mardi 23 mai 2017

24 Mai : NOTRE DAME AUXILIATRICE, SECOURS DES CHRÉTIENS / SAINT DONATIEN ET SAINT ROGATIEN, Martyrs

Vingt-quatrième jour du Mois de Marie


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


Le secours de la Mère de Dieu s'est souvent fait sentir au peuple chrétien d'une manière miraculeuse, lorsqu'il s'agit de repousser les ennemis de la religion. C'est ainsi que l'importante victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs dans le golfe de Lépante est due à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie. Pour cette raison, le saint Pontife Pie V ordonna qu'en reconnaissance, on insérerait dans les litanies de Lorette l'invocation suivante : Auxilium Christianorum,  Secours des Chrétiens.

Mais un des faits les plus mémorables de la protection de Marie est celui qui se rapporte au souverain pontife Pie VII. Violemment arraché du siège apostolique de Pierre par le conseil des impies secondés de la force armée, il fut détenu dans une étroite prison pendant plus de cinq ans, à Savone, puis à Fontainebleau. 


Toujours sous une garde sévère et réduit à l'impuissance de gouverner l'Eglise de Dieu, il ne pouvait avoir aucune communication avec l'extérieur. Après ce laps de temps, lorsqu'on y songeait le moins, le pape Pie VII se vit tout à coup rétabli sur le trône pontifical aux applaudissements universels. C'était la réponse de Marie Auxiliatrice aux prières du souverain pontife.



Ce prodige se renouvela l'année suivante. Une nouvelle tempête avait contraint le pape de sortir de Rome et de se retirer à Gênes, en Ligurie, en compagnie du sacré collège des cardinaux. L'assistance bien visible de Dieu apaisa encore subitement cet orage et le Pontife put revenir à Rome au milieu des transports de joie de toute la chrétienté. 

Mais Pie VII n'avait pas voulu prendre le chemin du retour vers la ville éternelle sans réaliser auparavant un pieux désir que sa captivité l'avait empêché de satisfaire. Docile à seconder les inspirations de la grâce, le souverain pontife plaça de ses propres mains une couronne d'or sur la tête de l'insigne image de la Mère de Dieu honorée solennellement à Savone sous le nom de: Mère de Miséricorde.


Le Vicaire du Christ attribua cette admirable succession d'événements à la puissante intercession de la Très Sainte Vierge qu'il avait continuellement invoquée, priant tous les fidèles de se tourner vers Elle avec une amoureuse confiance. Il institua une fête solennelle en l'honneur de la Vierge secourable sous le titre de Notre-Dame Auxiliatrice, qu'il fixa à perpétuité au 24 mai, jour anniversaire de son heureux retour dans la ville de Rome. Désirant conserver le souvenir particulier de si grands bienfaits, Pie VII donna un office propre à cette belle fête.

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SAINT DONATIEN ET SAINT ROGATIEN
Martyrs


Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d'une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus.


Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître JÉSUS-CHRIST autour de lui.

Il eut le bonheur d'éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort. Le zèle de Donatien l'avait mis en vue : il fut, le premier de tous, conduit devant le gouverneur, qui, le regardant avec un visage irrité, lui dit : « J'apprends Donatien, que, non content de refuser à Jupiter et Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous les déshonorez par vos discours et cherchez à répandre la religion d'un crucifié.

-On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien; j'adore Celui qui seul doit être adoré.
-Soyez sage, et cessez de propager cette doctrine; sinon, la mort vous attend.
-La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous. »

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour : « J'ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution d'abandonner notre culte pour vous déshonorer en professant la religion des chrétiens. Prenez bien garde d'encourir la colère de l'empereur, et, avant d'avoir reçu le baptême, revenez au culte de vos pères. »

La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs. Une seule chose chagrinait Rogatien : il n'était encore que catéchumène et n'avait pas reçu le baptême ; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que DIEU voulût bien accepter que l'effusion du sang produisît dans le martyr l'effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices : "Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour JÉSUS-CHRIST tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux ; car donner sa vie pour le DIEU de qui on l'a reçue, ce n'est point mourir, mais vivre à une vie nouvelle et plus heureuse que cette vie passagère. »

Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement ; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice.

