dimanche 19 février 2017

20 Février : SAINT EUCHER, Évêque d'Orléans

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)"

Saint Eucher

                                                          Évêque d'Orléans

(697-738)

SAINT EUCHER illustre par sa famille, et plus encore par ses vertus, naquit près d'Orléans en 687 ; sa mère eut avant sa naissance, révélation de son avenir : un Ange lui prédit qu'il serait évêque d'Orléans. L'étudiant, le moine, l'évêque, sont également admirables en ce personnage prédestiné.

A mesure qu'il avançait dans la connaissance de la parole de DIEU, son âme débordait du feu de la charité. La science, loin d'enfler son cœur, n'était pour lui qu'un moyen de s'unir à DIEU davantage et d'avancer de plus en plus dans le chemin de la vertu. Tous ses succès, il les rapportait à la bonté céleste.

JÉSUS-CHRIST étant la règle de son intelligence et de sa volonté, les efforts de l'ennemi du salut pour perdre cette belle âme par la fausse gloire n'aboutirent qu'à fortifier son espérance en DIEU et à lui faire redoubler d'ardeur pour la prière et la mortification. Il fut reçu à bras ouverts dans le couvent de Jumièges, où il se présenta à l'âge de vingt-sept ans.

Dès lors son ardeur pour la perfection ne connut plus de bornes, et il devint le modèle de ses frères par sa ferveur aux offices divins et par son zèle dans la pratique de tous les devoirs religieux.

Rempli de grâces extraordinaires dans la sainte Communion, il aimait à rester au pied du Tabernacle et ne pouvait se résoudre à interrompre ses douces communications avec JÉSUS-HOSTIE ; l'obéissance seule pouvait l'éloigner du pied des autels.

Sa dévotion spéciale à Marie fut pour lui la source d'une angélique pureté ; il demandait sans cesse à cette Mère céleste de lui conserver cette vertu sublime qui nous rapproche de Dieu.

Le mérite d'Eucher ne pouvait demeurer le secret du cloître ; les honneurs vinrent chercher celui qui les avait fuis, et il dut accepter le siège épiscopal d'Orléans.

Rarement évêque montra plus de vigueur à combattre le mal et à défendre les droits de DIEU. A Charles Martel, roi de France, qui s'emparait des biens des églises : « Comment, écrivait-il, osez-vous opprimer l'Église, que DIEU vous a chargé de défendre? Sachez que JÉSUS-CHRIST vous demandera compte des maux que vous aurez fait souffrir à ses membres ; en touchant aux biens des églises, vous vous attaquez à DIEU lui-même! »

II mourut le 20 février 743, en se recommandant à la Très Sainte Trinité et en disant : "SEIGNEUR, je remets mon âme entre vos mains".

DIEU a honoré son tombeau par de nombreux miracles. Parmi d'autres merveilles, on rapporte que des cierges allumés près de son corps vénéré brûlèrent longtemps sans se consumer et que l'huile des lampes se multiplia d'une manière évidente et guérit plusieurs malades. Des possédés furent délivrés à son tombeau, des boiteux marchèrent, et des aveugles recouvrèrent l'usage de la vue.

Pratique. Confiez à Marie la pureté de votre corps et de votre âme.

  "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

samedi 18 février 2017

19 Février : SAINT BARBAT, Évêque de Bénévent / SAINT CONRAD DE PLAISANCE, Solitaire

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)""

SAINT BARBAT naquit dans le pays de Bénévent, en Italie, au commencement du VIIe siècle.

Ses parents, qui craignaient DIEU, mirent tout en œuvre pour lui procurer une éducation chrétienne, et ils eurent la consolation de voir que leurs soins n'étaient point inutiles.

Dès ses premières années, le jeune Barbat montrait des dispositions qui présageaient l'éminente sainteté à laquelle il parvint dans la suite.

Dès qu'il eut atteint l'âge requis, il reçut les saints Ordres. Il s'était rendu digne de cet honneur par un grand amour pour l'Écriture sainte, par la simplicité et l'innocence de ses mœurs et par le zèle extraordinaire avec lequel il avançait continuellement dans les voies de la perfection.

Le rare talent qu'il avait pour la prédication fit confier à son ministère une petite ville voisine de Bénévent. Le Saint s'aperçut bientôt qu'il avait affaire à des paroissiens intraitables et ennemis de tout bien.  Son zèle ne fit que les aigrir contre lui, et malgré son humilité profonde et sa patience inaltérable, il fut forcé par la calomnie de quitter son église.

