lundi 10 septembre 2012

11092012 - Saint Paphnuce, Evêque / Le Bx Jean-Gabriel Perboyre, Lazariste, Martyr en Chine

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 

 
Saint Paphnuce, Égyptien, après avoir passé plusieurs années au désert sous la conduite de saint Antoine, devint évêque d'une ville de Thébaïde. Il eut beaucoup à souffrir pour la foi, et, pendant une persécution, il perdit l'œil droit, eut les nerfs du jarret gauche coupés et fut condamné aux mines. Au concile de Nicée, il fut un objet de vénération pour les évêques, et même pour l'empereur Constantin, qui ne le quittait jamais sans baiser respectueusement la place où avait été l'œil perdu pour une si belle cause. 

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Le Bienheureux Jean-Gabriel Perboyre,
Lazariste, Martyr en Chine


Jean-Gabriel Perboyre, né au diocèse de Cahors le 6 janvier 1802, fut martyrisé le 11 septembre 1840, et béatifié le 10 novembre 1889.

Dès l'âge le plus tendre, il se fit remarquer par sa piété entre tous ses camarades. Au petit séminaire, il fut aimé et vénéré de tous ses condisciples, qui, frappés de son angélique piété, le surnommèrent le petit JÉSUS.

En rhétorique se décida sa vocation : "Je veux être missionnaire," dit-il dès lors. Il entra chez les Pères Lazaristes de Montauban. "Depuis bien des années, dit un des novices confiés plus tard à ses soins, j'avais désiré rencontrer un saint ; en voyant M. Perboyre, il me sembla que DIEU avait exaucé mes désirs. J'avais dit plusieurs fois : "Vous verrez que M. Perboyre sera canonisé".  Lui seul ne se doutait pas des sentiments qu'il inspirait, et il s'appelait "la balayure de la maison".

Ses deux maximes étaient : « On ne fait du bien dans les âmes que par la prière. — Dans tout ce que vous faites, ne travaillez que pour plaire à DIEU; sans cela vous perdriez votre temps et vos peines. » Jean-Gabriel était remarquable par une tendre piété envers le saint Sacrement, il y revenait sans cesse et passait des heures entières en adoration : "Je ne suis, jamais plus content, disait-il, que quand j'ai offert le saint sacrifice de la messe." Son action de grâces durait ordinairement une demi-heure.

Envoyé dans les missions de Chine, Jean-Gabriel Perboyre se surpassa lui-même. Après quatre ans d'apostolat, trahi comme son Maître, il subit successivement les plus cruels supplices. Au milieu de ces affreuses tortures, l'athlète de la foi, digne de JÉSUS-CHRIST, ne profère pas un cri de douleur ; les assistants ne cachent pas leur étonnement et peuvent à peine retenir leurs larmes : « Foule aux pieds le DIEU que tu adores, et je te rends la liberté, lui crie le mandarin. — Oh ! répond le martyr, comment pourrais-je faire cette injure à mon DIEU, mon Créateur et mon SAUVEUR ?".  Et, saisissant le crucifia, il le colle à ses lèvres.

Après neuf mois d'une horrible prison, il fut étranglé sur un gibet en ferme de croix.

Pratique: Priez pour les missionnaires qui évangélisent toutes les contrées du monde.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 9 septembre 2012

10092012 - Saint Nicolas de Tolentino, religieux

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 

La mère de ce Saint dût sa naissance à un pèlerinage qu'elle fit à Saint-Nicolas-de-Myre. L'enfant reçut au baptême, en reconnaissance le nom de Nicolas auquel on a ajouté celui de Tolentino, parce qu'il passa une grande partie de sa vie dans cette ville.

Son patron continua à le protéger, et bientôt le petit Nicolas devint son émule dans la sainteté, jeûnant, dès l'âge de sept ans, trois fois la semaine, et aimant les pauvres d'une affection incroyable.

A onze ans, il fut reçu dans l'ordre des Ermites de Saint-Augustin où il se fit admirer de tous par la modestie de son maintien, sa parfaite obéissance, son humeur douce et toujours égale, surtout sa chasteté, gardée par d'effrayantes mortifications.

On eût dit qu'il avait un corps de bronze. A quinze ans, il usait de chaines, des ceintures de fer et des cilices, il jeûnait quatre fois la semaine, mangeait peu et des mets les plus grossiers, ne couchait que par terre ou sur une paillasse.

