jeudi 22 juin 2017

23 Juin : SAINTE ËDELTRUDE (ou AUDREY), Abbesse


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINTE ËDELTRUDE nous donne une preuve de la possibilité de la sainteté au milieu des grandeurs du monde et dans l'état du mariage.

Fille d'un roi anglais, elle eut trois sœurs saintes comme elle : Sexburge, Witburge et Ëthelburge. Un ardent amour pour JÉSUS-CHRIST et Sa sainte Mère s'empara de ce cœur simple et droit, et de bonne heure elle conçut le désir de passer sa vie dans une parfaite virginité.

Mariée plus tard par son père, elle eut le bonheur d'avoir pour époux un prince dont les goûts étaient les siens et qui vécut avec elle dans la continence.

Au bout de trois années de vie commune, elle se retira, avec la permission de son mari, dans l'île d'Ely, qui lui avait été donnée pour douaire, et elle y mena pendant cinq ans une vie véritablement angélique. Pleine de mépris pour tout ce qui flatte la plupart des hommes, elle faisait consister sa gloire dans la pra­tique de la pauvreté volontaire et des humiliations; son plus grand plaisir était de chanter jour et nuit les louanges du SEIGNEUR.

En vain Ëdeltrude cherchait à vivre ignorée, ses vertus perçaient le voile épais de son humilité. Après la mort du prince son mari, elle fut tellement sollicitée à un nouveau mariage par le roi de Northumberland, qu'elle finit par y consentir ; mais elle fut aussi heureuse que la première fois, car elle amena son second mari à vivre avec elle dans une continence parfaite.

Nulle sainte peut-être n'a donné un pareil exemple, et pourtant rien n'est plus authentique. Le roi l'aimait très tendrement, et elle-même avait pour lui une affection profonde autant que pure.

Cependant Ëdeltrude aspirait toujours à la vie cachée ; aussi finit-elle par obtenir de son royal époux la grâce d'entrer dans un monastère, où elle reçut le voile et parut aux yens de ses sœurs comme un modèle de toutes les vertus.

Devenue bientôt abbesse et fondatrice de plusieurs monastères, elle se vit bien plus heureusement mère selon la grâce qu'elle n'eût pu l'être selon la nature. Elle ne faisait qu'un repas par jour, excepté les jours de grandes fêtes et quand elle était malade.

Jamais elle ne portait de linge, mais de simples vêtements de laine. Son oraison était continuelle, et bien qu'elle eût assisté aux offices de la nuit, elle était toujours en prière avant le lever du jour.

Après sept années de cette vie austère, jeune encore, elle reçut de DIEU la révélation qu'un certain nombre de ses sœurs mourraient bientôt de la peste et qu'elle-même les accompagnerait dans l'autre monde.

Elle souffrit avec une patience héroïque et mourut le 23 juin 679. Son corps fut trouvé dans un état de merveilleuse conservation plusieurs années après sa mort.

Pratique. Rappelez-vous que la figure de ce monde passe, que c'est folie de s'y attacher, et que vous n'êtes sur la terre que pour gagner le ciel.

                            "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 21 juin 2017

22 Juin : SAINT PAULIN, Évêque de Nole


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT PAULIN naquit à Bordeaux en 354, d'une des plus anciennes et des plus célèbres familles sénatoriales de Rome, qui avait d'immenses possessions en Italie, en Aquitaine et en Espagne.


Ausone, le premier orateur et le premier poète de son temps, fut son maître ; et sous sa conduite, Paulin devint lui-même un orateur et un écrivain fort remarquable.

Ses talents, ses richesses, ses vertus relevèrent aux plus hautes dignités de l'empire; il fut même honoré du consulat, l'an 378. Paulin avait vingt-quatre ans quand il épousa Thérasia, opulente patricienne, pieuse chrétienne, dont l'influence rapprocha peu à peu son époux de la vérité et le conduisit au baptême.

Ses relations avec le célèbre Saint Martin, le grand thaumaturge des Gaules, qui le guérit miraculeusement d'une grave maladie des yeux, contribua beaucoup aussi à tourner ses pensées vers la beauté de la perfection chrétienne. Baptisé par l'évêque de Bordeaux, il goûta enfin cette paix qu'il cherchait depuis si longtemps.

