vendredi 11 décembre 2009

12 Décembre - NOTRE DAME DE GUADALOUPE EN AMERIQUE LATINE / SAINT VALERY, Abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"



NOTRE-DAME de GUADALUPE

Patronne de l'Amérique Latine

(1531)

Un samedi, 9 décembre 1531, un pieux Indien du nom de Juan Diego se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion. Comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, il entendit tout à coup une musique céleste descendre jusqu'à lui.

Irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fait l'ascension et dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs, il aperçoit une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté:

«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?
— Madame, je vais à Mexico entendre la messe en l'honneur de la Vierge.
— Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue; Je suis cette Vierge, Mère de Dieu. Je désire que l'on me bâtisse ici un temple magnifique d'où je répandrai mes faveurs et ferai voir ma compassion envers tous ceux qui m'invoqueront avec confiance. Va trouver l'évêque de Mexico pour l'instruire de ma volonté.»

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition. «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

Ce n'était point la saison des fleurs et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule.

Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché. Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée. Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision.

Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.
La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée. «On m'appellera, dit-elle: Notre-Dame de Guadalupe». Ce mot venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie: Fleuve de Lumière.

Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac où l'on vénéra la sainte image de Marie imprimée dans le manteau du voyant. Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe.

SAINT VALERY

Abbé

SAINT VALERY était un enfant du peuple; il naquit en Auvergne, sur la fin du vie siècle. Son père l'appliqua tout jeune à la garde des troupeaux, et c'est en s'acquittant de cet emploi qu'il apprit à lire par lui-même. Sa première lecture fut le Psautier. Il aimait à méditer de longues heures en gardant ses troupeaux, et il était ravi toutes les fois qu'il entendait les chants sacrés dans les églises.

Jamais on ne le vit entendre sans protestation des paroles inconvenantes, que sa délicatesse de conscience ne pouvait souffrir. Un jour, plein du désir de sa perfection, il s'enfuit, sans la permission de son père, dans un couvent où un de ses oncles était religieux.

Son père irrité vint le chercher ; mais ni les caresses, ni les menaces paternelles, ni l'intervention des moines, ne purent le faire sor¬tir. L'enfant, ayant pour lui la parole évangélique : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, » demeura victorieux, et peu de temps après, son père lui-même, assistant à sa prise d'habit, versait des larmes de joie.

Valéry, après avoir édifié longtemps le monastère par sa sainteté, se sentit inspiré d'aller se mettre, à Luxeuil, sous la direction du célèbre saint Columban. Le saint lui donna une partie du jardin à cultiver; Valéry y mit tant de zèle et d'application, qu'en très peu de jours tous les insectes qui le dévastaient disparurent, ce que le maître attribua à l'obéissance de son disciple bien plus qu'à son travail.

Un jour, Valéry se sentit enflammé du désir de la conquête des âmes ; il obtint du roi Clotaire II la solitude de Leuconay, à l'embouchure de la Somme, et y bâtit un monastère où sa vertu attira bientôt une multitude de disciples.

Parmi les miracles nombreux par lesquels la ciel confirma la réputation de vertu du saint moine, on raconte la résurrection d'un supplicié qu'il avait rencontré sur son chemin, au moment où ce malheureux venait d'expirer.

Comme le justicier qui l'avait pendu, irrité de le voir en vie, voulait le pendre de nouveau, Valéry lui adressa de si terribles menaces, qu'il laissa libre celui pour lequel le ciel se déclarait.

On ne saurait dire le nombre de possédés que le saint homme délivra. A la seule vue de Valéry, les démons s'écriaient : « Hélas ! Voilà notre ennemi qui vient nous tourmenter! »

Un jour, saisi d'indignation à la vue d'un arbre auquel les païens de la contrée rendaient un culte insensé, il dit à l'enfant qui l'accompagnait : « Va, et au nom de DIEU arrache cet arbre maudit ! » L'enfant obéit, l'arbre tombe avec fracas, et les païens ne tardent pas à se convertir.

Valéry mourut en 622.

Pratique. Imitez les industries des saints, profitant de tout pour leur sanctification. Estimez surtout l'obéissance, qui enfante des merveilles.

