vendredi 30 décembre 2011

31 DECEMBRE : SAINT SYLVESTRE, Pape

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales


Saint Sylvestre eut Rome pour patrie ; il naquit vers l’an 280. Quand il fut en âge de disposer de sa fortune, il se plaisait à donner l’hospitalité aux chrétiens étrangers qui passaient à Rome ; il les amenait à sa demeure, leur lavait les pieds, leur servait à manger, enfin leur donnait, au nom de JÉSUS-CHRIST, tous les signes de plus sincère charité. 

Il vint un jour à Rome, un illustre confesseur de la foi nommé Timothée d’Antioche. Personne n’osait le recevoir ; Sylvestre s’en fit un honneur, et pendant un an, Timothée prêchant JÉSUS-CHRIST avec un zèle incroyable, recevait chez lui la plus généreuse hospitalité. 

Cet homme héroïque ayant conquis la palme du martyre, Sylvestre déroba ses précieux restes et les ensevelit à la faveur de la nuit. Mais lui-même fut bientôt traduit devant le tribunal du préfet, comme recélant les trésors du martyr : « Timothée, répondit-il, ne m’a laissé que l’héritage de sa foi et de son courage ». Le préfet le menaça de la mort et le fit jeter en prison ; mais Sylvestre, en le quittant lui dit : « Insensé, c’est toi-même qui cette nuit vas rendre compte à DIEU » Le persécuteur avala une arête de poisson et mourut en effet dans la nuit.

La crainte des châtiments célestes adoucit les bourreaux et l’héroïque jeune homme fut rendu à la liberté. Cette belle conduite de Sylvestre le fit appeler au diaconat par le pape Saint Melchiade, dont il devait être l’éminent successeur. 

 

Son long pontificat de vingt-un ans, célèbre à divers titres, l’est surtout par le concile de Nicée, le baptême de Constantin et le triomphe de l’Eglise. Le baptême de Constantin est reporté à une époque plus tardive par de nombreux auteurs, mais des témoignages non moins nombreux et non moins sérieux placent le baptême de ce grand empereur sous le règne de Saint Sylvestre, et le bréviaire romain confirme cette opinion. 


Constantin, encore païen et peu favorable aux chrétiens, dont il ignorait complètement la doctrine, fut atteint d’une sorte de lèpre qui lui couvrit le corps. Une nuit, sain Pierre et saint Paul éclatants de lumière, lui apparurent et lui ordonnèrent d’appeler le pape Sylvestre qui le guérirait en lui donnant le baptême. 


Le Pape en effet instruisit le royal néophyte et le baptisa. Le règne social de JÉSUS-CHRIST commençait ; la conversion de Constantin allait avoir pour heureuse conséquence celle de l’univers. On raconte un bon nombre d’éclatants prodiges opérés par le saint pape. Sylvestre mourut l’an 335 après un pontificat de près de vingt-deux ans. 


Pratique. Désirez ardemment le développement du règne de JÉSUS-CHRIST sur la terre. Aimez à répéter ces paroles du Pater : « Que votre règne arrive ! »


INTROIBO : 31 décembre (7ème jour dans l’Octave de la Nativité, St Silvestre Ier)

HODIEMECUM : 31 décembre. Saint Sylvestre, Pape et confesseur. 335.


MAGNIFICAT : Saint Sylvestre Pape (280-335)

 L'Evangile du Jour sur PerIpsum     les Lectures du Jour

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"







jeudi 29 décembre 2011

30 DEC - SAINT ROGEER, Evêque / SAINT SABIN, Evêque et Martyr / LA BIENHEUREUSE MARGUERITE COLONNA, Vierge

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales
 Saint Roger
  Évêque 
12ème siècle

L'évêque de Cannes était mort quelques années plus tôt, quand les habitants de Barletta, dans les Pouilles italiennes, vinrent piller la cathédrale de Cannes pour emporter des reliques. C'était chose habituelle à l'époque. 


Ils rapportèrent de leur expédition un coffre de reliques, le trône épiscopal, des vases sacrés, et le corps de l’Évêque ROGER. L'année suivante, ils durent restituer les objets du vol, sauf le corps de l'évêque que son successeur ne considérait pas comme si précieux. Alors les habitants de Barletta voulurent le rendre précieux.

Ils le canonisèrent et composèrent un office. "Accorde-nous, par ses prières et ses vertus, d'être à jamais préservés de tout mal" dit l'oraison du nouveau saint Roger.


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Saint Sabin
Évêque et Martyr
(+ 303)


On ne connaît ni l'origine ni la jeunesse de SAINT SABIN; mais on sait que, devenu évêque de Spolète, il fut un homme plein de zèle pour la conservation de la foi et que ses exhortations soutinrent le courage des chrétiens, au temps de la persécution de Maximien-Hercule. Ce fut la cause de son arrestation.



On voulut le forcer à adorer une petite statuette de Jupiter; mais il eut le courage de la saisir et de la jeter sur le sol, où elle se brisa. Le tyran lui fit couper les mains. Deux de ses diacres, qui avaient été pris avec lui, furent tourmentés en sa présence sur le chevalet, rompus à coups de bâtons, déchirés avec des ongles de fer et brûlés avec des torches ardentes. Sabin les encouragea jusqu'au dernier moment où ils eurent conquis leur glorieuse couronne. 

Dans sa prison, il rendit la vue à un aveugle, ce qui fut la cause de la conversion de quinze païens. Le juge, ayant eu un grave mal des yeux pendant un mois, apprit ce miracle et vint demander soulagement à sa victime. L'évêque lui promit sa guérison, s'il recevait le Baptême avec toute sa famille.

Il le fit, fut aussitôt guéri et donna bientôt généreusement sa vie pour la foi, avec sa femme et ses enfants. Sabin subit l'interrogatoire d'un nouveau juge et expira sous les coups horribles de fouets plombés.


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La Bienheureuse Marguerite Colonna
Vierge 

 

L’Église honore, ce même jour, la Bienheureuse MARGUERITE COLONNA, fille d'illustre famille, qui, malgré tous les obstacles, voua au SEIGNEUR sa virginité.

En récompense de son courage, la Sainte Vierge lui apparut, et l'exhorta à la persévérance, au milieu des combats qu'elle aurait à livrer contre les hommes et les démons.

Elle demeura encore quelque temps avec sa famille, trouvant tout son bonheur dans la Sainte Communion et dans les longues et fréquentes visites qu'elle faisait au DIEU de L'EUCHARISTIE

Enfin elle résolut de se soustraire aux exigences du monde, auquel elle était encore forcément mêlée ; elle coupa sa magnifique chevelure, ce qui fut pour elle un véritable acte d'héroïsme, et alla s'ensevelir dans un cloître, avec les filles de sainte Claire, après avoir distribué aux pauvres toute sa fortune. 


Une maladie grave l'ayant mise dans l'impossibilité d'observer la Règle, elle dut quitter le couvent et se retirer dans une petite solitude, d'où elle ne sortait que pour demander de porte en porte de quoi venir en aide aux pauvres pour lesquels elle s'était dépouillée. 


Les sept dernières années de sa vie furent éprouvées par de grandes souffrances, qu'elle supporta avec une héroïque patience. Elle alla recevoir sa récompense le 17 décembre 1284. 