Du moins, il remporta de sa mission l'avantage d'avoir profité des épreuves que DIEU avait permises pour purifier son cœur, en le détachant de plus en plus du monde et de lui-même.

Barbat revint à Bénévent, où il fut reçu avec joie par tous ceux qui connaissaient la sainteté de sa vie. Il y travailla à l'extirpation des abus, non seulement par ses discours, mais encore par des prières ferventes et par des jeûnes rigoureux qu'il s'imposait.

Le bien qu'il y opéra l'en fit nommer évêque. Il mourut plein de mérites en 682, âgé de soixante-dix ans.

La vie de saint Barbat nous montre que DIEU ne veut pas toujours attacher le succès à nos efforts, et qu'il faut se tenir en paix, quoi qu'il arrive, quand on a fait son devoir. Les épines et les échecs du zèle servent à la sanctification des pasteurs des âmes, et sont souvent pour l'avenir un germe de sanctification qui produira des fruits en son temps.

DIEU féconde l'Eglise par le sang, les sueurs et les mérites de Ses apôtres. L'homme plante, DIEU Seul fait croître. Le succès expose les ministres de DIEU à la vaine gloire. La persécution, l'endurcissement des âmes, leur donnent occasion de pratiquer la résignation, l'humilité, la confiance en DIEU Seul.

JÉSUS-CHRIST ne prêcha que trois ans : il choisit peu d'apôtres, fit peu de disciples, vit un peuple ingrat se soulever contre lui et le condamner à une mort ignominieuse ; cependant c'est Lui et Lui Seul qui a opéré le salut du monde.

C'est du haut de la croix qu'il a attiré tout à Lui. Les sacrifices du zèle apostolique ne sont jamais perdus : tôt ou tard, DIEU en tire profit pour Sa gloire.

Pratique. Ne vous laissez jamais abattre dans l'insuccès: Attendez l'heure de Dieu.

=======================


SAINT CONRAD de PLAISANCE

Solitaire
(+ 1351)

SAINT CONRAD naquit à Plaisance en 1290 de parents riches, qui le marièrent et lui laissèrent à leur mort des biens considérables. Quoiqu'il eût des principes religieux, il se laissa aller aux vanités du monde.

Un jour, à la chasse, ayant allumé un grand feu pour forcer quelque bête fauve à quitter son terrier, l'incendie se communiqua de proche en proche, et Conrad, après de vains efforts pour l'éteindre, s'enfuit, laissant la forêt à moitié consumée. Le dégât fut considérable.

L'autorité se mit aussitôt à en rechercher l'auteur; plusieurs personnes furent emprisonnées, entre autres un malheureux qu'on avait vu revenant de la forêt quelques heures avant l'incendie. Il nia d'abord avec fermeté. Mais les juges, trompés par les apparences, l'ayant fait appliquer à la question, il avoua, vaincu par la douleur tout ce qu'on voulut, et il fut condamné à mort.

Conrad, déchiré par le remords, alla trouver les magistrats, leur avoua la vérité et offrit de payer le dommage occasionné par son imprudence. Sa proposition fut acceptée, mais pour la remplir il fut obligé de vendre une partie de ses biens. Cet événement lui inspira la résolution de ne s'occuper que de son salut, qu'il avait négligé jusqu'alors.

Après avoir fait partager à son épouse les nouveaux sentiments qui l'animaient, il mit ordre à toutes ses affaires, et ils partirent ensemble pour Rome. Conrad entra dans le Tiers-Ordre de saint François, et sa femme se fit carmélite.

Après quelques temps de séjour à Rome, Conrad se rendit en Sicile, où il se dévoua au service des malades; puis, entraîné par l'amour de la solitude, il gagna une haute montagne où il passa le reste de ses jours dans la pénitence et les austérités.

Il mourut en 1351, à l'âge de soixante et un ans. Plusieurs miracles qu'il opéra, après sa mort, lui ont mérité les honneurs que l'Église rend aux Saints.