11 Décembre - SAINT DAMASE, Pape / SAINT VICTORIC ET SAINT FUSCIEN, Martyrs à Amiens

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINT DAMASE D'ESPAGNE

Pape

(304-384)

On convient que saint Damase était d'origine espagnole, quoiqu'on ne sache pas précisément en quelle ville ni en quelle province il naquit, vers l'an 304. Étant venu à Rome avec sa famille, il entra dans les Ordres sacrés et devint par ses mérites un des membres les plus considérables du clergé. Le pape saint Libère en fit son archidiacre ou vicaire général et lui confia la charge de nonce apostolique auprès des empereurs Valens et Valentinien.

En 355, Libère, gardien de la foi de Nicée et défenseur de saint Athanase, fut enlevé de son siège par ordre de l'empereur Constance. Ne se contentant pas de témoigner de sa fidélité au souverain pontife, Damase voulut l'accompagner quelque temps jusqu'en Thrace où il souffrit l'exil et la mort. Après le décès du Saint-Père, saint Damase, alors âgé de soixante-deux ans, fut élu pour lui succéder.

Ursin ou Ursicin, diacre ambitieux qui convoitait la haute dignité de souverain pontife, se fit élire antipape. Jaloux de l'ascendant moral dont jouissait saint Damase, Ursin le fit accuser d'adultère. Le saint pontife ne se troubla point de cette noire calomnie, mais pour le bien de l'Église, il assembla à Rome un synode de quarante-quatre évêques où il se justifia pleinement. Ses accusateurs furent excommuniés et chassés de la ville éternelle.

Malgré ces difficultés, saint Damase donna tout son éclat à la papauté au IVe siècle. En 369, sur le conseil de saint Athanase, il convoqua un concile à Rome où il condamna les décrets du faux concile de Rimini dans lequel la profession de foi du concile de Nicée avait été rejetée, et déposa Auxence, évêque arien de Milan. En 373, dans un deuxième concile toujours tenu à Rome, il condamna les nombreuses hérésies qui infectaient alors l'Église d'Orient, surtout celle d'Apollinaire qui prétendait que le corps de JESUS-CHRIST n'avait pas été formé dans le sein de Marie, et qu'en la personne du Christ, le Verbe tenait lieu de l'entendement humain. Durant ce même concile, saint Damase promulgua la liste des Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament reconnus comme divinement inspirés. Ce saint pape régla aussi la psalmodie et introduisit l'usage de terminer tous les psaumes par le Gloria Patri.

En 381, après avoir convaincu d'hérésie les évêques Pallade et Secondien, saint Damase tint le second concile général de l'Église dans la ville d'Aquilée, afin de remédier au schisme qui affligeait depuis longtemps l'Église d'Antioche. Cette réunion au sommet se composait de cent cinquante évêques d'Orient. Arius et le prince Macédonius furent condamnés, leurs erreurs démasquées, et la foi orthodoxe ressuscita plus forte et plus belle qu'auparavant. Le saint pape Damase mourut octogénaire, après avoir gouverné pendant dix-huit ans l'Église de JESUS-CHRIST avec un dévouement inlassable et une sagesse éprouvée.
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SAINT VICTORIC ET SAINT FUSCIEN
Martyrs à Amiens


Émules de Quentin, de Crépin et de Crépinien, Victoric et Fuscien étaient aussi deux jeunes Romains venus à Thérouanne, au nord de la France actuelle, pour répandre l'Évangile, dont ils avaient reçu le bienfait.

Leur succès attira sur eux la haine des prêtres païens; toutefois, par leurs paroles et leurs prodiges, ils purent amener à la foi chrétienne un grand nombre d'idolâtres.

Traduits au tribunal du féroce préfet des Gaules Rictiovarus, ils subissent un long interrogatoire : « Quel DIEU adorez-vous? leur dit-il. Nous adorons JESUS-CHRIST, Fils de DIEU le Père, qui a sauvé le monde après l'avoir créé. — Quittez cette folie et sacrifiez aux DIEUx, ou bien je vous accablerai de supplices.- Quand on sert DIEU, on ne craint pas la mort. »

Les deux confesseurs sont chargés de fers et conduits à Amiens. Là ils sont attachés à un poteau, et on leur traverse le nez et les oreilles avec des broches de fer. On leur enfonce ensuite dans la tête des clous rougis au feu, et on leur arrache les yeux.

