lundi 6 janvier 2014

7 JANVIER - SAINT LUCIEN, Prêtre et Martyr / SAINT RAYMOND DE PENNAFORT

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
 
Samosate, ville de la Syrie, fut la patrie de Saint Lucien; il reçut de ses pieux parents une excellente éducation, mais il eut le malheur de les perdre à l'âge de douze ans. N'ayant plus aucune attache au monde, il vendit ses biens, se fit moine et n'ambitionna qu'une gloire : celle de consacrer ses grands talents et sa vie entière à la connaissance des saintes Écritures et à la défense de la vraie foi. 

Bientôt une école se forme autour de son nom à Antioche, et bon nombre de jeunes gens viennent chercher près de lui les leçons de la science et de la vertu. Son zèle émeut les ennemis de la religion de JÉSUS-CHRIST ; il est arrêté par ordre de l'empereur Maximin et passe neuf ans dans un cachot.

Là il trouve le moyen d'écrire des lettres aux habitants d'Antioche pour les consoler et pour les affermir; il compose une savante apologie de la religion, qu'il ose présenter à ses juges. L'empereur essaye lui-même de vaincre ses résistances. Après avoir employé en vain les plus séduisantes promesses, il l'expose à la dent des bêtes féroces; il lui fait subir les divers supplices de la roue, du chevalet, du feu, et d'autres encore; chaque tourment aboutit à une miraculeuse victoire. 

Le héros chrétien est reconduit en prison, où il passe quatorze jours dans les privations et les souffrances. L'Épiphanie approchait, et DIEU fournit à son martyr la force et les moyens de la célébrer; il n'y avait point d'autel, et le cachot infect n'était point approprié au sacrifice : « Ma poitrine, dit le Saint à ses disciples inquiets, servira d'autel, et vous qui m'entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards profanes. » 

Une dernière fois, Lucien est appelé devant le tyran, qui l'interroge : « Quelle est ta patrie? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession? — Je suis chrétien! — Qui t'a donné le jour? — Je suis chrétien! » Est-il rien de plus sublime que cette réponse? Elle fut bientôt suivie de la récompense, car Lucien, jeté à la mer après avoir été attaché à une pierre énorme, consomma ainsi son sacrifice. 

Mais DIEU veille sur ses martyrs; quatorze jours après, un dauphin rapporta son corps sur le rivage, et il reçut les honneurs dus aux soldats de JÉSUS-CHRIST. 

La vie du chrétien est un combat; ses bourreaux sont les ennemis de son âme ; qu'il se souvienne de son baptême et de sa foi, qu'il se dise en toutes les circonstances difficiles : « Je suis chrétien ! » C'est le cri de la victoire. — Une des grandes plaies de notre temps, c'est l'ignorance religieuse. Ne nous contentons pas de nous instruire nous-mêmes avec soin des vérités chrétiennes; mais cherchons, par tons les moyens qui sont en notre pouvoir, à en répandre la connaissance et l'amour autour de nous. Ne soyons pas seulement des chrétiens éclairés, soyons des apôtres.

Pratique. Mettez beaucoup d'ardeur à étudier et à connaître les enseignements de la foi. 

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SAINT RAYMOND de PENNAFORT
(1175-1275)



Saint Raymond vint au monde l'an 1175, au château de Pennafort, en Espagne, et brilla non moins par sa vaste science que par ses vertus; il se fit même, dans l'enseignement du droit ecclésiastique, une réputation extraordinaire. Chargé par le souverain Pontife des plus hautes missions apostoliques et scientifiques, il dépassa partout les espérances qu'on avait conçues de lui.

Raymond étant entré dans l'Ordre de Saint-Dominique peu après la mort du saint fondateur; il devint général de cet Ordre. DIEU confirma par des miracles ses éclatantes vertus.

Dans une nécessité pressante, il fit cinquante-trois lieues marines sur l'Océan, n'ayant pour navire que son manteau. Appelant DIEU à son aide, il étendit, en effet, son manteau sur les flots, prit son bourdon à la main, fit le signe de la Croix, posa résolument le pied sur son frêle radeau et pria son compagnon de venir le rejoindre, après avoir fait un nouveau signe de Croix; mais celui-ci sentit sa foi défaillir et préféra la sécurité du port aux hasards d'une telle embarcation. Le Saint releva en haut la moitié du manteau en guise de voile et l'attacha au noeud de son bâton, comme au mât d'un navire. Un vent favorable ne tarda pas à se lever et le poussa en pleine mer, pendant que les matelots sur le rivage se regardaient muets de stupeur.


