mardi 31 mars 2009

31 MARS - BENJAMIN, Diacre et Martyr / LE BIENHEUREUX NICOLAS DE FLUE, Ermite en Suisse

L'un des plus illustres martyrs de Perse fut le diacre BENJAMIN. Ayant refusé de promettre de ne plus instruire les mages persans dans la religion chrétienne, il fut arrêté par ordre du roi, qui entreprit de l'effrayer par ses menaces.
Mais Benjamin, toujours inébranlable, fut victime de la cruauté la plus inouïe. Sa bienheureuse mort arriva l'an 424.

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LE BIENHEUREUX. NICOLAS DE FLUE
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Ermite en Suisse



Le bienheureux NICOLAS DE FLUE naquit en Suisse, de parents pieux, en 1417. Un jour, à la vue d'une flèche élancée, sur une montagne voisine, il fut épris du désir du ciel et de l'amour de la solitude. Il se maria pour obéir à la volonté formelle de ses parents et eut dix enfants.

Son mérite et sa vertu le firent choisir par ses concitoyens pour exercer des fonctions publiques fort honorables. Sa prière habituelle était celle-ci : "Mon SEIGNEUR et mon DIEU, enlevez de moi tout ce qui m'empêche d'aller à vous. Mon SEIGNEUR et mon DIEU, donnez-moi tout ce qui peut m'attirer à vous. Mon SEIGNEUR et mon DIEU, prenez-moi à moi et donnez-moi à vous."

II avait cinquante ans, quand une voix intérieure lui dit : « Quitte tout ce que tu aimes, et DIEU prendra soin de toi. » II eut à soutenir un pénible combat, mais se décida en effet à tout quitter, femme, enfants, maison, domaine, pour servir DIEU. Ce fut un jour de larmes accompagnées de résignation dans la maison de Nicolas ; il s'éloigna pieds nus, vêtu d'une longue robe de bure, un chapelet à la main, sans argent, sans provisions, en jetant un dernier regard tendre et prolongé vers les siens.

Une nuit, DIEU le pénétra d'une lumière éclatante, et depuis ce temps il n'éprouva jamais ni la faim, ni la soif, ni le froid. Ayant trouvé un lieu sauvage et solitaire, il s'y logea dans une hutte de feuillage, puis dans une cabane de pierre. La nouvelle de sa présence s'était répandue bientôt, et il se fit près de lui une grande affluence. Chose incroyable, le Saint ermite ne vécut, pendant dix-neuf ans, que de la Sainte Eucharistie ; les autorités civiles et ecclésiastiques, saisies du fait, firent surveiller sa cabane et constatèrent la merveille d'une manière indubitable.

La Suisse, un moment divisée, était menacée dans son indépendance par l'Allemagne. Nicolas de Flûe, vénéré de tous, fut choisi pour arbitre et parla si sagement, que l'union se fit, à la joie de tous, et la Suisse fut sauvée. On mit les cloches en branle dans tout le pays, et le concert de jubilation se répercuta à travers les lacs, les montagnes et les vallées, depuis le plus humble hameau jusqu'aux grandes villes.

Nicolas fut atteint, à l'âge de soixante-dix ans, d'une maladie très aiguë qui le tourmenta huit jours et huit nuits sans vaincre sa patience. Il rendit l'âme le 21 mars 1487. La Suisse l'aime et le vénère comme l'un de ses patrons les plus populaires.

Pratique. Renoncez à vous pour être à DIEU ; moins vous serez à vous, plus vous serez à DIEU.

lundi 30 mars 2009

30 MARS - SAINT JEAN CLIMAQUE, Abbé

On ignore le lieu précis et la date de la naissance de ce saint, mais on croit qu'il vécut de l'an 525 à l'an 605. Son nom de CLIMAQUE lui vient du beau livre qu'il composa sous le titre grec de Climax ou Échelle du ciel.

La Palestine fut son premier séjour ; à seize ans, il quitta le monde pour se donner entièrement à DIEU dans un monastère du mont Sinaï. A dix-neuf ans, le jeune moine, sous la conduite d'un saint religieux nommé Martyrius, travailla sans relâche à sa perfection et y fit des progrès si rapides, qu'ils étonnaient son maître lui-même.

A la mort de son maître, JEAN se retira dans une solitude profonde, afin d'y mener une vie plus parfaite encore. Une croix de bois, une table formée de quatre planches grossières et le livre des saintes Écritures, avec quelques ouvrages des saints Pères, en faisaient tout l'ameublement. C'est là qu'il vécut quarante ans, de la vie d'un ange plutôt que de la vie d'un homme. Détaché du monde, affranchi pour ainsi dire du corps par la mortification, il s'élevait librement jusqu'à DIEU, s'abîmait dans des contemplations sublimes et s'entretenait suavement avec les anges des mystères de la foi.

Ses deux yeux étaient deux fontaines de douces larmes qu'il versait dans le secret de la solitude, veillant à n'être observé par personne. Il eût voulu noyer dans ses pleurs tous les crimes de la terre ; il gémissait aussi sur son trop long exil et soupirait après la patrie céleste ; mais le plus souvent ses larmes étaient des larmes de joie, d'admiration et de débordant amour, excitées par la contemplation des merveilles divines qui lui étaient révélées.

Est-il étonnant que, nouveau Jean-Baptiste, il vit les foules accourir à lui pour recevoir les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne ? A chacun il traçait des règles salutaires ; sa bénédiction guérissait les malades, fortifiait les faibles, consolait les affligés, touchait les obstinés et les convertissait plus que les raisonnements de la science.

Grande était la puissance de Jean Climaque contre le démon ; il sut le vaincre et le décourager dans les combats qu'il lui fit subir à lui-même ; il fut terrible aussi à l'ennemi du salut en le chassant de l'âme de ses frères. Un solitaire nommé Isaac vint se jeter à ses pieds, le suppliant de le délivrer des obsessions impures dont le démon le pressait sans relâche : « La paix soit avec vous, mon frère ! » dit le saint.

A ces mots, il se mit avec lui en prière. Le visage du saint devint resplendissant d'une clarté céleste qui se répandait dans la grotte, et le démon poussait d'affreux rugissements. La prière terminée, Isaac se releva paisible et délivré pour toujours.


Jean Climaque
fut élu, à soixante-quinze ans, abbé du Sinaï, et devint de plus en plus l'ange et l'oracle du désert jusqu'à sa mort, qui arriva cinq ans plus tard. C'est à la fin de sa vie qu'il écrivit le livre d'où il tire son nom.

Pratique. Ne soyez point curieux des choses de la terre ; appliquez-vous aux choses éternelles.

29 MARS / SAINTS JONAS ET BARACHISIUS, Martyrs

L'an 327 de l'ère chrétienne vivaient dans un petit village de la Perse, deux frères chrétiens, nommés JONAS et BARCHISIEUS; ils craignaient DIEU et observaient fidèlement Sa loi.

Ayant appris que le roi Sapor avait lancé un édit contre la religion du CHRIST, et que déjà un grand nombre de chrétiens étaient en prison, ils résolurent d'affronter la persécution et d'aller encourager les martyrs. A la vue de plusieurs chrétiens dans les tourments : « Ne craignez rien, leur dirent-ils, combattons, mes frères, pour le nom de Jésus crucifié, et nous obtiendrons, comme nos devanciers, la glorieuse couronne promise aux vaillants soldats de la foi. »

Soutenues par ces paroles, les victimes consomment sans faiblesse leur sacrifice. Mais il n'en fallait pas davantage pour exciter la colère des ministres du roi. Jonas et Barachisius sont arrêtés et menacés de mort s'ils n'adorent les dieux de la Perse, le soleil, le feu et l'eau. Leur refus est suivi de cruelles tortures.

Jonas, attaché à un pieu, est frappé de verges couvertes d'épines jusqu'à ce que ses côtes soient mises à nu; mais il bénit et glorifie le SEIGNEUR. On le traîne alors, une chaîne aux pieds, sur un étang glacé pour y passer la nuit.

Pendant ce temps, Barachisius confond à son tour la folie des adorateurs des idoles, et affirme que jamais il n'adorera que Celui qui est le Créateur tout-puissant du soleil, du feu et de l'eau. On lui verse du plomb fondu sur les yeux, dans la bouche, dans le nez et les oreilles, puis on le suspend par un pied dans sa prison.

Le lendemain, le combat recommence pour les deux frères. Aux questions railleuses de ses bourreaux, Jonas répond : « DIEU ne m'a jamais donné une nuit plus heureuse ni plus tranquille ; » puis il leur parle avec une éloquence et une sagesse qui les ravissent d'étonnement et d'admiration malgré eux, sans toutefois diminuer leur barbarie.

