lundi 30 juin 2014

30 Juin : SAINT PAUL, Apôtre des Gentils

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

La fête de la Conversion de Saint Paul (25 janvier) nous a donné lieu de connaître l'histoire de la conversion merveilleuse de ce grand apôtre.

Il faudrait rappeler en ce jour les courses de son apostolat, les succès de ses prédications, les enseignements sublimes de ses épîtres, ses emprisonnements, ses souffrances, son martyre. Qui mieux que lui a résumé tout cela dans cette belle page de sa deuxième épître aux Corinthiens, où il venge sa mission divine attaquée par de faux frères?

« Pour JÉSUS-CHRIST, j'ai supporté de nombreux travaux, subi souvent la prison, souffert les coups de mes ennemis, couru fréquemment le danger de mort; j'ai reçu des Juifs, à cinq différentes fois, trente-neuf coups de fouet ; j'ai été battu trois fois de verges par les impies ; j'ai été lapidé une fois, j'ai fait trois fois naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit au fond de la mer; j'ai multiplié mes rades et fatigants voyages ; j'ai failli bien des fois périr sur les rivières, ou de la main des voleurs, ou devenir victime, tantôt de la haine des Juifs, tantôt de la fureur des Gentils ; j'ai trouvé des dangers au milieu des villes, dans les déserts, sur la mer,  auprès de faux frères ; j'ai passé bien des années dans les labeurs, dans les tristesses, dans les veilles, dans la faim et la soif, dans les jeûnes, le froid, la nudité. Outre ces maux extérieurs, que de peines m'a causées ma sollicitude quotidienne de tant d'églises que j'ai fondées ! Qui souffre sans que je souffre avec lui ? Qui menace de se perdre sans que je me consume de douleur?... »

Si 
Paul est admirable dans ses travaux apostoliques, il ne l'est pas moins dans ses sublimes épîtres, où nous apparaît, avec la substance du christianisme, la grande âme tout entière et l'amour incomparable de cet apôtre si extraordinaire.

De tous les personnages du premier âge de l'Église, 
Saint Paul est celui que nous connaissons le mieux. Il était de taille médiocre. « II avait trois coudées, dit Saint Jean Chrysostome, et pourtant il touchait le ciel. » — " Saint Paul, nous dit l'historien Nicéphore d'après une tradition authentique, était petit de taille ; son visage pâle, sa longue barbe blanchissante, son crâne presque chauve, l'eussent fait croire plus vieux qu'il ne l'était en réalité." 

Sous cette frêle enveloppe se cachait une âme vaillante, un esprit magnanime, un cœur invincible que le danger n'étonnait ni n'épouvantait jamais. Vrai modèle de l'apôtre, il se fit tout à tous, sut se plier aux circonstances, acquit une influence étonnante sur les peuples qu'il prêcha ; sa personne et sa vie rappelleront toujours les plus grandes merveilles que la Providence ait opérées pour l'extension de l'Évangile et du règne de JÉSUS-CHRIST.

Pratique. 
Ne cherchez que la gloire de DIEU;  consacrez-lui toutes les ressources que DIEU vous a données.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 29 juin 2014

29 Juin : SAINT PIERRE et SAINT PAUL, Apôtres

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Le 29 juin, l'Église honore à la fois Saint Pierre et Saint Paul, ces deux incomparables apôtres : unis dans la foi, dans la prison et dans la mort.

Toutefois, la fête du 30 juin nous donnant occasion de parler de Saint Paul, bornons-nous aujourd'hui au prince des apôtres.

C'est à l'Évangile qu'il faut avoir recours pour connaître les détails de cette vie étonnante. Fils "de pêcheur et pêcheur lui-même, simple, ignorant, sans éducation, il entend le Fils de DIEU lui adresser cet appel singulier : "Suis-moi, je te ferai pêcheur d'hommes."

Parmi tous les apôtres, il brille par sa foi énergique et reconnaît en JÉSUS le CHRIST, Fils de DIEU. Il ne quitte jamais le SAUVEUR, il est de toutes les grandes occasions de la vie du Maître.

Malgré son triple reniement au jour de la Passion, faute si noblement réparée ensuite, il est confirmé comme chef des apôtres et chef de l'Église. Son siège renversera bientôt celui des Césars, et l'humble pêcheur aura un nom plus immortel que les plus grandes célébrités de tous les siècles.