Pratique. Aimez à répéter cette belle invocation : Où que je vive, où que je meure, je suis à JÉSUS mon SAUVEUR.

 INTROIBO : 30 décembre (6ème jour dans l’Octave de la Nativité)

HODIEMECUM : Saint Pierre d'Ambleteuse, Apôtre de l'Angleterre, Ier abbé de Cantorbéry. 608. 

MAGNIFICAT : Saint Sabin, Evêque et Martyr 

L'Evangile du Jour sur PerIpsum    son Commentaire par Saint Léon le Grand

 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
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29 DÉC - SAINT THOMAS BECKETT, Archevêque de Cantorbéry, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).
Saint Thomas de Cantorbery, par le courage indomptable avec lequel il défendit les droits de l'Église contre les prétentions sacrilèges de son prince, est devenu l'un des plus célèbres évêques honorés du nom de Saints et de martyrs. Il était né à Londres, en 1117.

Dès sa jeunesse, il fut élevé aux plus hautes charges de la magistrature ; mais l'injustice des hommes détacha du monde ce cœur plein de droiture et de sincérité, et Thomas entra dans l'état ecclésiastique. 


Là encore son mérite l'éleva aux honneurs, et le roi Henri II le nomma son chancelier. Il ne fit que croître en vertu. Il donnait le jour aux affaires et passait la meilleure partie de la nuit en oraison ; il ne prenait un peu de sommeil que sur la dure et se donnait souvent la discipline. On peut dire qu'il n'était que le distributeur de ses immenses revenus : les familles ruinées, les malades abandonnés, les prisonniers, les monastères pauvres, en avaient la meilleure part. 


A quarante-quatre ans, le roi l'obligea d'accepter l'archevêché de Cantorbéry, le premier d'Angleterre. Thomas eut beau dire au prince, pour le dissuader, qu'il s'en repentirait bientôt : celui-ci persista, et le chancelier reçut le sacerdoce (car il n'était encore que diacre) et l'onction épiscopale.

Il se fit dès lors le modèle de son troupeau, et sa sainteté s'accrut en raison de la sublimité de ses fonctions. On ne le voyait jamais dire la sainte messe, sinon les yeux baignés de larmes ; en récitant le Confiteor, il poussait autant de soupirs qu'il prononçait de mots. Il servait les pauvres à table trois fois par jour; à la première table, il y avait treize pauvres; à la seconde, douze; à la troisième, cent.

Thomas avait bien prévu: les exigences injustes du roi par rapport à la juridiction ecclésiastique obligèrent l'archevêque à défendre avec fermeté les droits et les privilèges de l'Église. Henri II, mal conseillé et furieux de voir un évêque lui résister, exerça contre Thomas une persécution à outrance. Le pontife, abandonné par les évêques d'Angleterre, cherche un refuge en France. Il rentre bientôt en son pays, avec la conviction arrêtée qu'il allait y chercher la mort; mais il était prêt. 


Un jour les émissaires du roi se présentèrent dans l'église où Thomas priait; il les vit et ne trembla pas, et, refusant de fuir, il fut assommé si brutalement, que sa tête se brisa et sa cervelle se répandit sur le pavé du sanctuaire. C'est à genoux qu'il reçût le coup de la mort. 


Il employa ce qui lui restait de force pour dire tout bas : « Je meurs volontiers pour le nom de JÉSUS et pour la défense de l'Église. » C'était le 29 décembre 1170.

Pratique: Retenez la dernière parole du martyr : « Je meurs volontiers pour le nom de JÉSUS et pour la défense de l'Église 


INTROIBO : 29 Décembre - (5ème jour dans l’Octave de la Nativité, St Thomas Becket)

HODIEMECUM : Saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, martyr. 1170.

MAGNIFICAT : Saint Thomas Beckett, Archevêque de Cantorbéry, Martyr  

L’Évangile du Jour sur PerIpsum     son Commentaire par Sainte Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 28 décembre 2011

28 Déc : LES SAINTS INNOCENTS

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

DIEU permit le massacre des Saints Innocents pour faire d'eux les prémices de la rédemption de JÉSUS-CHRIST. C'est la jalousie et la crainte qui poussèrent Hérode à commettre un crime inouï peut-être dans l'histoire; il en fut châtié d'une manière terrible, car il mourut dans le désespoir et dévoré tout vivant par les vers.

Saint Augustin nous a dépeint le saisissant tableau de cette horrible boucherie : "Les mères s'arrachaient les cheveux; elles voulaient cacher leurs petits enfants, mais ces tendres créatures se trahissaient elles-mêmes; elles ne savaient pas se taire, n'ayant pas appris à craindre."

C'était un combat entre la mère et le bourreau; l'un saisissait violemment sa proie, l'autre la retenait avec effort. La mère disait au bourreau : « Moi, te livrer mon enfant ! Mes entrailles lui ont donné la vie, et tu veux le briser contre la terre! » Une autre mère s'écriait : « Cruel, s'il y a une coupable, c'est moi! Ou bien épargne mon fils, ou bien tue-moi avec lui! » Une voix se faisait entendre : « Qui cherchez-vous ? Vous tuez une multitude d'enfants pour vous débarrasser d'un seul, et celui que vous cherchez vous échappe ! »

Et tandis que les cris des femmes formaient un mélange confus, le sacrifice des petits enfants était agréé du ciel. Saint Jean, dans son Apocalypse, nous montre les saints Innocents entourant le trône de l'AGNEAU parce qu'ils sont purs, et le suivant partout où il va. « Demanderez-vous, dit saint Bernard, pour quels mérites ces enfants ont été couronnés de la main de DIEU?

Demandez plutôt à Hérode pour quels crimes ils ont été cruellement massacrés?  La bonté du SAUVEUR sera-t-elle vaincue par la barbarie d'un Hérode? Ce roi impie a pu mettre à mort des enfants innocents, et JÉSUS-CHRIST ne pourrait pas donner la vie éternelle à ceux qui ne sont morts qu'à cause de lui?

Les yeux de l'homme ou de l'ange ne découvrent aucun mérite dans ces tendres créatures ; mais la grâce divine s'est plu à les enrichir. » Aussi l'Église a-t-elle établi, au plus tard dès le second siècle, une fête en l'honneur des saints Innocents.

Quelles leçons nous donne le mystère de ce jour? Le couronnement des saints Innocents nous montre combien JESUS aime l'enfance et les vertus symbolisées par l'enfance, l'humilité, l'innocence, la douceur. N'a-t-il pas dit, dans l'Évangile, qu'il faut devenir semblable aux petits enfants, pour entrer dans le royaume du ciel?

A l'exemple de son Maître, l'Eglise aime les enfants, et dit, elle aussi, à travers les générations : "Laissez Venir à moi les tout-petits enfants!".

Pratique:  Veillez à ne scandaliser en rien les enfants; portez-les à DIEU dès leur plus bas âge.

 


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


mardi 27 décembre 2011

27 DEC - SAINT JEAN, Apôtre et Evangéliste

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

Dans l'Évangile et au sein du collège apostolique, SAINT JEAN occupe une place de choix. Représentant l'amour, il marche à côté de Pierre, qui symbolise la doctrine.

