lundi 21 août 2017

22 Août : FÊTE DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE (MARIE REINE DU MONDE) / SAINT SYMPHORIEN, Martyr à Autun

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


FÊTE DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE

La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Cœur de JÉSUS.
Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à Son Cœur Immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire.
Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du Jubilé des Apparitions de Fatima, le pape Pie XII s'exprimant à la radio, consacra le monde au Cœur Immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Cœur Immaculé de Marie pour le mettre sous Sa toute-puissante protection. 
A l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Eglise entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Cœur Immaculé de Marie afin d'obtenir par l'intercession de la Très Sainte Vierge, «la paix des nations, la liberté de l'Eglise, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus.» Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption. 

En créant la très Sainte Vierge, la TRINITÉ SAINTE a pu contempler le ravissant spectacle d'un Cœur qui dès son premier battement n'aima que son DIEU, et L'aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne L'aimeront jamais. «Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé Sa puissance pour former un Cœur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un Cœur de Mère et l'Esprit-Saint en fit un Cœur d'épouse pour y célébrer Ses noces ineffables.» 
La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en Son Cœur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d'excellence que rien n'y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu'elles peuvent l'être dans une simple créature.
La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont DIEU a orné le Cœur Immaculé de Sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en Elle un refuge assuré. Ce Cœur qui nous a tant aimé n'a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n'ont été qu'un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd'hui palpitant d'un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection.
Comme la sainte Eglise nous le recommande aujourd'hui au moyen de la belle fête du Cœur Immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d'amour à ce Cœur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du CRÉATEUR. 
Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu'il plaira à DIEU de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce Cœur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.


Marie, Reine de Miséricorde

Saint Alphonse de Liguori, qui a si bien parlé de la miséricorde divine, a aussi commenté le Salve Regina, cet hymne à Marie, reine de miséricorde. Son commentaire s'appuient sur l'Ecriture, les pères de l'Eglises et les saints, puis saint Alphonse donne des exemples pour stimuler son auditoire.
 La royauté de Marie est associée à celle de son Fils. Une royauté déroutante...
 « Pilate demanda : "Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?"
Jésus répondit: "Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n'est pas d'ici."
Pilate lui dit: "Tu es donc roi?"
Jésus répondit: "Tu l'a dit: je suis roi. »
(Jean 18, 35-37)

La Mère du Roi est Reine
L'auguste Vierge Marie a été élevée à la dignité de Mère du Roi des rois ; dès lors et avec juste raison, la sainte Eglise lui décerne et demande à tous les fidèles de lui décerner le titre glorieux de Reine. [...] Voici comment raisonne Arnaud de Chartres :
« La chair du CHRIST et celle de Marie sont une seule et même chair, comment dont la Mère pourrait-elle ne pas partager la souveraineté de son Fils ? Ce n'est point assez de dire qu'elle la partage : la gloire royale du Fils et celle de la Mère sont une seule et même gloire. »[1]
JÉSUS étant roi de l'univers, c'est de l'univers aussi qu'elle est reine.

 Reine pour des œuvres de Miséricorde

Mais sachons-le bien pour notre consolation que c'est une Reine toute bonne, toute clémente, toute inclinée à nous faire du bien, à nous si misérables.
C'est pourquoi la sainte Eglise, dans le Salve Regina, nous invite à saluer Marie en la proclamant Reine de Miséricorde. [...]
Alors que les tyrans font servir leur pouvoir à leur intérêt personnel, les rois doivent avoir en vue le bien de leur peuple.
Aussi, au sacre des rois, on leur verse sur la tête de l'huile, symbole de la miséricorde, pour leur rappeler qu'ils doivent garder sur le trône un cœur rempli, par-dessus tout, de compassion et de bienveillance à l'égard de leurs sujets.
Comme jadis la reine Esther, pour le salut du peuple
[Nous lisons dans la Bible ce récit :]
Sous le règne d'Assuérus, il fut publié un édit ordonnant la mise à mort de tous les Juifs. Mardochée, un des condamnés, recommanda leur salut à Esther.
Esther s'y refusa d'abord, par crainte d'aviver encore le courroux d'Assuérus.
Mais Mardochée la réprimanda et lui envoya dire : "Ne vous imaginez pas, parce que vous êtes de la maison du roi, que vous sauverez seule votre vie, à l'exclusion de tous les Juifs". Il ajouta que le Seigneur l'avait élevée au trône précisément pour qu'elle assura le salut de la nation.
Assuérus, quand il vit la reine Esther en sa présence, s'informa avec amour de l'objet de sa visite. "Quelle est votre demande ?" lui dit-il.
La reine répondit :
"O mon roi, si j'ai trouvé grâce à vos yeux, accordez-moi mon peuple, pour lequel je vous implore" (Esther 7, 2).
Elle fut exaucée : un ordre du roi révoqua aussitôt la sentence de condamnation.
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SAINT SYMPORIEN
Martyr

