lundi 31 octobre 2011

1er Novembre - LA FETE DE TOUS LES SANTS

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)



"L'Église notre mère, dit Mgr Gaume, a eu le talent de retracer, dans la division de son année liturgique, toute l'histoire du genre humain".

Les quatre semaines de l'Avent, qui aboutissent à la naissance du SAUVEUR, nous rappellent les quatre mille ans pendant lesquels ce divin MESSIE fut attendu. Le temps qui s'écoule depuis Noël jusqu'à la Pentecôte nous redit toute la vie cachée, publique et glorieuse du RÉDEMPTEUR, et cette partie de l'année se termine par l'Ascension de JÉSUS-CHRIST dans le ciel et par la fondation de l'Église.


L'intervalle qui sépare la Pentecôte de la Toussaint nous représente le pèlerinage de l'Église sur la terre, et cette nouvelle partie de l'année se termine encore par la fête du ciel. »


Le ciel, c'est le couronnement de la vie chrétienne, c'est l'éternel rendez-vous, c'est la récompense de nos devanciers sur la terre, ce doit être la nôtre un jour. Quelle force puise le chrétien dans la pensée du ciel, au milieu des peines de la vie et des difficultés inhérentes à l'accomplissement du devoir !


Une sagesse toute divine a présidé l'établissement de cette fête. Trois raisons principales ont engagé l'Église à l'instituer, au VIIe siècle.
Il ne faut pas croire que tous les Saints aient ou puissent avoir leur jour de fête.  Tous les Saints n'ont pas reçu les honneurs de la canonisation ; il y a une multitude innombrable de saints inconnus, qui s'augmente chaque jour par l'entrée au ciel de nouveaux élus.
Il convenait donc que pour suppléer à l'impossibilité d'honorer chaque saint, une fête commune fût instituée, dans laquelle nous pussions célébrer la mémoire de tous ces martyrs, de toutes ces vierges, de toutes ces saintes femmes, de tous ces confesseurs , en un mot, de tous ces héros de la vérité et de la vertu, nos pères et nos frères aînés dans la grande famille chrétienne : la fête de la Toussaint nous montre de la manière la plus heureuse l'Église de la terre et l'Église du ciel se tendant la main.

De plus, les fêtes particulières des Saints passent généralement inaperçues pour la plupart des fidèles ; la fête de tous les Saints ensemble leur permet de réparer une lacune dans l'accomplissement de ce grand devoir qui s'appelle l'invocation des Saints ; elle leur permet aussi de réparer toutes leurs négligences de l'année vis-à-vis du culte des Saints, et de leurs saints Patrons spécialement.


Enfin nous avons d'immenses besoins sur la terre ; il nous faut des modèles pour nous exciter au bien et nous montrer le chemin de la vraie patrie ; il nous faut des protecteurs pour nous aider et nous protéger dans les misères et les dangers du monde : la fête de tous les Saints, plus que toute autre, répond à ces pressants besoins. Aimez cette fête avec prédilection.


Pratique: Pensez au ciel, regardez le ciel, désirez le ciel; dites-vous souvent : Beau ciel, je veux te voir un jour !

INTROIBO : Fête de Tous les Saints
        HODIEMECUM : Fête de Tous les Saints. 837.

MAGNIFICAT : La Fête de tous les Saints
     L'Evangile du Jour sur PerIpsum      son Commentaire par Baudoin de Ford

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 30 octobre 2011

31 Oct - SAINT QUENTIN, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
 
Saint Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, vers la fin du me siècle, comme saint Crépin et saint Crépinien (25 octobre), vinrent prêcher l'Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu'ils avaient reçu.

Amiens fut le centre de son apostolat. Les miracles confirmaient son enseignement ; il traçait le signe de la croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ; il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. Ces éclatants prodiges excitaient l'admiration des uns et la haine des autres.

Quentin fut bientôt dénoncé à ce monstre de cruauté qui avait nom Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : "Comment t'appelles-tu ? lui demande le tyran. — Je m'appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j'ai reçu le nom de Quentin. — Quoi ! Un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! — La vraie noblesse, c'est de servir DIEU ; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de DIEU le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. — Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. — Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c'est de les adorer. — Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort. — Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le CHRIST sauvera mon âme. »

Une si généreuse confession est suivie d'une flagellation cruelle; mais DIEU soutient son martyr, et l'on entend une voix céleste, disant : "Quentin, persévère jusqu'à la fin, je serai toujours auprès de toi." En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombré cachot, Quentin en est deux fois délivré par un ange, va prêcher au milieu de la ville et baptise six cents personnes. 

Tous ces prodiges, au lieu de calmer le cruel Rictiovarus, ne servent qu'à allumer sa fureur. Il envoie reprendre le martyr et le fait passer successivement par les supplices des roues, des verges de fer, de l'huile bouillante, de la poix, des torches ardentes : « Juge inhumain, fils du démon, dit Quentin, tes tourments me sont comme un rafraîchissement. »

Le tyran invente alors un supplice d'une férocité inouïe et fait traverser le corps du martyr, de haut en bas, par deux broches de fer ; on lui enfonce des clous entre la chair et les ongles. Enfin l'héroïque saint Quentin eut la tête tranchée, le 31 octobre 287.

Les assistants virent son âme s'envoler au ciel sous la forme d'une blanche colombe, et ils entendirent une voix d'en haut qui disait : « Quentin, mon serviteur, viens, et reçois la couronne que je t'ai préparée. Voici les chœurs des anges qui viennent te faire cortège. » — Combien les martyrs sont dédommagés au ciel de leurs souffrances passagères !

Pratique: Priez pour la conversion ou pour l'humiliation des ennemis de la Foi.

INTROIBO : Vigile de la fête de tous les Saints

HODIEMECUM : Saint Quentin de Rome, apôtre d'Amiens, martyr en Vermandois. 303. Vigile de la Toussaint

MAGNIFICAT : Saint Quentin, Martyr

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Grégoire de Narek

 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 29 octobre 2011

30 Oct - SAINT MARCEL, Centurion et Martyr / Bx ANGE D'ACRI, Capucin / Bse BIENVENUE BOJANI, Tertiaire Dominicaine

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

MARCEL était un brave centurion des armées romaines. Il combattait en Espagne, lorsqu''on voulut lui faire prendre part au sacrifice païen qui se célébrait en l'honneur de la naissance de l'empereur Maximien-Hercule. Il refusa énergiquement, déclarant qu'il était chrétien et que sa foi lui défendait cette impiété. Il fut condamné à mort et décapité, le 30 octobre 298.
 