JÉSUS avait dit autrefois à ses apôtres : « Le disciple n'est pas plus que le maître ; si on me persécute, on vous persécutera". 
Saint Pierre devait avoir, en effet, le sort de JÉSUS-CHRIST et arroser de son sang l'Église naissante.

Touché par les larmes des fidèles, non mû par la crainte, 
Pierre songea d'abord à fuir la persécution que venait de soulever l'empereur Néron ; mais, comme il sortait de Rome il vit le CHRIST se présenter à lui : « Où allez-vous, SEIGNEUR? lui dit-il. — Je vais à Rome, dit JÉSUS, pour y être crucifié de nouveau. »

A ces mots, le SAUVEUR disparut, et 
Pierre comprit qu'il devait revenir à Rome pour y être crucifié. Le prince des apôtres eut à endurer les souffrances d'un long emprisonnement ; il eut du moins la consolation d'y être le compagnon de Saint Paul et de consommer son sacrifice le même jour que lui.
Pierre fut condamné an supplice de la croix; mais, par humilité, se jugeant indigne d'être crucifié comme le divin Maître, il demanda à être crucifié la tête en bas, ce qui lui fut accordé.

Arrivé au lieu du supplice, 
Pierre ne put contenir la joie de son cœur : « J'ai hâte, s'écria-t-il, de voir se briser ces liens de chair et d'aller à mon Maître ! » Quand il fut crucifié : « C'est ici l'arbre de vie, cria-t-il au peuple, l'arbre où a été vaincue la mort et le monde racheté. Grâces à vous, Fils du DIEU vivant! ma voix et mon cœur vous bénissent; vous m'êtes tout, vous à qui, avec le PÈRE ÉTERNEL et le SAINT-ESPRIT, est dû l'honneur et la gloire dans les siècles des siècles. »

C'était le 29 juin de l'an 65 ou 66. Aimons à chanter avec l'Église : "Ô heureuse Rome, qui as été consacrée dans le sang des deux princes de l'Église,-désormais tu seras sans rivale dans tout l'univers!"

Pratique. 
Priez souvent pour notre Saint-Père le pape et pour le triomphe de l'Église.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 28 juin 2014

28 Juin : SAINT IRENEE, Evêque et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Irénée naquit vers l'an 120 de Jésus-Christ, en Asie Mineure, où il passa ses premières années. Il eut le bonheur insigne d'être, jeune encore, disciple de l'admirable évêque de Smyrne, Polycarpe.
Irénée conçut une telle vénération pour son saint maître, que, non content de se pénétrer de sa doctrine et de son esprit, il modelait sur lui ses actions et jusqu'à son pas et sa démarche. Il fut bientôt fort instruit dans les saintes Écritures et dans les traditions apostoliques, et déjà l'on pouvait prévoir en lui l'auteur futur de tant de saints ouvrages et surtout de ce travail si remarquable contre les Hérésies, où devaient puiser, comme à une source riche et sûre, tous les savants de l'avenir.
Irénée était, il est facile de le comprendre, l'enfant chéri de Polycarpe ; mais il était aussi l'espoir et la joie de toute la chrétienté. Jamais diacre ne s'acquitta de toutes ses fonctions avec tant de zèle.

L'ardeur du jeune apôtre s'enflammait de plus en plus à la vue des missionnaires que Polycarpe envoyait dans les Gaules ; aussi bientôt il reçut de son maître l'ordre impatiemment désiré d'aller au secours du vieil évêque de Lyon, Saint Pothin.

Polycarpe fit, au jour de la séparation, un grand sacrifice; mais il fit aussi une œuvre féconde. Le bonheur du vénérable évêque des Gaules dépassa toutes ses espérances, quand il reconnut tout le mérite de son jeune auxiliaire.

Avec
 Irénée, l'avenir de l'Église occidentale était sauvé. Une terrible persécution fit disparaître Saint Pothin et un grand nombre de fidèles ; les païens avaient cru noyer l'Église lyonnaise dans le sang de ses enfants ; mais Irénée restait encore, et, par l'ordre du pape Éleuthère, il montait bientôt sur le siège épiscopal de Lyon.

Ses prières, ses prédications, ses exhortations, ses réprimandes, eurent bientôt reconstitué cette église dévastée, et réuni dans un seul cœur et une seule âme ce troupeau dispersé.