Ils coupent par phalanges les doigts des mains et des pieds du saint martyr, et ensuite le jettent dans une chaudière de poix bouillante, après lui avoir ôté la peau de la tête. La poix bouillante l'ayant épargné, ils le placent sous un pressoir à vis et le broient en faisant tourner sur lui cet horrible instrument ; c'est dans ce supplice que Jonas termina son combat victorieux.

Quant à son frère Barachisius, il ne fut pas moins admirable. Jeté dans un buisson d'épines aiguës, on ne l'en retira que pour enfoncer dans sa chair des pointes de roseaux et les arracher violemment. Au lieu de se plaindre, la douce victime, à l'exemple du Maître, priait pour ses ennemis.

Son corps fut ensuite broyé sous le même pressoir où son frère avait expiré, et l'âme du nouveau martyr alla rejoindre celle du bienheureux Jonas dans la paix éternelle de JESUS-CHRIST.

Pratique. Pensez souvent aux terribles supplices des martyrs, pour soutenir votre courage.

28 MARS - SAINT GONTRAN / LA BIENHEUREUSE JEANNE-MARIE DE MAILLE


SAINT GONTRAN, petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde et roi de France, après des guerres continuelles avec ses frères répara ses torts par la pénitence et par la pratique des bonnes œuvres.

Il puisait dans la religion les vrais principes d'un gouvernement juste, pacifique et bienfaisant. Son règne fut accompagné d'une prospérité constante dans la paix et dans la guerre.

Il honorait les évêques comme ses pères, fondait des églises et des monastères, montrait une charité immense pour les pauvres, et, dans un temps de famine, il joignit à ses aumônes des prières et des jeûnes pour fléchir la colère de DIEU.

Il mourut en 593, avec la réputation d'un bon prince.


LA BIENHEUREUSE JEANNE-MARIE DE MAILLÉ


JEANNE-MARIE DE MAILLE naquit le 14 avril 1332, en Touraine, de très haute famille. Dès l'âge de six ans, elle se faisait remarquer par sa piété, surtout envers Marie ; à onze ans, elle fut pour la première fois ravie en extase, le jour de Noël, et Marie lui apparut tenant dans ses bras le Divin Enfant.

Une maladie, en la conduisant jusqu'aux portes du tombeau, servit à la détacher de plus en plus de la terre et à la rapprocher de DIEU. Mariée, malgré sa répugnance et malgré son vœu de chasteté, à un jeune et vertueux seigneur, elle obtint de lui de vivre dans une parfaite continence.

Leur château était le rendez-vous d'une multitude de pauvres, et les nobles châtelains étaient regardés comme la Providence de tous. Oh ! le beau rôle à remplir, et qu'il est peu compris de nos jours ! Devenue veuve après seize ans de mariage, Marie eut à subir de dures épreuves qui relevèrent rapidement à une plus haute sainteté ; elle fut chassée du château par la famille de son mari et se trouva pauvre et n'ayant pas même une pierre pour reposer sa tête.

Reçue au château paternel, elle y continua plus que jamais sa vie de charité et de prières. Quand elle allait à l'église ou en revenait dans les ténèbres, on la voyait souvent précédée d'une lumière céleste qui lui traçait la route. D'après l'ordre de la Sainte Vierge, elle entra dans le Tiers Ordre- de Saint-François et se retira dans une chétive demeure, près du couvent des Cordeliers, à Tours.

On ne sait qu'admirer le plus dans cette nouvelle vie, qui devait être pour elle définitive, — ou les effrayants excès de ses mortifications, — ou les trésors de cette charité sans bornes qui faisait d'elle la sœur, l'amie, la servante, l'esclave des pauvres, des malades et de tous les malheureux, — ou sa piété angélique, signalée par tant de miracles, — ou les faveurs sans nombre qu'elle reçut du Ciel à l'égal des plus grandes saintes, — ou les éclatantes conversions dues au zèle brûlant de son cœur d'apôtre.

Elle mourut le 1414.

Pratique :
Acceptez avec résignation les épreuves qui viennent du prochain.

vendredi 27 mars 2009

27 MARS - SAINT JEAN D'EGYPTE, Ermite

JEAN naquit à Lycopolis, en Basse-Thébaïde, l'an 305, de parents pauvres, mais chrétiens. Ce n'est qu'après avoir exercé jusqu'à vingt-cinq ans le métier de charpentier que, touché de la grâce divine et considérant que la grande affaire de la vie est de sauver son âme, il quitta tout pour DIEU.

Il alla se mettre d'abord sous la direction d'un ancien solitaire, qui l'exerça d'une manière vraiment extraordinaire à l'obéissance, et qui lui commandait même des choses en apparence déraisonnables, afin de l'habituer à obéir uniquement pour plaire à DIEU.

C'est ainsi qu'il lui ordonna d'arroser deux fois le jour, pendant un an, un bâton sec et à demi pourri, jusqu'à ce qu'il eût pris racine et porté des fruits ; il fallait aller chercher l'eau à deux milles de distance, sous le brûlant soleil d'Egypte. Un jour, il ne leur restait qu'une fiole d'huile pour assaisonner leurs légumes ; Jean reçut l'ordre de la jeter par la fenêtre, ce qu'il exécuta sans la moindre objection.

Le vieux solitaire lui dit une autre fois : "Vois-tu cet énorme rocher? Apporte-le ici. » Le disciple part et s'efforce de saisir et de rouler ce bloc ; son corps, inondé de sueur, s'épuise ; Jean ne cesse son travail infructueux que sur l'appel de son maître.

Une telle obéissance laisse à deviner quelle était la sainteté du jeune ermite. Après douze ans de cet exercice de complète abnégation, Jean passa plusieurs années en différents monastères, pour se former mieux encore aux vertus religieuses; et ce n'est qu'après ces longues épreuves que, cédant à l'attrait qui le poussait dans la solitude, il obtint la permission de se cacher, loin des hommes, dans une retraite absolue.

Il se creusa dans le rocher une grotte inaccessible, où il ne laissa pour ouverture qu'une petite lucarne par où lui parvenait sa nourriture. La bonne odeur de sa sainteté attira bientôt les foules à son désert, et, craignant que la charité ne lui fît un devoir de ne point les rebuter, il régla qu'il leur parlerait par sa fenêtre, mais seulement le samedi et le dimanche.

Il est incroyable combien il fit de prédictions et de miracles et combien d'âmes lui durent leur conversion ou leur sanctification. Sa vie était toute céleste ; son jeûne continuel ne lui permettait chaque jour de prendre que quelques fruits et un peu d'eau ; il ne mangeait jamais rien de cuit, pas même de pain; le même vêtement lui suffisait pour le garantir des ardeurs du jour et des fraîcheurs de la nuit.

C'est ainsi qu'il vécut cinquante ans, sans aucun souci des choses de ce monde, et tout occupé de DIEU et des choses éternelles. Il rendit enfin sa belle âme au SEIGNEUR, à genoux et en prière, à la fin de l'an 394, laissant la réputation d'un digne émule de Saint Antoine.

Pratique. Ne sortez jamais de la voie de l'obéissance ; cette vertu vous préservera des illusions et de l'orgueil.

jeudi 26 mars 2009

26 MARS - SAINT LUDGER, Evêque

Élevé par ses parents dans la vertu et la piété, LUDGER ne tarda pas à donner les marques évidentes d'une vocation extraordinaire ; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère, où il reçut à la fois les leçons de la science et de la sainteté.

Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles ; les Livres saints surtout faisaient ses plus chères délices ; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard faire le caractère de sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à DIEU. Ludger, une fois ordonné prêtre, devint un digne émule de Saint Wulfran, apôtre de la Frise.

Ni les fatigues ni les persécutions ne purent arrêter cette âme vaillante : à la place des idoles renversées il plantait la croix; sur les ruines des temples païens il bâtissait des temples chrétiens, et il faisait entrer en masse ces populations grossières et barbares dans la voie de la civilisation en même temps que dans le sein de l'Église.

La Frise, son pays, n'est pas la seule à recevoir son ardente parole; il faut un plus vaste champ à son zèle; il s'élance, la croix à la main, vers les îles du Nord ; les ombres de l'erreur se dissipent en sa présence comme les ténèbres en face du soleil, satan s'enfuit devant l'apôtre du CHRIST, et bientôt princes et peuples se courbent devant la majesté du vrai DIEU.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole afin de conquérir à la foi ce peuple conquis au royaume de France, Ludger accourt et, sur ses pas, bientôt surgit toute une moisson d'églises ; les guerriers sont domptés, les enfants catéchisés, les pauvres soulagés.

Le double secret de Ludger, outre son éloquence, c'était une douceur et une charité sans bornes en même temps qu'une mortification sans relâche. Un trait peint à lui seul le beau caractère du Saint. Devenu évêque de Munster, il fut accusé auprès de Charlemagne de dissiper en bonnes œuvres les biens de son église et obligé de comparaître devant lui.