                              "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

vendredi 17 février 2017

18 Février : SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS, Vierge, Voyante de Lourdes et Religieuse à Nevers / SAINTES CONSTANCE, ATTICA et ARTÉMIE, Vierges

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)"


SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS

Voyante de Lourdes, et Religieuse à Nevers

(+1879)


Le nom de BERNADETTE l'humble et douce privilégiée de la Vierge Immaculée, est inséparable de celui de Notre-Dame de Lourdes (fête le 11 février). La Voyante étant plus connue que la sainte religieuse, nous rappellerons de préférence en ce jour, celle que le Pape Pie XI a béatifiée le 14 juin 1925, sous le nom de Sœur Marie-Bernard, de la Congrégation de Nevers.


C'est huit ans après les apparitions que Bernadette arrivait au couvent de Saint-Gildard, le 7 juillet 1866. On comprend qu'elle y fut un objet de pieuse curiosité, non seulement pour les Sœurs, mais aussi pour les personnes du monde. Toutefois cette curiosité, quand elle s'en apercevait, ne troublait point son calme et son humilité, tant elle vivait recueillie, tout entière à la pensée de DIEU, de JÉSUS et de MARIE.


DIEU permit que les humiliations ne lui manquassent pas de la part des supérieures. La Sainte Vierge lui avait promis de la rendre heureuse, "non pas en ce monde, mais au Ciel."

Elle eut aussi beaucoup à souffrir des crises d'asthme qui déchiraient sa poitrine. On lui confia successivement les charges d'infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n'eut plus qu'un état, celui de victime: victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché; victime d'humilité, elle se regardait comme "un balai qu'on met dans un coin".

Il fallait l'entendre dire: "Marie est si belle que, quand on L'a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir." Ce bonheur lui arriva le 16 avril 1879. Toute sa vie de religieuse, comme celle de Voyante abonde en traits pleins de charme et d'édification.

============================

SAINTES CONSTANCE, 

ATTICA et ARTÉMIE

Vierges

(†350)

CONSTANCE, fille de l´empereur Constantin, était encore païenne et affligée d´un ulcère qui envahissait peu à peu tout son corps. Elle alla dans l´impuissance où elle voyait les médecins, solliciter du secours au tombeau de Sainte Agnès, dont on lui citait quelques miracles.

Lorsqu'elle fut là, elle pria et s´endormit. Alors elle entendit une voix qui lui disait: "Constance, allez constamment, croyez en JÉSUS-CHRIST Fils de DIEU, et Il vous guérira." Elle se réveilla et se trouva guérie.

Aussitôt, retournant au palais, elle annonça vivement à son père le miracle qu'elle venait d'obtenir. Parmi les généraux de Constantin, le principal était alors Gallicanus, père de deux vierges nommées Attica et Artémie. Ce personnage, qui était veuf depuis quelque temps, voyant la princesse Constance florissante de santé, demanda sa main à son père.

Constantin, qui comprenait que sa fille avait pu faire le vœu de virginité, hésitait à répondre. Constance vint à son aide et dit à Gallican: "Je vous prie de remettre les noces que vous projetez après la victoire que vous allez remporter sur les Scythes, et laissez-moi vos deux filles Attica et Artémie."

Le général, voyant dans ces paroles une prophétie, partit pour la guerre, emmenant avec lui deux sages officiers que la princesse lui donnait pour conseillers et qui étaient les Saints Jean et Paul; ils lui firent comprendre que cette victoire qu'il attendait lui serait accordée par le DIEU de Constance; et dès qu'il se vit vainqueur, il se déclara chrétien.

Il ne songea plus qu'à en remplir les devoirs. Les noces n'eurent pas lieu. Les trois vierges se consacrèrent à une retraite sainte auprès du tombeau de Sainte Agnès. Elles allèrent rejoindre cette grande vierge, et sont honorées ensemble le 18 février de l'an 350.

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

jeudi 16 février 2017

17 Février SAINT FRANCOIS RÉGIS CLET / SAINT ALEXIS FALCONIERI, Confesseur / SAINT FLAVIEN, Archevêque / SAINT SYLVAIN, Évêqu

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)"

Saint François-Régis Clet


Martyr

(1748-1820)

