mercredi 1 janvier 2014

1er JANVIER : LA FETE DU PERE ETERNEL / LA CIRCONCISION DU SAUVEUR / LA MATERNITE DIVINE DE MARIE / SAINT VINCENT-MARIE STRAMBI

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
LA FETE DU PERE ETERNEL

TOUTE la vie du Père dans la Sainte Trinité est de «dire» Son Fils, Son Verbe, d'engendrer, par un acte unique, simple, éternel, un Fils semblable à Lui, à qui Il communique la plénitude de Son être et de Ses perfections. 
Dans cette Parole, infinie comme Lui, dans ce Verbe unique et éternel, le Père ne cesse de reconnaître Son Fils, Sa propre image, la splendeur de Sa gloire. -- Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis Mes complaisances

Ces paroles, prononcées sur le Thabor au moment de la Transfiguration, sont la plus grande révélation que Dieu ait faite à la terre, elles sont comme un écho même de la vie du Père. Le Père, en tant que Père, vit d'engendrer Son Fils; cette génération n'a ni commencement ni fin. 

Dans l'éternité nous verrons avec étonnement, admiration et amour, cette procession du Fils engendré dans le sein du Père, procession qui est est éternelle: Tu es Mon Fils, aujourd'hui Je T'ai engendré. Cet aujourd'hui est le présent de l'éternité. 

C'est une chose excellente, dans la vie spirituelle, d'avoir toujours pour ainsi dire présent, aux yeux du cœur, ce témoignage du Père. Rien ne soutient si puissamment notre foi. Et disons alors: «Oui, Père, je le crois, je veux le répéter après Vous: ce Jésus qui est en moi par la foi, par la grâce, par la Communion, est Votre Fils; et parce que Vous l'avez dit, je le crois. 

Et parce que je le crois, j'adore Votre Fils, pour Lui rendre mes hommages; et par Lui, en Lui, pour Vous rendre aussi, à Vous, ô Père céleste, en union avec Votre Esprit, tout honneur et toute gloire.» Une telle prière est extrêmement agréable à notre Père des cieux, et quand elle est vraie, pure, fréquente, elle nous rend l'objet de l'amour du Père. 

Dieu nous enveloppe dans ces complaisances qu'Il prend en Son propre Fils Jésus. C'est Notre-Seigneur Lui-même qui nous le dit: Le Père vous aime, parce que vous avez cru que Je suis sorti de Lui, que Je suis Son Fils. Et quel bonheur pour une âme d'être l'objet de l'amour du Père, de ce Père «d'où descend tout don parfait» qui réjouit les coeurs! [Dom Marmion]



                             LE SAINT NOM DE JESUS 
LA CIRCONCISION DE NOTRE SAUVEUR

C'est dans ce jour béni que la terre voit couler les prémices du Sang divin qui doit purifier et sauver l'humanité déchue; Jésus, le huitième jour après Sa naissance, Se soumet à la Circoncision, et commence à souffrir pour nous. 
La Circoncision était le signe de l'alliance faite autrefois par le Seigneur avec Abraham; et le peuple juif, descendant de ce grand patriarche, avait toujours été fidèle à cette pratique sacrée, considérée comme l'initiation au service du vrai Dieu. L'enfant, dans la loi ancienne, devenait enfant de Dieu par la Circoncision, comme il devient, d'une manière plus parfaite, enfant de Dieu dans la loi nouvelle par le Baptême. Jésus, Fils de Dieu et la Sainteté même, n'avait nul besoin de Se soumettre à une loi dure et humiliante, faite pour les hommes pécheurs. 
Mais le double but de Sa venue sur la terre Lui fait accepter de grand coeur ce premier sacrifice; Il Se montre, en ce jour, à la fois, notre Sauveur et notre Modèle: Sauveur, Il inaugure l'oeuvre de notre rédemption; Modèle, Il nous apprend à aimer la loi de Dieu, à la garder fidèlement, à ne point chercher de vains prétextes pour excuser notre lâcheté et nos désobéissances, et à guérir notre orgueil par la pratique de l'humilité.
La Circoncision de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Bernardino Zenale. Début du XVIe.

La Circoncision corporelle cache, du reste, pour le chrétien, un beau et grand mystère, car elle est l'image de la Circoncision spirituelle qui consiste à circoncire notre coeur de toutes ses coupables affections, à détruire en nous le péché et les passions mauvaises et à vivre d'une vie surnaturelle.
L'Apôtre saint Paul a creusé à fond le sens spirituel de la Circoncision charnelle; les Pères et les auteurs spirituels n'ont eu qu'à commenter les textes si suggestifs de ses Épîtres: "La vraie Circoncision, dit-il (Rom. II, 28), n'est pas celle qui paraît dans la chair; la circoncision est celle du coeur, dans l'esprit, et non dans la lettre."
"Dans le Christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision n'ont de valeur, mais bien la foi, qui est agissante par la charité. Ce qui est tout, c'est d'être une nouvelle créature (Gal. V, 6; VI, 15)." -- "En Jésus-Christ vous avez été circoncis d'une circoncision non faite de main d'homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair (Col. II, 11)." Toute la doctrine du grand Apôtre se résume à montrer que l'Ancienne loi n'était qu'une figure et une préparation de la Loi du Christ, que toute la vie chrétienne consiste à renoncer à la chair avec ses convoitises pour vivre intérieurement de la vie de l'esprit, et que ceux-là seuls sont vraiment au Christ qui le suivent dans la voie du sacrifice. C'est tout l'Évangile lui-même.
 Pratique :  Invoquez souvent avec respect et amour le saint Nom de JÉSUS.  
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LA MATERNITE DIVINE DE MARIE

En 431, un concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en NOTRE-SEIGNEUR : la nature divine et la nature humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personne. Notre-Dame étant la Mère de l'unique personne de JÉSUS-CHRIST, a le droit d'être appelée Mère de DIEU, au même titre que nos mères, qui, bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme. Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, JÉSUS-CHRIST n'est réellement JÉSUS-CHRIST qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité. 