En attendant l'audience, il se mit en prières, et il fallut l'avertir trois fois avant qu'il se levât et se rendît près du grand empereur. Charlemagne, se plaignant de ce qu'il se fût fait attendre ainsi, reçut de lui cette belle réponse : « Prince, j'ai toujours cru qu'il fallait vous obéir, mais non au point de vous faire passer avant DIEU. »

Le grand empereur, touché de cette noble franchise et de cette hauteur d'âme : « Je vous remercie, dit-il en l'embrassant, de l'exemple si rare que vous me donnez ; vous n'êtes plus un accusé pour moi ; votre cause est gagnée, et dès aujourd'hui je m'honorerai plus que jamais de votre amitié. »

Chargé de travaux, plus riche encore en vertus, Ludger alla recevoir au ciel, le 26 mars 809, la récompense de son long et rude apostolat.

Pratique. N'agissez jamais par crainte des créatures, mais uniquement en vue de DIEU.

mercredi 25 mars 2009

25 MARS - SOLENNITE DE L'ANNONCIATION DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIS
















L'ANNONCIATION DE LA SAINTE VIERGE ET L'INCARNATION DE JESUS-CHRIST double base de notre sainte religion, ne forment, pour ainsi dire, qu'un seul et inséparable mystère.

Depuis plus de quatre mille ans, la terre attendait le SAUVEUR promis ; l'heure de la délivrance a sonné enfin : voici le REDEMPTEUR ! Une scène d'une grandeur toute mystérieuse se passe dans les splendeurs du Ciel ; la Sainte et Adorable Trinité tient conseil.

Pour réparer l'injure infinie faite à la Divinité par le péché, il faut une réparation infinie et par conséquent divine ; le Fils de DIEU descendra de son trône éternel, il prendra une chair humaine et sera tout ensemble DIEU et Homme : homme parce qu'il faut une victime, DIEU parce qu'il faut une victime digne de DIEU.

Le message céleste est confié à l'archange Gabriel. Où trouvera-t-il celle qui, d'après les plans divins, doit donner naissance au Sauveur du monde? Sera-ce dans un grand empire? Non, mais dans la petite province de Galilée, perdue au milieu de l'immense empire romain.

Il faudra du moins prendre sur un trône celle qui doit devenir la mère de son DIEU ? Non encore : il y a dans la petite ville de Nazareth une humble et pauvre maison où habite une jeune vierge inconnue ; son nom est Marie; elle est la chaste épouse d'un ouvrier, le chaste Joseph.

En ce moment, elle prie à genoux et soupire peut-être après la venue du Messie promis. L'Ange soudain parait devant elle : « Je vous salue, pleine de grâce, le SEIGNEUR est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes ! » Salut magnifique, incomparable, qui ne sera jamais envoyé qu'une fois du Ciel ! Marie le reçoit avec une humilité profonde et se trouble de ces étonnantes paroles.

L'Ange ranime aussitôt la confiance de la timide vierge : « Ne crai­gnez rien, Marie, ajoute-t-il, vous avez trouvé grâce devant DIEU ; vous concevrez et vous enfanterez un Fils, à qui vous donnerez le nom de JESUS ; il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut, et son règne n'aura pas de fin.

Quelle promesse et quel honneur ! Mais comment s'opérera cette merveille en celle qui a voué à DIEU sa virginité ? La réponse est facile à l'envoyé du Ciel : « L'ESPRIT-SAINT descendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. »

Marie n'a plus qu'à prononcer le Fiat qui va faire tressaillir la terre d'espérance : « Voici la servante du SEIGNEUR; qu'il me soit fait selon votre parole. » A cet instant béni, le mystère s'accomplit, le Verbe se fait chair, et Marie pourra entonner bientôt le cantique de la reconnaissance : « Mon âme glorifie le SEIGNEUR, et mon âme exulte en DIEU mon SAUVEUR ; à cause des grandes choses que DIEU a opérées en moi, toutes les nations m'appelleront bienheureuse. »

Pratique. Récitez souvent l'Ave Maria, et faites-le toujours avec attention, respect et piété.

mardi 24 mars 2009

24 MARS - SAINT GABRIEL, ARCHANGE / SAINT SIMEON, Jeune Enfant martyr et autres jeunes martyrs



SAINT ARCHANGE

Archange

SAINT GABRIEL appartient aux plus hautes hiérarchies des esprits célestes; il assiste devant la face de DIEU, comme il le dit lui-même à Zacharie. Les missions qui concernent le salut des hommes par l'Incarnation du Verbe lui sont réservées, parce que c'est dans ce mystère, si humble en apparence, qu'éclate principalement la force de Dieu: or le nom de Gabriel signifie Force de DIEU.

Dès l'Ancien Testament, l'Archange a préludé à ce sublime emploi. Nous le voyons se manifester à Daniel, après la vision qu'a eue ce prophète sur les deux empires des Perses et des Grecs; et tel est l'éclat dont il brille que Daniel tombe anéanti à ses pieds. Peu après, Gabriel reparaît encore; et c'est pour annoncer au même prophète le temps précis de la venue du Messie: Dans soixante-dix semaines d'années, lui dit-il, la terre aura vu le CHRIST-ROI.

Lorsque les temps sont accomplis, et que le Ciel a résolu de faire naître le dernier des prophètes, celui qui, après avoir averti les hommes de la prochaine manifestation du Divin Envoyé, doit Le montrer au peuple comme l'Agneau de DIEU qui ôte les péchés du monde, Gabriel descend du Ciel dans le temple de Jérusalem, et prophétise au prêtre Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, prélude de celle de JESUS Lui-même.

Après six mois, le Saint Archange reparaît sur la terre, et, cette fois, c'est à Nazareth qu'il se montre. Il apporte du Ciel la grande nouvelle. Sa céleste nature s'incline devant une fille des hommes; il vient proposer à Marie, de la part de DIEU, l'honneur de devenir Mère du Verbe Eternel. C'est lui qui reçoit le consentement de la Très Sainte Vierge; et quand il quitte la terre, il La laisse en possession de Celui qu'Elle attendait comme la rosée des Cieux.

Mais l'heure est venue où la Mère de l'Emmanuel doit donner aux hommes le fruit béni de Ses chastes entrailles. La naissance de JESEUS s'accomplit dans le mystère de la pauvreté; toutefois le Ciel ne veut pas que l'Enfant de la crèche demeure sans adorateurs.

Un ange apparaît aux bergers des campagnes de Bethléem, et les convoque au berceau du Nouveau-né. Il est accompagné d'un nombre immense d'esprits célestes qui font entendre les plus ravissants concerts, et chantent: Gloire à DIEU et paix aux hommes! Quel est cet Ange Supérieur qui parle seul aux bergers, et dont les autres anges forment comme la cour? De graves docteurs catholiques nous enseignent que cet ange est Gabriel, qui continue son ministère de messager de la bonne nouvelle.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints

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SIMEON n'avait que vingt-neuf mois quand il fut mis à mort, en haine de JESUS-CHRIST, par les Juifs, le 24 mars 1475, jour du vendredi saint.

A force de caresses et de présents, ce petit enfant fut attiré dans une maison juive, toute voisine de la maison de ses parents ; la nuit du jeudi au vendredi saint, il fut transporté à la synagogue ; là, lorsqu'on l'eut bâillonné et dépouillé, chacun des assistants, armé d'un instrument tranchant, vint tour à tour lui enlever une partie de sa chair vive et en recueillir le sang.

L'innocente victime se tordait de douleur, mais ses infâmes bourreaux ne faisaient qu'en rire. Ensuite Siméon, à demi mort, fut soutenu debout, les bras en croix, par mépris pour l'adorable Sauveur, et chacun vint à son tour le percer d'aiguilles et de poinçons.

Ce supplice dura une heure, pendant laquelle ces misérables disaient : « Ainsi nos pères ont traité le CHRIST ! Ainsi périssent tous nos ennemis ! » Enfin le petit martyr, levant les yeux au ciel, rendit doucement son âme à CELUI pour la gloire de qui il avait souffert.

Profitons de cette fête pour rappeler le souvenir touchant de deux autres enfants martyrs. JUSTE et PASTOR avaient, l'un treize ans et l'autre sept; ils habitaient en Espagne la ville d'Alcala, non loin de Madrid.

Un jour, revenant de l'école, ils remarquèrent dans les rues un mouvement inaccoutumé ; le peuple accourait en foule vers une des portes de la ville, par où allait arriver le proconsul romain, envoyé dans ces contrées pour exécuter les décrets des empereurs contre les chrétiens.

Juste s'informe de ce qui se passe et fait aussitôt part à son frère de ce qu'il vient d'apprendre : « Pastor, mon cher petit frère, lui dit-il, veux-tu que nous y allions aussi, et tu feras ce que tu me verras faire ? » Quand ils arrivèrent à la porte de la ville, le proconsul Dacien paraissait, mollement étendu sur son char, et recevait les louanges stupides d'une multitude aveugle et païenne.

