vendredi 11 décembre 2009

12 Décembre - NOTRE DAME DE GUADALOUPE EN AMERIQUE LATINE / SAINT VALERY, Abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"



NOTRE-DAME de GUADALUPE

Patronne de l'Amérique Latine

(1531)

Un samedi, 9 décembre 1531, un pieux Indien du nom de Juan Diego se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion. Comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, il entendit tout à coup une musique céleste descendre jusqu'à lui.

Irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fait l'ascension et dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs, il aperçoit une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté:

«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?
— Madame, je vais à Mexico entendre la messe en l'honneur de la Vierge.
— Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue; Je suis cette Vierge, Mère de Dieu. Je désire que l'on me bâtisse ici un temple magnifique d'où je répandrai mes faveurs et ferai voir ma compassion envers tous ceux qui m'invoqueront avec confiance. Va trouver l'évêque de Mexico pour l'instruire de ma volonté.»

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition. «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

Ce n'était point la saison des fleurs et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule.

Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché. Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée. Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision.

Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.
La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée. «On m'appellera, dit-elle: Notre-Dame de Guadalupe». Ce mot venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie: Fleuve de Lumière.

Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac où l'on vénéra la sainte image de Marie imprimée dans le manteau du voyant. Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe.

SAINT VALERY

Abbé

SAINT VALERY était un enfant du peuple; il naquit en Auvergne, sur la fin du vie siècle. Son père l'appliqua tout jeune à la garde des troupeaux, et c'est en s'acquittant de cet emploi qu'il apprit à lire par lui-même. Sa première lecture fut le Psautier. Il aimait à méditer de longues heures en gardant ses troupeaux, et il était ravi toutes les fois qu'il entendait les chants sacrés dans les églises.

Jamais on ne le vit entendre sans protestation des paroles inconvenantes, que sa délicatesse de conscience ne pouvait souffrir. Un jour, plein du désir de sa perfection, il s'enfuit, sans la permission de son père, dans un couvent où un de ses oncles était religieux.

Son père irrité vint le chercher ; mais ni les caresses, ni les menaces paternelles, ni l'intervention des moines, ne purent le faire sor¬tir. L'enfant, ayant pour lui la parole évangélique : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, » demeura victorieux, et peu de temps après, son père lui-même, assistant à sa prise d'habit, versait des larmes de joie.

Valéry, après avoir édifié longtemps le monastère par sa sainteté, se sentit inspiré d'aller se mettre, à Luxeuil, sous la direction du célèbre saint Columban. Le saint lui donna une partie du jardin à cultiver; Valéry y mit tant de zèle et d'application, qu'en très peu de jours tous les insectes qui le dévastaient disparurent, ce que le maître attribua à l'obéissance de son disciple bien plus qu'à son travail.

Un jour, Valéry se sentit enflammé du désir de la conquête des âmes ; il obtint du roi Clotaire II la solitude de Leuconay, à l'embouchure de la Somme, et y bâtit un monastère où sa vertu attira bientôt une multitude de disciples.

Parmi les miracles nombreux par lesquels la ciel confirma la réputation de vertu du saint moine, on raconte la résurrection d'un supplicié qu'il avait rencontré sur son chemin, au moment où ce malheureux venait d'expirer.

Comme le justicier qui l'avait pendu, irrité de le voir en vie, voulait le pendre de nouveau, Valéry lui adressa de si terribles menaces, qu'il laissa libre celui pour lequel le ciel se déclarait.

On ne saurait dire le nombre de possédés que le saint homme délivra. A la seule vue de Valéry, les démons s'écriaient : « Hélas ! Voilà notre ennemi qui vient nous tourmenter! »

Un jour, saisi d'indignation à la vue d'un arbre auquel les païens de la contrée rendaient un culte insensé, il dit à l'enfant qui l'accompagnait : « Va, et au nom de DIEU arrache cet arbre maudit ! » L'enfant obéit, l'arbre tombe avec fracas, et les païens ne tardent pas à se convertir.

Valéry mourut en 622.

Pratique. Imitez les industries des saints, profitant de tout pour leur sanctification. Estimez surtout l'obéissance, qui enfante des merveilles.

11 Décembre - SAINT DAMASE, Pape / SAINT VICTORIC ET SAINT FUSCIEN, Martyrs à Amiens

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINT DAMASE D'ESPAGNE

Pape

(304-384)

On convient que saint Damase était d'origine espagnole, quoiqu'on ne sache pas précisément en quelle ville ni en quelle province il naquit, vers l'an 304. Étant venu à Rome avec sa famille, il entra dans les Ordres sacrés et devint par ses mérites un des membres les plus considérables du clergé. Le pape saint Libère en fit son archidiacre ou vicaire général et lui confia la charge de nonce apostolique auprès des empereurs Valens et Valentinien.

En 355, Libère, gardien de la foi de Nicée et défenseur de saint Athanase, fut enlevé de son siège par ordre de l'empereur Constance. Ne se contentant pas de témoigner de sa fidélité au souverain pontife, Damase voulut l'accompagner quelque temps jusqu'en Thrace où il souffrit l'exil et la mort. Après le décès du Saint-Père, saint Damase, alors âgé de soixante-deux ans, fut élu pour lui succéder.

Ursin ou Ursicin, diacre ambitieux qui convoitait la haute dignité de souverain pontife, se fit élire antipape. Jaloux de l'ascendant moral dont jouissait saint Damase, Ursin le fit accuser d'adultère. Le saint pontife ne se troubla point de cette noire calomnie, mais pour le bien de l'Église, il assembla à Rome un synode de quarante-quatre évêques où il se justifia pleinement. Ses accusateurs furent excommuniés et chassés de la ville éternelle.

Malgré ces difficultés, saint Damase donna tout son éclat à la papauté au IVe siècle. En 369, sur le conseil de saint Athanase, il convoqua un concile à Rome où il condamna les décrets du faux concile de Rimini dans lequel la profession de foi du concile de Nicée avait été rejetée, et déposa Auxence, évêque arien de Milan. En 373, dans un deuxième concile toujours tenu à Rome, il condamna les nombreuses hérésies qui infectaient alors l'Église d'Orient, surtout celle d'Apollinaire qui prétendait que le corps de JESUS-CHRIST n'avait pas été formé dans le sein de Marie, et qu'en la personne du Christ, le Verbe tenait lieu de l'entendement humain. Durant ce même concile, saint Damase promulgua la liste des Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament reconnus comme divinement inspirés. Ce saint pape régla aussi la psalmodie et introduisit l'usage de terminer tous les psaumes par le Gloria Patri.