SAINT SYMPHORIEN, né à Autun, appartenait à l'une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l'intelligence; il était déjà l'ornement de la cité.
Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n'en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux : « Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge. — Je m'appelle Symphorien, et je suis chrétien. — Pourquoi n'as-tu pas voulu adorer la déesse? — Je n'adore que le DIEU vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces. — Si tu ne veux pas obéir à l'édit des empereurs, tu payeras ta révolte de ton sang. — DIEU punit les méchants, mais il récompense les justes en proportion de leurs mérites; je n'ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »
Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans on noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l'exhortait à sacrifier aux idoles : « Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles, » lui dit Symphorien. Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l'attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde ; le monde passe comme une ombre; DIEU seul donne le vrai bonheur. —Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort! — Je crains DIEU seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme. — Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive! »
C'est alors qu'eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi ; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu'aux murailles de la cité, près du lien où devait s'accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante : « Mon fils Symphorien, Symphorien mon fils, souvenez-vous du DIEU vivant. Courage, mon fils, courage. Nous ne pouvons craindre la mort quand elle nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au ciel ! Non, votre vie n'est pas perdue, vous allez en trouver une meilleure, et par un heureux échange, vous allez goûter une félicité sans fin? » 
Quelle leçon pour tant de mères, homicides par leur lâcheté de l'âme de leurs enfants ! Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau. C'était vers l'an 178. 
Pratique : N'écoutez pas la voix de la chair et du sang; que la foi seule inspire votre conduite.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour  nous qui avons recours à Vous"

dimanche 20 août 2017

21 Août : SAINTE JEANNE FRANCOISE DE CHANTAL, Fondatrice de l'Ordre de la Visitation

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


A cinq ans, on la vit reprendre avec force un hérétique qui parlait contre la présence réelle : "Monsieur, lui dit-elle, vous ne croyez pas que JÉSUS-CHRIST soit dans l'Eucharistie ; cependant Il a dit qu'Il y était ; vous croyez donc qu'Il n'a pas dit la vérité?" Le protestant, ne sachant que répondre, voulut fermer la bouche de l'enfant en lui offrant des dragées; mais elle les jeta au feu avec mépris, en disant : "Voilà, monsieur, comment les hérétiques brûleront en enfer pour n'avoir pas cru aux paroles de JÉSUS-CHRIST!"
Agée de vingt ans, elle fut donnée en mariage à un époux digne d'elle, le baron de Chantal. DIEU donna de nombreux et charmants enfants à ces époux modèles ; rien ne manquait à leur bonheur, quand une catastrophe épouvantable vint le briser : le baron fut blessé à la chasse, par accident, de la main d'un de ses amis, et mourut pieusement quelques jours après.  Jeanne avait vingt-huit ans.
Elle reçut ce coup terrible sans faiblir et fit à DIEU, à l'instant même le vœu de chasteté parfaite se traça un plan de vie austère, se vêtit sans luxe, porta le cilice et se donna tout entière à sa sanctification et à l'éducation de ses enfants.  DIEU lui fit bientôt rencontrer saint François de Sales, à Dijon même, dès lors elle se mit sous sa direction, et sa vie s'éleva rapidement à une perfection supérieure.
"J'ai trouvé à Dijon, pouvait dire le saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Après avoir montré au monde le modèle de la mère chrétienne, DIEU va faire éclater en l'illustre sainte le modèle sublime de la perfection religieuse. Elle devient fondatrice de l'Ordre de la Visitation. La séparation fut pour elle un sacrifice sublime ; il lui fallut résister aux cris et aux larmes et passer par-dessus le corps de son fils aîné, qui s'était couché sur le seuil de la porte, criant : « Maman, ne me quittez pas ! »
Une telle âme devait franchir à grands coups d'ailes les sommets de là plus haute sainteté. Elle en vint à faire le vœu effrayant de choisir toujours ce qui lui paraîtrait le plus parfait. L'amour de DIEU possédait son âme au point qu'elle n'en pouvait supporter l'ardeur et qu'elle en devenait malade : « Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d'aimer DIEU, il mourrait d'amour ! »
Bientôt le feu de l'amour ne consuma pas seulement le sacrifice, mais l'autel même, et Jeanne-Françoise alla rejoindre au sein de DIEU, le 16 décembre 1641, son saint directeur, mort depuis dix-neuf ans. Saint Vincent de Paul vit son âme monter au ciel sons la forme d'un globe de feu et rejoindre l'âme de saint François de Sales, brillante du même éclat.
Pratique. Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : "Mourir à soi pour vivre à DIEU. »
« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous »

samedi 19 août 2017

20 Août : SAINT BERNARD, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT BERNARD, le prodige de son siècle, naquit en 1091, au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut dès sa naissance, consacré au SEIGNEUR par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard tout jeune encore assistait à la messe de Noël; il s'endormit, et pendant son sommeil il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla JÉSUS entre les bras de Marie.
A dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel intérieur de DIEU, qui le voulait dans l'Ordre de Cîteaux; mais il n'y entra pas seul; par ses prières et par ses exhortations, il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre.  L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya fonder à Clairvaux, monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même de notre saint. Cependant Bernard, dès ses premiers pas dans la vie religieuse, atteignait les sommets de la perfection.

Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici? » II y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre; voyant, il ne regardait point; entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; après être entré souvent dans l'église, il ignorait si elle était éclairée par une fenêtre ou par plusieurs ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.
Bernard avait laissé au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : "Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage". — Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, tous prenez le ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste.
Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. Le saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des papes, l'oracle de son temps.
Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge. Peu de jours avant sa mort, qui arriva le 20 août 1153, il dit à ses frères : « Le temps est venu d'arracher l'arbre stérile et de rappeler le serviteur inutile. »
Pratique. Cherchez dans l'oraison assidue la science des saints.
" O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 18 août 2017

19 Août : SAINT JEAN EUDES, Fondateur d'Ordre / SAINT LOUIS, Évêque de Toulouse

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT JEAN EUDES 

Fondateur de la Congrégation de Jésus et de Marie 
(1601-1680)

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne; aussi en fît-il largement bénéficier ses enfants.

Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. 

Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.  Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau. 


Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, "le plus grand ennemi de l´Église", selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée "Congrégation de JÉSUS et de Marie" (Eudistes). Le succès vint aussitôt: les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des "Repenties". Selon  l´usage du temps, chaque maison était indépendante; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. 

En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, Sainte Marie-Madeleine Pelletier, femme "de taille à gouverner un royaume", obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de "Bon-Pasteur". Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de JÉSUS et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s’en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi Léon XIII a appelé le Père Eudes "Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de JÉSUS et de Marie"; et Pie X, en le béatifiant, a dit qu´il devait être regardé comme "Père, Docteur et Apôtre" de cette dévotion. 

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680. 

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SAINT LOUIS

Évêque de Toulouse


Saint Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naquit à Brignoles, en Provence, l'an 1274. Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu. 
Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. 
A l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions qu'il put rencontrer dans le monde. Sa charité pour les pauvres était extraordinaire.
Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau, qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver. A l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son frère prisonnier. 
Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience et de la résignation et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune. A son retour dans sa patrie, Louis rencontra sa mère à Florence; il reçut ses tendres embrassements, après une si longue absence, sans même lever les yeux pour considérer son visage, tant la modestie de l'angélique jeune homme était extraordinaire. 


Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de cette charité qu'il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait respectueusement leurs horribles plaies. Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la vie religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise.
A peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à Tringt-dem ans il fut nommé, par le pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. » 

Il semble que Dieu ait voulu seulement montrer à la terre ce saint pontife. Au moment de son dernier soupir, une belle rosée sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les cieux, le 19 août 1297.