On leur donna ensuite le coup de la mort en leur tranchant la tête. La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom immortel des deux Enfants nantais.

Pratique. Soyez toujours pour vos frères et vos sœurs un sujet d'édification; portez-les à la vertu par vos exemples. 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Qualité et Quantité (3/3)


Les bras m'en tombent. Seul un gauchiste embarrassé atteint votre degré de mauvaise foi. Laissons agir le syllogisme. Sachant que nous devenons ce que nous sommes, j'essaie de deviner votre âge, afin de vous souhaiter de grandir. La grâce suivant la nature -dont elle nous a dotés- je ne sais pas, mais un chrétien ne doit jamais désespérer.

Monsieur évitez de vous emparer du tort parce qu'il vous est impossible d'écrire : "Là vous avez raison".  Cela enlaidit votre prose, car on y voit votre mesquinerie, même si cela vous permet d'aligner davantage de mots.

Vous écrivez : "On sait le mal qu’a fait à l’Eglise, particulièrement en France, une spiritualité hautaine méprisant toute forme de piété populaire, et le rôle qu’elle a joué dans la déchristianisation du pays". Eh bien dis donc! Luther vous aurait-il gratifié d'une conférence privée récemment? Est-ce cette spiritualité catholique de toujours, celle qui élève l'âme, qui a soutenu depuis 2000 ans tant âmes assoiffées de vérité -de Dieu en fait- que vous appelée hautaine? Tout le monde ne peut gouter un Jean de la Croix ou un Thomas d'Aquin, ni de la musique grégorienne voire même de Palestrina? Il n'y a pas l'Eglise de France, l'Eglise du Mexique, l'Eglise d'Espagne. La liturgie catholique de toujours est la même partout, même après Vatican II.
C'est certain qu'en la liturgie de toujours il est impossible d'avoir des kermesses métallisées ou rendues moins "hautaines" que la messe catholique par les transes des églises réveillées n'ayant de chrétiennes que le nom..

Dans les films cités par vous seul La Passion du Christ mérite notre intérêt. Et sachez que l'Eglise recommande de le voir deux fois. Une fois pour les larmes qui ne manqueront de venir a celui qui aime Notre Seigneur, une deuxième fois pour les apaiser l'immanquable émotion.

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J'ai l'esprit d'escalier. Je reviens pour déplorer que vous sembliez n'entendre le mot "populaire" qu'avec l'oreille écornée par la lutte des classes, donc péjorativement. Et dans ma réponse que vous commentez au compte-gouttes, je n'en parle pas.

Comment pouvez-vous reprocher a l'Eglise catholique -donc à la doctrine chrétienne- je vous cite  une spiritualité hautaine méprisant toute forme de piété populaire? Ignorez-vous les innombrables saints béatifiés qui furent bergers, bergères, agriculteurs, jardiniers, cordonniers, mendiants et autres pauvres paysans dont l'unique richesse consistait en leur vertu? 

Je n'en connais pas qui aient été ouvriers, syndicalistes ou autres employés d'usine, donc vérifiez bien si c'est à l'Eglise catholique -donc la doctrine chrétienne- et a la liturgie qu'il faut reprocher la déchristianisation de la France et du monde. Car le problème est mondial. Le protestantisme se complet -et complète- dans une grille d'analyse marxiste, avec des œillères de classe sociales comme une prison, en lieu et place de la condition. Or il s'est toujours compté des saints de toute condition.   On se sanctifie dans la place que la Providence nous assigne. Vos ennuis commencent lorsqu'on vous contestez cette position, sous prétexte que le monde est mal fait.  C'est la racine de l'impiété puis de l'incrédulité. Ne cherchez pas ailleurs, sauf a vouloir vous perdre. Publiez moins souvent et réfléchissez plus longtemps. La qualité et la quantité ne se partagent pas une même couche. C'est de cela qu'il s'agissait. Votre rythme accéléré d'écriture vous dessert. 