LE BIENHEUREUX ANGE D'ACRI,
Capucin



Le Bienheureux Ange d'Acri, né dans la Calabre, de parents pauvres, eut le bonheur d'avoir pour maître, dans son enfance, un pieux capucin qui lui apprit à méditer chaque jour la Passion de JÉSUS-CHRIST et à s'approcher souvent du sacrement de Pénitence et de la Table sainte.

Qu'elle édification pour tous de voir cet enfant passer parfois deux ou trois heures de suite dans la contemplation des souffrances du SAUVEUR! A dix-huit ans, il entra chez les capucins ; mais il en sortit plusieurs fois par inconstance et par suite d'une tentation du démon, qui lui montrait le salut facile au milieu du monde.

La troisième fois il se mortifia si bien, il se mit à l'œuvre avec tant de courage, qu'il obtint la grâce de la persévérance et même dépassa de beaucoup la mesure commune de la perfection des religieux. Au jour de sa première messe, il tomba en extase après la consécration, ce qui lui arriva souvent dans la suite.

Son désir était de passer sa vie dans le silence du couvent, tout occupé de DIEU et de son âme; mais le Ciel le destinait à de grandes œuvres. Ses premières prédications furent laborieuses, car la mémoire lui fit défaut, et il lui fut impossible de prêcher ses sermons comme il les avait écrits.

Craignant de ne pas être appelé à la vie de missionnaire, il pria DIEU avec ferveur de lui manifester sa volonté. Il entendit un jour, pendant sa prière, une voix qui lui dit : "Ne crains rien, je te donnerai le don de la prédication, et désormais toutes tes fatigues seront bénies. Tu prêcheras à l'avenir dans un style familier, afin que tous puissent comprendre tes discours." Ému de cette révélation, il comprend la cause de son peu de succès jusqu'à ce jour : désormais il abandonne ses écrits et ses livres, pour se borner à l'étude de l'Écriture sainte et du grand livre du CRUCIFIX.

Son éloquence, puisée à ces sources, devint si chaude et si profonde, que les plus savants eux-mêmes en étaient ravis d'admiration. Pendant trente-huit années d'apostolat, malgré les efforts de l'enfer, il opéra un bien immense dans la Calabre.

Sa grande force, son argument invincible, était surtout le souvenir de la Passion du Sauveur; il n'en parlait jamais sans faire fondre en larmes tout son auditoire. DIEU permit qu'il mourût aveugle, le 30 octobre 1739.

Pratique: Retenez la parole du B. Jean d'Acri mourant : « Oh ! Qu'il est beau d'aimer DIEU! »
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Bse Bienvenue Bojani
Tertiaire dominicaine, (1225-1292)



Née à Cividale dei Friuli (Italie), elle passa sa vie dans des austérités hors du commun.

Elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique et se sanctifia ainsi sans entrer dans un couvent. Ses contemporains l'ont dotée de toutes les vertus, mais « on se demande quand elle eut le temps de les mettre en œuvre tellement son biographe nous la montre occupée à faire sans cesse des miracles. » (Englebert) Elle voulait imiter les souffrances du Christ. Un cilice ne lui suffisant pas, elle serra autour de sa taille une corde qui, peu à peu, lui entra dans la chair. Elle en tomba malade, couverte d'ulcères douloureux. Le pape Clément XII la béatifia en 1763, ratifiant ainsi le culte que le peuple lui rendait.


INTROIBO : Dernier dimanche d'Octobre : Le Christ-Roi

HODIEMECUM : Saint Marcel le Centurion, et ses enfants, martyrs à Tanger. 298.


MAGNIFICAT : Saint Alphonse Rodriguez, Frère coadjuteur de la Compagnie de Jésus / Bienheureux Ange D'Acri, capucin     L'Evangile du Jour sur PerIpsum   son Commentaire par Saint Augustin


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

29 Oct - SAINT NARCISSE, Evêque de Jérusalem

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
 Saint Narcisse, né en Palestine, vers la fin du 1er siècle, s'appliqua dès sa jeunesse, avec un grand soin, à l'étude des sciences divines et humaines, où il réussit d'une manière merveilleuse. Il entra dans l'état ecclésiastique, et l'on put voir en lui le modèle achevé de toutes les vertus sacerdotales; aussi l'appelait-on le saint prêtre.

Pendant toute sa vie il fut entouré de l'estime universelle; toutefois ce n'est qu'à l'âge de quatre-vingts ans qu'il fut choisi pour évêque de Jérusalem. Il dut se rendre, malgré sa vive opposition, aux vœux unanimes du clergé et du peuple et fut sacré vers l'an 180. —

Cette haute dignité lui inspira un nouveau zèle et une nouvelle ferveur, et il gouverna son troupeau avec une vigueur qu'on n'aurait pas dû naturellement attendre de son grand âge. Sa vie austère et pénitente fut tout entière vouée au bien de l'Église. En 195, il présida, avec Théophile de Césarée, un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, et où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d'usage de la célébrer chez les Juifs.

Le Ciel opéra un grand nombre de prodiges par les mains de ce vénérable pontife : on en raconte un particulièrement remarquable. Une veille de Pâques, l'huile manquait aux lampes de son église pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit. Narcisse commanda de tirer de l'eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s'aperçut alors qu'elle s'était changée en huile, ce qui excita l'admiration des fidèles. On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse. —

La vénération que ce saint évêque s'était attirée ne put le garantir de la malice des méchants. Trois scélérats l'accusèrent d'un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes. L'un dit : « Je veux être brûlé vif, si cela n'est pas vrai ! » l'autre : « Je veux être couvert de la lèpre ! » le troisième : « Je consens à perdre la vue ! » Narcisse crut devoir céder à l'orage et se retira dans un désert, où il s'ensevelit pendant huit années.

DIEU se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d'une lèpre horrible ; le troisième, frappé d'effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu'il en perdit la vue.

Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple et vint reprendre le soin de son église ; mais il se donna un coadjuteur, à cause de son grand âge. Après quelques années de prière et d'union avec DIEU, il mourut à l'âge de cent seize ans.

Pratique: Souffrez la calomnie avec patience et laissez à DIEU le soin de vous justifier.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vo
us"

jeudi 27 octobre 2011

28 Oct - SAINT SIMON ET SAINT JUDE, Apôtres

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
 
Ces deux apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils. — SAINT SIMON qui était originaire de Cana, où JÉSUS changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des apôtres. — SAINT JUDE était frère de saint Jacques le Mineur et de saint Siméon, évêque de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur.

Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur. —
Saint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye ; saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie. Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble.

Les choses extraordinaires que DIEU opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle ; ils réussirent au point d'être obligés d'ordonner plusieurs prêtres et de fonder diverses églises.


Un fait vint ajouter à leur prestige : Deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. An nom de JÉSUS-CHRIST, les apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses, se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles, le triomphe du CHRIST était complet.


Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer JÉSUS-CHRIST en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre de sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu : "Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois le SEIGNEUR qui nous appelle". — Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi JÉSUS-CHRIST entouré de ses anges, et un des anges m'a dit : "Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice. — Qu'il n'en soit pas ainsi! Ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertir ont-ils."


Et voici qu'en ce moment un ange leur dit à tous deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie? — Miséricorde pour ce peuple! crièrent les deux apôtres. Que le martyre soit notre partage! » Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier : "Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de DIEU; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir." Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées.


Alors le peuple aveugle se jeta sur les deux apôtres et les massacra, pendant qu'ils bénissaient DIEU et priaient pour leurs bourreaux.


Pratique:
L'union fait la force; unissez-vous, pour faire le bien, aux personnes qui ont du zèle.
 
INTROIBO : Saints Simon et Jude, apôtres


HODIEMECUM : Saint Simon et saint Jude, Apôtres, Martyrs en Perse. Ier siècle.

MAGNIFICAT : Saint Simon et Saint Jude, Apôtres

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Cyprien


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 26 octobre 2011

27 Oct - SAINTE EMMELINE,Religieuse / SAINT FRUMENCE, Evêque

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.) 

 Sainte Émeline
Religieuse

Sa vie est méconnue, elle fut religieuse cistercienne au monastère de Boulancourt jusqu'à sa mort en 1078.
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Saint Frumence vivait au IVe siècle. Il était encore enfant, lorsque le philosophe romain Mérope, son oncle, l'emmena, lui et son frère Édèse, dans un voyage qu'il fit en Ethiopie. Son voyage achevé, il s'embarqua pour revenir dans sa patrie.

Le navire qui le portait avec ses neveux s'arrêta dans un certain port pour y faire les provisions nécessaires à l'équipage. Les barbares du pays pillèrent le navire, passèrent au fil de l'épée tous ceux qui le montaient. Frumence était alors assis sur le rivage, sous un arbre, avec son frère, et préparait sa leçon.

Les barbares eurent pitié de leur innocence, de leur candeur et de leur beauté et les conduisirent à leur roi. Le prince éthiopien s'intéressa à leur sort et prit un soin particulier de leur éducation; il fit Édèse son échanson, et Frumence son trésorier et son secrétaire d'État. Étant près de mourir, il leur donna la liberté ; mais la reine les pria de rester et de continuer à l'aider de leurs conseils jusqu'à ce que l'héritier du trône fût en âge de régner.

Frumence profita de son autorité pour disposer ce peuple à recevoir la connaissance de l'Évangile, et fit bâtir une église pour les réunions des nouveaux chrétiens. Quand le prince eut atteint sa majorité, Frumence résigna entre ses mains l'administration du royaume et lui demanda la permission de retourner dans sa patrie.

Arrivé à Alexandrie, il alla trouver saint Athanase, lui raconta son histoire, lui parla de la chrétienté naissante de l’Éthiopie, des bonnes dispositions de ses habitants, et le supplia d'envoyer un évêque et des prêtres pour travailler à la conversion du peuple entier.

Athanase, plein de joie et d'admiration, lui dit : « Qui mieux que vous peut accomplir cette œuvre? » II l'éleva promptement au sacerdoce et à l'épiscopat et l'envoya prêcher l'Évangile.

L'évêque fut accueilli avec bonté par le prince, qui se convertit et aida lui-même Frumence à éclairer la nation entière.

Frumence fit bâtir de nombreuses églises. Ses miracles ne contribuèrent pas peu au succès de sa mission. Il eut à souffrir des menées des ariens, qui cherchèrent à nuire à son apostolat; mais il demeura toujours invincible champion de la foi de Nicée et eut l'honneur d'être appelé par le grand Athanase : Père du salut.

Le saint évêque continua d'édifier l'Église d’Éthiopie par ses discours, ses vertus et ses miracles, jusqu'à sa mort. Il s'endormit pieusement dans le Seigneur, à l'âge d'environ cent ans. — Admirons comment DIEU conduit tous les événements et arrive à ses fins par les moyens les plus imprévus.

Pratique:
Sachez que non seulement les prêtres, mais les simples fidèles, ont un apostolat à remplir.

INTROIBO : Vigile des Saints Simon et Jude, apôtres


HODIEMECUM : Saint Elesbaan, roi d'Ethiopie. 523
Saint Vincent, sainte Sabine et sainte Christèle, martyrs à Avila en Espagne. 304.

MAGNIFICAT : Saint Frumence, Evêque


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
son Commentaire par le Père Emmanuel André


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

26 Oct - SAINT EVARISTE, Pape et Martyr / LE Bx BONAVENTURE DE POTENZA

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

Saint Evariste succéda au pape Anaclet, sous le règne de Trajan, gouverna l'Église neuf ans et mourut l'an 112. Il fut le premier qui divisa Rome en paroisses, et à chaque paroisse il préposa un cardinal. Évariste fit plusieurs ordinations, se montra plein de zèle pour les intérêts de l'Église et des âmes. Il fut martyr, mais on n'a pas de détails sur sa mort.


Le Bienheureux Bonaventure de Potenza,
Frère Mineur

Le bienheureux Bonaventure était fils d'un tailleur de la petite ville de Potenza, près de Salerne, en Italie. Il naquit en 1651 ; son enfance fut remarquable par sa gravité, sa piété, son horreur du mal et sa mortification : tout annonçait en lui le saint futur.

Il entra, vers l'âge de quinze ans, chez les Frères Mineurs Conventuels ; ses supérieurs jugèrent bientôt qu'il était plutôt fait pour la science des saints que pour toute autre science. Son obéissance était celle d'un enfant. Un jour qu'il cherchait la clef de la sacristie : « Prenez un hameçon, lui dit en riant son supérieur, et repêchez-la, elle est au fond du puits. » Bonaventure le fit et retira la clef par le moyen indiqué.