Pratique. Imitez, dans vos rapports avec le monde, la réserve des saints. 
"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous

jeudi 17 août 2017

Réponse d'une catholique Aux Réponses (d'un) Catholiques (Le Nom de Dieu)

...Mais il est dans le trésor de la Révélation des points essentiels dont tout chrétien, 
par le fait même de son titre de chrétien, 
a la connaissance nécessaire et la garde obligée ....Dom Guéranger


Je réponds à ceci, qui se trouve ici
Réponses Catholiques......Lors d’une discussion avec des amis de confessions différentes nous nous sommes posé la question du Nom de DIEU. Selon moi, le nom YAWEH était réservé au grand prêtre et ne devrait pas être utilisé par nous. En gros je pense que nous ne pouvons pas nommer DIEU. Eux par contre sont pour le nommer JEHOVAH ou YAWEH j’aimerais savoir la position de notre Eglise et surtout la comprendre parce que j’avoue que dans mon explication j’ai manqué d’argument.
L’hébreu est une langue s’écrivant sans les voyelles. Le Nom de Dieu dans les Saintes Ecritures hébraïques est rendu par quatre lettres, translittérées en général en alphabet latin par « YHWH ». On appelle ces quatre lettres le Tétragramme.
En Ex 12, 14, Dieu révèle son nom en hébreu en disant « Eyeh asher Eyeh », pouvant se traduire « Je suis qui je suis », possiblement « je suis qui je serai » (l’hébreu autorise à comprendre la conjugaison comme un futur), certains traduisent « je suis celui qui est ». Puis le Seigneur ajoute : « tu diras à mes fils ‘Je Suis’ m’envoie vers vous ». YHWH est une forme archaïque de « il est ». Il parait en effet logique que Moïse dise “Il est” en parlant de Dieu à la troisième personne.
Dans le judaïsme plus tardif, il a été d’usage de ne plus prononcer le Nom de Dieu mais simplement de l’écrire. Seul le grand prêtre entrait une fois l’an dans le Saint des saints du Temple de Jérusalem pour prononcer son Nom. Plusieurs explications à cette coutume sont données par les chercheurs. Selon la plus courante, dans l’Orient ancien, le nom d’une personne est sa substance vitale, son identité profonde. Les Hébreux, puis leurs descendants juifs, étaient aussi imprégnés de ce fait culturel. D’où le « je t’ai appelé par ton nom » de la Bible, ou le fait qu’Adam nomme tous les animaux de la Création. Ou encore les changements de nom qui marquent un changement d’identité profond de la personne : Abram devient Abraham, Saraï, Sarah, Jacob, Israël etc. Dans le Nouveau Testament, Jésus renomme aussi certains apôtres : Simon devient Pierre etc.
On retrouve cette idée dans la liturgie sacramentelle où la personne est appelée par son nom et répond éventuellement « me voici » : baptême, confirmation, mariage, ordination. Du coup, dire le Nom de Dieu, ce serait mettre la main sur son identité même, l’aliéner, toucher à sa transcendance même. Il faut donc ne pas le prononcer, ni l’écrire avec des voyelles, pour ne pas être sacrilège.
Les Juifs emploient donc à l’oral des formules remplaçant « YHWH », quand ils lisent le mot. Ils disent souvent « Adonaï », « Le Seigneur ». Ils utilisent aussi souvent « Hashem » (« le Nom », par ellipse « de Dieu »), Elohim (« Dieu »).
Comme il ne contient pas de voyelles, le texte de la Bible hébraïque dit « massorétique », le plus standard, a été vocalisé au Xe siècle par des savants juifs, les massorètes, quand l’hébreu devenait de plus en plus une langue morte. Cela évitait de faire des contresens et de dire n’importe quoi lors de la lecture à haute voix à la synagogue. Un mot peut en effet vouloir dire des choses différentes selon sa vocalisation. « YHWH » peut se dire « Yahweh » ou « Yehowah », ou encore autrement. De fait, pour « YHWH », les massorètes ont réglé la question en plaçant des signes phonétiques longs et courts rendant le mot… Imprononçable !
Par respect pour nos frères juifs dans le cadre du dialogue judéo-chrétien, Benoît XVI a demandé à tous les catholiques d’adopter le même usage. Quand il est écrit « YHWH » ou « Yahweh » dans une Bible catholique, un catholique doit dire à haute voix « le Seigneur ». C’est particulièrement important à la lecture à la messe........Réponses Catholiques
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La Résurrection du Christ est en soi la pierre d'angle du Christianisme