En 381, après avoir convaincu d'hérésie les évêques Pallade et Secondien, saint Damase tint le second concile général de l'Église dans la ville d'Aquilée, afin de remédier au schisme qui affligeait depuis longtemps l'Église d'Antioche. Cette réunion au sommet se composait de cent cinquante évêques d'Orient. Arius et le prince Macédonius furent condamnés, leurs erreurs démasquées, et la foi orthodoxe ressuscita plus forte et plus belle qu'auparavant. Le saint pape Damase mourut octogénaire, après avoir gouverné pendant dix-huit ans l'Église de JESUS-CHRIST avec un dévouement inlassable et une sagesse éprouvée.
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SAINT VICTORIC ET SAINT FUSCIEN
Martyrs à Amiens


Émules de Quentin, de Crépin et de Crépinien, Victoric et Fuscien étaient aussi deux jeunes Romains venus à Thérouanne, au nord de la France actuelle, pour répandre l'Évangile, dont ils avaient reçu le bienfait.

Leur succès attira sur eux la haine des prêtres païens; toutefois, par leurs paroles et leurs prodiges, ils purent amener à la foi chrétienne un grand nombre d'idolâtres.

Traduits au tribunal du féroce préfet des Gaules Rictiovarus, ils subissent un long interrogatoire : « Quel DIEU adorez-vous? leur dit-il. Nous adorons JESUS-CHRIST, Fils de DIEU le Père, qui a sauvé le monde après l'avoir créé. — Quittez cette folie et sacrifiez aux DIEUx, ou bien je vous accablerai de supplices.- Quand on sert DIEU, on ne craint pas la mort. »

Les deux confesseurs sont chargés de fers et conduits à Amiens. Là ils sont attachés à un poteau, et on leur traverse le nez et les oreilles avec des broches de fer. On leur enfonce ensuite dans la tête des clous rougis au feu, et on leur arrache les yeux.

Les martyrs bénissent DIEU dans leurs tour¬ments. On les jette ensuite en prison, croyant qu'ils vont y rendre l'âme; mais on les retrouve le lendemain vivants, pleins de force et invincibles dans leur foi : "Qu'on les attache à un poteau! s'écrie Rictiovarus, et qu'on les perce à coups de flèches. "

L'ordre barbare est exécuté ; bientôt une grêle de flèches hérisse le corps des deux martyrs, dont le sang jaillit abondamment sur le sol. Enfin ils ont la tête tranchée, et leur âme vole au ciel recevoir la récompense d'un si généreux sacrifice, le 11 décembre 287.

La foule émerveillée aperçut alors les dépouilles mortelles des deux martyrs toutes brillantes de gloire et admira la grandeur du DIEU des chrétiens.

Mais son admiration fut bien plus grande, quand elle vit les deux corps se lever, prendre dans leurs mains leurs têtes sanglantes et les porter au lieu où avait été placé le corps du martyr Gentien, leur disciple, récente victime de la cruauté de Rictiovarus.

Un autre prodige fut le châtiment public du tyran des chrétiens, qui périt bientôt de la manière la plus tragique.

Pratique: Estimez-vous heureux et soyez digne de porter le titre de chrétien.

jeudi 10 décembre 2009

10 Décembre - SAINTE EULALIE, Vierge et Martyre / TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON DE NAZARETH

Sainte Eulalie, vierge et martyre d'Espagne, poussée par l'Esprit-Saint, osa reprocher au tyran Dacien son impiété et sa haine contre le christianisme ; elle donna avec joie sa vie pour JESUS-CHRIST, dans les plus cruels tourments, l'an 304.


TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON DE NAZARETH


Vers la fin du XIII siècle, la nouvelle terrible que la terre sainte était perdue pour les chrétiens répandit une profonde tristesse dans toute l'Église ; mais en même temps une autre nouvelle vint consoler les âmes chrétiennes : la sainte maison de Nazareth, où la Vierge Marie avait conçu le Verbe fait chair, avait été transportée par les anges en Dalmatie.

C'était l'an 1291. Au lever de l'aurore, les habitants du pays ne remarquèrent pas sans étonnement un nouvel édifice qui reposait sur la terre sans fondements, et attestait, par sa forme, une origine étrangère. Quel pouvait être ce monument? Pendant que l'on s'interrogeait avec curiosité, Marie apportait elle-même du ciel la réponse à l'évêque du diocèse, qui, gravement malade, demandait au ciel sa guérison pour aller voir le prodige : « Mon fils, lui dit Marie en lui apparaissant, cette maison est la maison de Nazareth où a été conçu le Fils de DIEU. Ta guérison fera foi du prodige. »

Trois ans plus tard, la sainte Maison, portée par les mains des anges, s'éleva de nouveau dans les airs et disparut aux regards du peuple désolé, le 10 décembre 1294. Or, le lendemain matin, les habitants de Récanati, en Italie, voyaient sur la montagne voisine de Loreto ou Lorette une maison inconnue, à l'aspect extraordinaire.

On eut bientôt constaté que cette maison n'était et ne pouvait être que celle de Nazareth, que les habitants de la Dalmatie avaient vue soudain disparaître dans le même temps. De là un concours immense de peuples, un pèlerinage devenu célèbre et peut-être le plus cher à la piété chrétienne.

Au XIVe siècle, un temple magnifique fut bâti pour garder la maison miraculeuse. Ce temple existe encore et voit chaque jour de nombreux pèlerins de toutes les parties du monde. Que ne dit pas au cœur du chrétien ce monument vénérable ! Combien il rappelle de mystères ! Combien il a vu de merveilles de sainteté ! Combien sa présence à Lorette et son existence aujourd'hui supposent de miracles! Le pèlerin aime à se dire : « Là pria Marie, là travailla Joseph, là vécut JESUS ! »

II aime à baiser un objet de bien peu de valeur par lui-même, mais plus précieux que tous les trésors, par les souvenirs qui y sont attachés : on l'appelle la sainte écuelle; c'est le petit vase de terre où le SAUVEUR, dit la tradition, prenait sa nourriture corporelle.

Ô admirable pauvreté d'un DIEU !

Pratique: Adorez souvent le mystère de l'Incarnation, et dites : Le Verbe s'est fait chair.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/10-12-St-Melchiade-pape-et-martyr

mercredi 9 décembre 2009

09 Décembre - 2ème Jour de l'Octave de l'IMMACULEE CONCEPTION / SAINTE LEOCADIE DE TOLEDE, Vierge et Martyre / SAINT PIERRE FOURIER, Fondateur d'Ordre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE LEOCADIE était de Tolède, en Espagne. Dès son enfance, elle s'adonna avec tant de dévotion au service de NOTRE-SEIGNEUR, qu'on la regardait comme un modèle d'innocence et de piété.

Le persécuteur Dacien la fit comparaître à son tribunal, et, sachant qu'elle était de haute condition, il lui reprocha de s'être attachée à une religion vile et méprisable.

Léocadie lui répondit qu'elle s'estimait très heureuse et très honorée d'être la servante de JESUS-CHRIST et que ni les supplices ni la mort ne pourraient la faire renoncer à sa religion.

Le tyran ordonna de la fouetter comme une esclave, et la fit reconduire, toute sanglante, dans une noire prison, en attendant de plus cruelles tortures.