La mort de son jeune enfant, nommé Celsus, porta de plus en plus le nouveau chrétien au mépris des biens de ce monde.

Son immense fortune lui était à charge ; il s'en dépouilla en faveur des pauvres, croyant que « le véritable riche est celui qui compte sur DIEU et non celui qui compte sur la terre », et que « celui qui possède JÉSUS possède plus que le monde entier ».

Dès lors Paulin et Thérasia, tout en vivant dans une union parfaite, pratiquèrent la continence. On ne saurait croire l'étonnement que ces nouvelles jetèrent dans tout l'empire ; à l'étonnement succédèrent les dérisions, les reproches, le mépris.


Paulin, en revanche, voyait sa conduite exaltée par tout le monde chrétien et recevait les éloges des Ambroise, des Augustin, des Jérôme et des Grégoire. Il fut ordonné prêtre en 393, et alla se fixer à Nole, en Italie, où il fit de sa maison une sorte de monastère. En 409, le peuple de Nole l'acclama évêque.

Son épiscopat est célèbre par un acte de dévouement devenu immortel. Une pauvre veuve avait vu son fils unique emmené prisonnier par les barbares ; elle va trouver Paulin, le priant de racheter son enfant : « Je n'ai plus d'argent, dit le pontife, mais je m'offre moi-même. »

La pauvre femme ne pouvait le croire, mais il l'obligea à se rendre avec lui en Afrique, où il se livra en échange du prisonnier ; le fils délivré revint à Nole et fut la consolation de la vieillesse de sa mère.

Au bout de quelque temps, la noblesse du caractère et les vertus de Paulin intriguèrent son maître ; il fut obligé de se découvrir, et le barbare, confus d'avoir pour esclave un évêque, lui donna sa liberté avec celle de tous les prisonniers de sa ville épiscopale.

Sa réception à Nole fut un triomphe. Paulin quitta ce monde le 22 juin 431, après avoir été favorisé de la visite de saint Janvier et de saint Martin.

Pratique. Soyez désintéressé dans les services que vous rendez à votre prochain.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 20 juin 2017

21 Juin : SAINT LOUIS DE GONZAGUE


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT LOUIS DE GONZAGUE naquit en l'an 1568, d'une famille princière d'Italie. Avant sa naissance, sa mère en danger de mort, avait fait vœu de consacrer son enfant à Notre-Dame de Lorette, si elle obtenait une heureuse délivrance. 

On ne sait s'il est possible de trouver une jeunesse plus merveilleuse de piété et de pureté que celle de cet enfant prédestiné entre tous.


Encore au berceau, s'il se présentait un pauvre, Louis pleurait jusqu'à ce qu'on lui eût fait l'aumône ; son visage respirait un tel air de vertu, que ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un ange. 

A l'âge de cinq ans, il avait retenu et répété quelques paroles grossières qu'il avait entendues sortir de la bouche des soldats de son père, sans les comprendre ; il en fut repris et en montra tant d'horreur, qu'il pleura cette faute, la plus grande de sa vie, et qu'il en fit pénitence jusqu'à la mort.


Le père de Louis, qui songeait à la fortune de son fils, l'envoya successivement chez plusieurs princes, en qualité de page; mais DIEU, qui avait d'autres vues, voulait ainsi montrer ce jeune saint aux cours d'Europe, pour leur faire voir que la piété est de toutes les conditions et l'innocence de tous les âges.


Dans ces milieux mondains, où il vivait comme n'y vivant pas, ses progrès dans la sainteté furent surprenants. A huit ou neuf ans, il fit le vœu de virginité perpétuelle ; sa délicatesse était si angélique, que jamais il ne regarda une femme en face, pas même sa mère ; jamais il ne permit à son valet de chambre de l'aider à s'habiller, et sa pudeur était si grande, qu'il n'osait même pas lui laisser voir le bout de ses pieds nus.

Vers l'âge de onze ans, il fit sa première communion des mains de Saint Charles Borromée. A seize ans, il se décida à entrer dans la Compagnie de JÉSUS. Peu de vocations ont été aussi éprouvées que la sienne : son père fut pour lui, pendant quelque temps, d'une dureté sans pareille; mais il dut enfin céder devant la volonté de DIEU, et Louis entra au noviciat des Jésuites, à Rome.