DIEU récompensa l'obéissant religieux par d'autres faits non moins extraordinaires. On admirait sa dévotion au très Saint Sacrement. Il passait des jours et des nuits auprès du tabernacle, et souvent il y était ravi en extase ; il avait soin que la lampe du sanctuaire ne s'éteignit jamais et veillât, pour ainsi dire, avec son âme. A sa première messe, ses traits parurent illuminés, ses yeux étaient baignés de larmes ; plusieurs fois dans sa vie il fut élevé au-dessus de terre pendant le Saint Sacrifice.

Son zèle pour les âmes était si brûlant, qu'il disait un jour : « Si j'étais appelé auprès de quelques pauvres infirmes ou moribonds et que les portes fussent fermées, de façon que je ne susse par où sortir, je ne balancerais pas à me jeter par la fenêtre pour aller sauver leur âme. » Les historiens du bienheureux Bonaventure signalent plusieurs miracles et prophéties qu'il fit de son vivant et qui le rendirent célèbre dans les différents pays où l'obéissance le fit passer.

Un jour, par exemple, ayant rencontré un lépreux, il le pressa sur son cœur, l'embrassa avec amour, et à l'instant même le lépreux fut délivré de son mal.

Six mois à l'avance, le saint religieux reçut de DIEU l'annonce de sa mort. Le temps venu, il demanda lui-même les sacrements, pria ses frères de lui pardonner tous les scandales de sa vie, et voulut descendre de son lit pour baiser les pieds de son supérieur ; l'obéissance l'en empêcha.

Il se mit à chanter des cantiques, récita trois Ave Maria et rendit son âme à DIEU sans agonie, le 26 octobre 1711. Son corps répandit une suave odeur, et son tombeau fut illustré par de nombreux miracles.

Pratique: Croyez qu'il est plus avantageux d'obéir que de commander, de servir que d'être servi.

INTROIBO : Saint Évariste, pape et martyr


HODIEMECUM : Saint Évariste, pape et martyr. 105.

MAGNIFICAT : Saint Evariste, Pape et Martyr

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Macaire


"Ô Marie conçue sans péché,priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 25 octobre 2011

25 Oct - SAINT CREPIN et SAINT CREPINIEN, Cordonniers, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
 
CREPIN ET CREPINIEN, cordonniers, faisaient des chaussures pour les pauvres, quand on les saisit comme chrétiens et on les conduisit à l'empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules : « D'où êtes-vous, leur dit le tyran, et quelle religion professez-vous? — Nous sommes, répondirent-ils, de nobles Romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne. — Si vous persistez dans cette folie, leur dit l'empereur, je vous ferai périr d'une mort cruelle; si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d'honneurs. —Tu crois nous effrayer par tes menaces, répondent les saints martyrs; mais pour nous le CHRIST est la vie, et la mort est une grâce. Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis. Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l'enfer ».

Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l'un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire. Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus, mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en tuèrent ou blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou, dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.

Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres; mais une goutte du terrible liquide jaillit sur l'œil du tyran, qui ressentit une affreuse douleur et devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre son œuvre barbare, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d'un mélange de poix, de graisse et d'huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir.

Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s'y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.

Quant à Crépin et à Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain. La nuit précédente, un ange leur était apparu et leur avait annoncé la fin de leurs combats ; ils allèrent à la mort avec autant de joie que d'autres vont à leurs plaisirs.

Deux vieillards, pendant la nuit, recueillirent leurs corps pour leur donner la sépulture. Le culte de saint Crépin et de saint Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires parmi les chrétiens ; des confréries ouvrières furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur; d'éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.

Pratique: Quelles que soient vos occupations, relevez-les toujours par des motifs surnaturels.

INTROIBO : Saints Chrysanthe et Darie, martyrs

HODIEMECUM : Saint Chrysanthe et sainte Darie, vierges, martyrs. 284.

MAGNIFICAT : Saint Chrysanthe et Sainte Darie, Martyrs à Rome / Saint Crépin et Saint Crépinien, Coordonniers, Martyrs

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Augustin

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 24 octobre 2011

24 Oct - SAINT RAPHAEL, Archange / SAINT MARTIN DE VERTOU / SAINT MAGLOIRE, Evêque

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

SAINT RAPHAËL ARCHANGE 

Les Anges sont de purs esprits qui jouissent de la vue de Dieu. L'Église n'a pas à les promouvoir à la gloire céleste. Cependant elle a inscrit quelques-uns d'entre eux au catalogue de Ses saints, parce qu'ils ont joué un rôle déterminé parmi les hommes et qu'ils ont été nommés à cette occasion de leur nom particulier: Gabriel, Michel, Raphaël. L'Archange Raphaël est mêlé intimement à l'histoire de Tobie qui est si touchante et si pleine d'enseignements. 

Tobie est un Israélite captif à Babylone, qui est resté fidèle à son Dieu au milieu de la lâcheté générale qui a porté le grand nombre à adorer les idoles. Il réconforte ses compatriotes, et, malgré les ordres du tyran, il ensevelit leurs morts pendant la nuit. Il a perdu accidentellement la vue, et il se trouve dans le besoin. Gabélus de Ragès, qu'il a assisté autrefois, lui doit une somme d'argent qu'il pourrait réclamer. Mais, comment risquer son jeune fils, tout seul, dans un voyage si long et si périlleux? Or, il se présente un homme qui paraît digne de confiance et qui s'offre à lui servir de guide. Avec lui, le jeune Tobie part pour Ragès à travers la vallée du Tigre et à travers les montagnes. Le voyage est fécond en péripéties, et Azarias sauve la vie de son jeune ami. Suivant ses conseils, Tobie emporte le foie et le fiel d'un gros poisson qu'il a capturé; il épouse Sara, la fille de son riche parent Raguel; il entre en possession de la dette de Gabélus. 


Quand les voyageurs sont de retour à Ninive, où Tobie commençait à se désespérer, le fiel du poisson, appliqué sur les yeux du vieillard lui rend la vue. Émus de tant de bienfaits, Tobie et son fils offrent à Azarias la moitié de leurs biens. Le mystérieux guide se fait alors connaître: il est l'Archange Raphaël, un des sept qui se tiennent devant le Seigneur; il a été chargé par Dieu de noter toutes les bonnes actions de Tobie, sa fidélité, sa charité, sa patience, et de l'en récompenser.



