mercredi 28 octobre 2009

28 Octobre - SAINT SIMON ET SAINT JUDE, Apôtres

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Ces deux apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils. — SAINT SIMON qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Canadien, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des apôtres. — SAINT JUDE était frère de saint Jacques le Mineur et de saint Siméon, évêque de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur.

Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur. — Saint Simon prêcha d'abord en Egypte, en Mauritanie, en Libye ; saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie. Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble.

Les choses extraordinaires que DIEU opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle ; ils réussirent au point d'être obligés d'ordonner plusieurs prêtres et de fonder diverses églises.

Un fait vint ajouter à leur prestige : Deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. An nom de JESUS-CHRIST, les apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses, se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles, le triomphe du CHRIST était complet.

Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer JESUS-CHRIST en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre de sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu : "Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois le SEIGNEUR qui nous appelle". — Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi JESUS-CHRIST entouré de ses anges, et un des anges m'a dit : "Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice. — Qu'il n'en soit pas ainsi! Ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertir ont-ils."

Et voici qu'en ce moment un ange leur dit à tous deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie? — Miséricorde pour ce peuple! crièrent les deux apôtres. Que le martyre soit notre partage! » Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier : "Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de DIEU; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir." Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées.

Alors le peuple aveugle se jeta sur les deux apôtres et les massacra, pendant qu'ils bénissaient DIEUet priaient pour leurs bourreaux.

Pratique: L'union fait la force; unissez-vous, pour faire le bien, aux personnes qui ont du zèle.

27 Octobre - SAINTE EMMELINE, Religieuse / SAINT FRUMENCE, Evêque



SAINTE EMMELINE
Religieuse

Sa vie est méconnue, elle fut religieuse cistercienne au monastère de Boulancourt jusqu'à sa mort en 1078.



SAINT FRUMENCE vivait au IVe siècle. Il était encore enfant, lorsque le philosophe romain Mérope, son oncle, l'emmena, lui et son frère Édèse, dans un voyage qu'il fit en Ethiopie. Son voyage achevé, il s'embarqua pour revenir dans sa patrie.

Le navire qui le portait avec ses neveux s'arrêta dans un certain port pour y faire les provisions nécessaires à l'équipage. Les barbares du pays pillèrent le navire, passèrent au fil de l'épée tous ceux qui le montaient. Frumence était alors assis sur le rivage, sous un arbre, avec son frère, et préparait sa leçon.

Les barbares eurent pitié de leur innocence, de leur candeur et de leur beauté et les conduisirent à leur roi. Le prince éthiopien s'intéressa à leur sort et prit un soin particulier de leur éducation; il fit Édèse son échanson, et Frumence son trésorier et son secrétaire d'État. Étant près de mourir, il leur donna la liberté ; mais la reine les pria de rester et de continuer à l'aider de leurs conseils jusqu'à ce que l'héritier du trône fût en âge de régner.

Frumence profita de son autorité pour disposer ce peuple à recevoir la connaissance de l'Évangile, et fit bâtir une église pour les réunions des nouveaux chrétiens. Quand le prince eut atteint sa majorité, Frumence résigna entre ses mains l'administration du royaume et lui demanda la permission de retourner dans sa patrie.

Arrivé à Alexandrie, il alla trouver saint Athanase, lui raconta son histoire, lui parla de la chrétienté naissante de l'Ethiopie, des bonnes dispositions de ses habitants, et le supplia d'envoyer un évêque et des prêtres pour travailler à la conversion du peuple entier.

Athanase, plein de joie et d'admiration, lui dit : « Qui mieux que vous peut accomplir cette œuvre? » II l'éleva promptement au sacerdoce et à l'épiscopat et l'envoya prêcher l'Évangile.

L'évêque fut accueilli avec bonté par le prince, qui se convertit et aida lui-même Frumence à éclairer la nation entière.

Frumence fit bâtir de nombreuses églises. Ses miracles ne contribuèrent pas peu au succès de sa mission. Il eut à souffrir des menées des ariens, qui cherchèrent à nuire à son apostolat; mais il demeura toujours invincible champion de la foi de Nicée et eut l'honneur d'être appelé par le grand Athanase : Père du salut.

Le saint évêque continua d'édifier l'Église d'Ethiopie par ses discours, ses vertus et ses miracles, jusqu'à sa mort. Il s'endormit pieusement dans le Seigneur, à l'âge d'environ cent ans. — Admirons comment DIEU conduit tous les événements et arrive à ses fins par les moyens les plus imprévus.

Pratique:
Sachez que non seulement les prêtres, mais les simples fidèles, ont un apostolat à remplir.

Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/27-10-Vigile-des-Sts-Simon-et-Jude

lundi 26 octobre 2009

26 Octobre - SAINT EVARISTE, Pape / LE BX BONAVENTURE DE POTENZA, Frère Mineur

SAINT EVARISTE succéda au pape Anaclet, sous le règne de Trajan, gouverna l'Église neuf ans et mourut l'an 112. Il fut le premier qui divisa Rome en paroisses, et à chaque paroisse il préposa un cardinal. Évariste fit plusieurs ordinations, se montra plein de zèle pour les intérêts de l'Église et des âmes. Il fut martyr, mais on n'a pas de détails sur sa mort.


LE BIENHEUREUX BONAVENTURE DE POTENZA,
Frère Mineur


Le bienheureux BONAVENTURE était fils d'un tailleur de la petite ville de Potenza, près de Salerne, en Italie. Il naquit en 1651 ; son enfance fut remarquable par sa gravité, sa piété, son horreur du mal et sa mortification : tout annonçait en lui le saint futur.

Il entra, vers l'âge de quinze ans, chez les Frères Mineurs Conventuels ; ses supérieurs jugèrent bientôt qu'il était plutôt fait pour la science des saints que pour toute autre science. Son obéissance était celle d'un enfant. Un jour qu'il cherchait la clef de la sacristie : « Prenez un hameçon, lui dit en riant son supérieur, et repêchez-la, elle est au fond du puits. » Bonaventure le fit et retira la clef par le moyen indiqué.

DIEU récompensa l'obéissant religieux par d'autres faits non moins extraordinaires. On admirait sa dévotion au très Saint Sacrement. Il passait des jours et des nuits auprès du tabernacle, et souvent il y était ravi en extase ; il avait soin que la lampe du sanctuaire ne s'éteignit jamais et veillât, pour ainsi dire, avec son âme. A sa première messe, ses traits parurent illuminés, ses yeux étaient baignés de larmes ; plusieurs fois dans sa vie il fut élevé au-dessus de terre pendant le Saint Sacrifice.

Son zèle pour les âmes était si brûlant, qu'il disait un jour : « Si j'étais appelé auprès de quelques pauvres infirmes ou moribonds et que les portes fussent fermées, de façon que je ne susse par où sortir, je ne balancerais pas à me jeter par la fenêtre pour aller sauver leur âme. » Les historiens du bienheureux Bonaventure signalent plusieurs miracles et prophéties qu'il fit de son vivant et qui le rendirent célèbre dans les différents pays où l'obéissance le fit passer.