Six heures après,
Raymond débarqua dans le port de Barcelone, se revêtit de son manteau aussi sec que s'il l'eût tiré de l'armoire, et, reprenant son bourdon, se dirigea droit vers le couvent. Les portes en étaient fermées; néanmoins il entra, apparut soudain au milieu de ses frères et se jeta aux pieds du prieur pour lui demander sa bénédiction. Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, car plusieurs personnes avaient été témoins de son débarquement.

La prière du saint religieux était continuelle et presque toujours accompagnée d'abondantes larmes. NOTRE SEIGNEUR  lui avait donné pour familier un de Ses anges qui le réveillait à propos, pour lui permettre de vaquer à l'oraison. Il ne montait jamais à l'autel sans avoir confessé ses plus légères fragilités. Il disait souvent: "Les jours où de graves empêchements m'ont privé de la sainte Messe ont toujours été pour moi des jours de deuil et d'affliction."

Il employa les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement à la mort.

Pratique : Ayez une grande foi ; la foi accomplit des merveilles.

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

6 JANVIER - EPIPHANIE DE NOTRE SEIGNEUR ou FETE DES ROIS

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales)

L' EPIPHANIE DE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST

dite FETE DES ROIS



Le mot ÉPIPHANIE veut dire manifestation. C'est qu'en effet, le 6 janvier, l'Église célèbre une triple manifestation de JÉSUS-CHRIST, qui, d'après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années. 

La fête de l'Épiphanie a donc trois objets : 1° la manifestation de la divinité du SAUVEUR aux Mages par l'étoile miraculeuse qui les conduisit à l'étable de Bethléem; 2° la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant son baptême, sur les bords du Jourdain; 3° la manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où JÉSUS changea l'eau en vin. 

Toutefois l'objet principal de cette fête, c'est bien la manifestation de la divinité de JÉSUS aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne. L'Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l'Esprit de DIEU, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d'un roi nouveau-né ; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d'Hérode ; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l'étable de Bethléem, aux pieds d'un Enfant qu'ils regardent comme un être extraordinaire, qu'ils saluent comme un Roi et qu'ils adorent comme un DIEU, et auquel ils offrent des présents symboliques : l'or, l'encens et la myrrhe. 

Quels étaient ces mages? Des Orientaux. Quelles étaient leurs qualités ? C'étaient assurément des hommes remarquables, à la fois savants, rois, et probablement revêtus, chez leurs peuples respectifs, de la dignité sacerdotale. La tradition en compte trois et les nomme Gaspard, Balthazar et Melchior. Ils représentaient, à la crèche du SAUVEUR, les trois branches de l'humanité : Melchior, les descendants de Sem; Gaspard, ceux de Cham, et Balthazar ceux de Japhet. 


Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C'est aujourd'hui l'appel de tous les peuples à la foi chrétienne ; ce sont aujourd'hui les prémices du salut de toutes les nations. L’Église a bien lieu de chanter : " Lève-toi, brille dans toute ta splendeur, Jérusalem, voici la lumière du monde qui paraît, la gloire du Seigneur s'est levée sur ton enceinte; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l'univers vient à toi! Allons avec les Mages à la crèche du SAUVEUR et offrons l'or de l'amour, l'encens de la prière, la myrrhe du sacrifice ; prosternons-nous devant Celui qui est à la fois un homme comme nous, notre Roi et notre DIEU". 

Pratique:
 Priez souvent pour la conversion complète de tous les peuples à la foi chrétienne. Participez aussi généreusement que possible aux œuvres catholiques qui ont pour but l'extension du royaume de Dieu et le salut des âmes comme la Propagation de la Foi, la Sainte-Enfance, etc.

                    "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 5 janvier 2014

5 JANVIER - SAINT EDOUARD III, Roi d'Angleterre / SAINT SIMEON STYLITE, l'ANCIEN / SAINTE TARSILLE et SAINTE EMILIENNE, Vierges

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
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SAINT ÉDOUARD III
Roi d'Angleterre
(1002-1066)

A la suite de grands troubles qui désolaient l'Angleterre, le Prince ÉDOUARD passa trente-cinq ans de sa vie en exil. Nous avons peu de détails sur cette période de son histoire.

Doué d'un caractère doux, ami de la solitude, il se tenait de longues heures au pied des autels, assistait aux offices divins et aimait beaucoup à s'entretenir avec les religieux. Cependant toute l'Angleterre priait pour obtenir enfin la paix avec un prince légitime.

DIEU apparut à un pieux évêque et lui montra, dans une vision, Édouard sacré roi par saint Pierre : «Voilà, lui dit-il, celui qui sera roi par ma faveur; il sera chéri du Ciel, agréable aux hommes, terrible à ses ennemis, aimable à ses sujets, très utile à l'Église de DIEU. » A peine établi sur le trône, Édouard s'appliqua à développer dans son âme toutes les vertus d'un prince vraiment chrétien.