Sur le chemin, elle rencontra des chrétiens qui s'apitoyaient sur son sort : « Consolez-vous, leur dit-elle, réjouissez-vous plutôt que de gémir, car c'est une grande grâce d'endurer quelque chose pour JESUS-CHRIST. »

Cependant Léocadie apprit, dans sa prison, toutes les cruautés que l'on exerçait en Espagne contre les chrétiens. Elle en fut tellement saisie de douleur, qu'elle pria son Époux céleste de la retirer du monde.

Sa prière fut exaucée ; elle expira bientôt en baisant tendrement une croix qu'elle avait miraculeusement gravée sur la pierre dure par la seule impression de son doigt.

C'était le 9 décembre 303.

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SAINTE VALÉRIE,

Vierge et Martyre à Limoges

SAINTE VALERIE, fille spirituelle de saint Martial, naquit à Limoges, dont elle fut la première vierge et la première martyre, la première gloire chrétienne.

Elle était avide de la parole de DIEU, passait en prière des journées entières, se faisait l'humble servante des pèlerins et des pauvres, et donnait l'exemple de toutes les vertus. Elle fit, entre les mains de l'apôtre de l'Aquitaine, le vœu de virginité, vendit tous ses biens, distribua tous ses trésors aux pauvres ou les employa pour les besoins de l'Église et les œuvres chrétiennes.

Le proconsul, qui avait prétendu à sa main, la fit venir et lui adressa les plus durs reproches : « Si je vous ai préféré un Epoux dit-elle, sachez que ce n'est pas un mortel, mais JESUS crucifié ; il n'y a rien en cela qui puisse être une offense contre vous. »

Aussitôt Valérie est condamnée à mort. Elle marche au supplice le sourire sur les lèvres : « Quelle erreur est la vôtre! dit-elle au soldat qui la conduit, vous croyez me mener à la mort, vous me menez à la vie. »

Arrivée au lieu du supplice, elle se mit en prière et entendit une voix qui lui dit : « Ne crains rien, les anges s'apprêtent à te recevoir. » Quand elle eut la tête tranchée, les assistants virent son âme, éblouissante de lumière, monter au ciel au milieu des concerts angéliques.

Son corps se leva de terre, prit sa tête en ses mains et la porta à saint Martial, qui offrait le divin sacrifice.

Pratique.
Aimez à lire les Actes des martyrs ; cette lecture vous rendra meilleur et plus fort.

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SAINT PIERRE FOURIER

Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame
(+ 1640
)


C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, “afin qu´autant de fois ils se souviendraient d´eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d´une vertu médiocre”.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons: ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres: “Ou il prie, ou il étudie.”

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin: il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu´après quarante ans on s´en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d´amour pour DIEU et le prochain, il se met à l´oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l´est aussi à celui des corps: il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Evre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit: “
Je suis content. Je prie DIEU de bon coeur, pour l´honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent!”

Mais c´est surtout pour les enfants qu´il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour. A la vue de l´insuffisance de l´instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l´enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l´Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s´exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray, Pierre Fourier y fit ce qu´il avait toujours fait; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu´il avait tant de fois répétées: “Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine!” C´était le 9 décembre 1640.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478

Ne vous affligez si fort, je vous prie, pour tant de petites brouilleries qui arrivent les unes sur les autres, tout cela se fait ainsy par la permission de Dieu qui vise à notre avancement et plus grand bien ; tâchons seulement à prendre le tout en bonne part, et faire pour luy ce qui sera notre possible, à la bonne foy, et avec intention sincère et droicte et ferme espérance en sa bonté paternelle, et il parachèvera le reste en temps opportun."
(Saint Pierre Fourier - Lettre aux religieuses de Nancy)


Sur INTROIBO: 2ème jour dans l'Octabe de l'Immaculée Conception
http://www.introibo.fr/09-12-2eme-jour-dans-l-Octave-de-

Saint Pierre Fourrier, confesseur
http://www.introibo.fr/Saint-Pierre-Fourier-confesseur

lundi 7 décembre 2009

08 Décembre - L'IMMACULEE CONCEPTION DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE






La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église ; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles.

Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers, à la parole du pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard. L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858 ; Marie venait dire au monde : "
Je suis l'Immaculée Conception !"

Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde : par son Immaculée Conception, Marie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre.

Par son Immaculée Conception, elle est le lis parmi les épines. Par son Immaculée Conception, elle est la toison de Gédéon, tour à tour demeurant seule sèche au milieu de la terre couverte de rosée, ou seule humectée de rosée au milieu de la terre demeurée sèche...

Comment pourrait-on raisonnablement supposer Marie un instant souillée du péché originel? La Mère de DIEU devait être une demeure toute pure, un tabernacle sans tache pour le Fils de DIEU. Si la gloire des parents rejaillit sur leurs enfants, il en est ainsi de leur déshonneur; la tache originelle, en Marie, rejaillirait donc sur JESUS-CHRIST Lui-même, ce qu'on ne peut admettre sans faire injure à la sagesse de DIEU.

Non, satan n'eût jamais pu dire au SAUVEUR : « Toi qui prétends vaincre ma puissance, souviens-toi que j'ai régné sur ta Mère. » L'Immaculée Conception est digne de DIEU, digne de JESUS-CHRIST, digne de Marie. Cette grâce insigne établit déjà Marie, dès le commencement de son existence, dans un ordre à part.

L'homme qui naît souillé du péché originel est sujet à la concupiscence ; Marie doit être exempte de tout penchant au mal-, ses sens aussi bien que sa volonté tendent parfaitement à DIEU; en elle, nul péché, même involontaire; si JESUS est impeccable par nature, Marie est impeccable par grâce; en Marie enfin, nulle imperfection : «
Vous êtes toute belle, est-il écrit, et il n'y a point de tache en vous. »

Ô vérité consolante pour nous ! Si Marie n'a jamais subi en aucune manière les atteintes du démon, comme, à notre prière, elle saura nous rendre forts contre lui ! Si elle n'a jamais connu l'ombre du péché, comme elle sera puissante pour nous en préserver ou nous en délivrer !

Gloire à DIEU dans l'Immaculée Conception de Marie !

Pratique: Répétez souvent : Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/08-12-Immaculee-Conception-de-la

dimanche 6 décembre 2009

07 Décembre - SAINT AMBROISE, Evêque et Docteur de l'Eglise

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT AMBROISE était fils d'un préfet des Gaules ; il naquit vers l'an 335. Étant encore au berceau, il dormait un jour, quand soudain des abeilles vinrent voltiger autour de lui et pénétrèrent dans sa bouche ouverte, puis s'élevèrent bien haut vers le ciel : c'était le présage de son éloquence et de sa grandeur futures.