Les martyrs bénissent DIEU dans leurs tour¬ments. On les jette ensuite en prison, croyant qu'ils vont y rendre l'âme; mais on les retrouve le lendemain vivants, pleins de force et invincibles dans leur foi : "Qu'on les attache à un poteau! s'écrie Rictiovarus, et qu'on les perce à coups de flèches. "

L'ordre barbare est exécuté ; bientôt une grêle de flèches hérisse le corps des deux martyrs, dont le sang jaillit abondamment sur le sol. Enfin ils ont la tête tranchée, et leur âme vole au ciel recevoir la récompense d'un si généreux sacrifice, le 11 décembre 287.

La foule émerveillée aperçut alors les dépouilles mortelles des deux martyrs toutes brillantes de gloire et admira la grandeur du DIEU des chrétiens.

Mais son admiration fut bien plus grande, quand elle vit les deux corps se lever, prendre dans leurs mains leurs têtes sanglantes et les porter au lieu où avait été placé le corps du martyr Gentien, leur disciple, récente victime de la cruauté de Rictiovarus.

Un autre prodige fut le châtiment public du tyran des chrétiens, qui périt bientôt de la manière la plus tragique.

Pratique: Estimez-vous heureux et soyez digne de porter le titre de chrétien.

jeudi 10 décembre 2009

10 Décembre - SAINTE EULALIE, Vierge et Martyre / TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON DE NAZARETH

Sainte Eulalie, vierge et martyre d'Espagne, poussée par l'Esprit-Saint, osa reprocher au tyran Dacien son impiété et sa haine contre le christianisme ; elle donna avec joie sa vie pour JESUS-CHRIST, dans les plus cruels tourments, l'an 304.


TRANSLATION DE LA SAINTE MAISON DE NAZARETH


Vers la fin du XIII siècle, la nouvelle terrible que la terre sainte était perdue pour les chrétiens répandit une profonde tristesse dans toute l'Église ; mais en même temps une autre nouvelle vint consoler les âmes chrétiennes : la sainte maison de Nazareth, où la Vierge Marie avait conçu le Verbe fait chair, avait été transportée par les anges en Dalmatie.

C'était l'an 1291. Au lever de l'aurore, les habitants du pays ne remarquèrent pas sans étonnement un nouvel édifice qui reposait sur la terre sans fondements, et attestait, par sa forme, une origine étrangère. Quel pouvait être ce monument? Pendant que l'on s'interrogeait avec curiosité, Marie apportait elle-même du ciel la réponse à l'évêque du diocèse, qui, gravement malade, demandait au ciel sa guérison pour aller voir le prodige : « Mon fils, lui dit Marie en lui apparaissant, cette maison est la maison de Nazareth où a été conçu le Fils de DIEU. Ta guérison fera foi du prodige. »

Trois ans plus tard, la sainte Maison, portée par les mains des anges, s'éleva de nouveau dans les airs et disparut aux regards du peuple désolé, le 10 décembre 1294. Or, le lendemain matin, les habitants de Récanati, en Italie, voyaient sur la montagne voisine de Loreto ou Lorette une maison inconnue, à l'aspect extraordinaire.

On eut bientôt constaté que cette maison n'était et ne pouvait être que celle de Nazareth, que les habitants de la Dalmatie avaient vue soudain disparaître dans le même temps. De là un concours immense de peuples, un pèlerinage devenu célèbre et peut-être le plus cher à la piété chrétienne.

Au XIVe siècle, un temple magnifique fut bâti pour garder la maison miraculeuse. Ce temple existe encore et voit chaque jour de nombreux pèlerins de toutes les parties du monde. Que ne dit pas au cœur du chrétien ce monument vénérable ! Combien il rappelle de mystères ! Combien il a vu de merveilles de sainteté ! Combien sa présence à Lorette et son existence aujourd'hui supposent de miracles! Le pèlerin aime à se dire : « Là pria Marie, là travailla Joseph, là vécut JESUS ! »

II aime à baiser un objet de bien peu de valeur par lui-même, mais plus précieux que tous les trésors, par les souvenirs qui y sont attachés : on l'appelle la sainte écuelle; c'est le petit vase de terre où le SAUVEUR, dit la tradition, prenait sa nourriture corporelle.

Ô admirable pauvreté d'un DIEU !