En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand concile d'Ephèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd'hui. 

La Maternité divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures. L’Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de DIEU qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité! 

"Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur DIEUet leur SEIGNEUR. Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de DIEU." 

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur. 

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de JÉSUS-CHRIST doit éveiller en nos cœurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir, le SAUVEUR nous a présenté à la Co-rédemptrice, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant: "Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère! Ces paroles sont comme le legs testamentaire du CHRIST. 
"Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même?" "Il a plu à DIEU d'habiter en Vous, ô Marie, Lui dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable. C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."

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SAINT VINCENT-MARIE STRAMBI

Religieux passioniste et évêque
(1745-1824)
Saint Vincent-Marie Strambi vint au monde à Civita-Vecchia où son père exerçait la profession de pharmacien. Ses vertueux parents veillèrent avec la plus grande sollicitude sur l'éducation de ce fils unique, et l'enfant répondit à leurs soins attentifs. Ses humanités terminées, Vincent-Marie se rendit à Rome pour suivre des cours de théologie en vue du sacerdoce. Son père lui exprima son désir de le voir marié plutôt que prêtre; pour toute réponse, son fils lui remit une statue de la Très Sainte Vierge sur laquelle il écrivit qu'Elle était son élue.Vincent-Marie Strambi reçut le sous-diaconat et le diaconat dans la ville éternelle. Avant son ordination, le jeune clerc suivit une retraite sous la direction du fondateur des Passionistes, saint Paul de la Croix. Très édifié du zèle et de la prodigieuse austérité de ce Saint, il décida d'entrer dans cette nouvelle congrégation après avoir reçu l'onction sacerdotale à l'âge de vingt-deux ans. Il devait devenir une des plus fermes colonnes de cette société naissante qui accomplit tant de bien dans l’Église. L'évêque de Montefiascone le nomma recteur du séminaire de Bagnorea, et après un an de prêtrise seulement, il fut nommé pour prêcher le carême dans l'une des paroisses de la ville.Saint Vincent-Marie Strambi donna un grand nombre de missions très suivies par les fidèles. En 1801, alors qu'il remplissait à Rome la charge de recteur du couvent des saints Jean et Paul, sa haute réputation de science et de vertu détermina le pape Pie VII à le choisir comme évêque des églises de Macerata et de Tolentino. A côté de ces lourdes tâches, le saint prédicateur déployait un apostolat très étendu comme orateur sacré. 

Durant cette période critique de l'histoire pendant laquelle les apostasies foisonnèrent, par la puissance de sa parole et le rayonnement de sa sainteté, saint Vincent-Marie arracha une multitude d'âmes à la funeste influence de l'esprit révolutionnaire et antireligieux qui régnait au sein de la société. Avant chaque sermon, il priait le CHRIST en croix «car, disait-il, un prédicateur qui est pénétré de la science de la croix est en mesure de faire frémir l'enfer tout entier.»

L'administration de ses deux diocèses et les missions qu'il y présida ne le distrayaient pas de son union avec DIEU. Il ne consentit jamais, sous aucun prétexte, à tempérer l'austérité de la Règle des Passionistes qu'il observa avec une rigoureuse exactitude jusqu'à sa mort. En 1808, Napoléon envahit les États romains et imposa au clergé un serment de fidélité que le pape Pie VII réprouva. Saint Vincent-Marie Strambi resta inviolablement attaché au vicaire de JÉSUS-CHRIST et refusa de prêter serment. Déporté dans la Haute-Italie, son exil se prolongea durant cinq ans et prit fin en 1814, après le retour du souverain pontife auparavant captif à Fontainebleau.

En 1823, âgé de près de quatre-vingt ans, le saint évêque de Macerata et de Tolentino, obtint d'être déchargé de ses fonctions épiscopales. Sur la demande de Léon XII qui désirait l'avoir auprès de lui, le Saint vint habiter un appartement au palais du Quirinal qui était encore la résidence des papes à cette époque. Cet ordre effraya extrêmement l'humble saint Vincent-Marie, mais la nouvelle rassurante lui parvint bientôt que son séjour au Quirinal ne durerait que quarante jours. Il devait être affecté ensuite à l'église des Sts-Jean-et-Paul.

Le souverain pontife qui lui demandait conseil tous les jours, tomba gravement malade durant la Noël 1824. Léon XII fit aussitôt appeler «son Père Vincent» afin de recevoir de ses mains les derniers sacrements. 
Saint Vincent-Marie Strambi offrit sa vie à DIEU en échange de celle du Père de la chrétienté et lui révéla en secret qu'il ne mourrait pas de cette maladie, mais qu'il vivrait encore cinq ans et quatre mois, prédiction qui s'avéra parfaitement juste.
Quoiqu'étant sur le point d'entrer en agonie, le Saint-Père recouvra subitement la santé. Quelques jours plus tard, le 1er janvier 1824, saint Vincent-Marie Strambi expirait frappé d'apoplexie. On l'enterra dans l'église des Passionistes, à Rome. 

Le pape Pie XI le béatifia le 26 avril 1925. Sa canonisation eut lieu le 11 juin 1950 par Pie XII.

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