Délivré, par l'aide de DIEU, de tous les ennemis du dedans et du dehors, Édouardvoulut accomplir le vœu qu'il avait fait d'aller à Rome vénérer le tombeau du prince des Apôtres ; mais il dut céder aux instances de ses sujets, qui avaient besoin de sa présence. Le pape le délia de son vœu; le roi, en revanche, fit construire une belle église en l'honneur de Saint Pierre.

Édouard est célèbre par son désintéressement et par sa charité envers les pauvres. A trois reprises différentes il vit un des officiers de sa maison mettre la main aux trésors royaux ; la troisième fois, il se contenta de lui dire : « Prenez bien garde qu'on ne vous y surprenne ! » Le trésorier du palais se plaignant au roi de ces vols, celui-ci, comme s'il n'eût rien su, lui dit : « Pourquoi vous plaindre? Celui qui a pris cet argent en avait sans doute plus besoin que nous. »

Édouard avait promis de ne jamais refuser l'aumône demandée au nom de Saint Jean l'Evangéliste ; un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de cet apôtre, le roi, dépourvu d'argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna, pour ne pas le faire attendre. Une autre fois, à la demande d'un pauvre infirme tout perclus, il le prit sur ses épaules et le porta à l'église Saint-Pierre, où il fut guéri.

Saint Jean l'Évangéliste se montra un jour à deux pèlerins anglais qui se mettaient en voyage pour les Lieux saints ; il leur remit un anneau en leur disant : « Portez cet anneau au roi; c'est lui qui me l'a donné un jour que je lui demandai l'aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l’Agneau sans tache. » Édouard mourut, en effet, six mois après, laissant tout en larmes son épouse Edithe, avec laquelle il avait toujours gardé la virginité parfaite.

C'était le 5 janvier 1066.

Pratique: La sainteté est de tous les états ; ne la cherchez pas au loin, elle est près de vous.
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SAINT SIMEON STYLITE L'ANCIEN

Voici assurément le plus étrange, le plus miraculeux de tous les Saints. Il naquit à Sisan, en Cilicie, vers l'an 390. Son père était berger, et lui-même passa les premières années de sa vie à garder les troupeaux. Il avait treize ans, quand un jour, à l'église, il entendit lire ces paroles : « Bienheureux ceux qui pleurent!... Bienheureux ceux qui ont le cœur pur ! »

Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s'endort et fait un songe. « II me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d'un édifice ; quand je crus la fosse assez profonde, je m'arrêtai. « Creuse encore ! » me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m'arrêtai, et par quatre fois j'entendis la même parole. « Creuse encore ! » Enfin la voix me dit : « C'est assez ! Maintenant tu peux élever « un édifice aussi haut qu'il te plaira. »

Ce songe signifiait sans doute l'humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection ; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme. Siméon entre dans un monastère; là, ses mortifications paraissent si effrayantes, qu'on lui conseille la solitude.

Il se retire dans un désert et passe le carême entier sans manger ; le jour de Pâques, la sainte communion lui rend toute sa vigueur. Dès ce moment, il prend la résolution de passer ainsi tous les ans le temps du carême. Les foules se pressant bientôt autour de lui, attirées par ses miracles, il s'enfuit sur une montagne pour échapper au commerce des hommes ; mais le concours prodigieux s'accroît tous les jours.

C'est alors qu'il se fit bâtir une colonne qui, s'élevant d'année en année, atteignit enfin la hauteur de quarante coudées, ou à peu près vingt mètres, sur laquelle il vécut environ trente-six ans. De là lui vient le surnom, de Stylite mot qui signifie en grec "l'habitant de la colonne".

Les heures de sa journée étaient partagées entre la prière, la prédication et les œuvres de charité ; la nuit se passait presque entière dans les entretiens avec le ciel. Quelqu'un voulut un jour compter les inclinations profondes qu'il faisait en la présence de DIEU ; arrivé au nombre de mille deux cent quarante-quatre, il s'arrêta, n'ayant pas la patience de continuer plus longtemps.
Tout est merveilleux dans les détails de cette vie surprenante; et cependant on n'y trouve rien qui ne montre un homme conduit par l'Esprit, de DIEU et soutenu par la vertu d'En-Haut.

Où est la vraie sagesse? Dans les folies du monde ou dans les actions étonnantes des saints? Que nous sommes petits devant de pareils prodiges de sainteté ! Loin de trouver matière à critique dans la vie tout extraordinaire de saint Siméon Stylite, admirons-y les vues incompréhensibles de la Providence, et, appelés à une vie plus commune, pratiquons, dans notre état la mortification des sens et l'attention à la présence de DIEU.

