dimanche 30 avril 2017

1er MAI : SAINT JOSEPH, Artisan, Patron des Travailleurs


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


La fête de Saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le Pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité; la figure de Saint Joseph y contribue merveilleusement. 


Cette fête de Saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer,  fête du travail.

La présence de JÉSUS dans l'atelier de Nazareth enseigna à Saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour l'impudence de l'homme à faire fi des lois de DIEU a acquis grâce au CHRIST, une valeur rédemptrice. Artisan avec DIEU créateur, frère de travail de JÉSUS-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, Saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.


C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de Saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à DIEU le Père en son labeur de chaque jour? C'est ce modeste artisan que DIEU choisit pour veiller sur l'enfance du VERBE INCARNE venu sauver le monde par l'humilité de la croix.


«N'est-il pas le fils du charpentier?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de JESUS, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le Coeur de DIEU.


Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du Saint Charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du Saint Charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.


Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme Saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. A l'exemple du Saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.


Prière de saint Pie X 

au glorieux Saint Joseph modèle des

 travailleurs:

Glorieux Saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de DIEU; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de DIEU. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph! telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il.

Tiré de R. P. Frédéric de Ghyvelde, o.f.m., édition 1902

"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

samedi 29 avril 2017

30 Avril : SAINTE CATHERINE DE SIENNE, Vierge, Dominicaine

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINTE CATHERINE DE SIENNE

Vierge 

Voilà bien assurément l'une des saintes les plus merveilleuses qui aient paru sur la terre ; nous ne pourrons malheureusement retracer qu'un pâle résumé d'une vie si féconde et si admirable. Catherine naquit à Sienne, en 1347, de parents vertueux, mais qui pourtant, chose incroyable, se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu'il leur fut possible, sa vocation religieuse.

Dès l'âge de cinq ans, elle ne montait les escaliers de la maison paternelle qu'à genoux, récitant l'Ave Maria à chaque degré. Vers cette époque, elle eut une apparition de NOTRE-SEIGNEUR, qui lui révéla tous les secrets de la vie parfaite. Un jour, l'admirable enfant, se prosternant dans sa chambre, pria la Très Sainte Vierge de lui donner son divin Fils pour époux, et dès lors elle ne songea qu'à la vie religieuse qui passionnait noblement son âme.

Comme ses parents voulaient la marier, DIEU leur fit comprendre par différents signes extraordinaires que leur fille devait rester vierge ; malgré tout, ils persistèrent à la retenir dans le monde. Catherine  ne se découragea pas ; elle se fit comme une cellule au fond de son cœur, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé.

C'est alors que commença pour elle une vie de telles austérités, que les Vies des Saints nous offrent peu de pareils exemples : disciplines, châssis de fer, cilice, privation de nourriture et de sommeil, elle n'ignora rien de tous ces martyres volontaires ; elle en vint à ne dormir qu'une demi-heure en deux nuits : ce fut la mortification qui lui coûta le plus.

C'était une lutte continuelle entre la mère et la fille, la tendresse de l'une voulant éviter à l'autre ce martyre de chaque jour, la passion de la souffrance chez l'une rendant inutile l'humaine compassion de l'autre. De guerre lasse, il fallut enfin laisser partir au couvent cette fille si chérie et si longtemps maltraitée : Catherine entra chez les religieuses de saint Dominique.

Dès lors sa vie devint de plus en plus étonnante. Elle eut quelques tentations pénibles pour son âme angélique ; le SAUVEUR, pour la récompenser de sa victoire, lui apparut couvert des ignominies de sa Passion : "Où étiez-vous donc, SEIGNEUR, pendant ce terrible combat? — Ma fille, j'étais dans ton cœur, et je me réjouissais de ta fidélité."

Dans une de ses apparitions, le SAUVEUR ôta le cœur de la poitrine de sa servante et mit le sien à sa place. Une autre fois, elle reçut les stigmates du divin Crucifié.  Souvent, au moment de la communion, l'hostie s'échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine.