A mon humble et ferme avis:
Tout ceci c'est de l'histoire ancienne. Du vieux testament. 
Depuis le Nouveau Testament,  depuis la réalisation de la Promesse, depuis l'Incarnation du Verbe, la nouvelle Alliance étendue a l'humanité entière -Il est venu mourir pour tous- et non simplement au strict peuple juif, le Christ-Jesus, Notre Seigneur et Notre Dieu, nous a lui-meme enseigné comment nous adresser au Père.
07 Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés........
09 Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es (ou qui êtes) aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
11 Donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
12 Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, 
13 Et ne nous laissez pas succomber a la tentation, mais délivre-nous du Mal.
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Ainsi le peuple chrétien est L'UNIQUE véritablement fondé à nommer Dieu ''PERE".  Parce qu'il fait sa volonté, celle du Pere. Aucune autre religion ou prétendue telle ne peut prétendre a une telle intimité avec Dieu.*  Pour en jouir il faut se faire baptiser au nom de la Sainte Trinité (Pere, Fils et Saint-Esprit), il faut entrer au sein de notre Mère l'Eglise et vivre de la vie des Membres du Corps Mystique du Christ (l'Eglise chrétienne, entendre catholique). Il être catholique et vivre des sacrements surtout de la confession et de l'Eucharistie, qui nous conférence les traces nécessaires pour le Cel. La parole de Dieu (la Bible) ne suffit pas a nous sauver. Mais revenons au nom de Dieu.
Nous seuls nommons "Le bon Dieu" en parlant de lui, qui est Juste et Miséricordieux (en fait c'est pareil, car c'est par miséricorde qu'il nous soumet parfois à sa justice, car où Dieu ne rappelle pas a l'ordre en punissant, il n'y a AUCUNE possibilité d'amendement, donc enfer garanti ) donc seuls les catholiques disent BON DIEU là où d'autres parlent d'un "Dieu" qui est le même pour tous, mais qui ne serait pas Trine.  
En clair ils refusent qui sa divinité au Christ, qui son humanité,  qui sa venue tout bonnement, d'autres même contestent sa mort et sa résurrection. 
Bref voila ce qu'il aurait convenu comme réponse. Mais comme l'a écrit ce Voltaire "la paix vaut mieux que la vérité". Pour avoir des amis dans le monde il faut se taire. G.K. Chesterton le visionnaire nous avait prévenus : Nous sommes en des jours où le chrétien doit faire l'éloge de toutes les croyances, sauf de la sienne.(ndC par chrétien entre le catholique romain)

Bonne Fête de l'Assomption!....dans son octave

CC

*Pourtant dans l'Ancien Testament Dieu est déjà un tendre Père. Il se compare lui-meme a une mère 13 Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai. Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés. 
C'est curieux que certains s'obstinent a ne le voir que comme un foudroyant exterminateur, fulminant au moindre propos et prompt à tout pulvériser. Ne craignent-ils pas de le confondre avec quelque Zeus  (or les dieux des autres religions sont rien, Ps 95-5). Jadis : "Quoniam ornes dii gentium daemonia.

18 Août : SAINTE HÉLÈNE, Impératrice

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINTE HÉLÈNE
Impératrice (+328)
Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise:
"Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable.  Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée!  Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue!  Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde!  Aussi le Christ l'a-t-Il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines."

La gloire de sainte Hélène c'est d'avoir été la mère du grand Constantin.  "Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur chrétien."  Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le coeur de son époux.  Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme.  Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire?
Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c'est la découverte de la vraie Croix du Sauveur, dont l'Église célèbre le souvenir le 3 mai.
Hélène vivait sans étalage de grandeurs.  Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur.  Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux.  Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles: une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile.  Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.
Pratique : Aimez les défenseurs de la religion, priez pour eux.
                           "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"