Un jour, par exemple, ayant rencontré un lépreux, il le pressa sur son cœur, l'embrassa avec amour, et à l'instant même le lépreux fut délivré de son mal.

Six mois à l'avance, le saint religieux reçut de DIEU l'annonce de sa mort. Le temps venu, il demanda lui-même les sacrements, pria ses frères de lui pardonner tous les scandales de sa vie, et voulut descendre de son lit pour baiser les pieds de son supérieur ; l'obéissance l'en empêcha.

Il se mit à chanter des cantiques, récita trois Ave Maria et rendit son âme à DIEU sans agonie, le 26 octobre 1711. Son corps répandit une suave odeur, et son tombeau fut illustré par de nombreux miracles.

Pratique:
Croyez qu'il est plus avantageux d'obéir que de commander, de servir que d'être servi.

dimanche 25 octobre 2009

25 Octobre - SAITN CREPIN et SAINT CREPINIEN, Cordonniers, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

CREPIN ET CREPINIEN, cordonniers, faisaient des chaussures pour les pauvres, quand on les saisit comme chrétiens et on les conduisit à l'empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules : « D'où êtes-vous, leur dit le tyran, et quelle religion professez-vous? — Nous sommes, répondirent-ils, de nobles Romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne. — Si vous persistez dans cette folie, leur dit l'empereur, je vous ferai périr d'une mort cruelle; si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d'honneurs. —Tu crois nous effrayer par tes menaces, répondent les saints martyrs; mais pour nous le CHRIST est la vie, et la mort est une grâce. Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis. Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l'enfer. »

Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l'un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire. Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus, mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en tuèrent ou blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou, dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.

Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres; mais une goutte du terrible liquide jaillit sur l'œil du tyran, qui ressentit une affreuse douleur et devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre son œuvre barbare, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d'un mélange de poix, de graisse et d'huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir.

Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s'y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.

Quant à Crépin et à Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain. La nuit précédente, un ange leur était apparu et leur avait annoncé la fin de leurs combats ; ils allèrent à la mort avec autant de joie que d'autres vont à leurs plaisirs.

Deux vieillards, pendant la nuit, recueillirent leurs corps pour leur donner la sépulture. Le culte de saint Crépin et de saint Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires parmi les chrétiens ; des confréries ouvrières furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur; d'éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.

Pratique: Quelles que soient vos occupations, relevez-les toujours par des motifs surnaturels.


Sur Introibo : http://www.introibo.fr/Dernier-Dimanche-d-Octobre-le (Solennité du Christ-Roi)

samedi 24 octobre 2009

24 Octobre - SAINT MAGLOIRE, Evêque / SAINT MARTIN DE VERTOU

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"



SAINT MAGLOIRE naquit dans la Grande-Bretagne vers la fin du Ve siècle; il fut formé dès sa jeunesse à la science et à la piété. Après avoir passé les premières années qui suivirent son éducation dans sa famille, où il continua de pratiquer fidèlement les vertus chrétiennes, il se retira du monde en laissant ses biens aux pauvres et aux églises. Il passa plus tard en Armorique, où il devint évêque régionnaire ; son zèle et son activité opérèrent dans le pays un bien considérable. Magloire alla finir saintement ses jours dans un monastère de Jersey qu'il avait fondé. Sa mort arriva l'an 575.


SAINT MARTIN DE VERTOU


SAINT MARTIN DE VERTOU, digne émule de saint Martin de Tours, naquit à Nantes l'an 527. Il était issu d'une famille très riche et très illustre. Tout adonné à la piété dès son enfance, il se sentit, jeune encore, attiré au service des saints autels.

L'évêque de Nantes l'ordonna diacre et l'envoya prêcher l'Évangile dans les contrées voisines. Il y avait, aux environs de la mer, une ville nommée Herbauge, dont il est difficile aujourd'hui de préciser l'emplacement. Ni l'éloquence, ni les prières, ni les vertus de l'apôtre, ne purent gagner cette nouvelle Sodome.

Il s'enfuit avec une famille qui avait seule écouté sa parole et pria DIEU de punir la cité coupable. Bientôt, à sa prière, la terre s'entr'ouvrit, les monuments et les maisons s'écroulèrent; et la mer furieuse, se précipitant sur ces ruines, engloutit la ville avec ses habitants, sans en laisser de trace.

C'est alors qu'il se rendit au pays de Vertou, voisin de la ville vendéenne des Sables-d'Olonne, où il passa quelques années dans la solitude et la prière, consolé par les pieuses relations qu'il entretenait avec un saint solitaire du voisinage, appelé saint Vivent.

Averti par un ange, Martin quitta sa retraite et alla fonder un monastère en Bretagne, non loin de Nantes, au lieu appelé aujourd'hui Vertou, en souvenir de l'ermitage que le saint avait précédemment habité.

Là, ses travaux furent tellement bénis de DIEU, qu'il se vit bientôt à la tête de trois cents religieux et dut fonder encore, dans les environs, plusieurs monastères. Martin était l'âme de sa vaste communauté; il était le premier à la psalmodie, au jeûne, à la prière, au silence, au travail, surtout aux pratiques austères de la pénitence. Parmi ses miracles, on rapporte la résurrection de plusieurs morts.

Martin
, accompagné de quelques disciples, visitait souvent ses monastères et profitait de ces courses pour évangéliser les populations de la contrée, où sa mémoire est restée en vénération.

Il mourut en son monastère de Durinum, aujourd'hui Saint-Georges-de-Montaigu, en Vendée, le 24 octobre 601.

Pratique:
Honorez particulièrement les saints qui ont évangélisé le pays que vous habitez.
Sur Introibo : http://www.introibo.fr/24-10-St-Rapahel-archange

23 Octobre - SAINT THEODORET, Prêtre d'Antioche / SAINT JEAN DE CAPISTRAN

SAINT THEODORET, prêtre d'Antioche, au IVe siècle, montra beaucoup de zèle pour la destruction des idoles et la construction des églises. Sur son refus d'apostasier, il eut les membres disloqués et fut étendu sur un chevalet : « Je ne sens point vos tourments, disait le martyr, parce que DIEU est avec moi. » On lui appliqua ensuite des torches ardentes sur les côtés ; pendant ce supplice, les bourreaux le virent s'entretenir avec les anges. Théodoret fut enfin décapité (an 362).

SAINT JEAN de CAPISTRAN
Franciscain
(+ 1456)


Saint Jean de Capistran, né l'an 1385, dans le royaume de Naples, était, dans sa jeunesse, un brillant jurisconsulte, un magistrat renommé pour son intégrité, un gouverneur plein de fermeté et de sagesse.

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. . C'est là que saint François lui apparut et lui ordonna d'entrer dans l'ordre des Frères Mineurs.

Jean acheta sa liberté, donna le reste de ses biens aux pauvres et s'ensevelit dans un couvent, après avoir donné à la ville de Pérouse, dont il avait été gouverneur, l'exemple d'un parfait mépris du monde, en parcourant les rues de cette ville monté à rebours sur un âne, et la tête coiffée d'un bonnet de carton, où étaient écrits les principaux péchés de sa vie.