JÉSUS semble avoir réservé à cet apôtre les plus tendres effusions de son cœur. Plus que tout autre, en effet,
Jean, dont l'âme était pure et virginale, pouvait rendre amour pour amour au divin Maître. Le SAUVEUR prit plaisir à multiplier les occasions de témoigner envers son cher disciple une prédilection singulière : Il le fit témoin de la résurrection de la fille de Jaïre ; Il lui montra sa gloire sur le Thabor, au jour de sa transfiguration merveilleuse ; mais surtout la veille de sa Passion, à la dernière cène, Il lui permit de reposer doucement la tête sur son Cœur divin, où il puisa cette charité et cette science des choses de DIEU, qu'il répandit dans ses écrits et au sein des peuples auxquels il porta le flambeau de l'Évangile.

Une des gloires de saint Jean fut d'être le seul, parmi les apôtres, fidèle à JÉSUS dans ses souffrances ; il Le suivit de l'agonie au Calvaire ; il accompagna dans ces douloureux instants la Mère du SAUVEUR. JÉSUS, ayant vu sa Mère au pied de la croix, abîmée dans sa tristesse, et près d'elle saint Jean, Il dit à Marie : Femme, voilà votre fils ! » Ensuite Il dit au disciple : « Voilà votre Mère ! » 


L'Apôtre, en cette circonstance, nous disent les saints docteurs, représentait l'humanité tout entière, et en ce moment solennel Marie devenait la Mère de tous les hommes, et les hommes recevaient le droit de s'appeler les enfants de Marie. II était juste que saint Jean, ayant participé aux souffrances de la Passion, goûtât l'un des premiers les joies pures de la Résurrection. 


Le jour où le SAUVEUR apparut sur le rivage du lac de Génésareth, pendant que les disciples étaient à la pêche, saint Jean fut le seul à Le reconnaître. « C'est le SEIGNEUR, » dit-il à saint Pierre. Jean était donc bien, tout l'Évangile le prouve, le disciple que JÉSUS aimait, et Il l'aimait parce qu'il était vierge. 


Après l'Ascension et la Pentecôte, il ne s'éloigna pas de Jérusalem aussi promptement que les autres apôtres; il vivait dans sa maison du mont Sion, en compagnie de Marie, célébrait devant elle le Saint Sacrifice et lui donnait chaque matin la Sainte Communion. 


L'Apôtre de la charité vécut environ cent ans. Son martyre, son apostolat, sa vieillesse, sont racontés à la fête du 6 mai : Saint Jean devant la Porte Latine. 


Pratique: Croissez chaque jour en la connaissance et en l'amour de JÉSUS-CHRIST; plus vous en connaîtrez, plus vous L'aimerez.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 18 décembre 2011

19 Dec - O RADIX JESSE / SAINT URBAIN V, Pape / SAINT NEMESION, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales). 
chantée


Némésion était un fervent chrétien d'Alexandrie. Il fut arrêté vers l'an 250, comme coupable de vol; mais il lui fut facile de prouver son innocence. Ses ennemis l'accusèrent alors d'être chrétien ; il confessa généreusement sa foi et fut battu bien plus cruellement que les voleurs ; brûlé enfin avec quelques criminels, il se réjouit de trouver en ce supplice le moyen d'imiter son divin Maître.

Le Bienheureux Urbain V
Pape
1362 à 1370 (+ 1370)

Le bienheureux Urbain V, de son nom de famille Guillaume de Grimorard, naquit en 1310, au château de Grisac, près de Mende, sur un sommet des Cévennes.

Il gravit rapidement les degrés successifs de l'échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s'offrit alors à lui comme l'idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son cœur.

Il alla frapper à la porte de l'abbaye de Saint-Victor, près de Marseille, et, à l'ombre paisible du cloître, il s'éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la Sainte Vierge.

La profession religieuse n'avait fait que développer son ardeur pour la science; les supérieurs crurent bientôt l'humble moine capable d'enseigner, et en effet, il illustra successivement les chaires qui lui furent confiées, à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse.

Quelques années plus tard, après avoir été peu de temps abbé de Saint-Germain d'Auxerre, nous le trouvons en Italie, en qualité de légat du pape Clément VI, au milieu des difficultés inextricables qu'avait enfantées le grand schisme d'Occident.

C'était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde. Il fut élu pape en 1362 et prit le nom d' Urbain V, parce que tous les papes qui avaient porté ce nom l'avaient illustré par la sainteté de leur vie.

C'est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du pape sur les fidèles, sur les évêques et sur les États romains.

Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets : ramener la papauté d'Avignon à Rome, réformer les mœurs, propager au loin la foi catholique. Le retour de la papauté à Rome fut un triomphe, et les poètes la saluèrent comme l'augure d'un nouvel âge d'or.

Pendant que s'accomplissaient ces grandes œuvres, Urbain vivait en saint, jeûnait comme un moine, et rapportait toute gloire à DIEU. Sa mort, qui arriva en décembre 1370, fut pleine d'édification.

Il demanda qu'on ouvrît les portes de son palais et qu'on permît au peuple de circuler autour de son lit : «II faut, dit-il, que le peuple puisse voir comment les papes meurent. »

Pratique:
Ne vous attribuez la gloire de rien, rapportez tout à DIEU et à sa grâce.

INTROIBO : O Radix Iesse

HODIEMECUM : " O Radix Jesse ".Bienheureux Urbain V, pape. 1370

MAGNIFICAT : Saint Urbain V, Pape

L'Evangile du Jour sur PerIpsumson Commentaire par le Bienheureux Guerric d'Igny


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 17 décembre 2011

18 DEC - Avent : O ADONAI / SAINT GATIEN, Premier Evêque de Tours

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).
  



 Saint Gatien
Premier Évêque de Tours
(IIIe siècle)

Une ancienne et respectable tradition de l'Église de Tours, d'accord avec l'illustre historien des Francs, saint Grégoire de Tours, nous apprend que Saint Gatien, son premier évêque, a été envoyé dans les Gaules par le pape saint Fabien, en 250, avec six autres évêques.

A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de DIEU et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.

Les conquêtes furent nombreuses; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort.

Traqué comme une bête fauve, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères ; une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu; il les préparait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile.

Huit églises furent élevées, par les soins du courageux pontife, sur la terre de Touraine. Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du CHRIST, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères. Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux.

C'est dans cet asile de la charité que le SAUVEUR réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à DIEU.

Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand NOTRE-SEIGNEUR lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête, et les saints attendent ton arrivée au ciel. »

Et le SAUVEUR administra lui-même à son disciple la sainte Communion en viatique. Sept jours après, il rendait à DIEU son âme riche en œuvres et en mérites, le 18 décembre de l'an 116. L’Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur.

Pratique :
Ne vous contentez pas de croire à l'Évangile, conformez-y votre vie, inspirez- vous constamment de ses maximes.
 

vendredi 16 décembre 2011

17 DEC : 1ère GRANDES "O" : O SAPIENTIA / SAINTE OLYMPIADE, Veuve

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).



O SAPIENTIA Antienne chantée

SAINTE OLYMPIADE, Veuve
  

Sainte Olympiade ou Olympie la gloire des veuves de l'Église d'Orient, naquit à Constantinople de parents très illustres, dont la mort prématurée la laissa de bonne heure à la tête d'une fortune considérable.