Ce spectacle émut le cœur du petit Juste : « Suis-moi, » dit-il à son frère, et fendant les flots pressés du peuple, il-arriva, tenant Pastor par la main, devant le char du proconsul : « Je suis chré­tien, s'écria-t-il. — Et moi aussi, je suis chrétien, » cria le jeune frère de sa voix enfantine, mais résolue.

Dacien, aussi surpris que furieux de cette audace : « Qui sont ces enfants? s'écrie-t-il. — Ce sont des chrétiens, répond la foule. — Eh bien ! Qu'on les fasse mourir ! » Les deux enfants sont saisis par les soldats : « N'aie pas peur, disait Juste à Pastor; fais comme moi et souviens-toi qu'il ne faut pas craindre le glaive, mais DIEU seul. — Sois tranquille, répondait Pastor ; moi je n'ai pas peur, et je veux bien mourir pour JESUS-CHRIST, qui est mort pour moi ! »

Bientôt les deux tendres victimes recevaient presque en même temps le coup de la mort.

Pratique. A la vue de ces admirables enfants, rougissez de votre peu de foi.

lundi 23 mars 2009

POUR LE PAPE........CONTRE LE MENSONGE ET LA MORT

H.I.V. POUR LES NULS. - Son fonctionnement


Le virus de HIV est dans le corps de la personne infectée comme un cambrioleur qui veut ouvrir un coffre-fort.

Le trésor qu'il contient c’est à la fois la clef et le moyen pour le virus de se reproduire à l’infini à l’intérieur de cet organisme.

Mais le coffre-fort possède une combinaison fort compliquée (le code génétique de l’individu).

L’intrus vient forcément lui-même d’un autre corps qui a été préalablement infecté et dont le code a été violé.

Mais il ne connaît donc que cette ancienne combinaison et il l’essaie dans le nouvel organisme.

Avec, il parvient à ouvrir certains des boutons du coffre-fort mais pas tous. Il faudra le renfort d’autres virus venant d’individus différents, donc avec des codes différents, pour ouvrir tous les boutons qui ouvrent le coffre-fort.

D’où le fait que sont particulièrement exposés au Sida les personnes qui ont des rapports sexuels ou sanguins avec de nombreuses personnes au cours d’un laps de temps relativement court.

En additionnant les codes génétiques de ces partenaires, il augmente les chances que son propre code soit découvert.

Ainsi d'un point de vue strictement CLINIQUE, un groupe de 12 couples ou de 50 couples SAINS pourraient pratiquer l'échangisme à vie, sans aucun risque, dans l'unique mesure où ils restent entre eux…. Strictement entre eux.

Mais l'infidélité est immorale. Vous "avez le droit" d'être infidèle. Mais d'un droit l'autre, on peut aussi vous le dire. C'est ainsi.

Ce ne sont pas les préservatifs qui nous protègent, mais nous-mêmes, avec une hygiène de vie basée sur une morale assez primaire, naturelle, universelle…. "Tu ne commettras pas d'adultère".

Le fait est que le mot "morale" se passe rarement de l'attribut "chrétienne" (catholique). D'où que certains en ont les poils hérissés.

Ajoutons à cela le HIV ne se transmet pas seulement par voie sexuelle, cela tout le monde l’admet. Les transfusions sanguines et l’usage de seringues pour la drogue sont beaucoup, beaucoup plus dangereuses qu’un rapport sexuel même non-protégé, même anal, même avec quelqu’un d’infecté. On a très exactement 180 fois plus de chances d’attraper le HIV avec une transfusion de sang contaminé qu’en étant sodomisé(e) par un malade du SIDA sans capote. Cent quatre-vingt fois !

Ex : données officielles du CDC d’Atlanta



Source : http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/rr5402a1.htm

En conséquence, sur un plan strictement scientifique, le Pape a parfaitement raison de dire que le préservatif n’est pas une réponse essentielle au problème du SIDA. Les journalistes, et autres homos mondains à la Delanoé ont bien tort de considérer que le Pape est incompétent. Ce sont eux les ignorants. Le fait de compter parmi ses amis des morts du Sida ne confère AUCUNE compétence sur le sujet…..C’est comme si on pensait que les soldats de la guerre de 14 gazés dans les tranchés étaient tous -du coup- de bons chimistes.


De nombreux observateurs considèrent d’ailleurs que si la transmission sexuelle était prédominante, alors il y aurait tendance à l’équilibre homme-femme dans les pays occidentaux, or ce n’est pas le cas.



Les homosexuels représentent les deux tiers des malades dans les pays occidentaux, encore aujourd’hui, trente ans après le début de la prétendue « épidémie », qui touche en réalité extrêmement peu de monde.

On fait croire à présent, de façon à la fois pathétique et malhonnête que le problème reste important et reste aussi hétérosexuel en brandissant des statistiques sur l’Afrique. Précisément, et comme par hasard, l’endroit où il n’y a PAS de statistiques.

Disons les choses autrement : dans TOUS les pays où les statistiques sont sérieuses et vérifiables :


- Le SIDA ne concerne que les homosexuels mâles (66%), les drogués (30%) et les transfusés (3%). Ça ne veut pas dire qu’il faille les laisser tomber. Mais il ne faut pas mentir.

- Cette maladie touche peu de monde (trente à cent fois moins de cas que l’Hépatite C par exemple)

- Cette maladie décroit.



QU'EST-CE QU'UN HOMOSEXUEL?...
(D'APRES LE STATISTIQUES)
La prévalence (proportion de personnes porteuses du VIH) chez les homosexuels sexuellement actifs est près de 120 fois plus élevée que chez les hétérosexuels.

Source : ministère de la santé (http://www.invs.sante.fr/publications/2005/vih_sida_homosexuels/index.html )


Il y a trois définitions statistiques du mot « homosexuel(le) » :

1 : Est homosexuel(le) toute personne qui a eu une fois dans sa vie un rapport sexuel avec une personne du même sexe. Dans la cas de cette définition grotesque mais bien pratique pour grossir le nombre d’inverti(e)s présumé(e)s, ça donne 800.000 hommes, et 400.000 femmes, environ 3% de la population adulte.

2 : Est homosexuel(le) toute personne qui a eu récemment des rapports sexuels avec une personne du même sexe. Si par récemment on entend « dans les cinq dernières années », ce qui est plutôt large, on tombe à 1,5% des hommes (je n’ai pas le chiffre pour les femmes), soit 280.000 hommes en 1995.

3 : Est homosexuel(le) toute personne qui a eu récemment (depuis cinq ans) exclusivement des rapports sexuels avec des personnes du même sexe. Ça devrait être la bonne définition, celle qui correspond à un comportement « culturel », et le cas échéant, « politique ». Mais on tombe là sur un chiffre tellement faible qu’il est caché, vu la disproportion qu’il fait apparaître entre l’ampleur médiatique du sujet et la maigreur des effectifs concernés. Sans doute, si l’on en croit Maryse Jaspard, « le sexualité en France » La Découverte, notamment pages 95 et 96, de l’ordre de 50.000 personnes seulement, parisiennes à 90%, sont homosexuelles permanentes et exclusives.


Petit problème de probabilité :

- Sachant que les actes sexuels homosexuels représentent 2% au maximum des actes sexuels accomplis au cours d’une période de temps quelconque, et les actes hétérosexuels 98% au minimum.
- Sachant que les homosexuels constituent, dans les pays occidentaux,
80% des cas de porteurs du VIH (hors cas de transmission par transfusion médicale ou par consommation de drogue).
- Sachant qu’un biais statistique important conduit à sous-déclarer l’homosexualité et la consommation de drogue, et donc corrélativement, à sur-déclarer la normalité (pas de drogue, pas de fiotitude) en cas de maladie.

Quelle est la probabilité que l’hétérosexualité soit un moyen de transmission du VIH ? ELLE EST PRESQUE NULLE

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Documents :

Estimation du nombre d’homosexuels en France

Dans les années 90, le nombre d’homosexuels actifs était estimé à près de 300 000 personnes

Cette estimation est basée sur la vaste enquête « Analyses des Comportements Sexuels en France » (ACSF/Inserm) réalisée en 1992 auprès de 20 000 français.

Plus de 4% des hommes ont déclaré au cours de l’enquête ACSF « avoir eu au cours de leur vie des rapports sexuels avec des hommes ». Le nombre d’homosexuels est donc estimé à 800 000 sur la base des 20 millions d’hommes âgés de 18 à 69 ans. De plus, 1,5% des hommes enquêtés ont déclaré « avoir eu des rapports sexuels au cours des 5 dernières années », le nombre d’homosexuels sexuellement actifs peut donc être estimé à 280 000 homosexuels.