Quelques années plus tard il prédit lui-même, sans peut-être le comprendre, son avenir ; car, s'étant aperçu que sa mère et sa sœur baisaient la main de l'évêque, à l'église, il leur dit naïvement : « Baisez-moi aussi la main, je serai évêque un jour. »

Ambroise était gouverneur de Milan, quand le peuple, réuni à l'église, semblait prêt à faire une sédition pour obtenir un évêque, dont il était privé depuis vingt ans par la faute des hérétiques. Le magistrat se rendit à l'église pour calmer la foule ; mais voici qu'un enfant l'interrompit et cria : « Ambroise évêque! »

C'était la voix du Ciel; celle du peuple y répondit, et le temple retentit de ce cri répété avec enthousiasme « Ambroise évêque ! Ambroise évêque ! » Ambroise proteste ; il objecte qu'il n'est que catéchumène, il se fraye un passage à travers la foule et s'esquive en son palais; mais la foule le suit, déjoue tous ses stratagèmes et répète cent fois le même cri.

Il s'enfuit à cheval pendant la nuit, mais perd son chemin, et à son grand étonnement se retrouve le matin à son point de départ. On sait comment le nouvel évêque comprit la mission qu'il avait reçue d'une manière si providentielle. Ambroise fut le fléau des hérétiques et le vaillant défenseur de la vraie foi.

Parmi toutes ses vertus, l'énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Un jour on vient lui apporter un ordre injuste qu'on avait fait signer à l'empereur Valentinien : « Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu'un évêque ne livrera jamais le temple de DIEU. » Bientôt il apprend que les hérétiques, soutenus par l'autorité, vont s'emparer de deux basiliques : « Allez, s'écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples sacrés que l'évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège. »

Le fait le plus célèbre, c'est le châtiment qu'il osa imposer à l'empereur Théodose. Ce prince, les mains encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présente au seuil du temple. Mais Ambroise était là : "Arrêtez, lui dit-il; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence."

Le grand évêque, le savant docteur, l'orateur éloquent, le saint, rendit son âme à DIEU le 4 avril 375.

Pratique:
Soyez indulgent, mais juste, et ne cédez jamais les droits de DIEU; évitez la faiblesse de caractère, si commune en nos jours troublés.

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/07-12-St-Ambroise-eveque

et la Vigile de l'Immaculée Conception: http://www.introibo.fr/07-12-Vigile-de-l-Immaculee

06 Décembre - SAINT NICOLAS, Archevêque de Myre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT NICOLAS fut le fruit des prières de ses pieux parents ; il naquit à Patare, en Lycie. Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner, et l'on rapporte même que, le vendredi et le samedi, il ne prenait qu'une fois le sein de sa nourrice.

Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : " II sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de JESUS-CHRIST."

Une de ses premières œuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu; il les dota toutes trois, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration, surprit la main du bienfaiteur.

Après un pèlerinage aux Lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs dont il était menacé dans son pays. Mais la Providence lui fit précisément trouver là ce qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder : « Nicolas, se dit-il alors, cette dignité requiert une autre vie ; jusqu'ici tu as vécu pour toi, maintenant il faut vivre pour les autres; si tu veux que ta parole persuade ton troupeau, montre-lui l'exemple, et donne par tes œuvres l'efficacité à tes paroles".

II ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait.

Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales. Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

Peu de saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours.

Il est surtout légendaire entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menus, pour être mêlés à la viande de son commerce.

Saint Nicolas mourut le 6 décembre 342. On l'honore comme le patron des écoliers.

Pratique:
Comprenez l'importance d'une éducation chrétienne, et procurez-la aux enfants quand vous le pouvez.

Sur INTROIBO:
http://www.introibo.fr/06-12-St-Nicolas-eveque-et


LA LEGENDE DE SAINT NICOLAS

http://www.youtube.com/watch?v=oQTfZ390oYg

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés tant sont venus,
Que sur le soir se sont perdus.
S'en sont allés chez le boucher:
Boucher voudrais-tu nous loger?


2. Entrez, entrez petits enfants
Il y a d'la place assurément.
Ils n'étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués.


3. Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher:
Boucher voudrais-tu me loger?


4. Entrez, entrez, Saint Nicolas,
Il y a d'la place, il n'en manqu' pas.
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper.

5. On lui apporte du jambon.
Il n'en veut pas, il n'est pas bon.
On lui apporte du rôti.
Il n'en veut pas il n'est pas cuit.

6. Du p'tit salé je veux avoir,
Qu'il y a sept ans qu'est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Bien vivement il se sauva.


7. Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas.
Le grand saint étendit trois doigts,
Les trois enfants ressuscita.


8. Le premier dit: J'ai bien dormi.
Le second dit: Et moi aussi.
A ajouté le plus petit:
Je croyais être en paradis.

NOEL ARRIVE! J'en suis ravie! C'est la plus douce période de l'année, la plus merveille aussi, avec Pâques!

vendredi 4 décembre 2009

05 Décembre - SAINT SABAS, Abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT SABAS, né en 439, près de Césarée, en Cappadoce, de parents nobles et pieux, fut mis, à l'âge de cinq ans, sous la tutelle d'un oncle fort méchant ; il s'enfuit et se réfugia dans un couvent.

C'était la Providence qui avait conduit ses pas; il embrassa généreusement toutes les saintes rigueurs de la vie monastique. Dix ans plus tard, le désir de visiter les Lieux sanctifiés par la vie mortelle du SAUVEUR le conduisit à Jérusalem.

Ayant fait son pèlerinage, il résolut de se fixer au milieu des célèbres anachorètes de la Palestine et vécut jusqu'à l'âge de trente ans sous la direction du saint solitaire Théoctiste. Mais il lui semblait que DIEU demandait de lui davantage, et, croyant n'avoir encore rien fait, il s'enfonça dans la solitude voisine pour y vivre avec DIEU seul.

Renfermé dans une petite grotte, il y passait cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, uniquement appliqué à la prière, au chant des psaumes et au travail manuel. Chaque samedi il apportait au monastère qu'il avait habité tous les paniers qu'il avait tressés, passait le dimanche avec ses frères et revenait à son ermitage.

Plus tard il se retira sur les bords du Jourdain, où le démon le tourmenta par des spectres horribles, des hurlements affreux, des menaces, des coups, et surtout des apparitions séduisantes. Le Saint, armé de la prière, remporta autant de victoires qu'il eut à livrer de combats, jusqu'à décourager son redoutable ennemi.

Sabas, toujours poussé par le désir d'une solitude de plus en plus profonde, se retira sur des rochers abrupts ; il y établit, pour monter et pour descendre, un gros câble à nœuds qui lui servait de rampe. Il lui fallait aller chercher de l'eau à deux lieues de là et la monter sur ses épaules. Sa nourriture consistait uniquement en racines sauvages ; mais, en revanche, DIEU nourrissait son âme de l'abondance de ses consolations.

Sabas fut découvert par la vue de la corde qui pendait du rocher, et dès lors sa solitude se changea dans une affluence énorme de pèlerins qui venait lui demander communication des biens célestes dont il était rempli.

Beaucoup demeuraient ses disciples, et il groupa dans la vallée un grand nombre de petites cellules pour les recevoir. De grands saints, attirés par la renommée de ses vertus, vinrent eux-mêmes le visiter pour s'instruire à son école.

DIEU permit que Sabas fût éprouvé par le relâchement, la malveillance et la révolte d'un certain nombre de ses religieux. Il s'arrachait parfois à sa solitude, quand la gloire de DIEU le demandait, et plusieurs fois la cour de Constantinople fut édifiée de ses vertus. Il mourut l'an 532.

