lundi 30 décembre 2013

31 DECEMBRE : SAINT SYLVESTRE, Pape / SAINT FRANCOIS REGIS, Confesseur


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


Saint Sylvestre eut Rome pour patrie ; il naquit vers l’an 280. Quand il fut en âge de disposer de sa fortune, il se plaisait à donner l’hospitalité aux chrétiens étrangers qui passaient à Rome ; il les amenait à sa demeure, leur lavait les pieds, leur servait à manger, enfin leur donnait, au nom de JÉSUS-CHRIST, tous les signes de plus sincère charité. 

Il vint un jour à Rome, un illustre confesseur de la foi nommé Timothée d’Antioche. Personne n’osait le recevoir ; Sylvestre s’en fit un honneur, et pendant un an, Timothée prêchant JÉSUS-CHRIST avec un zèle incroyable, recevait chez lui la plus généreuse hospitalité. 

Cet homme héroïque ayant conquis la palme du martyre, Sylvestre déroba ses précieux restes et les ensevelit à la faveur de la nuit. Mais lui-même fut bientôt traduit devant le tribunal du préfet, comme recélant les trésors du martyr : « Timothée, répondit-il, ne m’a laissé que l’héritage de sa foi et de son courage ». Le préfet le menaça de la mort et le fit jeter en prison ; mais Sylvestre, en le quittant lui dit : « Insensé, c’est toi-même qui cette nuit vas rendre compte à DIEU » Le persécuteur avala une arête de poisson et mourut en effet dans la nuit. 

La crainte des châtiments célestes adoucit les bourreaux et l’héroïque jeune homme fut rendu à la liberté. Cette belle conduite de Sylvestre le fit appeler au diaconat par le pape Saint Melchiade, dont il devait être l’éminent successeur. 

Son long pontificat de vingt-un ans, célèbre à divers titres, l’est surtout par le concile de Nicée, le baptême de Constantin et le triomphe de l’Eglise. Le baptême de Constantin est reporté à une époque plus tardive par de nombreux auteurs, mais des témoignages non moins nombreux et non moins sérieux placent le baptême de ce grand empereur sous le règne de Saint Sylvestre, et le bréviaire romain confirme cette opinion. 

Constantin, encore païen et peu favorable aux chrétiens, dont il ignorait complètement la doctrine, fut atteint d’une sorte de lèpre qui lui couvrit le corps. Une nuit, sain Pierre et saint Paul éclatants de lumière, lui apparurent et lui ordonnèrent d’appeler le pape Sylvestre qui le guérirait en lui donnant le baptême. 

Le Pape en effet instruisit le royal néophyte et le baptisa. Le règne social de JÉSUS-CHRIST commençait ; la conversion de Constantin allait avoir pour heureuse conséquence celle de l’univers. On raconte un bon nombre d’éclatants prodiges opérés par le saint pape. Sylvestremourut l’an 335 après un pontificat de près de vingt-deux ans. 

Pratique. Désirez ardemment le développement du règne de JÉSUS-CHRIST sur la terre. Aimez à répéter ces paroles du Pater : « Que votre règne arrive ! »

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Saint Jean-François Régis
Confesseur
(1597-1640)
Saint Jean-François Régis fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de saint François Xavier; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France. Il était né apôtre; il le fut dès le collège. C'est à la suite d'une maladie mortelle, dont il guérit contre tout espoir, qu'il résolut de se donner à Dieu.
Au noviciat des Jésuites de Toulouse, où il entra à dix-neuf ans, il se montra le modèle de tous, particulièrement dans les oeuvres de zèle et de charité. Celui qu'on nommait autrefois l'Ange du collège était devenu l'Ange du noviciat.
Les succès de son premier ministère, à Tournon, furent magnifiques. Le dimanche, il parcourait les villages et les bourgs d'alentour, se faisant précéder d'une clochette; il réunissait les enfants, leur enseignait le catéchisme et leur apprenait l'amour de Jésus-Christ. L'ivrognerie, les jurements, l'impureté régnaient en maîtres en certaines paroisses; il les détruisit par l'énergie de sa parole et par la pratique des sacrements. C'est à ce jeune apôtre de vingt-deux ans que l'Église est redevable du premier germe de ces Confréries du Saint-Sacrement, destinées à faire tant de bien. Ce premier ministère n'était qu'un essai; l'obéissance exigea de lui de nouvelles études.
Huit ans plus tard il est prêtre, armé pour la lutte; une année de retraite achève sa préparation: désormais il n'a qu'un but, qu'une occupation, sauveur des âmes. Il commence par évangéliser Fontcouverte, sa paroisse natale, où l'ont appelé des affaires de famille: catéchismes, confessions, visites des pauvres, prédications, occupent ses jours; ses oeuvres humilient sa famille, on rougit de le voir porter sur son dos une paillasse à un malade; mais les conversions qu'il opère sont sa réponse. On le voit rester à jeun jusqu'au soir au confessionnal. "Les personnes de qualité, disait-il, ne manqueront pas de confesseurs; mon partage, ce sont les brebis abandonnées." Il disait au peuple: "Venez, mes chers enfants; vous êtes mon trésor et les délices de mon coeur."
La carrière de Régis fut courte; mais, en dix ans, que de travaux, que de sueurs, que de privations, que de courses, que de conversions, que de miracles! Plusieurs fois il risqua sa vie pour sauver les âmes. Un jour, il se cassa la jambe dans les montagnes; le lendemain, sans remède, elle était guérie.
Régis mourut au champ d'honneur pendant la mission de la Louvesc, où il a son tombeau toujours très vénéré.
 “O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

dimanche 29 décembre 2013

30 DECEMBRE - SAINT ROGER / SAINT SABIN, Evêque et Martyr / LA BSE MARGUERITE COLONNA, Vierge


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

SAINT SABIN
Évêque et Martyr
(+ 303)

On ne connaît ni l'origine ni la jeunesse de SAINT SABIN; mais on sait que, devenu évêque de Spolète, il fut un homme plein de zèle pour la conservation de la foi et que ses exhortations soutinrent le courage des chrétiens, au temps de la persécution de Maximien-Hercule. Ce fut la cause de son arrestation.