Sa vie entière fut un miracle sans interruption.  DIEU permit qu'elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu'elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d'Occident.

Elle avait trente-trois ans quand arriva sa bienheureuse morte, le 29 avril 1380.

Pratique: Soyez attentif aux inspirations de DIEU et suivez-les malgré tous les obstacles.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 28 avril 2017

29 AVRIL : SAINT HUGUES DE CLUNY, Abbé / SAINT JOSEPH-BENOIT COTTOLENGO

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée"
(Saint Francois de Sales)


SAINT HUGUES naquit en 1024, d'une noble et riche famille de Bourgogne.

En vain son père loi fit donner une éducation toute militaire : les chevaux, les armes et la chasse s'avaient aucun charme pour l'enfant ; son bonheur était de se retirer à l'écart, de visiter les églises et de lire nos saints Livres.

A l'âge de dix ans, il fut envoyé sous la direction de son grand oncle Hugues, évêque d'Auxerre, et bientôt il dépassa, par ses vertus et par ses succès dans l'étude, tous les autres clercs de l'école épiscopale.

A seize ans, Hugues alla frapper à la porte du monastère de Cluny : « Quel trésor ! dit un des plus vénérables moines, reçoit en ce jour Le couvent de Cluny ! » A vingt-cinq ans, le jeune moine était prieur du monastère, et peu de temps après, le saint abbé Odilon étant mort, il fut porté en triomphe et malgré lui sur le trône abbatial. Les honneurs, loin d'être une épreuve pour sa vertu, devinrent le signal d'un accroissement dans la perfection.

Dès lors Hugues exerça dans l'Église entière, par la confiance que lui témoignèrent les papes, une immense et très salutaire influence ; il assista le pape Etienne X sur son lit de mort ; il fut l'ami vénéré et consulté des papes Saints Grégoire VII, Urbain II et Pascal II, qui avaient été ses enfants, moines de Cluny, avant de monter sur le siège de Saint Pierre.

Hugues fut toujours inébranlable dans la défense des droits de l'Église contre les princes de ce monde, et nul plus que lui ne combattit avec vigueur les abus qui avaient envahi le clergé à cette époque troublée.

Ayant reçu l'annonce surnaturelle de sa mort prochaine, il s'y prépara par un redoublement d'austérités et de ferveur.  Malgré ses quatre-vingt-cinq ans, il porta tout entier jusqu'au bout, pendant le carême de 1109, le poids du travail et des pénitences monastiques.

Le jeudi saint, il se rendit au chapitre et fit distribuer aux pauvres les aumônes ordinaires, lava les pieds de ses frères et fit couler leurs larmes dans une exhortation touchante sur l'Évangile.

Il assista à tous les offices du vendredi saint et da samedi saint, et put encore célébrer la solennité de Pâques ; mais le soir, épuisé, il dut se mettre: au lit et reçut le saint Viatique : Reconnaissez-vous, lui dit-on, le Corps sacré du SAUVEUR? — Oui, répondit-il, je Le reconnais et je L'adore !

II mourut étendu sur la cendre et la cilice : « A l'heure où les derniers rayons du soleil s'éteignent à l'horizon, écrit son biographe, s'éteignit aussi ce grand soleil de l'ordre monastique. »

C'était le 29 avril 1109.  Hugues avait été lié avec Saint Uldaric, Saint Pierre Damien, Saint Bruno et un bon nombre d'autres saints. Sous son autorité, l'ordre de Cluny avait atteint son apogée et comptait plus de trente mille moines.

Pratique :  Cherchez la compagnie des âmes vertueuses et appliquez-vous à leur devenir semblable.


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SAINT JOSEPH-BENOÎT COTTOLENGO


SAINT JOSEPH-BENOÎT COTTOLENGO

Fondateur de la Piccola Casa de Turin
(1786-1842)

JOSEPH COTTOLENGO est le saint Vincent de Paul italien. Il est né en Piémont d'une famille pauvre de Turin. Aîné de 12 enfants, ce petit garçon vif qui a souvent du mal à ne pas s'emporter, se montre cependant très pieux et plein de cœur. Il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage.