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours a Vous"


lundi 22 mai 2017

23 Mai : Le BIENHEUREUX CRISPIN DE VITERBE, Capucin / SAINTE JEANNE-ANTINDE THOURET, Vierge, Fondatrice des Soeurs de la Charité de Besançon

Vingt-troisième jour du Mois de Marie


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


Le Bienheureux Crispin de Viterbe 
Capucin

Crispin de Viterbe eut pour parents de pauvres ouvriers. Sa mère lui inspira, dès ses premières années, une grande dévotion à Marie : "Voilà ta vraie mère", lui avait-elle dit, en le conduisant pour la première fois à son autel. « Mon enfant, lui disait-elle encore, dans tous les dangers écrie-toi : "Marie, venez à mon aide! Et elle y viendra".

Dès qu'il fut en âge de travailler, le pieux enfant fut placé chez un de ses oncles, qui était cordonniers ; le samedi soir, avec le petit salaire de la semaine, Crispin allait acheter un beau bouquet pour la Sainte Vierge. 


Plusieurs années se passèrent ainsi; mais DIEU parla enfin an cœur du saint jeune homme, et la vue de plusieurs capucins décida sa vocation; il avait vingt-cinq ans. 

Quoique faible de santé, Crispin, dans le couvent où il fut admis, suffisait à tout : il bêchait le jardin, allait à la quête, soignait les malades. Un religieux infirme, plein d'admiration pour lui, disait : "Frère Crispin n'est pas un novice, mais un ange." 

Rien de plus naïf que la piété de ce sublime ignorant. Dans tous les couvents où il passait, Crispin dressait à son usage un petit autel à Marie. 

Un jour qu'il y avait placé deux belles fleurs, elles furent volées par deux petits espiègles. Peu après, un religieux lui donna deux cierges ; le bienheureux les alluma et sortit pour cueillir des légumes dans le jardin ; le religieux qui les avait donnés les ôta et se cacha pour voir ce qui arriverait. 

A son retour, Crispin, attristé, se plaignit à Marie : "Comment! Hier les fleurs et aujourd'hui les cierges. Ô ma mère, vous êtes trop bonne ; bientôt on vous prendra votre Fils dans les bras, et vous n'oserez rien dire !" 

Quand on le plaignait de son excès de travail, il disait en riant le mot de saint Philippe de Néri : "Le paradis n'est point fait pour les lâches !" Un jour, la maladie sévit dans un couvent : « Voulez-vous risquer votre vie et aller soigner vos frères? lui dit son supérieur. — Voulez-vous? reprit Crispin; j'ai laissé ma volonté à Viterbe, quand je suis entré chez les capucins. » 

II guérit tous les malades du courent et revint lui-même en parfaite santé. Il aimait beaucoup les fonctions de frère quêteur et se plaisait à s'appeler l'âne des Capucins. 

Une religieuse d'un couvent, pour l'éprouver, l'accablait d'injures : "DIEU soit loué ! s'écria-t-il ; on me traite ici comme je le mérite." Il mourut l'an 1750. Sa charmante humeur l'a fait appeler le Saint joyeux. 

Pratique.  Servez DIEU gaiement. Un saint triste est un triste saint, disait le curé d'Ars. 

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Sainte Jeanne-Antide Thouret

VIERGE

FONDATRICE DES SOEURS DE LA CHARITÉ DE BESANÇON
(1765-1826)