Il y parut dès les premiers jours comme un modèle digne d'être proposé aux plus parfaits ; on vit en lui un prodige de mortification, un ange de pureté, une merveille d'amour de DIEU. La seule vue de Louis dissipait chez les autres les plus violentes tentations de la chair. Jamais il n'avait ressenti la concupiscence charnelle, et malgré cela il était cruel pour son pauvre corps à l'égal des plus rudes saints.


Obligé par ses supérieurs, pour cause de santé, à ne pas se laisser absorber dans la pensée de DIEU, il devait s'écrier souvent, emporté par l'amour au delà de l'obéissance : "Éloignez-vous de moi, SEIGNEUR, éloignez-vous de moi."


Louis reçut du ciel l'annonce de sa mort, et fut bientôt victime de sa charité pendant la peste de Rome, l'an 1591. Sa mort fut angélique comme sa vie.


Pratique. Vivez dans une grande pureté de corps, de cœur et d'esprit.

                    "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


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20 JUIN : SAINT SYLVÈRE, Pape et Martyr



"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Sylvère succéda au pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies. 


A voir la manière dont s'était faite l'élection de Sylvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondit pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement.

DIEU fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car Sylvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.

L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le pape son prédécesseur, Sylvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas. Ce fut contre lui le signal de la persécution; Théodora le fit saisir, dépouiller de ses ornements pontificaux et revêtir d'un habit monastique, et un antipape, nommé Vigile, fut proclamé à sa place.

Sylvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat.

L'évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de DIEU, s'il ne réparait le scandale : « II y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il ; mais il n'y a qu'un pape dans l'univers. »

Ces paroles, dans la bouche d'un évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout. Justinien, trompé jusqu'alors, se rendit aux observations de l'évêque, et peu après, malgré l'impératrice, Sylvère revint en Italie; mais bientôt de nouvelles intrigues le conduisirent dans l'île déserte de Pontia, où il subit un second exil plus rigoureux que le premier.

Son courage ne l'abandonna pas, et de là autant qu'il le put, il gouverna l'Église, en se nourrissant du pain de l'affliction et de l'eau de l'angoisse. »

Au bout d'un an, ce bon pape mourut de faim et des autres misères de l'exil, le 20 juin 538, et mérita d'être mis au rang des martyrs. Il n'avait gouverné l'Église que deux ans. DIEU témoigna par beaucoup de miracles que sa mort était précieuse devant ses yeux ; car tous les malades qui accoururent à son tombeau furent guéris.

Pratique. Conservez la paix de votre cœur et la confiance en DIEU,  au milieu des injustices des hommes. 

                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous" 
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19 JUIN : SAINTE JULIENNE FALCONIERI, Vierge


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Julienne, de l'illustre famille de Falconieri, vint au monde à Florence, l'an 1270 dans un temps où ses parents  avancés en âge, ne comptaient plus avoir d'enfant.


Elle fut initiée dès son berceau à la piété et à la vertu, si bien que Saint Alexis Falconiéri, de l'ordre des Servîtes, quand il venait voir sa famille, disait à la mère ravie : « Ce n'est pas une fille, c'est un ange que DIEU vous a donné ; il la destine à de grandes choses. » 

Les journées de la sainte enfant se passaient presque entières en pieux exercices. Sa mère, y trouvant de l'excès, la grondait : « Julienne, disait-elle, si tu n'apprends pas ce que doit savoir une maîtresse de maison, je ne pourrai pas te trouver un mari. — Ne craignez rien, ma mère, répondait finement Julienne ; quand le temps sera venu, la Sainte Vierge y pourvoira. »

Mais, le temps venu, Julienne refusa de se marier, et offrit à DIEU sa virginité.  Elle entra dans l'Ordre récemment fondé des Tertiaires Servîtes, où elle fit sous la conduite de Saint Philippe Bénizi, les plus grands progrès dans la vertu ; à trente-six ans, elle était élue supérieure générale, malgré les réclamations de son humilité.


Dès les commencements de sa vie religieuse, sa vie était très austère.  Elle consacrait le lundi au soulagement des âmes du purgatoire, et accompagnait ses prières de rudes pénitences et de cruelles flagellations. 

