vendredi 17 septembre 2010

17 Septembre - LES STIGMATES DE SAINT FRANCOIS D'ASSISE / SAINT LAMBERT, Evêque et Martyr


LES STIGMATES de
SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
(1224)

Deux ans avant sa mort, saint François s'était retiré dans la Toscane avec cinq de ses Frères, sur le mont Alverne, afin d'y célébrer l'Assomption de la Très Sainte Vierge et préparer la fête de l'archange saint Michel par quarante jours de jeûne.

C'était aux environs de la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, François priait les bras étendus dans l'attente de l'aube, agenouillé devant sa cellule. «Ô SEIGNEUR JESUS-CHRIST, disait-il, accorde-moi deux grâces avant que je meure. Autant que cela est possible, que dans mon âme et aussi dans mon corps, je puisse éprouver les souffrances que Toi, Tu as dû subir dans Ta cruelle Passion, et ressentir cet amour démesuré qui T'a conduit, Toi, le Fils de DIEU à souffrir tant de peines pour nous, misérables pécheurs!»

Tandis qu'il contemplait avec grand recueillement les souffrances du SAUVEUR, voici qu'il vit descendre du ciel un séraphin sous la forme d'un homme crucifié, attaché à une croix. Cet esprit céleste portait six ailes de feu dont deux s'élevaient au-dessus de sa tête, deux s'étendaient horizontalement, tandis que deux autres se déployaient pour voler et les deux dernières recouvraient tout le corps. Devant cet étrange spectacle, l'âme de François éprouva une joie mêlée de douleur. Le séraphin s'approcha de lui et cinq rayons de lumière et de feu jaillirent des cinq plaies de l'ange crucifié pour venir frapper le côté, les deux mains et les deux pieds du Saint, y imprimant pour toujours la trace des sacrés stigmates de NOTRE SEIGNEUR.

La mystérieuse apparition disparut aussitôt, laissant le pauvre d'Assise en proie à d'inexprimables souffrances. Son côté droit laissait paraître une large plaie pourpre dont le sang sortait avec une telle abondance que ses habits en étaient tout imprégnés. Les têtes des clous apparaissaient au-dessus des mains ainsi qu'au-dessus des pieds; leurs pointes étaient repliées de l'autre côté et enfoncées dans la chair.

Saint Bonaventure qui a écrit la vie de saint François une trentaine d'années après sa mort, affirme que ceux qui virent et touchèrent ces stigmates constatèrent que les clous étaient miraculeusement formés de sa chair et tellement adhérants que lorsqu'on les pressait d'un côté, ils avançaient tout d'une pièce de l'autre. Ces clous se trouvaient si bien unis à la chair et à la peau de saint François que même après sa mort, on essaya vainement de les en arracher. Des milliers de témoins oculaires ont contemplé les fascinantes empreintes pendant la vie et après la mort du grand dévot de la Passion de JÉSUS.

Attentif à tenir ses stigmates cachées, saint François couvrait ses mains et marchait chaussé. Il ne put cependant les dissimuler longtemps, car il lui devint trop douloureux de poser la plante des pieds par terre, aussi devait-il recourir malgré lui à la continuelle assistance de ses frères. DIEU qui pour la première fois, décorait un homme des stigmates de Son Fils unique, voulut manifester leur origine céleste en accordant quantités de miracles par leur vertu surnaturelle et divine.

Le pape Benoît XI voulut honorer par un anniversaire solennel et un office public, cette grâce qui n'avait jamais été accordée auparavant à la sainte Eglise. Le souverain pontife Sixte V ordonna d'insérer, dans le martyrologe romain, la mémoire des Stigmates de saint François, au 17 septembre. Le pape Paul V étendit cette fête à l'Eglise universelle dans le but d'éveiller l'amour de JÉSUS crucifié dans tous les cœurs
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SAINT LAMBERT
 Evêque et Martyr
 
SAINT LAMBERT, né à Maëstricht vers l'an 640, d'une famille princière, eut une enfance toute privilégiée. Jeune homme, il opéra des miracles, fit jaillir une source pour étancher la soif des ouvriers constructeurs d'une église, et porta des charbons ardents dans les plis de son manteau sans l'endommager.