Cette enquête va être reconduite en 2005 sous le nom « le Contexte de la Sexualité en France » (CSF/Inserm/Ined/ANRS) et permettra sans doute d’estimer à nouveau le nombre d’homosexuels en France .

Estimation de la prévalence du VIH chez les homosexuels
La prévalence du VIH chez les homosexuels se situe entre 12 et 14%
Le nombre d’homosexuels infectés par le VIH a été estimé fin 1997 à 34 000 soit une prévalence de 4,2% par rapport à la population totale des homosexuels (source : BEH 2005, N°11), 12% si on ne rapporte ce nombre qu’aux homosexuels sexuellement actifs. La prévalence chez les homosexuels sexuellement actifs est près de 120 fois plus élevée que chez les hétérosexuels.

Pour ceux qui veulent des données plus récentes (enquête de 2006):
http://csf.kb.inserm.fr/csf/PDF/Homosexualit%E9%20augmentation%20chez%20femmes.pdf

Mais la conclusion sur notre sujet c’est : Homosexualité : augmentation chez les femmes, stabilité chez les hommes.

Castille Castillac

23 MARS - SAINT VICTORIEN ET SES COMPAGNONS, Martyrs

VICTORIEN, natif d'Adrumète, en Afrique, était proconsul de Carthage. Le roi, nommé Hunéric, homme barbare, employa tous ses efforts pour le détourner de la religion et lui fit les plus magnifiques promesses; mais il reçut cette réponse simple et ferme :

« Rien ne sera capable de me séparer de la foi et de l'amour de JESUS-CHRIST. Vous pouvez m'exposer aux flammes, me jeter aux bêtes, me soumettre à toutes sortes de supplices, jamais je ne trahirai la vraie foi; ce serait de ma part une ingratitude, une perfidie ; n'eussé-je pas à craindre les châtiments éternels ni à espérer une récompense sans fin, je ne saurais manquer de fidélité à mon DIEU. »

Le tyran, irrité, lui inflige tous les tourments que peut lui suggérer sa rage : Victorien les endure avec joie et constance et va bientôt recevoir au ciel la couronne qu'il a glorieusement conquise an prix de son sang.

Plusieurs autres chrétiens furent aussi les victimes de ce tyran cruel : parmi eux, deux frères qui s'étaient promis par serment de mourir l'un avec l'autre et d'un même supplice. DIEU permit en effet qu'ils obtinssent de leurs bourreaux la grâce touchante qu'ils avaient désirée.

On commença par les suspendre avec de gros poids attachés à leurs pieds. Au bout d'un jour passé dans cette douloureuse situation, l'un d'eux, succombant à la douleur, demanda quelque répit. Son frère, craignant qu'il n'eût la faiblesse de renoncer à sa foi, lui cria du haut de sa potence : « Gardez-vous bien de faiblir, mon frère; est-ce là ce que nous avons promis ensemble à JESUS-CHRIST? Si vous trahissez votre foi et votre serment, je serai moi-même votre accusateur au tribunal de DIEU. »

Le pauvre martyr chancelant reprit alors courage et s'écria d'une voix forte : "Ajoutez les supplices aux supplices, je suis prêt à souffrir tout ce que souffrira mon frère." Les bourreaux ne se le laissent pas répéter ; ils emploient contre ces deux héroïques martyrs les lames de fer rougies au feu, les ongles de fer et d'antres tortures non moins affreuses.

Chose étonnante, on ne voyait sur eux aucune meurtrissure ni aucune trace des tourments qu'on leur faisait endurer. A la fin, voyant que le courage des martyrs et les merveilles que DIEU opérait en leur faveur semblaient fortifier dans la foi ou convertir ceux qui en étaient les témoins, les bourreaux se hâtèrent d'achever leurs victimes, et les deux frères, désormais frères par la naissance au ciel comme par la naissance à la terre, allèrent recevoir, avec Victorien, la palme due aux victorieux soldats du CHRIST.

Pratique. Par vos exemples et par vos paroles, fortifiez ceux que vous voyez faibles dans la foi. Ce genre d'apostolat convient bien spécialement à notre époque d'indifférence religieuse et de sensualisme.

dimanche 22 mars 2009

22 MARS - SAINTE CATHERINE DE SUEDE, Reine et Veuve

SAINTE CATHERINE DE SUEDE
Reine et Veuve
(1322-1381)


CATHERINE eut pour père un prince de Suède et pour mère sainte Brigitte, cette femme si célèbre par ses révélations.

La fille devait être l'émule, sinon l'égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu'elle reçut du Ciel.

On vit Catherine, encore au berceau, repousser une nourrice de vie coupable et ne point vouloir de son lait.

Le démon la poursuivit dès sa plus tendre enfance, prenant la forme d'un taureau pour l'épouvanter et s'acharnant contre son petit corps frêle et délicat.

Lorsque Catherine, après la sainte éducation qu'elle reçut dans un monastère, fut en âge de se marier, son père lui donna de force un noble et vertueux époux qu'elle eut le bonheur de faire consentir à garder avec elle le vœu de virginité parfaite.

Cependant Brigitte, après la mort de son mari, était allée demeurer à Rome, qu'une inspiration divine lui avait montrée comme un lieu spécialement propre à sa sanctification.

Catherine eut bientôt le désir de rejoindre sa mère et obtint cette grâce de son époux qui, du reste, mourut pieusement quelque temps après.

Dans la ville éternelle, on pouvait voir la mère et la fille visiter avec ferveur les églises et les tombeaux des martyrs et s'adonner ensemble à tons les exercices de la mortification et de la piété.

Catherine sut résister aux obsessions de plusieurs seigneurs romains qui la recherchaient en mariage, et DIEU la défendit parfois d'une manière si merveilleuse, qu'elle s'efforça de lui montrer sa reconnaissance par un redoublement de générosité à son service.

Sa joie était de paraître vile aux yeux des hommes; quatre heures par jour à genoux sans interruption, elle contemplait les souffrances du SAUVEUR ; elle flagellait cruellement son corps pour devenir plus semblable à son divin modèle ; soigner les malades et panser leurs plaies hideuses, dans les hôpitaux, était sa plus douce satisfaction ; la terre nue et quelques pierres formaient la couche de sa mère, elle s'en approchait pendant la nuit et la faisait reposer doucement sur sa poitrine.

Un jour vint où elle fut privée de la compagnie de sa mère chérie ; elle fit transporter en Suède les restes mortels de cette sainte femme, qui y furent reçus en triomphe; elle-même se fixa dans un monastère de sa patrie, où sa vertu s'épura dans le sacrifice : sa vie dès lors ne fut qu'une longue suite de douleurs corporelles.

C'est dans un transport d'amour que son âme s'envola vers le ciel le 22 mars 1381. Depuis le moment de sa mort jusqu'à sa sépulture, une étoile brilla jour et nuit au-dessus du monastère.

Pratique. Respectez et aimez vos parents ; priez pour que DIEU multiplie les familles vraiment chrétiennes.

samedi 21 mars 2009

21 MARS - SAINT BENOIT, Père des Moines d'Occident


BENOIT naquit vers l'an 480, dans une petite ville des montagnes de l'Ombrie, d'une des plus illustres familles de ce pays.

Le pape Saint Grégoire assure que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé. Craignant la contagion du monde, il résolut, à l'âge de quatorze ans, de s'enfuir dans un désert pour s'abandonner entièrement au service de DIEU.

Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait ; mais DIEU y pourvut par le moyen d'un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour.

Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de satan ; celui-ci apparut sous la forme d'un merle et l'obséda d'une si terrible tentation de la chair, que Benoit fut un instant porté à abandonner sa retraite; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d'un signe de croix et alla se rouler nu sur un buisson d'épines, tout près de sa grotte sauvage.

Le sang qu'il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s'est changé en un rosier qu'on voit encore aujourd'hui : de ce buisson, de ce rosier, est sorti l'arbre immense de l'ordre bénédictin, qui a couvert le monde.

Les combats de Benoît n'étaient point finis. Des moines du voisinage l'avaient choisi pour maître malgré lui ; mais bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison ; le Saint bénit la coupe, qui se brisa à la grande confusion des coupables.

Cependant il était dans l'ordre de la Providence que Benoît devint le père d'un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission ; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l'Europe et devinrent une pépinière inépuisable d'évêques, de papes et de saints.

Parmi ses innombrables miracles, citons les deux suivants : Un de ses moines avait, en travaillant, laissé tomber le fer de sa hache dans la rivière ; Benoit prit le manche de bois, le jeta sur l'eau, et le fer, remontant à la surface, revint prendre sa place.

Un autre fois, cédant aux importunes prières d'un père qui le sollicitait de ressusciter son fils, Benoît se couche sur l'enfant et dit : "SEIGNEUR, ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cet homme!". Aussitôt l'enfant s'agite et va se jeter dans les bras paternels.
L'illustre père des moines d'Occident mourut chargé de mérites, en 543.

