samedi 30 septembre 2017

1er Oct : SAINT RÉMI, Archevêque de Reims, Apôtre des Francs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT RÉMI fut l'enfant de la Providence. Ses parents avaient deux enfants, et depuis longtemps n'espéraient plus en avoir d'autres, quand un vieux moine aveugle leur annonça le fils prédestiné.  Les talents et les vertus de Rémi le firent consacrer archevêque de Reims, à l'âge de vingt-deux ans ; sa consécration fut marquée par un prodige : le front de Rémi parut brillant de lumière et fut embaumé d'un parfum tout céleste. 

Il montra dès l'abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l'éclat de sa sainteté : pendant ses repas, les oiseaux venaient prendre du pain dans ses mains ; il guérit un aveugle possédé du démon ; il remplit de vin, par le signe de la croix, un vase presque vide ; il éteignit, par sa seule présence, un terrible incendie ; il délivra du démon une jeune fille que saint Benoît n'avait pu délivrer, et opéra bien d'autres merveilles. 

L'histoire de sainte Clotilde (3 juin) nous a appris comment Clovis se tourna vers le DIEU des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d'instruire le prince. Comme il lui racontait, d'une manière touchante, la Passion du SAUVEUR: « Ah! s'écria le guerrier, que n'étais-je là avec mes Francs pour le délivrer! » La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. 

Alors l'église se remplit d'une lumière et d'une odeur célestes, et l'on entendit une voix qui disait : « La paix soit avec vous ! » Le saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à DIEU et à l'Église. Quand fut venu le moment du baptême, saint Rémi dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. » 

Au moment de faire l'onction du saint chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au ciel et pria DIEU d'y pourvoir. Tout à coup on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, avec un sentiment de vive reconnaissance envers DIEU, et fit l'onction sur le front du prince. 

Cette fiole, appelée dans l'histoire la Sainte Ampoule, exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l'onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisées le même jour. 

Saint Rémi devint aveugle dans sa vieillesse, et profita de cette infirmité pour multiplier ses oraisons. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le saint sacrifice, et s'éteignit doucement, le 13 janvier 533, âgé de quatre-vingt-seize ans. 

Pratique: Priez pour la France, afin qu'elle soit digne de sa mission de Fille aînée de l'Église.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 29 septembre 2017

30 Sept : SAINT JÉROME, Prêtre, Docteur de l'Église

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Jérôme naquit l'an 331, en Dalmatie, de parents riches et illustres, qui ne négligèrent rien pour son éducation. Le jeune homme profita si bien de ses années d'études, qu'on put bientôt, à la profondeur de son jugement, à la vigueur de son intelligence, à l'éclat de son imagination, deviner l'homme de génie qui devait un jour remplir le monde de son nom. 

Les séductions de Rome entraînèrent un instant Jérôme hors des voies de l'Évangile; mais bientôt, revenant à des idées plus sérieuses, il ne songea plus qu'à pleurer ses péchés et se retira dans une solitude profonde, près d'Antioche, n'ayant pour tout bagage qu'une collection de livres précieux qu'il avait faite dans ses voyages. 

L'ennemi des âmes poursuivit Jérôme jusque dans son désert, et là,  lui rappelant les plaisirs de Rome, réveilla dans son imagination de dangereux fantômes. Mais l'athlète du CHRIST, loin de se laisser abattre par ces assauts continuels, redoubla d'austérités ; Il se couchait sur la terre nue, passait les nuits et les jours à verser des larmes, refusait toute nourriture pendant des semaines entières.

Ces prières et ces larmes furent enfin victorieuses, et les attaques de satan ne servirent qu'à faire mieux éclater la sainteté du jeune moine. Il nous a laissé lui-même de ces combats un tableau saisissant. — Avec des auteurs sacrés, Jérôme avait emporté au désert quelques auteurs profanes ; il se plaisait à converser avec Cicéron et Quintilien. 

Mais DIEU, qui réservait pour lui seul les trésors de cet esprit, qu'il avait fait si grand, ne permit plus au solitaire de goûter à ces sources humaines, et, dans une vision célèbre, il lui fit comprendre qu'il devait se donner tout entier aux études saintes : « Non, lui disait une voix pendant son sommeil, tu n'es pas chrétien, tu es cicéronien; ton cœur est avec ton trésor! » Et Jérôme s'écriait en pleurant : « SEIGNEUR, si désormais je prends un livre profane, si je le lis, je consens à être traité comme un apostat. »

Son unique occupation fut la sainte Écriture. A Antioche, puis en Palestine, puis à Rome, puis enfin à Bethlehem, où il passa les années de sa vieillesse, il s'occupa du grand travail de la traduction des saints Livres sur le texte original, et il a la gloire unique d'avoir laissé à l'Église cette version célèbre appelée la Vulgate, version officielle et authentique, qu'on peut et doit suivre en toute sécurité. 

Une autre gloire de saint Jérôme, c'est d'avoir été le secrétaire du concile de Constantinople, puis le secrétaire du pape saint Damase. Après la mort de ce pape, l'envie et la calomnie chassèrent de Rome ce grand défenseur de la foi, et il alla terminer ses jours dans la solitude, à Bethlehem, près du berceau du CHRIST, attirant à lui des foules par sa science et ses vertus. 