La paix toutefois n'était que précaire, et la persécution fit couler de nouveau le sang des martyrs. Le temps d'
Irénée n'était pas encore venu, son œuvre n'était que commencée, et DIEU voulait lui donner le temps de l'accomplir.

Quand, en 202, les horreurs de la persécution éclatèrent encore, l'Église de Lyon, toujours en vue, était prête à subir le choc. 
Irénée, plus que jamais, ranimait la foi de ses enfants et leur montrait le ciel. Il fut au nombre des premières victimes ; c'était la juste récompense due à ses longs travaux.

Les yeux levés vers la patrie céleste où l'attendaient Pothin et Polycarpe, ses devanciers, il reçut le coup de la mort.

Parmi tous les éloges que lui ont donnés les Saints, citons les titres glorieux de Zélateur du Nouveau Testament, Flambeau de la foi, homme versé dans toutes les sciences.

Pratique. 
Aimez à lire le Nouveau Testament : cherchez-y la lumière de la foi et les leçons de la sainteté.
 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 27 juin 2014

27 Juin : NOTRE DAME DU PERPETUEL SECOURS / SAINT LADISLAS, roi de Hongrie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


NOTRE DAME 
DU PERPÉTUEL SECOURS

De style byzantin, peinte sur bois et à fond d'or, l'image dNotre-Dame du Perpétuel-Secours mesure environ 50 centimètres de haut. La Vierge y apparaît avec Son divin Enfant; sur leurs fronts brille une auréole d'or. Deux anges, l'un à droite et l'autre à gauche, présentent les instruments de la Passion à l'Enfant-Jésus effrayé, tandis que la Sainte Vierge regarde la scène pathétique avec une douleur calme et résignée.

Après avoir été longtemps vénérée en Crète, des habitants de cette île qui fuyaient une invasion turque à la fin du XIVe siècle, apportèrent l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours à Rome. A l'invocation de Marie, sous le titre de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, le navire qui transportait Sa sainte image fut sauvé d'une terrible tempête.

Le 27 mars 1499, après avoir parcouru triomphalement les rues de la ville éternelle, précédé du clergé de Rome et suivi du peuple, le portrait de la Vierge du Perpétuel-Secours fut placé au-dessus du maître-autel de l'église St-Matthieu, près de Ste-Marie-Majeure. Grâce aux soins des religieux augustins, la sainte image devint l'objet d'un culte très populaire que Dieu récompensa au cours de plusieurs siècles, par de nombreux miracles.

Pendant les troubles de la Révolution de 1789-1793, les troupes françaises qui occupaient Rome détruisirent l'église St-Matthieu. Un des religieux qui desservaient ce sanctuaire eut le temps de soustraire secrètement la Madone miraculeuse. Il la cacha avec tant de soin, que pendant soixante ans, on se demanda ce qu'était devenu la célèbre peinture.

DIEU permit qu'un concours de circonstances providentielles fit redécouvrir l'image vénérée. En 1865, afin de rendre la pieuse représentation aux mêmes lieux où on l'avait priée jadis, Pie IX ordonna de la rapporter sur l'Esquilin, dans l'église St-Alphonse-de-Liguori bâtie dans l'enceinte où se trouvait autrefois l'église St-Matthieu. Le 26 avril 1866, les Rédemptoristes intronisèrent solennellement Notre-Dame du Perpétuel-Secours en leur chapelle.

Depuis ce temps, grâce au zèle des fils de saint Alphonse et aux innombrables miracles obtenus dans leur pieux sanctuaire, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel-Secours a pris un essor extraordinaire. Le 23 juin 1867, afin de reconnaître et de perpétuer le souvenir de ces précieuses faveurs, le vénérable Chapitre du Vatican couronna la sainte image avec grande pompe.

En 1876, le pape Pie IX érigea une Archiconfrérie dans l'église St-Alphonse, sous le vocable de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. Aujourd'hui, la Sainte Vierge est invoquée sous ce vocable dans la plupart des églises d'Occident.


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SAINT LADISLAS, roi de Hongrie



SAINT LADISLAS naquit en 1031 ; il monta sur le trône de Hongrie l'an 1080, élu par la libre volonté du peuple, à laquelle il dut céder.

Bien différent de la plupart des puissants de ce monde, qui n'aspirent qu'aux grandeurs passagères, 
Ladislas ne recherchait que la vraie grandeur, celle que l'on acquiert par la vertu.