Pratique. Dites-vous : Je dois être Saint, je veux l'être, coûte que coûte.
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SAINTE TARSILLE et SAINTE EMILIENNE
Vierges
(VIe siècle)


TARSILLE et ÉMILIENNE étaient deux tantes paternelles de saint Grégoire le Grand, et c'est ce saint pape qui nous raconte leur touchante histoire. Elles renoncèrent ensemble au monde, ensemble consacrèrent à DIEU leur virginité, et demeurèrent dans leur maison comme dans un couvent.

Elles avaient une sœur nommée Gordienne, qui avait pris les mêmes engagements, mais était retombée peu à peu, au grand chagrin de Tarsille et d’ÉMILIENNE, dans l'amour du siècle. Elles la reprenaient avec douceur, mais l'esprit inconstant de Gordienne oubliait bien vite leurs charitables leçons.

Tarsille, étant la plus assidue à l'oraison, la plus généreuse dans les voies de la mortification, arriva bientôt à un éminent degré de sainteté. Elle eut un jour une vision, où saint Félix, son aïeul, lui apparut et, lui montrant un palais d'une splendeur merveilleuse, lui dit : « Venez avec moi dans ce lieu de lumière. »

Le lendemain elle fut saisie d'une fièvre qui la conduisit en peu de temps au tombeau. A l'heure de son agonie elle éleva tout à coup la voix et dit à ceux qui entouraient sa couche : "Retirez-vous et faites place; je vois JÉSUS qui vient à moi." Et tandis qu'elle fixait l'objet de sa vision, son âme fut délivrée des liens du corps. L'odeur dont la chambre fut remplie confirma la vision que la vierge avait eue avant de mourir.

Quand on lava son corps, avant de l'ensevelir, on remarqua que ses genoux et ses coudes étaient recouverts d'une croûte épaisse et dure, témoignage de ses longues prières. Peu de jours après, Tarsille apparut à Émilienne et lui dit : « Ma sœur, Tenez, je n'ai point célébré avec vous la naissance du SEIGNEUR, mais nous ferons ensemble la fête de l’Épiphanie. — Si vous m'appelez seule, répondit Émilienne, que deviendra notre sœur Gordienne? — Venez, vous dis-je, reprit Tarsille avec tristesse; Gordienne est décidée à rester avec les mondains. »

Après cette vision, Émilienne tomba malade et mourut avant la fête de l’Épiphanie. Saint Grégoire rappelle, à propos des trois sœurs, que celui-là seul qui aura persévéré sera sauvé, et que rien ne sert de commencer, si l'on n'achève l'œuvre de son salut.

La vertu demande des sacrifices ; ceux qui manquent de courage pour les accomplir sont bien à plaindre! Qu'il est triste de penser que, dans les mêmes familles, il y aura des élus et des réprouvés.

Pratique: Craignez le relâchement et l'abus des grâces de DIEU.

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

vendredi 3 janvier 2014

4 JANVIER - SAINT GREGOIRE, Evêque de Langres / LA BIENHEUREUSE ANGELE DE FOLIGNO

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales)

GREGOIRE fut l'un des grands évêques de France au VIe siècle. Il avait d'abord été sénateur à Autun ; puis, après la mort de sa femme, sa haute vertu, jointe à sa distinction, l'avait désigné au choix du peuple pour gouverner l'Église de Langres.

Son épiscopat fut fécond en œuvres, ranima la foi au cœur des chrétiens et tira une multitude d'âmes des ténèbres du paganisme. On raconte que la nuit quand il se levait pour aller prier dans l'église, les Anges lui en ouvraient les portes. Il mourut l'an 541.
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LA BIENHEUREUSE ANGELE DE FOLIGNO


La BIENHEUREUSE ANGELE naquit à Foligno, à trois lieues d'Assise, vers l'an 1245. Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d'épouse et de mère, et connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres.

Mais soudain, au milieu du tourbillon qui l'emportait, Angèle sentit l'aiguillon de la grâce, vit l'inutilité de sa vie mondaine et dissipée et comprit les dangers que courait son salut. L'ennemi des âmes tenta en vain d'entraver sa conversion ; une fois sa confession bien faite, elle s'élança généreusement dans la voie de la perfection.

Devenue libre par la mort de son mari, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-François. Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d'austérités.

Un jour qu'elle était tentée de découragement : « Quand il serait vrai, SEIGNEUR, dit-elle, que vous m'auriez condamnée à l'enfer que je mérite, je ne cesserais pas de faire pénitence et de demeurer, s'il vous plaît, à votre service. »

Une fois, après avoir lavé les pieds d'un lépreux, elle proposa à sa compagne de boire l'eau qui leur avait servi. Surmontant toute délicatesse, elle avala toute cette eau fétide : « Je n'ai jamais, disait-elle, trouvé meilleur goût à aucune liqueur ; et cependant, ajoutait-elle, j'avais bien senti dans ma bouche les écailles qui étaient tombées des mains de ce pauvre de JÉSUS-CHRIST »
 

Sa grande grâce fut l'amour de JÉSUS crucifié. La contemplation des souffrances du SAUVEUR lui devint si familière, que la vue d'un crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes : "Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la Compassion; j'éprouvais dans les os et les jointures une douleur épouvantable et une sensation comme si j'avais été transpercée tout entière, corps et âme."