Elevée au milieu des plus saints exemples, elle était, à dix-huit ans, le modèle des vertus chrétiennes. C'est à cette époque qu'elle fut mariée à Nébridius, jeune homme digne d'une telle épouse. Ils se promirent l'un à l'autre une continence parfaite ; mais après vingt mois seulement de cette union angélique, Nébridius laissait Olympiade seule sur la terre et allait recevoir au ciel la récompense de ses vertus.


A l'empereur, qui voulait l'engager dans un nouveau mariage : « Si DIEU, dit-elle, m'eût destinée à vivre dans le mariage, il ne m'aurait pas enlevé mon premier époux. L'évènement qui a brisé mes liens me montre la voie que la Providence m'a tracée, celle de la virginité chrétienne. »


Depuis la mort de son époux, Olympiade avait rendu sa vie plus austère. Ses jeûnes devinrent rigoureux et continuels; elle se fit une loi de ne jamais manger de viande. Elle s'interdit également le bain, qui était dans les mœurs du pays; elle affranchit tous ses esclaves, qui voulurent continuer néanmoins à la servir ; elle administrait sa fortune en qualité d'économe des pauvres; les villes les plus lointaines, les îles, les déserts, les églises pauvres, ressentaient tour à tour les effets de sa libéralité.


Olympiade méritait assurément d'être mise au nombre des diaconesses de l'Église de Constantinople. Consacrées par l'évêque, qui leur imposait les mains en récitant sur elle des prières, les diaconesses étaient appelées à aider les prêtres dans l'administration des sacrements et les œuvres de charité. Elles étaient chargées d'instruire les catéchumènes de leur sexe et de préparer le linge qui servait à l'autel. En prenant le voile, elles faisaient vœu de chasteté perpétuelle. Il y avait déjà seize ans qu'Olympiade remplissait ces fonctions, quand saint Jean Chrysostome fut élevé sur le siège de Constantinople.


La sainte veuve n'avait pas manqué d'épreuves jusqu'à ce moment; des maladies cruelles, de noires calomnies, lui avaient fait verser, des larmes continuelles. Sous le nouveau patriarche elle allait faire un pas de plus dans le sacrifice et dans la sainteté. Saint Jean Chrysostome sut utiliser pour le bien les qualités et la fortune de l'illustre diaconesse.


C'est par elle qu'il éleva un hôpital pour les malades et un hospice pour les vieillards et les orphelins. Quand le patriarche partit pour l'exil où il devait mourir, Olympiade reçut une de ses dernières bénédictions. Elle fut entretenue dans ses œuvres par les lettres du pontife. Ses dernières années furent abreuvées de grandes amertumes ; elle acheva en exil, à Nicomédie, l'an 410, une vie toute de charité, de patience, de courage et de prière.


Pratique.
Suivez la voie de la Providence, et faites-y le plus de bien que vous pourrez. 

INTROIBO : Samedi des Quatre-Temps de l'Avent Saints Euspice et Maximin, confesseurs

O Sapientia - gregorian antiphon

HODIEMECUM : Saint Lazare de Béthanie, Ier évêque de Marseille et martyr. Ier siècle.


MAGNIFICAT : Sainte Olympiade, Veuve

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Grégoire le Grand 



"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

16 DEC - SAINT EUSEBE, Evêque / LA BSE MARIE DES ANGES, Carmélite

 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

Saint Eusèbe, né en Sardaigne, de nobles parents, au commencement du IVe siècle, fut élevé dans la pratique de la vertu et dans l'étude des sciences ecclésiastiques. Devenu évêque de Verceil, il s'attacha à former un clergé vertueux en lui faisant joindre à la vie séculière la vie monastique. Cette institution produisit de si consolants résultats, que de nombreux évoques s'empressèrent de l'imiter. Exilé par un empereur favorable aux ariens, il mourut en Thébaïde, des suites de mauvais traitements, et l'Église le qualifia de martyr (370). 

 
 LA BIENHEUREUSE MARIE DES ANGES
Carmélite

La Bienheureuse Marie des Anges née à Turin, en 1661, et cousine de saint Louis de Gonzague, fut, par son enfance si pure et si vertueuse, la digne émule de l'héroïque patron de la jeunesse.

A quatre ans, elle gémissait de ne pouvoir communier; à six ans, elle voulait s'enfuir en la solitude pour vivre dans la pénitence jusqu'à sa mort. Elle tomba gravement malade de chagrin, à la suite des obstacles qui s'opposèrent à ses desseins, et guérit soudain après avoir reçu la douce apparition de Marie tenant Jésus dans ses bras.


Après sa première communion, vers l'âge de onze ans et demi, son confesseur l'autorisa à communier trois fois par semaine. Elle vécut quelque temps dans le monde comme une vraie carmélite, et entra à quinze ans au Carmel de Turin, où rien ne l'étonna dans la vie austère qu'on y mène.


DIEU la purifia par de longues maladies, par des peines de conscience, par la permission qu'il donna au démon de la tenter d'une manière effrayante, quelquefois même visiblement.


Elle sortit de l'épreuve comme l'or de la fournaise, et DIEU la gratifia dès lors des faveurs les plus extraordinaires, don d'oraison, don de prophétie, don de pénétrer les cœurs, don d'extase, don de miracles.


Elle était apôtre dans le cloître et pensait à tous les besoins divers des âmes rachetées par le sang du SAUVEUR. Sa charité était sans bornes. On raconte qu'ayant fait demander sans succès à son souverain la grâce d'un soldat condamné à mort pour crime de désertion, elle se jeta aux pieds d'une image de JÉSUS agonisant et s'écria : « Ô mon doux Sauveur, si je m'étais adressé à vous, vous n'auriez pas manqué d'exaucer ma prière ! »


A peine achevait-elle ces mots qu'on vint lui annoncer que sa prière avait enfin été écoutée et que le condamné serait rendu à la liberté. Elle s'employait très efficacement pour la délivrance des âmes du purgatoire, et les âmes qu'elle avait délivrées venaient visiblement la remercier, avant de s'envoler au ciel.


Après avoir exercé longtemps les plus hautes charges du couvent, elle mourut le 16 décembre 1717, en entendant la voix de son Époux céleste qui l'invitait à le suivre.


Pratique:
Priez beaucoup pour les âmes du purgatoire ; elles seront reconnaissantes.

INTROIBO : Vendredi des Quatre-Temps de l’AventSaint Eusèbe, évêque et martyr

HODIEMECUM : Saint Eusèbe, évêque de Verceil, confesseur. 370.


MAGNIFICAT : Saint Eusèbe, Evêque de Verceil, Martyr / Bienheureuse Marie des Anges, Carmélite


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
son commentaire extrait d'un Hymne acathiste à la Mère de Dieu
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 15 décembre 2011

15 DEC - SAINT MAXIMIN ou MESMIN / LE BX JEAN LE DECHAUSSé

Saint Maximin ou Mesmin est un célèbre abbé du monastère de Micy, près d'Orléans. Sous sa conduite, ce couvent atteignit un développement et une perfection extraordinaires. De nombreux saints furent formés par lui aux plus héroïques vertus. DIEU le rendit puissant en œuvres et en paroles. Dans une grande famine, il multiplia d'une manière étonnante le pain et le vin pour subvenir aux besoins des malheureux. Il chassait les démons, guérissait les aveugles et opérait une foule d'autres miracles. Il mourut saintement, le 15 décembre 520.