On voulut le forcer à adorer une petite statuette de Jupiter; mais il eut le courage de la saisir et de la jeter sur le sol, où elle se brisa. Le tyran lui fit couper les mains. Deux de ses diacres, qui avaient été pris avec lui, furent tourmentés en sa présence sur le chevalet, rompus à coups de bâtons, déchirés avec des ongles de fer et brûlés avec des torches ardentes. Sabin les encouragea jusqu'au dernier moment où ils eurent conquis leur glorieuse couronne.

Dans sa prison, il rendit la vue à un aveugle, ce qui fut la cause de la conversion de quinze païens. Le juge, ayant eu un grave mal des yeux pendant un mois, apprit ce miracle et vint demander soulagement à sa victime. L'évêque lui promit sa guérison, s'il recevait le Baptême avec toute sa famille.

Il le fit, fut aussitôt guéri et donna bientôt généreusement sa vie pour la foi, avec sa femme et ses enfants. Sabin subit l'interrogatoire d'un nouveau juge et expira sous les coups horribles de fouets plombés.

SAINT ROGER
Evêque
12ème siècle

L'évêque de Cannes était mort quelques années plus tôt, quand les habitants de Barletta, dans les Pouilles italiennes, vinrent piller la cathédrale de Cannes pour emporter des reliques. C'était chose habituelle à l'époque.
Ils rapportèrent de leur expédition un coffre de reliques, le trône épiscopal, des vases sacrés, et le corps de l'Evêque ROGER. L'année suivante, ils durent restituer les objets du vol, sauf le corps de l'évêque que son successeur ne considérait pas comme si précieux. Alors les habitants de Barletta voulurent le rendre précieux.
Ils le canonisèrent et composèrent un office. "Accorde-nous, par ses prières et ses vertus, d'être à jamais préservés de tout mal" dit l'oraison du nouveau saint Roger.
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LA BIENHEUREUSE MARGUERITE COLONNA
Vierge

L'Eglise honore, ce même jour, la bienheureuse MARGUERITE COLONNA, fille d'illustre famille, qui, malgré tous les obstacles, voua au Seigneur sa virginité.

En récompense de son courage, la Sainte Vierge lui apparut, et l'exhorta à la persévérance, au milieu des combats qu'elle aurait à livrer contre les hommes et les démons.

Elle demeura encore quelque temps avec sa famille, trouvant tout son bonheur dans la Sainte Communion et dans les longues et fréquentes visites qu'elle faisait au DIEU de L'EUCHARISTIE

Enfin elle résolut de se soustraire aux exigences du monde, auquel elle était encore forcément mêlée ; elle coupa sa magnifique chevelure, ce qui fut pour elle un véritable acte d'héroïsme, et alla s'ensevelir dans un cloître, avec les filles de sainte Claire, après avoir distribué aux pauvres toute sa fortune.

Une maladie grave l'ayant mise dans l'impossibilité d'observer la Règle, elle dut quitter le couvent et se retirer dans une petite solitude, d'où elle ne sortait que pour demander de porte en porte de quoi venir en aide aux pauvres pour lesquels elle s'était dépouillée.

Les sept dernières années de sa vie furent éprouvées par de grandes souffrances, qu'elle supporta avec une héroïque patience. Elle alla recevoir sa récompense le 17 décembre 1284.

Pratique. 
Aimez à répéter cette belle invocation : Où que je vive, où que je meure, je suis à JESUS mon SAUVEUR.
“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

samedi 28 décembre 2013

29 DECEMBRE - SAINT THOMAS BECKET, Archevêque de Cantorbéry, Martyr


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

Saint Thomas de Cantorbery , par le courage indomptable avec lequel il défendit les droits de l'Église contre les prétentions sacrilèges de son prince, est devenu l'un des plus célèbres évêques honorés du nom de Saints et de martyrs. Il était né à Londres, en 1117. 

Dès sa jeunesse, il fut élevé aux plus hautes charges de la magistrature ; mais l'injustice des hommes détacha du monde ce cœur plein de droiture et de sincérité, et
 Thomas entra dans l'état ecclésiastique.

Là encore son mérite l'éleva aux honneurs, et le roi Henri II le nomma son chancelier. Il ne fit que croître en vertu. Il donnait le jour aux affaires et passait la meilleure partie de la nuit en oraison ; il ne prenait un peu de sommeil que sur la dure et se donnait souvent la discipline. On peut dire qu'il n'était que le distributeur de ses immenses revenus : les familles ruinées, les malades abandonnés, les prisonniers, les monastères pauvres, en avaient la meilleure part.

A quarante-quatre ans, le roi l'obligea d'accepter l'archevêché de Cantorbéry, le premier d'Angleterre. 
Thomas eut beau dire au prince, pour le dissuader, qu'il s'en repentirait bientôt : celui-ci persista, et le chancelier reçut le sacerdoce (car il n'était encore que diacre) et l'onction épiscopale.

Il se fit dès lors le modèle de son troupeau, et sa sainteté s'accrut en raison de la sublimité de ses fonctions. On ne le voyait jamais dire la sainte messe, sinon les yeux baignés de larmes ; en récitant le Confiteor, il poussait autant de soupirs qu'il prononçait de mots. Il servait les pauvres à table trois fois par jour; à la première table, il y avait treize pauvres; à la seconde, douze; à la troisième, cent. 

Thomas avait bien prévu: les exigences injustes du roi par rapport à la juridiction ecclésiastique obligèrent l'archevêque à défendre avec fermeté les droits et les privilèges de l'Église. Henri II, mal conseillé et furieux de voir un évêque lui résister, exerça contre Thomas une persécution à outrance. Le pontife, abandonné par les évêques d'Angleterre, cherche un refuge en France. Il rentre bientôt en son pays, avec la conviction arrêtée qu'il allait y chercher la mort; mais il était prêt. 

Un jour les émissaires du roi se présentèrent dans l'église où 
Thomas priait; il les vit et ne trembla pas, et, refusant de fuir, il fut assommé si brutalement, que sa tête se brisa et sa cervelle se répandit sur le pavé du sanctuaire. C'est à genoux qu'il reçût le coup de la mort. 