Ses vertus extraordinaires l'élevèrent, à l'âge de vingt et un ans, sur le siège épiscopal de Maëstricht. Après avoir administré saintement son diocèse pendant plusieurs années, il en fut chassé par une révolution et se retira dans un monastère voisin, où il se mêla aux simples religieux, dont il ne se distinguait que par une plus grande ferveur.

On raconte à ce sujet une histoire fort édifiante. Une nuit d'hiver, en se levant pour prier, il laissa tomber une de ses sandales. L'abbé, sans connaître celui qui avait fait le bruit, le condamna à aller prier au pied de la croix qui était devant l'Église. Lambert obéit sans réplique et demeura trois à quatre heures à genoux, transi de froid et couvert de neige, jusqu'à ce qu'on se fût aperçu de la méprise.

L'abbé et les religieux se jetèrent à ses pieds pour lui demander pardon : « Que DIEU, dit-il, vous pardonne la pensée de tous juger coupables pour cette action. Saint Paul ne m'enseigne-t-il pas que je dois servir DIEU dans le froid et la nudité? »

Il habitait depuis sept ans cette sainte maison et y goûtait les délices de la vie religieuse, quand il fut rappelé sur son siège épiscopal, à la grande joie d'un troupeau qui l'avait tant pleuré. Le soin de Lambert pour l'accomplissement des devoirs de sa charge pastorale fut plus assidu que jamais ; il était le père de tous, surtout des pauvres. Sa maison ressemblait presque à un monastère ; ses vêtements, très simples, recouvraient un cilice, qu'il portait sur sa chair nue. Il visitait son diocèse avec zèle, sans en exempter les parties les plus éloignées.

Son amour des âmes le porta même à entreprendre la conversion des peuples païens qui n'appartenaient pas à son diocèse. Malgré les menaces de mort, son zèle ne se rebuta point, et il eut la consolation de si bien montrer à ces populations grossières les vérités de notre sainte religion, qu'il changea leur cœur et les amena eu masse dans le sein de l'Église.

Lambert, nouveau Jean-Baptiste, devait être le martyr de la défense de la fidélité conjugale. Le puissant Pépin d'Héristal ayant répudié son épouse pour recevoir chez lui une intrigante, l'évêque, incapable de dissimuler quand il s'agissait de la gloire de DIEU et du salut des âmes, eut la hardiesse de reprocher maintes fois à ce prince l'odieux de sa conduite.

Mais la nouvelle Hérodiade, craignant qu'enfin les remontrances ne portassent fruit, envoya des assassins pour immoler le courageux pontife, qui reçut la mort sans crainte et tomba percé de coups, le 17 septembre 696.

Pratique: Que la crainte de déplaire à un homme ne vous fasse pas reculer en face du devoir.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 16 septembre 2010

16 SEPT - SAINT CYPRIEN, Evêque et Martyr / SAINT CORNEILLE, Pape et Martyr / SAINTE EDITH DE WILTON, Vierge, Princesse d'Angleterre

 
SAINT CYPRIEN, né à Carthage, dans le paganisme, était fils d'un sénateur. Son éducation, digne de son rang, fit briller l'heureux génie dont il était doué. Il était tout entier aux idées de gloire et de plaisir, quand un prêtre chrétien, homme d'une haute distinction, nommé Cécilius, rechercha sa compagnie, dans le but d'attacher à la foi chrétienne un jeune homme de si grand mérite.

Cyprien eut vite l'esprit convaincu par les sages raisonnements de Cécilius ; mais son cœur frémissait à la pensée du détachement et de l'abnégation exigés par l'Évangile. Comment lui, Cyprien, élevé dans les honneurs, objet de l'admiration universelle ; lui qui pouvait aspirer à toutes les jouissances et à tous les triomphes, pourrait-il rompre ses chaînes et subjuguer ses passions?... Le combat était rude en son âme ; sa conscience, au milieu des flots tumultueux qui l'agitaient, lui criait sans cesse : « Courage, Cyprien ! Quoi qu'il en coûte, allons à DIEU. »

Il obéit enfin à cette voix, et, foulant aux pieds toute considération personnelle, il demanda et reçut le baptême. Dès lors
Cyprien devint un autre homme ; la grâce lui rendit tout facile, et l'accomplissement parfait de l'Évangile lui parut clairement être la vraie sagesse.