SAINT MAGLOIRE naquit dans la Grande-Bretagne vers la fin du Ve siècle; il fut formé dès sa jeunesse à la science et à la piété. Après avoir passé les premières années qui suivirent son éducation dans sa famille, où il continua de pratiquer fidèlement les vertus chrétiennes, il se retira du monde en laissant ses biens aux pauvres et aux églises. Il passa plus tard en Armorique, où il devint évêque régionnaire ; son zèle et son activité opérèrent dans le pays un bien considérable. Magloire alla finir saintement ses jours dans un monastère de Jersey qu'il avait fondé. Sa mort arriva l'an 575.
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Saint Martin de Vertou, digne émule de saint Martin de Tours, naquit à Nantes l'an 527. Il était issu d'une famille très riche et très illustre. Tout adonné à la piété dès son enfance, il se sentit, jeune encore, attiré au service des saints autels.

L'évêque de Nantes l'ordonna diacre et l'envoya prêcher l'Évangile dans les contrées voisines. Il y avait, aux environs de la mer, une ville nommée Herbauge, dont il est difficile aujourd'hui de préciser l'emplacement. Ni l'éloquence, ni les prières, ni les vertus de l'apôtre, ne purent gagner cette nouvelle Sodome.

Il s'enfuit avec une famille qui avait seule écouté sa parole et pria DIEU de punir la cité coupable. Bientôt, à sa prière, la terre s'entr'ouvrit, les monuments et les maisons s'écroulèrent; et la mer furieuse, se précipitant sur ces ruines, engloutit la ville avec ses habitants, sans en laisser de trace.

C'est alors qu'il se rendit au pays de Vertou, voisin de la ville vendéenne des Sables-d'Olonne, où il passa quelques années dans la solitude et la prière, consolé par les pieuses relations qu'il entretenait avec un saint solitaire du voisinage, appelé saint Vivent.

Averti par un ange, Martin quitta sa retraite et alla fonder un monastère en Bretagne, non loin de Nantes, au lieu appelé aujourd'hui Vertou, en souvenir de l'ermitage que le saint avait précédemment habité.

Là, ses travaux furent tellement bénis de DIEU, qu'il se vit bientôt à la tête de trois cents religieux et dut fonder encore, dans les environs, plusieurs monastères. Martin était l'âme de sa vaste communauté; il était le premier à la psalmodie, au jeûne, à la prière, au silence, au travail, surtout aux pratiques austères de la pénitence. Parmi ses miracles, on rapporte la résurrection de plusieurs morts.

Martin, accompagné de quelques disciples, visitait souvent ses monastères et profitait de ces courses pour évangéliser les populations de la contrée, où sa mémoire est restée en vénération.

Il mourut en son monastère de Durinum, aujourd'hui Saint-Georges-de-Montaigu, en Vendée, le 24 octobre 601.

Pratique: Honorez particulièrement les saints qui ont évangélisé le pays que vous habitez.

INTROIBO : Saint Raphaël, archange

HODIEMECUM : Saint Raphaël, archange, un des sept qui se tiennent debout devant Dieu.

MAGNIFICAT : Saint Raphaël, archange

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Saint Ambroise

 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 23 octobre 2011

23 Oct - SAINT THEODORE, Prêtre d'Antioche / SAINT JEAN DE CAPISTRAN, Franciscain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


SAINT THEODORET, prêtre d'Antioche, au IVe siècle, montra beaucoup de zèle pour la destruction des idoles et la construction des églises. Sur son refus d'apostasier, il eut les membres disloqués et fut étendu sur un chevalet : « Je ne sens point vos tourments, disait le martyr, parce que DIEU est avec moi. » On lui appliqua ensuite des torches ardentes sur les côtés ; pendant ce supplice, les bourreaux le virent s'entretenir avec les anges. Théodoret fut enfin décapité (an 362).
SAINT JEAN de CAPISTRAN
Franciscain
(+ 1456)

Saint Jean de Capistran, né l'an 1385, dans le royaume de Naples, était, dans sa jeunesse, un brillant jurisconsulte, un magistrat renommé pour son intégrité, un gouverneur plein de fermeté et de sagesse.

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. . C'est là que saint François lui apparut et lui ordonna d'entrer dans l'ordre des Frères Mineurs.

Jean acheta sa liberté, donna le reste de ses biens aux pauvres et s'ensevelit dans un couvent, après avoir donné à la ville de Pérouse, dont il avait été gouverneur, l'exemple d'un parfait mépris du monde, en parcourant les rues de cette ville monté à rebours sur un âne, et la tête coiffée d'un bonnet de carton, où étaient écrits les principaux péchés de sa vie.

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté: "Je rends grâces au SEIGNEUR, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience."

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de JÉSUS sur la Croix. Embrasé d'amour pour DIEU, il faisait de sa vie une oraison continuelle: le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase: "DIEU, disait-il, m'a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l'ami de JÉSUS."

Ordonné prêtre, Jean fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme nonce en Sicile; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient.

Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans.

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le Pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade: à la voix puissante de cet ami de DIEU, une armée de 40,000 hommes se leva; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche:

"Par le secours de JÉSUS, Jean de Capistran remportera la victoire." Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait: "Victoire, JÉSUS, victoire!" Belgrade fut sauvée. C'était en l'an 1456.

Trois mois après, saint Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis: "C'est maintenant, SEIGNEUR, que Vous laisserez mourir en paix Votre serviteur," expira en disant une dernière fois: JÉSUS. Il avait soixante-et-onze ans.

Pratique. Défiez-vous de l'orgueil, combattez-le jusque dans ses dernières racines.

INTROIBO : Saint Antoine-Marie Claret, évêque et confesseur

HODIEMECUM : Saint Pierre Pascal, religieux de l'Ordre Notre-Dame de la Merci, évêque de Jaën en Espagne, martyr. 1300.