Le Bienheureux Jean le Déchaussé,
Religieux de Saint-François

Le bienheureux Jean le Déchaussé naquit aux environs de Quimper, vers la fin du Xème siècle. Il fut ouvrier dans sa jeunesse, faisait et dressait des croix, bâtissait des ponts et des arches ; les travaux utiles à la gloire de DIEU ou au bien du prochain lui étaient les plus agréables.

Toutefois DIEU l'appelait plus haut, et à force de persévérance il put s'instruire et recevoir le sacerdoce. Dès lors sa vie fut très austère ; il jeûnait trois fois la semaine au pain et à l'eau, il visitait les malades et les pauvres, et il était l'objet de la vénération universelle. Pendant treize ans il fut curé dans son diocèse ; jamais il ne se servait de cheval ; il allait toujours à pied et sans chaussures, d'où lui est venu le nom de Déchaussé.

Sa vie pauvre lui eût permis de mettre de l'argent en réserve, mais les indigents recevaient tout son superflu et parfois même de son nécessaire. En 1316, le saint prêtre résolut de se faire disciple de Saint-François, et son évêque, voyant sa persévérance, le laissa partir avec la plus profonde tristesse.

Au couvent de Quimper, frère Jean parut bientôt le plus humble et le plus mortifié de tous. L'esprit de pauvreté lui faisait prendre les plus vieux habits, qu'il raccommodait lui-même. Comme il n'avait rien à donner, il sollicitait les riches et par eux soulageait les misérables.

Il se levait toutes les nuits bien avant les autres, et bien souvent ses nuits entières se passaient dans les délices de l'oraison. Le démon lui fit parfois une guerre terrible ; alors le saint religieux, confiant en DIEU, s'écriait au milieu de sa désolation : « Délivrez, SEIGNEUR, ma pauvre âme de ses ennemis. » II manifestait son mépris au tentateur, en l'appelant du nom de chien, et le chassait par quelques cris de l'âme empruntés aux psaumes.

Sa mortification était effrayante ; sauf quarante jours de l'année, il jeûnait continuellement, et d'ordinaire au pain et à l'eau; pendant seize ans, il ne goûta ni viande ni vin.

En 1349, il se dévoua au service des pestiférés, offrit à DIEU sa vie en sacrifice, et mourut du terrible fléau.

Pratique : Donnez le bon exemple ; faites aimer la vertu autour de vous.


INTROIBO : Octave de l’Immaculée Conception

MAGNIFICAT : Sainte Chrétienne, vierge et esclave, apôtre des Ibériens. 309.

MAGNIFICAT : Bx Jean le Déchaussé, Religieux de Saint François

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Augustin

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
 
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14 DÉC - SAINT NICAISE,Archevêque de Reims, Martyre, et SAINTE EUTROPIE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

SAINT NICAISE
Archevêque de Reims
SAINTE EUTROPIE
Martyrs
(Ve siècle)
Saint Nicaise, archevêque de Reims, fut un vrai pasteur des âmes, l'homme de la paix, de la justice et de la charité. "La gloire d'un pasteur, répétait-il souvent, n'est pas de se couvrir des dépouilles de ses ouailles, mais de se dépouiller lui-même pour les revêtir."

Longtemps la cité de Reims fut docile à sa parole. Mais peu à peu le pasteur affligé vit son troupeau glisser dans la corruption et le vice. Les crimes s'y multipliaient de jour en jour, et la voix de Nicaise, qui flagellait publiquement les abus, n'était plus écoutée. DIEU résolut alors d'envoyer à la cité coupable un châtiment exemplaire. Il appela sur elle le glaive des Vandales. Avant de frapper, le SEIGNEUR, usant de miséricorde, députa du Ciel un Ange pour annoncer au saint évêque le fléau qui allait affliger la ville ingrate.

Nicaise assembla son peuple, et, les larmes dans la voix: "Pleurez, dit-il, gémissez sous la cendre, troupeau infortuné, DIEU a compté le nombre de vos iniquités; si vous ne faites pénitence, d'effroyables châtiments vont s'appesantir sur vous." Mais ces salutaires avertissements furent inutiles. L'apparition des Vandales se chargea de justifier la prédiction du saint pontife. Nicaise attendit les barbares à genoux; l'un d'entre eux se précipita sur lui, et d'un coup de hache lui abattit la tête.

Sa soeur Eutropie allait être épargnée; mais, craignant des outrages pires que la mort, elle souffleta le meurtrier de son frère, et reçut un coup d'épée au travers du corps. 

Les barbares s'enfuirent en entendant les anges chanter dans les airs la gloire des saints martyrs.

Pratique : Ne résistez jamais à la voix du remords et de la pénitence; Dieu vous châtierait si vous endurcissiez votre coeur.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
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13 DEC - SAINTE LUCIE, Vierge et Martyre / SAINTE ODILE, Vierge 
 "Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales). 
 
Une jeune fille de Syracuse, nommée LUCIE, vint l'an 301 à Catane, au tombeau de sainte Agathe, avec sa mère, qui souffrait d'un flux de sang incurable. Après avoir prié un instant, Lucie s'endormit et vit en songe sainte Agathe qui lui dit : « Lucie, ma sœur, pourquoi me demander ce que ta foi a pu obtenir par elle-même? Ta mère est guérie. Quant à toi, tu seras bientôt la gloire de Syracuse comme je suis la gloire de Catane. »

Lucie, en échange de la guérison de sa mère, lui demanda et obtint la grâce de garder la fleur de sa virginité.

De retour à Syracuse elle se défit de ses bijoux, vendit tous ses biens, et ne tarda pas à être dénoncée comme chrétienne par son propre fiancé. Le gouverneur fait venir Lucie à son tribunal et lui ordonne de sacrifier aux dieux :

-"Le sacrifice véritable et pur aux yeux du SEIGNEUR, dit-elle, c'est de visiter les veuves et les orphelins pour les secourir dans leur détresse. C'est ce que je fais depuis trois ans ; maintenant qu'il ne me reste plus rien à donner, je viens m'offrir moi-même à DIEU comme une hostie vivante.
-Tu pourrais conter cela aux chrétiens, mais devant moi c'est inutile.
-Tu agis pour plaire à ton prince ; mais moi, je ne veux plaire qu'au Christ.
-Toutes ces paroles cesseront quand tu sentiras les verges.
-Je suis la servante du SEIGNEUR, c'est son Esprit-Saint qui parle par ma bouche.
- L’Esprit Saint est donc en toi?
-Oui; l'apôtre a dit : Les cœurs purs sont les temples de l'Esprit-Saint.
-Je te ferai conduire aux mauvais lieux, pour que l'Esprit-Saint abandonne ton corps souillé.
-La pureté est dans le cœur ; tes outrages doubleront la couronne de ma virginité. "

La menace est exécutée ; les bourreaux la saisissent pour l'entraîner aux lieux infâmes, mais Lucie demeure immobile. Ils unissent leurs efforts, ils s'épuisent, la sueur coule de leur front; Lucie, par un miracle étonnant, reste inébranlable comme un rocher. On la tire avec des cordes attachées à ses pieds et à ses mains, sans plus de succès. On attelle plusieurs paires de bœufs pour l'ébranler ; mais toute la vigueur de ces robustes animaux ne produit aucun effet :

« Quels maléfices emploies-tu donc? dit à Lucie le préfet exaspéré.
-Je ne recours point aux maléfices, dit la sainte martyre, mais la puissance de DIEU est avec moi.