La médaille de Saint Benoît est très efficace contre les maléfices et contre toutes sortes de maux. On l'emploie particulièrement avec un grand succès pour la guérison et la conservation des animaux. C'est une excellente œuvre de la faire connaître et de la répandre.

Pratique. Combattez à outrance contre le démon et ne lui laissez aucune entrée en votre âme.

vendredi 20 mars 2009

20 MARS - SAINT WULFRAN, Evêque / BIENHEUREUX FRERE ANDRE


SAINT WULFRAN était fils d'un officier du roi Dagobert ; il passa quelques années à la cour, mais il n'échoua point contre les écueils où la vertu des grands fait si souvent naufrage, et sut allier toujours les devoirs de son état avec la pratique des maximes de l'Évangile.

Élevé sur le siège archiépiscopal de Sens, il se livra tout entier aux œuvres de son saint ministère ; mais il avait gouverné son diocèse pendant deux ans et demi à peine, quand il se sentit intérieurement sollicité d'aller prêcher l'Évangile aux Frisons.

Il s'embarqua avec plusieurs religieux décidés à courir tous les dangers de son apostolat. Pendant la traversée, un fait miraculeux fit connaître le mérite de l'évêque missionnaire. Comme il disait la messe, sur le navire, celui qui faisait l'office de diacre laissa tomber la patène à la mer ; Wulfran lui commanda de mettre la main à l'endroit où la patène était tombée, et aussitôt elle remonta du fond des eaux jusque dans sa main,~ à l'admiration de tous.

A force de miracles, le courageux apôtre opéra chez les sauvages Frisons de nombreuses conversions. — Un jour, Wulfran survint an milieu d'un sacrifice humain ; malgré lui et sous ses yeux, un enfant sur lequel le sort était tombé fut étranglé par ces barbares. Mais le Saint indigné lève les yeux vers le ciel et supplie DIEU de manifester sa puissance. Aussitôt l'enfant parait plein de vie. A cette vue, une foule d'infidèles se déclarent chrétiens et reçoivent le baptême.

Une femme veuve avait deux jeunes enfants ; le sort étant tombé sur ces faibles créatures, ils devaient périr dans l'eau. Vainement la mère pousse des cris de douleur; vainement le Saint missionnaire demande la grâce de ces pauvres enfants, les victimes sont précipitées dans les flots. Les cruels spectateurs virent alors un étrange spectacle. Pendant que Wulfran priait à genoux les yeux pleins de larmes, voici, ô merveille, que les eaux se séparent et environnent ces deux innocents comme de deux murailles protectrices. Le Saint, plein de confiance en la miséricorde divine marche sur les eaux d'un pas ferme, va prendre par la main ces deux enfants que le Ciel défend d'une manière si visible, et les conduits sains et saufs sur le rivage.

La joie de l'apôtre fut grande quand il vit la plus grande partie de ce peuple endurci reconnaître enfin la vérité de la foi. Wulfran, son œuvre à peu près terminée, alla passer le reste de ses jours dans un monastère; sa sainte mort arriva vers l'an 720. —

Dans la vie de Saint Wulfran, comme d'une foule d'hommes apostoliques, se trouve réalisée la promesse qu'avait faite JESUS-CHRIST au jour de son Ascension, de favoriser par de nombreux miracles la prédication de son Évangile.

Pratique. Priez beaucoup pour les missionnaires qui vont porter la foi dans les pays infidèles.


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SAINT FRÈRE ANDRÉ
(1845-1937)

Qui ne connaît le FRERE ANDRE thaumaturge du Mont-Royal et grand ami de Saint Joseph à qui il attribuait les innombrables guérisons obtenues par son entremise?

Né le 9 août 1845, le petit Alfred était le sixième de dix enfants. A l'âge de 9 ans, il perdit son père, puis trois ans plus tard, sa mère. Alfred devint donc orphelin à l'âge de 12 ans; bien que d'une santé débile, pendant treize ans, le petit devra, pour subvenir à ses besoins, errer ça et là à la recherche du travail.

Puis, en 1870, Alfred Bessette entre au noviciat des religieux de Sainte-Croix et reçoit le nom de Frère André. C'était l'année même où Pie IX constituait Saint Joseph, patron de l'Église universelle. Au sortir du noviciat, le Frère André reçoit la charge de portier au collège Notre-Dame du Sacré-Coeur, poste qu'il gardera pendant 40 ans. Il cumulait plusieurs emplois, tels: brosser les planchers, laver les vitres, entrer le bois de chauffage, couper les cheveux des élèves du collège, sonner le réveil matinal des religieux, faire les commissions, sans compter bien d'autres petits travaux d'entretien et de bricolage.

Dans ses multiples occupations, il ne perd pas de vue le surnaturel. Chacune de ses heures est peuplée de prières. Il médite surtout les souffrances du Sauveur et converse avec saint Joseph, son saint de prédilection.

Plus tard, face à l'affluence des foules, le Frère André accueillera les gens dans sont petit bureau, de six à huit heures par jour, beau temps, mauvais temps, et cela durant plus de vingt-cinq ans. Les guérisons miraculeuses allèrent en se multipliant. Les gens venaient de tous les coins du Canada, des États-Unis et même d'Europe, pour demander leur guérison. Et le Frère André d'observer souvent. "C'est étonnant, on me demande souvent des guérisons, mais bien rarement l'humilité et l'esprit de foi. C'est pourtant si important. Si l'âme est malade, il faut commencer par soigner l'âme. Avez-vous la foi? Croyez-vous que le bon DIEU peut faire quelque chose pour vous? Allez vous confesser au prêtre, allez communier, vous reviendrez me voir ensuite."

Les centaines et centaines de béquilles, de cannes, de corsets et d'ex-votos, laissés par les infirmes guéris par l'intercession du bon Frère André, attestèrent longtemps les guérisons physiques obtenues à l'oratoire Saint-Joseph. Mais combien plus d'âmes furent guéries et converties rien qu'à voir et entendre l'humble portier du Mont-Royal?

Puis le 6 janvier 1937, fête de l'Épiphanie, le petit Frère André, usé par les années et un dévouement à toute épreuve, s'éteignait peu après minuit, âgé de 91 ans. Saint Joseph venait chercher son cher dévot, celui qui avait tant travaillé à répandre son culte. Un de ses amis a laissé du Bx Frère André le témoignage suivant: "Il a passé sa vie à parler des autres au bon DIEU et du bon DIEU aux autres."

Puisse l'intercession du Bx Frère André obtenir du bon Saint Joseph, le secours nécessaire à la sainte Église afin qu'elle traverse les écueils sans nombre, suscités par la tempête qui la secoue présentement dans sa navigation vers le port céleste.
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jeudi 19 mars 2009

19 MARS -SOLENNITE DE LA SAINT JOSEPH, TRES CHASTE DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE















SAINT JOSEPH descendait de la race royale de David. On croit généralement qu'en vue de la mission sublime que le Ciel lui destinait, il fut sanctifié avant sa naissance. Nul ne peut douter que Joseph ne fût préparé à son sublime ministère quand la Providence, qui dirige tous les événements, unit son sort à celui de Marie.

L'Évangile est très sobre de détails sur Saint Joseph, et on y voit tout résumé en ces mots : « II était juste. » Mais que ces mots couvrent de merveilles, puisque les docteurs s'accordent à dire que Saint Joseph tient le premier rang parmi tous les saints !

Son père l'éleva, d'après la tradition, dans l'état modeste de charpentier ; il pouvait avoir, selon de sérieux auteurs, une cinquantaine d'années, et il avait gardé une chasteté parfaite, lorsque la volonté de DIEU lui confia la Très Sainte Vierge.

Cette union, belle devant les anges, dit Saint Jérôme, devait sauvegarder l'honneur de Marie devant les hommes. DIEU voulut que le mystère de l'Annonciation demeurât quelque temps caché à Saint Joseph, afin de nous donner, dans le trouble qui plus tard s'empara de lui lorsqu'il s'aperçut de la grossesse de Marie, une preuve de la virginité de la Mère et de la conception miraculeuse du Fils.

L'avertissement d'un Ange dissipa toutes ses craintes. Quelle fut alors sa joie, et comme il fut heureux de faire part à Marie de la communication céleste qu'il avait reçue pendant son sommeil ! Qui dira ce que Joseph depuis lors montra de respect, de vénération, de tendresse pour celle qui bientôt allait donner au monde le SAUVEUR promis à l'univers, annoncé par les prophètes et attendu par les patriarches.