MAGNIFICAT : Le Très Saint Rédempteur

L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par Jacques de Saroug

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 21 octobre 2011

22 Oct - SAINTE SALOME / SAINT MELLON /SAINT HILARION

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

SAINTE SALOME
Femme de Zébédée, Mère des apôtres Jacques et Jean
(Ier siècle)


Epouse de Zébédée, mère de Saint Jean et de Saint Jacques, elle faisait partie des femmes qui suivaient et servaient Le CHRIST. Elle assista à la passion du Seigneur et fit partie du groupe de femmes qui trouva le tombeau vide.
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SAINT MELLON, né en Grande-Bretagne, se convertit du paganisme à la foi chrétienne, dans un voyage qu'il fit à Rome ; il fut baptisé par le pape saint Etienne, qui l'envoya prêcher l'Évangile dans les Gaules l'an 257. Trois ans plus tard, il fut élevé au siège épiscopal de Rouen, qu'il occupa pendant cinquante ans. On lui attribue la fondation de la cathédrale et de plusieurs autres églises. Ses travaux et ses miracles gagnèrent à JÉSUS-CHRIST un grand nombre d'âmes ; sa sainteté était extraordinaire.
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SAINT HILARION naquit en Egypte, de parents riches et païens. A quinze ans, éclairé des beautés de la foi chrétienne, il reçut le baptême et, tout épris du désir de la perfection, courut au désert pour voir Antoine, dont le nom était déjà célèbre.

A la vue du patriarche du désert, il s'écria : « Et moi aussi, DIEU me veut ermite ! » II vendit peu après le patrimoine de ses parents, qui venaient de mourir, et s'enfonça dans la solitude.

Le démon, furieux de voir un enfant égaler en ferveur les plus anciens anachorètes, lui déclara une guerre acharnée; il employa tous les moyens : la crainte, les coups, la séduction, les tableaux impurs, les apparitions d'animaux ; l'ermite triompha de tout en multipliant ses austérités.

Un jour pourtant, Hilarion, chantant les psaumes, était distrait et ne priait que de bouche; le démon, fier de cette légère faiblesse du saint, lui sauta sur le dos et se moqua de lui. Le solitaire s'humilia, pleura sa faute et profita de cette négligence pour redoubler d'ardeur an service du SEIGNEUR.

Cet homme, qui avait tant à souffrir du démon, reçut de DIEU le pouvoir de se venger de lui ; on amenait de toutes parts des possédés à Hilarion, qui les délivrait des malins esprits. Cependant les foules accourant vers lui attirées par sa réputation de sainteté, le saint regretta sa solitude primitive : "Je reçois, s'écria-t-il, ma récompense ici-bas : il faut aller me cacher pour prier et souffrir, si je veux me rendre digne de la miséricorde de DIEU."

Quand il voulut partir, plus de dix mille personnes l'arrêtèrent par leurs larmes et leurs gémissements. Il réussit pourtant à s'échapper ; mais le désert fleurissait sous ses pas, l'enthousiasme des foules le suivait partout.

Le SEIGNEUR, prenant pitié de ses larmes, l'avertit de sa mort prochaine. Hilarion s'étendit sur une natte : "Sors, mon âme, dit-il, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore? Il y a bientôt soixante ans que tu sers Le CHRIST, peux-tu craindre la mort?" Et il rendit l'esprit.

Ainsi mourut cet homme extraordinaire, digne émule du grand saint Antoine, l'an 372. Il s'opéra d'innombrables miracles à son tombeau : ainsi DIEU glorifie l'humilité et la mortification.

Pratique:
Appliquez-vous à éviter, dans vos prières, les distractions volontaires.

HODIEMECUM : Saint Philippe, évêque d'Héraclée, et ses compagnons, martyrs à Andrinople en Roumélie. 304.


MAGNIFICAT : Saint Hilarion, Solitaire


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
son Commentaire par Saint Augustin

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 20 octobre 2011

21 Oct - SAINTE URSULE ET SES COMPAGNES, Vierges et Martyres

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

A défaut d'histoire authentique, les légendes nous disent qu'Ursule était fille d'un prince écossais et naquit en 383. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à JÉSUS-CHRIST.

Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu'un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s'étant élevée, par la permission de DIEU, pendant la traversée, les navires, au lieu d'atteindre l'Armorique, leur destination, allèrent échouer jusqu'à l'embouchure du Rhin.

Les Huns, qui ravageaient alors l'Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Mais elles étaient décidées à se défendre. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes volent rejoindre au ciel l'immense cohorte des vierges qui suivent l'Agneau partout où il va.

Le prince des Huns, frappé dé la beauté d'Ursule, l'épargne d'abord ; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l'épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d'un coup de flèche.

Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des onze mille vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne. Beaucoup d'églises possèdent des reliques de cette armée de martyres ; mais aucune n'est aussi richement partagée que la ville de Cologne ; car c'est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l'endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres.

Une magnifique église s'éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts ; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité.

Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit : « Je suis une de ces vierges que tu honores ; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l'heure de la mort. »

La troupe glorieuse vint bientôt, en effet, chercher son âme. Sainte Ursule, pour avoir conduit tant d'âmes au ciel avec elle, est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation.

Pratique:
Exercez autour de vous une salutaire influence, fortifiez le courage des faibles.

INTROIBO : Saint Hilarion, abbé
Saintes Ursule et ses Compagnes, vierges et martyres

HODIEMECUM : Saint Hilarion de Tabathe, patriarche des solitaires en Palestine. 372.


MAGNIFICAT : Sainte Ursule, et ses Compagnes, Vierges et Martyres


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
son Commentaire par Saint Cyrille d'Alexandrie


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 19 octobre 2011

20 Oct - SAINT JEAN DE KENTI, Prêtre / SAINTE ADELINE, Première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches"


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.) 


SAINT JEAN DE KENTI naquit vers l'an 1403, en Pologne, et dut, aux soins que prirent ses pieux parents de lui donner une bonne éducation, l'avantage précieux de passer sa vie dans l'innocence.

Ses études terminées, il fut professeur à l'université de Cracovie pendant plusieurs années, et tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d'inspirer à ses élèves, par ses exemples et par ses discours, les sentiments de piété dont il était pénétré lui-même.

Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de DIEU ; il était profondément affligé de voir DIEU si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens. Il avait une très grande dévotion à JÉSUS crucifié, et l'on raconte qu'un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois.

Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes ; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs. Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au service des pauvres ; il donna parfois jusqu'à ses habits et à ses chaussures.

Un matin qu'il se rendait à l'église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid ; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit an presbytère pour le soigner et le comble de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut, et lui rendit le manteau qu'il avait donné au malheureux.

Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur ; il se signala de plus en plus dans ces fonctions par sa mortification et sa piété. Depuis son élévation au grade de docteur en théologie, il renonça pour le reste de sa vie à l'usage de la viande.

Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses membres et dit : « O chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise. » II fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours. On raconte que, dans un de ses pèlerinages à Rome, il fut dévalisé par des brigands : "Avez-vous encore autre chose"? lui dirent-ils. — Non, répondit Jean.