Cette grande pénitente ne fut pas moins admirable par ses visions et par ses extases que par ses vertus, dont elles étaient la juste récompense.

Elle mourut le 4 janvier 1309, à soixante-quatre ans. Si nous avions eu le malheur de l'imiter dans la frivolité de sa jeunesse, ayons le courage de la suivre dans la pratique généreuse de toutes les vertus chrétiennes, et entrons à sa suite dans la voie royale de la croix.

Pratique. Que JÉSUS crucifié soit l'objet de vos méditations et de votre amour.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous" 

jeudi 2 janvier 2014

3 Janvier - SAINTE GENEVIEVE, Vierge, Patronne de Paris

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales 


SAINTE GENEVIÈVE
Vierge, Patronne de Paris
(422-512)

SAINTE GENEVIÈVE, patronne de Paris, naquit au village de Nanterre, vers l'an 422. C'est bien dans une vie comme la sienne que l'on reconnaît la vérité et que l'on trouve la réalisation de cette parole de saint Paul : « DIEU choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des hommes. »

Elle était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque d'Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle habitait. Éclairé par une lumière divine, le Saint discerna cette modeste enfant parmi la foule accourue sur ses pas : « Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée! Sa naissance a été saluée par les anges, et DIEU la destine à de grandes choses. » Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à DIEU : « Ayez confiance, ma fille, lui dît-il, demeurez inébranlable dans votre vocation ; le SEIGNEUR vous donnera force et courage. »

Depuis ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à DIEU; elle s'éloigna de plus en plus des jeux et des divertissements de l'enfance et se livra à tous les exercices de la piété chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge. Rarement on vit dans une existence si humble de si admirables vertus. Pauvre petite bergère, occupée chaque jour à garder le troupeau de ses parents, elle n'était heureuse que dans son éloignement du monde, en la compagnie de JESUS, de Marie et de son Ange Gardien.

Tout la portait à DIEU : le loup qui rôde autour des brebis lui rappelait le loup infernal qui cherche à dévorer les âmes; le chien qui aboyait lui mettait en l'esprit la vigilance chrétienne nécessaire au salut ; les brebis lui prêchaient la modestie, la douceur et la simplicité.

Elle reçut le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta Nanterre pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où elle vécut plus que jamais saintement.

Malgré ses austérités, ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l'objet de la haine populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une guerre acharnée. Il fallut un nouveau passage de saint Germain à Nanterre pour rétablir sa réputation : « Cette vierge, dit-il, sera votre salut à tous. »

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le fléau de DIEU, envahissait la France ; mais Geneviève prêcha la pénitence, et, selon sa prédiction, Paris me fut pas même assiégé.

La sainte mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512.

D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession. Puisse encore aujourd'hui cette illustre et puissante protectrice écarter loin de la France les terribles fléaux de DIEU !

Pratique. Rappelez-vous que Dieu méprise les orgueilleux et donne sa grâce aux humbles.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

2 JANVIER - LE SAINT NOM DE JESUS / SAINT MACAIRE, Anachorète

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 

LE SAINT NOM DE JÉSUS

C'est au jour de Sa Circoncision, selon la Loi de Moïse, que le divin Enfant de Bethléem reçut le Nom de JÉSUS, le huitième jour après Sa naissance. L'Ange Gabriel le Lui avait assigné à l'avance au jour de l'Annonciation: "Vous L'appellerez JÉSUS, car Il délivrera Son peuple de l'esclavage du péché." 
 
Qui dira la grandeur de sa signification, puisqu'il signifie SAUVEUR; la grandeur de son origine, puisqu'il fut apporté du Ciel; sa grandeur sur la terre, où il a opéré et opère toujours tant de merveilles; sa grandeur jusque dans les enfers où il fait trembler les démons? 

Qui dira sa puissance, puisque c'est par ce Nom que l'Église prie, qu'elle administre les sacrements et donne ses bénédictions, et que les apôtres et les Saints ont opéré des multitudes de miracles? Qui dira sa douceur, ses charmes, son amabilité, puisque les Saints l'ont si bien chanté et que les chrétiens l'ont invoqué et l'invoquent toujours avec tant de confiance, de fruits et d'amour?