Le mercredi et le vendredi, elle gardait un jeûne absolu, ne prenant d'autre nourriture que la sainte Eucharistie. Le samedi, elle jeûnait au pain et à l'eau en l'honneur de la très sainte Vierge, et elle passait cette journée dans la compagnie de Marie, au pied de la croix. 

Le vendredi, son âme était absorbée, souvent jusqu'à l'extase, dans la méditation de la passion du Sauveur. Après sa mort, ses religieuses furent saisies d'émotion en trouvant sur elle une ceinture de fer incrustée dans les chairs. 

Son divin époux ne lui ménagea ni les tentations ni les peines intérieures : "SEIGNEUR, disait-elle un jour dans ses angoisses, que je souffre s'il le faut, tous les tourments de l'enfer pendant toute l'éternité ; mais, de grâce, ne permettez pas que je vous offense! " 

Le plus beau triomphe de Julienne, ce fut sa mort. Atteinte d'une grave maladie d'estomac, épuisée par des vomissements continuels, elle gémit de ne pouvoir communier ; elle supplie qu'au moins on lui montre la sainte Hostie, et, quand on lui a procuré ce bonheur, son audace d'amour va plus loin, elle prie qu'on place le corporal avec l'hostie sur sa poitrine.

Mais à peine son vœu fut-il exaucé, que l'hostie disparait et que Julienne, transportée d'amour, rend le dernier soupir en disant : « Mon doux JÉSUS ! C'était le 19 juillet 1341! 

Pratique. Souvenez-vous qu'une des meilleures dispositions pour bien communier, c'est le désir. 

                        "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

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18 JUIN : SAINT MARC ET SAINT MARCELLIEN, Martyrs



"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Marc et Marcellien étaient frères et issus d'une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse.


Arrêtés sous l'empereur Dioclétien, on les jeta dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée.

Ceux qui les aimaient selon la chair ne désespéraient pas de faire révoquer leur sentence ; ils obtinrent un délai de trente jours, se flattant de les déterminer enfin à sacrifier aux dieux.

Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien.

Tranquillin leur père, Marcie leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus affectueuses et les plus capables de toucher leur cœur.

Malgré leur constance, les généreux martyrs ne purent s'empêcher d'être attendris par ce spectacle si touchant ; ils commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants ; ils ne répondaient plus avec la même fermeté ; la nature semblait prendre avantage sur la grâce, et il y avait à craindre que l'amour ne fit faiblir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.

Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l'empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s'exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l'autre vie, les châtiments des apostats.

Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents.

Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l'usage de la parole, qu'elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion.

Les paroles de Marc et de Marcellien, ajoutées à celles de Sébastien, furent une lumière pour toute l'assemblée; Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.

Quant à Marc et Marcellien, ils comparurent bientôt devant un nouveau juge, qui employa toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler ; mais tout fut inutile ; invincibles dans la confession de leur foi, ils furent cloués à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant DIEU.

Après un jour et une nuit, comme ils étaient encore pleins de vie et qu'ils témoignaient toujours la même joie et le même courage, on les perça à coups de lance. C'était le 18 juin de l'an 286.

Pratique. N'écoutez pas la voix dangereuse de la chair et du sang, mais la voix seule du devoir.

                      "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"



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17 Juin : SAINT AVIT, Abbé



"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Avit ou Avy naquit au pays de Beauce, de deux humbles cultivateurs. Quand sa mère le mit au monde, sa chambre, comme une autre étable de Bethléhem, fut inondée d'une céleste lumière, indice des grandes destinées de cet enfant.


Jeune homme, il entra dans l'abbaye de Micy, appelée plus tard de Saint-Mesmin, près d'Orléans.  Dès les premiers jours, il s'y fit le serviteur de tous, au point de passer près de certains de ses frères pour un idiot et un incapable.

Le saint abbé Mesmin ou Maximin sut discerner son mérite dans sa charité pour les pauvres, et lui donna la charge d'économe du couvent.

Mais bientôt l'amour de la solitude l'emporte : il dépose de nuit ses clefs dans le lit de l'abbé endormi, et s'enfuit au fond d'une épaisse forêt, à cinq lieues du monastère.  Là, il vit dans un si parfait détachement du monde, dans une si grande union à DIEU, qu'il semblait un esprit plutôt qu'un homme.