Pratique: Adorez souvent le mystère de l'Incarnation, et dites : Le Verbe s'est fait chair.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/10-12-St-Melchiade-pape-et-martyr

mercredi 9 décembre 2009

09 Décembre - 2ème Jour de l'Octave de l'IMMACULEE CONCEPTION / SAINTE LEOCADIE DE TOLEDE, Vierge et Martyre / SAINT PIERRE FOURIER, Fondateur d'Ordre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE LEOCADIE était de Tolède, en Espagne. Dès son enfance, elle s'adonna avec tant de dévotion au service de NOTRE-SEIGNEUR, qu'on la regardait comme un modèle d'innocence et de piété.

Le persécuteur Dacien la fit comparaître à son tribunal, et, sachant qu'elle était de haute condition, il lui reprocha de s'être attachée à une religion vile et méprisable.

Léocadie lui répondit qu'elle s'estimait très heureuse et très honorée d'être la servante de JESUS-CHRIST et que ni les supplices ni la mort ne pourraient la faire renoncer à sa religion.

Le tyran ordonna de la fouetter comme une esclave, et la fit reconduire, toute sanglante, dans une noire prison, en attendant de plus cruelles tortures.

Sur le chemin, elle rencontra des chrétiens qui s'apitoyaient sur son sort : « Consolez-vous, leur dit-elle, réjouissez-vous plutôt que de gémir, car c'est une grande grâce d'endurer quelque chose pour JESUS-CHRIST. »

Cependant Léocadie apprit, dans sa prison, toutes les cruautés que l'on exerçait en Espagne contre les chrétiens. Elle en fut tellement saisie de douleur, qu'elle pria son Époux céleste de la retirer du monde.

Sa prière fut exaucée ; elle expira bientôt en baisant tendrement une croix qu'elle avait miraculeusement gravée sur la pierre dure par la seule impression de son doigt.

C'était le 9 décembre 303.

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SAINTE VALÉRIE,

Vierge et Martyre à Limoges

SAINTE VALERIE, fille spirituelle de saint Martial, naquit à Limoges, dont elle fut la première vierge et la première martyre, la première gloire chrétienne.

Elle était avide de la parole de DIEU, passait en prière des journées entières, se faisait l'humble servante des pèlerins et des pauvres, et donnait l'exemple de toutes les vertus. Elle fit, entre les mains de l'apôtre de l'Aquitaine, le vœu de virginité, vendit tous ses biens, distribua tous ses trésors aux pauvres ou les employa pour les besoins de l'Église et les œuvres chrétiennes.

Le proconsul, qui avait prétendu à sa main, la fit venir et lui adressa les plus durs reproches : « Si je vous ai préféré un Epoux dit-elle, sachez que ce n'est pas un mortel, mais JESUS crucifié ; il n'y a rien en cela qui puisse être une offense contre vous. »

Aussitôt Valérie est condamnée à mort. Elle marche au supplice le sourire sur les lèvres : « Quelle erreur est la vôtre! dit-elle au soldat qui la conduit, vous croyez me mener à la mort, vous me menez à la vie. »

Arrivée au lieu du supplice, elle se mit en prière et entendit une voix qui lui dit : « Ne crains rien, les anges s'apprêtent à te recevoir. » Quand elle eut la tête tranchée, les assistants virent son âme, éblouissante de lumière, monter au ciel au milieu des concerts angéliques.

Son corps se leva de terre, prit sa tête en ses mains et la porta à saint Martial, qui offrait le divin sacrifice.

Pratique.
Aimez à lire les Actes des martyrs ; cette lecture vous rendra meilleur et plus fort.

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SAINT PIERRE FOURIER

Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame
(+ 1640
)


C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, “afin qu´autant de fois ils se souviendraient d´eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d´une vertu médiocre”.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons: ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres: “Ou il prie, ou il étudie.”

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin: il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu´après quarante ans on s´en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d´amour pour DIEU et le prochain, il se met à l´oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l´est aussi à celui des corps: il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Evre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit: “
Je suis content. Je prie DIEU de bon coeur, pour l´honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent!”