Puisse donc le Nom de JÉSUS être souvent sur nos lèvres, et toujours dans notre cœur pendant la vie! Puisse-t-il être notre espérance et notre dernière parole à l'heure de la mort, notre joie et notre chant éternel dans les Cieux. 
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 SAINT MACAIRE Anachorète

Saint Macaire naquit à Alexandrie, au commencement du IVe siècle. Le trait suivant prouve qu'il passa son enfance dans une grande pureté de cœur : Menant paître son troupeau avec d'autres enfants de son âge, il ramassa par terre une figue volée par ses compagnons. Réfléchissant ensuite sur cette action, il la pleura longtemps avec une profonde douleur. 
 
Cette âme d'élite n'était point faite pour le monde, et DIEU fit naître en elle la noble passion de marcher sur les traces des Antoine, des Pacôme et de tant d'illustres saints qui, vivant dans la solitude des déserts, au milieu des plus effrayantes pénitences, étaient la gloire de l'Église et l'admiration du monde.

Sa ferveur le fit tellement avancer, dès sa jeunesse, en la perfection évangélique, qu'on le regardait à bon droit comme un maître dont les essais égalaient déjà les merveilles de vertus des vieux solitaires. Son recueillement était continuel ; Macaire ne parlait qu'à DIEU. Ses austérités dépassaient toute imagination; après avoir vécu plusieurs années ne mangeant que des herbes crues, il en vint bientôt à ne manger qu'une fois par semaine. 
 
Non moins admirable était son détachement : un jour il présenta lui-même au voleur qui venait de dévaliser sa propre cellule un instrument de travail que le malheureux n'avait pas aperçu. L'âme de toutes ces héroïques vertus, c'étaient la contemplation et la prière; il y passait ses jours et ses nuits : " Allons, mon âme, disait-il, montez au ciel et méprisez toutes les vanités de la terre. Vous y trouverez un DIEU, Créateur de l'univers, que les Anges adorent; à Lui seul il faut vous attacher".
Est-il étonnant que le saint soit devenu la terreur des démons? Nulle puissance infernale ne saurait nuire à celui qui s'est complètement vaincu lui-même. Saint Macaire joignit à tant de gloires celle d'être persécuté par les hérétiques ariens. 
 
Il s'endormit dans la paix du SEIGNEUR, vers l'an 394, après plus de soixante ans passés dans la solitude. De tels exemples ne sont-ils point une éloquente condamnation du monde, de ses passions et de ses vices?

Le bonheur n'est pas où la plupart des hommes le cherchent ; il est dans la pratique de l'Évangile et dans la fermeté constante à se vaincre soi-même. C'est bien en lisant la vie d'un saint si mortifié et si détaché de la terre que l'on saisit toute la lumineuse vérité de ces paroles de la sainte Écriture : « Vanité des vanités, tout est vanité, hors aimer DIEU et Le servir... Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme?... Bienheureux ceux qui pleurent... Bienheureux ceux qui souffrent !... » 
 
Pratique. Méprisez le monde et combattez vos passions à l'exemple des saints. 
 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 1 janvier 2014

1er JANVIER : LA FETE DU PERE ETERNEL / LA CIRCONCISION DU SAUVEUR / LA MATERNITE DIVINE DE MARIE / SAINT VINCENT-MARIE STRAMBI

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
LA FETE DU PERE ETERNEL

TOUTE la vie du Père dans la Sainte Trinité est de «dire» Son Fils, Son Verbe, d'engendrer, par un acte unique, simple, éternel, un Fils semblable à Lui, à qui Il communique la plénitude de Son être et de Ses perfections. 
Dans cette Parole, infinie comme Lui, dans ce Verbe unique et éternel, le Père ne cesse de reconnaître Son Fils, Sa propre image, la splendeur de Sa gloire. -- Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis Mes complaisances

Ces paroles, prononcées sur le Thabor au moment de la Transfiguration, sont la plus grande révélation que Dieu ait faite à la terre, elles sont comme un écho même de la vie du Père. Le Père, en tant que Père, vit d'engendrer Son Fils; cette génération n'a ni commencement ni fin. 

Dans l'éternité nous verrons avec étonnement, admiration et amour, cette procession du Fils engendré dans le sein du Père, procession qui est est éternelle: Tu es Mon Fils, aujourd'hui Je T'ai engendré. Cet aujourd'hui est le présent de l'éternité. 

C'est une chose excellente, dans la vie spirituelle, d'avoir toujours pour ainsi dire présent, aux yeux du cœur, ce témoignage du Père. Rien ne soutient si puissamment notre foi. Et disons alors: «Oui, Père, je le crois, je veux le répéter après Vous: ce Jésus qui est en moi par la foi, par la grâce, par la Communion, est Votre Fils; et parce que Vous l'avez dit, je le crois. 