Pratique: Défiez-vous du démon, du monde et de vous-même. Ce sont là trois ennemis contre lesquels il faut combattre jusqu'à la mort.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/05-12-St-Sabbas-abbe

jeudi 3 décembre 2009

04 Décembre - SAINTE BARBE Vierge et Martyre / SAINT JEAN DAMASCENE, Docteur de l'Eglise

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE BARBE –parfois Barbara- est une sainte très populaire et qui mérite d'être plus connue. Elle naquit aux environs de Nicomédie et fut martyre vers l'an 255. Son père, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, avait mis tout son farouche orgueil en cette fille et la gardait avec un soin jaloux.

Prédestinée de DIEU, l'enfant eut, malgré la surveillance paternelle, la joie d'être instruite dans la religion chrétienne et consacra sa virginité à JESUS-CHRIST. Dioscore (c'était le nom de son père) ne s'aperçut des sentiments de la jeune fille qu'au moment où elle refusa obstinément le riche mariage dont on lui offrait là perspective.

Le barbare, saisi de fureur, se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite où elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville, en le priant d'user contre elle de toute la rigueur des lois.

Marcien prit d'abord en pitié cette délicate enfant et l'interrogea doucement, mais il en reçut des réponses qui lui donnèrent peu d'espoir sur le succès de sa procédure. Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. JESUS la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit son assistance pour de nouveaux combats.

Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée par des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son SAUVEUR. Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance : «Moi aussi, je suis chrétienne ! » et elle reçut sans tarder le sanglant baptême du martyre.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement.

Barbe leva les yeux vers le SEIGNEUR et le supplia de protéger son corps contre la profanation des regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge, saisi de terreur, se hâta de lui faire trancher la tête.

Mais Dioscore était là, endurci de plus en plus et au paroxysme de la rage : « C'est à moi de la frapper ! » s'écrie-t-il ; et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui. Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu ; on l'invoque aussi contre la mort subite et sans sacrements.

Pratique:
Cherchez à plaire avant tout à DIEU, et aux créatures uniquement pour DIEU.



SAINT JEAN DAMASCENE
(+ 753)


JEAN MANSOUR est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes.

Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail.

Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem.

Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère.
Son principal écrit, la "Source de la connaissance", résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des images saintes lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux topiaires, des hymnes et des poèmes.

C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur.

Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Eglise en 1890.

"Ce n’est pas la matière que j’adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s’est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, "le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous"… Cette matière, je l’honore comme prégnante de l’énergie et de la grâce de Dieu."

(Saint Jean Damascène, à propos des icônes - Discours sur les images)

mercredi 2 décembre 2009

03 Décembre - SAINT FRANCOIS-XAVIER, Apôtre des Indes et du Japon

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

François Xavier naquit dans la Navarre, l'an 1506. Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études, et cherchant à recruter des compagnons d'élite pour jeter les bases de la Compagnie de JESUS, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme, en lequel il n'eut pas de peine à reconnaître une âme capable de grandes choses : « Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il perd son âme? » disait-il souvent à Xavier, après avoir gagné sa confiance.

Ce langage tout d'abord ne toucha pas le cœur du jeune ambitieux; mais un jour enfin, la grâce acheva son œuvre, et Xavier fut terrassé comme Ignace. Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels étaient Ignace et Xavier, prononçaient leurs vœux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. Les Jésuites étaient fondés.

Quelques années plus tard Xavier, devenu prêtre, sanctifié par les jeûnes et l'oraison, était prêt pour la mission extraordinaire que DIEU lui avait départie. Il avait souvent été averti, par des songes mystérieux, qu'il devait être l'apôtre d'innombrables idolâtres. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes !

Il commença par un sacrifice héroïque, en passant près du château paternel sans s'y arrêter pour voir sa famille bien-aimée. Son séjour sur le vaisseau fut un véritable apostolat auprès des matelots. En arrivant à Goa, capitale des Indes, il salua avec des larmes de joie cette terre promise après laquelle il soupirait depuis si longtemps.

Xavier commença par la conversion de Goa, où les Portugais avaient déshonoré le christianisme par tous les vices. Une mission finie, une autre l'appelait ; l'ambition du salut des âmes était insatiable dans son cœur. Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens.

Xavier, par son énergie et le secours de DIEU, triompha de tout ; DIEU lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre, parmi lesquels plusieurs résurrections de morts. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable d'infidèles.

Son plus beau et son plus difficile triomphe fut la conquête du Japon.

Il rêvait de convertir la Chine et de rentrer en Europe par les pays du Nord, quand DIEU appela au repos, à l'âge de quarante-six ans, le 2 décembre 1552, cet incomparable conquérant des âmes qu'on a justement surnommé l'apôtre des Indes et du Japon.

Pratique :
Allez puiser, comme Saint François Xavier, un zèle ardent au pied des autels. Couleur du texte


Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/03-12-St-Francois-Xavier

mardi 1 décembre 2009

02 Décembre - SAINTE BIBIANE, Vierge et Martyre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

BIBIANE naquit à Rome, d'une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père Flavien, préfet de Rome, fut jeté en prison sous Julien l'Apostat, ce tyran misérable qui, après avoir renié la foi chrétienne, voulait faire revivre le paganisme dans l'empire.

Flavien s'était déclaré contre l'infâme politique de ce prince; aussi fut-il marqué au front d'un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé. Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran.

II ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes.

Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. — Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder JESUS-CHRIST ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! »

A ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur, et son âme, comme une blanche colombe, s'envole dans la céleste patrie. Quant à Bibiane, elle n'était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir; elle employa d'abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups.

Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit. Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds.

Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens; mais il est écrit que DIEU veille sur les restes de ses saints. Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille vénérable et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

Pratique.
La terre n'est qu'une vallée de larmes ; soupirez après la patrie céleste, vous souvenant de la belle parole de saint Paul : "Un instant de légères souffrances nous acquiert un poids immense de gloire."

Sur INTROIBO:
http://www.introibo.fr/02-12-Ste-Bibiane-Viviane-vierge

lundi 30 novembre 2009

01 Décembre - SAINT ELOI, Evêque et SAINTE FLORENCE

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT ELOI naquit à Gadaillac, à deux lieues de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières œuvres révélèrent son talent précoce, et au bout de quelques années Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux.

Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité. Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet il lui donna une quantité d'or.

Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'œuvre ; mais quelle ne fut point sa stupéfaction quand Éloi fit apporter un autre trône aussi beau que le premier, fait aussi avec l'or qu'il avait reçu ! Sur-le-champ Éloi fut nommé grand argentier du royaume, et le roi le garda près de lui. Jusque-là notre saint avait aimé le luxe ; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de JESUS-CHRIST.

Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des Saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait : « Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants : c'est là sa demeure ! »

Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quelle leçon pour les hommes de notre temps, qui parlent tant de l'émancipation des classes ouvrières et vivent dans les jouissances égoïstes! Chose incroyable : quand Éloi n'avait plus d'argent, on n'était pas rebuté pour cela, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.