Mais c´est surtout pour les enfants qu´il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour. A la vue de l´insuffisance de l´instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l´enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l´Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s´exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray, Pierre Fourier y fit ce qu´il avait toujours fait; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu´il avait tant de fois répétées: “Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine!” C´était le 9 décembre 1640.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478

Ne vous affligez si fort, je vous prie, pour tant de petites brouilleries qui arrivent les unes sur les autres, tout cela se fait ainsy par la permission de Dieu qui vise à notre avancement et plus grand bien ; tâchons seulement à prendre le tout en bonne part, et faire pour luy ce qui sera notre possible, à la bonne foy, et avec intention sincère et droicte et ferme espérance en sa bonté paternelle, et il parachèvera le reste en temps opportun."
(Saint Pierre Fourier - Lettre aux religieuses de Nancy)


Sur INTROIBO: 2ème jour dans l'Octabe de l'Immaculée Conception
http://www.introibo.fr/09-12-2eme-jour-dans-l-Octave-de-

Saint Pierre Fourrier, confesseur
http://www.introibo.fr/Saint-Pierre-Fourier-confesseur

lundi 7 décembre 2009

08 Décembre - L'IMMACULEE CONCEPTION DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE






La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église ; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles.

Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers, à la parole du pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard. L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858 ; Marie venait dire au monde : "
Je suis l'Immaculée Conception !"

Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde : par son Immaculée Conception, Marie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre.

Par son Immaculée Conception, elle est le lis parmi les épines. Par son Immaculée Conception, elle est la toison de Gédéon, tour à tour demeurant seule sèche au milieu de la terre couverte de rosée, ou seule humectée de rosée au milieu de la terre demeurée sèche...

Comment pourrait-on raisonnablement supposer Marie un instant souillée du péché originel? La Mère de DIEU devait être une demeure toute pure, un tabernacle sans tache pour le Fils de DIEU. Si la gloire des parents rejaillit sur leurs enfants, il en est ainsi de leur déshonneur; la tache originelle, en Marie, rejaillirait donc sur JESUS-CHRIST Lui-même, ce qu'on ne peut admettre sans faire injure à la sagesse de DIEU.

Non, satan n'eût jamais pu dire au SAUVEUR : « Toi qui prétends vaincre ma puissance, souviens-toi que j'ai régné sur ta Mère. » L'Immaculée Conception est digne de DIEU, digne de JESUS-CHRIST, digne de Marie. Cette grâce insigne établit déjà Marie, dès le commencement de son existence, dans un ordre à part.

L'homme qui naît souillé du péché originel est sujet à la concupiscence ; Marie doit être exempte de tout penchant au mal-, ses sens aussi bien que sa volonté tendent parfaitement à DIEU; en elle, nul péché, même involontaire; si JESUS est impeccable par nature, Marie est impeccable par grâce; en Marie enfin, nulle imperfection : «
Vous êtes toute belle, est-il écrit, et il n'y a point de tache en vous. »

Ô vérité consolante pour nous ! Si Marie n'a jamais subi en aucune manière les atteintes du démon, comme, à notre prière, elle saura nous rendre forts contre lui ! Si elle n'a jamais connu l'ombre du péché, comme elle sera puissante pour nous en préserver ou nous en délivrer !

Gloire à DIEU dans l'Immaculée Conception de Marie !

Pratique: Répétez souvent : Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/08-12-Immaculee-Conception-de-la

dimanche 6 décembre 2009

07 Décembre - SAINT AMBROISE, Evêque et Docteur de l'Eglise

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT AMBROISE était fils d'un préfet des Gaules ; il naquit vers l'an 335. Étant encore au berceau, il dormait un jour, quand soudain des abeilles vinrent voltiger autour de lui et pénétrèrent dans sa bouche ouverte, puis s'élevèrent bien haut vers le ciel : c'était le présage de son éloquence et de sa grandeur futures.

Quelques années plus tard il prédit lui-même, sans peut-être le comprendre, son avenir ; car, s'étant aperçu que sa mère et sa sœur baisaient la main de l'évêque, à l'église, il leur dit naïvement : « Baisez-moi aussi la main, je serai évêque un jour. »

Ambroise était gouverneur de Milan, quand le peuple, réuni à l'église, semblait prêt à faire une sédition pour obtenir un évêque, dont il était privé depuis vingt ans par la faute des hérétiques. Le magistrat se rendit à l'église pour calmer la foule ; mais voici qu'un enfant l'interrompit et cria : « Ambroise évêque! »

C'était la voix du Ciel; celle du peuple y répondit, et le temple retentit de ce cri répété avec enthousiasme « Ambroise évêque ! Ambroise évêque ! » Ambroise proteste ; il objecte qu'il n'est que catéchumène, il se fraye un passage à travers la foule et s'esquive en son palais; mais la foule le suit, déjoue tous ses stratagèmes et répète cent fois le même cri.