A la mort de l'abbé Maximin, les religieux du couvent, qui avaient souvent ridiculisé le saint, furent les premiers à le rechercher pour en faire leur abbé. Il fallut employer la force pour l'enlever à sa retraite. Cette dignité fut pour lui une source, de gémissements et de regrets ; il pleurait continuellement de n'être plus tout absorbé en DIEU loin des créatures et des soucis extérieurs.

Comme, malgré son zèle, le relâchement s'introduisait parmi ses religieux et qu'il ne pouvait les élever à une vie plus sainte, au gré de ses désirs, il médita une seconde fuite.  Cette fois il se retira plus loin, et vécut dans la contemplation et le chant des louanges de DIEU, en compagnie d'un saint religieux qu'il avait amené avec lui.

La Providence le fit découvrir par un événement miraculeux, car il rendit la parole à un pauvre berger muet qui s'était égaré la nuit dans cette retraite profonde.  Malgré la défense du Saint, le berger raconta cette merveille, et il se fit à la grotte du solitaire une affluence continuelle de curieux, de gens qui lui amenaient des malades pour les guérir, ou d'autres qui venaient lui demander des règles de perfection.

Avit fut obligé de construire un monastère, et l'on y vit bientôt fleurir cette vie angélique dont le grand Saint Antoine avait donné les règles et les exemples.

La charité l'ayant appelé à Orléans, il y guérit un grand nombre de malades qu'on lui présenta, et surtout un aveugle de naissance.  De temps en temps Avit, toujours épris de la solitude, se retirait au plus épais de la forêt pour s'y retrouver seul quelques jours avec DIEU.

Il ressuscita le religieux qui l'avait suivi à son départ du monastère de Saint-Mesmin.   Sa mort arriva le 17 juin de l'an 530 ou environ.

Pratique.  Aimez à vous retrouver seul, au moins de temps en temps, avec DIEU.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 16 juin 2017

16 Juin : SAINT JEAN-FRANCOIS RÉGIS, Confesseur / SAINT GUY DE CORTONE, Franciscain


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
     qu’entre une musique notée et une musique chantée.”
              (Saint François de Sales.)


SAINT JEAN-FRANCOIS RÉGIS naquit le 31 janvier 1597, au village de Fontcouverte, dans le diocèse de Narbonne.

Il fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de Saint François Xavier ; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France ; il se dévoua surtout à l'évangélisation des pauvres et des habitants de la campagne.

Il était né apôtre ; il le fut dès le collège, où il exerça une grande influence parmi ses condisciples. C'est à la suite d'une maladie mortelle, dont il guérit contre tout espoir, qu'il résolut de se donner à DIEU.

Au noviciat des Jésuites de Toulouse, où il entra à dix-neuf ans, il parut bien vite le modèle de tous, particulièrement dans les œuvres de zèle et de charité.

Celui qu'on nommait autrefois l'Ange du collège était devenu l'Ange du noviciat. Les succès de son premier ministère, à Tournon, furent magnifiques.

Le dimanche, il parcourait les villages et les bourgs d'alentour, se faisant précéder d'une clochette; il réunissait les enfants, leur enseignait le catéchisme et leur apprenait l'amour de JÉSUS-CHRIST.

L'ivrognerie, les jurements, l'impureté régnaient en maîtres en certaines paroisses : il les détruisit par l'énergie de sa parole et par la pratique des sacrements.

C'est à ce jeune apôtre de 22 ans que l'Église est redevable du premier germe de ces confréries du Saint-Sacrement destinées à faire tant de bien.

Ce premier ministère n'était qu'un essai ; l'obéissance exigea de lui de nouvelles études. Huit ans plus tard il est prêtre, armé pour la lutte; une année de retraite achève sa préparation : désormais il n'a qu'un but, qu'une occupation, sauver des âmes.

Il commence par évangéliser Fontcouverte, sa paroisse natale, où l'ont appelé des affaires de famille : catéchismes, confessions, visite des pauvres; prédications, occupent ses jours; ses œuvres humilient sa famille, on rougit de le voir porter sur son dos une paillasse à un malade; mais les conversions qu'il opère sont sa réponse.