Dès sa jeunesse il était admiré de tout le monde pour sa chasteté, sa modestie, sa piété, sa tendresse envers les pauvres. Il n'est pas étonnant que le choix populaire se soit fixé sur 
Ladislas ; il n'avait pas seulement l'âme d'un saint, mais toutes les qualités d'un roi.

Nul, dans toute la Hongrie, n'était de taille plus grande ni de port plus majestueux que lui ; les fatigues de la guerre, les graves occupations de la paix lui convenaient également.

Il recevait tout le monde avec la plus grande affabilité, et les moindres de ses sujets pouvaient en confiance venir lui réclamer justice ; ses jugements équitables, semblables à ceux d'un père plutôt que d'un maître, étaient agréés de tous; aussi la voix publique lui donna-t-elle le beau nom de Pieux.

La vie de
 Ladislas en son palais était fort austère ; sa table, il est vrai, était royalement servie, mais il n'y prenait que ce qui lui était nécessaire ; il jeûnait même souvent, se refusait l'usage du vin, couchait sur la dure, mortifiait son corps, et par ces moyens triomphait des périls que courent les rois au milieu de l'éclat et de la mollesse des cours.

Ennemi des amusements frivoles, il donnait tout son temps aux exercices de piété et aux devoirs de son état, ne se proposant en tout que la plus grande gloire de DIEU.

La religion était tout pour lui ; fort conciliant quand il s'agissait de sa personne, il ignorait les demi-mesures quand il s'agissait de maintenir les droits de l'Église ou de défendre son pays. Pas un pauvre ne sortait de son palais sans avoir reçu quelque soulagement à sa misère ; chaque genre de besoin trouvait près de lui un secours assuré.

Les églises magnifiques qu'il fit construire sont un nouveau témoignage de la religion de ce grand prince et de son zèle à favoriser le développement du culte chrétien chez on peuple encore à demi barbare et à demi païen.

Du reste, 
Ladislas ne se contentait pas de travailler à la conversion des autres, il était le modèle de tous, une sorte de loi vivante qui enseignait à chacun ses devoirs.

Son palais était si édifiant, qu'on n'y entendait ni jurements ni paroles inconvenantes ; les jeûnes y étaient fidèlement observés ; en un mot, on eût dit moins une cour royale qu'une maison religieuse.
Ladislas avait été choisi pour commander en chef la première croisade, quand DIEU l'appela à lui, le 30 juillet 1095, la seizième année de son règne.

Pratique. 
Observez fidèlement tous les devoirs de votre état ; exercez une bonne influence sur vos inférieurs.
                          "Ô Marie conçue sans péché priez pour nous  qui avons recours à Vous"

jeudi 26 juin 2014

26 Juin : SAINT JEAN ET SAINT PAUL, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

JEAN et PAUL étaient deux frères de haute famille ; ils demeuraient à Rome et remplissaient des emplois fort honorables dans la maison princière de Constance, fille de Constantin; ils se faisaient remarquer par leurs œuvres de piété et par une grande charité envers les pauvres.

Quand Julien l'Apostat fut monté sur le trône, ils renoncèrent à toutes leurs charges et au rang qu'ils tenaient dans l'État, et se retirèrent dans leur maison du mont Cœlius, dont on a retrouvé récemment des parties fort intéressantes et bien conservées, sous l'antique église construite en leur honneur et administrée aujourd'hui par les Passionistes.

Julien n'était pas moins altéré de l'or que du sang des chrétiens, et il résolut de s'emparer des biens des deux frères, qui avaient méprisé de le servir. Il leur fit demander de venir à sa cour, comme du temps de Constantin et de ses fils ; mais ils refusèrent de communiquer avec un apostat, et répondirent au message de Julien : « Nous aurions tort de préférer à notre empereur une personne mortelle, mais c'est à tort qu'on nous blâme de préférer le service de JESUS-CHRIST à celui d'un homme. »

Dix jours de réflexion leur sont accordés ; ils en profitent, non pas pour se cacher ou prendre la fuite, mais pour se préparer au martyre par les œuvres de charité.

Ils vendent tout ce qu'ils peuvent de leurs propriétés, et distribuent aux pauvres argent, vêtements, meubles précieux, plutôt que de voir tous ces biens tomber entre les mains d'un homme aussi cupide qu'impie ; ils passent ensuite le reste de leur temps à prier et à fortifier les fidèles dans la résolution de mourir pour JESUS-CHRIST plutôt que d'abandonner la religion.

