samedi 26 mai 2018

27 MAI : SAINT BEDE LE VÉNÉRABLE, Confesseur et Docteur de l'Église / SAINTE MARIE-MADELEINE DE PAZZI, Vierge et Carmélite

(avec le Saint Curé d'Ars)

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)



Saint Bède le Vénérable

CONFESSEUR ET DOCTEUR
(673-735)

Saint Bède naquit en Écosse, au bourg appelé aujourd'hui Girvan. A l'âge de sept ans, il fut donné au célèbre moine anglais saint Benoît Biscop, pour être élevé et instruit selon l'usage bénédictin. Son nom, en anglo-saxon, signifie prière, et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu, si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable, que la postérité lui a conservé.
A sa grande piété s'ajouta une science extraordinaire. A dix-neuf ans, il avait parcouru le cercle de toutes les sciences religieuses et humaines: latin, grec poésie, sciences exactes, mélodies grégoriennes, liturgie sacrée, Écriture Sainte surtout, rien ne lui fut étranger. Mais la pensée de Dieu présidait à tous ses travaux: "O bon Jésus, s'écriait-il, Vous avez daigné m'abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d'atteindre jusqu'à Vous, source de toute sagesse."

D'élève passé maître, il eut jusqu'à 600 disciples et plus à instruire; ce n'est pas un petit éloge que de citer seulement saint Boniface, Alcuin, comme des élèves par lesquels sa science rayonna jusqu'en France et en Allemagne. Étudier, écrire était sa vie; mais l'étude ne desséchait point son coeur tendre et pieux; il rédigeait tous ses immenses écrits de sa propre main: les principaux monuments de sa science sont ses vastes commentaires sur l'Écriture Sainte et son Histoire ecclésiastique d'Angleterre.
Le Saint eut à porter longtemps la lourde Croix de la jalousie et fut même accusé d'hérésie: ainsi Dieu perfectionne Ses Saints et les maintient dans l'humilité. Il n'avait que soixante-deux ans quand il se sentit pris d'une extrême faiblesse. Jusqu'à la fin, son esprit fut appliqué à l'étude et son coeur à la prière; tourné vers le Lieu saint, il expira en chantant: Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.
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SAINTE MARIE-MADELEINE DE PAZZI,
Vierge, Carmélite

SAINTE MARIE-MADELEINE DE PAZZI  l'une des fleurs les plus suaves qui aient embaumé les jardins du Carmel, naquit à Florence le 2 avril de l'an 1566.
Dès l'âge de sept ans, à l'école du ciel, elle était formée à l'oraison, et elle paraissait presque un prodige de mortification. Toute une nuit elle porta une couronne d'épines sur sa tête, avec des douleurs inexprimables, pour imiter son Amour crucifié.

Chaque fois que sa mère avait communié, l'enfant s'approchait d'elle et ne pouvait plus la quitter, attirée par la douce odeur de JÉSUS-CHRIST.

A partir de sa première communion, elle fut prête à tous les sacrifices, et c'est dès lors qu'elle fit à JÉSUS le vœu de n'avoir jamais d'autre époux que Lui. Aussi, quand plus tard son père voulut la marier : "Je livrerais plutôt, s'écria-elle, ma tête au bourreau que ma chasteté à un homme." 

II fallut bien lui permettre l'entrée dans la vie religieuse ; la sainte épouse du CHRIST choisit le Carmel, parce qu'on y communiait presque tous les jours.

A partir de ce moment, sa vie est un miracle continuel; elle ne vit que d'extases, de ravissements, de souffrances, d'amour.

Pendant cinq années, elle fut assaillie d'affreuses tentations; son arme était l'oraison, durant laquelle elle s'écriait souvent : "Où êtes-Vous, mon DIEU, où êtes-Vous? »

Un jour, tentée plus fort qu'à l'ordinaire, elle se jeta dans un buisson d'épines, d'où elle sortit ensanglantée, mais victorieuse.

Elle avait tant de plaisir à proférer ces mots : "La volonté de DIEU" qu'elle les répétait continuellement, disant à ses sœurs : « Ne sentez-vous pas combien il est doux de nommer la volonté de DIEU ?»