Et parce que je le crois, j'adore Votre Fils, pour Lui rendre mes hommages; et par Lui, en Lui, pour Vous rendre aussi, à Vous, ô Père céleste, en union avec Votre Esprit, tout honneur et toute gloire.» Une telle prière est extrêmement agréable à notre Père des cieux, et quand elle est vraie, pure, fréquente, elle nous rend l'objet de l'amour du Père. 

Dieu nous enveloppe dans ces complaisances qu'Il prend en Son propre Fils Jésus. C'est Notre-Seigneur Lui-même qui nous le dit: Le Père vous aime, parce que vous avez cru que Je suis sorti de Lui, que Je suis Son Fils. Et quel bonheur pour une âme d'être l'objet de l'amour du Père, de ce Père «d'où descend tout don parfait» qui réjouit les coeurs! [Dom Marmion]



                             LE SAINT NOM DE JESUS 
LA CIRCONCISION DE NOTRE SAUVEUR

C'est dans ce jour béni que la terre voit couler les prémices du Sang divin qui doit purifier et sauver l'humanité déchue; Jésus, le huitième jour après Sa naissance, Se soumet à la Circoncision, et commence à souffrir pour nous. 
La Circoncision était le signe de l'alliance faite autrefois par le Seigneur avec Abraham; et le peuple juif, descendant de ce grand patriarche, avait toujours été fidèle à cette pratique sacrée, considérée comme l'initiation au service du vrai Dieu. L'enfant, dans la loi ancienne, devenait enfant de Dieu par la Circoncision, comme il devient, d'une manière plus parfaite, enfant de Dieu dans la loi nouvelle par le Baptême. Jésus, Fils de Dieu et la Sainteté même, n'avait nul besoin de Se soumettre à une loi dure et humiliante, faite pour les hommes pécheurs. 
Mais le double but de Sa venue sur la terre Lui fait accepter de grand coeur ce premier sacrifice; Il Se montre, en ce jour, à la fois, notre Sauveur et notre Modèle: Sauveur, Il inaugure l'oeuvre de notre rédemption; Modèle, Il nous apprend à aimer la loi de Dieu, à la garder fidèlement, à ne point chercher de vains prétextes pour excuser notre lâcheté et nos désobéissances, et à guérir notre orgueil par la pratique de l'humilité.
La Circoncision de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Bernardino Zenale. Début du XVIe.

La Circoncision corporelle cache, du reste, pour le chrétien, un beau et grand mystère, car elle est l'image de la Circoncision spirituelle qui consiste à circoncire notre coeur de toutes ses coupables affections, à détruire en nous le péché et les passions mauvaises et à vivre d'une vie surnaturelle.
L'Apôtre saint Paul a creusé à fond le sens spirituel de la Circoncision charnelle; les Pères et les auteurs spirituels n'ont eu qu'à commenter les textes si suggestifs de ses Épîtres: "La vraie Circoncision, dit-il (Rom. II, 28), n'est pas celle qui paraît dans la chair; la circoncision est celle du coeur, dans l'esprit, et non dans la lettre."
"Dans le Christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision n'ont de valeur, mais bien la foi, qui est agissante par la charité. Ce qui est tout, c'est d'être une nouvelle créature (Gal. V, 6; VI, 15)." -- "En Jésus-Christ vous avez été circoncis d'une circoncision non faite de main d'homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair (Col. II, 11)." Toute la doctrine du grand Apôtre se résume à montrer que l'Ancienne loi n'était qu'une figure et une préparation de la Loi du Christ, que toute la vie chrétienne consiste à renoncer à la chair avec ses convoitises pour vivre intérieurement de la vie de l'esprit, et que ceux-là seuls sont vraiment au Christ qui le suivent dans la voie du sacrifice. C'est tout l'Évangile lui-même.
 Pratique :  Invoquez souvent avec respect et amour le saint Nom de JÉSUS.  
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LA MATERNITE DIVINE DE MARIE

En 431, un concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en NOTRE-SEIGNEUR : la nature divine et la nature humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personne. Notre-Dame étant la Mère de l'unique personne de JÉSUS-CHRIST, a le droit d'être appelée Mère de DIEU, au même titre que nos mères, qui, bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme. Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, JÉSUS-CHRIST n'est réellement JÉSUS-CHRIST qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité. 

En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand concile d'Ephèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd'hui. 

La Maternité divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures. L’Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de DIEU qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité! 

"Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur DIEUet leur SEIGNEUR. Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de DIEU." 

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur. 

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de JÉSUS-CHRIST doit éveiller en nos cœurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir, le SAUVEUR nous a présenté à la Co-rédemptrice, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant: "Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère! Ces paroles sont comme le legs testamentaire du CHRIST. 
"Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même?" "Il a plu à DIEU d'habiter en Vous, ô Marie, Lui dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable. C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."