Il employa ce qui lui restait de force pour dire tout bas : « Je meurs volontiers pour le nom de JÉSUS et pour la défense de l'Église. » C'était le 29 décembre 1170.

Pratique: 
Retenez la dernière parole du martyr : « Je meurs volontiers pour le nom de JÉSUS et pour la défense de l'Église 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

28 DECEMBRE - LES SAINTS INNOCENTS

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


DIEU permit le massacre des SAINTS INNOCENTS pour faire d'eux les prémices de la rédemption de JESUS-CHRIST. C'est la jalousie et la crainte qui poussèrent Hérode à commettre un crime inouï peut-être dans l'histoire; il en fut châtié d'une manière terrible, car il mourut dans le désespoir et dévoré tout vivant par les vers.

Saint Augustin nous a dépeint le saisissant tableau de cette horrible boucherie : "Les mères s'arrachaient les cheveux; elles voulaient cacher leurs petits enfants, mais ces tendres créatures se trahissaient elles-mêmes; elles ne savaient pas se taire, n'ayant pas appris à craindre."

C'était un combat entre la mère et le bourreau; l'un saisissait violemment sa proie, l'autre la retenait avec effort. La mère disait au bourreau : « Moi, te livrer mon enfant ! Mes entrailles lui ont donné la vie, et tu veux le briser contre la terre! » Une autre mère s'écriait : « Cruel, s'il y a une coupable, c'est moi! Ou bien épargne mon fils, ou bien tue-moi avec lui! » Une voix se faisait entendre : « Qui cherchez-vous ? Vous tuez une multitude d'enfants pour vous débarrasser d'un seul, et celui que vous cherchez vous échappe ! »

Et tandis que les cris des femmes formaient un mélange confus, le sacrifice despetits enfants était agréé du ciel. Saint Jean, dans son Apocalypse, nous montre les saints Innocents entourant le trône de l'AGNEAU parce qu'ils sont purs, et le suivant partout où il va. « Demanderez-vous, dit saint Bernard, pour quels mérites ces enfants ont été couronnés de la main de DIEU? 


Demandez plutôt à Hérode pour quels crimes ils ont été cruellement massacrés. La bonté du SAUVEUR sera-t-elle vaincue par la barbarie d'un Hérode? Ce roi impie a pu mettre à mort des enfants innocents, et JESUS-CHRIST ne pourrait pas donner la vie éternelle à ceux qui ne sont morts qu'à cause de lui?

Les yeux de l'homme ou de l'ange ne découvrent aucun mérite dans ces tendres créatures ; mais la grâce divine s'est plu à les enrichir. » Aussi l'Église a-t-elle établi, au plus tard dès le second siècle, une fête en l'honneur des 
saints Innocents.

Quelles leçons nous donne le mystère de ce jour? Le couronnement des saints Innocents nous montre combien JESUS aime l'enfance et les vertus symbolisées par l'enfance, l'humilité, l'innocence, la douceur. N'a-t-il pas dit, dans l'Évangile, qu'il faut devenir semblable aux petits enfants, pour entrer dans le royaume du ciel?

A l'exemple de son Maître, l'Eglise aime les enfants, et dit, elle aussi, à travers les générations : 
"Laissez Venir à moi les tout-petits enfants!".
Pratique: Veillez à ne scandaliser en rien les enfants; portez-les à DIEU dès leur plus bas âge.
                          “O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

vendredi 27 décembre 2013

27 DECEMBRE - SAINT JEAN, Apôtre et Evangéliste

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)

Dans l'Évangile et au sein du collège apostolique, SAINT JEAN occupe une place de choix. Représentant l'amour, il marche à côté de Pierre, qui symbolise la doctrine.

JÉSUS semble avoir réservé à cet apôtre les plus tendres effusions de son cœur. Plus que tout autre, en effet, 
Jean, dont l'âme était pure et virginale, pouvait rendre amour pour amour au divin Maître. Le SAUVEUR prit plaisir à multiplier les occasions de témoigner envers son cher disciple une prédilection singulière : Il le fit témoin de la résurrection de la fille de Jaïre ; Il lui montra sa gloire sur le Thabor, au jour de sa transfiguration merveilleuse ; mais surtout la veille de sa Passion, à la dernière cène, Il lui permit de reposer doucement la tête sur son Cœur divin, où il puisa cette charité et cette science des choses de DIEU, qu'il répandit dans ses écrits et au sein des peuples auxquels il porta le flambeau de l'Évangile.
Une des gloires de saint Jean fut d'être le seul, parmi les apôtres, fidèle à JESUS dans ses souffrances ; il Le suivit de l'agonie au Calvaire ; il accompagna dans ces douloureux instants la Mère du SAUVEUR. JESUS, ayant vu sa Mère au pied de la croix, abîmée dans sa tristesse, et près d'elle saint Jean, Il dit à Marie : Femme, voilà votre fils ! » Ensuite Il dit au disciple : « Voilà votre Mère ! »

L'Apôtre, en cette circonstance, nous disent les saints docteurs, représentait l'humanité tout entière, et en ce moment solennel Marie devenait la Mère de tous les hommes, et les hommes recevaient le droit de s'appeler les enfants de Marie. II était juste que 
saint Jean, ayant participé aux souffrances de la Passion, goûtât l'un des premiers les joies pures de la Résurrection.

Le jour où le SAUVEUR apparut sur le rivage du lac de Génésareth, pendant que les disciples étaient à la pêche, 
saint Jean fut le seul à Le reconnaître. « C'est le SEIGNEUR, » dit-il à saint Pierre. Jean était donc bien, tout l'Évangile le prouve, le disciple que JESUS aimait, et Il l'aimait parce qu'il était vierge.

Après l'Ascension et la Pentecôte, il ne s'éloigna pas de Jérusalem aussi promptement que les autres apôtres; il vivait dans sa maison du mont Sion, en compagnie de Marie, célébrait devant elle le Saint Sacrifice et lui donnait chaque matin la Sainte Communion. 