On raconte plusieurs visions d'âmes du purgatoire qui lui devaient leur délivrance. Après avoir édifié successivement plusieurs couvents, le fervent religieux est envoyé à Tolentino, où passe les trente dernières années de sa vie. Là, il s'occupe à catéchiser les ignorants, à prêcher la parole de DIEU, à confesser les pécheurs; les cœurs les plus rebelles se rendent à ses exhortations, il embrase les plus indifférents du feu de l'amour divin, il ébranle les plus obstinés, sa douceur ramène les plus désespérés dans la voie du salut.

Le salut des autres ne lui fait pas négliger le sien; on ne saurait dire quand il terminait son oraison, on le trouvait toujours absorbé en DIEU; il aimait surtout méditer les souffrances de JÉSUS-CHRIST.  Nicolas était la terreur du démon, qui venait souvent troubler l'oraison du saint en imitant le cri des animaux, en ébranlant la charpente de la maison, et faisant trembler sa cellule.

Un jour l'esprit des ténèbres entra près de lui sous la forme d'un oiseau énorme qui éteignit, renversa et brisa la lampe par le mouvement de ses ailes; Nicolas, sans trouble, ramassa les morceaux et les rejoignit si merveilleusement qu'il ne parut pas trace de l'accident.

Le démon alla jusqu'à le frapper et le laisser comme mort, le saint demeura boiteux toute sa vie des coups qu'il avait reçus.

On montre encore au couvent de Tolentino, une massue dont le démon se servait pour le maltraiter. La charité de l'homme de DIEU était incomparable; il partageait avec eux le pain qu'on lui donnait à ses repas, et un jour, son supérieur lui demandant ce qu'il portait: "Ce sont des fleurs" dit-il, et il montra le pain changé en roses.

Pendant le six derniers mois de sa vie, les anges descendaient toutes les nuits dans sa chambre et le réjouissaient de leurs chants harmonieux. Il mourut le 10 septembre 1310.

Pratique :
Ayez le démon pour votre plus grand ennemi; cherchez contre lui secours en DIEU. 

Introibo : 10/09 Saint Nicolas de Tolentino, confesseur 
Hodiemecum        Magnificat : Saint Nicolas de Tolentino Religieux († 1310)
Evangile et Commentaire du Jour sur PerIpsum 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 8 septembre 2012

09092012 - Saint Pierre Claver, Apôtre des Esclaves d'Amérique / Saint Omer, Evêque

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 

Saint OMER naquit à la fin du VIème siècle. Après une éducation toute chrétienne, il se retira avec son père an monastère de Luxeuil et observa fidèlement, à l'édification de ses frères, toutes les règles de la vie religieuse. Son mérite l'ayant élevé au siège épiscopal de Térouanne, il travailla avec le plus grand succès à la conversion des nombreux idolâtres de son diocèse. Il mourut en visite pastorale, l'an 670.

 SAINT PIERRE CLAVER

Apôtre des Esclaves d'Amérique

SAINT PIERRE CLAVER était Espagnol ; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. A vingt ans, il entra au noviciat des Jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d'après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l'Amérique; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s'embarquer pour les missions du nouveau monde.

A son arrivée en Amérique, il baisa cette terre qu'il allait arroser de ses sueurs. Pierre Claver comprit sa vocation à Carthagène, à la vue des malheureux nègres vendus comme esclaves; il se dévoua corps et âme à leur salut, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s'imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité.

Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, Pierre Claver obtint d'y ajouter celui de servir les esclaves jusqu'à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours. » Les milliers d'esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville; moi, je suis le confesseur des esclaves. » II disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c'est le confessionnal des pauvres négresses. »

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au saint Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de la nuit. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « DIEU compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. Sa vie merveilleuse s'acheva le 8 septembre 1654, après quarante-quatre ans d'apostolat. Il avait baptisé plus de trois cent mille esclaves.

Pratique: Ne soyez pas sensuel ; Exercez la charité malgré les répugnances de la nature.


SAINT PIERRE CLAVER (encore)
Saint Pierre Claver, jésuite catalan du XVIIème, envoyé en mission au Nouveau Monde, exerça son ministère auprès des esclaves noirs qui débarquaient par centaines au port de Carthagène (Colombie). C'est en ce lieu qu'il entendit l'appel du CHRIST pour se faire « l'esclave auprès des Nègres pour toujours ».