Un jour, ravie en extase, elle alla par tout le couvent en criant : « Mes sœurs, Oh ! Que la volonté de DIEU est aimable ! »

II plut à DIEU de la crucifier longtemps par des douleurs indicibles, qui la clouaient sur son lit, dans un état d'immobilité en même temps que de sensibilité extraordinaire. Loin de demander soulagement, elle s'écriait bien souvent : « Toujours souffrir et ne jamais mourir ! »

Son cœur était un brasier ardent consumé par l'amour.  Quinze jours avant sa mort, elle dit : « Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur. »

Elle répétait souvent : "Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'amour de DIEU, même sans péché, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais. »

Quand DIEU lui envoyait des faveurs extraordinaires : « Ô SEIGNEUR, s'écriait-elle, qu'ai-je donc fait contre votre divine Majesté? Il semble que vous voulez me récompenser ici-bas. »

Près de mourir, ses dernières paroles à ses sœurs furent celles-ci : « Je vous prie, au nom de NOTRE-SEIGNEUR, de n'aimer que Lui seul ! »

Elle rendit son âme à DIEU le 15 mai 1607.

Pratique. Excitez-vous à l'amour de DIEU par le souvenir des sublimes exemples des Saints
                                                        
                                                      "Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

26 Mai : SAINT PHILIPPE DE NERI, Fondateur de l'Oratoire

Vingt-sixième jour du Mois de Marie

(avec le Saint Curé d'Ars)


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)



Voilà sans doute l'un des plus grands saints de l'Église ! Voilà l'une des vies les plus extraordinaires, tant par les vertus que par les miracles ! PHILIPPE naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l'appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable.

Vers l'âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d'un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d'étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.

Après plusieurs années d'étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable, si bien qu'il passa toute sa vie pour l'un des plus savants théologiens de Rome.


Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle.
Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l'amour de DIEU, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec NOTRE SEIGNEUR étaient si suaves, qu'il n'y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : « Assez, SEIGNEUR, assez ! »

Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à DIEU.

Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice : "Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n'offensez pas le Bon DIEU !"
Aussi Philippe exerçait-il sur l'enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d'être regardé comme le patron de ces œuvres de jeunesse si utiles et si répandues de nos jours. Le saint fonda la société des prêtres de l'Oratoire.

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à DIEU : « SEIGNEUR, défiez-vous de moi, car j'ai peur de Vous trahir! »

Philippe mourut dans la joie de l'amour divin, à l'âge de quatre-vingts ans, après quarante-quatre ans de prêtrise, le 26 mai 1595.

Nul Saint n'est resté plus populaire à Rome.

Pratique  Sachez vivre de la vie intérieure au milieu des occupations extérieures.
"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 24 mai 2018

25 MAI : SAINT GRÉGOIRE VII, Pape

Vingt-cinquième jour du Mois de Marie

(avec le Saint Curé d'Ars)

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)



SAINT GRÉGOIRE VII, l'un des plus grands papes que JÉSUS-CHRIST ait donnés à son Église, fut au XIè siècle, l'homme providentiel destiné à combattre tous les grands abus de cette époque si troublée : les empiétements des empereurs d'Allemagne, la vente des dignités ecclésiastiques, la contagion des mauvaises mœurs dans le clergé et dans le peuple.

Il fut un homme fort instruit, très vertueux, surtout un grand caractère. Hildebrand (tel était le nom de famille de Grégoire VII) eut pour père un charpentier de Toscane.

Il était encore enfant, sans aucune connaissance des lettres, lorsque jouant dans l'atelier de son père, il forma avec des débris de bois ces mots du Psalmiste, présage de l'autorité que plus tard il devait exercer dans le monde : Dominabitur a mare jusque ad mare : "Sa domination s'étendra d'un océan à l'autre."

Après une première éducation chrétienne, le jeune Hildebrand acheva de se former et de se préparer à la mission que DIEU lui réservait, dans le célèbre monastère de Cluny, foyer de sainteté et de science qui fournit alors tant de grands hommes.

Le courage avec lequel simple moine, il osa dire au pape Léon IX que son élection n'était pas canonique, fut l'occasion de son élévation aux plus hautes dignités de l'Église.  Ce saint pape avait été élu par l'empereur d'Allemagne ; mais son élection fut ratifiée ensuite par le clergé et le peuple de Rome.

Charmé de la franchise d'Hildebrand, il le fit venir près de lui et le regarda comme son meilleur conseiller. Après la mort de Léon IX, quatre papes successifs lui conservèrent une pleine confiance.