François-Régis Clet naquit le 19 août 1748, à Grenoble. Il était le dixième d'une famille qui compta quinze enfants. Le 6 mars 1769, obéissant à l'attrait pour la vie religieuse, il entrait au séminaire des Lazaristes, à Lyon, et y fut ordonné prêtre le 17 mars 1773.
Placé comme professeur de théologie au grand séminaire d'Annecy, il y passa quinze années, pendant lesquelles il ne cessa de faire l'admiration de tous par sa haute vertu et par la profondeur et la précision de son enseignement. Ses connaissances étaient si étendues qu'on l'avait surnommé "la bibliothèque vivante".
A la mort de Mgr Biord, évêque de Genève, c'est à M. Clet que l'on confia la charge de prononcer l'éloge funèbre du défunt.
Le moment était venu où la Providence allait changer le cours de cette existence jusque là si uniforme et si paisible. Délégué en 1788 par ses confrères, pour représenter la province de Lyon à l'assemblée générale qui devait élire un nouveau Supérieur de la Congrégation de la Mission, il se vit appelé par le nouveau Général aux importantes fonctions de Directeur du Séminaire interne de la Maison-Mère.
Il ne devait pas remplir longtemps cette charge: l'année suivante éclatait la Révolution. Le 13 juillet, c'est par la maison même de saint Vincent de Paul qu'elle préludait à ses futurs exploits; le lendemain c'était la prise et le massacre de la Bastille.
En présence du sombre avenir que faisait pressentir la situation général en France, M. Clet pensa qu'il lui restait encore assez de forces pour travailler à l'apostolat chez les infidèles: il demanda et obtint la faveur de se consacrer aux missions de la Chine.
Embarqué le 2 avril 1791 à Lorient, le zélé missionnaire débarqua à Macao après six mois de navigation, et recevait pour champ d'action les chrétientés de la province du Kiangsi. Il se trouvait là, seul prêtre, ignorant de la langue chinoise que ni ses lourdes occupations, ni son âge ne lui permettait d'étudier convenablement. Néanmoins il ne boude pas à la besogne et n'est nullement tenté de revenir sur ses pas; il s'encourage lui-même en répétant le proverbe:
"Il vaut mieux que la terre soit labourée par des ânes, que de rester en friche."
L'année suivante, M. Clet quitta le Kiangsi pour prendre la direction des chrétientés des provinces du Houpé, Honan et Kiangnàn, où travaillaient deux confrères français, que la mort lui ravit en moins d'une année. Il se trouvait de nouveau seul pour administrer plus de dix mille chrétiens dispersés sur un espace de deux cents lieues de superficie.
La vie de M. Clet était simple et austère: il vivait de la vie des pauvres. Son grand esprit de mortification s'accommodait des régimes les plus divers. C'est à pied qu'il faisait ses longs voyages. À la douceur et à une parfaite humilité, il alliait une fermeté qu'inspirait un jugement sain et droit.
Malgré l'état de persécution latente, M. Clet, grâce aux précautions des chrétiens pour le soustraire aux recherches des mandarins, avait pu exercer son ministère apostolique pendant vingt-sept ans. Mais, en 1818, l'orage se déclara dans sa propre chrétienté: son confrère chinois, M. Chèn fut arrêté en janvier 1819, et la tête de M. Clet fut mise à prix. Pour échapper aux recherches des satellites, M. Clet passa du Houpé dans le Honan. Mais la cupidité d'un chrétien fut cause qu'il fut trahi et arrêté le 16 juin, dans le village Tïntsiakang.
Le prisonnier dut entreprendre, chargé de chaînes, un trajet de soixante lieues pour se rendre à la capitale de la province, où il dut comparaître devant les divers tribunaux, et y fut traité avec la dernière inhumanité. À un de ses juges, le saint confesseur répondit:
"Mon frère, vous me jugez maintenant, dans peu de temps mon Seigneur Lui-même vous jugera." Quelques mois plus tard le magistrat tombait en disgrâce et était exécuté avant la conclusion du procès de son prisonnier.
Après avoir constaté que M. Clet avait eu sa résidence habituelle et exercé son ministère dans le Houkouang, les autorités du Honan l'envoyèrent à Outchangfou, métropole de Houkouang.  La distance à parcourir était de cent quarante lieues; le prisonnier fit ce trajet les menottes aux mains et la chaîne au cou, n'ayant pour toute auberge que les prisons rencontrées sur le parcours.
À son arrivée à Outchang, sa maigreur, sa barbe inculte et pleine de vermine, ses vêtements malpropres et déguenillés firent sur les geôliers une telle impression de misère, qu'ils refusèrent de le recevoir. Cela lui valut la consolation inattendue d'être conduit dans une prison sans doute moins distinguée, mais où étaient détenus son confrère chinois, M. Chèn et dix chrétiens; pendant tout le cours du procès, matin et soir, on y récitait la prière, et on y célébrait même les fêtes avec chants et prédication.
Ce long procès eut le dénouement que M. Clet avait prévu et désiré: "J'attends, écrivait-il, j'attends, grâce à Dieu, cet arrêt et son exécution avec patience et tranquillité, disant avec saint Paul: "Jésus-Christ est ma vie, la mort m'est un gain." L'arrêt de l'empereur Tsiatsïn fut que "l'Européen Liou avait trompé et corrompu beaucoup de monde en prêchant la religion chrétienne, et qu'il devait être étranglé."
Le lendemain de l'arrivée de la ratification impériale, le 17 février, de grand matin, les satellites venaient prendre le saint missionnaire pour exécuter la sentence. Il refusa les vêtements neufs que son confrère M. Lamiot, lui avait préparés; dans son humilité il disait qu'il allait à la mort, nom comme un martyr, mais comme pénitent.
Arrivé sur le lieu d'exécution, il demanda la permission de faire une courte prière, après laquelle il dit aux exécuteurs:
"Liez-moi." Il fut alors attaché au gibet avec des cordes qui, partant du cou, lui liaient les mains derrière le dos et serraient ses pieds l'un contre l'autre, et étranglé par la torsion de la corde qui lui enserrait le cou.
François-Régis Clet était âgé de 72 ans, dont vingt-neuf passés dans la mission de Chine.
===============
SAINT ALEXIS FALCONIERI
et les 7 fondateurs des Servites (+ 1310)
Confesseurs