Jeanne-Antide Thouret naquit le 27 novembre 1765, à Sancey-le-long, en Franche-Comté, au sein d'une famille très chrétienne composée de neuf enfants; ses parents exerçaient le métier d'agriculteurs.
Quand Jeanne a quinze ans, sa mère meurt : Jeanne-Antide sera désormais l'éducatrice de ses frères et soeurs et la ménagère dévouée qui entretiendra la maison. Bien que la famille vive dans une réelle pauvreté, la charitable jeune fille trouve le moyen de ne jamais refuser l'aumône.
Elle a environ dix-sept ans lorsque son père lui annonce qu'un riche jeune homme l'a demandée en mariage. Sans hésiter, Jeanne répond à son père qu'elle refuserait la main d'un roi. Après cinq longues années d'attente, elle réussit enfin à vaincre les obstacles qui s'opposent à sa vocation religieuse.
Accueillie à la maison mère des Filles de la Charité le jour de la Toussaint 1787, elle est reçue le lendemain par la supérieure générale, la vénérable Mère Dubois. Le onzième mois de son séminaire, elle revêt l'habit des Filles de la Charité et on l'envoie travailler successivement à l'hôpital de Langres, puis à Paris où elle prodigue ses soins maternels aux incurables de l'hospice.
La Révolution était déjà amorcée. Comme la plupart de ses compagnes, tout en restant au service des malades, Soeur Thouret refuse de reconnaître le clergé schismatique. En novembre 1793, elle doit quitter Paris pour regagner son pays natal à pied, en mendiant. Sa charité qui se fait la providence des malades et des pauvres, la sauve plus d'une fois de la fureur des révolutionnaires. Durant les jours de la Terreur, sainte Jeanne-Antide Thouret se réfugie en Suisse.
Aussitôt qu'elle peut rentrer en France, elle ouvre une école à Besançon. Son établissement connait le succès dès le premier jour. Au cours de la même année elle organise trois autres écoles dans la même ville. Ouvrière infatigable, elle dirige un dispensaire et distribue une soupe populaire. Le préfet lui confie bientôt une maison de détention.
Sainte Jeanne-Antide Thouret donna à ses collaboratrices les Règles et le nom de: Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul. Ce titre devait engendrer tôt ou tard des confusions et des conflits, aussi les filles de Monsieur Vincent en réclamèrent-ils un autre. Le cardinal Fesch décida que les nouvelles religieuses s'appelleraient: Soeurs de la Charité de Besançon. Cette communauté connut tout de suite une rapide expansion. En 1810, la mère de Napoléon Bonaparte leur ouvrit le royaume de Naples et Murat leur abandonnait l'énorme couvent hôpital de Regina Coeli. Mère Thouret alla y installer ses compagnes et ouvrit cent trente maisons en l'espace de dix ans.
Sans le sceau divin de la souffrance, il aurait manqué quelque chose à la sainteté de la fondatrice. Profitant de son long séjour en Italie, la Sainte fit approuver son institut par le Saint-Siège, sous le nom de: Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul. Ce changement de nom et les modifications introduites dans les constitutions en dehors de toute entente avec le nouvel archevêque de Besançon qui lui était hostile, furent cause d'une scission entre les communautés de France et celles d'Italie.
En effet, celles de France entendirent rester fidèles aux premières constitutions et se déclarèrent autonomes sous la supériorité de l'Ordinaire du lieu.  Sainte Jeanne-Antide Thouret passa deux années dans sa patrie pour tâcher de réunir les deux obédiences de Besançon et de Naples. Non seulement elle n'y parvint aucunement, mais elle eut la douleur de rentrer à Naples, après s'être vue refuser l'entrée de la maison mère de Besançon.
Dieu rappela à Lui Sa digne servante le 24 août 1826. Cent ans après sa mort, on ramenait ses restes d'Italie dans le couvent de Besançon. Ses filles firent acte de solennelle réparation en chantant le Miserere de toute leur âme. Le 23 mai 1926, le pape déclarait Jeanne-Antide Thouret bienheureuse et le 14 janvier 1934, l'Église l'élevait sur les autels.
"Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous"

Réponse aux Réponses (2/3)


J'ai moi aussi répéter cette erreur (volontaire chez ceux qui la propagent) prétextant que Marx ne critiquait pas la religion mais se félicitait de son existence car sans elle les gens se suicideraient. Or il n'en est rien. Je l'ai entendue dans son contexte elle s'élève BEL et BIEN contre l'existence du christianisme, abrutissant -d'après Marx- les peuples au profit de leurs exploiteurs. De nos jours, la présence du christianisme rétrécit chaque jour davantage et les suicides augmentent. Que se passe-t-il? Poser la question c'est y répondre
C'est une invention anti-catholique et récente que de vouloir que l'autre soit imprégné des théories adverses afin -soi-disant- de mieux les combattre. Cela facilite la confusion comme celle de notre monde actuel, ou sous prétexte d'équilibre on met sur le même pied la vérité et l'erreur, le mal et le bien, la raison et la divagation. On interdit toute certitude -surtout pas celle de la Révélation- et on professe que le contraire de l'erreur c'est...le doute!!!!
Saint Paul, Saint Augustin, Saint Anselme, Saint Jean Damascene, Saint Dominique, TOUS et CHACUN des grands apologistes de la doctrine chrétienne -donc catholique- ont écrasé l'erreur sans avoir eu besoin de l'étudier (dans le sens en être imprégné quasiment diplômé) 
En revanche, on voit l'effet d'une pareille attitude sur la congrégation des Jésuites, en choisissant de prendre a bras le corps les théories et autres sciences mondaines, il s'en sont faits pénétrés, transformés. Avec le missel du Jésuite Feder (1917-1989) ou dès la préface on vous vante Marx et son idéologie sans aucun recul. Pour montrer que l'on est universitaire.  Mais il est vrai que ce missel ne fait pas mystère de son modernisme dont nous savons qu'il épouse -en tout point- les postures du monde en bon l’égout collecteur de toutes les hérésies qu'il est. (Saint Pie X)