Le dixième jour, l'envoyé de l'empereur les trouve en prière et disposés à tout souffrir pour leur foi : « Adorez Jupiter, leur dit-il en leur présentant une petite idole de cette divinité. — A DIEU ne plaise, répondent-ils, que nous adorions un démon ! Que Julien nous commande des choses utiles au bien de l'État et de sa personne : c'est son, droit ; mais qu'il nous commande d'adorer les simulacres d'hommes vicieux et impurs, cela dépasse son pouvoir. Nous le reconnaissons pour notre empereur, mais nous n'avons point d'autre DIEU que le Père, le FILS et le SAINT-ESPRIT, qui sont un seul DIEU en trois personnes. »

Le messager, voyant qu'il ne pourrait ébranler leur courage invincible, ordonna de creuser une fosse dans leur jardin, et les fit décapiter pendant la nuit dans leur propre maison, et ensuite enterrer secrètement.

L'empereur, craignant que cette exécution ne soulevât la réprobation de Rome, répandit le bruit qu'il les avait envoyés en exil ; mais les démons publièrent leur mort et leur triomphe, et l'exécuteur des ordres de Julien, après avoir vu son fils délivré du démon par l'intercession des saints martyrs, se convertit avec sa famille.

Pratique. Rappelez-vous la parole de l'Évangile : Nul ne peut servir deux maîtres.

                      "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 25 juin 2014

25 Juin : SAINT PROSPER D'AQUITAINE, Docteur de l'Eglise / SAINT GUILLAUME, Abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT PROSPER naquit dans l'Aquitaine, au commencement du Ve siècle. Nous le connaissons surtout par ses excellents ouvrages, car ce savant homme semble avoir passé toute sa vie la plume à la main, dans les controverses contre les hérétiques.

Il s'était évidemment appliqué à l'étude des belles-lettres et surtout à l'intelligence de la sainte Écriture. Chez 
Prosper, à la science se joignait la vertu, et un auteur contemporain, faisant de lui les plus grands éloges, l'appelle homme saint et vénérable. Les semi-pélagiens, en particulier, eurent en lui l'un de leurs plus redoutables adversaires.

Son érudition et sa sainteté le rendirent célèbre dans toute l'Église, et Saint Léon le Grand, qui se connaissait en mérite, ne fut pas plus tôt élevé au saint pontificat qu'il attira 
Prosper à Rome pour faire de lui son secrétaire et se servir de lui, comme Saint Damase avait fait de Saint Jérôme, pour répondre aux questions qui lui étaient adressées de tout l'univers chrétien.

Plusieurs historiens croient même que le fond de l'admirable lettre de Saint Léon sur l'Incarnation du Verbe est de la composition de 
Saint Prosper, et que le grand pape n'a fait qu'y mettre son style.

Notre saint n'était pas moins habile dans les sciences humaines que dans les sciences ecclésiastiques, surtout dans les mathématiques, l'astronomie et la chronologie. Tout porte à croire que 
Prosper n'était ni évêque, ni même prêtre ; mais comme il a passé sa vie à combattre les hérésies, à soutenir les vérités de la religion et à éclaircir le grand et difficile mystère de la grâce, l'Église lui a donné place parmi ses Pères et ses Docteurs.

On ignore au juste la date de sa mort.

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SAINT GUILLAUME, Abbé

SAINT GUILLAUME naquit à Verceil, en Lombardie. Dès l'âge de quinze ans, devenu orphelin, il résolut de mener une vie pénitente ; il fit alors le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, vêtu d'une simple tunique, ayant une double ceinture de fer, marchant nu-pieds, souffrant le froid et le chaud, la faim, la soif et toutes sortes de privations.

De retour en Italie, DIEU lui inspira de mener une vie solitaire ; il se retira sur une montagne déserte, au royaume de Naples, où il fit des abstinences et des austérités presque incroyables. Le bruit de ses miracles et l'éclat de ses vertus l'ayant fait découvrir dans sa solitude, il voulut se perdre plus avant dans une retraite inaccessible ; mais DIEU, qui avait d'autres desseins sur lui et voulait en faire le fondateur d'une nouvelle congrégation religieuse, le retint sur une montagne voisine, dite Mont-Vierge. Il y mourut, l'an 1142.