L'un des sept marchands florentins qui se libérèrent des servitudes de leur négoce pour vivre au service de l'Eglise, à l'image de la Mère de DIEU, dans la prière et dans l'apostolat.


Ils étaient grands amis, ils avaient tous de trente à trente-cinq ans quand ils se retirèrent, silencieux, se construisant des huttes de bois dans la forêt, s'adonnant à la prière et au travail de leurs mains.

A tour de rôle, ils prenaient la besace et se faisaient mendiants pour s'assimiler à la classe la plus pauvre et récolter beaucoup d'humiliations de la part de ceux qui se souvenaient de leurs richesses anciennes.

Ils n'avaient jamais songé à fonder un ordre de religieux, mais Rome le leur imposa et ce fut leur dévotion à la Sainte Mère de DIEU qui leur fit donner le nom de "servites" ou "serviteurs de Marie".

=============


                                                  SAINT FLAVIEN

Archevêque de Constantinople

SAINT FLAVIEN fut élu archevêque de Constantinople en 447. Il montra une fermeté inébranlable dans l'orthodoxie et sut défendre la foi, tant contre les abus du pouvoir que contre les hérétiques.


Ceux-ci finirent par se porter contre sa personne aux derniers excès ; ils se jetèrent un jour sur lui, le renversèrent et le maltraitèrent si rudement à coups de pieds, qu'il en mourut peu après, à Épire, où il avait été exilé. Il mérite donc bien le titre de martyr de la foi, quoique l'Église ne le lui ait point donné officiellement.
=================

SAINT SYLVAIN

Évêque

SAINT SYLVAIN, né à Toulouse, jeta sur le VIIe siècle un vif éclat par la grandeur de sa sainteté.

Après quelque temps de mariage, il se sentit inspiré de mener une vie plus parfaite, se souvenant de la parole de l'Évangile : « Celui qui quittera sa maison, ses frères, ses sœurs, son père, sa mère, son épouse pour mon nom, recevra le centuple ici-bas et ensuite la vie éternelle. »


Avant de se fixer au pays de Flandre, au nord de la France, il se rendit célèbre par ses pèlerinages aux tombeaux des Saints. Il visita même les pays sanctifiés par la vie du Sauveur, fit ses dévotions à la montagne du Calvaire, sur les bords du Jourdain, heureux de retremper ainsi sa foi et sa charité.

De retour en France, on le voit, avec le titre d'évêque, évangéliser les peuples, n'ayant point de siège fixe, et parcourant la région en missionnaire.

Sa vie tout apostolique, ses austérités, ses prédications éloquentes, son zèle à remplir toutes les fonctions du saint ministère, en lui conciliant l'estime et la vénération de tous, produisaient autour de lui d'immenses résultats de sanctification.