L'Apôtre de la charité vécut environ cent ans. Son martyre, son apostolat, sa vieillesse, sont racontés à la fête du 6 mai : 
Saint Jean devant la Porte Latine.

Pratique: 
Croissez chaque jour en la connaissance et en l'amour de JÉSUS-CHRIST; plus vous en connaîtrez, plus vous L'aimerez.

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

jeudi 26 décembre 2013

26 DECEMBRE - SAINT ETIENNE, Premier Martyr


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
SAINT ÉTIENNE 
Premier Martyr (ou Protomartyr)
(+ 35)

On ignore si SAINT ÉTIENNE fut disciple de JESUS-CHRIST ou s'il fut converti par les prédications des Apôtres ; mais il est certain qu'il se fit promptement remarquer par ses vertus et mérita d'être le chef des sept diacres élus par les apôtres pour les aider dans les fonctions secondaires de leur ministère.

Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre, fait par saint Luc, dans les Actes des Apôtres, lui attribue cinq plénitudes. Il était plein de foi, parce qu'il croyait fermement tous les mystères et qu'il avait une grâce spéciale pour les expliquer. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de DIEU. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. Enfin il était plein du SAINT-ESPRIT, qu'il avait reçu au cénacle ou par l'imposition des mains des Apôtres.

Tant de vertus ne tardèrent pas à produire dans Jérusalem d'abondants fruits de salut. Etienne, élevé à l'école de Gamaliel, dans toute la science des Juifs, avait même une autorité spéciale pour convertir les prêtres et les personnes instruites de sa nation. Ses miracles ajoutaient encore au prestige de son éloquence et de sa sainteté. De tels succès excitèrent bientôt la jalousie ; on l'accusa de blasphémer contre Moïse et contre le temple.

Etienne fut traîné devant le conseil, répondit victorieusement aux attaques dirigées contre lui, et prouva que le blasphème était du côté de ses adversaires et de ses accusateurs. A ce moment, le visage du saint diacre parut éclatant de lumière comme celui d'un ange. Mais il avait affaire à des obstinés, à des aveugles. Pour toute réponse à ses paroles et au prodige céleste qui en confirmait la vérité, ils grinçaient des dents contre lui et se disposaient à la plus noire vengeance.

Afin de rendre leur conduite plus coupable, DIEU fit un nouveau miracle, le ciel s'entr'ouvrit et le saint, levant les yeux au ciel, s'écria avec ravissement : « Je vois les cieux ouverts et le FILS de L'Homme debout à la droite de DIEU. » A ces mots, ses ennemis ne se contiennent plus ; ils poussent des cris de mort, entraînent le martyr hors de la ville et le lapident comme un blasphémateur.

Etienne, calme et souriant, invoquait DIEU et disait : "SEIGNEUR, recevez mon esprit!... SEIGNEUR, ne leur imputez point ce péché." Saül, le futur saint Paul, était parmi les bourreaux.

"Si Etienne n'avait pas prié, dit saint Augustin, nous n'aurions pas eu saint Paul." Saint Etienne est regardé avec raison comme le premier patron et le parfait modèle des diacres.

Pratique: Aimez vos ennemis ; priez pour vos persécuteurs et vos calomniateurs, en vous humiliant : Ils sont des instruments dont DIEU Se sert pour votre sanctification et votre glorification.
 

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

mercredi 25 décembre 2013

25 DECEMBRE : LE SAINT JOUR DE NOEL - NATIVITE DE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)
Credit :  Magnificat
NOEL! NOEL! Tel était le cri de joie de nos pères à cette époque où la foi régnait vive et ardente au cœur des familles, des institutions et de la société entière. Ce cri s'est bien affaibli de nos jours, où la naïveté de la foi tend à disparaître de plus en plus. Cependant la fête de Noël est encore, de toutes les fêtes chrétiennes, peut-être la plus aimée et la plus populaire.

DIEU Se sert des événements en apparence les plus indifférents pour parvenir à Ses fins. Marie habitait Nazareth, et les prophètes annonçaient que le MESSIE devait naître à Bethlehem. Mais voici qu'un édit de César-Auguste ordonne à tous les habitants de la Judée d'aller, à une époque déterminée, se faire enregistrer dans leur ville natale.

Bethlehem était le lieu de la naissance de Joseph ; c'est donc là que se dirigèrent les saints époux ; c'est là, conformément à l'annonce des prophètes, que JESUS va faire son apparition dans ce monde. Quelle naissance pour un DIEU ! Joseph cherche une hôtellerie, mais il n'y en a point pour des gens si pauvres ; on les rebute, on les dédaigne, et ils sont contraints de chercher asile dans une étable isolée.

C'est là, au milieu de la nuit, que 
Marie donne miraculeusement naissance à JESUS ; c'est là que le doux SAUVEUR reçoit les premières adorations, là qu'on lui prodigue les premiers baisers et les premières caresses, là qu'il verse ses premières larmes ! Marie prend l'Enfant dans ses bras, le couvre de pauvres langes et le couche doucement dans une froide crèche. Ô premiers instants que Marie et Joseph passèrent aux pieds de JÉSUS, comme vous fûtes pour eux précieux et pleins de charmes !
Puissions-nous goûter un peu de cette joie et de ces charmes en allant visiter dans notre église la représentation d'un si grand mystère ! Les joies de la terre sont fugitives ; la joie deMarie et de Joseph près de JÉSUS ne fait que s'accroître à mesure qu'ils voient l'humble berceau entouré de merveilles. JÉSUS est né, et voici que les cieux retentissent de chants d'allégresse ; les anges entonnent à l'envi le cantique du triomphe : « Gloire à DIEU au plus haut des cieux ! » le cantique de la paix : "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !"

JÉSUSest né, et aussitôt de pauvres bergers, avertis par les anges, vont adorer dans ce petit enfant le RÉDEMPTEUR d'Israël. JÉSUS est né, et bientôt les princes de l'Orient, conduits par une étoile, apportent leurs hommages à ses pieds. Saluons Noël avec allégresse quand il revient clore nos années si souvent assombries par les tristesses de la vie ! Saluons Noël, aurore de la paix et du salut.