Dans une lettre du 31 mai 1627, adressée à son supérieur, transparaît en effet la flamme vivante de sa foi qui le pousse à se faire proche des esclaves de la même manière que le CHRIST s'est abaissé, ne retenant pas le rang qui l'égalait à DIEU, pour servir et sauver l'humanité.

« Hier, 30 mai 1627, jour de la Sainte Trinité , débarquèrent d'un énorme navire un très grand nombre de Noirs enlevés des bords de l'Afrique. Nous sommes accourus portant dans deux corbeilles des oranges, des citrons, des gâteaux et je ne sais quoi d'autre encore. Nous sommes entrés dans leurs cases. Nous avions l'impression de pénétrer dans une nouvelle Guinée ! Il nous fallut faire notre chemin à travers les groupes pour arriver jusqu'aux malades.

Le nombre de ceux-ci était considérable ; ils étaient étendus sur un sol humide et boueux, bien qu'on eût pensé, pour limiter l'humidité, à dresser un remblai en y mêlant des morceaux de tuiles et de briques ; tel était le lit sur lequel ils gisaient, lit d'autant plus incommode qu'ils étaient nus, sans la protection d'aucun vêtement.

Aussi, après avoir enlevé notre manteau, avons-nous pris tout ce qu'il fallait pour assembler des planches ; nous en avons recouvert un endroit où nous avons ensuite transporté les malades en passant à travers la foule. Puis nous les avons répartis en deux groupes : mon compagnon s'occupa de l'un d'eux avec l'aide d'un interprète, et moi-même du second. Il y avait là deux Noirs, plus morts que vivants et déjà froids, dont il était difficile de trouver le pouls.

Nous avons mis des braises sur des tuiles et avons placé celles-ci au centre, près des moribonds ; puis nous avons jeté sur ce feu des parfums contenus dans deux bourses que nous avons entièrement vidées. Après quoi, avec nos manteaux (ils n'avaient en effet rien de ce genre et c'est en vain que nous en avions demandé à leurs maîtres), nous leur avons donné la possibilité de se réchauffer : ils parurent, grâce à cela, retrouver chaleur et respiration ; il fallait voir avec quelle joie dans les yeux ils nous regardaient ! C'est ainsi que nous nous sommes adressés à eux, non par des paroles, mais avec nos mains et notre aide ; et comme ils étaient persuadés qu'on les avait amenés ici pour les manger, tout autre discours aurait été complètement inutile.

Nous nous sommes assis ou mis à genoux auprès d'eux, nous avons lavé avec du vin leur figure et leur corps, faisant tout pour les égayer et leur montrant tout ce qui peut mettre en joie le cœur des malades »

A. Valtierra, s.j., San Pedro Claver , 1964, pp. 140-141

Jesuites.com

NdCastille: En observant le personnage enrubanné à droite du tableau, on voit bien, s'il en était besoin, que la traite des Noirs a été l'affaire des "mahométiseurs" de l'Afrique. (relire Ousmane Sembene). La Chrétienté - entendre le catholicisme- n'a jamais réduit en esclavage. Au contraire, il libère -individuellement- de toute forme d'esclavage. Non, le catholicisme n'a pas été "imposé" dans les colonies, comme le propage une réécriture de l'Histoire. C'est par la vérité de son l’Evangile, par le sang des martyrs exemple, les miracles que le catholicisme a pénétré les cœurs.
 
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 7 septembre 2012

08092012 - Nativité de la Très Sainte Vierge Marie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 

 
Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge; Sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre et vulgaire aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la foi entourée des plus éclatantes merveilles. Aussi est-ce avec raison que l'Église s'écrie en ce jour: "Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le Soleil de justice, JÉSUS-CHRIST, notre DIEU, est né de Vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions. Lui, qui ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle." 
 
Cette fête, en effet, doit être une réjouissance universelle; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, Ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le SAUVEUR promis au monde; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au Rédempteur attendu.

DIEU, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples.

Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de DIEU, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été Sa conception, toute pure et toute privilégiée fut Sa naissance. Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim! Quelles félicitations de la part des amies de la vertueuse Anne! 
 
Statue de la Vierge Marie Enfant
Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de Sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection!