Sa mort arriva le 30 septembre 420.

Pratique: Ayez un grand amour et un grand respect pour la sainte Écriture. 


                         "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

jeudi 28 septembre 2017

29 Septembre : SAINT MICHEL, Archange

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Le 8 mai, l'Église honore l'Archange SAINT MICHEL en souvenir de son apparition sur le mont Gargan. 

La fête du 29 septembre fut établie un peu plus tard pour rappeler la dédicace de la basilique construite par l'ordre et en l'honneur du glorieux Archange, au lieu même de cette apparition. 


Avec Saint Michel, l'Église en ce jour honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D'après nos saints Livres, ils sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les Anges, les Archanges et les Vertus; les Puissances, les Principautés et les Dominations ; enfin, plus haut encore, les Trônes, les Chérubins et les Séraphins.

Leur occupation est de contempler DIEU, de L'aimer, de Le louer et d'exécuter Ses volontés pour la conduite de l'univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, vis-à-vis des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l'Église entière. 

Ceux dont l'Écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l'Archange Gabriel, à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l'Incarnation, et l'Archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie. 

Saint Michel a été fait non seulement prince des anges, mais aussi prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque sa fidélité, car il signifie : Qui est semblable à DIEU! Les saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament.

C'est lui, disent-ils, qui retint la main d'Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c'est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c'est lui qui dirigea l'arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c'est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c'est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ; c'est lui qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül; c'est lui qui enleva le prophète Élie dans un chariot de feu ; c'est lui qui protégea Judith dans le camp d'Holopherne ; c'est lui qui souffla au cœur des Macchabées l'héroïsme par lequel ils ont sauvé leur peuple. 

Il a été le protecteur de la synagogue des Juifs ; il est le protecteur de l'Église de JÉSUS-CHRIST. L'histoire ecclésiastique nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, elle nous montre tant d'effets de sa protection, tant de temples bâtis aux lieux de ses apparitions et en actions de grâces de ses bienfaits, qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de DIEU l'un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté.

L'assistance sensible que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce royaume.

Pratique: 
Invoquez souvent saint Michel ; invoquez souvent les Anges. 


                        "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 27 septembre 2017

28 Sept : SAINT WENCESLAS, Duc de Bohême, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Wenceslas, eut pour père Wratislas, duc de Bohême, prince vertueux, brave et humain, et pour mère Drahomire, païenne et ennemie acharnée du nom chrétien.  Elle eut un autre fils, appelé Boleslas, qu'elle éleva dans l'idolâtrie et auquel elle fit partager sa haine cruelle pour Wenceslas

A la mort, bien trop prématurée, de son mari, Drahomire s'empara de la régence et ne s'en servit que pour persécuter la religion chrétienne. A cette vue, le zèle de Wenceslas le décida à prendre, avant sa majorité, les rênes du gouvernement; il donna pour apanage une province à son frère Boleslas et s'occupa de réparer les fautes de sa mère. 

C'est par la piété et par l'amour, encore plus que par la force et par la crainte, qu'il voulait régner sur ses sujets.  Il se fit le père des orphelins, le soutien et le défenseur des veuves, la providence des pauvres.  Afin de n'être pas reconnu, il portait de nuit, du bois aux pauvres honteux.  Il visitait les prisonniers, rachetait les captifs, consolait et secourait les malheureux.  Wenceslas joignait la piété aux bonnes œuvres ; il assistait à l'office divin du jour et de la nuit ; il allait souvent nu-pieds, par le froid et la neige, sans jamais se plaindre de la rigueur de l'hiver. 

Quelquefois celui qui l'accompagnait la nuit était transi de froid ; mais il n'avait qu'à marcher sur les pas de Wenceslas, et aussitôt il sentait une chaleur bienfaisante pénétrer tous ses membres. L'esprit de religion du pieux roi lui faisait honorer les évêques et les prêtres comme JÉSUS-CHRIST lui-même; il les aimait comme des pères, et quand il traitait quelque affaire avec eux, c'était avec une humilité et une déférence profondes. 

Sa grande dévotion était la dévotion à la sainte Eucharistie. Pour témoigner son amour à JÉSUS-HOSTIE, il semait de ses propres mains le blé et pressait le vin destinés au Saint Sacrifice de la messe ; son bonheur était de servir à l'autel et de présenter au prêtre le pain, le vin, l'eau et l'encens. La piété de Wenceslas, loin d'indiquer une âme molle et sans courage, était pour lui la source d'une intrépidité surprenante, basée sur sa parfaite confiance en DIEU. 

Il dut s'opposer aux armes d'un prince voisin qui avait envahi ses États.  Pour épargner le sang de ses sujets, il proposa à son ennemi un combat singulier et se présenta presque sans armes devant un adversaire armé jusqu'aux dents. Wenceslas allait être percé par la lance ennemie, quand le prince usurpateur aperçoit près du saint duc deux anges qui le défendent. 