On le voit rester jusqu'au soir au confessionnal sans prendre de nourriture. « Les personnes de qualité, disait-il, ne manqueront pas de confesseur; mon partage, ce sont les brebis abandonnées. » II disait au peuple : « Venez, mes chers enfants ; vous êtes mon trésor et les délices de mon cœur. »

La carrière de Régis fut courte, mais bien remplie ; elle dura dix ans ; mais, en dix ans, que de travaux, que de sueurs, que de privations, que de courses, que de conversions, que de miracles ! Plusieurs fois il s'expose à la mort pour sauver les âmes.

Un jour, il se casse la jambe dans les montagnes; le lendemain, sans remède, elle est guérie. Régis meurt au champ d'honneur pendant la mission de la Louvesc, dans l'exercice de son zèle tout de feu, le 31 décembre 1640, à l'âge de quarante-trois ans.

Pratique. Ayez un cœur de fer pour vous-même, et un cœur tendre pour vos semblables

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BIENHEUREUX GUY VAGNOTELLI DE CORTONE

Prêtre, Frère mineur

  (1190-1250)



Quand saint François évangélisait Cortone en 1211, il y avait parmi ses auditeurs un jeune homme de 21 ans dont l'âme était semblable à la terre dont parle l'évangile qui rend au centuple le grain qui lui est confié; il se nommait Guy Vagnotelli. Par une continuelle et austère pénitence, il avait gardé toute la pureté de son âme régénérée au baptême et il n'avait soif que d'une sainteté plus grande; aussi la parole de l'homme de Dieu pénétra-t-elle en lui, comme le rayon de soleil dans un pur cristal. Dès sa première prédication, il alla se jeter aux pieds du saint et le pria d'accepter l'hospitalité de sa famille, puis lui demanda l'habit de son Ordre.


François l'ayant pénétré jusqu'au fond de l'âme, le releva et le tenant serré sur son cœur s'écria: «Ce jeune homme sera des nôtres, et il se sanctifiera dans cette ville.» La réalisation de la prophétie commença dès l'instant; Guy de Cortone, avec la permission de saint François, se retira pendant quelque temps dans une grotte voisine de la ville où il s'appliqua à marcher avec ardeur sur les traces de son séraphique Père; sa prière était continuelle, ses veilles prolongées, ses jeûnes et ses macérations extrêmement rigoureux.
Quand, par la volonté de ses supérieurs, il eut été élevé au sacerdoce, il fut chargé par saint François d'annoncer la parole de Dieu dans la ville d'Assise; de retour à Cortone il y exerça le ministère apostolique avec le plus grand succès, et la sainteté de sa vie, et les miracles éclatants qui accompagnaient ses prédications déterminèrent la conversion d'une multitude de pécheurs.
A l'âge de 60 ans, exténué par les labeurs de l'apostolat et les austérités de la pénitence, saint François lui apparut pour lui annoncer que l'heure de la récompense allait sonner, et au moment d'expirer il s'écria: «Voici notre père saint François, mes frères, levons-nous, allons à sa rencontre»; et, ayant prononcé ces paroles, il renversa la tête et rendit l'âme. C'était le 28 mai 1250.
La ville de Cortone fit transporter en grande pompe à l'église paroissiale les précieux restes de son illustre enfant; mais cette cité ayant été prise en 1259, par les troupes d'Arezzo, le tombeau du Bienheureux Guy disparut au milieu de la dévastation et de l'incendie; toutefois le gardien de l'église avait eu la présence d'esprit de prendre le chef du Bienheureux et de le jeter dans un puits voisin; trois ans après, alors qu'on relevait les murs de l'église, une grande lumière parut au fond de ce puits; on songea immédiatement au serviteur de Dieu, une procession solennelle se rendit sur les lieux, la tête vénérable fut retrouvée enveloppée d'un linge avec une inscription pour la faire reconnaître. La sainte relique n'en devint que plus précieuse, on la mit dans une châsse d'argent et elle fut conservée avec honneur dans l'église principale, devenue depuis l'église cathédrale. De nombreux miracles s'y sont opérés par l'intercession du Bienheureux.


                                 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"