Ils le laissèrent partir; mais, se souvenant bientôt qu'il avait quelques pièces d'or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris.

Jean de Kenti, illustre par ses miracles, s'endormit dans le SEIGNEUR le 24 décembre 1473.

Pratique: Opérez votre salut avec crainte; défiez-vous de vous-même.


Sainte Adeline
Première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches"
à Mortain, Normandie.

Descendante de Guillaume le Conquérant et soeur de saint Vital de Savigny, elle fut élue première abbesse de l'abbaye des Dames Blanches, appelée ainsi en référence à leur habit. 

INTROIBO : Saint Jean de Kenty, confesseur

HODIEMECUM : Saint Jean de Kenty, prêtre, professeur de théologie à l'université de Cracovie. 1473.

MAGNIFICAT : Saint Jean de Kenty, prêtre

L'Evangile du Jour sur PerIpsum les Lectures du Jour

 


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 18 octobre 2011

19 Oct - SAINT PIERRE D'ALCANTARA, de l'Ordre de Saint-François

  • Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.) 

 
Ce saint, issu d'une famille illustre, fut un prodige d'austérités. Entré dans l'Ordre de Saint-François, après de brillantes études où avait éclaté surtout son amour pour les Livres saints, il montra, pendant son noviciat, une modestie surprenante ; il ne connaissait ses frères qu'à la voix ; il ne savait point la forme de la voûte de l'église ; il passa quatre ans au couvent sans apercevoir un arbre qui étendait ses branches et donnait son ombre près de la porte d'entrée.

Sa vertu extraordinaire l'éleva aux charges de l'Ordre dès ses premières années de vie religieuse ; mais l'humble supérieur se faisait, à toute occasion, le serviteur de ses frères et le dernier de tous.

Dans un pays de montagnes, couvert de neiges, en plein hiver, il avait trouvé un singulier secret contre le froid : il ôtait son manteau, ouvrait la porte et la fenêtre de sa cellule; puis, après un certain temps, reprenait son manteau et refermait porte et fenêtre.

Sa prédication produisit les plus merveilleux effets; sa vue seule faisait couler les larmes et convertissait les pécheurs : c'était, selon la parole de sainte Thérèse, la mortification personnifiée qui prêchait par sa bouche. DIEU lui inspira de travailler à la réforme de son Ordre, et il établit en effet dans l'Ordre de Saint-François, au prix de bien des démarches et de bien des sacrifices, une branche nouvelle qui se fit remarquer par une ferveur admirable.

Dans ses voyages, Pierre ne marchait que pieds nus et la tête découverte : la tête découverte, pour vénérer la présence de DIEU ; pieds nus, afin de ne jamais manquer d'occasion de se mortifier. S'il lui arrivait de se blesser un pied, il ne prenait qu'une sandale, ne voulant pas qu'un pied fût à son aise quand l'autre était incommodé.

PIERRE D'ALCANTARA fut un des conseillers de sainte Thérèse, qui l'avait en grande vénération. Sa mortification s'accroissait chaque jour au point qu'il ne se servait plus de ses sens et de ses facultés que pour se faire souffrir ; il ne mangeait qu'une fois tous les trois jours, se contentant de mauvais pain et d'eau ; parfois il demeurait huit jours sans manger.

Il passa quarante ans sans donner an sommeil chaque nuit plus d'une heure et demie, encore prenait-il ce sommeil assis dans une position incommode ; il avoua que cette mortification avait été plus terrible pour lui que les cilices de métal, les disciplines et les chaînes de fer.

La seule pensée du saint Sacrement et des mystères d'amour du Sauveur le faisait entrer en extase. Saint Pierre d'Alcantara fit de nombreux et d'éclatants miracles. Il mourut en 1562, à l'âge de soixante-trois ans.

Apparaissant à sainte Thérèse après sa mort, il lui dit : "Ô bienheureuse pénitence, qui m'a valu tant de gloire !"

Pratique:
Usez des choses de ce monde comme n'en usant pas, vous rappelant constamment l’Éternité.

INTROIBO : Saint Pierre d’Alcantara, confesseur


HODIEMECUM : Saint Pierre d'Alcantara, de l'ordre des frères mineurs, confesseur. 1562.
Le Bienheureux Thomas Hélye de Biville, prêtre, aumônier de saint Louis. 1257.

MAGNIFICAT : Saint Pierre d'Alcantara de l'Ordre de Saint-François


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
les Lectures du Jour

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

18 Oct - SAINT LUC, Évangéliste

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

SAINT LUC, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. L'histoire nous apprend peu de chose de ses premières années ; on ne sait même pas si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée.

Il fit de grands progrès dans la science. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce JÉSUS qui venait d'inaugurer sa mission publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : « Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, » il suivit dès lors le SAUVEUR pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit an cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, il le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances, persécutions, pour le nom de JÉSUS-CHRIST. Saint Luc écrivit, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint et avec une compétence personnelle qui est incontestable, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres.

Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du SAUVEUR de l'Annonciation et de la Visitation.

Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi. — Qui n'a entendu parler des vierges peintes par Saint Luc? D'après une pieuse légende, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait bénit en disant : "Ma grâce sera toujours avec cette image.".

Quoi qu'il en soit, les madones de Saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. Après la mort du grand Apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Où et comment mourut-il ? On ne saurait le dire au juste; selon les uns, il fut martyrisé dans le Péloponnèse, après avoir évangélisé l’Égypte; selon d'autres, il répandit son sang pour la foi en Bithynie.

Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.


Pratique:
Ayez un vrai respect et une vraie dévotion pour les images de la Sainte Vierge.
 
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 3,21-30.
Frères, tous les hommes sont dominés par le péché ; la loi de Moïse, elle, servait seulement à faire connaître le péché. Mais aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté sa justice qui nous sauve : la Loi et les prophètes en sont déjà témoins.
Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est pour tous ceux qui croient. En effet, il n'y a pas de différence :
tous les hommes sont pécheurs, ils sont tous privés de la gloire de Dieu,
lui qui leur donne d'être des justes par sa seule grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus.
Car Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l'offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui. Ainsi Dieu voulait manifester sa justice : lui qui, au temps de sa patience, effaçait déjà les péchés d'autrefois,
il voulait manifester, au temps présent, que c'est sa justice qui sauve. Telle est sa manière d'être juste et de rendre juste celui qui met sa foi en Jésus.
Alors, y a-t-il de quoi s'enorgueillir ? Absolument pas. Au nom de quoi le ferions-nous ? Est-ce au nom d'une loi que nous pratiquerions ? Pas du tout. C'est au nom de la foi.
En effet, nous estimons que l'homme devient juste par la foi, indépendamment des actes prescrits par la loi de Moïse.
Ou alors, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N'est-il pas aussi le Dieu des païens ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des païens,
puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu : ceux qui ont reçu la circoncision, il va les rendre justes par la foi ; et les autres, qui ne l'ont pas reçue, il les justifiera aussi au moyen de la foi.