Il vendit ses vastes et belles propriétés et en donna le prix aux pauvres ; son mérite l'éleva en peu de temps au sacerdoce et à l'épiscopat. La population chrétienne de Carthage tressaillit de joie en apprenant l'élévation de
Cyprien au siège épiscopal de cette ville ; elle comprit qu'au moment où la persécution allait s'élever, menaçante et terrible, le nouvel évêque serait un modèle et un guide ; aussi la foi se réveilla-t-elle, vive et généreuse, au cœur des disciples de JESUS-CHRIST.

Le saint pontife employa tout son zèle à fortifier son troupeau pour les saints combats, il glorifia les martyrs et montra une juste sévérité vis-à-vis des apostats. Les païens, voyant de quelle importance serait pour eux la prise de celui qui était l'âme de la résistance chrétienne, recherchèrent le pasteur pour désorganiser plus facilement le troupeau ; mais
Cyprien, voyant combien sa vie était utile aux âmes confiées à ses soins, trouva une retraite sûre, d'où il remplit admirablement son devoir apostolique par ses lettres, ses exhortations, l'administration des sacrements.

Enfin, après plusieurs années, il eut révélation de son prochain martyre et s'y prépara par un redoublement de zèle et de charité.
Cyprien fut pris l'an 258, et condamné à avoir la tête tranchée : « Je vous rends grâces, SEIGNEUR, s'écria-t-il, de ce que vous daignez retirer mon âme de la prison de ce corps mortel ! » Comme le bourreau tremblait, le martyr l'encouragea avec bonté et lui fit remettre vingt-cinq pièces d'or; puis il se banda lui-même les yeux et présenta sa tête, qui roula bientôt sur le sol baigné de sang. Ses écrits l'égalent aux Pères et aux Docteurs de l'Église.

Pratique : Ne vous laissez pas aller aux inclinations de la nature ; suivez la voix de la grâce.


SAINT CORNEILLE
21ème pape, martyr (+253)

Pape de 251 à 253, il eut à combattre un antipape. De par les lettres qu'il adressa à son ami Cyprien, nous savons qu'il fut généreux et bon. Il mourut en exil, martyr de sa foi, à Civitavecchia.

SAINTE ÉDITH DE WILTON
Vierge, Princesse d´Angleterre
(†107)

EDITH vint au monde en 961. Elle était fille naturelle du roi Edgar. Ce prince l´avait eue d´une dame illustre par sa naissance, qu´il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu´il avait déshonorée; mais Wulfride ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d´élever Édith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d´en avoir ressenti les effets.


C'est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, «s´étant consacrée à DIEU dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu´elle ne l´avait ignoré»: ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence.

La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu´elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l´office de Marthe à l´égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l´égard de NOTRE-SEIGNEUR; car, sans considérer sa naissance, elle s´appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres.

Elle fonda pour eux, près de son monastère un hôpital pour en entretenir toujours treize. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu´elle savait être dans l´indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu´avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d´elle; en un mot, Édith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain.

L´abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cette mortification celle d´un rude cilice qu´elle portait sur sa chair nue, afin de réprimer de bonne heure les mouvements de la nature. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu´à l´âge de quinze ans.

Le roi informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de trois monastères; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu´elle d´occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d´être chargée de la conduite des autres.

Mais son humilité parut bien davantage lorsqu´elle refusa la couronne d´Angleterre; car après la mort de saint Édouard II que l´Église honore comme un martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l´obliger de l´accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l´on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu´elle avait prise d´être toute sa vie dévouée au service de DIEU.