Il s'enfuit à cheval pendant la nuit, mais perd son chemin, et à son grand étonnement se retrouve le matin à son point de départ. On sait comment le nouvel évêque comprit la mission qu'il avait reçue d'une manière si providentielle. Ambroise fut le fléau des hérétiques et le vaillant défenseur de la vraie foi.

Parmi toutes ses vertus, l'énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Un jour on vient lui apporter un ordre injuste qu'on avait fait signer à l'empereur Valentinien : « Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu'un évêque ne livrera jamais le temple de DIEU. » Bientôt il apprend que les hérétiques, soutenus par l'autorité, vont s'emparer de deux basiliques : « Allez, s'écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples sacrés que l'évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège. »

Le fait le plus célèbre, c'est le châtiment qu'il osa imposer à l'empereur Théodose. Ce prince, les mains encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présente au seuil du temple. Mais Ambroise était là : "Arrêtez, lui dit-il; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence."

Le grand évêque, le savant docteur, l'orateur éloquent, le saint, rendit son âme à DIEU le 4 avril 375.

Pratique:
Soyez indulgent, mais juste, et ne cédez jamais les droits de DIEU; évitez la faiblesse de caractère, si commune en nos jours troublés.

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/07-12-St-Ambroise-eveque

et la Vigile de l'Immaculée Conception: http://www.introibo.fr/07-12-Vigile-de-l-Immaculee

06 Décembre - SAINT NICOLAS, Archevêque de Myre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT NICOLAS fut le fruit des prières de ses pieux parents ; il naquit à Patare, en Lycie. Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner, et l'on rapporte même que, le vendredi et le samedi, il ne prenait qu'une fois le sein de sa nourrice.

Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : " II sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de JESUS-CHRIST."

Une de ses premières œuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu; il les dota toutes trois, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration, surprit la main du bienfaiteur.

Après un pèlerinage aux Lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs dont il était menacé dans son pays. Mais la Providence lui fit précisément trouver là ce qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder : « Nicolas, se dit-il alors, cette dignité requiert une autre vie ; jusqu'ici tu as vécu pour toi, maintenant il faut vivre pour les autres; si tu veux que ta parole persuade ton troupeau, montre-lui l'exemple, et donne par tes œuvres l'efficacité à tes paroles".

II ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait.

Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales. Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

Peu de saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours.

Il est surtout légendaire entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menus, pour être mêlés à la viande de son commerce.

Saint Nicolas mourut le 6 décembre 342. On l'honore comme le patron des écoliers.

Pratique:
Comprenez l'importance d'une éducation chrétienne, et procurez-la aux enfants quand vous le pouvez.

Sur INTROIBO:
http://www.introibo.fr/06-12-St-Nicolas-eveque-et


LA LEGENDE DE SAINT NICOLAS

http://www.youtube.com/watch?v=oQTfZ390oYg

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés tant sont venus,
Que sur le soir se sont perdus.
S'en sont allés chez le boucher:
Boucher voudrais-tu nous loger?


2. Entrez, entrez petits enfants
Il y a d'la place assurément.
Ils n'étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués.


3. Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher:
Boucher voudrais-tu me loger?


4. Entrez, entrez, Saint Nicolas,
Il y a d'la place, il n'en manqu' pas.
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper.

5. On lui apporte du jambon.
Il n'en veut pas, il n'est pas bon.
On lui apporte du rôti.
Il n'en veut pas il n'est pas cuit.

6. Du p'tit salé je veux avoir,
Qu'il y a sept ans qu'est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Bien vivement il se sauva.


7. Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas.
Le grand saint étendit trois doigts,
Les trois enfants ressuscita.


8. Le premier dit: J'ai bien dormi.
Le second dit: Et moi aussi.
A ajouté le plus petit:
Je croyais être en paradis.

NOEL ARRIVE! J'en suis ravie! C'est la plus douce période de l'année, la plus merveille aussi, avec Pâques!

vendredi 4 décembre 2009

05 Décembre - SAINT SABAS, Abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT SABAS, né en 439, près de Césarée, en Cappadoce, de parents nobles et pieux, fut mis, à l'âge de cinq ans, sous la tutelle d'un oncle fort méchant ; il s'enfuit et se réfugia dans un couvent.