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

dimanche 21 mai 2017

22 Mai : SAINTE JULIE, Vierge et Martyre / SAINTE RITA DE CASCIA, Veuve

Vingt-et-deuxième jour du Mois


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


Sainte Julie d'une illustre famille de Carthage, fut faite prisonnière dans une guerre et vendue comme esclave ; elle souffrit avec beaucoup de courage les peines attachées à la servitude et en vint même jusqu'à se plaire dans son état. Dénoncée comme chrétienne, elle fut frappée au visage, on lui arracha les cheveux et on la fit mourir sur une croix, l'an 766.
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BIENHEUREUSE RITA DE CASCIA
Veuve       
                                            
Marguerite de Cascia, dont le peuple a abrégé le nom en l'appelant Rita, se sentit, toute jeune, attirée vers la virginité; il lui fallut cependant plier devant la volonté de ses parents et s'engager dans le mariage.  Son mari, de noble origine, était d'une humeur violente; ce fut pour la sainte jeune femme une occasion continuelle d'angélique patience.  Elle eut enfin le bonheur de faire la conquête de cette âme au prix de beaucoup de larmes, de pénitences et de prières. 

Après la mort de son mari et de ses enfants, Rita eut hâte de se donner toute à Dieu.  Elle fut introduite une nuit par trois protecteurs célestes, saint Jean-Baptiste, saint Augustin et saint Nicolas de Tolentino, dans un cloître d'Augustines dont toutes les portes étaient fermées.  La supérieure, frappée du miracle, ne fit pas de difficulté d'accepter cette âme d'élite.  Dès lors, les jeûnes quotidiens au pain et à l'eau, les flagellations, le cilice, les veilles furent toute la vie de Rita
Elle méditait la Passion du Sauveur, de minuit jusqu'à l'aurore, absorbée dans la douleur la plus profonde.  Un jour, une épine se détacha de la couronne du Crucifix devant lequel elle priait et lui fit au front une blessure, qu'elle porta toute sa vie.  De sa plaie sortaient des vers qu'elle appelait ses petits anges. Cette infirmité l'obligea de vivre dans une retraite forcée au milieu de son couvent, et elle en profita pour se plonger plus avant dans les saintes veilles, les pénitences et la méditation.  Rita fit alors une maladie de quatre ans qui acheva de purifier son âme. 

A sa demande, Dieu fit fleurir un rosier en plein hiver; elle put respirer le doux parfum de ces roses; elle obtint aussi, hors de saison, des figues d'une remarquable beauté.  Jésus-Christ vint enfin Lui-même, avec Sa divine Mère, annoncer à Rita que bientôt la couronne d'épines serait remplacée sur sa tête par la couronne de gloire.  A sa mort, la cloche du couvent fut mise en mouvement par la main des anges, et une lumière éclatante se répandit dans sa cellule.
Pratique.  Ayez une grande dévotion aux instruments sacrés de la Passion du SAUVEUR

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous

samedi 20 mai 2017

21 MAI : SAINT HOSPICE, Reclus en Provence / SAINT ANDRÉ BOBOLA, Jésuite et Martyr

Vingt-et-unième jour du Mois de Marie


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


HOSPICE, personnage de grand mérite, illustre par ses miracles, vivait au VIe siècle  Il se renferma dans une vieille tour abandonnée, près de Villefranche, à une lieue de Nice, en Provence, pour y pratiquer les exercices de la pénitence loin des vains bruits du monde.

Vêtu d'un rude cilice, il portait sur sa chair nue de grosses chaînes de fer ; un peu de pain et des dattes faisaient sa nourriture ; mais, en carême, il ne prenait que des herbes ou des racines.