A dix-huit ans,  Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit: "Je veux être saint."

Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette "Petite maison de la Providence", comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7,000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes.

Pour cette œuvre extraordinaire,  Saint Joseph-Benoît Cottolengo prenait à cœur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait: "Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux." Lui-même était un modèle de charité; son zèle ne connaissait point de bornes.

Pour cette œuvre, toujours plus exigeante, le Saint fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'œuvre de miséricorde corporelle par une œuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts.

Le Saint se confiait totalement à l'infinie bonté de DIEU, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en DIEU que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait: "La Providence m'envoie tout." La confiance en DIEU ne faisait pas que le Saint se croisât les bras, pourtant. Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son œuvre quotidienne: prière et travail.

Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son œuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés: "Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous."

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 27 avril 2017

28 Avril : SAINT VITAL, Martyr / SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT, Fondateur d'Ordre, Docteur de la médiation de Marie / SAINT PAUL DE LA CROIX, Fondateur des Passionnistes

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée"
(Saint Francois de Sales)


Saint Vital était militaire, et père des saints martyrs Gervais et Protais. Il vint à Ravenne au moment où Ursicus, médecin chrétien, allait apostasier ; il le fortifia par ses paroles ; mais, saisi lui-même par le juge furieux, il fut brûlé vif, l'an 171.

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SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION de MONTFORT


SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION de MONTFORT 

Fondateur d'Ordres religieux, 
Docteur de la Médiation de Marie 
(1673-1716

Louis Marie Grignion de la Bacheleraie naquit à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd'hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673. Par esprit de religion et d'humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Sa première éducation fut pieuse et forte; il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d'un saint Louis de Gonzague.

La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même. Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de DIEU sur lui. DIEU le permit ainsi pour le former à l'amour de la Croix, dont il devait être l'apôtre passionné. C'est à l'école de Saint-Sulpice qu'il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu'il se prépara à devenir Son apôtre et Son docteur.


Jeune prêtre, il fut d'abord aumônier à l'hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu'étonnante. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s'offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l'ordre de travailler à l'évangélisation de la France. 

Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l'Ouest, qu'il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles. Il alimente sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l'objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge. Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication; il plante partout la Croix; il sème partout la dévotion au Rosaire: il prépare providentiellement les peuples de l'Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d'un siècle.

Après seize ans d'apostolat, il meurt en pleine prédication, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), à quarante-trois ans, laissant pour continuer son œuvre, une Société de missionnaires, les Sœurs de la Sagesse, et quelques Frères pour les écoles, connus partout aujourd'hui sous le nom de Frères de Saint-Gabriel.  C'est un des plus grands saints des temps modernes, et le promoteur des prodigieux développements de la dévotion à la Sainte Vierge à notre époque. 

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Saint Paul de la Croix


Saint Paul de la Croix 

Fondateur des Passionistes

Saint Paul de la Croix né le 3 janvier 1694, de parents chrétiens et appauvris par des malheurs de fortune, fut annoncé à la terre par un prodige : une lumière brillante remplit la maison et fit pâlir celle des flambeaux.

Dès son enfance, son attrait constant fut sa dévotion à JÉSUS souffrant et humilié; il prenait de rudes disciplines, et outre ses jeûnes fréquents, il ne mangeait le vendredi, qu'un peu de pain et ne buvait que du fiel mêlé de vinaigre.

Jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, il ignora sa vocation. Un jour qu'il était en oraison, il fut ravi en extase et crut voir le SEIGNEUR tenant dans ses mains une discipline dont chaque brin portait à son extrémité le mot amour; plusieurs fois il vit aussi JÉSUS-CHRIST lui montrer une tunique noire en lui disant : "Mon fils, qui s'approche de moi s'approche des épines".