Combien Joseph fut utile à Marie dans le voyage de Bethlehem ! Combien plus encore il lui fut utile dans la fuite en Egypte ! Joseph se montra toujours pour la Mère de DIEU l'ami fidèle, le gardien vigilant, le protecteur dévoué. Imaginons-nous les progrès que dut faire en vertu Saint Joseph vivant à Nazareth dans la compagnie de JESUS et de Marie. Quel délicieux intérieur! Quelle sainte maison que cette modeste demeure! Que de mystère dans cette vie cachée où un DIEU travaille sous la direction d'un homme, où un homme se sanctifie sous l'influence d'un DIEU visible à ses yeux et devenu son fils adoptif!

Après la plus heureuse des vies, Joseph eut la plus heureuse des morts, car il rendit son dernier soupir entre les bras de JESUS et de Marie.

C'est à bon droit que Saint Joseph porte le titre glorieux de Patron de l'Église universelle, et que son nom, dans la dévotion chrétienne, est devenu inséparable des noms de JESUS et de Marie.

On l'invoque aussi comme patron de la bonne mort.

Pratique. Ayez une dévotion toute spéciale à Saint Joseph; instruisez-vous de toutes les pratiques de sa dévotion.
A propos de SAINT JOSEPH
Trop de tableaux le peignent en vieillard décrépi (croyant «expliquer» une chasteté conjugale souvent attaquée). Puis à force de vie dite «cachée», on le croirait confiné dans un isolement rébarbatif. Enfin réduit au rôle de «pourvoyeur» et de «nourricier», le versement d’une «pension alimentaire» semblerait suffire à lui mériter le titre de «père»! Mari fictif, père marginal, à coups de «silence», d’«humilité» et de «soumission» mal comprise, une certaine littérature a fini par le dissoudre dans l’inconsistance.

Le presque «zéro» de ces caricatures n’est pas le vrai Joseph! Comment une jeune femme de la qualité de Marie aurait-elle pu le choisir comme amoureux et compagnon de vie? Comment le Père céleste aurait-il pu le choisir comme protecteur et père terrestre pour son Fils? Comment l'Église catholique universelle aurait-elle pu se mettre sous son patronage?

Joseph de Nazareth ne fut pas un être insignifiant. Il fut jeune homme amoureux, beau, fort, travailleur habile, décidé, courageux et persévérant. Il «prit chez lui son épouse» (Matthieu 124) et Marie eut un homme dans sa vie, un compagnon qui jusqu’au dernier souffle partagea son destin exceptionnel parce qu’il était lui-même exceptionnel.

En septembre 2005, j’ai eu la chance de participer en Allemagne à un «Symposium international sur saint Joseph» réunissant plusieurs dizaines de chercheurs du monde entier et d’y présenter une étude sur «Joseph sauveur du Sauveur». Si, dans le journal de demain, vous lisez: «Un homme risque sa vie pour sauver un bébé de quelques mois», vous allez penser : c’est un héros! C’est exactement ce que fut Joseph pour Jésus et que l’étude du contexte historique de l’enfance du Christ permet de démontrer.

Joseph ne fut pas un «zéro» mais un «héros». Digne d’admiration, de reconnaissance et de confiance en la puissance de son intercession auprès du Sauveur.


Daniel Picot, directeur
Centre de recherche et de documentation
Oratoire Saint-Joseph de Mont-Royal

mercredi 18 mars 2009

18 MARS - SAINT CYRILLE DE JERUSALEM, Evêque, Docteur de l'Eglise


Évêque, Docteur de l'Église
(315-386)

SAINT CYRILLE naquit à Jérusalem ou aux environs, vers l'an 315. Il s'appliqua de bonne heure à l'étude de l'Écriture Sainte, et se la rendit si familière, que ses discours, même ceux qu'il n'écrivait pas, n'étaient qu'un tissu de passages des Livres inspirés.

Il joignit à cette étude celle des Saints Pères et même celle des auteurs profanes, où il trouvait de puissantes armes contre l'erreur et pour la défense de la vérité. Cyrille reçut l'onction sacerdotale vers l'an 345, et dès lors il se dévoua tout entier, corps et âme, à la conversion des païens et à l'instruction des catéchumènes.

On accourait à ses catéchismes de Jérusalem et de toutes les villes voisines. Il nous reste de lui vingt-trois instructions familières sur l'ensemble des vérités chrétiennes, le symbole de la foi et les sacrements.

Ces instructions sont une de ses gloires les plus pures, car c'est un arsenal où l'apologiste chrétien trouve, même aujourd'hui, des armes puissantes et invincibles. Nous y voyons en particulier que l'usage de faire le signe de la croix était connu dès les premiers siècles : « Ne rougissez pas, disait-il, de la croix de JESUS-CHRIST ; imprimez-la sur votre front, afin que les démons, apercevant l'étendard du Roi, s'enfuient en tremblant. Faites ce signe et quand tous mangez et quand vous buvez, et quand vous êtes debout ou assis, quand vous vous couchez, quand vous vous levez et quand vous marchez ; en un mot, faites-le dans toutes vos actions. »

La gloire de Saint Cyrille est d'avoir été l'ami et le défenseur de Saint Athanase et du dogme chrétien contre les hérétiques. Trois fois exilé de Jérusalem, dont il était devenu évêque, trois fois rétabli sur son siège, il restera comme l'un des beaux modèles de la fermeté pastorale.

Plusieurs faits merveilleux favorisèrent son apostolat et l'aidèrent à convertir les païens. Un jour de l'an 351, une croix immense apparut dans le ciel ; elle était plus éclatante que le soleil et s'étendait du Calvaire au mont des Oliviers ; tous les habitants de Jérusalem la virent, et un grand nombre de païens crurent en JESUS-CHRIST.

Dix ans plus tard, Julien l'Apostat, voulant faire mentir la prophétie évangélique qui annonçait la destruction de Jérusalem, entreprit de rebâtir cette ville; mais Cyrille prédit les châtiments de DIEU; ils ne se firent pas attendre, car des tourbillons de flammes sortirent de terre et dévorèrent les ouvriers.

Cet événement prodigieux fut la cause de la conversion d'une multitude d'infidèles. Saint Cyrille mourut le 18 mars 386, après avoir relevé les ruines morales de son Église, éprouvée par ses exils et par les efforts réunis de l'hérésie et de la persécution.

Pratique. Prenez la résolution de faire le signe de la croix à toute occasion, le plus souvent possible.

mardi 17 mars 2009

17 MARS - SAINT PATRICE, Apôtre de l'Irlande

SAINT PATRICE naquit probablement dans un village des anciennes Gaules, près de Boulogne-sur-Mer ; on croit qu'il était le neveu de Saint Martin de Tours, du côté maternel.

Quoi qu'il en soit, ses parents relevèrent dans une haute piété. Il avait seize ans, quand il fut enlevé par des brigands et conduit providentiellement dans le pays dont il devait être l'apôtre.

Patrice profita des cinq ou six ans de sa dure captivité pour apprendre la langue et les usages de l'Irlande, tout en gardant des troupeaux dans les bois et sur les collines.

Un jour qu'il vaquait à ses occupations ordinaires, un ange lui apparut sous la forme d'un jeune homme, lui ordonnant de creuser la terre, et le jeune esclave y trouva l'argent nécessaire au rachat de sa liberté.

Il passa alors en France sur un navire et se rendit au monastère de Marmoutier, où il se prépara, par l'étude, la mortification et la prière, à la mission d'évangéliser l'Irlande.

Quelques années plus tard, il alla en effet se mettre, dans ce but, à la disposition du Pape, qui l'ordonna évêque et l'envoya dans l'île que son zèle allait bientôt transformer. Son apostolat fut une suite de merveilles.

Le roi lutte en vain contre les progrès de l'Évangile ; s'il lève son épée pour fendre la tête du Saint, sa main demeure paralysée ; s'il envoie des émissaires pour l'assassiner dans ses courses apostoliques, DIEU le rend invisible, et il échappe à la mort; si on présente à Patrice une coupe empoisonnée, il la brise par le signe de la croix.

La foi se répandait comme une flamme rapide dans ce pays qui mérita plus tard d'être appelé l'île des Saints. Patrice avait peu d'auxiliaires ; il était l'âme de tout ce grand mouvement chrétien ; il baptisait les convertis, guérissait les malades, prêchait sans cesse, visitait les rois pour les rendre favorables à son œuvre, ne reculant devant aucune fatigue ni aucun péril.

La prière était sa force; il y passait les nuits comme les jours. Dans la première partie de la nuit, il récitait cent psaumes et faisait en même temps deux cents génuflexions ; dans la seconde partie de la nuit, il se plongeait dans l'eau glacée, le cœur, les yeux, les mains tournés vers le ciel, jusqu'à ce qu'il eût uni les cinquante derniers psaumes.

Il ne donnait au sommeil qu'un temps très court, étendu sur le rocher, avec une pierre pour oreiller, et couvert d'un cilice, pour macérer sa chair même en dormant.