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté: "Je rends grâces au SEIGNEUR, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience."


Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de JESUS sur la Croix. Embrasé d'amour pour DIEU, il faisait de sa vie une oraison continuelle: le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase: "DIEU, disait-il, m'a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l'ami de JESUS."

Ordonné prêtre, Jean fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme nonce en Sicile; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient.

Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans.

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le Pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade: à la voix puissante de cet ami de DIEU, une armée de 40,000 hommes se leva; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche:

"Par le secours de JESUS, Jean de Capistran remportera la victoire." Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait: "Victoire, JESUS, victoire!" Belgrade fut sauvée. C'était en l'an 1456.

Trois mois après, saint Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis: "C'est maintenant, SEIGNEUR, que Vous laisserez mourir en paix Votre serviteur," expira en disant une dernière fois: JESUS. Il avait soixante-et-onze ans.

Pratique.
Défiez-vous de l'orgueil, combattez-le jusque dans ses dernières racines.

Sur Introibo: http://www.introibo.fr/23-10-St-Antoine-Marie-Claret

jeudi 22 octobre 2009

22 Octobre - SAINT HILARION, Solitaire / SAINT MELLON, Evêque de Rouen

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINTE SALOME
Femme de Zébédée, Mère des apôtres Jacques et Jean
(Ier siècle)

Epouse de Zébédée, mère de Saint Jean et de Saint Jacques, elle faisait partie des femmes qui suivaient et servaient Le CHRIST. Elle assista à la passion du Seigneur et fit partie du groupe de femmes qui trouva le tombeau vide.


SAINT MELLON,
né en Grande-Bretagne, se convertit du paganisme à la foi chrétienne, dans un voyage qu'il fit à Rome ; il fut baptisé par le pape saint Etienne, qui l'envoya prêcher l'Évangile dans les Gaules l'an 257. Trois ans plus tard, il fut élevé au siège épiscopal de Rouen, qu'il occupa pendant cinquante ans. On lui attribue la fondation de la cathédrale et de plusieurs autres églises. Ses travaux et ses miracles gagnèrent à JESUS-CHRIST un grand nombre d'âmes ; sa sainteté était extraordinaire.



SAINT HILARION naquit en Egypte, de parents riches et païens. A quinze ans, éclairé des beautés de la foi chrétienne, il reçut le baptême et, tout épris du désir de la perfection, courut au désert pour voir Antoine, dont le nom était déjà célèbre.

A la vue du patriarche du désert, il s'écria : « Et moi aussi, DIEU me veut ermite ! » II vendit peu après le patrimoine de ses parents, qui venaient de mourir, et s'enfonça dans la solitude.

Le démon, furieux de voir un enfant égaler en ferveur les plus anciens anachorètes, lui déclara une guerre acharnée; il employa tous les moyens : la crainte, les coups, la séduction, les tableaux impurs, les apparitions d'animaux ; l'ermite triompha de tout en multipliant ses austérités.

Un jour pourtant, Hilarion, chantant les psaumes, était distrait et ne priait que de bouche; le démon, fier de cette légère faiblesse du saint, lui sauta sur le dos et se moqua de lui. Le solitaire s'humilia, pleura sa faute et profita de cette négligence pour redoubler d'ardeur an service du SEIGNEUR.

Cet homme, qui avait tant à souffrir du démon, reçut de DIEU le pouvoir de se venger de lui ; on amenait de toutes parts des possédés à Hilarion, qui les délivrait des malins esprits. Cependant les foules accourant vers lui attirées par sa réputation de sainteté, le saint regretta sa solitude primitive : "Je reçois, s'écria-t-il, ma récompense ici-bas : il faut aller me cacher pour prier et souffrir, si je veux me rendre digne de la miséricorde de DIEU."

Quand il voulut partir, plus de dix mille personnes l'arrêtèrent par leurs larmes et leurs gémissements. Il réussit pourtant à s'échapper ; mais le désert fleurissait sous ses pas, l'enthousiasme des foules le suivait partout.

Le SEIGNEUR, prenant pitié de ses larmes, l'avertit de sa mort prochaine. Hilarion s'étendit sur une natte : "Sors, mon âme, dit-il, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore? Il y a bientôt soixante ans que tu sers Le CHRIST, peux-ta craindre la mort?" Et il rendit l'esprit.

Ainsi mourut cet homme extraordinaire, digne émule du grand saint Antoine, l'an 372. Il s'opéra d'innombrables miracles à son tombeau : ainsi DIEU glorifie l'humilité et la mortification.

Pratique: Appliquez-vous à éviter, dans vos prières, les distractions volontaires.

mercredi 21 octobre 2009

21 Octobre - SAINTE URSULE, et ses Compagnes,Vierges et Martyres

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

A défaut d'histoire authentique, les légendes nous disent qu'Ursule était fille d'un prince écossais et naquit en 383. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à JESUS-CHRIST.

Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu'un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s'étant élevée, par la permission de DIEU, pendant la traversée, les navires, au lieu d'atteindre l'Armorique, leur destination, allèrent échouer jusqu'à l'embouchure du Rhin.

Les Huns, qui ravageaient alors l'Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Mais elles étaient décidées à se défendre. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes volent rejoindre au ciel l'immense cohorte des vierges qui suivent l'Agneau partout où il va.

Le prince des Huns, frappé dé la beauté d'Ursule, l'épargne d'abord ; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l'épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d'un coup de flèche.

Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des onze mille vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne. Beaucoup d'églises possèdent des reliques de cette armée de martyres ; mais aucune n'est aussi richement partagée que la ville de Cologne ; car c'est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l'endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres.

Une magnifique église s'éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts ; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité.

Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit : « Je suis une de ces vierges que tu honores ; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l'heure de la mort. »

La troupe glorieuse vint bientôt, en effet, chercher son âme. Sainte Ursule, pour avoir conduit tant d'âmes au ciel avec elle, est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation.

Pratique: Exercez autour de vous une salutaire influence, fortifiez le courage des faibles.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/21-10-Stes-Ursule-et-ses-Compagnes

20 Octobre - SAINT JEAN DE KENTI, Prêtre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT JEAN DE KENTI naquit vers l'an 1403, en Pologne, et dut, aux soins que prirent ses pieux parents de lui donner une bonne éducation, l'avantage précieux de passer sa vie dans l'innocence.

Ses études terminées, il fut professeur à l'université de Cracovie pendant plusieurs années, et tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d'inspirer à ses élèves, par ses exemples et par ses discours, les sentiments de piété dont il était pénétré lui-même.

Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de DIEU ; il était profondément affligé de voir DIEU si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens. Il avait une très grande dévotion à JESUS crucifié, et l'on raconte qu'un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois.

Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes ; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs. Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au service des pauvres ; il donna parfois jusqu'à ses habits et à ses chaussures.

Un matin qu'il se rendait à l'église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid ; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit an presbytère pour le soigner et le comble de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut, et lui rendit le manteau qu'il avait donné au malheureux.

Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur ; il se signala de plus en plus dans ces fonctions par sa mortification et sa piété. Depuis son élévation au grade de docteur en théologie, il renonça pour le reste de sa vie à l'usage de la viande.

Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses membres et dit : « O chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise. » II fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours. On raconte que, dans un de ses pèlerinages à Rome, il fut dévalisé par des brigands : "Avez-vous encore autre chose"? lui dirent-ils. — Non, répondit Jean.


Ils le laissèrent partir; mais, se souvenant bientôt qu'il avait quelques pièces d'or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris.

Jean de Kenti, illustre par ses miracles, s'endormit dans le SEIGNEUR le 24 décembre 1473.

Pratique:
Opérez votre salut avec crainte; défiez-vous de vous-même.


Sainte Adeline
Première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches"
à Mortain, Normandie.

Descendante de Guillaume le Conquérant et soeur de saint Vital de Savigny, elle fut élue première abbesse de l'abbaye des Dames Blanches, appelée ainsi en référence à leur habit.

Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/20-10-St-Jean-de-Kenty-confesseur

lundi 19 octobre 2009

19 Octobre - SAINT PIERRE D'ALCANTARA

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Ce saint, issu d'une famille illustre, fut un prodige d'austérités. Entré dans l'Ordre de Saint-François, après de brillantes études où avait éclaté surtout son amour pour les Livres saints, il montra, pendant son noviciat, une modestie surprenante ; il ne connaissait ses frères qu'à la voix ; il ne savait point la forme de la voûte de l'église ; il passa quatre ans au couvent sans apercevoir un arbre qui étendait ses branches et donnait son ombre près de la porte d'entrée.

Sa vertu extraordinaire l'éleva aux charges de l'Ordre dès ses premières années de vie religieuse ; mais l'humble supérieur se faisait, à toute occasion, le serviteur de ses frères et le dernier de tous.

Dans un pays de montagnes, couvert de neiges, en plein hiver, il avait trouvé un singulier secret contre le froid : il ôtait son manteau, ouvrait la porte et la fenêtre de sa cellule; puis, après un certain temps, reprenait son manteau et refermait porte et fenêtre.

Sa prédication produisit les plus merveilleux effets; sa vue seule faisait couler les larmes et convertissait les pécheurs : c'était, selon la parole de sainte Thérèse, la mortification personnifiée qui prêchait par sa bouche. DIEU lui inspira de travailler à la réforme de son Ordre, et il établit en effet dans l'Ordre de Saint-François, au prix de bien des démarches et de bien des sacrifices, une branche nouvelle qui se fit remarquer par une ferveur admirable.

Dans ses voyages, Pierre ne marchait que pieds nus et la tête découverte : la tête découverte, pour vénérer la présence de DIEU ; pieds nus, afin de ne jamais manquer d'occasion de se mortifier. S'il lui arrivait de se blesser un pied, il ne prenait qu'une sandale, ne voulant pas qu'un pied fût à son aise quand l'autre était incommodé.

PIERRE D'ALCANTARA fut un des conseillers de sainte Thérèse, qui l'avait en grande vénération. Sa mortification s'accroissait chaque jour au point qu'il ne se servait plus de ses sens et de ses facultés que pour se faire souffrir ; il ne mangeait qu'une fois tous les trois jours, se contentant de mauvais pain et d'eau ; parfois il demeurait huit jours sans manger.

Il passa quarante ans sans donner an sommeil chaque nuit plus d'une heure et demie, encore prenait-il ce sommeil assis dans une position incommode ; il avoua que cette mortification avait été plus terrible pour lui que les cilices de métal, les disciplines et les chaînes de fer.

La seule pensée du saint Sacrement et des mystères d'amour du Sauveur le faisait entrer en extase. Saint Pierre d'Alcantara fit de nombreux et d'éclatants miracles. Il mourut en 1562, à l'âge de soixante-trois ans.

Apparaissant à sainte Thérèse après sa mort, il lui dit : "Ô bienheureuse pénitence, qui m'a valu tant de gloire !"


Pratique: Usez des choses de ce monde comme n'en usant pas, vous rappelant constamment l'Eternité.

dimanche 18 octobre 2009

18 Octobre - SAINT LUC, Evangéliste

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT LUC, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. L'histoire nous apprend peu de chose de ses premières années ; on ne sait même pas si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée.


Il fit de grands progrès dans la science. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa mission publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : « Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, » il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit an cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, il le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances, persécutions, pour le nom de JESUS-CHRIST. Saint Luc écrivit, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint et avec une compétence personnelle qui est incontestable, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres.

Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du SAUVEUR de l'Annonciation et de la Visitation.

Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi. — Qui n'a entendu parler des vierges peintes par Saint Luc? D'après une pieuse légende, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait, et la divine Mère aurait consenti à poser devant lui ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait bénit en disant : "Ma grâce sera toujours avec cette image.".

Quoi qu'il en soit, les madones de Saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. Après la mort dû grand Apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Où et comment mourut-il ? On ne saurait le dire au juste; selon les uns, il fut martyrisé dans le Péloponnèse, après avoir évangélisé l'Egypte; selon d'autres, il répandit son sang pour la foi en Bithynie.

Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.

Pratique: Ayez un vrai respect et une vraie dévotion pour les images de la Sainte Vierge.




samedi 17 octobre 2009

17 Octobre - SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOQUE, Abbesse / SAINTE HEDWIGE, Veuve

Sainte Hedwige, duchesse de Silésie et de Pologne, épouse de prince, mérite d'être regardée comme l'un des grands modèles des femmes chrétiennes. Elle mena une vie de foi intense : jeûnes prolongés, endurance au froid, ascèse acceptée d'un commun accord par les 2 époux dans leurs relations conjugales. Toutes ses pensées et toutes ses actions n'avaient pour but que la gloire de DIEU, sa sanctification et celle de sa famille. Dans la prospérité comme dans l'adversité, DIEU fut sa seule consolation. Avec courage, elle porta le veuvage et le deuil de 6 de ses enfants. Elle vécut en JESUS-CHRIST, mettant tout son bonheur à s'humilier et à prier. Elle mourut en 1243.



SAINTE MARGUERITE-MARIE ALACOQUE



C'est pour instituer et propager le culte de son sacré Cœur que JESUS-CHRIST se choisit, au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, une servante dévouée en Marguerite-Marie Alacoque : une des gloires de notre patrie est de lui avoir donné naissance.

Marguerite-Marie Alacoque vint au monde le 22 juillet 1647. Prévenue par la grâce divine dès ses premières années, elle conçut de la laideur du péché une idée si vive, que la moindre faute lui était insupportable ; pour l'arrêter dans les vivacités de son âge, il suffisait de lui dire : « Tu offenses DIEU ! » Elle fit à DIEU le sacrifice de sa virginité, à un âge où elle ne comprenait pas encore la portée de son vœu.

On raconte qu'elle aimait, tout enfant, à réciter le rosaire, en baisant la terre à chaque Ave Maria. Après sa première communion, elle se sentit complètement dégoûtée du monde; DIEU, pour la purifier, l'affligea d'une maladie qui l'empêcha de marcher pendant quatre ans, et elle dut sa guérison à la sainte Vierge, en échange du vœu qu'elle fit d'entrer dans un Ordre qui lui fût consacré.