A cette vue, il se jette à ses pieds et lui demande pardon. A ce front pur il ne manquait que la couronne du martyre ; elle lui était réservée.  Attiré dans un guet-apens par sa mère et son frère, Wenceslas mourut d'un coup d'épée fratricide, au moment où il priait dans une église, le 28 septembre 936. 

Pratique: Recourez aux moyens humains; mais ayez,  par-dessus tout,  confiance en DIEU. 

                   "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 26 septembre 2017

27 Sept : SAINT CÔME et SAINT DAMIEN, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Côme et Saint Damien naquirent en Arabie, vers la fin du IIIe siècle, d'une famille chrétienne.  On croit qu'ils étaient frères jumeaux. 

A la science des saints, Côme et Damien joignirent l'étude des sciences et des lettres humaines ; ils embrassèrent la carrière de médecins, qui leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. 

La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses. Leur réputation devint tellement extraordinaire, que de toutes parts on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jours sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée. 

Auprès d'eux les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s'étendait même au delà de ce monde visible, et à leur voix les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.  A cette gloire devait se joindre celle du martyre. 

Un jour on les accuse de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Il n'en fallait pas davantage pour les faire prendre et amener au tribunal du préfet. « Choisissez, leur dit-il, entre la mort ou la vie; adorez les dieux et reniez le CHRIST, ou d'affreux supplices vous attendent. — Fais ce que tu voudras, répondent-ils ; épuise tes tourments; nous ne craignons rien, car DIEU est avec nous. » 

On leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le SEIGNEUR: "Qu'on leur mette des chaînes et qu'on les jette à la mer !" dit le juge honteux.  A la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots ; mais un ange, à la stupéfaction de tous, plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. 

Pendant un nouvel interrogatoire, le préfet semblait incliner vers la religion chrétienne, quand il se sentit frappé au visage, à coups redoublés, par des esprits invisibles et les supplia de le délivrer; ils prièrent, et le démon laissa en paix le préfet, qui se raidit contre la grâce et redoubla de cruauté. 

Il fit allumer une fournaise ardente, où les deux martyrs furent jetés ; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs, et les flammes, s'élançant d'elles-mêmes sur quelques païens plus acharnés, les dévorèrent. Les ongles de fer ne réussirent pas davantage; la plaie n'était pas plus tôt faite, qu'elle était guérie. On les attaqua ensuite successivement à coups de pierres et à coups de flèches, mais pierres et flèches se retournèrent contre les bourreaux. 

Le préfet leur fit enfin trancher la tête. 

Pratique: Soyez désintéressé en rendant service à votre prochain ; l'intérêt tue la charité. 

                  "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 25 septembre 2017

26 Sept : SAINT CYPRIEN et SAINTE JUSTINE, Martyrs

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Les parents de Cyprien extrêmement superstitieux, le vouèrent au démon dès son enfance ; ils le firent élever dans tous les mystères impies du paganisme, ainsi que dans l'astrologie judiciaire et la magie. Avec le secours de ses connaissances, il s'abandonna à toutes sortes de crimes et se déclara ennemi acharné de la religion chrétienne. 

Il y avait à Antioche une jeune vierge nommée Justine, non moins distinguée par ses rares qualités que par sa naissance. Ses parents étaient idolâtres; mais elle avait eu le bonheur de connaître JÉSUS-CHRIST, et sa conversion fut bientôt suivie de celle de sa famille. Un jeune homme nommé Agladius, païen de religion, conçut pour elle une violente passion. 

Les efforts qu'il fit pour la lui faire partager ayant été inutiles, il pria Cyprien de l'aider par les secours de son art. Ce magicien mit tout en œuvre, sans que rien ne pût lui réussir. Il consulta le démon, qui lui promit de lui servir d'auxiliaire ; mais de nouvelles tentatives ne furent pas plus heureuses; la vierge priait, elle imprimait sur elle le signe du saint, et le démon s'enfuyait confondu. 

Cyprien, désespérant du succès, dit au démon : " Eh bien! Te voilà vaincu? — Oui, dit l'esprit infernal, j'ai vu un signe, et j'ai été vaincu. — Quel est ce signe? reprit Cyprien. — J'ai vu le signe du Crucifié. — Le Crucifié est donc plus grand que toi? Fuis loin de moi, imposteur ! Tu m'as trompé trop longtemps".

Le démon chercha à étouffer Cyprien ; mais il le mit en fuite par l'invocation du DIEU de Justine et par le signe de la croix. Le jeune Agladius, plein d'admiration au récit que lui fit Cyprien, se convertit lui-même à JÉSUS-CHRIST. Quant à Cyprien, il alla trouver l'évêque, qui, d'abord plein de défiance, puis cédant à ses prières et admirant la bonté de DIEU sur cette âme victorieuse de satan, le fit instruire et lui conféra le saint baptême. 

Quelques années plus tard, le mérite de Cyprien, son zèle, sa pénitence, le firent élever au sacerdoce, puis à l'épiscopat. Quand il fut sur le siège d'Antioche, il établit une congrégation de vierges dont il confia la direction à Justine

Quelques années plus tard sévissait là persécution de Dioclétien. Parmi les chrétiens qui furent arrêtés, il y eut Cyprien et Justine. 