Pratique. 
Écoutez les inspirations du Ciel et gardez-vous de suivre en aveugle votre volonté propre.
                                  "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 24 juin 2014

24 Juin : NATIVITE DE SAINT JEAN BAPTISTE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

L'Église, dit Saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance, de leur naissance à la vie éternelle.

La Nativité de SAINT JEAN BAPTISTE a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de JESUS-CHRIST, dans la visite que fit la très Sainte "Vierge à Sainte Elisabeth.

La naissance de 
Saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu'elle lui annonçait l'approche de sa Rédemption. La puissance divine était intervenue d'une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple ; mais elle éclata bien davantage dans celle du saint Précurseur, que la dignité de son ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la parole de JESUS-CHRIST lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes : « Parmi les enfants des femmes, il n'en est point apparu de plus grand que Jean-Baptiste. »

Le message d'un ange à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste, la maternité d'Elisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l'annonce de l'ange jusqu'à la circoncision de l'enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d'entonner le beau cantique Benedictus, tout est merveilleux dans l'apparition du Précurseur en ce monde.

II ne fallait pas moins, pour écarter les dernières ombres à travers lesquelles devait se montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans. Parmi les récits évangéliques, il en est peu d'aussi intéressants ni d'aussi touchants que celui de la naissance de 
Saint Jean-Baptiste.

Les miracles s'ajoutaient aux miracles autour du berceau de l'enfant ; les habitants du voisinage furent saisis d'une crainte respectueuse, et le bruit de ces merveilles se répandit dans toutes les montagnes de la Judée, de sorte que tous se disaient les uns aux autres : « Que pensez-vous de l'avenir de cet enfant? » II était évident, en effet, que la main du SEIGNEUR dirigeait cet événement. —
Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable : il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des apôtres. « Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu'il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d'eux une classe particulière. » (La Luzerne.)

Le culte de 
Saint Jean-Baptiste a toujours joui d'une immense popularité.

Pratique. 
Remerciez DIEU souvent des grâces de choix dont il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

                       "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 23 juin 2014

23 Juin : SAINTE ËDELTRUDE (ou AUDREY), Abbesse

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINTE ËDELTRUDE nous donne une preuve de la possibilité de la sainteté au milieu des grandeurs du monde et dans l'état du mariage.

Fille d'un roi anglais, elle eut trois sœurs saintes comme elle : Sexburge, Witburge et Ëthelburge. Un ardent amour pour JÉSUS-CHRIST et Sa sainte Mère s'empara de ce cœur simple et droit, et de bonne heure elle conçut le désir de passer sa vie dans une parfaite virginité.

Mariée plus tard par son père, elle eut le bonheur d'avoir pour époux un prince dont les goûts étaient les siens et qui vécut avec elle dans la continence.

Au bout de trois années de vie commune, elle se retira, avec la permission de son mari, dans l'île d'Ely, qui lui avait été donnée pour douaire, et elle y mena pendant cinq ans une vie véritablement angélique. Pleine de mépris pour tout ce qui flatte la plupart des hommes, elle faisait consister sa gloire dans la pra­tique de la pauvreté volontaire et des humiliations; son plus grand plaisir était de chanter jour et nuit les louanges du SEIGNEUR.

En vain 
Ëdeltrude cherchait à vivre ignorée, ses vertus perçaient le voile épais de son humilité. Après la mort du prince son mari, elle fut tellement sollicitée à un nouveau mariage par le roi de Northumberland, qu'elle finit par y consentir ; mais elle fut aussi heureuse que la première fois, car elle amena son second mari à vivre avec elle dans une continence parfaite.

Nulle sainte peut-être n'a donné un pareil exemple, et pourtant rien n'est plus authentique. Le roi l'aimait très tendrement, et elle-même avait pour lui une affection profonde autant que pure.

Cependant 
Ëdeltrude aspirait toujours à la vie cachée ; aussi finit-elle par obtenir de son royal époux la grâce d'entrer dans un monastère, où elle reçut le voile et parut aux yens de ses sœurs comme un modèle de toutes les vertus.

Devenue bientôt abbesse et fondatrice de plusieurs monastères, elle se vit bien plus heureusement mère selon la grâce qu'elle n'eût pu l'être selon la nature. Elle ne faisait qu'un repas par jour, excepté les jours de grandes fêtes et quand elle était malade.

Jamais elle ne portait de linge, mais de simples vêtements de laine. Son oraison était continuelle, et bien qu'elle eût assisté aux offices de la nuit, elle était toujours en prière avant le lever du jour.