Revenue à la santé, elle oublia son vœu, et, gaie d'humeur, expansive, aimante, elle se livra, non pas au péché, mais à une dissipation exagérée avec ses compagnes. De nouvelles épreuves vinrent la détacher des vanités mondaines; les bonnes œuvres, le soin des pauvres, la communion, faisaient sa consolation.

Enfin, ayant surmonté toutes les difficultés que lui opposait sa famille, elle entra à la Visitation de Paray-le-Monial. C'est là que JESUS l'attendait pour la préparer à sa grande mission. Le divin Époux la forma à son image dans- le sacrifice, les rebuts, l'humiliation; il la soutenait dans ses angoisses, il lui faisait sentir qu'elle ne pouvait rien sans Lui, mais tout avec Lui. « Vaincre ou mourir ! » tel était le cri de guerre de cette grande âme.

Quand la victime fut complètement pure, JESUS lui apparut à plusieurs reprises, lui montra son Cœur Sacré dans sa poitrine ouverte : « Voilà, lui dit-il, ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ! » On sait l'immense expansion de dévotion au Sacré-Coeur qui est sortie de ces révélations. Marguerite-Marie mourut le 17 octobre 1690. Sa canonisation a eu lieu le 13 mai 1920.

Pratique. Efforcez-vous d'acquérir une profonde dévotion au Sacré Coeur de JESUS.


vendredi 16 octobre 2009

16 Octobre - SAINT GALL D'IRLANDE, Abbé


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT GALL né en Irlande au VIe siècle, fut mis dès l'âge de douze ans, sous la direction de saint Colomban et fit de grands progrès dans la vertu et dans les sciences. Il suivit plus tard ses maîtres en France, puis en Suisse. Saint Colomban dut user de toute son autorité pour forcer l'humble moine à recevoir la prêtrise.

Dès lors Gall joint à la sainteté monastique le zèle d'un apôtre. Saisi d'indignation envoyant l'endurcissement des peuples qu'il prêche, il mit un jour le feu au temple de leurs dieux et jeta les statues dans le lac voisin; mais Colomban et ses disciples furent obligés de chercher ailleurs une solitude tranquille pour échapper à la vengeance de ces païens.

Dans ce nouveau séjour, les efforts des prédicateurs furent couronnés d'un meilleur succès ; chaque instruction était suivie de conversions nombreuses. Ce n'était point l'affaire du démon, qui s'en vengea par des apparitions terrifiantes et des cris sauvages ; mais saint Gall s'arma du signe de la croix et dit aux esprits infernaux : « Au nom de JESUS-CHRIST, quittez ce lieu et n'y faites plus de mal. » — Poussé par l'amour de la solitude, le saint moine s'enfonça bientôt dans un désert plus sauvage et s'écria : "C'est ici le lieu de mon repos !" II s'y établit avec un seul compagnon.

Les bêtes féroces infestaient ce coin de terre, où jamais homme n'avait mis le pied; mais DIEU garde ses saints, et la nature leur est soumise. Absorbé dans la contemplation des beautés divines, Gall oubliait de satisfaire aux exigences du corps. DIEU veillait sur son serviteur; comme jadis pour le prophète Élie, il pourvoyait à sa nourriture par l'intermédiaire des animaux ; aussi représente-t-on le saint recevant de la gueule d'un ours le pain que lui envoyait la Providence.

Si éloigné qu'il vécût du commerce des hommes, le lieu de sa retraite ne tarda pas à être découvert, on accourut de toutes parts recevoir ses conseils ; les disciples affluèrent autour de lui, et il dut fonder une communauté nombreuse, où il souffla un esprit de ferveur admirable.

Le don des miracles accompagnait la vertu du grand serviteur de DIEU. Il chassa un jour le démon du corps d'une jeune fille : « Esprit immonde, lui dit-il, je t'ordonne, au nom de JESUS-CHRIST, de sortir de cette créature de DIEU! » A ces mots, on vit un oiseau noir et hideux sortir de la bouche de la possédée. Celle-ci, renonçant à une alliance royale, se consacra au SEIGNEUR dans un monastère.

Gall
ne sortait de son couvent que pour évangéliser les populations des environs, et voyait avec joie le nombre et la vertu de ses fils s'accroître de jour en jour. Son âme s'envola au ciel le 16 octobre 646. Il était âgé de quatre-vingt-un ans.

Pratique: Cherchez la solitude et la prière ; elles vous rendront invincible au démon.


Sur INTROIBO http://www.introibo.fr/16-10-Ste-Hedwige-veuve

jeudi 15 octobre 2009

15 Octobre - SAINTE THERESE D'AVILA, Vierge, Réformatrice des Carmélites

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINTE THÉRÈSE D'AVILA
Vierge, Réformatrice des Carmélites
Docteur de l'église catholique
(1515-1582)

SAINTE THERESE naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres; ils se réunissaient pour lire ensemble la Vie des Saints: "Quoi! lui dit-elle, les martyrs verront DIEU toujours, toujours! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs aussi, nous pour aller au Ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel. A la suite de ce trait remarquable, Thérèse, âgée de sept ans, se bâtit un petit ermitage dans le jardin de sa maison.

Elle avait dès lors une grande dévotion à la SAINTE VIERGE. Chaque jour elle récitait le Rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de MARIE et La supplia de l'accepter pour Sa fille, promettant de La regarder toujours comme sa Mère. Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Ce ne fut pas sans peine. « Quand je sortis de la maison de mon père, dit-elle, j'éprouvai comme les douleurs de l'agonie; je sentis mes os se détacher les uns des autres; mais je remportai la victoire, dans un suprême effort. »

DIEU, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde. Mais, ses desseins étant d'en faire le type le plus accompli peut-être de l'union d'une âme avec l'Époux céleste, DIEU employa vingt ans à la purifier par toutes sortes d'épreuves terribles : maladies, sécheresses spirituelles, incapacité dans l'oraison.

JESUS-CHRIST, qui ne voulait pas la moindre tache en elle, ne lui laissait aucun repos, et exigeait d'elle le sacrifice même de certaines amitiés très innocentes."Désormais, lui dit-il à la fin de cette période d'expiation, je ne veux plus que tu converses avec les hommes!".

À ces mots, elle se sentit tout à coup établie en DIEU de manière à ne plus avoir d'autre volonté, d'autre goût, d'autre amour que ceux de DIEU même et à ne plus aimer aucune créature que pour DIEU, comme DIEU et selon DIEU.

Elle devint la réformatrice de l'Ordre du Carmel, et travailla tant au salut des âmes, que, d'après une révélation, elle convertit plus d'âmes, dans la retraite de son couvent, que saint François Xavier dans ses missions. Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin: JESUS la prit pour épouse.

Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses œuvres, ses vertus, tout est à la même hauteur sublime.


Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : le Château intérieur, le Chemin de la perfection, Les Exclamations, Les Fondations.

Elle mourut le 4 octobre 1582.