-Comment peux-tu, femme de rien, triompher d'un millier d'hommes?
-Fais-en venir dix mille, et ils ne pourront lutter contre DIEU. »

Lucie est alors couverte d'huile, de poix et de résine, et on y met le feu ; mais la flamme respecte la vierge chrétienne.

Enfin un coup d'épée dans le sein la couche sur le sol, et elle meurt en prédisant la paix de l'Église, l'an 304.

Pratique: Priez DIEU dans les dangers de l'âme; vous obtiendrez la victoire.
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 SAINTE ODILE
Vierge
 Odile (née vers 662 à Obernai), décédée vers 720 à Hohenbourg était la fille du duc d’Alsace Adalric (connu aussi sous le nom tudesque d’Ethic ou Etichon) et de Berswinde, nièce de saint Léger. Vers 700, Odile devient abbesse du monastère de Hohenbourg (mont Sainte-Odile, Vosges) fondé par son père. Elle fut canonisée au XIe siècle par le pape saint Léon IX, et proclamée « patronne de l’Alsace » par le pape Pie XII en 1946.

La vie de
sainte Odile, nous est connue grâce à un texte anonyme écrit peu avant 950. Son père, le duc d’Alsace Adalric, aurait préféré avoir un garçon, d’autant plus qu’Odile était née aveugle. C’en était trop pour le duc, qui décida de faire mourir cette enfant qui déshonorait sa famille. Mais Bereswinde, la femme d’Adalric, confia Odile à une nourrice qui l’éleva pendant douze ans, avant de l’envoyer au monastère de Balme (aujourd’hui Baume-les-Dames, situé entre Besançon et Montbéliard).

L’enfant n’était pas encore baptisée. Or saint Erhard, un moine irlandais et évêque d’Ardagh (Comté de Longford), itinérant en Bavière, eut une vision dans laquelle DIEU lui ordonnait de se rendre à Baume-les-Dames afin de procéder à ce baptême. Ce qu’il fit quelques jours plus tard et, au moment où l’huile sainte touchait les yeux d’Odile, celle-ci retrouva la vue.


Le miracle fit grand bruit, mais ne calmait toujours pas Adalric. Loin de se réjouir, lorsqu’
Odile revint le voir accompagnée de son frère Hugues, il se mit dans une telle fureur qu’il tua ce dernier. Plus tard, il se repentit et donna à Odile son château de Hohenbourg, qu’elle transforma en monastère. Le château étant construit sur une montagne, beaucoup de fidèles, notamment les malades, pouvaient difficilement y accéder. Odile fit construire pour eux un second établissement appelé Niedermünster, autrement dit "le monastère d’en bas". On situe la date de la mort d’Odile vers l’an 720.

Le site d’Hohenbourg est plus connu sous le nom de mont
Sainte-Odile, qui reçoit chaque année des dizaines de milliers de visiteurs. Odile est la sainte patronne de l’Alsace. Sa fête était célébrée autrefois le 13 décembre, mais on a préféré la séparer de sainte Lucie, fêtée le même jour, d’autant que toutes deux étaient invoquées par les fidèles pour guérir les maladies oculaires.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
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12 DÉC - NOTRE DAME DE GUADALOUPE, Patronne de l'Amérique Latine / SAINT VALÉRY, Abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

 
NOTRE-DAME de GUADALUPEPatronne de l'Amérique Latine
(1531)

Un samedi, 9 décembre 1531, un pieux Indien du nom de Juan Diego se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion. Comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, il entendit tout à coup une musique céleste descendre jusqu'à lui.

Irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fait l'ascension et dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs, il aperçoit une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté:
"Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?"
— Madame, je vais à Mexico entendre la messe en l'honneur de la Vierge.
— Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue; Je suis cette Vierge, Mère de Dieu. Je désire que l'on me bâtisse ici un temple magnifique d'où je répandrai mes faveurs et ferai voir ma compassion envers tous ceux qui m'invoqueront avec confiance. Va trouver l'évêque de Mexico pour l'instruire de ma volonté.»

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition. «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

Ce n'était point la saison des fleurs et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule.



Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché. Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée. Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision.

Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée. «On m'appellera, dit-elle: Notre-Dame de Guadalupe». Ce mot venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie: Fleuve de Lumière.

Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac où l'on vénéra la sainte image de Marie imprimée dans le manteau du voyant. Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe.
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SAINT VALÉRY
Abbé

SAINT VALERY était un enfant du peuple; il naquit en Auvergne, sur la fin du vie siècle. Son père l'appliqua tout jeune à la garde des troupeaux, et c'est en s'acquittant de cet emploi qu'il apprit à lire par lui-même. Sa première lecture fut le Psautier. Il aimait à méditer de longues heures en gardant ses troupeaux, et il était ravi toutes les fois qu'il entendait les chants sacrés dans les églises.

Jamais on ne le vit entendre sans protestation des paroles inconvenantes, que sa délicatesse de conscience ne pouvait souffrir. Un jour, plein du désir de sa perfection, il s'enfuit, sans la permission de son père, dans un couvent où un de ses oncles était religieux.

Son père irrité vint le chercher ; mais ni les caresses, ni les menaces paternelles, ni l'intervention des moines, ne purent le faire sor¬tir. L'enfant, ayant pour lui la parole évangélique : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, » demeura victorieux, et peu de temps après, son père lui-même, assistant à sa prise d'habit, versait des larmes de joie.

Valéry, après avoir édifié longtemps le monastère par sa sainteté, se sentit inspiré d'aller se mettre, à Luxeuil, sous la direction du célèbre saint Columban. Le saint lui donna une partie du jardin à cultiver; Valéry y mit tant de zèle et d'application, qu'en très peu de jours tous les insectes qui le dévastaient disparurent, ce que le maître attribua à l'obéissance de son disciple bien plus qu'à son travail.

Un jour, Valéry se sentit enflammé du désir de la conquête des âmes ; il obtint du roi Clotaire II la solitude de Leuconay, à l'embouchure de la Somme, et y bâtit un monastère où sa vertu attira bientôt une multitude de disciples.

Parmi les miracles nombreux par lesquels la ciel confirma la réputation de vertu du saint moine, on raconte la résurrection d'un supplicié qu'il avait rencontré sur son chemin, au moment où ce malheureux venait d'expirer.

Comme le justicier qui l'avait pendu, irrité de le voir en vie, voulait le pendre de nouveau, Valéry lui adressa de si terribles menaces, qu'il laissa libre celui pour lequel le ciel se déclarait.

On ne saurait dire le nombre de possédés que le saint homme délivra. A la seule vue de Valéry, les démons s'écriaient : « Hélas ! Voilà notre ennemi qui vient nous tourmenter! »

Un jour, saisi d'indignation à la vue d'un arbre auquel les païens de la contrée rendaient un culte insensé, il dit à l'enfant qui l'accompagnait : « Va, et au nom de DIEU arrache cet arbre maudit ! » L'enfant obéit, l'arbre tombe avec fracas, et les païens ne tardent pas à se convertir.

Valéry mourut en 622.