Les Saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie: "Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché; avec Elle paraît l'Aurore qui annonce le Soleil de Justice. Parfaite dès Sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus..."Astre toujours progressant en lumière, si beau dès Son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de Sa course!

Quel bonheur pour les élus de contempler au Ciel les merveilles opérées par DIEU en Marie ! En attendant, unissons-nous à l'Église qui L'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de sanctuaires vénérés.

Pratique: Faites reposer votre dévotion à Marie sur l'étendue et la connaissance de ses grandeurs et de ses vertus.


 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 6 septembre 2012

07092012 - Saint Cloud, Prince, Moine et Prêtre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 
 
Clodoald, plus connu sons le nom de CLOUD, était fils du roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère, Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père.

La sainte veuve revêtit
Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères, de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, à l'abri de l'autel, et, trouvant toute sa joie au service de DIEU, il préféra la tonsure à la couronne, l'habit de moine aux vêtements royaux, le sacerdoce au trône.


Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neuf cents religieux, partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit.


DIEU ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus un prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du SAUVEUR JÉSUS, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant.

Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et pendant qu'il dormait, ô prodige! Le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.


Cloud fut ordonné prêtre en 551, malgré les protestations de son humilité, et fut le premier fils des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination; il obtint du roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale, pour y finir ses jours dans la solitude et loin du tumulte du monde.

Dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de DIEU, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d'abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire
; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus.

Bientôt il sut que son pèlerinage était près de finir ; il vit arriver la mort avec joie, et s'endormit, à l'âge de quarante ans, dans la paix du SEIGNEUR, vers l'an 560.


Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville qui, de son nom, s'appela Saint-Cloud. La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patrons.

Pratique :
Comprenez que votre salut est plus facile dans l'humilité que dans les honneurs. 
Introibo  
Magnificat : Saint Cloud Prince, Moine et Prêtre (515-560)
Évangile et Lectures du Jour sur PerIpsum 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 5 septembre 2012

06092012 - Saint Eleuthère, abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales) 

SAINT  ELEUTHERE

 


La simplicité de cœur et l'esprit de componction furent les vertus qui caractérisèrent principalement Saint Eleuthère. Il fut élu abbé du monastère de Saint-Marc, près de Spolète, et favorisé du don des miracles.

A la prière de certaines religieuses qui se trouvaient dans le voisinage, il prit dans son monastère un enfant qu'il avait délivré du démon. Il lui arriva de dire un jour à ce sujet : « II est clair que le démon a voulu se moquer de ces bonnes filles; car depuis que cet enfant est parmi les serviteurs de DIEU, l'esprit infernal n'ose plus approcher de lui. »

Ces paroles semblaient annoncer de la vanité de sa part; aussi le démon entra-t-il de nouveau dans l'enfant, pour le tourmenter comme auparavant. Éleuthère avoua humblement sa faute, et, se mettant à pleurer, il dit à ses religieux qui voulaient le consoler : « Pas un de nous ne touchera un morceau de pain avant que cet enfant ne soit délivré du démon ! » Toute la communauté se mit donc en prière, jusqu'à ce que l'esprit malin eût laissé l'enfant en repos; et depuis ce temps le démon n'osa plus s'emparer de lui.

Saint Grégoire le Grand ressentait une vive douleur de ne pouvoir jeûner le samedi saint, à cause d'une extrême faiblesse de poitrine. Il engagea Éleuthère, qui était alors à Rome, à venir prier avec lui, afin qu'il pût se réunir aux fidèles dans la pratique d'un jeûne aussi solennel. Eleuthère pria avec beaucoup de larmes, et Grégoire fut en état de satisfaire sa dévotion, comme il le désirait avec tant d'ardeur.

Le Saint raconta lui-même ce miracle comme il suit : "Un jour, étant dans mon abbaye, je souffrais tellement d'un mal d'estomac, que je me croyais sur le point de mourir. Or le samedi saint, jour pendant lequel tout le monde doit jeûner, ma maladie ne me le permettant pas, je fis appeler saint Eleuthère dans mon oratoire, le priant de m'obtenir, par son intercession, de pouvoir jeûner ce jour-là. Le Saint se mit aussitôt en prières; lorsqu'il m'eut donné sa bénédiction, je sentis que mon mal et mon appétit avaient disparu, et que mes forces me permettaient de prolonger mon abstinence jusqu'au lendemain. J'obtins ma guérison d'une manière si miraculeuse, que j'en fus tout émerveillé et que j'eus la conviction des faits attribués à saint Éleuthère et dont j'avais seulement entendu parler.