C'était la Providence qui avait conduit ses pas; il embrassa généreusement toutes les saintes rigueurs de la vie monastique. Dix ans plus tard, le désir de visiter les Lieux sanctifiés par la vie mortelle du SAUVEUR le conduisit à Jérusalem.

Ayant fait son pèlerinage, il résolut de se fixer au milieu des célèbres anachorètes de la Palestine et vécut jusqu'à l'âge de trente ans sous la direction du saint solitaire Théoctiste. Mais il lui semblait que DIEU demandait de lui davantage, et, croyant n'avoir encore rien fait, il s'enfonça dans la solitude voisine pour y vivre avec DIEU seul.

Renfermé dans une petite grotte, il y passait cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, uniquement appliqué à la prière, au chant des psaumes et au travail manuel. Chaque samedi il apportait au monastère qu'il avait habité tous les paniers qu'il avait tressés, passait le dimanche avec ses frères et revenait à son ermitage.

Plus tard il se retira sur les bords du Jourdain, où le démon le tourmenta par des spectres horribles, des hurlements affreux, des menaces, des coups, et surtout des apparitions séduisantes. Le Saint, armé de la prière, remporta autant de victoires qu'il eut à livrer de combats, jusqu'à décourager son redoutable ennemi.

Sabas, toujours poussé par le désir d'une solitude de plus en plus profonde, se retira sur des rochers abrupts ; il y établit, pour monter et pour descendre, un gros câble à nœuds qui lui servait de rampe. Il lui fallait aller chercher de l'eau à deux lieues de là et la monter sur ses épaules. Sa nourriture consistait uniquement en racines sauvages ; mais, en revanche, DIEU nourrissait son âme de l'abondance de ses consolations.

Sabas fut découvert par la vue de la corde qui pendait du rocher, et dès lors sa solitude se changea dans une affluence énorme de pèlerins qui venait lui demander communication des biens célestes dont il était rempli.

Beaucoup demeuraient ses disciples, et il groupa dans la vallée un grand nombre de petites cellules pour les recevoir. De grands saints, attirés par la renommée de ses vertus, vinrent eux-mêmes le visiter pour s'instruire à son école.

DIEU permit que Sabas fût éprouvé par le relâchement, la malveillance et la révolte d'un certain nombre de ses religieux. Il s'arrachait parfois à sa solitude, quand la gloire de DIEU le demandait, et plusieurs fois la cour de Constantinople fut édifiée de ses vertus. Il mourut l'an 532.

Pratique: Défiez-vous du démon, du monde et de vous-même. Ce sont là trois ennemis contre lesquels il faut combattre jusqu'à la mort.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/05-12-St-Sabbas-abbe

jeudi 3 décembre 2009

04 Décembre - SAINTE BARBE Vierge et Martyre / SAINT JEAN DAMASCENE, Docteur de l'Eglise

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE BARBE –parfois Barbara- est une sainte très populaire et qui mérite d'être plus connue. Elle naquit aux environs de Nicomédie et fut martyre vers l'an 255. Son père, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, avait mis tout son farouche orgueil en cette fille et la gardait avec un soin jaloux.

Prédestinée de DIEU, l'enfant eut, malgré la surveillance paternelle, la joie d'être instruite dans la religion chrétienne et consacra sa virginité à JESUS-CHRIST. Dioscore (c'était le nom de son père) ne s'aperçut des sentiments de la jeune fille qu'au moment où elle refusa obstinément le riche mariage dont on lui offrait là perspective.

Le barbare, saisi de fureur, se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite où elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville, en le priant d'user contre elle de toute la rigueur des lois.

Marcien prit d'abord en pitié cette délicate enfant et l'interrogea doucement, mais il en reçut des réponses qui lui donnèrent peu d'espoir sur le succès de sa procédure. Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. JESUS la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit son assistance pour de nouveaux combats.

Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée par des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son SAUVEUR. Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance : «Moi aussi, je suis chrétienne ! » et elle reçut sans tarder le sanglant baptême du martyre.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement.

Barbe leva les yeux vers le SEIGNEUR et le supplia de protéger son corps contre la profanation des regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge, saisi de terreur, se hâta de lui faire trancher la tête.