Pratique: Demandez à DIEU le feu de son amour. L'aimer, c'est tout.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1932.

mercredi 14 octobre 2009

14 Octobre - SAINT CALLISTE, Pape et Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
A la mort de saint Zéphyrin, CALLISTE, Romain, fut élevé au siège apostolique. Il ne fallait point, pour gouverner l'Église, à une époque si tourmentée, un pasteur moins sage ni moins vaillant. Il rendit le jeûne des Quatre-temps, qui remontait aux apôtres, obligatoire dans toute l'Église.

C'est sous son règne que l'on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes. Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne, qui porte encore aujourd'hui son nom et qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs papes, des peintures qui attestent la conformité de la foi primitive de l'Église avec sa foi actuelle.

De nombreuses conversions s'opérèrent sous le pontificat de saint Calliste. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses prêtres, dans la maison de Pontien. Sa maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d'y laisser entrer aucune espèce de vivres. Pendant quatre jours, le pape Calliste fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles.

Le préfet, redoublant de cruauté, donna l'ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essaierait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison. Une nuit, le prêtre martyr Calépode, auquel Calliste avait fait donner une sépulture honorable, apparut au pontife et lui dit : "Père, prenez courage, l'heure de la récompense approche; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances."

Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d'un ulcère ; il demanda sa guérison à Calliste, qui lui dit : « Si vous croyez de tout cœur en JESUS-CHRIST et recevez le baptême au nom de la sainte Trinité, vous serez guéri. — Je crois, reprit le soldat, je veux être baptisé, et je suis sûr que DIEU me guérira. »

Aussitôt après l'administration du baptême, l'ulcère disparut sans laisser de trace, "Oui, s'écrie le nouveau chrétien, le DIEU de Calliste est le seul vrai DIEU ; les idoles seront jetées aux flammes, et le CHRIST régnera éternellement !" Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu'à la mort.

Par son ordre, Calliste, une grosse pierre au cou, fut jeté, de la fenêtre d'une maison, dans un puits, que l'on combla aussitôt ; mais, dix-sept jours après, le 14 octobre 222, le prêtre Astérius, qui fut martyr lui-même une semaine plus tard, fit enlever le corps du pontife et l'ensevelît avec honneur près du martyr Calépode, dans une catacombe de la voie Aurélienne.

Pratique: Imitez le respect des saints pour les morts ; c'est une pratique agréable à DIEU.

mardi 13 octobre 2009

13 Octobre - SAINT EDOUARD III, Roi d'Angleterre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

A la suite de grands troubles qui désolaient l'Angleterre, le PRINCE EDOUARD passa trente-cinq ans de sa vie en exil. Nous avons peu de détails sur cette période de son histoire. Doué d'un caractère doux, ami de la solitude, il se tenait de longues heures au pied des autels, assistait aux offices divins et aimait beaucoup à s'entretenir avec les religieux.

Cependant toute l'Angleterre priait pour obtenir enfin la paix avec un prince légitime. DIEU apparut à un pieux évêque et lui montra, dans une vision, Edouard sacré roi par saint Pierre : « Voilà, lui dit-il, celui qui sera roi par ma faveur ; il sera chéri du Ciel, agréable aux hommes, terrible à ses ennemis, aimable à ses sujets, très utile à l'Église de DIEU. »

A peine établi sur le trône, Edouard s'appliqua à développer dans son âme toutes les vertus d'un prince vraiment chrétien. Délivré, par l'aide de DIEU, de tous les ennemis du dedans et du dehors. Edouard voulut accomplir le vœu qu'il avait fait d'aller à Rome vénérer le tombeau du prince des Apôtres ; mais il dut céder aux instances de ses sujets, qui avaient besoin de sa présence. Le pape le délia de son vœu; le roi, en revanche, fit construire une belle église en l'honneur de saint Pierre.

Edouard est célèbre par son désintéressement et par sa charité envers les pauvres. A trois reprises différentes il vit un des officiers de sa maison mettre la main aux trésors royaux ; la troisième fois, il se contenta de lui dire : « Prenez bien garde qu'on ne vous y surprenne ! » Le trésorier du palais se plaignant au roi de ces vols, celui-ci, comme s'il n'eût rien su, lui dit : « Pourquoi vous plaindre? Celui qui a pris cet argent en avait sans doute plus besoin que nous. ».

Edouard avait promis de ne jamais refuser l'aumône demandée au nom de saint Jean l'Évangéliste ; un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de cet apôtre, le roi, dépourvu d'argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna, pour ne pas le faire attendre.

Une autre fois, à la demande d'un pauvre infirme tout perclus, il le prit sur ses épaules et le porta à l'église Saint-Pierre, où il fut guéri. Saint Jean l'Évangéliste se montra un jour à deux pèlerins anglais qui se mettaient en voyage pour les Lieux saints ; il leur remit un anneau en leur disant : « Portez cet anneau au roi ; c'est lui qui me l'a donné un jour que je lui demandai l'aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l'Agneau sans tache. »

Edouard mourut, en effet, six mois après, laissant tout en larmes son épouse Edithe, avec laquelle il avait toujours gardé la virginité parfaite. C'était le 5 janvier 1066.

Pratique: La sainteté est de tous les états ; ne la cherchez pas au loin, elle est près de vous.

lundi 12 octobre 2009

12 Octobre - SAINT WILFRID, Evêque d'York

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

L'an 634, on fait extraordinaire signale la naissance de SAINT WILFRID; la maison de ses parents semble enveloppée dans un incendie; les voisins, effrayés, accourent pour éteindre le feu, mais ils s'aperçoivent avec admiration que le feu s'élance vers le ciel sans rien consumer. C'est ainsi que brûlera le flambeau du zèle de Wilfrid dans la sainte Eglise de DIEU. — Tout jeune encore, il résolut de se donner au SEIGNEUR. Après un court séjour dans un couvent, s'apercevant que certains usages, contraires à ceux de Rome, s'étaient glissés dans les cérémonies, il se décida à visiter le tombeau des saints Apôtres, afin de bien discerner la vérité au centre même de la lumière.

Wilfrid fut un des premiers Anglo-Saxons qui eurent le bonheur de faire le voyage de Rome, si long et alors si pénible. Bientôt le pieux pèlerin aura beaucoup d'imitateurs, et ce pèlerinage sera en grand honneur en Angleterre, grâce à son exemple. A Rome, son premier soin est de visiter les tombeaux vénérés et de prier, dans les sanctuaires les plus sacrés, pour la conversion entière de sa patrie.

Sa prière est exaucée, car il remplacera lui-même dignement ce grand moine et pontife, nommé Augustin, qui, à la voix de saint Grégoire le Grand, avait porté aux Anglo-Saxons les prémices de la foi. Après un séjour de quelques années dans les Gaules, Wilfrid rentre enfin dans sa patrie, où son dévouement aux usages de Rome lui attire des ennemis et des admirateurs.