Et saint Grégoire dit encore de lui : "II a longtemps demeuré à Rome, dans mon abbaye, où il mourut. Ses disciples disent qu'il avait ressuscité un mort. Or c'était un homme si simple et d'une pénitence si grande, qu'il ne faut pas douter que DIEU Tout-puissant n'ait beaucoup accordé à ses pleurs et à son humilité! Voilà, certes, de beaux témoignages en faveur de notre saint. Qu'est-ce qui empêche l'effet de nos prières, bien souvent, sinon le défaut de simplicité et d'entière confiance en le SEIGNEUR?

Pratique. Allez à DIEU dans la prière, avec un cœur pur, simple et plein d'une filiale confiance.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous" 

mardi 4 septembre 2012

05092012 - Saint Laurent Justinien, Patriarche de Venise

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales 


Saint Laurent Justinien naquit à Venise en 1380, de parents distingués par leur noblesse. On remarqua en lui, dès son enfance, une docilité peu commune et une grandeur d'âme extraordinaire.

Sa pieuse mère le grondait quelquefois pour le prémunir contre l'orgueil, le tenir dans l'humilité et le porter à ce qu'il y avait de plus parfait. Il répondait alors qu'il tâcherait de mieux faire, et qu'il ne désirait rien tant que de devenir un saint.


Une vision de la Sagesse éternelle le porta vers la vocation religieuse ; il s'y essaya d'abord par la pénitence, coucha sur le bois ou la terre nue, brisa son corps par les macérations, au point que sa mère en fut effrayée et fit tout pour le détourner de son dessein. Laurent ne céda pas et s'enfuit chez les chanoines réguliers de Saint-Georges-d'Alga, où il prit l'habit.


Ses premiers pas dans la vie religieuse montrèrent en lui le modèle de tons ses frères : jamais de récréations qui ne fussent nécessaires, jamais de feu, jamais de boisson en dehors des repas, fort peu de nourriture, de sévères disciplines : c'était là sa règle.


Quand, par une grande chaleur, on lui proposait de boire : « Si nous ne pouvons supporter la soif, disait-il, comment supporterons-nous le feu du purgatoire? » II dut subir une opération par le fer et par le feu ; aucune plainte ne sortit de sa bouche : « Allons, disait-il au chirurgien dont la main tremblait, coupez hardiment ; cela ne vaut pas les ongles de fer avec lesquels on déchirait les martyrs. » — "Allons quêter des mépris, disait-il à son compagnon de quête, lorsqu'il y avait quelque avanie à souffrir; nous n'avons rien fait, si nous n'avons renoncé au monde."


A un frère qui se lamentait parce que le grenier de la communauté avait brûlé : « Pourquoi donc, dit-il, avons-nous fait le vœu de pauvreté? Cet incendie est une grâce de DIEU pour nous ! »


II ne célébrait jamais la Sainte Messe sans larmes, et souvent il y était favorisé de ravissements. Ses vertus l'élevèrent d'abord aux fonctions de général de son Ordre, puis au patriarcat de Venise, en 1433, malgré ses supplications et ses larmes.


Il parut aussi admirable pontife qu'il avait été saint religieux ; son zèle lui attira des injures qu'il reçut avec joie ; sa charité le faisait bénir de tous les pauvres ; sa ponctualité ne laissait jamais attendre personne, sa bonté agréait tout le monde : il était regardé de tous comme un ange sur la terre.


Après de longs travaux, il sentit sa fin prochaine : "Un chrétien, dit-il après saint Martin, doit mourir sur la cendre et le cilice." Quand tous pleuraient, il souriait à la mort et disait : « SEIGNEUR JÉSUS, je m'en vais à Vous ! » Son humilité lui faisait dire en soupirant : « La couronne est pour les braves, et non pour les lâches tels que moi. » II expira le 8 janvier 1455.


Pratique.
Dites-vous, avec le Saint de ce jour : « Si je ne sais souffrir un peu en ce monde, comment ferai-je en purgatoire? »


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 3 septembre 2012

04092012 - Sainte Rose de Viterbe, Vierge / Sainte Rosalie, Vierge

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


SAINTE ROSE de VITERBE
Vierge du Tiers Ordre de St-François
(1240-1258)


A l'époque où Frédéric II d'Allemagne persécutait l’Église et s'emparait des États pontificaux, DIEU suscitait sainte Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife.
Les noms de JÉSUS et MARIE furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque DIEU manifesta Sa toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on portait au cimetière. 

Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d'ouvrir son tablier pour voir ce qu'elle portait. O prodige! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge,
Rose de Viterbe passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. A l'âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec DIEU dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de DIEU. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

DIEU lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents.
Rose en fut toute bouleversée. La TRÈS SAINTE VIERGE MARIE lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le SEIGNEUR l'avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. «Il faudra t'armer de courage, continua la Mère de DIEU, tu parcourras des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut.»

Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de Rose à un tel état de faiblesse qu'on désespérait de sauver sa vie. La TRÈS SAINTE VIERGE la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d'aller visiter l'église de Saint-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de Saint-François où elle prendrait l'habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l'habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l'autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisit complètement le prestige de l'empereur Frédéric et que l'autorité du pape s'affirmât à nouveau.

Il fit comparaître sainte Rose à son tribunal et menace de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de DIEU lui répondit: «Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir.» Sur les instances d'hérétiques obstinés, sainte Rose est finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l'hiver.

Peu après, sainte
Rose de Viterbe annonça le trépas de l'ennemi de DIEU Frédéric II d'Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. A cette nouvelle, les habitants de Viterbe s'empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois.

Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV, ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée,
sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Sainte-Marie-des-Roses, mais n'y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu'elle avait menée auparavant. 
 

Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s'était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l'exercice des plus sublimes vertus.

L'élue de DIEU avait dix-sept ans et six mois lorsque le divin jardinier vint cueillir Sa rose toute épanouie pour le ciel, le 6 mars 1252. A l'heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d'elles-mêmes.

Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Sainte-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. A cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D'innombrables miracles ont illustré son tombeau.
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 SAINTE ROSALIE
Du sang royal de Charlemagne, Rosalie naquit à Palerme, en Sicile, l'an 1130, d'un chevalier français et d'une parente de Roger, roi de Sicile. Elle reçut une éducation en rapport avec sa haute position et s'appliqua tellement à la pratique de la vertu et à l'amour de DIEU, que la beauté de son âme surpassa la beauté de son visage, qui faisait l'admiration de tous.

La Sainte Vierge veillait avec un soin jaloux sur la pureté de la jeune enfant, et quand des seigneurs siciliens recherchèrent sa main, Marie lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie n'avait que quatorze ans ; pourtant elle n'hésita pas, et quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence.
Deux anges la conduisirent sur le mont Quisquina, voisin de la ville, et lui indiquèrent une caverne située au milieu d'un bois qui couronnait le faite de la montagne. C'est dans cette grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, que Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. 
 Elle grava sur le rocher une inscription qu'on y lit encore aujour­d'hui : "Moi, Rosalie, fille de Sinibal, seigneur de Quisquina et de Roses, par amour pour mon SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, ai résolu d'habiter dans cette caverne." On peut voir encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc et une vigne très ancienne, qu'on prétend avoir été plantée par elle.
  -Que se passait-il au château paternel? Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de demeure; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte qui lui servirait de retraite.
Procession de la Sainte Rosalie à Palerme
Cette grotte avait une ouverture à peine suffisante pour y entrer ; elle était obscure et si détrempée par les eaux, que Rosalie y trouva tout juste un coin pour s'y établir sans être dans la boue ; la voûte en était si basse, que la sainte solitaire ne pouvait guère y marcher sans se courber.
Là devaient se passer les dernières années de sa vie, pendant lesquelles les herbes et les glands furent sa seule nourriture. Après dix-huit ans de cette effrayante pénitence, l'admirable vierge avait bien mérité la récompense éternelle; elle s'endormit dans le SEIGNEUR le 4 septembre 1160.
Pratique: Le bonheur n'est point dans la volonté propre, mais dans la volonté de Dieu. 
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 2 septembre 2012

03092012 - Saint Pie X, Pape / Sainte Séraphie, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


Le père de saint Pie X, Jean-Baptiste Sarto, exerçait le métier de facteur rural. Il avait épousé Margherita Sanson, un nom bien digne d'être honoré. L'aîné de ses dix enfants, Joseph, devenu saint Pie X, a proclamé bien haut tout ce qu'il devait à sa sainte mère. Cet enfant de prédilection grandit dans l'humble village de Riese.