Cyprien, interrogé par le juge, lui raconta sa vie première et les miséricordes opérées en sa faveur par le Dieu des chrétiens ; il fut aussitôt déchiré par des ongles de fer. Justine fut fouettée longtemps et cruellement avec des lanières de cuir, par des bourreaux qui se relevaient tour à tour; la vierge, souriante, chantant les louanges de DIEU, lassa ces vils instruments de la cruauté païenne.

Après plusieurs jours de prison, nouvel interrogatoire et nouveau triomphe pour les deux martyrs ; Cyprien résista à l'huile bouillante, et Justine au bûcher embrasé. Ils eurent enfin la tête tranchée. C'était l'an 304. 


Pratique:
 Contre la puissance du démon employez la prière et le signe de la croix. 


                         "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 24 septembre 2017

25 Sept : SAINT FIRMIN, Évêque d'Amiens et Martyr / SAINT VINCENT-MARIE STROMBI, Passioniste, Évêque

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Le père et la mère de Saint Firmin, qui étaient des plus riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne, à la fin du 1er siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de Toulouse, et disciple de saint Saturnin.

Convaincus que de la première éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils entre les mains de ce saint ecclésiastique, aussi distingué par sa science que par ses vertus, afin qu'il le formât de bonne heure à la piété.

Quand le jeune homme, âgé de dix-sept ans, eut fini ses études, Honestus le prit pour compagnon de ses courses apostoliques. Prêtre à vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, l'ordonna évêque et lui dit: "Réjouissez-vous, mon fils, car vous avez mérité d'être un vase d'élection; allez dans toute l'étendue des nations; vous avez reçu de DIEU la grâce de l'apostolat. Ne craignez rien, le SEIGNEUR est avec vous; mais vous aurez beaucoup à souffrir avant d'arriver à la couronne de gloire".

L'évêque missionnaire parcourut les Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs fois la persécution, battus de verges, chargé de chaînes, jeté dans les cachots. Mais son heure n'était pas venue.

Amiens fut la dernière et la plus glorieuse étape de l'apôtre, qui y fixa son siège.  Dès les premiers jours, le sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait aux charmes de son éloquence, le témoignage invincible d'une multitude de miracles. Un jour c'est un homme borgne auquel le saint rend l'œil qu'il avait perdu, en invoquant sur lui la sainte Trinité; le lendemain, ce sont deux lépreux guéris, puis des aveugles, des boiteux, des sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon; tous trouvaient près du pontife la santé de l'âme ou celle du corps.

Peu de temps après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent complètement déserts. Le démon fit enfin éclater sa fureur: Firmin fut accusé par les prêtres païens.  On dit au gouverneur "Il y a ici un pontife des chrétiens qui non seulement détourne la ville d'Amiens du culte et de la religion des dieux, mais voudrait encore attirer l'empire romain et l'univers entier au culte chrétien. - Quel est cet impie? demande le gouverneur. - Il se nomme Firmin, c'est un Espagnol habile, éloquent, qui entraîne tout le monde; s'il ne périt, c'en est fait de notre culte. - Qu'on le fasse venir!".

Firmin est saisi par des soldats et conduit au tribunal, où il fait une apologie superbe de la religion chrétienne et menace les païens de l'enfer s'ils ne se convertissent à JÉSUS-CHRIST. Le président s'irrite, menace; mais tout vient échouer contre la fermeté du pontife. Firmin eut la tête tranchée. C'était dans les premières années du IIème siècle.

Pratique: Remerciez DIEU du don de la foi, qu'il vous a accordé de préférence à tant d'autres.

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SAINT VINCENT-MARIE STRAMBI

Religieux passioniste et évêque
(1745-1824)



Saint Vincent-Marie Strambi vint au monde à Civita-Vecchia où son père exerçait la profession de pharmacien. Ses vertueux parents veillèrent avec la plus grande sollicitude sur l'éducation de ce fils unique, et l'enfant répondit à leurs soins attentifs. Ses humanités terminées, Vincent-Marie se rendit à Rome pour suivre des cours de théologie en vue du sacerdoce. Son père lui exprima son désir de le voir marié plutôt que prêtre; pour toute réponse, son fils lui remit une statue de la Très Sainte Vierge sur laquelle il écrivit qu'Elle était son élue.

Vincent-Marie Strambi reçut le sous-diaconat et le diaconat dans la ville éternelle.  Avant son ordination, le jeune clerc suivit une retraite sous la direction du fondateur des Passionistes, saint Paul de la Croix. Très édifié du zèle et de la prodigieuse austérité de ce Saint, il décida d'entrer dans cette nouvelle congrégation après avoir reçu l'onction sacerdotale à l'âge de vingt-deux ans.  Il devait devenir une des plus fermes colonnes de cette société naissante qui accomplit tant de bien dans l’Église. L'évêque de Montefiascone le nomma recteur du séminaire de Bagnorea, et après un an de prêtrise seulement, il fut nommé pour prêcher le carême dans l'une des paroisses de la ville.

