mercredi 31 août 2016

1er Septembre : SAINT GILLES, abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée"
(Saint Francois de Sales)

SAINT GILLES était d'Athènes et vivait au VIIe siècle. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie; mais sa science était surtout celle des saints.
Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône.  Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne ; à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé.  Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à DIEU.

Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais JÉSUS-CHRIST ne se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident.

Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse. Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour DIEU.

Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d'une biche de la forêt, que DIEU lui envoyait, suffisait à son entretien.

Depuis trois ans Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens, allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gillesému jusqu'aux larmes, pria le SEIGNEUR  de protéger la vie de l'innocent animal.  Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de DIEU et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir.

La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande dGilles, bâtir là un monastère.

Quant au saint ermite, après avoir dirigé quelque temps ce monastère, il chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.

Sa vie, de plus en plus, devint tout angélique; son âme, souvent ravie en DIEU, semblait appartenir moins à la terre qu'au ciel ; ses pénitences étaient si effrayantes, que, plusieurs siècles après, on a cru en reconnaître les marques sur ses ossements.

L'heure de la délivrance sonna enfin pour lui le 1er septembre 720.

Pratique : Ayez un grand amour pour la solitude, où l'on trouve DIEU bien plus qu'au milieu du monde; faites-vous au moins une solitude dans votre cœur.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 30 août 2016

31 Août : SAINT RAYMOND NONNAT, Cardinal

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée"
(Saint Francois de Sales)

SAINT RAYMOND NONNAT était issu d'une noble famille éprouvée par des revers de fortune, en Espagne, l'an 1204 ; il perdit sa mère dès sa naissance.

À peine Raymond eut-il l'usage de la raison, que, se voyant sans mère ici-bas, il se choisit dans le ciel une Mère qu'il aima toujours filialement.

Marie et son dévot serviteur rivalisaient, en maintes circonstances, de dévouement l'un pour l'autre. Partout le pieux enfant saluait l'image de sa Mère céleste ; il trouvait chaque jour mille moyens de l'honorer tout en vaquant au soin des troupeaux de son père.

Le démon lui étant apparu un jour sous la forme d'un berger, pour le porter à l'ambition et aux plaisirs, Raymond le reconnut, appela Marie à son aide, et le tentateur disparut avec un cri horrible.

Son père, ayant entendu dire que la dévotion de son fils lui faisait négliger la garde de son troupeau, vint un jour l'épier et fut ravi d'admiration de voir un beau jeune homme éclatant de lumière garder le troupeau pendant que Raymond se livrait à la prière dans une chapelle voisine, aux pieds de l'image de la Vierge.

Raymond était arrivé à l'âge de fixer son avenir. Marie calma ses inquiétudes en lui révélant qu'il devait aller à Barcelone et se faire recevoir dans l'ordre de Notre-Dame-de-la-Merci, pour la rédemption des captifs.

Après on noviciat plein de ferveur, il fut envoyé en Afrique, où, n'ayant pas assez d'argent pour racheter tons les prisonniers, il se donna lui-même en otage, afin de les mettre tous en liberté, et ne fut délivré que quand le surplus du payement fut arrivé.

Il souffrit avec joie tous les outrages de la captivité en union avec le Rédempteur des âmes outragé pour les péchés du monde. Un jour, il faillit être empalé pour avoir instruit et converti plusieurs infidèles ; mais le supplice fut changé en coups de bâtons. La bouche cadenassée, il chantait encore les louanges divines, ce qui fut attribué à des enchantements et donna lieu à une persécution nouvelle.

Après sa délivrance, qui fut moins pour lui un sujet de joie qu'un sujet de tristesse, il fut élevé au cardinalat ; mais, rentré dans son couvent, il y mena la même vie simple qu'auparavant, et ne consentit à changer ni d'habit, ni de logement, ni de genre de vie.

Un jour très froid d'hiver, il avait donné son chapeau à un pauvre vieillard mendiant; la nuit suivante, la sainte Vierge vint, accompagnée de plusieurs saints, déposer une couronne sur sa tête ; et comme l'humble Raymond s'en montrait affligé, il aperçut près de lui Jésus couronné d'épines, ce qui fut pour lui un sujet de douces larmes et de grande consolation.

Près de mourir, il reçut la communion des mains de Jésus-Christ, et rendit son âme à Dieu l'an 1240. Son visage devint après sa mort d'une beauté éclatante, son corps répandit un suave parfum, et d'innombrables miracles furent opérés par son invocation.