Mais Dioscore était là, endurci de plus en plus et au paroxysme de la rage : « C'est à moi de la frapper ! » s'écrie-t-il ; et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui. Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu ; on l'invoque aussi contre la mort subite et sans sacrements.

Pratique:
Cherchez à plaire avant tout à DIEU, et aux créatures uniquement pour DIEU.



SAINT JEAN DAMASCENE
(+ 753)


JEAN MANSOUR est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes.

Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail.

Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem.

Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère.
Son principal écrit, la "Source de la connaissance", résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des images saintes lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux topiaires, des hymnes et des poèmes.

C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur.

Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Eglise en 1890.

"Ce n’est pas la matière que j’adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s’est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, "le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous"… Cette matière, je l’honore comme prégnante de l’énergie et de la grâce de Dieu."

(Saint Jean Damascène, à propos des icônes - Discours sur les images)

mercredi 2 décembre 2009

03 Décembre - SAINT FRANCOIS-XAVIER, Apôtre des Indes et du Japon

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

François Xavier naquit dans la Navarre, l'an 1506. Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études, et cherchant à recruter des compagnons d'élite pour jeter les bases de la Compagnie de JESUS, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme, en lequel il n'eut pas de peine à reconnaître une âme capable de grandes choses : « Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il perd son âme? » disait-il souvent à Xavier, après avoir gagné sa confiance.

Ce langage tout d'abord ne toucha pas le cœur du jeune ambitieux; mais un jour enfin, la grâce acheva son œuvre, et Xavier fut terrassé comme Ignace. Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels étaient Ignace et Xavier, prononçaient leurs vœux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. Les Jésuites étaient fondés.

Quelques années plus tard Xavier, devenu prêtre, sanctifié par les jeûnes et l'oraison, était prêt pour la mission extraordinaire que DIEU lui avait départie. Il avait souvent été averti, par des songes mystérieux, qu'il devait être l'apôtre d'innombrables idolâtres. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes !

Il commença par un sacrifice héroïque, en passant près du château paternel sans s'y arrêter pour voir sa famille bien-aimée. Son séjour sur le vaisseau fut un véritable apostolat auprès des matelots. En arrivant à Goa, capitale des Indes, il salua avec des larmes de joie cette terre promise après laquelle il soupirait depuis si longtemps.

Xavier commença par la conversion de Goa, où les Portugais avaient déshonoré le christianisme par tous les vices. Une mission finie, une autre l'appelait ; l'ambition du salut des âmes était insatiable dans son cœur. Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens.

Xavier, par son énergie et le secours de DIEU, triompha de tout ; DIEU lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre, parmi lesquels plusieurs résurrections de morts. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable d'infidèles.

Son plus beau et son plus difficile triomphe fut la conquête du Japon.

Il rêvait de convertir la Chine et de rentrer en Europe par les pays du Nord, quand DIEU appela au repos, à l'âge de quarante-six ans, le 2 décembre 1552, cet incomparable conquérant des âmes qu'on a justement surnommé l'apôtre des Indes et du Japon.

Pratique :
Allez puiser, comme Saint François Xavier, un zèle ardent au pied des autels. Couleur du texte


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mardi 1 décembre 2009

02 Décembre - SAINTE BIBIANE, Vierge et Martyre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

BIBIANE naquit à Rome, d'une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père Flavien, préfet de Rome, fut jeté en prison sous Julien l'Apostat, ce tyran misérable qui, après avoir renié la foi chrétienne, voulait faire revivre le paganisme dans l'empire.

Flavien s'était déclaré contre l'infâme politique de ce prince; aussi fut-il marqué au front d'un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé. Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran.

II ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes.

Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. — Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder JESUS-CHRIST ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! »

A ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur, et son âme, comme une blanche colombe, s'envole dans la céleste patrie. Quant à Bibiane, elle n'était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir; elle employa d'abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups.

Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit. Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds.

Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens; mais il est écrit que DIEU veille sur les restes de ses saints. Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille vénérable et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

Pratique.
La terre n'est qu'une vallée de larmes ; soupirez après la patrie céleste, vous souvenant de la belle parole de saint Paul : "Un instant de légères souffrances nous acquiert un poids immense de gloire."

Sur INTROIBO:
http://www.introibo.fr/02-12-Ste-Bibiane-Viviane-vierge