Saint Vincent-Marie Strambi donna un grand nombre de missions très suivies par les fidèles.  En 1801, alors qu'il remplissait à Rome la charge de recteur du couvent des saints Jean et Paul, sa haute réputation de science et de vertu détermina le pape Pie VII à le choisir comme évêque des églises de Macerata et de Tolentino.  A côté de ces lourdes tâches, le saint prédicateur déployait un apostolat très étendu comme orateur sacré. 

Durant cette période critique de l'histoire pendant laquelle les apostasies foisonnèrent, par la puissance de sa parole et le rayonnement de sa sainteté, saint Vincent-Marie arracha une multitude d'âmes à la funeste influence de l'esprit révolutionnaire et antireligieux qui régnait au sein de la société.  Avant chaque sermon, il priait le CHRIST en croix «car, disait-il, un prédicateur qui est pénétré de la science de la croix est en mesure de faire frémir l'enfer tout entier.»

L'administration de ses deux diocèses et les missions qu'il y présida ne le distrayaient pas de son union avec DIEU.  Il ne consentit jamais, sous aucun prétexte, à tempérer l'austérité de la Règle des Passionistes qu'il observa avec une rigoureuse exactitude jusqu'à sa mort. En 1808, Napoléon envahit les États romains et imposa au clergé un serment de fidélité que le pape Pie VII réprouva.  Saint Vincent-Marie Strambi resta inviolablement attaché au vicaire de JÉSUS-CHRIST et refusa de prêter serment.  Déporté dans la Haute-Italie, son exil se prolongea durant cinq ans et prit fin en 1814, après le retour du souverain pontife auparavant captif à Fontainebleau.

En 1823, âgé de près de quatre-vingt ans, le saint évêque de Macerata et de Tolentino, obtint d'être déchargé de ses fonctions épiscopales.  Sur la demande de Léon XII qui désirait l'avoir auprès de lui, le Saint vint habiter un appartement au palais du Quirinal qui était encore la résidence des papes à cette époque.  Cet ordre effraya extrêmement l'humble saint Vincent-Marie, mais la nouvelle rassurante lui parvint bientôt que son séjour au Quirinal ne durerait que quarante jours. Il devait être affecté ensuite à l'église des Saints-Jean-et-Paul.

Le souverain pontife qui lui demandait conseil tous les jours, tomba gravement malade durant la Noël 1824.  Léon XII fit aussitôt appeler «son Père Vincent» afin de recevoir de ses mains les derniers sacrements.  Saint Vincent-Marie Strambi offrit sa vie à DIEU en échange de celle du Père de la chrétienté et lui révéla en secret qu'il ne mourrait pas de cette maladie, mais qu'il vivrait encore cinq ans et quatre mois, prédiction qui s'avéra parfaitement juste. 

Quoiqu'étant sur le point d'entrer en agonie, le Saint-Père recouvra subitement la santé. Quelques jours plus tard, le 1er janvier 1824, saint Vincent-Marie Strambi expirait frappé d'apoplexie. On l'enterra dans l'église des Passionistes, à Rome. 

Le pape Pie XI le béatifia le 26 avril 1925.  Sa canonisation eut lieu le 11 juin 1950 par Pie XII.


                    "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 23 septembre 2017

24 Septembre : NOTRE DAME DE LA MERCI

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Parmi les ordres religieux qui furent fondés sous le patronage de la Reine des Anges, un des plus illustres a été celui de NOTRE DAME DE LA MERCI. 

La Très Sainte Vierge manifesta sa volonté de voir cet ordre s'établir en apparaissant à saint Pierre Nolasque, à saint Raymond de Pennafort et à Jacques Ier, roi d'Aragon.  Au commencement du XIIIème siècle, la plus grande partie de l'Espagne était sous le joug des Sarrasins, disciples de Mahomet.

Ces barbares ennemis du nom de JÉSUS-CHRIST tenaient enfermés dans les cachots une multitude de chrétiens, qu'ils soumettaient à tous leurs caprices cruels, dans le but de leur faire renier leur foi. C'est pour mettre fin à cette calamité que Marie établit l'œuvre de la Rédemption des Captifs.

Le 1er août 1218, la Reine du Ciel apparut à saint Pierre Nolasque, qui était alors en prière : « Mon fils, lui dit-elle, je suis la Mère de DIEU ; je viens chercher des hommes qui veuillent, à l'exemple de mon JÉSUS donner leur vie pour le salut et la liberté de leurs frères captifs. Je désire que l'on fonde en mon honneur un ordre de religieux dans ce but.  Quand tu me priais avec larmes de porter remède aux souffrances des captifs, je présentais à mon Fils tes vœux ardents, et c'est lui qui m'envoie vers toi. — Je crois d'une foi vive que vous êtes la Mère du DIEU vivant, et que vous m'apparaissez pour le soulagement des pauvres chrétiens esclaves ; mais qui suis-je, moi; pour accomplir cette œuvre? — Ne crains rien, je serai avec toi, et bientôt s'accomplira ce que je demande. » Le lendemain, Pierre Nolasque rendit compte de sa vision à saint Raymond de Pennafort, son confesseur, qui lui dit : « J'ai eu la même vision que vous. » Le roi Jacques, les rencontrant dans la cathédrale, leur communiqua une vision semblable.