Pratique: Appliquez-vous à acquérir et à développer en vous les vertus dont JESUS vous donne l'exemple dans sa naissance : l'humilité, le détachement, l'esprit de pauvreté.
“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

lundi 23 décembre 2013

24 DECEMBRE : SAINT CHARBEL MAKLOUF / SAINT DELPHIN, Évêque / SAINTES TARSILLE ET EMILIENNE, Vierges

l n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales).

Saint Charbel Makhlouf

Prêtre et moine maronite
(1828-1898)



Saint Charbel Makhlouf naquit au Liban, le 8 mai 1828, dans le village maronite de Bika'Kafra. Sa mère le nomma Youssef.

Berger à l'âge de sept ans, il se réfugiait dans une grotte afin de prier à l'heure du midi loin des regards indiscrets, tandis que son troupeau se reposait. Youssef suivit aussi les leçons du maître d'école qui se résumaient alors à lire, à écrire, à prier et à servir la messe.
En 1851, Youssef ayant atteint sa vingt-troisième année, il résolut de quitter son village sans prévenir personne, pour se rendre au monastère de Notre-Dame de Maïfouk, de l'Ordre libanais maronite. Huit jours après son entrée, il prend l'habit et choisit le nom de Charbel, illustre martyr de l'Église d'Antioche, en l'an 107, sous Trajan. Dès le début de sa vie religieuse, sa générosité dépasse toute obligation. Il se signale surtout par la simplicité et la sincérité de sa piété. Le 1er octobre 1853, saint Charbel prononce les trois voeux de religion, acceptant joyeusement d'être victime perpétuelle jusqu'à sa mort.
Aucun travail manuel ne rebutait cette âme d'élite. Il disait à son supérieur: «Donnez-moi, si vous m'en jugez digne, les corvées les plus rudes et les plus humiliantes.» Pendant plusieurs mois, on le chargea de nettoyer les couloirs et de collecter les ordures. Il dut défricher des terres incultes à l'aide de la plus lourde pioche qu'il maniait dix heures par jour.
En juillet 1859, Mgr Joseph Al Madrid lui conféra la prêtrise; saint Charbel était âgé de trente et un ans. Après son ordination, il passa seize ans à Annaya, avant d'avoir l'autorisation de se retirer dans l'ermitage du monastère où s'écouleront les vingt-trois dernières années de sa vie.
Là, dès son lever, le Père Charbel se dirige vers la chapelle où il demeure cinq heures en adoration. A le considérer, on constatait que son coeur, son âme et ses pensées étaient toutes plongées en Dieu. Presque continuellement agenouillé, il fixe le tabernacle et s'absorbe dans une profonde méditation. Le saint solitaire entretenait sa vie d'oraison par le silence. Aux questions qui lui étaient posées, il ne répondait, aimablement, que le nécessaire. Un jour, avant la consécration du Saint Sacrifice de la messe, comme un froid intense sévissait, un frisson le prit subitement. Son compagnon s'aperçut de sa faiblesse et l'amena se reposer un instant. Après un second essai pour terminer sa messe, saint Charbel fut soudainement atteint de paralysie et dut s'aliter pour la première fois de sa vie.
Son agonie dura huit jours; agonie de paix, agonie de saint. «O Père de vérité, voici Votre Fils, victime pour Vous plaire...» Ses lèvres répétèrent continuellement ces paroles de la messe jusqu'au moment où il rendit sa grande âme à Dieu dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Le plus grand prodige après celui de la vie de saint Charbel Makhlouf consiste dans l'état de conservation miraculeuse de son corps. Les foules se sont empressées d'accourir pour contempler ce prodige inouï qui s'est perpétué longtemps après sa mort.
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On ne sait rien de SAINT DELPHIN avant son épiscopat. Il se montra plein de zèle contre les hérétiques. C'est lui qui baptisa saint Paulin après sa conversion au christianisme, et l'on voit Paulin lui écrire des lettres où il l'honore comme un père dévoué et un maître d'une haute sagesse. Il mourut le 24 décembre 403.

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SAINTES TARSILLE et EMILIENNE

TARSILLE et EMILIENNE étaient deux tantes paternelles de saint Grégoire le Grand, et c'est ce saint pape qui nous raconte leur touchante histoire. Elles renoncèrent ensemble au monde, ensemble consacrèrent à DIEU leur virginité, et demeurèrent dans leur maison comme dans un couvent.

Elles avaient une sœur nommée Gordienne, qui avait pris les mêmes engagements, mais était retombée peu à peu, au grand chagrin de Tarsille et d'Emilienne, dans l'amour du siècle. Elles la reprenaient avec douceur, mais l'esprit inconstant de Gordienne oubliait bien vite leurs charitables leçons.

Tarsille, étant la plus assidue à l'oraison, la plus généreuse dans les voies de la mortification, arriva bientôt à un éminent degré de sainteté. Elle eut un jour une vision, où saint Félix, son aïeul, lui apparut et, lui montrant un palais d'une splendeur merveilleuse, lui dit : « Venez avec moi dans ce lieu de lumière. »

Le lendemain elle fut saisie d'une fièvre qui la conduisit en peu de temps au tombeau. A l'heure de son agonie elle éleva tout à coup la voix et dit à ceux qui entouraient sa couche : "Retirez-vous et faites place; je vois JESUS qui vient à moi." Et tandis qu'elle fixait l'objet de sa vision, son âme fut délivrée des liens du corps. L'odeur dont la chambre fut remplie confirma la vision que la vierge avait eue avant de mourir.

Quand on lava son corps, avant de l'ensevelir, on remarqua que ses genoux et ses coudes étaient recouverts d'une croûte épaisse et dure, témoignage de ses longues prières. Peu de jours après, Tarsille apparut à Emilienne et lui dit : « Ma sœur, Tenez, je n'ai point célébré avec vous la naissance du SEIGNEUR, mais nous ferons ensemble la fête de l'Epiphanie. — Si vous m'appelez seule, réponditEmilienne, que deviendra notre sœur Gordienne? — Venez, vous dis-je, repritTarsille avec tristesse; Gordienne est décidée à rester avec les mondains. »

Après cette vision, Émilienne tomba malade et mourut avant la fête de l'Epiphanie. Saint Grégoire rappelle, à propos des trois sœurs, que celui-là seul qui aura persévéré sera sauvé, et que rien ne sert de commencer, si l'on n'achève l'œuvre de son salut.