Pratique. Imitez les industries des saints, profitant de tout pour leur sanctification. Estimez surtout l'obéissance, qui enfante des merveilles.

dimanche 11 décembre 2011

11 Déc - SAINT DAMASE d'ESPAGNE, Pape / SAINT VICTORIC et SAINT FUSCIEN, Martyrs à Amiens

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

Saint Damase d'Espagne
Pape
(304-384)
On convient que saint Damase était d'origine espagnole, quoiqu'on ne sache pas précisément en quelle ville ni en quelle province il naquit, vers l'an 304. Étant venu à Rome avec sa famille, il entra dans les Ordres sacrés et devint par ses mérites un des membres les plus considérables du clergé. Le pape saint Libère en fit son archidiacre ou vicaire général et lui confia la charge de nonce apostolique auprès des empereurs Valens et Valentinien.

En 355, Libère, gardien de la foi de Nicée et défenseur de saint Athanase, fut enlevé de son siège par ordre de l'empereur Constance. Ne se contentant pas de témoigner de sa fidélité au souverain pontife,
Damase voulut l'accompagner quelque temps jusqu'en Thrace où il souffrit l'exil et la mort. Après le décès du Saint-Père, saint Damase, alors âgé de soixante-deux ans, fut élu pour lui succéder.

Ursin ou Ursicin, diacre ambitieux qui convoitait la haute dignité de souverain pontife, se fit élire antipape. Jaloux de l'ascendant moral dont jouissait saint Damase, Ursin le fit accuser d'adultère. Le saint pontife ne se troubla point de cette noire calomnie, mais pour le bien de l'Église, il assembla à Rome un synode de quarante-quatre évêques où il se justifia pleinement. Ses accusateurs furent excommuniés et chassés de la ville éternelle.


Malgré ces difficultés,
saint Damase donna tout son éclat à la papauté au IVe siècle. En 369, sur le conseil de saint Athanase, il convoqua un concile à Rome où il condamna les décrets du faux concile de Rimini dans lequel la profession de foi du concile de Nicée avait été rejetée, et déposa Auxence, évêque arien de Milan. En 373, dans un deuxième concile toujours tenu à Rome, il condamna les nombreuses hérésies qui infectaient alors l'Église d'Orient, surtout celle d'Apollinaire qui prétendait que le corps de JÉSUS-CHRIST n'avait pas été formé dans le sein de Marie, et qu'en la personne du Christ, le Verbe tenait lieu de l'entendement humain. Durant ce même concile, saint Damase promulgua la liste des Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament reconnus comme divinement inspirés. Ce saint pape régla aussi la psalmodie et introduisit l'usage de terminer tous les psaumes par le Gloria Patri.

En 381, après avoir convaincu d'hérésie les évêques Pallade et Secondien,
saint Damase tint le second concile général de l'Église dans la ville d'Aquilée, afin de remédier au schisme qui affligeait depuis longtemps l'Église d'Antioche. Cette réunion au sommet se composait de cent cinquante évêques d'Orient. Arius et le prince Macédonius furent condamnés, leurs erreurs démasquées, et la foi orthodoxe ressuscita plus forte et plus belle qu'auparavant. Le saint pape Damase mourut octogénaire, après avoir gouverné pendant dix-huit ans l'Église de JÉSUS-CHRIST avec un dévouement inlassable et une sagesse éprouvée.

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Saint Victoric et Saint Fuscien
Martyrs à Amiens
Émules de Quentin, de Crépin et de Crépinien, Victoric et Fuscien étaient aussi deux jeunes Romains venus à Thérouanne, au nord de la France actuelle, pour répandre l'Évangile, dont ils avaient reçu le bienfait.

Leur succès attira sur eux la haine des prêtres païens; toutefois, par leurs paroles et leurs prodiges, ils purent amener à la foi chrétienne un grand nombre d'idolâtres.

Traduits au tribunal du féroce préfet des Gaules Rictiovarus, ils subissent un long interrogatoire : « Quel DIEU adorez-vous? leur dit-il. Nous adorons JÉSUS-CHRIST, Fils de DIEU le Père, qui a sauvé le monde après l'avoir créé. — Quittez cette folie et sacrifiez aux dieux, ou bien je vous accablerai de supplices.- Quand on sert DIEU, on ne craint pas la mort. »

Les deux confesseurs sont chargés de fers et conduits à Amiens. Là ils sont attachés à un poteau, et on leur traverse le nez et les oreilles avec des broches de fer. On leur enfonce ensuite dans la tête des clous rougis au feu, et on leur arrache les yeux.

Les martyrs bénissent DIEU dans leurs tourments. On les jette ensuite en prison, croyant qu'ils vont y rendre l'âme; mais on les retrouve le lendemain vivants, pleins de force et invincibles dans leur foi : "Qu'on les attache à un poteau! s'écrie Rictiovarus, et qu'on les perce à coups de flèches. "

L'ordre barbare est exécuté ; bientôt une grêle de flèches hérisse le corps des deux martyrs, dont le sang jaillit abondamment sur le sol. Enfin ils ont la tête tranchée, et leur âme vole au ciel recevoir la récompense d'un si généreux sacrifice, le 11 décembre 287.

La foule émerveillée aperçut alors les dépouilles mortelles des deux martyrs toutes brillantes de gloire et admira la grandeur du DIEU des chrétiens.

Mais son admiration fut bien plus grande, quand elle vit les deux corps se lever, prendre dans leurs mains leurs têtes sanglantes et les porter au lieu où avait été placé le corps du martyr Gentien, leur disciple, récente victime de la cruauté de Rictiovarus.

Un autre prodige fut le châtiment public du tyran des chrétiens, qui périt bientôt de la manière la plus tragique.

Pratique: Estimez-vous heureux et soyez digne de porter le titre de chrétien.

INTROIBO : 3ème dimanche de l’Avent Saint Damase Ier, pape et confesseur

HODIEMECUM : Saint Damase d'Espagne, pape. 384.


MAGNIFICAT : Saint Damase d'Espagne, Pape / Saint Victorien et Saint Fuscien, Martyrs


Lectures et Évangile du Jour sur PerIpsum


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 10 décembre 2011

10 DEC - SAINTE EULALIE, Vierge et Martyre / SAINTE VALERIE, Vierge et Martyre à Limoges / SAINT PIERRE FOURIRE, Fondateur d'Ordre


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

Sainte Eulalie, vierge et martyre d'Espagne, poussée par l'Esprit-Saint, osa reprocher au tyran Dacien son impiété et sa haine contre le christianisme ; elle donna avec joie sa vie pour JÉSUS-CHRIST, dans les plus cruels tourments, l'an 304. 
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TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON DE NAZARETH

Vers la fin du XIII siècle, la nouvelle terrible que la terre sainte était perdue pour les chrétiens répandit une profonde tristesse dans toute l'Église ; mais en même temps une autre nouvelle vint consoler les âmes chrétiennes : la sainte maison de Nazareth, où la Vierge Marie avait conçu le Verbe fait chair, avait été transportée par les anges en Dalmatie.