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SAINT VINCENT-MARIE STRAMBI

Religieux passioniste et évêque
(1745-1824)
Saint Vincent-Marie Strambi vint au monde à Civita-Vecchia où son père exerçait la profession de pharmacien. Ses vertueux parents veillèrent avec la plus grande sollicitude sur l'éducation de ce fils unique, et l'enfant répondit à leurs soins attentifs. Ses humanités terminées, Vincent-Marie se rendit à Rome pour suivre des cours de théologie en vue du sacerdoce. Son père lui exprima son désir de le voir marié plutôt que prêtre; pour toute réponse, son fils lui remit une statue de la Très Sainte Vierge sur laquelle il écrivit qu'Elle était son élue.Vincent-Marie Strambi reçut le sous-diaconat et le diaconat dans la ville éternelle. Avant son ordination, le jeune clerc suivit une retraite sous la direction du fondateur des Passionistes, saint Paul de la Croix. Très édifié du zèle et de la prodigieuse austérité de ce Saint, il décida d'entrer dans cette nouvelle congrégation après avoir reçu l'onction sacerdotale à l'âge de vingt-deux ans. Il devait devenir une des plus fermes colonnes de cette société naissante qui accomplit tant de bien dans l’Église. L'évêque de Montefiascone le nomma recteur du séminaire de Bagnorea, et après un an de prêtrise seulement, il fut nommé pour prêcher le carême dans l'une des paroisses de la ville.Saint Vincent-Marie Strambi donna un grand nombre de missions très suivies par les fidèles. En 1801, alors qu'il remplissait à Rome la charge de recteur du couvent des saints Jean et Paul, sa haute réputation de science et de vertu détermina le pape Pie VII à le choisir comme évêque des églises de Macerata et de Tolentino. A côté de ces lourdes tâches, le saint prédicateur déployait un apostolat très étendu comme orateur sacré. 

Durant cette période critique de l'histoire pendant laquelle les apostasies foisonnèrent, par la puissance de sa parole et le rayonnement de sa sainteté, saint Vincent-Marie arracha une multitude d'âmes à la funeste influence de l'esprit révolutionnaire et antireligieux qui régnait au sein de la société. Avant chaque sermon, il priait le CHRIST en croix «car, disait-il, un prédicateur qui est pénétré de la science de la croix est en mesure de faire frémir l'enfer tout entier.»

L'administration de ses deux diocèses et les missions qu'il y présida ne le distrayaient pas de son union avec DIEU. Il ne consentit jamais, sous aucun prétexte, à tempérer l'austérité de la Règle des Passionistes qu'il observa avec une rigoureuse exactitude jusqu'à sa mort. En 1808, Napoléon envahit les États romains et imposa au clergé un serment de fidélité que le pape Pie VII réprouva. Saint Vincent-Marie Strambi resta inviolablement attaché au vicaire de JÉSUS-CHRIST et refusa de prêter serment. Déporté dans la Haute-Italie, son exil se prolongea durant cinq ans et prit fin en 1814, après le retour du souverain pontife auparavant captif à Fontainebleau.

En 1823, âgé de près de quatre-vingt ans, le saint évêque de Macerata et de Tolentino, obtint d'être déchargé de ses fonctions épiscopales. Sur la demande de Léon XII qui désirait l'avoir auprès de lui, le Saint vint habiter un appartement au palais du Quirinal qui était encore la résidence des papes à cette époque. Cet ordre effraya extrêmement l'humble saint Vincent-Marie, mais la nouvelle rassurante lui parvint bientôt que son séjour au Quirinal ne durerait que quarante jours. Il devait être affecté ensuite à l'église des Sts-Jean-et-Paul.

Le souverain pontife qui lui demandait conseil tous les jours, tomba gravement malade durant la Noël 1824. Léon XII fit aussitôt appeler «son Père Vincent» afin de recevoir de ses mains les derniers sacrements. 
Saint Vincent-Marie Strambi offrit sa vie à DIEU en échange de celle du Père de la chrétienté et lui révéla en secret qu'il ne mourrait pas de cette maladie, mais qu'il vivrait encore cinq ans et quatre mois, prédiction qui s'avéra parfaitement juste.
Quoiqu'étant sur le point d'entrer en agonie, le Saint-Père recouvra subitement la santé. Quelques jours plus tard, le 1er janvier 1824, saint Vincent-Marie Strambi expirait frappé d'apoplexie. On l'enterra dans l'église des Passionistes, à Rome. 

Le pape Pie XI le béatifia le 26 avril 1925. Sa canonisation eut lieu le 11 juin 1950 par Pie XII.

MEILLEURS VOEUX 2014 !


HEUREUSE ET SAINTE ANNEE 2014 !