La vertu demande des sacrifices ; ceux qui manquent de courage pour les accomplir sont bien à plaindre! Qu'il est triste de penser que, dans les mêmes familles, il y aura des élus et des réprouvés.

Pratique: Craignez le relâchement et l'abus des grâces de DIEU.


“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

23 DECEMBRE - SAINT JEAN DE KENTI, Prêtre / SAINT SERVULE, Infirme et Mendiant / SAINTE MARGUERITE D'YOUVILLE, Fondatrice d'Ordre


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


SAINT JEAN de KENTY
Prêtre
(1397-1473)

SAINT JEAN DE KENTI naquit en Pologne, et dut, aux soins que prirent ses pieux parents de lui donner une bonne éducation, l'avantage précieux de passer sa vie dans l'innocence.

Ses études terminées, il fut professeur à l'université de Cracovie pendant plusieurs années et tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d'inspirer à ses élèves, par ses exemples et par ses discours, les sentiments de piété dont il était pénétré lui-même.

Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de DIEU; il était profondément affligé de voir DIEU si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens. Il avait une très grande dévotion à JESUS crucifié, et l'on raconte qu'un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois.

Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes ; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs.

Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au service des pauvres ; il donna parfois jusqu'à ses habits et à ses chaussures. Un matin qu'il se rendait à l'église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid ; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit au presbytère pour le soigner et le comble de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut, et lui rendit le manteau qu'il avait donné au malheureux.

Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur ; il se signala de plus en plus dans ces fonctions par sa mortification et sa piété. Depuis son élévation au grade de docteur en théologie, il renonça pour le reste de sa vie à l'usage de la viande.

Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses membres et dit : «Ô chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise. » II fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours. On raconte que, dans un de ses pèlerinages à Rome, il fut dévalisé par des brigands : "Avez-vous encore autre chose? lui dirent-ils. — Non." répondit Jean. Ils le laissèrent partir; mais, se souvenant bientôt qu'il avait quelques pièces d'or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris.

Jean de Kenti, illustre par ses miracles, s'endormit dans le SEIGNEUR le 24 décembre 1473.

Pratique :   
Opérez votre salut avec crainte; défiez-vous de vous-même.

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SAINT SERVULE
Infirme et Mendiant
(+ 570)

SAINT SERVULE fut un parfait modèle de soumission à la volonté divine; il serait difficile d'en présenter un plus consolant aux personnes affligées par la pauvreté, les maladies et les autres misères de la vie.

C'est saint Grégoire le Grand qui nous raconte son édifiante histoire : «Nous avons vu, dit-il, sous le portique qui mène à l'église Saint-Clément, un pauvre homme nommé Servule, que tout le monde à Rome a connu comme nous. Il était privé de tous les biens de ce monde ; une longue maladie l'avait réduit à un état pitoyable : depuis sa jeunesse, il était paralysé de tous ses membres.

Non seulement il ne pouvait se tenir debout, mais il était incapable de se soulever de son lit; il ne pouvait ni s'asseoir, ni se tourner d'un côté ou d'un autre, ni porter la main à sa bouche. Rien en lui n'était sain que les yeux, les oreilles, la langue, l'estomac et les entrailles.

Cet infortuné, instruit des mystères de la religion, méditait sans cesse sur les souffrances du SAUVEUR; aussi ne se plaignait-il jamais. Il était environné des soins de sa mère et de son frère. Ni la mère ni les enfants n'avaient jamais fait aucune étude ; cependant le paralytique s'était fait acheter des livres pieux, en particulier les psaumes et les saints Évangiles ; et il demandait aux religieux qui venaient le visiter sur son grabat de lui en faire des lectures.

Il apprit ainsi par cœur les psaumes et les évangiles ; il passait les jours et une partie des nuits à les chanter, à les réciter, à les méditer, et sans cesse il remerciait le SEIGNEUR de l'avoir pris pour une victime associée aux douleurs et aux souffrances de JESUS-CHRIST. Beaucoup d'aumônes affluaient à la cabane du paralytique, en sorte qu'il se trouvait véritablement riche en sa pauvreté.

Aussi pouvait-il, à son tour, faire des aumônes. Après avoir prélevé ce qui était rigoureusement nécessaire à sa subsistance et à celle de sa mère, il donnait tout le reste aux indigents, qui se rassemblaient souvent près de lui pour s'édifier de sa parole et de ses vertus. Son lit de douleur était une chaire de prédication d'où il convertissait les âmes.

Quand le temps fixé par DIEU pour récompenser sa patience et mettre un terme à sa douloureuse vie fut arrivé, Servule sentit la paralysie attaquer les parties vitales de son corps, et il se prépara à la mort. Au dernier moment, il pria les assistants de réciter les psaumes avec lui. Tout à coup il poussa un grand cri : « Ah ! N'entendez-vous pas cette mélodie qui résonne dans le ciel !»

A ce moment son âme s'échappa de son corps, lequel répandit, jusqu'au temps de sa sépulture, une odeur merveilleuse. — Admirons la bonté de DIEU, qui a voulu donner des modèles aux hommes pour toutes les situations de la vie. Les mendiants, les infirmes, ont eux-mêmes leurs admirables modèles et leurs saints protecteurs.

Pratique : Supportez avec résignation les maladies et toutes les épreuves corporelles.