Nulle œuvre de charité ne lui fut étrangère, et, avec les biens périssables, il sut acquérir ceux bien préférables de la vie éternelle. Ses pénitences, nous dit la chronique de sa vie, furent effrayantes. Pendant quarante ans, il ne prit d'autre pain que le pain eucharistique, se contentant de quelques herbes et de quelques fruits.

Il ne reposait jamais que sur le bois ou la terre nue et entourait son corps, pendant plusieurs jours de suite, avec des cercles de fer qui pénétraient dans sa chair.

Il fut en un mot, l'émule des martyrs par la mortification de ses membres, et l'égal des héros du désert par son abstinence.

Il ne lui manqua que de verser son sang pour la foi, comme ce fut toujours son plus ardent désir. Au moment de sa mort, il avertit ceux qui l'entouraient d'avoir toujours dans leur pensée le jour de leur mort, de fuir le péché et d'avancer saintement dans les sentiers de la vie.

Les anges vinrent à sa rencontre pour l'introduire dans la gloire du ciel ; c'était vers l'an 718.

Pratique. Avant de conseiller les autres, donnez-leur les exemples de la vertu.

                     "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

mercredi 15 février 2017

16 Février : SAINT ONÉSIME, Évêque et Martyr / SAINTE JUILIENNE DE NICODÉMIE, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


SAINT ONÉSIME

Évêque d'Éphèse et Martyr
(+ en 95)


Esclave d'un citoyen de Colosse nommé Philémon que saint Paul avait converti, ONÉSIME après avoir mal servi son maître, le vola et s'enfuit. Lorsqu'il eut dissipé tout ce qu'il avait pris, il vint se cacher à Rome; la bonté de DIEU l'y amenait pour le délivrer d'une servitude plus triste que celle dont il avait voulu s'affranchir par la fuite.


Il y rencontra saint Paul, captif. L'Apôtre, qui considérait également les maîtres et les esclaves comme des frères rachetés en JÉSUS-CHRIST, lui montra la gravité de sa faute, l'instruisit, le convertit et le baptisa. Depuis ce temps-là, il le regarda toujours comme son fils, d'autant plus cher qu'il l'avait engendré à DIEU dans les chaînes. Voulant le réconcilier avec Philémon, il le lui renvoie avec une lettre où il demande le pardon et même la liberté du fugitif :

"Paul, prisonnier de JÉSUS-CHRIST, et Timothée, son frère, à Philémon, notre bien-aimé et coopérateur,... grâce à vous et paix de la part de DIEU notre Père et de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST... La prière que je vous adresse est pour mon fils Onésime, que j'ai enfanté dans mes chaînes... Je vous le renvoie; recevez-le comme si c'était moi-même... Et non plus comme un esclave, mais comme un esclave devenu un frère... J'avais pensé d'abord à le garder auprès de moi; mais je n'ai rien voulu faire sans votre consentement... S'il vous a fait tort ou qu'il vous soit redevable de quelque chose, mettez-le à mon compte. C'est moi, Paul, qui vous le rendrai... Oui, mon frère, procurez-moi cette joie dans le SEIGNEUR... Que la grâce de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST soit avec votre esprit. Ainsi soit-il."

Philémon reçut Onésime avec charité et le renvoya à Rome pour assister Saint Paul dont il devint le compagnon fidèle. L'apôtre lui confia, ainsi qu'à saint Tychique, sa lettre aux Colossiens; il le nomma évêque d'Éphèse après la mort de Saint Timothée.


Onésime eut le bonheur de saluer à Smyrne, Saint Ignace d'Antioche qui se rendait à Rome pour y être exposé aux bêtes.  Dans sa lettre aux Éphésiens, le martyr loue la charité de l'évêque d'Éphèse.

Le procureur d'Asie, voyant qu'Onésime, malgré la persécution prêchait avec courage, le fit arrêter et l'envoya à Tertulle, gouverneur de Rome, ennemi personnel d'Onésime.Celui-ci le soumit à la torture et le fit lapider l'an 95.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 72-73

==============================
SAINTE JULIENNE DE NICOMÉDIE


SAINTE JULIENNE DE NICOMÉDIE


Vierge et Martyre

Parmi les nombreux martyrs de Nicomédie, on a toujours remarqué une illustre vierge nommée JULIENNE, qui malgré des parents très attachés au culte des faux dieux, eut le bonheur insigne  d'embrasser le christianisme.