Pratique : 
Exercez la charité envers le prochain, même au prix des plus pénibles sacrifices.


"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

lundi 29 août 2016

30 Août : SAINTE ROSE DE LIMA, Vierge / SAINT FIACRE, Solitaire

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT FIACRE, fils d'un roi d'Ecosse, vivait au VIe siècle; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles. Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l'amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu.

Il s'embarqua pour la France, à l'insu de son père, et se choisit, près de Meaux, un lieu retiré, dans une forêt, où l'évêque lui concéda une portion de terre.  Saint Fiacre y bâtit un couvent, qu'il consacra à la sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance une dévotion singulière.

Là il mena une vie angélique, tant par son application à Dieu que par la pratique de la plus rude mortification et le soin de subjuguer les moindres saillies des passions mauvaises. Sa sainteté ne manqua pas d'attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins.  Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs.

On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Cependant le petit terrain qu'il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d'aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d'implorer de l'évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d'utiliser tout ce qu'il pourrait entourer d'un fossé dans l'espace d'une journée.
Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur : la terre se fendait d'elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit au saint pour entourer une étendue considérable. C'est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.

Tandis qu'il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s'était rendu indigne. Fiacre avait en révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prières, de ne pas permettre qu'il sortit de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux.
Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, n'eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères et n'éprouvèrent que dégoût pour le fils de leurs rois.

Fiacre, joyeux de leur déconvenue : « Ne croyez pas, leur dit-il, que cette plaie qui me couvre soit un mal naturel ; c'est une grâce que Dieu m'a faite pour m'épargner le danger des grandeurs. » 
Fiacre mourut dans son ermitage, le 30 août, vers l'an 670 ; il opéra de grands miracles après sa mort.
Pratique: Craignez les honneurs ; soyez convaincu que la vie simple et cachée leur est préférable.

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Sainte Rose de Lima



Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d'Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s'écria: "Désormais, tu seras ma "Rose", changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu'eut plus tard la jeune fille.
   
La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d'état.  Une source de difficultés lui vint de concilier l'obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait.
Elle s'ingénia à trouver le moyen d'obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu'à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère; mais elle sut y cacher à l'intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

À l'exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s'exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits.  À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi.  À quinze ans, elle fit voeu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu'une soupe faite de pain et d'eau, sans sel ni autre assaisonnement. 
Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s'offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l'Église, l'État, les Âmes du Purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut.  Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.
La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l'humilité et l'obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l'obéissance; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s'étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d'aussi cruelles macérations; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s'y opposer, il en furent empêchés par une lumière intérieure.

Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l'attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n'altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu'après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l'eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d'elle en disant: "Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence! Elle revient sans doute d'un festin. C'est édifiant, vraiment, en ce saint temps!" Rose en remercia Dieu.
La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l'Europe.
Rose mourut le 24 août 1617, à l'âge de trente et un ans.
                    « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous »

dimanche 28 août 2016

29 Août : DÉCOLLATION DE SAINT JEAN LE BAPTISTE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT JEAN-BAPTISTE fidèle à l'impression de l'Esprit de Dieu, se retira dans le désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé.
Il y resta depuis son enfance jusqu'à l'âge de trente ans, uniquement occupé des exercices de la pénitence, de la prière et de la contemplation. A sa trentième année, il reparut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission.

Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume.

La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : "Que dois-je demander?" dit-elle à Hérodiade. — Demande la tête de Jean-Baptiste, répond la haineuse femme.  Salomé vient aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait.
Hérode n'était pas méchant, mais il était faible ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il y avait un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance.

Malgré son estime pour Jean-Baptiste, il envoya donc un garde dans sa prison pour lui trancher la tête. L'envoyé accomplit son message homicide et revint bientôt présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, que celle-ci alla aussitôt montrer à sa mère.

Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur. Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement.

La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Le martyre de Jean-Baptiste en présageait bien d'autres, et particulièrement celui du Sauveur, qui arriva l'année suivante.
Pratique: Ne vous laissez jamais arrêter, dans la défense de la vertu, par la crainte des hommes.

«  O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous”

samedi 27 août 2016

28 Août : SAINT AUGUSTIN, Évêque d'Hippone

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Augustin est l'un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l'un des plus grands saints dont DIEU ait orné son Église.