Elle avait fait bâtir une église en l´honneur de saint Denis; elle pria saint Dunstan d´en faire la dédicace. Pendant la solennité de la messe, ce saint prélat eut la révélation que la mort de la jeune princesse, qui n´avait encore que vingt trois ans, arriverait au bout de quarante jours. Cette nouvelle attendrit son cœur et tira de ses yeux des torrents de larmes: «Hélas!» dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, «nous perdrons bientôt notre bien-aimée Édith; le monde n´est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d´années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté; notre vieillesse n´a pu encore mériter cette grâce; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort».

S´étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le signe de la croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie: «DIEU ne permettra pas que ce pouce périsse jamais».

L´événement vérifia l´une et l´autre de ces deux prédictions; car, au bout de quarante jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d´une mélodie céleste; et ce même pouce, dont elle s´était tant de fois servie pour former sur elle le signe de la croix, fut trouvé treize ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres.

Cette église de Saint-Denis, qu´elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit de sépulture. Trente jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des anges, son cher Époux, l´avait mise dans Sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu´il avait pu pour l´empêcher d´y entrer, en l´accusant devant DIEU de plusieurs fautes; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la Croix de son SAUVEUR JESUS, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l´avait envoyé dans les enfers.

Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l´exemple suivant, qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l´Église. Un homme s´étant approprié une terre de sainte Édith, tomba tout à coup malade, qu´on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence.


Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants: «Ah! Mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières; l´indignation de sainte Édith contre moi est si grande que, pour me punir de l´usurpation que j´ai faite d´une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l´Église le bien que je lui ai ravi».

Il n´eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu´il expira paisiblement. On la représente tenant d´une main une bourse, et de l´autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.

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15 Septembre - NOTRE DAME DES 7 DOULEURS / SAINTE CATHERINE DE SIENNE, Veuve




NOTRE-DAME des SEPT DOULEURS

La fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'auguste Vierge en tant que corédemptrice du genre humain. L'Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa très sainte vie.


Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie:


1. La prophétie du saint vieillard Siméon.
2. La fuite en Égypte.
3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.
4. La rencontre de Jésus portant Sa croix et montant au Calvaire.
5. Marie debout au pied de la croix.
6. La descente de Jésus de la croix et la remise à Sa Mère.
7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.


La très Sainte Vierge S'est plu à manifester au monde combien la dévotion à Ses douleurs infinies Lui était agréable et nous était salutaire. A plusieurs reprises, Elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant toute inondée de larmes, dans différents pays. Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Équateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.


Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.


SAINTE CATHERINE de GÊNES
Veuve
(1447-1510)


Catherine Fieschi, fille d'un vice-roi de Naples, naquit à Gênes. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l'Église deux Papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l'âge de huit ans, conduite par l'Esprit de DIEU elle se mit à pratiquer de rudes mortifications; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu'elle levait les yeux sur une image de Marie tenant JÉSUS mort dans Ses bras.


Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d'entrer dans l'état du mariage, où DIEU allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d'une incroyable sainteté. Après cinq ans d'abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l'amour divin: "Plus de monde, plus de péché," s'écria-t-elle. JÉSUS lui apparut alors chargé de Sa Croix, et couvert de sang de la tête aux pieds: "Vois, Ma fille, lui dit-Il, tout ce sang a été répandu au Calvaire pour l'amour de toi, en expiation de tes fautes!" La vue de cet excès d'amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même: "O amour! Je ne pécherai plus," s'écria-t-elle.


Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L'EUCHARISTIE devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion; elle buvait seulement chaque jour un verre d'eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d'une forte santé.


À l'abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil; tous les jours six à sept heures de prière à genoux; jamais Catherine ne se départit de ces règles; elle était surtout si détachée d'elle-même, qu'elle en vint à n'avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n'était pas DIEU.


Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire: Je veux, je ne veux pas, mien, tien: – de ne jamais s'excuser, – de se diriger en tout par ces mots: Que la Volonté de DIEU soit faite! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à DIEU, dans les derniers jours de sa vie, et de l'assister à sa mort. A partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques.


Enfin épuisée d'amour et de souffrances elle pouvait dire "Mon cœur s'en va, je le sens consumé". Elle alla rejoindre son époux du Ciel, le 14 septembre 1510.