Il n'y avait pas à hésiter. Quelques jours plus tard, l'œuvre commença, de par l'ordre et avec la protection du roi, qui désigna Pierre Nolasque pour être le chef de la nouvelle institution. L'évêque donna au fondateur l'habit blanc, avec le scapulaire qui, conformément aux instructions de la Sainte Vierge, devait être le costume des religieux de la Merci.

Saint Pierre Nolasque fit alors le vœu solennel de se donner en otage aux Turcs, s'il était nécessaire, pour la rédemption des captifs chrétiens, vœu que tous les religieux de son ordre devaient faire également.

En peu d'années, cet ordre, si conforme aux besoins de l'époque, s'étendait et produisait des fruits admirables, et douze ans plus tard il recevait l'approbation du saint pape Grégoire IX.

Plus tard, le pape Paul V institua la fête de Notre-Dame de la Merci, en souvenir et en reconnaissance de la faveur que DIEU avait faite à son Église par l'intervention miraculeuse de Marie. Sous les auspices de sa puissante protectrice, l'ordre de la Merci opéra un bien immense.

Pratique: Priez la sainte Vierge pour le rachat de tant d'âmes captives du démon et du vice. 

                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 22 septembre 2017

Nous évitons volontairement de reproduire le titre

Dieu est-il incompétent? 14 septembre 2017    Dieu

Je réponds a ceci

Donner une boîte d’allumettes à un enfant, c’est ce que m’inspire la notion de “libre arbitre” voulue par le Seigneur. Il est difficile de penser que le Père de l’homme n’ait pas eu la clairvoyance nécessaire pour comprendre qu’une telle liberté était vouée à l’échec. Par ailleurs les différents Prophètes avaient annoncé la venue du Christ pour racheter les péchés du monde et son second avènement après la fin des temps.Tout ceci semble montrer que les hommes sont immatures et que les Ecritures avaient prédit cet horrible fiasco. Alors si tout est écrit, pourquoi donner à l’homme l’illusion qu’il est maître de son destin? Puisque le second avènement était programmé, Dieu savait déjà que le sacrifice de son fils n’apporterait pas le résultat escompté. Sans vouloir blasphémer… Cela sent la manipulation à plein nez. J’ai aujourd’hui 50 ans et je vous avoue que les évènements actuels ne consolident pas ma foi. Jusqu’à où peut il tolérer l’intolérable ? Si une personne disparait ,par maladie ou accident ,c’est que Dieu avait d’autre perspectives pour elle… Oui mais que fait il des dommages collatéraux… La tristesse de la famille, des amis, de l’épouse et des enfants…Son silence ne joue pas en sa faveur. Il est dit que pour que dieu nous écoute et que nous puissions entendre sa réponse, il faut lui parler avec le fond du coeur… Croyez vous que les supplications d’une mère qui voit mourir son enfant atteint d’un cancer ne soient pas suffisamment profondes pour espérer, si ce n’est la guérison, au moins une réponse de l’Éternel qui lui permettrait d’apaiser cette terrible angoisse et détresse que génère la perte d’un être cher ?…Je pense qu’il est temps que le seigneur se comporte en bon père et qu’il fasse l’éducation de ses enfants et surtout qu’il les protège quand ils se mettent en danger… Nous avons besoin de lui ici et maintenant…le paradis ce sera pour plus tard peut être…Je me refuse de payer pour la désobéissance d’un seul…Les homme sont tous différents et c’est cette différence qui fait qu’ils sont uniques. Adam était mon” ancêtre”, selon la Bible, et je n’ai pas à subir les conséquences de ses actes…C’est d’une injustice indescriptible de nous punir pour une faute que nous n’avons pas commise….et puis, c’est ma question, est ce que dieu n’aurait pas prémédité cette désobéissance pour que l’homme puisse s’émanciper et vivre son évolution ?
Nous avons fait une réponse à une question approchante, où le rôle de la boite d’allumettes est tenu par un revolver dans l’article « Dieu a-t-il créé l’homme libre ? » : https://www.reponses-catholiques.fr/dieu-a-t-il-cree-lhomme-libre/. Sur la question du deuil de la mère : « L’Eglise et le deuil d’un enfant » ; https://www.reponses-catholiques.fr/leglise-et-le-deuil-dun-enfant/.
Vue la multiplicité des thèmes abordés, nous aurions pu faire une longue réponse très argumentée sur la théodicée, c’est-à-dire la non responsabilité du Dieu dans le mal ; sur le fait qu’Adam étant censé être antérieur aux prophètes, il est normal que ceux-ci annoncent le Salut, puisque la faute est déjà là ; sur le fait que « le salaire du péché, c’est la mort », comme le disent tant le Livre de la Sagesse que St Paul, et qu’elle ne vient donc pas de Dieu ; sur le fait que, quand n’importe quel psy explique que tout homme nait déjà avec des blessures et, par conséquent, il a un comportement tordu dès le départ, dès la vie intra-utérine, tout le monde trouve ça normal mais que quand l’Eglise explique que nous sommes pécheurs, alors là, c’est un scandale et la faute de Dieu etc.
Bref, la vision du lecteur de Dieu est totalement erronée du point de vue de la foi catholique, la condamnation du jansénisme l’a rappelé. En outre, il nous explique que Dieu est un incompétent qui fait mal son boulot et que, lui, lecteur, le ferait beaucoup mieux à sa place. Nous pensons donc que le discours rationnel n’est pas la bonne manière de répondre. Nous nous contenterons alors d’esquisser quelques pistes :
– le lecteur est-il bien si sûr que ça qu’il ne fait que « subir les conséquences des actes d’Adam » ? Est-il certain que, pour paraphraser St Paul, « il fait toujours le bien qu’il veut et jamais le mal qu’il ne veut pas » et qu’il ne paye jamais les conséquences de ses propres actes ?
– Le lecteur a-t-il pensé que le soi-disant silence de Dieu ne vient pas de Dieu mais de son interlocuteur qui n’écoute pas ? Nous lui suggérons de passer une heure en adoration eucharistique devant le St Sacrement. Si ça ne suffit pas, qu’il fasse une retraite en silence, par exemple selon les Exercices spirituels de St Ignace, de 5 jours. Il verra alors si Dieu ne parle pas. Encore faut-il faire l’effort de l’écouter
– Nous lui conseillons de lire des livres de mamans qui ont vécu la maladie ou le handicap lourd de leur enfant, parfois jusqu’au deuil. Parmi les plus connus, citons Tombée du nid de Clotilde Noël et Deux petits pas sur le sable mouillé d’Anne-Dauphine Julliand. Il pourra se rendre compte concrètement si Dieu reste silencieux auprès de parents qui savent de quoi ils parlent. Et    la méditation devant une Pietà lui apportera peut-être des lumières sur le fait que l’enfant mort, c’est Dieu Lui-même
– Qu’il aille passer ses vacances comme volontaire à l’Arche ou auprès de n’importe quelle association qui aide les plus fragiles, afin de prendre sa part de réponse au mal dans le monde et pour travailler à la gloire de Dieu. Ce que Dieu a confié à l’homme au 6e jour de la Création et que le Christ nous commande de faire
– Qu’il fasse oraison pendant au moins une heure au pied de la Croix pour méditer sur ce que Dieu a fait pour nous, jusqu’à mourir pour nous, avant de lui faire la leçon.