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Sainte Marguerite d'Youville

Fondatrice de la Congrégation des
Soeurs de la Charité de Montréal
(1701-1771)

Sainte Marguerite d'Youville
Sainte Marguerite d'Youville
O.D.M. pinxit
Marie-Marguerite Dufrost de La Jemmerais naquit au Canada, dans la province de Québec, à Varennes, le 15 octobre 1701; elle fut baptisée le lendemain. Aînée de la famille, elle étudia deux ans au couvent des Ursulines de Québec où s'épanouirent sa belle intelligence et sa grandeur d'âme.
A vingt ans, Marguerite fut mariée à François d'Youville. Elle se voit obligée de demeurer chez sa belle-mère parcimonieuse qui lui rend la vie difficile. Pour comble de malheur, elle découvre que François ne devait pas être le mari rêvé: volage, indifférent et dépensier, il gaspille rapidement sa fortune personnelle, plongeant sa famille dans les larmes et les privations. Il délaisse son foyer et passe la plus grande partie de son temps à l'Île-aux-Tourtes, troquant des fourrures contre de l'eau-de-vie. Après une courte maladie, François d'Youville meurt le 4 juillet 1730, malgré les soins attentionnés prodigués par sa jeune épouse qui veille à son chevet nuit et jour. De leurs cinq enfants, deux fils en bas âge lui survivent. Marguerite en attend un sixième qui ne vivra que quelques mois.
Après le décès du père, tout comme avant, la mère aimante veille seule sur l'éducation de ses enfants. Elle les forme autant par l'exemple que par la parole. En plus du fardeau de subvenir aux besoins de sa famille, la jeune veuve doit encore liquider les nombreuses dettes contractées par son défunt mari. Elle ouvre donc un petit commerce, ce qui lui permet non seulement de s'acquitter de ses dettes, mais encore de faire instruire ses deux fils au Séminaire de Québec. Sa joie sera grande de les voir tous deux, François et Charles, accéder au sacerdoce.
«Dès les premières années de son veuvage, écrit son fils Charles, on la vit, pleine de charité pour le prochain, se faire un devoir et un honneur de visiter les pauvres, les malades, les prisonniers, retranchant sur son nécessaire pour soulager les membres souffrants du Sauveur. On la vit, avec édification, allant de porte en porte, mendier de quoi faire inhumer les criminels [...], visiter les pauvres de l'Hôpital Général et raccommoder les haillons de ces indigents.»
La messe quotidienne et de fréquentes visites à l'Hostie du tabernacle la soutiennent dans sa tâche ardue, toujours accomplie avec un grand amour de Dieu et du prochain. Peu à peu, des personnes dévouées se joignent à elle dans l'exercice de la charité. Une première indigente est reçue dans le logement hospitalier où le 31 décembre 1737, Mère d'Youville et ses collaboratrices se consacrent d'une seule voix à leur nouvel apostolat.
En l'an 1747, la restauration de l'hôpital général des Frères Charron pour les indigents sans foyer, est confiée à Madame d'Youville pour le bénéfice des pauvres de toutes catégories: enfants abandonnés, orphelins, vieillards, infirmes, malades. Modèle de toutes les vertus, cette incomparable mère des pauvres se dévoue pour ses protégés au milieu de sa petite famille religieuse. Sa foi magnanime, son amour exceptionnel de la croix et sa confiance sans bornes en la Providence se traduisaient en chants d'actions de grâces au sein des pires épreuves. Devant les ruines fumantes de l'hôpital général de Montréal, à l'exemple du saint homme Job, Mère d'Youville trouve la force de répéter l'acte sublime de la plus héroïque résignation: «Le Seigneur nous a tout ôté; il n'est arrivé que ce que le Seigneur a voulu.» Elle ajouta d'un ton ferme: «Mes enfants, nous allons réciter le Te Deum à genoux pour remercier Dieu de la grande grâce qu'Il vient de nous accorder.»
Après avoir beaucoup aimé Jésus-Christ dans Ses membres souffrants, la fondatrice des Soeurs Grises expire en faisant cet émouvant adieu à ses Filles: «Que je serais heureuse si je me voyais dans le Ciel avec toutes mes soeurs.» Lors de son pieux trépas survenu le 23 décembre 1771, Dieu immortalisa visiblement le grand amour que Sa servante avait voué à la Croix, en faisant paraître ce signe du salut, tout lumineux, au-dessus de l'hôpital général. Le bien immense que sainte Marguerite d'Youville a réalisé et perpétué par sa congrégation depuis plus de deux cents ans, témoigne encore de la prodigieuse sainteté de cette femme admirable.
Béatifiée le 3 mai 1959 par le pape Jean XXIII, Mère d'Youville a été canonisée par Grégoire XVII, le 1er janvier 1975. Cette Sainte est la première Canadienne qui est parvenue aux honneurs des autels.

21 DECEMBRE : TEMPS DE L'AVENT : O ORIENS



HYMNE EN L’HONNEUR DE LA SAINTE VIERGE.
(Composée par saint Pierre Damien.)

Que toute la terre soit en jubilation, que les astres retentissent de nos chants, et qu’un double chœur, au ciel et sur la terre, répète l’épithalame de la Vierge.
Cette Vierge que remplit le Verbe, devient la Porte du Paradis ; elle a rendu Dieu au monde, elle nous a ouvert les cieux.
Heureuse Mère ! Affranchie de la loi d’Ève, elle a conçu sans le secours de l’homme, enfanté sans gémissement.
Sein de Marie, riche trésor ! Il a porté le prix du monde, ce prix glorieux de notre rachat, à nous qu’il a dégagés d’une dette accablante.
Le Fils du Père repose en elle, l’Esprit-Saint la couvre de son ombre ; les très pures entrailles de la Vierge sont devenues le ciel.
Louange soit à vous, Très-Haut, né d’une Vierge ; ineffable honneur soit au Père et au Saint-Esprit.
Amen.
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dimanche 22 décembre 2013

22 DECEMBRE - SAINT ISKYRION, Martyr / BSE MARIE MANCINI / SAINTE FRANCOISE-XAVIERE CABRINI


"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” (Saint François de Sales.)


SAINT ISKYRION fut martyr en Egypte, l'an 253, sous la persécution de l'empereur Dèce. Il servait un officier en qualité d'homme d'affaires; son maître apprenant qu'il était chrétien, voulut le forcer à sacrifier.

Mais le chrétien, qui avait appris à être juste envers les hommes, savait aussi ce qu'il devait à DIEU Après divers mauvais traitements, son cruel bourreau lui enfonça dans les entrailles un pieu aiguisé que, dans sa fureur, il trouva sons sa main.