Pratique:Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Introibo

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à  Vous"

mardi 14 septembre 2010

14 Sept - EXALTATION DE LA SAINTE CROIX DE NOTRE SEIGNEUR



Sous le règne de l'empereur Héraclius 1er, les Perses s'emparèrent de Jérusalem et y enlevèrent la principale partie de la vraie croix de NOTRE-SEIGNEUR, que sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, y avait laissée. Héraclius résolut reconquérir cet objet précieux, nouvelle arche d'alliance du nouveau peuple de DIEU.

Avant de quitter Constantinople, il vint à l'église, les pieds chaussés de noir, en esprit de pénitence; il se prosterna devant l'autel et pria DIEU de seconder son courage ; enfin il emporta avec lui une image miraculeuse dit SAUVEUR, décidé à combattre avec elle jusqu'à la mort. Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur, car son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de la croix de NOTRE-SEIGNEUR dans le même état où elle avait été prise.

Héraclius à son retour, fut reçu à Constantinople par les acclamations du peuple ; on alla au-devant de lui avec des rameaux d'oliviers et des flambeaux, et la vraie croix fut honorée, à cette occasion, d'un magnifique triomphe. L'empereur lui-même, en actions de grâces, voulut retourner à Jérusalem ce bois sacré, qui avait été quatorze ans pouvoir des barbares.

Quand il fut arrivé dans la cité sainte, il chargea la relique précieuse sur ses épaules ; mais lorsqu'il fut à la, porte qui mène au Calvaire, il lui fut impossible d'avancer, à son grand étonnement et à la stupéfaction de tous : "Prenez garde, ô empereur! lui dit alors le patriarche Zacharie; sans doute le vêtement impérial que vous portez n'est pas assez conforme à l'état pauvre et humilié de JÉSUS portant sa croix. »

Héraclius, touché de ces paroles, quitta ses ornements impériaux, ôta ses chaussures, et vêtu en pauvre, il put gravir sans difficulté jusqu'au Calvaire et déposer son glorieux fardeau. Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, DIEU permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce bois sacré : un mort fut ressuscité; quatre paralytiques guéris: dix lépreux recouvrèrent la santé, quinze aveugles la vue; une quantité de possédés furent délivrés du malin esprit, et un nombre considérable de malades trouvèrent une complète guérison.

A la suite de ces événements fut instituée la fête de l'Exaltation de la sainte Croix, pour en perpétuer le souvenir. Que la croix soit avant tout exaltée sans cesse dans nos cœurs. JÉSUS-CHRIST aime l'exaltation extérieure de sa croix, mais il en aime bien davantage l'exaltation intérieure dans les âmes.

Exaltons la croix par une haute estime pour elle; exaltons-la par notre zèle à la porter à, la suite du SAUVEUR, par notre respect pour les souffrances de JÉSUS-CHRIST. Quoi de plus précieux que la Croix! Elle est le salut du monde, elle est notre unique espérance, l'arme de nos combats, la terreur de nos ennemis, l'étendard de notre victoire.

Pratique: Méditez souvent sur la Croix de JESUS-CHRIST ; exaltez-la dans votre cœur.

"Ô Marie conçue sans péché priez pour qui avons recours à Vous"

lundi 13 septembre 2010

13 Septembre - SAINT EULOGE, Patriarche d'Alexandrie/ SAINT MAURILLE, Evêque d'Angers

SAINT EULOGE était Syrien de naissance. Étant encore jeune, il embrassa la vie monastique dans sa patrie. Il ne se distingua pas moins par l'innocence de sa vie que par la pureté de sa doctrine, et il devint une des plus brillantes lumières de l'Église de son temps. Élu patriarche d'Alexandrie, il fit briller sur ce siège la science et la vertu, et mourut plein de mérites, vers l'an 608.
SAINT MAURILLE,
Evêque d'Angers

SAINT MAURILLE né aux environs de Milan, fut attiré à Tours par les vertus de saint Martin, auprès duquel il exerça pendant plusieurs années les fonctions de chantre aux divins offices ; puis, élevé à la prêtrise, il se dévoua au salut des âmes. Son zèle le conduisit près d'Angers, où, par ses prières, il fit descendre le feu du ciel sur un temple païen, et construisit ensuite à la place une église à JÉSUS-CHRIST.