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Ce à quoi nous répondons :
Il est courant -lorsque nous possédons un site- de rédiger soi-même le courrier que l'on aura reçu : l'expéditeur-rédacteur et le destinateur-rédacteur ne faisant aucun. 
Que dire? C'est malheureux de titrer une pareille chose. Car il s'agit bel et bien d'un blasphème offert en lecture au monde entier. Le comble de l'irrévérence envers Dieu. D'autant que la personne a laquelle l'auteur de la réponse prête sa plume n'a pas employé ce mot. Ce site tenu par un baptisé n'a plus grand chose de catholique. Si, son intitulé, si vous voulez. Un trompe-l'oeil. Mais son contenu jadis très orthodoxe -dans le sens orthodoxe du mot- a bifurqué pour devenir tellement consensuel, tellement mondain, tellement oecuménique* -dans le mauvais sens du terme- que nous en arrivons a lire ce type d'interrogation,  réduisant la divinité a un employé qui travaille mal et que l'on ferait bien -pour finir- de limoger. 
Le courrier reçu est un ramassis d'idioties protestantes, charismatiques, pentecôtistes, athées, bref un patchwork de non-idées, d'hérésies blasphématoires, un summum d'ignorance et de dé-pensée. 
Nous ne pouvons qu'assurer l'auteur de nos prières et lui conseiller de s'en revenir par le trajet d'une profonde confession. Il va contre un mur.  
.....Tout cela pour plaire à un monde inconstant et ingrat.

(*  L'oecuménisme tel que le Christ l'entend prévoit un seul troupeau derrière un seul Berger (Lui, en l'occurence). Ce qui signifie que tous deviennent catholiques, seule religion où il est possible de sauver son âme, en vivant des sacrements. Surtout du plus noble d'entre eux "l'Eucharistie")

23 Sept : SAINTE THÈCLE, Vierge et Protomartyre / SAINT LIN, Pape et Martyr

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINTE THÈCLE est une martyre du temps des apôtres. Les saints Pères l'ont appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Etienne fut le protomartyr parmi les hommes. 

Thècle était très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres. Elle fut convertie par saint Paul, à Icône, vers l'an 45 de JÉSUS-CHRIST. Non contente d'être chrétienne, pleine d'admiration pour les maximes de l'Évangile, elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par le jeune homme qui aspirait à sa main. 

Condamnée au feu, dans l'amphithéâtre, à la demande de sa mère elle vit NOTRE-SEIGNEUR lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d'un courage tout nouveau elle s'arme du signe de la croix et monte, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher ; bientôt les flammes l'entourent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçoit la victime pleine de vie et priant DIEU ; Nouveau miracle ! Un nuage s'abat sur le bûcher et en éteint les flammes.

Bientôt Thècle put revoir l'apôtre saint Paul et être confirmée par lui dans la foi. L'ayant suivi à Antioche, elle fut bientôt accusée de nouveau et condamnée aux bêtes. On lâcha contre elle, dans l'amphithéâtre, une lionne furieuse et affamée; mais celle-ci, loin de dévorer sa victime, vint lui lécher les pieds; ni la rage de la faim, ni les excitations des bourreaux, ni les clameurs du peuple ne purent réveiller son instinct carnassier. 