Une fois, il revenait de communier, quand il fut de nouveau ravi en extase et se vit couvert d'une tunique noire avec une croix blanche sur la poitrine ; sous la croix paraissait le très saint nom de JÉSUS en lettres blanches. La vision se renouvela bientôt.

Enfin, pour vaincre ses incertitudes, Marie elle-même lui apparut revêtue d'une tunique noire, ornée d'un cœur surmonté d'une croix et portant cette inscription : JESD XRI PASSIO (Passion de JÉSUS-CHRIST), avec les clous du crucifiement.

Aux paroles de Marie, il comprit qu'il devait fonder un Ordre de la Passion de JÉSUS-CHRIST, et commença à se donner tout entier à cette œuvre, par la prière et la retraite : "Que la Passion de NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST soit toujours dans nos cœurs! » Telle fut la devise de sa Congrégation.

Les passions humaines eurent beau se déchaîner, l'œuvre de DIEU devait réussir au delà de toute espérance. Pendant cinquante ans, Paul de la Croix évangélisa les villes et les campagnes d'Italie avec un succès immense; d'éclatants miracles accompagnaient ses prédications ; souvent on entendit une voix céleste lui suggérer ce qu'il devait dire, ou bien il paraissait suspendu en l'air avec un visage lumineux.

II eut le don de prophétie et celui des langues, avec le pouvoir de guérir les malades et de chasser les démons. L'amour divin le dévorait, et, après sa mort, on trouva brûlée la partie de sa tunique correspondante au cœur, ainsi que trois côtes soulevées dans sa poitrine.

Il mourut le 18 octobre 1775.

PratiqueQue le souvenir de la Passion de JÉSUS-CHRIST demeure toujours au fond de votre cœur.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 26 avril 2017

27 Avril : SAINT PIERRE CANISIUS, Confesseur / SAINTE ZITE, Servante, Vierge

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)



SAINT PIERRE CANISIUS

Docteur de l'Église
(1521-1597)

PIERRE KANIJS,  dont on a fait "CANISIUS", naquit le 8 mai 1521 à Nimègue, de parents qui étaient fervents catholiques, et qui surent pénétrer l'âme de leurs enfants de leur foi et de leur piété. Aussi Louis Veuillot a pu dire que "le premier jouet de Pierre fut un livre, son premier mot une prière, et depuis il alla toujours étudiant et priant".


Envoyé à Cologne pour y compléter ses études, il en sortit maître-ès-art (1540). Trois ans plus tard, le 8 mai 1543, il entrait dans la Compagnie de JÉSUS, et en juin 1546, il était élevé au sacerdoce.

Dès avant sa prêtrise, Canisius avait commencé à donner des cours publics d'Écriture Sainte et à se livrer à la prédication. Il n'avait que vingt-quatre ans, lorsque la confiance des habitants de Cologne l'envoya auprès de l'empereur Charles-Quint, pour obtenir qu'il les délivrât de leur archevêque infecté de protestantisme.


Après une courte apparition au Concile de Trente, il revint en Allemagne, y travailler à réparer les ruines amoncelées par l'hérésie. Il le fit par une prédication inlassable, par son enseignement théologique, et par la diffusion de ses écrits. Ce fut alors qu'il composa son chef-d'œuvre connu sous le nom de "Catéchisme de Canisius", qui lui a valu d'être élevé à la dignité de Docteur de l'Église.

Nommé Provincial de son Ordre, il exerça cette charge pendant quatorze ans durant lesquels il fonda en Allemagne neuf collèges qui contribuèrent beaucoup à répandre l'instruction chrétienne parmi la jeunesse. Il coopéra aussi très efficacement à la réforme du clergé par l'érection de séminaires ecclésiastiques.




Ces divers travaux n'empêchaient point le Père Canisius d'entretenir de fréquents rapports avec les princes catholiques allemands, et de soutenir leur courage dans leurs luttes avec les protestants.  Son influence le fit choisir, en 1557, pour défendre les dogmes catholiques à la diète de Worms, contre les principaux coryphées du protestantisme.  Il réussit à les opposer les uns aux autres, au point qu'ils ne purent arriver à s'entendre entre eux.