Lui-même enfin malgré ses angoisses, dut plier devant la volonté de DIEU et accepter le souverain pontificat.

C'est alors que brillèrent plus que jamais en lui les vertus qui font les saints et le zèle qui fait tout céder devant les intérêts de DIEU et de l'Église. Malgré d'innombrables occupations, il était toujours l'homme de la prière, et ses larmes manifestaient les attendrissements de son cœur.

Grégoire VII fut atteint d'une maladie qui le réduisit à la dernière extrémité ; mais son œuvre n'était pas accomplie. La Sainte Vierge lui apparut et lui demanda s'il avait assez souffert : « Glorieuse Dame, répondit-il, c'est à Vous d'en juger. »

La Vierge le toucha de la main et disparut. Le pontife était guéri et put célébrer la sainte messe le lendemain en présence de tout le peuple consolé. La table du pape était somptueuse, mais seulement à cause des hôtes illustres qui devaient y prendre place; lui-même ne mangeait que des herbes sauvages et des légumes cuits à l'eau.

Grégoire, un an avant sa mort, dut fuir en exil à Salerne; il prédit le triomphe de l'Église et rendit son âme à DIEU, le 25 mai 1085, en prononçant ces mots : « J'ai aimé la justice et j'ai haï l'iniquité ; c'est pour cela que je meurs en exil. »

Pratique. Soyez ferme ; quand il s'agit des droits de DIEU et de l'Église, ne faiblissez jamais.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous" 

mercredi 23 mai 2018

24 Mai : NOTRE DAME AUXILIATRICE, SECOURS DES CHRÉTIENS / SAINT DONATIEN ET SAINT ROGATIEN, Martyrs

Vingt-quatrième jour du Mois de Marie

(avec le Saint Curé d'Ars)


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


Le secours de la Mère de Dieu s'est souvent fait sentir au peuple chrétien d'une manière miraculeuse, lorsqu'il s'agit de repousser les ennemis de la religion. C'est ainsi que l'importante victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs dans le golfe de Lépante est due à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie. Pour cette raison, le saint Pontife Pie V ordonna qu'en reconnaissance, on insérerait dans les litanies de Lorette l'invocation suivante : Auxilium Christianorum,  Secours des Chrétiens.

Mais un des faits les plus mémorables de la protection de Marie est celui qui se rapporte au souverain pontife Pie VII. Violemment arraché du siège apostolique de Pierre par le conseil des impies secondés de la force armée, il fut détenu dans une étroite prison pendant plus de cinq ans, à Savone, puis à Fontainebleau. 

Toujours sous une garde sévère et réduit à l'impuissance de gouverner l'Eglise de Dieu, il ne pouvait avoir aucune communication avec l'extérieur. Après ce laps de temps, lorsqu'on y songeait le moins, le pape Pie VII se vit tout à coup rétabli sur le trône pontifical aux applaudissements universels. C'était la réponse de Marie Auxiliatrice aux prières du souverain pontife.



Ce prodige se renouvela l'année suivante. Une nouvelle tempête avait contraint le pape de sortir de Rome et de se retirer à Gênes, en Ligurie, en compagnie du sacré collège des cardinaux. L'assistance bien visible de Dieu apaisa encore subitement cet orage et le Pontife put revenir à Rome au milieu des transports de joie de toute la chrétienté. 

Mais Pie VII n'avait pas voulu prendre le chemin du retour vers la ville éternelle sans réaliser auparavant un pieux désir que sa captivité l'avait empêché de satisfaire. Docile à seconder les inspirations de la grâce, le souverain pontife plaça de ses propres mains une couronne d'or sur la tête de l'insigne image de la Mère de Dieu honorée solennellement à Savone sous le nom de: Mère de Miséricorde.

Le Vicaire du Christ attribua cette admirable succession d'événements à la puissante intercession de la Très Sainte Vierge qu'il avait continuellement invoquée, priant tous les fidèles de se tourner vers Elle avec une amoureuse confiance. Il institua une fête solennelle en l'honneur de la Vierge secourable sous le titre de Notre-Dame Auxiliatrice, qu'il fixa à perpétuité au 24 mai, jour anniversaire de son heureux retour dans la ville de Rome. Désirant conserver le souvenir particulier de si grands bienfaits, Pie VII donna un office propre à cette belle fête.