L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire : « Mon prince, je viens vous demander une grâce; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au ciel. »

Le roi y consentit volontiers ; le saint y bâtit un beau monastère. Jamais il ne se fit moine ; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux pour s'édifier de leur régularité.

Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon ; nous ne le suivrons pas dans sa vie épiscopale, qui fut la continuation de ses bonnes œuvres, et de plus, se signala par un apostolat plein de fruit et de merveilles. Il mourut le 1er décembre 665.

Pratique: Dans l'usage des biens de ce monde, soyez désintéressé et pauvre en esprit.



SAINTE FLORENCE

Florence consacra sa virginité sous l'autorité et sous la direction de saint Hilaire de Poitiers. Elle vécut recluse à Celle-Levescault (Vienne, France) à partir de 360. Elle y serait morte vers 366, à 29 ans.

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30 Novembre - SAINT ANDRE, Apôtre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Saint André, frère de Saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu JESUS-CHRIST, aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain.

Toutefois son appel définitif ne date que du moment où JESUS le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d'hommes. »

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin. Nous saurions très peu de choses sur lui, si les prêtres de l'Achaïe n'avaient pris soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires.

Son interrogatoire fut très long, mais ne servit qu'à faire éclater, en même temps que l'intrépidité de l'apôtre, la beauté de la religion chrétienne. Menacé du supplice de la croix, qu'il glorifiait devant son juge : « Si je craignais le supplice de la croix, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la croix. »

Le peuple accourt en foule, de tous les points de la province, à la défense de son apôtre et menace de-mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule des chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, de nouveau menacé du supplice de la croix : « Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en JESUS-CHRIST.»

Le juge irrité donna des ordres, et André fut conduit au lieu où il devait subir la mort. Chemin faisant, l'apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la croix, il s'écria d'une voix forte : "Je vous salue, ô croix consacrée par le sacrifice du SAUVEUR; vos perles précieuses sont les gouttes de son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, recherchée sans relâche, je vous vois prête à satisfaire les élans de mon âme ; rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m'a sauvé."

II se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d'une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. Le saint du haut de sa croix exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes, et s'unissait à son divin Maître.

Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute céleste qui disparut au moment de sa mort.

Pratique. Aimez la croix, sachez la porter à la suite du SAUVEUR et des Saints ; saluez-la avec respect partout où vous la rencontrerez.


Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/30-11-St-Andre-apotre

29 Novembre - SAINT SATURNIN, Evêque de Toulouse et Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT SATURNIN était fils de prince et d'origine grecque. On croit qu'attiré d'abord par la réputation de Saint Jean-Baptiste, il fut ensuite l'un des soixante-douze disciples du SAUVEUR et eut le bonheur d'être témoin de la plupart des faits de sa vie, ainsi que de sa résurrection et de son ascension.

Après la Pentecôte, il accompagna souvent Saint Pierre dans ses courses apostoliques, puis fut envoyé par lui dans les Gaules, en qualité d'évêque. Chemin faisant, il prêchait l'Évangile, fondait des chrétientés et détruisait l'empire du démon.

A Arles et à Nîmes, il obtint de grands succès. A Carcassonne, il fut emprisonné pour JESUS-CHRIST, mais délivré par un ange. A Toulouse, une femme lépreuse fut guérie en sortant de la piscine baptismale, et ce prodige fut suivi de la conversion d'une bonne partie de la cité. De toutes parts on apportait au saint des malades, il les guérissait par le Signe de la Croix.

Saturnin prêcha encore à Auch, puis à Pampelune, en Espagne ; mais il revint à Toulouse, centre de son apostolat, qu'il devait arroser de son sang. Là, les dieux ne rendaient plus d'oracles. Les prêtres païens se concertèrent : « Si on laisse cet homme prêcher son CHRIST, dirent-ils, c'en est fait de notre culte. »

Saturnin vient à passer. La foule, ameutée par les prêtres, se saisit de lui ; on lui crie : « Sacrifiez à nos dieux, ou vous serez traité avec la dernière rigueur. » Pour toute réponse, Saturnin prêche JESUS-CHRIST. DIEU même confirme sa doctrine par un éclatant miracle, car au même moment les idoles du temple tombent de leur piédestal et se brisent.

A cette vue, la rage des païens ne se contient plus. Il y avait au Capitule un taureau sauvage amené pour être immolé en sacrifice; on entoure son corps d'une grosse corde au bout de laquelle on attache le saint évêque par les pieds; puis l'animal est lâché et frappé à coups d'aiguillons; il se précipite, entraînant sa victime, dont le crâne est fracassé sur les marches du temple.

Le taureau, poursuivant sa course effrénée à travers les rues, réduit en lambeaux le corps du martyr, jusqu'à ce qu'enfin la corde se brise et la victime reste étendue sans vie sur le chemin. C'est à cet endroit que s'élève aujourd'hui l'église qui, en souvenir, porte le nom de Notre-Dame-du-Taur.

Ce glorieux martyre arriva le 29 novembre de l'an 70. C'était la dix-huitième année de l'apostolat de Saturnin dans les Gaules. Le tombeau de l'apôtre de Toulouse est devenu célèbre par la dévotion populaire et par de nombreux prodiges.

Pratique: Ne pouvant donner à DIEU le sang de votre corps, donnez-lui le sang de votre âme, c'est-à-dire le sacrifice.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/29-11-St-Saturnin-martyr

samedi 28 novembre 2009

28 Novembre - SAINTE CATHERINE LABOURE, Vierge, Religieuse / SAINT JACQUES DE LA MARCHE, Franciscain



SAINTE CATHERINE LABOURE

Vierge, religieuse des Filles de la Charité

1806-1876)

Neuvième enfant d'une famille de dix-sept, Zoé Labouré vint au monde le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d'Or. A neuf ans, Zoé perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l'embrasser longuement et la presser sur son coeur en disant: «Je n'ai plus de maman; soyez Vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge!» A onze ans, la fillette dut remplir l'office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devenait responsable des travaux domestiques. Magré son peu d'instruction, Zoé s'occupa de former à la piété sa petite soeur et son petit frère. Après son travail, elle se rendait souvent à l'église et priait devant l'autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Zoé Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Soeur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la messe, Notre-Seigneur Se manifestait à Sa petite servante. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l'intermédiaire de son ange gardien.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le coeur de ce Saint lui apparut dans la chapelle du couvent. La Sainte Vierge lui apparut et lui prédit des souffrances à venir tout en l'assurant du soutien de Ses grâces maternelles.

Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, sainte Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l'invocation: "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous!" La prière fut le premier moyen qu'employa la voyante pour remplir sa mission.

Soeur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d'onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d'aller le réciter en sa compagnie. «Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-La pour modèle; c'est la plus sûre garantie du ciel.» Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes fut la pénitence qu'elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plaisait: service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte. Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir: «O Coeur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l'amour qui Vous attacha au pied de la croix de Jésus. O doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour Vous, que je meure pour Vous, que je sois toute à Vous, que je ne sois plus à moi!»