Après sept années de cette vie austère, jeune encore, elle reçut de DIEU la révélation qu'un certain nombre de ses sœurs mourraient bientôt de la peste et qu'elle-même les accompagnerait dans l'antre monde.

Elle souffrit avec une patience héroïque et mourut le 23 juin 679. Son corps fut trouvé dans un état de merveilleuse conservation plusieurs années après sa mort.

Pratique. 
Rappelez-vous que la figure de ce monde passe, que c'est folie de s'y attacher, et que vous n'êtes sur la terre que pour gagner le ciel.
                                 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 22 juin 2014

22 Juin - SAINT PAULIN, Evêque de Nole

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT PAULIN naquit à Bordeaux en 354, d'une des plus anciennes et des plus célèbres familles sénatoriales de Rome, qui avait d'immenses possessions en Italie, en Aquitaine et en Espagne.

Ausone, le premier orateur et le premier poète de son temps, fut son maître ; et, sous sa conduite, Paulin devint lui-même un orateur et un écrivain fort remarquable.

Ses talents, ses richesses, ses vertus relevèrent aux plus hautes dignités de l'empire; il fut même honoré du consulat, l'an 378. 
Paulin avait vingt-quatre ans quand il épousa Thérasia, opulente patricienne, pieuse chrétienne, dont l'influence rapprocha peu à peu son époux de la vérité et le conduisit au baptême.

Ses relations avec le célèbre Saint Martin, le grand thaumaturge des Gaules, qui le guérit miraculeusement d'une grave maladie des yeux, contribua beaucoup aussi à tourner ses pensées vers la beauté de la perfection chrétienne. Baptisé par l'évêque de Bordeaux, il goûta enfin cette paix qu'il cherchait depuis si longtemps.

La mort de son jeune enfant, nommé Celsus, porta de plus en plus le nouveau chrétien au mépris des biens de ce monde.

Son immense fortune lui était à charge ; il s'en dépouilla en faveur des pauvres, croyant que « le véritable riche est celui qui compte sur DIEU et non celui qui compte sur la terre », et que « celui qui possède JÉSUS possède plus que le monde entier ».

Dès lors 
Paulin et Thérasia, tout en vivant dans une union parfaite, pratiquèrent la continence. On ne saurait croire l'étonnement que ces nouvelles jetèrent dans tout l'empire ; à l'étonnement succédèrent les dérisions, les reproches, le mépris.
Paulin, en revanche, voyait sa conduite exaltée par tout le monde chrétien et recevait les éloges des Ambroise, des Augustin, des Jérôme et des Grégoire. Il fut ordonné prêtre en 393, et alla se fixer à Nole, en Italie, où il fit de sa maison une sorte de monastère. En 409, le peuple de Nole l'acclama évoque.

Son épiscopat est célèbre par un acte.de dévouement devenu immortel. Une pauvre veuve avait vu son fils unique emmené prisonnier par les barbares ; elle va trouver 
Paulin, le priant de racheter son enfant : « Je n'ai plus d'argent, dit le pontife, mais je m'offre moi-même. »

La pauvre femme ne pouvait le croire, mais il l'obligea à se rendre avec lui en Afrique, où il se livra en échange du prisonnier ; le fils délivré revint à Nole et fut la consolation de la vieillesse de sa mère.

Au bout de quelque temps, la noblesse du caractère et les vertus de 
Paulin intriguèrent son maître ; il fut obligé de se découvrir, et le barbare, confus d'avoir pour esclave un évêque, lui donna sa liberté avec celle de tous les prisonniers de sa ville épiscopale.

Sa réception à Nole fut un triomphe.
 Paulin quitta ce monde le 22 juin 431, après avoir été favorisé de la visite de saint Janvier et de saint Martin.

Pratique. 
Soyez désintéressé dans les services que vous rendez à votre prochain.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 21 juin 2014

21 Juin : SAINT LOUIS DE GONZAGUE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT LOUIS DE GONZAGUE naquit en l'an 1568, d'une famille princière d'Italie. Avant sa naissance, sa mère, en danger de mort, avait fait vœu de consacrer son enfant à Notre-Dame de Lorette, si elle obtenait une heureuse délivrance. 

On ne sait s'il est possible de trouver une jeunesse plus merveilleuse de piété et de pureté que celle de cet enfant prédestiné entre tous.