Psaume 130(129),1-2.3-4.5-6ab.
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,47-54.

Jésus disait aux docteurs de la Loi : " Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde,
depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : cette génération devra en rendre compte.
Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés. »
Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ;
ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles. 


Commentaire du jour
Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
Le Sacrement de l'autel, II,1 ; SC 93 (trad. SC, p.169)

 
« Les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement »
 
            Ceux qui ont versé le sang du Christ ne l'ont pas fait pour effacer les péchés du monde... Mais inconsciemment ils ont servi le plan du salut. Le salut du monde, qui s'ensuivait, ne tenait ni à leur puissance, ni à leur volonté, ni à leur intention, ni à leur acte, mais est venu de la puissance, de la volonté, de l'intention, de l'acte de Dieu. Dans cette effusion de sang, en effet, la haine des persécuteurs n'était pas seule à l'œuvre, mais aussi l'amour du Sauveur. La haine a fait son œuvre de haine, l'amour a fait son œuvre d'amour. Ce n'est pas la haine, mais l'amour qui a réalisé le salut.

            En versant le sang du Christ, la haine s'est déversée elle-même, « pour que soient révélées les pensées d'un grand nombre de cœurs » (Lc 2,35). L'amour, lui aussi, en répandant le sang du Christ, se répandait lui-même, pour que l'homme sache combien Dieu l'aimait : « au point de ne pas épargner son propre Fils » (Rm 8,32). « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3,16).

            Ce Fils unique a été offert, non parce que ses ennemis ont prévalu, mais parce que lui-même l'a voulu. « Il a aimé les siens, il les a aimés jusqu'à la fin » (Jn 13,1). La fin, c'est la mort acceptée pour ceux qu'il aime : voilà la fin de toute perfection, la fin de l'amour parfait. « Car il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime » (Jn 15,13). 

INTROIBO : Saint Luc, évangéliste

HODIEMECUM : Saint Luc d'Antioche, Evangéliste. Ier.


MAGNIFICAT : Saint Luc, Evangéliste


L'Evangile du Jour sur PerIpsum
son Commentaire extrait de Verbum Dei (Constitution sur la Révélation Divine)

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 16 octobre 2011

17 Oct - SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOQUE, Confidente du Sacré-Coeur de Notre Seigneur / SAINTE HEDWIGE, veuve

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOQUE
Confidente du Sacré-Coeur de Notre Seigneur


C'est pour instituer et propager le culte de son sacré Cœur que JÉSUS-CHRIST se choisit, au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, une servante dévouée en Marguerite-Marie Alacoque : une des gloires de notre patrie est de lui avoir donné naissance.

Marguerite-Marie Alacoque vint au monde le 22 juillet 1647. Prévenue par la grâce divine dès ses premières années, elle conçut de la laideur du péché une idée si vive, que la moindre faute lui était insupportable ; pour l'arrêter dans les vivacités de son âge, il suffisait de lui dire : « Tu offenses DIEU ! » Elle fit à DIEU le sacrifice de sa virginité, à un âge où elle ne comprenait pas encore la portée de son vœu.

On raconte qu'elle aimait, tout enfant, à réciter le rosaire, en baisant la terre à chaque Ave Maria. Après sa première communion, elle se sentit complètement dégoûtée du monde; DIEU, pour la purifier, l'affligea d'une maladie qui l'empêcha de marcher pendant quatre ans, et elle dut sa guérison à la sainte Vierge, en échange du vœu qu'elle fit d'entrer dans un Ordre qui lui fût consacré.

Revenue à la santé, elle oublia son vœu, et, gaie d'humeur, expansive, aimante, elle se livra, non pas au péché, mais à une dissipation exagérée avec ses compagnes. De nouvelles épreuves vinrent la détacher des vanités mondaines; les bonnes œuvres, le soin des pauvres, la communion, faisaient sa consolation.

Enfin, ayant surmonté toutes les difficultés que lui opposait sa famille, elle entra à la Visitation de Paray-le-Monial. C'est là que JÉSUS l'attendait pour la préparer à sa grande mission. Le divin Époux la forma à son image dans- le sacrifice, les rebuts, l'humiliation; il la soutenait dans ses angoisses, il lui faisait sentir qu'elle ne pouvait rien sans Lui, mais tout avec Lui. « Vaincre ou mourir ! » tel était le cri de guerre de cette grande âme.

Quand la victime fut complètement pure, JÉSUS lui apparut à plusieurs reprises, lui montra son Cœur Sacré dans sa poitrine ouverte : « Voilà, lui dit-il, ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ! » On sait l'immense expansion de dévotion au Sacré-Coeur qui est sortie de ces révélations. Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690. Sa canonisation a eu lieu le 13 mai 1920.

Pratique. Efforcez-vous d'acquérir une profonde dévotion au Sacré Coeur de JÉSUS.


Sainte Hedwige, duchesse de Silésie et de Pologne, épouse de prince, mérite d'être regardée comme l'un des grands modèles des femmes chrétiennes. Elle mena une vie de foi intense : jeûnes prolongés, endurance au froid, ascèse acceptée d'un commun accord par les deux époux dans leurs relations conjugales. Toutes ses pensées et toutes ses actions n'avaient pour but que la gloire de DIEU, sa sanctification et celle de sa famille. Dans la prospérité comme dans l'adversité, DIEU fut sa seule consolation. Avec courage, elle porta le veuvage et le deuil de 6 de ses enfants. Elle vécut en JÉSUS-CHRIST, mettant tout son bonheur à s'humilier et à prier. Elle mourut en 1243.


INTROIBO : Sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge


HODIEMECUM : Sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge, religieuse de la Visitation. 1690.


MAGNIFICAT : Sainte Marguerite-Marie Alacoque, Confidente du Sacré-Coeur


L'Evangile du Jour sur PerIpsum son Commentaire par le Bienheureux Jan van Ruusbroec


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"