DIEU le favorisa du don des miracles et du don de prophétie. Il prédit l'invasion des Lombards dans le midi de la France, et en effet quelques années plus tard, ces hordes barbares vinrent ravager nos provinces et mettre tout à feu et à sang.

Les farouches soldats rencontrèrent le saint reclus dans sa masure déserte, et à la vue de ses chaînes  le prirent pour un malfaiteur.  Le Saint leur avoua qu'il était très criminel et indigne de vivre.

Alors l'un d'eux leva le bras pour lui fendre la tête de son sabre ; mais son bras, paralysé tout à coup par une force invisible, laissa tomber l'arme à terre. A cette vue, les barbares terrifiés se jettent aux pieds du solitaire et le prient de secourir leur camarade.

Hospice, par le signe de là croix, rendit la vigueur à son bras. Le soldat objet de ce châtiment et de ce miracle fut tellement touché, qu'il demeura près du saint, résolu d'être son disciple et de marcher sur ses traces.

Quant aux autres soldats lombards, ils furent pour la plupart châtiés du ciel, pour n'avoir pas écouté les paroles de paix que le saint leur avait adressées; quelques-uns même furent possédés du démon.

Hospice rendit l'ouïe et la parole à un sourd-muet qu'un diacre d'Angers conduisait à Rome, au tombeau des apôtres et des martyrs, pour implorer leur secours.

Émerveillé du prodige, le diacre s'écria : « Pourquoi donc aller à Rome? Nous avons trouvé ici la vertu de Pierre, de Paul, de Laurent, des apôtres et des martyrs. » Mais le saint homme lui répondit : « Ne parlez pas ainsi ; ce n'est pas moi qui ai guéri ce malade, c'est DIEU qui a réparé son ouvrage et qui a rendu à cet homme les sens dont il l'avait privé. »

C'est ainsi qu'ennemi de la vaine gloire, il rapportait tout à DIEU. On le vit ensuite rendre la vue à un aveugle de naissance, délivrer une jeune fille possédée du démon et chasser trois démons du corps d'une femme qu'on lui avait présentée.

Enfin Hospice ressentit les approches de la mort, et annonça que dans trois jours il quitterait la terre pour le ciel.  Un homme étant venu le voir malade pour s'édifier, lui manifesta son étonnement de le voir ainsi chargé de chaînes et couvert de plaies, et lui demanda comment il avait pu tant souffrir : « Celui pour qui j'ai souffert m'a fortifié et soutenu; je touche à mon repos et à ma récompense. »

II mourut couché sur un banc et les mains levées au ciel, le 21 mai 581.

Pratique. Dans les souffrances et les maladies du corps, soyez soumis à Dieu.

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SAINT ANDRÉ BOBOLA

Jésuite, Martyr 
(1591-1657)

SAINT ANDRÉ naquit en Pologne, à Sandomir.  La famille Bobola, une des plus illustres de la Pologne, protégeait les Pères Jésuites de tout son pouvoir.  Afin de récompenser leur zèle pour la foi, DIEU permit qu'un de ses membres devint un glorieux martyr de la Compagnie de Jésus.

André fit ses études chez les Jésuites de Vilna. Il entra au noviciat en 1609, et en 1613, il se consacrait à DIEU par les vœux perpétuels.  Plusieurs villes de Pologne seront tour à tour témoins de son zèle infatigable.  Saint André Bobola possédait le talent spécial de ramener à DIEU les pécheurs publics les plus endurcis.   Il manifestait aussi un goût particulier pour l'enseignement du catéchisme aux enfants.

C'est dans la ville de Pinsk que le Père Bobola exerça le plus d'influence.  L'essor donné au collège de cette ville, les conversions opérées parmi les orthodoxes, la fondation d'une congrégation de la Sainte Vierge pour les paysans, comptent au nombre des plus belles initiatives de l'apôtre durant ses trois années de ministère dans cette cité.


Après six ans d'absence, soit en 1652,  André Bobola est de retour.  Le Saint eut à endurer maintes persécutions, insultes et mauvais traitements de la part des autorités schismatiques.