"La lionne, dit saint Ambroise, vénéra sa proie et fut pénétrée d'une compassion dont les hommes s'étaient dépouillés." Peu de jours après, la jeune martyre fut exposée au même supplice; on lança sur elle des lions et des ours ; aussitôt la lionne qui l'avait épargnée une première fois courut vers elle et lui lécha les pieds. Un ours s'avança, mais la lionne le mit en pièces; un lion voulut aussi se précipiter sur la victime ; mais une lutte acharnée se livra entre la lionne et lui, et ils périrent tous les deux pendant que Thècle priait, les yeux levés au ciel. 

Le préfet la fit alors jeter dans une fosse remplie de serpents. A peine y fut-elle précipitée , qu'un globe de feu consuma tous les reptiles, et la sainte fut délivrée. L'ordre fut donné d'attacher chacun de ses pieds à des taureaux furieux, pour l'écarteler ; les bêtes, excitées par des aiguillons rougis an feu, bondirent en mugissant; mais les liens de la vierge se brisèrent, et elle resta sans blessure à sa place.

Le préfet, étonné, lui demanda l'explication de ces prodiges : "Je suis, dit-elle, la servante de DIEU, maître de l'univers." Thècle, rendue à la liberté, revint dans sa patrie, pour y prêcher la foi ; elle finit pieusement ses jours, à l'âge de quatre-vingts ans. 

Pratique: Ayez un grand zèle pour entendre la parole divine.

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SAINT LIN de VOLTERRA 

Pape et Martyr 
(+ 67)

SAINT LIN était le fils d'un homme fort considérable de la ville de Volterra, en Toscane. Il se convertit à Rome où saint Pierre prêchait l'Evangile. Aussitôt après sa conversion, saint Lin renonça à tous ses biens et quitta son père. Il donna de si grandes preuves de son zèle, de son érudition et de sa prudence, que le chef des apôtres l'employa à la prédication de la parole de DIEU et à l'administration des sacrements. Saint Paul parle de saint Lin au chapitre IVe de sa seconde Epître à Timothée et le place entre les principaux chrétiens de la ville de Rome. 

Envoyé dans les Gaules pour y porter le flambeau de la foi, le bonheur de l'avoir pour premier évêque échut à la ville de Besançon dont le nombre des fidèles s'accrut de jour en jour. Un jour, les païens célébrèrent une fête solennelle en l'honneur de leurs faux dieux auxquels ils offraient beaucoup de sacrifices. Brûlant de zèle pour la gloire de DIEU et le salut de ces pauvres âmes, saint Lin entreprit de les détourner de ce culte abominable.

Fendant la foule des idolâtres, il leur dit courageusement: «Que faites-vous, mes chers enfants? Quelle marque de divinité voyez-vous dans ces simulacres que vous adorez? Ce ne sont que des statues qui n'ont ni esprit, ni sentiment, et qui ne représentent que des hommes dont l'incontinence et l'impiété ont été toutes publiques. Ces idoles de pierre et de cuivre ne méritent nullement vos respects. C'est à DIEU seul, créateur du ciel et de la terre que vous devez immoler des victimes. Quittez donc ce culte sacrilège et acquiescez aux vérités que je vous prêche.» 



Ces paroles prononcées avec une ferveur inspirée retentirent comme un violent coup de tonnerre qui renversa par terre l'une des colonnes du temple avec l'idole qu'elle soutenait, la réduisant en poussière. Un prodige si éclatant aurait dû ouvrir les yeux aux idolâtres et leur faire reconnaître la vérité de la religion que saint Lin leur annonçait. Hélas, au lieu de profiter de la grâce qui leur était offerte, les incroyants fermèrent leurs cœurs à la parole de DIEU et se jetèrent tumultueusement sur saint Lin qu'ils chassèrent à l'heure même de la ville de Besançon.

L'apôtre retourna à Rome où saint Pierre s'en servit utilement pour le gouvernement de l'Eglise. Il s'acquitta avec tant de soin de toutes les fonctions qui lui furent assignées qu'après la mort du prince des apôtres, on le choisit pour lui succéder dans la charge de pasteur suprême. Dans cette sublime fonction, saint Lin donna d'excellents témoignages de son zèle et de sa vigilance pastorale.

Il écrivit deux relations du martyre de saint Pierre et de saint Paul. Nous tenons aussi de lui l'histoire de la dispute du prince des apôtres avec Simon le Magicien. Pour l'affermissement de l'Eglise naissante et l'avancement de la chrétienté, saint Lin créa quinze évêques et dix-huit prêtres.

Le Bréviaire romain dit que la foi et la sainteté de ce souverain pontife furent si grandes qu'il ressuscita des morts et chassa les démons des corps de plusieurs énergumènes. Après avoir gouverné l’Église pendant un an, trois mois et douze jours, saint Lin versa son sang qui servit de semence à de nouveaux chrétiens. On enterra sa précieuse dépouille au Vatican,  auprès des restes de saint Pierre.

                             "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"