Il bâtit même à côté un monastère ; bientôt vint se fixer alentour une population qui donna naissance à la ville de Chalonne. La sainteté de
Maurille éclata par de nombreux miracles. — A la mort de l'évêque d'Angers, Maurille lui succéda, par le choix de saint Martin lui-même, et au jour de sa consécration, comme il entrait à l'église, une blanche colombe descendit visiblement sur sa tête.

Quelques années plus tard, un fait étrange arriva. Pendant la consécration de la messe célébrée par le pontife, on apporta en toute hâte à l'église un enfant mourant, pour qu'il reçût la confirmation; le saint attendit la fin du sacrifice; mais pendant ce temps l'enfant mourut, et
Maurille en conçut un si grand chagrin, qu'il s'enfuit sans avertir personne et s'embarqua pour l'Angleterre, où il se gagea comme jardinier chez un riche seigneur.

Ses diocésains, dont la douleur était inconsolable, le firent si bien rechercher, qu'on découvrit enfin sa retraite ; mais il refusa de revenir au milieu de son troupeau, disant : « Je ne puis ; car ayant perdu sur mer les clefs des reliques de ma cathédrale, que j'avais emportées par mégarde, j'ai fait serment de ne plus paraître à Angers avant de les avoir retrouvées ».

Les voici, lui dirent les envoyés ; pendant notre traversée, un poisson fut jeté sur le pont du navire par la vague, et dans son ventre on a trouvé ces clefs. »
Maurille obéit à la volonté du Ciel. A son retour, il se fit conduire au tombeau de l'enfant, et, les yeux baignés de larmes, il demanda à DIEU de lui rendre la vie. Le petit ressuscité reçut, à cause de cette seconde naissance, le nom de René, et fut le successeur de Maurille sur le siège d'Angers.

Après une longue vie de quatre-vingt-dix ans, le saint évêque, aussi étonnant par ses vertus que par ses miracles, rendit son âme au SEIGNEUR, avec l'innocence de son baptême, après trente ans d'épiscopat, le 13 septembre 426.

Pratique: Montrez, dans les circonstances difficiles, une grande confiance en DIEU.


 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour qui avons recours à Vous"

dimanche 12 septembre 2010

12 Septembre - FETE DU TRES SAINT NOM DE " M A R I E "





La fête du saint Nom de Marie fut établie par le pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel.

Cent cinquante mille Turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la Nativité de la
Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale.

Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s'écria : "Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la
Très Sainte Vierge." Son espoir ne fut pas trompé : les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite dans le plus grand désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du Saint Nom de Marie se célèbre le dimanche dans l'octave de sa Nativité.

II était bien juste que le
nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de JESUS. Comme le nom de JESUS, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles du nom de Marie.

La première gloire de ce nom béni, c'est qu'il fut inspiré par DIEU aux parents de la Vierge naissante et que l'archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect ; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour ; le ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en renvoie au ciel l'écho mélodieux : «
Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les vœux et les prières des peuples retentissent de tontes parts. »

« Que
votre nom est glorieux, Ô Sainte Mère de DIEU ! s'écrie saint Bonaventure ; qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! » — « Ô nom plein de suavité! s'écrie le bienheureux Henri Suso, Ô Marie! Qui êtes-vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes! » — « Votre nom, Ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce ! » — Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Ëphrem l'appelle la Clef du Ciel.

« Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons... Celui qui invoque avec ferveur le nom de Marie, dit-il encore, est sûr d'obtenir tout ce qu'il désire; » et il invite éloquemment l'âme chrétienne à l'invoquer dans tous ses besoins. Saint Anselme a même osé dire : « Nos vœux sont parfois plus vite exaucés par l'invocation du nom de Marie que par l'invocation du nom de JÉSUS. » Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les saints.

Pratique: Que sur vos lèvres le nom de Marie revienne sans cesse, et toujours avec respect.

Introibo         Hodiemecum 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"