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SAINT DONATIEN ET SAINT ROGATIEN
Martyrs


Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus.

Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître JÉSUS-CHRIST autour de lui.

Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue : il fut, le premier de tous, conduit devant le gouverneur, qui, le regardant avec un visage irrité, lui dit : « J'apprends Donatien, que, non content de refuser à Jupiter et Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous les déshonorez par vos discours et cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.
-Soyez sage, et cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.
-La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous. »

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour : « J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution d'abandonner notre culte pour vous déshonorer en professant la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur, et, avant d'avoir reçu le baptême, revenez au culte de vos pères. »

La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs. Une seule chose chagrinait Rogatien : il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême ; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que DIEU voulût bien accepter que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices : "Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour JÉSUS-CHRIST tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux ; car donner sa vie pour le DIEU de qui on l'a reçue, ce n'est point mourir, mais vivre à une vie nouvelle et plus heureuse que cette vie passagère. »

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement ; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice.

On leur donna ensuite le coup de la mort en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom immortel des deux Enfants nantais.

Pratique. Soyez toujours pour vos frères et vos sœurs un sujet d'édification; portez-les à la vertu par vos exemples. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 22 mai 2018

23 Mai : Le BIENHEUREUX CRISPIN DE VITERBE, Capucin / SAINTE JEANNE-ANTIDE THOURET, Vierge, Fondatrice des Soeurs de la Charité de Besançon

Vingt-troisième jour du Mois de Marie

(avec le Saint Curé d'Ars)

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


Le Bienheureux Crispin de Viterbe 
Capucin

Crispin de Viterbe eut pour parents de pauvres ouvriers. Sa mère lui inspira, dès ses premières années, une grande dévotion à Marie : "Voilà ta vraie mère", lui avait-elle dit, en le conduisant pour la première fois à son autel. « Mon enfant, lui disait-elle encore, dans tous les dangers écrie-toi : "Marie, venez à mon aide! Et elle y viendra".

Dès qu'il fut en âge de travailler, le pieux enfant fut placé chez un de ses oncles, qui était cordonniers ; le samedi soir, avec le petit salaire de la semaine, Crispin allait acheter un beau bouquet pour la Sainte Vierge. 



Plusieurs années se passèrent ainsi; mais DIEU parla enfin an cœur du saint jeune homme, et la vue de plusieurs capucins décida sa vocation; il avait vingt-cinq ans. 

Quoique faible de santé, Crispin, dans le couvent où il fut admis, suffisait à tout : il bêchait le jardin, allait à la quête, soignait les malades. Un religieux infirme, plein d'admiration pour lui, disait : "Frère Crispin n'est pas un novice, mais un ange." 

Rien de plus naïf que la piété de ce sublime ignorant. Dans tous les couvents où il passait, Crispin dressait à son usage un petit autel à Marie. 

Un jour qu'il y avait placé deux belles fleurs, elles furent volées par deux petits espiègles. Peu après, un religieux lui donna deux cierges ; le bienheureux les alluma et sortit pour cueillir des légumes dans le jardin ; le religieux qui les avait donnés les ôta et se cacha pour voir ce qui arriverait. 

A son retour, Crispin, attristé, se plaignit à Marie : "Comment! Hier les fleurs et aujourd'hui les cierges. Ô ma mère, vous êtes trop bonne ; bientôt on vous prendra votre Fils dans les bras, et vous n'oserez rien dire !" 

Quand on le plaignait de son excès de travail, il disait en riant le mot de saint Philippe de Néri : "Le paradis n'est point fait pour les lâches !" Un jour, la maladie sévit dans un couvent : « Voulez-vous risquer votre vie et aller soigner vos frères? lui dit son supérieur. — Voulez-vous? reprit Crispin; j'ai laissé ma volonté à Viterbe, quand je suis entré chez les capucins. » 

II guérit tous les malades du courent et revint lui-même en parfaite santé. Il aimait beaucoup les fonctions de frère quêteur et se plaisait à s'appeler l'âne des Capucins. 

Une religieuse d'un couvent, pour l'éprouver, l'accablait d'injures : "DIEU soit loué ! s'écria-t-il ; on me traite ici comme je le mérite." Il mourut l'an 1750. Sa charmante humeur l'a fait appeler le Saint joyeux. 