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LA BIENHEUREUSE MARIE MANCINI
(+ 1431)

CATHERINE MANCINI fille d'une haute famille de Pise, étant encore au berceau, vit son Ange gardien et en reçut un avertissement qui préserva ses jours. Quelques temps après, elle en eut une seconde visite, et dès lors il s'établit entre l'âme virginale de l'enfant et l'esprit bienheureux un mystérieux échange de prières et de grâces. C'est à cette école que Catherine apprit les secrets de l'amour divin.

Elle eût désiré n'être épouse que de JESUS-CHRIST, elle fut obligée au mariage par son père; mais elle perdit en peu de temps son mari et deux petits enfants. Contrainte à une seconde alliance, Catherine, malgré son attrait pour la vie religieuse, obéit de nouveau. DIEU saura tirer Sa gloire de son obéissance et purifier cette âme d'élite par le sacrifice.

En quelques années, elle fut entourée d'une nombreuse famille. Au milieu des occupations, des fatigues, des peines que lui donnaient le soin de sa maison et l'éducation de ses enfants, elle sut, par un emploi actif et minutieux de tous ses instants, trouver le loisir de s'entretenir avec DIEU dans la plus haute contemplation.

Sa charité était inépuisable; jamais un pauvre ne frappait en vain à sa porte. Elle se plaisait surtout à soulager les malades, à panser leurs plaies, à leur distribuer, avec des aumônes, des paroles de paix et de consolation.

DIEU l'éprouva encore par les pertes bien douloureuses de ses six enfants et de son époux lui-même. Elle rejeta dès lors toute alliance terrestre, fit vœu de jeûner quatre fois la semaine, de prendre chaque jour une rude discipline, et de ne se permettre un léger repos que sur un lit de planches.

Bientôt même elle quitta le monde pour entrer au cloître, dans l'Ordre des Sœurs de Saint-Dominique. Désormais elle s'appellera sœur Marie. Là elle se distingue par d'héroïques excès de pénitence, qui lui méritent des visions célestes, et par un zèle admirable pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Pratique. Invoquez souvent votre ange gardien; qu'il soit habituellement présent à votre souvenir. Quoi de plus doux et de plus salutaire que la compagnie des Anges ?

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SAINTE FRANÇOISE-XAVIER CABRINI
Fondatrice des Soeurs Missionnaires du Sacré-Coeur
(1850-1917)

Née à Santangelo, près de Lodi, en Lombardie, treizième enfant d'une famille de cultivateurs, la petite MARIE-FRANCOISE, de santé si frêle, ne semblait guère vouée à traverser trente fois l'océan et à établir des fondations qui essaimeraient jusqu'en Australie et en Chine.

FRANCOISE CABRINI embrassa la profession d'institutrice. Plusieurs tentatives pour se faire religieuse échouèrent à cause de sa santé précaire. Elle désirait aussi ardemment devenir missionnaire. Le curé de Codogno qui connaissait sa force d'âme, la fit venir à l'âge de vingt-quatre ans dans la Maison de la Providence pour remettre de l'ordre dans ce couvent où quelques orphelines recevaient leur formation. Un jour, l'évêque de Lodi dit à Françoise: «Je sais que vous voulez être missionnaire. Je ne connais pas d'institution qui réponde à votre désir. Fondez-en une!»

Soeur Cabrini réfléchit un instant et répondit fermement: «Je chercherai une maison.» Elle posa à Codogno les bases de l'Institut des Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur. La prière était l'âme de leur action; l'oraison remplissait quatre heures du jour, une cinquième s'ajoutait pour la fondatrice qui se levait une heure plus tôt que ses sœurs.

En sept ans, Mère Cabrini accomplit l'objectif désiré: l'établissement de sa congrégation à Rome et son approbation par le souverain pontife Léon XIII. De Rome, son institut s'étendit rapidement. La Sainte croyait que la Chine l'appelait, mais le pape lui demanda d'envoyer ses sœurs en Amérique pour aider les cinquante mille émigrés italiens qui attendaient un support matériel, spirituel et moral.


Le Saint-Père lui dit: «Non pas l'est, mais l'ouest. Allez aux Etats-Unis où vous trouverez un large champ d'apostolat.» En effet, sans racines et sans foyer, les émigrés dépérissaient sur le plan religieux et social.

Sainte Françoise Cabrini arriva en Amérique le 31 mars 1889. Sa communauté prit bientôt un développement extraordinaire: hôpitaux, écoles, orphelinats surgirent à New-York, Brooklyn, Scranton, New Jersey, Philadelphia, New Orléans, Chicago, Denver, Seattle et Californie.

Elle fonda une école supérieure féminine à Buenos-Aires. Cette vaillante ouvrière de l'Évangile se dépensa aussi en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au retour de ses voyages en Europe, Mère Cabrini ramenait des milliers de sœurs pour ses hôpitaux, ses écoles et ses orphelinats.

«Travaillons, travaillons, disait-elle toujours à ses Filles, car nous avons une éternité pour nous reposer. Travaillons simplement et bien, et le SEIGNEUR est Celui qui fera tout.»

Elle établit soixante-sept maisons en huit pays. Humble devant la prospérité de son œuvre, elle répondait aux témoignages d'admiration: «Est-ce nous qui faisons cela ou bien est-ce notre SEIGNEUR?» Son inébranlable confiance dans le Cœur de JESUS fut largement récompensée.

Celle qui s'était souvent écrié: «Ou aimer ou mourir!» fit de sa mort un acte de pur amour de DIEU. Elle expira le 22 décembre 1917, à Chicago, dans l'état d'Illinois. Son corps fut transporté à New-York, dans la chapelle de l'école qui porte son nom.

C'est là que ses restes sont encore vénérés. Le 7 juillet 1946, le pape Pie XII a canonisé cette dévouée servante du CHRIST dans Ses membres souffrants et abandonnés. Il l'a aussi constituée la patronne céleste de tous les immigrants.

“O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous”

22 DECEMBRE - TEMPS DE L'AVENT " O REX GENTIUM"


O Rex Géntium, * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hóminem, quem de limo formásti.
Roi des Nations, * et objet de leurs désirs. Pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples: venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.