouverné quelque temps l'église d'Athènes en qualité d'évêque, il prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au pape saint Clément pour évangéliser les peuples qu'il lui assignerait. Le saint pape l'envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules.

Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s'avança jusqu'à Paris, qui alors s'appelait encore Lutèce. Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du christianisme, qu'il convertit dès l'abord une foule de païens; plusieurs chapelles furent construites, l'Évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir.

Denis, âgé de plus de cent ans, donna l'exemple de la fermeté dans les supplices, et son courage fortifia celui de sa chrétienté au berceau; ni la prison, ni les fouets, ni le feu, n'ébranlèrent sa constance. Attaché à une croix, il y prêcha le grand mystère de la Rédemption du monde ; enfin, après avoir eu le bonheur de célébrer le saint sacrifice de la messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplices, consolé par l'apparition du Sauveur, il eut la tête tranchée, avec une foule de chrétiens, au lieu qui porte le nom de Montmartre, ou Mont des martyrs, vers l'an 117.

DIEU permit qu'après l'exécution son corps se levât de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains, à deux lieues de là, au lieu appelé Saint-Denis, en souvenir de ce fait mémorable.

Pratique: Priez souvent les patrons et les apôtres de la France pour qu'ils gardent la foi à notre patrie.

08 Octobre - SAINTE BRIGITTTE, Veuve, Fondatrice d'Ordre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE BRIGITTE naquit en Suède, vers l'an 1302, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette jusqu'à l'âge de trois ans; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.

A l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée d'un sermon sur la passion du SAUVEUR. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et l'entendit lui dire : « Regarde, ma fille, comme j'ai été traité. — Et qui vous a traité si cruellement? dit-elle. — Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. »

A partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait toujours couler ses larmes. Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper ; mais la verge se rompit entre ses mains. Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon, qui prévoyait en elle une grande ennemie; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du crucifix qui lui avait parlé.

Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance ; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes œuvres aux obligations de cet état. DIEU donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu : « Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la vie des saints.»

A la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes œuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de JESUS crucifié.

Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle. C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des saints, que le SAUVEUR lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine; elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de JESUS expirant : " Mon Père, je remets mon âme entre vos mains." C'était le 23 juillet 1373.

Pratique: Rappelez-vous la parole de Sainte Brigitte
: « Vivez de la vie des Saints ; formez-vous à leur école. »

Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/08-10-Ste-Brigitte-veuve

mercredi 7 octobre 2009

07 Octobre - SAINT MARC, Pape / SAINTE JUSTINE, Vierge et Martyre

"O Maria concepta sine peccato, ora pro nobis, qui ad te confucimus"

SAINT MARC à la fin du IIIe siècle et au commencement du IVe, se distingua, dans le clergé de Rome, par son zèle et sa charité. Grâce à lui, un bon nombre de chrétiens demeurèrent fermes devant le martyre. Il succéda au pape saint Sylvestre, en 336, et ne fut chef de l'Église que huit mois et vingt jours. Saint Damase, dans son épitaphe, loue son désintéressement, son mépris pour les choses de la terre, son amour pour la prière, par lequel il attira sur l'Église l'effusion des bénédictions célestes.


SAINTE JUSTINE DE PADOUE
Vierge et Martyre

SAINTE JUSTINE
était née à Padoue au 1er siècle de l'Église ; ses parents, fort honorés dans la ville, s'étaient convertis à la prédication d'un envoyé de saint Pierre et avaient obtenu du ciel, après un mariage longtemps stérile, cette fille qui devait être si célèbre par son martyre.

Justine, dès son enfance, fit le charme de ses parents; obéissante, réfléchie, sérieuse, elle unissait la maturité à l'ingénuité; la prière avait beaucoup plus d'attraits pour elle que les jeux de son âge; elle grandissait chaque jour dans le mépris du monde et dans l'amour de Dieu, et fit le vœu de virginité perpétuelle.