Le 16 mai 1657, des Cosaques sanguinaires arrêtèrent Saint André Bobola au hameau de Mohilno et lui firent subir de tels supplices, qu'au témoignage de la Congrégation des Rites «jamais un si cruel martyre ne fut proposé aux discussions de cette assemblée.»  Leur impuissance à faire abjurer Bobola irrita les Cosaques.

Ils le flagellèrent jusqu'au sang, après quoi ils enserrèrent sa tête dans une couronne de branches et lui scalpèrent le dos des mains. Vint ensuite la course à l'arrière des chevaux, scandée de coups et d'imprécations.  Puis ses bourreaux lui meurtrissent la main droite d'un coup de sabre, lui tranchent le talon droit et on lui crève un œil.  Avec un plaisir sadique, ces inhumains suspendent le martyr par les pieds et lui promènent des torches brûlantes par tout le corps.

Un des guerriers trace une tonsure sanglante sur la tête du martyr et l'arrache brutalement de son crâne enfiévré.  D'autres lui enlèvent la peau des mains,  coupent l'index gauche et l'extrémité de chaque pouce.  Ensuite, ils décharnent son dos et ses bras.  N'étant pas encore rassasié de le voir souffrir, ces barbares étendent le saint confesseur sur une grande table et emplissent les plaies vives du dos avec de la paille d'orge finement hachée, qu'ils introduisent dans ses chairs en riant et chantant.

On lui coupe une oreille, le nez, les lèvres, accompagnant le tout de coups de poing et de soufflets qui lui font sauter deux dents.  Quelques-uns enfoncent des éclats de bois sous les ongles des mains et des pieds.  Afin d'empêcher le Saint de prier vocalement, ces démons incarnés lui arrachent la langue par un trou pratiqué dans le cou.


Cette mutilation et un coup de poinçon donné dans la région du cœur, font évanouir le martyr. Enfin, on achève Saint André Bobola de deux coups de sabre qui lui tranchent la tête, puis on jette son corps sur un tas de fumier.

Les catholiques recueillirent sa dépouille et l'ensevelirent dans l'église. En 1755, le Père André Bobola  fut déclaré vénérable, et en 1853, le pape Pie IX le déclara bienheureux.

Son corps restait toujours parfaitement intact. Le jour de Pâques, 17 avril 1938, le pape Pie XI l'inscrivit au catalogue des Saints. Aujourd'hui, les schismatiques eux-mêmes vénèrent ce Saint martyr.
                       "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 19 mai 2017

20 MAI : SAINT BERNARDIN DE SIENNE, Franciscain

Vingtième jour du Mois de Marie


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint Francois de Sales)


Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c'est son amour extraordinaire pour la Très Sainte Vierge, dont il fut toujours l'enfant chéri. 

Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, Bernardin fut privé tout jeune, de ses nobles et pieux parents; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère, qui le conduisit par ses leçons et ses exemples, dans le chemin de la vertu. 

Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : « Pour l'amour de DIEU, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd'hui. » 

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l'affligeait profondément : « Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin ! » 

A dix-sept ans, il entra dans une confrérie de gardes-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. 

Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu'aux besoins des antres; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse, où il s'imposa mille fatigues et brava mille fois la mort.

L'inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. 

Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix faible et presque éteinte devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut. 

Nul ne pouvait résister aux accents de sa parole enflammée. — Faisant un jour l'éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l'Apocalypse : « Un grand signe est apparu au ciel. » 

Au même instant, une étoile d'une admirable clarté apparut au-dessus de sa tête.  Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle. 

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l'aumône; Bernardin, qui ne portait jamais d'argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu'il se sentit soulagé et vit disparaître peu à peu toute trace de sa terrible maladie. 
Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d'un batelier cupide auquel il n'avait rien à donner.  Confiant en Celui pour qui il travaillait, il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière. 

C'est à BERNARDIN DE SIENNE que remonte la dévotion au saint Nom de JÉSUS ; il ne pouvait prononcer ce nom sans éprouver des transports extraordinaires. 

Peu de saints ont tracé un sillon aussi profond dans l'Église et gagné tant d'âmes à DIEU. Il mourut à soixante-quatre ans, la veille de l'Ascension de l'année 1444.

Pratique. Vouez à la Sainte Vierge un amour tendre, constant et pratique.
 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"