Moine,  pontife,  orateur,  écrivain,  philosophe, théologien,  interprète de la sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle,  il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer.  Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que DIEU tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre ; c'est bien à son sujet qu'on peut dire : DIEU est admirable dans Ses saints ! 

Augustin naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort. 

A l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, DIEU fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à DIEU : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. 

Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes. 

C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise, qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique, où dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à DIEU avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient. 

Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, selon la parole du psalmiste, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. C'est à lui que cette petite ville doit toute sa gloire. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps ; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques. 

Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de charité qui les anime ; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de DIEU, de l'Église et des âmes. 

Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec DIEU, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse. Sa mort arriva le 28 août 430. 

Pratique: Répétez souvent cette belle parole de saint Augustin : « O beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, que je vous ai tard aimée! » 

                        "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 26 août 2016

27 Août : SAINT JOSEPH CALAZANZ, Fondateur des Écoles Pies / SAINTE MONIQUE, Mère de Saint Augustin

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Saint Joseph Calazanz, Espagnol de race royale, naquit le 15 septembre 1556. On raconte que, dès l'âge de cinq ans, cet enfant au sang généreux s'armait d'une petite épée, se mettait à la tête de ses compagnons et s'élançait pour faire, comme il le disait naïvement, "la guerre au diable".

Dès son jeune âge il récitait le rosaire, prêchait ses petits camarades et présidait les exercices de piété qu'il leur faisait accomplir.  Avec quelle avidité n'écoutait-il pas la lecture de la Vie des Saints, qu'on faisait en famille! Il s'essayait déjà à suivre leurs admirables exemples, prenait son repos sur la dure et savait trouver mille moyens de faire pénitence. 

Au collège, on l'appelait le petit saint ; ses succès y furent, du reste, à la hauteur de sa vertu. Il avait vingt-cinq ans, quand ses parents lui proposèrent un mariage en rapport avec sa condition ; mais le saint jeune homme avait fait vœu de chasteté et n'aspirait qu'à l'apostolat. 

DIEU favorisa sa vocation en lui envoyant une maladie fort grave, dont il guérit miraculeusement. Dès lors les obstacles étaient aplanis, et Joseph fut ordonné prêtre le 17 décembre 1583.  Il occupa pendant huit ans de hautes charges dans son diocèse, où un bien immense s'opéra par son zèle; mais il entendit plusieurs fois une voix lui dire : "Va à Rome, Joseph, va à Rome!"

Il quitta tout pour suivre l'appel de DIEU et partit pour Rome en pèlerin pauvre et inconnu.  Il eut occasion de s'y dépenser généreusement, en attendant la manifestation définitive de la volonté de DIEU : visiter et soigner les malades dans les hôpitaux, exhorter les prisonniers, consoler les pauvres, tel était, avec ses exercices de piété, le programme de ses journées. 

Levé à minuit, il se livrait à une longue méditation en présence du saint Sacrement, récitait Matines et Laudes à genoux, faisait ensuite la visite des sept basiliques à jeun, course de douze à quinze kilomètres, et passait une partie de son temps à l'étude. Les ceintures de fer, les cilices, les flagellations, les jeûnes, complétaient son règlement de vie. 

Que d'âmes lui ont dû leur salut ! Il suffisait de tomber entre ses mains pour être assuré d'une conversion sincère. Après cinq ans de cette rude vie, Joseph, éclairé sur les besoins du peuple, sentit la nécessité de fonder des écoles gratuites : c'était l'œuvre voulue de DIEU; elle prit le nom d'Écoles pies, c'est-à-dire écoles pieuses et charitables.

Quelques années après, il pouvait dire : « Si j'avais dix mille religieux, je pourrais les employer dans un mois, tant on m'en demande. II mourut le 25 août 1648, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, après s'être dévoué cinquante-deux ans à l'éducation de la jeunesse : « Gagner une âme, disait-il souvent, oh ! Combien cela vaut ! Combien cela plaît à DIEU ! » 

Pratique:  Retenez ce mot du saint de ce jour : "Qui fait du bien aux pauvres fait du bien à JÉSUS-CHRIST".

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SAINTE MONIQUE

Mère de Saint Augustin



A l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin. 
 
Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332.  Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. 


Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.  Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs.  Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A  toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que DIEU la réservait à de grandes choses. 