C'était l'an 1291. Au lever de l'aurore, les habitants du pays ne remarquèrent pas sans étonnement un nouvel édifice qui reposait sur la terre sans fondements, et attestait, par sa forme, une origine étrangère. Quel pouvait être ce monument? Pendant que l'on s'interrogeait avec curiosité, Marie apportait elle-même du ciel la réponse à l'évêque du diocèse, qui, gravement malade, demandait au ciel sa guérison pour aller voir le prodige : « Mon fils, lui dit Marie en lui apparaissant, cette maison est la maison de Nazareth où a été conçu le Fils de DIEU. Ta guérison fera foi du prodige. »


Trois ans plus tard, la sainte Maison, portée par les mains des anges, s'éleva de nouveau dans les airs et disparut aux regards du peuple désolé, le 10 décembre 1294. Or, le lendemain matin, les habitants de Récanati, en Italie, voyaient sur la montagne voisine de Loreto ou Lorette une maison inconnue, à l'aspect extraordinaire.


On eut bientôt constaté que cette maison n'était et ne pouvait être que celle de Nazareth, que les habitants de la Dalmatie avaient vue soudain disparaître dans le même temps. De là un concours immense de peuples, un pèlerinage devenu célèbre et peut-être le plus cher à la piété chrétienne.


Au XIVe siècle, un temple magnifique fut bâti pour garder la maison miraculeuse. Ce temple existe encore et voit chaque jour de nombreux pèlerins de toutes les parties du monde. Que ne dit pas au cœur du chrétien ce monument vénérable ! Combien il rappelle de mystères ! Combien il a vu de merveilles de sainteté ! Combien sa présence à Lorette et son existence aujourd'hui supposent de miracles! Le pèlerin aime à se dire : « Là pria Marie, là travailla Joseph, là vécut JÉSUS ! »

II aime à baiser un objet de bien peu de valeur par lui-même, mais plus précieux que tous les trésors, par les souvenirs qui y sont attachés : on l'appelle la sainte écuelle; c'est le petit vase de terre où le SAUVEUR, dit la tradition, prenait sa nourriture corporelle.


Ô admirable pauvreté d'un DIEU !


Pratique:
Adorez souvent le mystère de l'Incarnation, et dites : Le Verbe s'est fait chair.

INTROIBO : 3ème jour dans l’Octave de l’Immaculée Conception
Samedi de la 2ème semaine de l’Avent

HODIEMECUM : Notre Dame de Lorette. Translation de la maison de la sainte Vierge de Nazareth en Dalmatie et de Dalmatie à Lorette. 1294.


MAGNIFICAT : Translation de la Maison de la Sainte Famille à Lorette


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
les Lectures du Jour
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
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9 DÉCEMBRE : SAINTE LEOCADIE DE TOLÈDE, Vierge et Martyre / SAINTE VALÉRIE, Vierge et Martyre à Limoges / SAINT PIERRE FOURNIER, Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).


Sainte Leocadie était de Tolède, en Espagne. Dès son enfance, elle s'adonna avec tant de dévotion au service de NOTRE-SEIGNEUR, qu'on la regardait comme un modèle d'innocence et de piété.

Le persécuteur Dacien la fit comparaître à son tribunal, et, sachant qu'elle était de haute condition, il lui reprocha de s'être attachée à une religion vile et méprisable.

Léocadie lui répondit qu'elle s'estimait très heureuse et très honorée d'être la servante de JÉSUS-CHRIST et que ni les supplices ni la mort ne pourraient la faire renoncer à sa religion.

Le tyran ordonna de la fouetter comme une esclave, et la fit reconduire, toute sanglante, dans une noire prison, en attendant de plus cruelles tortures.

Sur le chemin, elle rencontra des chrétiens qui s'apitoyaient sur son sort : « Consolez-vous, leur dit-elle, réjouissez-vous plutôt que de gémir, car c'est une grande grâce d'endurer quelque chose pour JÉSUS-CHRIST. »

Cependant Léocadie apprit, dans sa prison, toutes les cruautés que l'on exerçait en Espagne contre les chrétiens. Elle en fut tellement saisie de douleur, qu'elle pria son Époux céleste de la retirer du monde.

Sa prière fut exaucée ; elle expira bientôt en baisant tendrement une croix qu'elle avait miraculeusement gravée sur la pierre dure par la seule impression de son doigt.

C'était le 9 décembre 303.


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Sainte Valérie,
Vierge et Martyre à Limoges

Sainte Valérie, fille spirituelle de saint Martial, naquit à Limoges, dont elle fut la première vierge et la première martyre, la première gloire chrétienne.

Elle était avide de la parole de DIEU, passait en prière des journées entières, se faisait l'humble servante des pèlerins et des pauvres, et donnait l'exemple de toutes les vertus. Elle fit, entre les mains de l'apôtre de l'Aquitaine, le vœu de virginité, vendit tous ses biens, distribua tous ses trésors aux pauvres ou les employa pour les besoins de l'Église et les œuvres chrétiennes.

Le proconsul, qui avait prétendu à sa main, la fit venir et lui adressa les plus durs reproches : « Si je vous ai préféré un Epoux dit-elle, sachez que ce n'est pas un mortel, mais JESUS crucifié ; il n'y a rien en cela qui puisse être une offense contre vous. »

Aussitôt Valérie est condamnée à mort. Elle marche au supplice le sourire sur les lèvres : « Quelle erreur est la vôtre! dit-elle au soldat qui la conduit, vous croyez me mener à la mort, vous me menez à la vie. »

Arrivée au lieu du supplice, elle se mit en prière et entendit une voix qui lui dit : « Ne crains rien, les anges s'apprêtent à te recevoir. » Quand elle eut la tête tranchée, les assistants virent son âme, éblouissante de lumière, monter au ciel au milieu des concerts angéliques.

Son corps se leva de terre, prit sa tête en ses mains et la porta à saint Martial, qui offrait le divin sacrifice.

Pratique
. Aimez à lire les Actes des martyrs ; cette lecture vous rendra meilleur et plus fort.

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SAINT PIERRE FOURIER
Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame
(+ 1640)


C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, “afin qu´autant de fois ils se souviendraient d´eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d´une vertu médiocre”.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons: ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres: “Ou il prie, ou il étudie.”

Pierre Fourier
entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin: il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu´après quarante ans on s´en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d´amour pour DIEU et le prochain, il se met à l´oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.


Attentif au bien des âmes, il l´est aussi à celui des corps: il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Evre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit: “Je suis content. Je prie DIEU de bon coeur, pour l´honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent!”


Mais c´est surtout pour les enfants qu´il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour. A la vue de l´insuffisance de l´instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l´enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l´Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.


La fidélité de
Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s´exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray,
Pierre Fourier y fit ce qu´il avait toujours fait; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu´il avait tant de fois répétées: “Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine!” C´était le 9 décembre 1640.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478


Ne vous affligez si fort, je vous prie, pour tant de petites brouilleries qui arrivent les unes sur les autres, tout cela se fait ainsy par la permission de Dieu qui vise à notre avancement et plus grand bien ; tâchons seulement à prendre le tout en bonne part, et faire pour luy ce qui sera notre possible, à la bonne foy, et avec intention sincère et droicte et ferme espérance en sa bonté paternelle, et il parachèvera le reste en temps opportun."

(Saint Pierre Fourier - Lettre aux religieuses de Nancy)

INTROIBO : 2ème jour dans l’Octave de l’Immaculée Conception

HODIEMECUM : Saint Budoc, évêque de Dol-de-Bretagne, confesseur. VIe/VIIe.

MAGNIFICAT : Saint Pierre Fourier, Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire tirée d'une Homélie attribuée à Saint Hippolyte de Rome


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"