Le jour de sa première communion, il promit à DIEU de rester chaste et de se préparer à la prêtrise. Malgré l'obstacle de la pauvreté qui sévissait au foyer, l'enfant était prêt à tous les sacrifices pour réaliser cet idéal.

Ses études terminées au grand Séminaire de Padoue, la prêtrise lui fut conférée et il fut envoyé comme vicaire à Tombolo, puis curé à Salzano, en Vénétie. Là, le choléra ayant éclaté, l'abbé Sarto soigne ses paroissiens jour et nuit, les administre, les ensevelit.

Nommé évêque de Mantoue en 1884, il s'objecte d'abord à cette élévation à l'épiscopat, mais devant l'insistance des supérieurs, il se soumet à la décision des autorités ecclésiastiques. Mgr Sarto se propose d'être tout à tous: «Mon peuple me trouvera toujours ferme à mon poste, toujours doux et plein de charité.»

Né pauvre, Mgr Sarto resta toujours pauvre et au service des pauvres. Vivant modèle du troupeau, il donne l'exemple d'une vie sainte et sacrifiée sans se démentir jamais.

Les degrés hiérarchiques qu'il ne cessa de gravir sont marqués par son entière soumission à la volonté de DIEU et une rare facilité d'adaptation. Il ne s'occupait pas du passé, de ses aspirations personnelles, de sa liberté, mais abandonnait tout à la divine Providence. En 1903, le souverain pontife Léon XIII expire et le cardinal Sarto est choisi pour le remplacer.

Devant ce choix inattendu, celui qui avait toujours désiré demeurer simple curé de campagne, ne sut que balbutier la prière de l'agonie: «Que ce calice s'éloigne de moi... Que la volonté de DIEU soit faite...» Il dut prononcer à haute voix: «J'accepte.» Il termina plus bas: «In crucem,» c'est-à-dire: «jusqu'à la croix.»

La confusion régnait au sein de l’Église et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques sournoises et déguisées, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête. On accusa saint Pie X d'opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n'ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi: «Nous réprouvons ces doctrines qui n'ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l'irréligion.» Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, saint Pie X s'est constamment signalé comme défenseur de l'intégrité de la foi en condamnant entre autres l'hérésie moderniste qu'il a qualifiée de «carrefour de toutes les hérésies.»

En 1914, ce saint pape écrivit à l'empereur d'Autriche pour le conjurer d'empêcher la déclaration de la guerre. Devant l'inutilité de ses efforts, il s'offre généreusement à DIEU en victime d'expiation pour le peuple chrétien et l'humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de St-Pierre sonnait le glas...

«Un Saint est mort» proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit: «L'histoire en fera un grand pape, l’Église en fera un grand Saint.» Saint Pie X a été surnommé le pape de l'Eucharistie, car c'est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l'âge de raison.


SAINTE SERAPHIE ou SERAPIE, 
Vierge et Martyre

 
Sainte Séraphie ou Sérapie naquit à Antioche, de parents chrétiens, qui passèrent bientôt en Italie. C'est là que la jeune fille devint orpheline. Pour éviter les obsessions de ceux qui la recherchaient en mariage, elle vendit tous ses biens, en donna le prix aux pauvres et se vendit elle-même comme esclave pour vivre au service d'une dame romaine nommée Sabine. 

La douceur de Séraphie, sa docilité, son amour pour le travail, sa charité, lui gagnèrent l'affection de sa maîtresse, et elle en profita pour l'attirer à JÉSUS-CHRIST. Elle réussit à lui faire comprendre la folie des superstitions du paganisme, plus encore par ses exemples que par ses paroles. Sabine reçut le baptême dans les sentiments de la foi la plus vive, et se consacra au service de DIEU. 
 
Ainsi la maîtresse corporelle eut pour maîtresse spirituelle celle qui s'était faite son esclave afin de donner à son âme la liberté des enfants de DIEU et de la racheter de l'esclavage du démon. 
 
Sabine n'était pas la seule conquête de Séraphie; aussi cette dernière fut-elle dénoncée comme propagatrice de la foi de JÉSUS-CHRIST et saisie par les soldats romains. 
 