Ayant été déchargé de toute supériorité, le Père Canisius se retira à Dillingen et y travailla à la réfutation des erreurs des "Centuries de Magdebourg".  Il alla ensuite fonder le collège de Fribourg (1580), qu'il ne devait plus quitter.  La vénération des Fribourgeois pour lui était telle, qu'ayant eu vent d'une décision qui devait le leur ravir, ils écrivirent au Provincial: "Les sanctuaires de Fribourg ne possèdent aucun corps de Saint; nous voulons donc retenir chez nous ce Saint vivant, et ne pas permettre qu'il ait ailleurs son tombeau."


Leur vœu fut exaucé: Le Père Canisius mourut à Fribourg le 21 décembre 1597. Il avait soixante-seize ans.

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SAINTE ZITE


ZITE,  née en 1218, aux environs de Lucques, en Italie, eut des parents fort pauvres qui la formèrent, dès ses premières années, à la piété et à la vertu. Il suffisait de lui dire : « Ce que tu fais déplaît à DIEU, » pour qu'elle s'en abstînt aussitôt.

A douze ans, il fallut la placer comme servante pour gagner sa vie et aider sa famille. Les tribulations ne lui manquèrent pas, soit de la part du marchand de Lucques qui fut son maître, soit de la part des autres domestiques de la maison, dont sa conduite édifiante excitait souvent la jalousie et la cruauté.

Loin de se plaindre, elle bénissait DIEU de lui donner une parcelle de sa croix. Un prodige lui conquit la confiance et l'amitié de son maître. Un jour, elle descendait l'escalier, emportant du pain dans son tablier. C'étaient des restes que sa maîtresse lui avait permis de donner aux pauvres : « Que portez-vous là? lui dit son maître d'un ton bourru. — Ce sont des fleurs, dit la jeune fille, voyez plutôt. » Et elle poursuivit son chemin, afin de distribuer aux pauvres son aumône, car les fleurs étaient redevenues du pain.

Un serviteur de la maison ayant voulu la porter au mal, elle n'hésita point à déchirer de ses ongles le visage de l'insolent. La Sainte Vierge lui apparut, sans se faire connaître, un soir qu'elle revenait d'un pèlerinage, à jeun depuis la veille, et qu'elle était tombée d'épuisement; elle la conduisit à la maison de ses maîtres et s'évanouit à ses yeux.

Zite s'engagea dans le tiers ordre de Saint-François, et ceignit si fortement ses reins avec la corde qui en est l'insigne, qu'après sa mort on la trouva recouverte par les chairs. Fidèle à ses devoirs d'état, elle prenait sur son repos le temps de ses prières.

Une fois cependant, oublieuse des choses de ce monde dans sa contemplation céleste, elle s'aperçut trop tard qu'elle n'avait pas pétri son pain. Quel ne fut pas son étonnement, à son retour, de trouver son pain tout pétri et prêt à cuire !

Pendant une famine, elle distribua, avec la permission de ses maîtres, d'abondantes aumônes, si bien qu'elle s'aperçut enfin que les greniers étaient vides. Elle tremblait de recevoir d'amers reproches ; mais elle constata bientôt avec une joyeuse stupéfaction que les greniers vides s'étaient remplis surabondamment.

Un jour, la sainte fille était occupée à son travail, quand un pèlerin, épuisé de lassitude, lui demanda la charité d'un peu de vin.  Zite n'en avait pas; mais, remplie de foi, elle tira de l'eau du puits, la bénit et l'offrit au pèlerin, qui assura n'avoir jamais bu vin si délicieux.

Un autre jour, elle prêtait à un pauvre le manteau de son maître, et il était facile bientôt de constater que ce pauvre était un ange. Après soixante ans d'une vie si bien remplie,  Zite  alla au ciel recevoir la récompense de ses vertus. Retenons la maxime de sa vie : La main au travail, le cœur à DIEU.