Justine avait seize ans environ, quand éclata la persécution de Néron. De nombreux chrétiens furent arrêtés, déchirés avec des ongles de fer, jetés dans des chaudières d'huile bouillante, écrasés sous de lourds pressoirs ou soumis à d'autres supplices non moins horribles.

La jeune vierge fut loin d'être intimidée; elle n'avait qu'un désir et ne demandait qu'une seule grâce, mourir pour JESUS-CHRIST. Elle pénétrait dans les prisons pour encourager les martyrs, les soigner, leur distribuer des secours. Un jour, elle revenait de la campagne où elle était allée visiter quelques fidèles qui s'y étaient retirés, quand elle tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient.

Elle comprit que l'heure du grand combat était arrivée pour elle. Sans perdre son calme, elle demanda un instant pour prier; ils lui accordèrent quelques instants. Justine en profita pour s'agenouiller sur une pierre, et demanda à l'Époux de son âme de soutenir son courage et de la rendre fidèle jusqu'à la mort. A ce moment, la pierre où elle priait s'amollit comme de la cire, et conserva très visible l'empreinte de ses genoux.

Comprenant à ce signe qu'elle est exaucée, Justine se lève et marche avec courage. Le préfet, à la vue de cette jeune vierge dont la candeur rehaussait la beauté, se sentit épris d'amour pour elle et lui fit les plus flatteuses promesses : «Je me suis consacrée à JESUS-CHRIST, répondit-elle; jamais un mortel ne partagera mon cœur avec lui.»

Le juge lui fit alors percer le cœur d'un coup d'épée. C'était le 7 octobre 63.

Pratique:
Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.
Sur INTROIBO:

06 Octobre - SAINT BRUNO, Fondateur de l'Ordre des Chartreux

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT BRUNO naquit à Cologne en 1035, d'une famille de première noblesse. Ses magnifiques succès épouvantèrent son âme, désireuse de ne vivre que pour DIEU. Il songeait à quitter ce monde, où il était déjà appelé aux grands honneurs, quand un fait tragique décida complètement sa vocation.

Bruno comptait pour ami, à l'université de Paris, le célèbre chanoine Raymond, dont tout le monde admirait la vertu non moins que la science. Or cet ami vint à mourir, et pendant ses obsèques solennelles, auxquelles Bruno assistait, à ces paroles de Job : " Réponds-moi, quelles sont mes iniquités?» le mort se releva et dit d'une voix effrayante: «Je suis accusé par un juste jugement de DIEU!"

Une panique indescriptible s'empara de la foule, et la sépulture fut remise au lendemain ; mais le lendemain, au même moment de l'office, le mort se leva de nouveau et s'écria : "Je suis jugé par un juste jugement de DIEU !". Une nouvelle terreur occasionna un nouveau retard.

Enfin, le troisième jour, le mort se leva encore et cria d'une voix plus terrible : "Je suis condamné au juste jugement de DIEU !" Bruno brisa dès lors les derniers liens qui le retenaient au monde, et, inspiré du Ciel, il se rendit à Grenoble, où le saint évêque Hugues, répondant à ses inspirations vers la solitude la plus profonde, lui indiqua ce désert affreux et grandiose à la fois, si connu depuis sous le nom de Grande-Chartreuse.

Il fallut franchir de dangereux précipices, s'ouvrir un chemin à coups de hache dans des bois d'une végétation puissante, entremêlés de ronces épaisses et d'immenses fougères; il fallut prendre le terrain pied à pied sur les bêtes sauvages, furieuses d'être troublées dans leur possession paisible. Quelques cellules en bois et une chapelle furent le premier établissement.

Le travail, la prière, un profond silence du côté des hommes, tel fut pour Bruno l'emploi des premières années de sa retraite. Heureux de se croire oublié, il fit du désert sa patrie; mais la renommée s'attachait à ses pas ; il dut aller, pendant plusieurs années, servir de conseiller au saint pape Urbain II, puis refusa avec tant de larmes l'archevêché de Reggio, que le pape eut pitié de lui, le rendit à sa vie solitaire et l'envoya fonder en Calabre un nouveau couvent de son Ordre.