DIEU, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. 

Sainte Monique et Saint Augustin
Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.  C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin. 

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers DIEU.  Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir.  Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit: "Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse!" DIEU, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints. 

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.  Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. 

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes. 


                            "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

26 Août : SAINT ZÉPHYRIN, Pape et Martyr / SAINT EULADE, Évêque de Nevers

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT ZÉPHYRIN succéda an pape Victor, en 202.  Il fut l'appui et le consolateur des fidèles, et sa charité lui fit ressentir ce que souffraient tous les confesseurs.  Il est vrai que les triomphes des martyrs étaient pour lui un sujet de joie, mais son cœur éprouva bien des tristesses à l'occasion de la chute des hérétiques et des apostats.  Il reçut la couronne du martyre après un long et glorieux pontificat, vers l'an 219.

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SAINT EULADE

 Evêque de Nevers

SAINT EULADE fut le premier évêque de Nevers. Il était depuis quelque temps atteint de cruelles infirmités qui l'avaient rendu sourd et muet, et incapable de remplir ses fonctions épiscopales, quand saint Séverin, évêque d'Agaune, qui se rendait près du roi Clovis pour guérir ce prince, s'arrêta pour le visiter.

Touché de compassion à la nouvelle de la situation du pieux pontife, il entra dans sa chambre et se prosterna devant Dieu, la face contre terre, demandant avec ferveur sa guérison. Puis il s'approcha et lui dit : « Pontife du Seigneur, conversez avec moi. » Et aussitôt Eulade, recouvrant l'usage de l'ouïe et de la parole, s'écria : " Homme de Dieu, bénissez- moi ; c'est Dieu qui vous a envoyé vers moi ; qu'il soit glorifié dans tous les siècles !"

Alors Séverin, lui tendant la main, le souleva de sa couche et lui dit: « Au nom de Jésus-Christ, notre souverain maître, levez-vous et prenez vos vêtements ; remerciez Dieu des épreuves qu'il vous a envoyées, car il ne vous a frappé que pour vous guérir. »  Eulade se leva de son lit et remercia le Seigneur, qui l'avait retiré des portes du tombeau. Ce même jour, il se rendit à l'église et offrit le saint sacrifice en présence de son peuple émerveillé d'une guérison si inespérée.

Eulade consacra le reste de sa vie au service de Dieu et s'occupa de la sanctification de son troupeau avec plus d'ardeur que jamais, il s'endormit dans le Seigneur le 26 août 516 ou 517. Nous ne saurions rien de ce pieux évêque, si l'historien de saint Séverin ne nous avait transmis ces détails précieux.

Le même jour, l'Eglise célèbre la fête d'un évêque du Mans, saint Victor, qui, après une vie assez obscure, fut élevé à Episcopat par le choix du grand saint Martin et mourut chargé des mérites qu'il avait acquis en travaillant pendant trente-deux ans (390-422) au salut des âmes.

Admirons la Providence de Dieu donnant à la France naissante une foule de glorieux pontifes. L'histoire impartiale le prouve d'une manière éclatante : ce sont les évêques et les moines qui ont formé la France et l'ont éclairée, en même temps que du flambeau de la foi, des lumières de la civilisation.

Pratique: Ayez un grand respect pour les évêques : ils sont nos pères dans la foi.

« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous »

mercredi 24 août 2016

25 Août : SAINT LOUIS, Roi de France

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Le 25 avril 1215, la reine de France, Blanche de Castille, mettait au monde, à Poissy, l'enfant royal qui devait être SAINT LOUIS, le modèle des princes, la gloire du trône de France.  Il fut baptisé au même lieu, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse.
Sa mère voulut le nourrir elle-même, de peur qu'une nourrice étrangère ne lui infusât, avec le lait, un sang souillé de vices.  Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »
Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété.  Comme on lui reprochait quelquefois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux »
Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité.  On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.  Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte couronne d'épines, et, prenant le précieux fardeau, le porta, pieds nus, dans sa capitale.
A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux croisades.  On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des lieux saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang.
Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage.  De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.
On sait avec quelle justice paternelle il réglait les différends de ses sujets. Saint Louis fut aussi un modèle de pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : Dieu, France et Marguerite. »
Saint Louis mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à une nouvelle croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne.
Pratique: Faites consister votre dignité dans le soin de porter noblement votre titre de chrétien.
"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"