Pratique.  Servez DIEU gaiement. Un saint triste est un triste saint, disait le curé d'Ars. 

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Sainte Jeanne-Antide Thouret

VIERGE

FONDATRICE DES SOEURS DE LA CHARITÉ DE BESANÇON
(1765-1826)



Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d'une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d'agriculteurs.
Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt : Jeanne-Antide sera désormais l'éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l'aumône.
Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu'un riche jeune homme l'a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu'elle refuserait la main d'un roi. Après cinq longues années d'attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s'opposent à sa vocation religieuse.

Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l'habit des Filles de la Charité et on l'envoie travailler successivement à l'hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l'hospice.

La Révolution était déjà amorcée. Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d'une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse.
Aussitôt qu'elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention.
Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de: Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s'appelleraient: Soeurs de la Charité de Besançon. Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l'énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l'espace de dix ans.
Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice. Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de: Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul. Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d'une scission entre les communautés de France et celles d'Italie.
En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l'Ordinaire du lieu.  Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n'y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s'être vue refuser l'entrée de la maison mère de Besançon.
Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d'Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l'Église l'élevait sur les autels.
"Ô Marie conçue sans péché 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 21 mai 2018

22 Mai : SAINTE JULIE, Vierge et Martyre / SAINTE RITA DE CASCIA, Veuve

Vingt-et-deuxième jour du Mois

(avec le Saint Curé d'Ars)


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 

(Saint François de Sales)



Sainte Julie d'une illustre famille de Carthage, fut faite prisonnière dans une guerre et vendue comme esclave ; elle souffrit avec beaucoup de courage les peines attachées à la servitude et en vint même jusqu'à se plaire dans son état. Dénoncée comme chrétienne, elle fut frappée au visage, on lui arracha les cheveux et on la fit mourir sur une croix, l'an 766.
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BIENHEUREUSE RITA DE CASCIA

Veuve       
                                            
Marguerite de Casciadont le peuple a abrégé le nom en l'appelant Rita, se sentit, toute jeune, attirée vers la virginité; il lui fallut cependant plier devant la volonté de ses parents et s'engager dans le mariage.  Son mari, de noble origine, était d'une humeur violente; ce fut pour la sainte jeune femme une occasion continuelle d'angélique patience.  Elle eut enfin le bonheur de faire la conquête de cette âme au prix de beaucoup de larmes, de pénitences et de prières. 
Après la mort de son mari et de ses enfants, Rita eut hâte de se donner toute à Dieu.  Elle fut introduite une nuit par trois protecteurs célestes, saint Jean-Baptiste, saint Augustin et saint Nicolas de Tolentino, dans un cloître d'Augustines dont toutes les portes étaient fermées.  La supérieure, frappée du miracle, ne fit pas de difficulté d'accepter cette âme d'élite.  Dès lors, les jeûnes quotidiens au pain et à l'eau, les flagellations, le cilice, les veilles furent toute la vie de Rita
Elle méditait la Passion du Sauveur, de minuit jusqu'à l'aurore, absorbée dans la douleur la plus profonde.  Un jour, une épine se détacha de la couronne du Crucifix devant lequel elle priait et lui fit au front une blessure, qu'elle porta toute sa vie.  De sa plaie sortaient des vers qu'elle appelait ses petits anges. Cette infirmité l'obligea de vivre dans une retraite forcée au milieu de son couvent, et elle en profita pour se plonger plus avant dans les saintes veilles, les pénitences et la méditation.  Rita fit alors une maladie de quatre ans qui acheva de purifier son âme. 

A sa demande, Dieu fit fleurir un rosier en plein hiver; elle put respirer le doux parfum de ces roses; elle obtint aussi, hors de saison, des figues d'une remarquable beauté.  Jésus-Christ vint enfin Lui-même, avec Sa divine Mère, annoncer à Rita que bientôt la couronne d'épines serait remplacée sur sa tête par la couronne de gloire.  A sa mort, la cloche du couvent fut mise en mouvement par la main des anges, et une lumière éclatante se répandit dans sa cellule.
Pratique.  Ayez une grande dévotion aux instruments sacrés de la Passion du SAUVEUR

“O Marie conçue sans péché 
priez pour nous qui avons recours à Vous