En janvier 1831, Catherine Labouré fut transférée à l'hospice d'Enghien, au faubourg St-Antoine, à Paris. Employée d'abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle demeura ensuite affectée pendant près de quarante ans à la salle des vieillards, ajoutant le soin de la basse-cour à cet office. C'est dans cet obscur et généreux dévouement que la mort trouva cette fidèle servante de Dieu, le 31 décembre 1876. Elle trépassa à l'âge de soixante-dix ans. Cinquante-six ans après son décès, lors de l'ouverture de son tombeau, son corps fut trouvé dans un état de parfaite conservation.


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SAINT JACQUES DE LA MARCHE

Franciscain
(1391-1476)

Ce grand religieux mérite une place à part dans l'histoire de l'apostolat. Il naquit en 1391, dans la marche d'Ancône, et son berceau fut entouré d'une vive lumière qui présageait d'une manière évidente son glorieux avenir.

Quand il fut en âge de choisir un état de vie, sa première pensée fut de se faire chartreux; mais quelques relations qu'il eut avec les Franciscains le décidèrent à entrer dans leur Ordre.

Il fut, dés son noviciat, le modèle des vertus héroïques. Il ne donnait que trois heures an sommeil et passait le reste de la nuit à prier au pied d'un crucifix, pendant que des larmes inondaient son visage. C'est dans la méditation des souffrances de son Sauveur qu'il puisa cette énergie surhumaine dont il montra de si beaux exemples durant ses courses apostoliques.

Jamais il ne mangeait de viande; un peu de pain et quelques herbes étaient sa nourriture. Tous les jours il se donnait la discipline jusqu'au sang, et pendant dix-huit ans il porta sur sa chair nue un cilice avec une cotte de mailles armée de pointes de fer aiguës.

Telle fut la préparation de l'apôtre. Il eut d'immenses succès, en Allemagne, contre les hérétiques; dans une seule ville, deux cents jeunes gens, entraînés par ses exemples, embrassèrent la vie religieuse.

Une fois, les hérétiques tentèrent de l'empoisonner ; mais voyant le plat se briser, au seul signe de la croix fait par le saint, ils s'écrièrent : "Le doigt de DIEU est là" et ils se convertirent. En Norvège et en Danemark, il administra le baptême à deux cent mille personnes. La Bohême était la proie de l'hérésie.

A Prague, les hérétiques, pleins d'admiration pour l'éloquence de l'apôtre, lui promirent de se convertir s'il faisait un miracle. Après avoir invoqué DIEU et fait le signe de la croix, il avala un breuvage empoisonné sans en ressentir aucun mauvais effet. De retour en Italie, ayant affaire à un batelier qui refusait de lui faire traverser le fleuve du Pô, Jacques n'hésita pas, étendit son manteau sut le fleuve et vogua heureusement vers l'autre rive.

Un jour qu'il avait combattu avec véhémence le vice de l'impureté, un auditeur, qui s'était cru visé personnellement, alla se poster sur son passage, dans un sanctuaire dédié à Marie, pour assassiner le saint missionnaire; mais il entendit une voix irritée qui lai cria : "Malheureux ! Que fais-tu en ma présence? Tu veux faire mourir mon serviteur et le serviteur de mon Fils ! » Le coupable, demi-mort de peur, renonça à son criminel dessein.

Le prodige le plus étonnant de l'illustre apôtre lut la découverte et la résurrection d'un enfant qui avait été assassiné par un Juif et coupé en morceaux.

Saint Jacques de la Marche était âgé de quatre-vingt-dix ans, quand sonna pour lui l'heure du repos, le 28 novembre 1476.

Pratique:
Appliquez-vous à augmenter en vous la foi; c'est elle qui opère des merveilles.

27 Novembre - L'APPARITION DE LA MEDAILLE MIRACULEUSE / SAINT MAXIME, Evêque de Riez

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"







L'APPARITION de la MÉDAILLE MIRACULEUSE

(En l'an 1830)

Entrée au noviciat depuis quelques jours seulement, sainte Catherine Labouré fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel:

«Le 27 novembre 1830, un samedi avant le premier dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule. Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté; je ne pourrais la dépeindre.

«Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds. A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or: "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous". Une voix se fit alors entendre qui me dit: Faites frapper une médaille sur ce modèle; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance. Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux saints Coeurs de Jésus et de Marie.»

Pendant un an, sainte Catherine Labouré fut traitée de visionnaire par son directeur. Marie vint de nouveau la visiter en cet endroit et Se plaignit de ce que la Médaille n'avait pas encore été frappée. Dès son premier entretien avec le Père Aladel, soeur Catherine lui avait fait promettre de ne jamais révéler son nom à qui que ce soit; elle-même garda inviolablement son secret. Le Père Aladel confia ses scrupules à Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris. Le pieux prélat l'encouragea à faire frapper la Médaille, ce qui n'engageait en rien l'autorité ecclésiastique et ne pouvait que contribuer à faire honorer la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Aladel n'hésita plus et commanda vingt mille médailles. En trois ans, plus de cinq millions de médailles furent vendues. Sa diffusion internationale fut accompagnée d'incessants prodiges, de guérisons et d'innombrables conversions

Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait les cinq continents de ses innénarables bienfaits, sainte Catherine Labouré continuait de se dévouer dans l'obscurité au service des vieillards. A l'âge de soixante-dix ans, juste avant de mourir, elle confia son secret à sa supérieure. L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.

Résumé O.D.M.


SAINT MAXIME
Evêque de Riez
Saint Maxime, né à Décomer, aujourd'hui Château-Redon, près de Digne, vers Tan 388, fut baptisé aussitôt après sa naissance. Poussé par l'exemple et les conseils de ses pieux parents, il se sentit dès l'enfance un grand désir de la sainteté; il sut, malgré tous les dangers, conserver la pureté de ses mœurs et son innocence baptismale.

Son âme possédait un ensemble de vertus qui le rendaient à la fois aimable à DIEU et aux hommes. Bien qu'il eût voué sa chasteté à JESUS-CHRIST dès l'âge de dix-huit ans, il voulut s'éprouver longtemps dans la pratique austère des vertus évangéliques, avant d'entrer dans le monastère de Lérins, qui était alors sous la direction de saint Honorât.

Il s'éleva, dans la vie religieuse, à un si haut point de perfection, que tous les religieux le regardaient presque déjà comme leur maître ; bien qu'il s'estimât lui-même comme le dernier de tous.

Devenu abbé de Lérins, après l'élévation de saint Honorât sur le siège d'Arles, il sut maintenir par sa vigilance toute la régularité de la discipline. Comme il faisait souvent, le soir, la visite du monastère et de l'île, afin de s'assurer que tout était bien dans l'ordre, plusieurs fois le démon se montra à lui sous des formes terribles ou fantastiques ; mais il le chassait par le Signe de la Croix.
La réputation du saint abbé s'accroissait de jour en jour, et, à chaque vacance des sièges épiscopaux des alentours, les regards du peuple se tournaient vers lui. Pour déjouer la détermination des habitants de Fréjus, il s'embarqua sur un bateau et alla se cacher sur le continent, dans la solitude profonde des bois; il y essuya pendant trois jours et trois nuits les intempéries de la saison pluvieuse, et ne sortit que lorsqu'il fut sûr qu'on avait procédé à une autre élection.