Encore au berceau, s'il se présentait un pauvre, Louis pleurait jusqu'à ce qu'on lui eût fait l'aumône ; son visage respirait un tel air de vertu, que ceux qui le portaient dans leurs bras croyaient tenir un ange. 

A l'âge de cinq ans, il avait retenu et répété quelques paroles grossières qu'il avait entendues sortir de la bouche des soldats de son père, sans les comprendre ; il en fut repris et en montra tant d'horreur, qu'il pleura cette faute, la plus grande de sa vie, et qu'il en fit pénitence jusqu'à la mort.

Le père de Louis, qui songeait à la fortune de son fils, l'envoya successivement chez plusieurs princes, en qualité de page; mais DIEU, qui avait d'autres vues, voulait ainsi montrer ce jeune saint aux cours d'Europe, pour leur faire voir que la piété est de toutes les conditions et l'innocence de tous les âges.

Dans ces milieux mondains, où il vivait comme n'y vivant pas, ses progrès dans la sainteté furent surprenants. A huit ou neuf ans, il fit le vœu de virginité perpétuelle ; sa délicatesse était si angélique, que jamais il ne regarda une femme en face, pas même sa mère ; jamais il ne permit à son valet de chambre de l'aider à s'habiller, et sa pudeur était si grande, qu'il n'osait même pas lui laisser voir le bout de ses pieds nus.

Vers l'âge de onze ans, il fit sa première communion des mains de Saint Charles Borromée. A seize ans, il se décida à entrer dans la Compagnie de JESUS. Peu de vocations ont été aussi éprouvées que la sienne : son père fut pour lui, pendant quelque temps, d'une dureté sans pareille; mais il dut enfin céder devant la volonté de DIEU, et Louis entra au noviciat des Jésuites, à Rome.

Il y parut dès les premiers jours comme un modèle digne d'être proposé aux plus parfaits ; on vit en lui un prodige de mortification, un ange de pureté, une merveille d'amour de DIEU. La seule vue de Louis dissipait chez les autres les plus violentes tentations de la chair. Jamais il n'avait ressenti la concupiscence charnelle, et malgré cela il était cruel pour son pauvre corps à l'égal des plus rudes saints.

Obligé par ses supérieurs, pour cause de santé, à ne pas se laisser absorber dans la pensée de DIEU, il devait s'écrier souvent, emporté par l'amour au delà de l'obéissance : "Éloignez-vous de moi, SEIGNEUR, éloignez-vous de moi."

Louis reçut du ciel l'annonce de sa mort, et fut bientôt victime de sa charité pendant la peste de Rome, l'an 1591. Sa mort fut angélique comme sa vie.

Pratique. Vivez dans une grande pureté de corps, de cœur et d'esprit.

                    "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 20 juin 2014

20 JUIN : SAINT SYLVÈRE, Pape et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

Sylvère succéda au pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies. 

A voir la manière dont s'était faite l'élection de Sylvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondit pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement.

DIEU fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car Sylvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.

L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le pape son prédécesseur, Sylvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas. Ce fut contre lui le signal de la persécution; Théodora le fit saisir, dépouiller de ses ornements pontificaux et revêtir d'un habit monastique, et un antipape, nommé Vigile, fut proclamé à sa place.

Sylvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat.

L'évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de DIEU, s'il ne réparait le scandale : « II y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il ; mais il n'y a qu'un pape dans l'univers. »

Ces paroles, dans la bouche d'un évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout. Justinien, trompé jusqu'alors, se rendit aux observations de l'évêque, et peu après, malgré l'impératrice, Sylvère revint en Italie; mais bientôt de nouvelles intrigues le conduisirent dans l'île déserte de Pontia, où il subit un second exil plus rigoureux que le premier.

Son courage ne l'abandonna pas, et de là autant qu'il le put, il gouverna l'Église, en se nourrissant du pain de l'affliction et de l'eau de l'angoisse. »

Au bout d'un an, ce bon pape mourut de faim et des autres misères de l'exil, le 20 juin 538, et mérita d'être mis au rang des martyrs. Il n'avait gouverné l'Église que deux ans. DIEU témoigna par beaucoup de miracles que sa mort était précieuse devant ses yeux ; car tous les malades qui accoururent à son tombeau furent guéris.

Pratique. Conservez la paix de votre cœur et la confiance en DIEU, an milieu des injustices des hommes. 

                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"