L'approche de sa dernière heure le trouva plein de confiance. Pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vis monastique, fit sa confession générale et demanda à ses frères si, après le récit d'une vie si misérable, ils ne le jugeaient pas indigne de la sainte EUCHARISTIE.

Ils ne lui répondirent que par des sanglots, et le soulevèrent dans leurs bras pendant qu'il recevait avec une foi ardente le Viatique suprême ; peu après, il s'endormit sans agonie au milieu de sa famille désolée.

Pratique: Aimez la solitude ; plus vous quitterez le monde, plus vous trouverez DIEU.

Sur Introibo : http://www.introibo.fr/06-10-St-Bruno-confesseur

lundi 5 octobre 2009

05 Octobre - SAINT PLACIDE ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT PLACIDE appartenait par sa naissance à une des plus anciennes et des plus célèbres familles de Rome. Il fut confié, âgé de sept ans, à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco, sous sa conduite. On le vit dès lors pratiquer rigoureusement les exercices de la vie monastique.

L'obéissance l'ayant envoyé un jour chercher de l'eau dans le lac voisin, il tombe et est entraîné par les flots. Benoît, du fond de son monastère, a la connaissance miraculeuse de ce malheur ; il appelle son disciple Maur : "Courez vite, mon frère, lui dit-il; l'enfant est tombé à l'eau." Maur s'élance, muni de la bénédiction de l'abbé, marche sur les eaux, saisit par les cheveux l'enfant, qui surnage encore, et le ramène sur le bord.

Depuis ce temps, Placide fit des progrès plus grands encore, au point que saint Benoît lui-même en était dans l'admiration. Le saint abbé envoya plus tard son bien-aimé disciple en Sicile pour y établir un monastère et y assembler une communauté religieuse.

Son austérité y devint de plus en plus étonnante et allait beaucoup au delà des prescriptions de la règle ; il ne buvait jamais que de l'eau, faisant carême en tout temps et souvent ne mangeant que trois fois la semaine et du pain seulement.

Pour vêtement il portait un cilice ; son siège était son unique lit de repos ; son silence n'était interrompu que par les saintes exigences de la charité ; ses paroles n'avaient pour objet que les choses du salut et le saint amour de DIEU. Par sa vertu d'humilité il attirait à lui tous les cœurs. Ses innombrables miracles le rendirent presque l'égal de saint Benoît : un jour, en particulier, il guérit par sa bénédiction tous les malades de son île réunis près de lui.

Placide et ses religieux furent faits prisonniers, dans leur couvent, par des pirates cruels qui les maltraitèrent affreusement. Le saint animait ses compagnons à la persévérance. Le tyran, outré de dépit à la vue de l'inébranlable constance des martyrs, les fit, à différentes reprises, fustiger très cruellement ; mais NOTRE-SEIGNEUR vint fermer et guérir leurs plaies.

Placide exhortait le tyran et ses bourreaux à se convertir an christianisme ; c'est alors qu'on lui brisa les lèvres et les mâchoires à coups de pierres et qu'on lui coupa la langue jusqu'à la racine. Mais le martyr parla aussi bien qu'auparavant.

Le bourreau, n'étant nullement touché du prodige, inventa un nouveau supplice : il fit coucher le saint moine à terre et lui laissa toute une nuit sur les jambes des ancres de navire avec d'énormes pierres.

Tous ses efforts vinrent échouer devant cet invincible défenseur de la foi. Placide et ses compagnons eurent enfin la tête tranchée, le 5 octobre 541. En châtiment de tant de barbarie, peu de jours après, toute la flotte sarrasine périt dans une tempête.

Saint Benoît fut heureux et fier d'avoir engendré dans la foi des martyrs à DIEU.


Pratique : Si vous n'avez bien servi DIEU depuis votre enfance, réparez le temps perdu

Sur Introibo: http://www.introibo.fr/05-10-St-Placide-et-ses-Compagnons