Peu d'années après, il échappa encore par la fuite à son élection au siège de Riez; mais l'obstination des habitants de cette ville alla le chercher jusqu'en Italie, et il fallut se saisir de sa personne par la force et le ramener sous bonne garde. L'humble moine, après s'être résigné à porter le fardeau sur ses épaules, montra combien il était digne de la confiance des peuples, et tout en restant moine par ses goûts et sa manière de vivre, il devint un grand évêque.

Il vivait sans cesse en la présence de DIEU et s'entretenait avec lui longtemps chaque jour dans l'oraison. On raconte qu'il ne prenait jamais de nourriture sans dire ce verset du Psalmiste : « Quand donc paraîtrai-je devant la face de mon DIEU! »

Malgré tant de vertus, Maxime tremblait à la pensée des jugements de DIEU. En célébrant la sainte messe, il eut révélation du jour de sa mort. Après avoir recommandé qu'on l'ensevelît avec le cilice qu'il n'avait jamais quitté, il s'endormit en DIEU au chant des psaumes, le 27 novembre 400.

Pratique. Redoutez les honneurs, et craignez, en les cherchant, d'y trouver votre perte.

mercredi 25 novembre 2009

26 Novembre - SAINT PIERRE D'ALEXANDRIE, Evêque et Martyr/ SAINT SILVESTRE, abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Saint Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau.

Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance. La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers.

Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de DIEU. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, NOTRE-SEIGNEUR lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité.

Pierre, saisi de frayeur, lui dit : «SEIGNEUR, qui vous a mis dans cet état? — C'est Arius, répondit JESUS, qui a divisé mon Église et m'a ravi une partie des âmes que j'ai rachetées de mon sang. »

Peu de jours après, plusieurs prêtres vinrent demander à l'évêque la grâce du misérable hérésiarque, le croyant plein d'un repentir sincère : « Cessez, leur dit Pierre averti par le SAUVEUR de l'hypocrisie d'Arius, cessez de plaider la cause de ce misérable; DIEU l'a maudit; ses sentiments affectés cachent l'impénitence et l'impiété. » Les prêtres cessèrent dès lors de se faire illusion.

« Le temps de mon supplice est proche, ajouta-t-il, je vous parle pour la dernière fois; soyez fermes dans la défense de la vérité et ne dégénérez pas de la vertu des saints.» L'empereur, en effet, porta contre lui une sentence de mort; mais les fidèles, à cette nouvelle, accoururent à la prison pour le défendre, de sorte que le tribun n'osa se présenter pour exécuter la sentence.

Pierre, s'apercevant que ses chères ouailles retardaient son bonheur, donna aux gardiens l'idée de faire un trou dans la muraille de la prison, du côté où il n'y avait personne, et de le faire sortir par là.

Son conseil fut mis à exécution, et après avoir prié, demandant à DIEU la fin des persécutions, il livra sa tête au bourreau le 26 novembre 310.

Au moment de son supplice, une jeune chrétienne entendit une voix céleste qui disait : « Pierre, le premier des apôtres ; Pierre, le dernier des évêques martyrs d'Alexandrie. » Les chrétiens recueillirent son corps et lui rendirent des honneurs solennels, de sorte que la sépulture de ce vaillant pontife devint un vrai triomphe pour lui et pour la religion chrétienne.

Pratique: Priez pour la destruction des hérésies et la conversion des hérétiques. Demandez spécialement à DIEU le retour à l'unité pour toutes les églises d'Orient.


SAINT SILVESTRE GOZZOLINI

Quatrième leçon. Sylvestre naquit de parents nobles, à Osimo dans la Marche d’Ancône. Dès son enfance, il se fit remarquer par ses succès dans les lettres et par la pureté de ses mœurs. Quand il fut arrivé à l’adolescence, ses parents l’envoyèrent à Bologne pour s’instruire du droit ; mais, ayant étudié les saintes lettres, pour obéir à un avertissement de DIEU, Sylvestre encourut la colère de son père, et la supporta avec résignation pendant dix années entières. Son rare mérite engagea les chanoines de la cathédrale d’Osimo à l’associer à leur dignité, et dans cette fonction, il se rendit utile au peuple par ses prières, ses exemples et ses prédications.
Cinquième leçon. Assisté tant un jour aux funérailles d’un homme illustre, son parent, et considérant dans le cercueil découvert, le cadavre de cet homme, autrefois remarquable par sa beauté, mais alors défiguré, il se dit : « Je suis ce qu’a été celui-ci ; ce qu’il est maintenant, je le serai. » Puis, à l’issue de la cérémonie funèbre, se rappelant cette parole du SEIGNEUR : « Que celui qui veut venir auprès moi se renonce, prenne sa croix et me suive », il se retira dans un lieu désert, pour s’y appliquer à la pratique d’une vie plus parfaite. Dans sa solitude, il se livra aux veilles, aux jeûnes et à la prière, ne prenant souvent pour toute nourriture que des herbes crues. Pour mieux se dérober aux hommes, il changea plusieurs fois de retraite, et s’arrêta enfin à Monte-Fano, lieu alors désert, quoique voisin de Fabriano. Il y éleva une église en l’honneur du très saint père Benoît, et jeta les fondements de la congrégation des religieux Sylvestriens, sous la règle et l’habit que le même Saint lui avait montrés dans une vision.
Sixième leçon. Satan, voyant avec jalousie tant d’œuvres de piété, s’efforça à plusieurs reprises de jeter le trouble et la frayeur parmi les moines, en secouant violemment pendant la nuit les portes du monastère. Mais l’homme de DIEU repoussa si bien les attaques de l’ennemi, que ses disciples n’en devinrent que plus fermes dans leur sainte vocation et connurent davantage la sainteté de leur père. On voyait briller en lui l’esprit de prophétie, ainsi que d’autres dons surnaturels. En les conservant par une humilité profonde, il excita contre lui la rage du démon, qui le précipita du haut de l’escalier de l’oratoire : sa mort était presque certaine, mais la puissante intervention de la Sainte Vierge le fit sortir sain et sauf de ce danger. En reconnaissance de ce bienfait, il ne cessa, jusqu’à son dernier soupir, de l’honorer d’un culte tout spécial. Illustre par sa sainteté et ses miracles, il rendit son âme à DIEU âgé de près de quatre-vingt-dix ans, l’an du salut mil deux cent soixante-sept, le sixième jour des calendes de décembre. Le souverain Pontife Léon XIII étendit à l’Église universelle l’Office et la Messe de Saint Sylvestre.

http://www.introibo.fr/26-11-St-Pierre-d-Alexandrie