Sabine ne voulut point se séparer d'elle ; mais elle ne subit le martyre que plusieurs années après. « Sacrifie aux dieux, dit le juge à Séraphie. Je crains et j'adore le DIEU tout-puissant, répond la courageuse vierge; quant à vos dieux, ils sont des démons, un chrétien ne peut les adorer. — Eh bien! sacrifie à ton DIEU sur cet autel ! —' Je lui offre chaque jour le sacrifice qu'il aime. — Où est le temple de ton CHRIST, et quel sacrifice lui offres-tu? — Je suis moi-même son temple, si je suis pure ; je lui offre le sacrifice d'une vie sainte et les âmes que je convertis à la foi. » 
 
Le juge eut alors l'idée diabolique de la corrompre ; mais DIEU sut la protéger. Le lendemain elle opéra un grand miracle en présence d'une foule de personnes. "Apprends-moi tes secrets magiques, Séraphie, dit le juge, et tu seras mise en liberté. — Je ne connais point la magie, mais je suis chrétienne, et mon DIEU accorde des merveilles à ceux qui le prient." "Sacrifie, ou tu vas mourir. — Fais ce que tu voudras ; je suis chrétienne !" 
 
Séraphie est alors battue de verges. Pendant que le juge cruel préside à ce supplice, un éclat de verge lui saute dans l'œil et le blesse grièvement, si bien qu'il perdit l'œil complètement trois jours après. 
 
La jeune martyre est aussitôt condamnée à avoir la tête tranchée. C'était le 29 juillet 119. Sabine recueillit son corps comme un trésor inestimable, l'embauma et lui donna la sépulture dans le tombeau qu'elle avait préparé pour elle-même. 
 
Pratique: Appliquez-vous à gagner à JÉSUS-CHRIST le plus d'âmes que vous pourrez.  À l'apostolat du bon conseil, joignez l'apostolat de l'exemple. 


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

02092012 - Saint Etienne, roi de Hongrie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


Les Hongrois étaient les descendants de ces fiers et terribles envahisseurs connus sous le nom de Huns. SAINT ÉTIENNE eut le bonheur d'être leur apôtre en même temps que leur roi. Sa naissance fut précédée d'un prodige, car sa mère eut une vision de saint Etienne, martyr, lui prédisant que l'enfant qui allait naître achèverait l'œuvre de la conversion de la Hongrie, commencée par ses parents.

Aussi le prédestiné reçut-il au baptême le nom d’Étienne; il naquit en 977. Ses premières inclinations le portèrent à DIEU, sa première parole fut le nom de JÉSUS ; ses études furent aussi remarquables par ses succès que par la piété qui en était la compagne inséparable. Il avait vingt ans quand il succéda à son père. Pour donner tous ses soins à la christianisation de son royaume, il commença par établir une paix solide avec tous ses voisins.

Ce ne fut pas sans peine que le pieux roi put mener à bonne fin son entreprise ; son peuple était tout barbare et endurci dans les superstitions du paganisme ; il lui fallut soutenir une guerre contre ses propres sujets ; mais le jeûne, l'aumône et la prière lui assurèrent la victoire.

Etienne fit alors venir des apôtres pour évangéliser cette nation ignorante et grossière ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l'adultère, le blasphème et d'autres crimes; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins, et à la subsistance des pauvres; il fonda et enrichit des églises : aussi bientôt vit-on ce pays offrir une magnifique végétation chrétienne.

Dans toutes ces œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l'empereur saint Henri. L'humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité : il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes.

Un jour qu'il était sorti incognito pour distribuer de l'argent aux malheureux, comme il n'avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s'en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre.

Il était impossible que ses revenus pussent suffire à tant de charités, sans quelque merveille d'en haut. Un jour que saint Etienne priait, absorbé en DIEU, il fut enlevé en l'air par les anges jusqu'à ce que son oraison fût achevée. DIEU opéra en sa faveur beaucoup d'autres prodiges, en particulier pour la défense de ses États.

Ses dernières années furent éprouvées par des maladies, qu'il supporta avec le plus grand courage, et par la perte de son fils aîné, qu'il aimait tendrement et formait à son exemple pour lui succéder sur le trône.

Il mourut dans la paix du SEIGNEUR le jour de l'Assomption 1038.

Pratique. N'usez de l'autorité que DIEU vous donnera que pour sa gloire et pour le bien des âmes. 
 
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"