Est-il étonnant qu'au nom de la Sainte Trinité il ait ressuscité trente-trois morts et fait tant d'autres prodiges? Il avait cent vingt ans quand il rendit le dernier soupir ; son corps répandit une suave odeur, et on entendit chanter les Anges à ses funérailles.

Peu de saints sont si populaires et si vénérés dans leur pays que Saint Patrice en Irlande.

Pratique. Ayez un zèle ardent pour la conversion des infidèles ; participez à l'œuvre de la Propagation de la foi.

lundi 16 mars 2009

16 MARS - SAINT ABRAHAM, Ermite

ABRAHAM naquit en Mésopotamie, près d'Édesse, en l'an 300. Ses parents, qui étaient fort riches, le forcèrent à contracter mariage avec une fille de noble naissance; mais, avant que les fêtes des noces ne fussent terminées, le jeune homme, saisi d'une inspiration divine, s'enfuit et se cacha, à quelque distance de là, dans une cellule solitaire.

Après dix-huit jours de recherches infructueuses, ses parents le trouvent dans cette retraite, plongé dans la contemplation et la prière, et ils sont si touchés de ses suppliantes paroles, qu'ils font le sacrifice de leur cher fils et le laissent suivre sa vocation.

Dès lors le nouvel ermite fait murer sa cellule, pour n'avoir plus de communication avec le monde, et il ne laisse qu'une toute petite fenêtre, pour recevoir la nourriture qu'on lui apportera à certains jours.

Il y avait dix ans qu'il menait eu ce lieu une vie tout angélique, quand il apprit la mort de ses parents. Son cœur était trop détaché des biens périssables pour qu'il songeât à les reprendre ; il pria donc un ami sûr de vendre tout son héritage et d'en distribuer le prix aux pauvres.

Dès lors il se donna plus que jamais à DIEU : une tunique de poils de chèvre et un manteau pour se couvrir, une natte pour se coucher, un plat pour manger, telle fut toute sa fortune; mais, pauvre des trésors terrestres, combien il s'enrichit des biens célestes !

Saint Ephrem nous dit de lui qu'il ne se relâcha jamais en rien. Il ne passa pas un seul jour sans verser des larmes; que, malgré ses austérités, il conserva toujours la fraîcheur de son visage et la vigueur de son corps ; enfin que, durant cinquante ans, il ne changea jamais la tunique de poils de chèvre dont il était vêtu, et même qu'elle servit à d'autres après sa mort.

Mais voici que ce solitaire va devenir apôtre. Il y a près d'Édesse un village païen impossible à convertir. L'évêque appelle Abraham à son secours ; il le force à quitter sa retraite, l'ordonne prêtre et lui dit : "Allez, je compte sur vous pour faire de ce peuple endurci un peuple de chrétiens".

Le Saint se met à l'œuvre, bâtit une église, renverse les idoles, prêche la foi. A trois fois différentes, il est roué de coups de bâtons, écrasé de pierres, laissé pour mort; mais la prière ranime ses forces, et il se relève pour prêcher encore JESUS-CHRIST.

Ces prodiges, cette persévérance, font réfléchir le peuple rebelle ; on se dit : "Le DIEU de cet homme ne peut être que le vrai DIEU. » Tous reçoivent enfin le baptême, et l'apôtre, redevenant moine, court, malgré le désespoir de son troupeau, retrouver sa chère solitude, où sa vertu grandit chaque jour jusqu'à sa mort. Il mourut âgé de 76 ans, le 16 mars 376.

Pratique. Soyez toujours prêt à suivre la voie de l'obéissance, et ne cherchez que la volonté de DIEU.

dimanche 15 mars 2009

SAINT CLEMENT-MAIRE HOFBAUER, L'apôtre de Vienne / SAINTE LOUISE DE MARILLAC, Fondatrice d'Ordre

SAINT CLÉMENT-MARIE HOFBAUER
L' Apôtre de Vienne
(1751-1820)

SAINT CLEMENT-MARIE HOFBAUER est né le 26 décembre 1751 à Tasswitz en Moravie et dut le jour à de très pieux et simples parents. Son père, un boucher était tchèque, sa mère était allemande. Après la mort prématurée de son père, la mère conduisit Clément-Marie devant un crucifix et lui dit: "Le SAUVEUR est maintenant ton père! Prends soin de marcher sur le chemin qui Lui agrée!"

Apprenti boulanger, serviteur de couvent et étudiant, il s'efforçait sans cesse de se rapprocher de son grand but: être prêtre. Au cours d'un pèlerinage à Rome, il fit la connaissance des Rédemptoristes et entra dans cet Ordre.

En 1785, le Saint fut ordonné prêtre, et après deux ans d'études supplémentaires, comme il était impossible sous le régime du joséphisme de fonder un couvent à Vienne, il alla à Varsovie, où il s'occupa très activement de l'Église nationale allemande de Saint-Benno de 1787 à 1808, surtout comme confesseur allemand. Dans cette église, on prêchait une sorte de Mission perpétuelle.

Tous les jours on y prêchait deux fois en allemand et deux fois en polonais. Il considérait l'incertitude religieuse, si largement répandue, comme l'obstacle le plus redoutable au renouvellement intérieur. C'est pourquoi il était infatigable quand il s'agissait de prêcher la parole de DIEU.

Des collaborateurs s'empressaient de venir à lui, et avec eux, il put fonder de nouveaux établissements de son Ordre et multiplier son activité missionnaire. Hofbauer, le propagateur de l'Ordre du Très Saint Rédempteur de ce côté des Alpes, est vénéré par l'Ordre comme son second fondateur.

De nombreuses guerres avaient amené à Varsovie la pauvreté et la misère de la population. Le Saint déploya une grande activité charitable, fonda un orphelinat, une école populaire pour 350 enfants pauvres, un lycée.

Sur l'ordre du gouvernement de Paris, il fut conduit avec ses compagnons à la forteresse de Küstrin, en 1808, et transféré à Vienne après quatre semaines de détention. Là, ce n'étaient pas seulement des gens du peuple qui assiégeaient son confessionnal -- car ils le vénéraient comme le père des pauvres -- mais des fonctionnaires influents et des hommes d'État du Congrès de Vienne, des savants connus et des artistes.

C'est avant tout l'influence de Hofbauer qui fit échouer au Congrès le projet d'une église nationale allemande détachée de Rome, proposée par Wessenberg, et qui fit rapporter la législation du joséphisme. Le Saint mourut à Vienne le 15 mars 1820.
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SAINTE LOUISE de MARILLAC


SAINTE LOUISE DE MARICLLAC perdit sa mère dès sa première enfance et son père à l'âge de treize ans. Son attrait pour la piété et la pénitence la portait vers la vie cloîtrée des Clarisses. Mais la faiblesse de sa santé la retint dans le monde. Son isolement et les instances de sa famille l'engagèrent dans les liens du mariage.

Devenue veuve au bout de quelques années, elle put enfin suivre entièrement les aspirations à la vie d'oraison, d'austérité, et de dévouement qui ne l'avaient jamais quittée.

Sous la direction de saint Vincent de Paul, elle fut chargée d'abord de visiter, d'activer et de multiplier les Confréries de Charité qu'il avait établies à Paris et aux alentours. Mais l'action passagère de ces Confréries ne suffisait pas à guérir des misères continuelles.

Louise de Marillac, de concert avec son sage et zélé directeur, s'adjoignit donc quelques filles dévouées qui se consacrèrent entièrement au service des pauvres et des malades, ainsi qu'à l'instruction chrétienne de l'enfance.

C'était le grain de sénevé qui deviendrait un grand arbre, sous le nom de Compagnie des Filles de la Charité, et qui étendrait ses rameaux sur toutes les misères humaines. Aussi le saint directeur disait-il un jour à Louise de Marillac et à ses filles:

"Courage, mes filles, si vous êtes fidèles à DIEU Il vous fera la grâce de faire de grandes choses dont on n'a jamais ouï parler. Ne le voyez-vous pas déjà? Avait-on jamais entendu dire que des filles allassent servir de pauvres criminels? Avait-on vu des filles se donner au service des pauvres enfants abandonnés? A-t-on jamais ouï dire que des filles se soient données à DIEU pour servir des fous...? Avez-vous jamais ouï dire, écrivait-il un autre jour à Louise de Marillac, que des filles aient été aux armées pour soigner les blessés?"

Toutes ces oeuvres extérieures de charité, inouïes jusqu'alors, ne pouvaient procéder que d'une intense charité intérieure, comme cette charité elle-même ne pouvait naître que d'une foi extraordinairement vive chez Louise de Marillac. C'est là, en effet, ce qui soutenait ses forces corporelles, toujours chancelantes.

Aussi le Pape Pie XI déclarait-il, en proclamant les miracles de notre sainte, que les plus grands de tous étaient ceux de sa vie, de ses oeuvres, et de sa postérité, composée aujourd'hui de quarante mille religieuses.
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