Un jeune homme de haute famille prétendit à sa main, et pour se débarrasser de ses importunités, elle lui fit savoir qu'elle était chrétienne et qu'elle ne pouvait se marier qu'à un chrétien. Le jeune homme ayant averti le père de Julienne, celle-ci préféra souffrir à la maison paternelle les fouets, la prison et les fers, plutôt que d'épouser un païen.

Le malheureux père abandonna alors sa fille entre les mains de son prétendant, qui était devenu préfet de la ville, et qui la fit comparaître à son tribunal.  La courageuse vierge n'eut d'oreilles ni pour les flatteries ni pour les menaces, et répondit qu'elle ne changerait point de résolution, dût-elle être brûlée vive ou dévorée par les bêtes.

Rarement la fureur d'un juge païen poursuivit une victime avec autant d'acharnement que ce préfet dénaturé.  Flagellation sanglante, suspension par les cheveux pendant un temps prolongé, supplice des torches enflammées et des fers rougis au feu, Julienne souffrit tout avec un courage sublime. Retournée en prison, elle s'y mit en prière, et le démon, sous la forme d'un ange, chercha à ébranler sa fermeté, en lui représentant des supplices plus affreux encore ; mais elle invoqua le SEIGNEUR contre le perfide tentateur, et eue entendit une voix du ciel qui lui dit : « Julienne, aie bon courage, je suis avec toi. »


A ces mots, elle se trouva guérie. Le préfet, l'ayant rappelée devant son tribunal, fut émerveillé de la trouver aussi belle et en aussi bonne santé que jamais. Ne pouvant triompher d'elle, il la fit jeter dans un four embrasé ; mais le feu ne put l'atteindre, et ce miracle convertit sur-le-champ plus de cinq cents personnes. Une chaudière d'huile bouillante n'eut pas plus de succès. Julienne eut enfin la tête tranchée, l'an 299.


Pratique. Soyez inébranlable dans les résolutions que vous inspire la grâce.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

                                 "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

mardi 14 février 2017

15 Février : SAINT FAUSTIN et SAINT JOVITE, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT FAUSTIN et SAINT JOVITE étaient frères et appartenaient à une famille distinguée de la Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent remarquables par leur piété et par leur zèle, non moins que par leur amitié mutuelle : on ne vit jamais deux frères si unis de sentiments et d'inclinations.

Faustin était prêtre et Jovite diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution contre les chrétiens. Ils furent les premiers dénoncés, à cause de leur ardeur à prêcher JÉSUS-CHRIST, et conduits près de l'empereur dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice : "Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux. — Nous n'adorerons que le DIEU vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde.

La statue que leur montrait l'empereur était fort brillante et environnée de rayons d'or.  Jovite, la fixant, s'écria : « Oui, nous adorons le DIEU qui règne dans le ciel et le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent. » A sa parole, la statue perdit son éclat et devint noire, comme l'avait demandé le saint martyr.

L'empereur commanda de la nettoyer ; mais à peine les prêtres païens y eurent-ils touché, qu'elle tomba en cendres.  Irrité, il ordonna alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces. A peine étaient-ils entrés dans l'amphithéâtre, que quatre lions lâchés pour les dévorer, vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite les ours et les léopards s'approchèrent d'eux avec la douceur des agneaux.

Jetés dans un sombre cachot, ils y furent laissés sans nourriture. Les anges descendirent du ciel, éclairèrent leurs ténèbres et leur rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats.

On voulut faire brûler vifs les saints martyrs, les flammes les respectèrent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, employa contre eux tous les raffinements de la cruauté ; mais ils demeurèrent fermes dans leur foi, et leur courage joint à leurs miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.

On essaya de les faire périr en les jetant à la mer ; les flots les portèrent doucement au rivage. Enfin, ils furent reconduits à Brescia, leur ville natale afin que ceux qui avaient été convertis par leur sainte vie et par leur courage fussent ébranlés et ramenés au paganisme par leur mort cruelle.

Mais DIEU tourna le projet des tyrans à la gloire de Son nom ; car les corps des saints martyrs devaient demeurer dans cette ville comme une nouvelle preuve de la foi et comme un appel permanent à la défense de la religion de JESUS-CHRIST.

Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux, et c'est dans l'attitude de la prière qu'ils eurent la tête tranchée, le 15 février de l'an 120 ou 122.

La foi se ravive à la lecture des Actes héroïques des martyrs.

Pratique. Souvenez-vous que tout chrétien doit suivre son Maître au Calvaire.

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"