Pratique. Sanctifiez-vous dans votre situation quelle qu'elle soit.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

mardi 25 avril 2017

26 Avril : NOTRE DAME DU BON CONSEIL / SAINT MARCELLIN, Pape et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

NOTRE DAME DU BON CONSEIL


L'apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l'Église, qu'il convient de donner place à cette forme de dévotion. 

La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil

Au XVe siècle, l'église menaçait en ruine. Une pieuse femme, nommée Pétruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever. Pétruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'oeuvre. 





Or, le 25 avril 1467, à l'heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant JÉSUS, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel. 

Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano. 




NOTRE DAME DU BON CONSEIL

L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d'infirmités guéries! Que de grâces spirituelles obtenues! 

Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à NOTRE-DAME DU BON CONSEIL, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil. 


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SAINT MARCELLIN 


SAINT MARCELLIN 

Pape et Martyr

Marcellin, Romain d'origine, gouverna l'Eglise pendant huit ans, de 295 à 304. 

A cette époque, la persécution contre les chrétiens fut si acharnée, qu'en un mois, dix-sept mille chrétiens de tout sexe et de tout âge furent immolés en diverses provinces. 

Un grand nombre de chrétiens se laissèrent gagner par les menaces ou les promesses ; un pape même eut la faiblesse de se laisser circonvenir, mais il répara ensuite sa faute en s'offrant lui-même au martyre : ce fut Marcellin

Urbain, le pontife païen du Capitule, vint le trouver. La discussion s'engagea entre eux sur la question de savoir si c'était un grand crime de brûler de l'encens en l'honneur des dieux : "Votre CHRIST, dit le païen, ne reçut-il point à son berceau l'encens des mages? Brûler de l'encens aux dieux est donc, même d'après vous, un hommage légitime. — Les mages, dit Marcellin, n'offraient point l'encens à une idole vaine, mais au vrai DIEU. — Voulez-vous, reprit Urbain, venir on de ces jours au palais de l'empereur? En sa présence, je répondrai à vos objections sur ce point. » 

Marcellin y consentit, et le jour venu, prenant la parole devant Dioclétien, il lui dit : " Pourquoi semer l'univers de deuil et de carnage, et cela pour un culte faux et superstitieux comme celui de vos idoles? Pourquoi forcer les chrétiens, sous peine de mort, à brûler de l'encens devant des statues muettes? " 

Dioclétien espérant, par une feinte douceur, gagner l'esprit de Marcellin, et, par lui obtenir la soumission de tous les chrétiens de Rome, lui dit : « Je reconnais, Marcellin, ta sagesse et ta prudence; tu es peut-être destiné à changer en amitié fidèle la haine que je portais jusqu'ici au nom chrétien. Viens, et que tout le monde soit témoin de notre réconciliation. » 

L'empereur se fit suivre alors du pontife au temple de Vesta ; mais les trois prêtres et les deux diacres qui accompagnaient Marcellin refusèrent d'entrer et coururent raconter au clergé romain le triste événement qui menaçait de se produire. 

Une foule de chrétiens, accourue au temple pour voir ce qui se passait, vit Marcellin, trompé par les fausses paroles de Dioclétien, jeter de l'encens sur le trépied de la déesse et recevoir les félicitations de l'empereur. Mais cette faiblesse lui coûta bien des larmes. 

Une fois libre, rentrant en lui-même, nouveau Pierre, après avoir trahi son maître, il résolut d'expier grandement sa faute. Il parut, couvert d'un cilice, au concile de Sinuesse, et reconnut que, sans avoir sacrifié aux dieux, il avait laissé tomber quelques grains d'encens sur le trépied : « J'ai péché devant DIEU et devant vous, » s'écria-t-il en présence des évêques, et il signa lui-même sa condamnation. 

Mais on vit, peu de jours après, Marcellin reparaître devant l'empereur et lui reprocher sa perfidie. Le pontife eut aussitôt la tête tranchée. 

Pratique.  Au service de DIEU, défiez-vous de la fausse prudence, déclarez-vous franchement. 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"