Il n'a que trente ans, quand le pieux roi Alfred lui fait accepter l'évêché d'York, dont il ne peut prendre possession que trois ans plus tard. Sous sa houlette, l'Evangile prend, dans ce pays, un développement merveilleux : les monastères se multiplient, de magnifiques cathédrales, en pierre et en marbre, s'élèvent sur le sol anglo-saxon ; le saint évêque préside lui-même à la construction de ces édifices grandioses qui ravissent d'admiration des populations à demi barbares, chez lesquelles l'on ne connaissait encore que les édifices de bois.

L'évêque civilisateur ne se bornait pas à l'organisation matérielle : il réformait les mœurs de son troupeau et faisait régner, avec JESUS-CHRIST, la paix, la justice et la charité. Un jour qu'il donnait la confirmation, une pauvre femme le supplia de ressusciter son enfant mort; Wilfrid, ému de ses larmes, bénit l'enfant et lui rendit la vie.

Incapable de céder à la peur et de manquer à sa conscience, le vaillant pontife est déposé et exilé plusieurs fois ; on lui rend enfin justice, et il achève enfin paisiblement sa carrière agitée, mais féconde, au milieu de son troupeau, le 12 octobre 709.

Pratique:
Conservez la paix du cœur au milieu de toutes les luttes que vous aurez à soutenir pour DIEU.

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/Sainte-Libaire-vierge-et-martyre

dimanche 11 octobre 2009

11 Octobre - SAINT NICAISE ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Suivant la tradition, SAINT NICAISE dont le nom grec signifie victorieux, vit le jour en Grèce. Quelques historiens de sa vie ajoutent, d'après de très anciens documents, qu'il naquit à Athènes et fut converti, avec le grand saint Denis, par le savant discours de l'apôtre saint Paul devant l'Aréopage.

Après avoir séjourné quelque temps près du grand Apôtre, saint Nicaise, avec saint Denis, travailla en Grèce au salut des âmes, puis s'embarqua avec le même saint pour Rome. Le pape saint Clément les envoya dans les Gaules, avec d'autres missionnaires, pour continuer l'évangélisation de ce pays, commencée avec succès par des envoyés de saint Pierre lui-même.

Tandis que saint Denis fixa son siège à Paris, Nicaise se dirigea vers le pays de Rouen. Mais cette ville, qui le vénère encore aujourd'hui pour son premier pontife, ne devait pas le voir dans ses murs ; car il reçut en route la couronne du martyre. Il emmenait avec lui le prêtre Quirin et le diacre Egobile. Vers Pontoise, les habitants leur promirent d'accepter l'Evangile, s'ils les délivraient d'un dragon qui infestait ce pays. Alors Quirin marcha vers le dragon, le lia sans peine et le conduisit devant le peuple émerveillé; là, le monstre expira, par l'ordre du Saint. A cette vue, bon nombre d'idolâtres se convertirent à la foi du CHRIST, et trois cent dix-huit d'entre eux reçurent le baptême.

Le bruit de ce prodige s'étant répandu dans les pays d'alentour, les conversions se multiplièrent, et les habitants de Meulan, de Mantes, de Monceaux, commencèrent à ouvrir les yeux à la lumière de l'Evangile. Les apôtres chassèrent aussi plusieurs démons qui tourmentaient les habitants de la contrée.

Mais la voix du Ciel les appelait plus loin. Nicaise, Quirin et Egobile reprirent leur marche vers Rouen. A la Roche-Guyon, ils convertirent par leur prédication une noble dame, nommée Pience, et un prêtre des idoles, appelé Clair. Ce dernier était aveugle; ils lui rendirent en même temps la vue de l'âme et celle du corps.

Ce fut le signal de nombreuses conversions. Les prêtres païens s'en émurent; ils conduisirent les trois apôtres au gouverneur, qui peu auparavant avait mis à mort saint Denis et ses compagnons; mais, inaccessibles à tontes les menaces, ils subirent courageusement le martyre.

La légende rapporte de ces trois héros de la foi le même fait qui est raconté de saint Denis ; ils auraient porté leur tête entre leurs mains, après avoir été décapités.

Pratique: Contribuez de tout votre pouvoir à faire connaître NOTRE-SEIGNEUR JESUS-CHRIST, et à le faire aimer.

samedi 10 octobre 2009

10 Octobre - SAINT FRANCOIS DE BORGIA, Jésuite

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT FRANCOIS DE BORGIA vint au monde en Espagne, l'an 1510. A peine put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de JESUS et de MARIE. Agé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction telle, qu'on présageait pour lui un avenir extraordinaire.

Pourtant sa jeunesse se passa dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes. Ce n'est pas que sa vie ne fût pure et toute chrétienne, il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites. Il avait vingt-huit ans, quand la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même : "François, voilà ce que tu seras bientôt... A quoi te serviront les grandeurs de la terre?... Non, non, je ne veux plus servir de maître que la mort puisse m'enlever. "

Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle, afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants.

François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du CHRIST. A plusieurs reprises, le pape voulut le nommer cardinal ; une première fois il se déroba-par la fuite; une autre fois, saint Ignace conjura le danger. — Étant un jour en voyage avec un vieux religieux, il dut coucher sur la paille avec son compagnon, dans une misérable hôtellerie. Toute la nuit, le vieillard ne fit que tousser et cracher; ce ne fut que le lendemain matin qu'il s'aperçut de ce qui lui était arrivé : il avait couvert de ses crachats le visage et les habits du saint.

Comme il en témoignait un grand chagrin : « Que cela ne vous fasse point de peine, lui dit François, car il n'y avait pas un endroit dans la chambre où il fallût cracher plutôt que sur moi. » Ce trait peint assez un homme aux vertus héroïques. Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots : François, pécheur; celui qui mendiait plus d'une fois son pain, servait les pauvres, ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de JESUS.

Il mourut à l'âge de soixante-deux ans, après avoir demandé pardon à ses religieux des mauvais exemples qu'il leur avait donnés. C'était le 1er octobre 1572.

Pratique: Retenez, méditez, gravez dans votre cœur la parole évangélique : "Celui qui s'abaisse sera élevé".

jeudi 8 octobre 2009

09 Octobre - SAINT DENIS, Evêque et ses Compagnons, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

Bien qu'une certaine école critique tende à enseigner aujourd'hui que SAINT DENIS, évêque de Paris, n'est pas l'Aréopagite converti à Athènes par saint Paul, mais un évêque du IIIe siècle, la tradition est si formelle et appuyée sur des témoignages si irrécusables, qu'on semble devoir s'y tenir.

Saint Denis
, évêque de Paris, au Ier siècle, est bien cet illustre Athénien converti par l'Apôtre des nations. Il sacrifia la gloire, la fortune, l'amitié, tout dans ce monde, pour prêcher l'Évangile. Formé à l'école du grand Apôtre, doué d'une rare intelligence, il devait par sa science, ses écrits, ses vertus, qui lui ont fait donner le nom d'homme céleste et divin, devenir l'une des premières gloires du christianisme naissant.

Après avoir gouverné quelque temps l'église d'Athènes en qualité d'évêque, il prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au pape saint Clément pour évangéliser les peuples qu'il lui assignerait. Le saint pape l'envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules.

Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s'avança jusqu'à Paris, qui alors s'appelait encore Lutèce. Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du christianisme, qu'il convertit dès l'abord une foule de païens; plusieurs chapelles furent construites, l'Évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir.

Denis, âgé de plus de cent ans, donna l'exemple de la fermeté dans les supplices, et son courage fortifia celui de sa chrétienté au berceau; ni la prison, ni les fouets, ni le feu, n'ébranlèrent sa constance. Attaché à une croix, il y prêcha le grand mystère de la Rédemption du monde ; enfin, après avoir eu le bonheur de célébrer le saint sacrifice de la messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplices, consolé par l'apparition du Sauveur, il eut la tête tranchée, avec une foule de chrétiens, au lieu qui porte le nom de Montmartre, ou Mont des martyrs, vers l'an 117.

DIEU permit qu'après l'exécution son corps se levât de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains, à deux lieues de là, au lieu appelé Saint-Denis, en souvenir de ce fait mémorable.

Pratique: Priez souvent les patrons et les apôtres de la France pour qu'ils gardent la foi à notre patrie.

08 Octobre - SAINTE BRIGITTTE, Veuve, Fondatrice d'Ordre

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE BRIGITTE naquit en Suède, vers l'an 1302, de famille royale. Sa mère avait été sauvée d'un naufrage en considération de l'enfant qu'elle portait dans son sein. Bien qu'à sa naissance un saint personnage eût reçu de la Sainte Vierge l'assurance que cette enfant ferait entendre sa voix dans tout l'univers, Brigitte fut muette jusqu'à l'âge de trois ans; mais, ce temps écoulé, elle parla tout à coup aussi bien qu'une grande personne.

A l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée d'un sermon sur la passion du SAUVEUR. La nuit suivante, elle vit le divin Crucifié tout couvert de plaies et de sang, et l'entendit lui dire : « Regarde, ma fille, comme j'ai été traité. — Et qui vous a traité si cruellement? dit-elle. — Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. »

A partir de cette époque, la seule pensée des mystères de la Passion faisait toujours couler ses larmes. Une nuit qu'elle était en prière, sa tante, chargée de son éducation après la mort de sa mère, la surprit et voulut la frapper ; mais la verge se rompit entre ses mains. Brigitte, tout enfant, était souvent assaillie par le démon, qui prévoyait en elle une grande ennemie; mais elle trouvait un secours assuré en courant dans sa chambre se jeter aux pieds du crucifix qui lui avait parlé.

Malgré son goût pour la virginité, Brigitte accepta le mariage par obéissance ; elle et le prince, son mari, se préparèrent par un an de prières et de bonnes œuvres aux obligations de cet état. DIEU donna à ces pieux époux huit enfants. Brigitte fut le modèle des mères par sa sollicitude envers sa famille; elle éloignait de sa maison tout ce qui n'y aurait pas apporté l'édification et la vertu : « Après la lecture de la Bible, répétait-elle à ses enfants, n'ayez rien de plus cher que la vie des saints.»

A la mort de son mari, elle s'adonna aux saintes œuvres avec plus de liberté que jamais, apprenant à ses enfants à laver les pieds des pauvres, à soigner les plaies des malades, à soulager toutes les misères. Mais la grande mission de sa vie, Brigitte l'accomplit pendant ses dernières années, qu'elle passa dans la pénitence et la contemplation de JESUS crucifié.

Ses révélations étonnantes ont fait d'elle la merveille de son siècle. C'est à Rome, où elle aimait à séjourner près des tombeaux des saints, que le SAUVEUR lui fit connaître l'heure de sa mort prochaine; elle rendit le dernier soupir en prononçant avec amour les dernières paroles de JESUS expirant : " Mon Père, je remets mon âme entre vos mains." C'était le 23 juillet 1373.

Pratique: Rappelez-vous la parole de Sainte Brigitte
: « Vivez de la vie des Saints ; formez-vous à leur école. »

Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/08-10-Ste-Brigitte-veuve

mercredi 7 octobre 2009

07 Octobre - SAINT MARC, Pape / SAINTE JUSTINE, Vierge et Martyre

"O Maria concepta sine peccato, ora pro nobis, qui ad te confucimus"

SAINT MARC à la fin du IIIe siècle et au commencement du IVe, se distingua, dans le clergé de Rome, par son zèle et sa charité. Grâce à lui, un bon nombre de chrétiens demeurèrent fermes devant le martyre. Il succéda au pape saint Sylvestre, en 336, et ne fut chef de l'Église que huit mois et vingt jours. Saint Damase, dans son épitaphe, loue son désintéressement, son mépris pour les choses de la terre, son amour pour la prière, par lequel il attira sur l'Église l'effusion des bénédictions célestes.


SAINTE JUSTINE DE PADOUE
Vierge et Martyre

SAINTE JUSTINE
était née à Padoue au 1er siècle de l'Église ; ses parents, fort honorés dans la ville, s'étaient convertis à la prédication d'un envoyé de saint Pierre et avaient obtenu du ciel, après un mariage longtemps stérile, cette fille qui devait être si célèbre par son martyre.

Justine, dès son enfance, fit le charme de ses parents; obéissante, réfléchie, sérieuse, elle unissait la maturité à l'ingénuité; la prière avait beaucoup plus d'attraits pour elle que les jeux de son âge; elle grandissait chaque jour dans le mépris du monde et dans l'amour de Dieu, et fit le vœu de virginité perpétuelle.

Justine avait seize ans environ, quand éclata la persécution de Néron. De nombreux chrétiens furent arrêtés, déchirés avec des ongles de fer, jetés dans des chaudières d'huile bouillante, écrasés sous de lourds pressoirs ou soumis à d'autres supplices non moins horribles.

La jeune vierge fut loin d'être intimidée; elle n'avait qu'un désir et ne demandait qu'une seule grâce, mourir pour JESUS-CHRIST. Elle pénétrait dans les prisons pour encourager les martyrs, les soigner, leur distribuer des secours. Un jour, elle revenait de la campagne où elle était allée visiter quelques fidèles qui s'y étaient retirés, quand elle tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient.

Elle comprit que l'heure du grand combat était arrivée pour elle. Sans perdre son calme, elle demanda un instant pour prier; ils lui accordèrent quelques instants. Justine en profita pour s'agenouiller sur une pierre, et demanda à l'Époux de son âme de soutenir son courage et de la rendre fidèle jusqu'à la mort. A ce moment, la pierre où elle priait s'amollit comme de la cire, et conserva très visible l'empreinte de ses genoux.

Comprenant à ce signe qu'elle est exaucée, Justine se lève et marche avec courage. Le préfet, à la vue de cette jeune vierge dont la candeur rehaussait la beauté, se sentit épris d'amour pour elle et lui fit les plus flatteuses promesses : «Je me suis consacrée à JESUS-CHRIST, répondit-elle; jamais un mortel ne partagera mon cœur avec lui.»

Le juge lui fit alors percer le cœur d'un coup d'épée. C'était le 7 octobre 63.

Pratique:
Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.
Sur INTROIBO:

06 Octobre - SAINT BRUNO, Fondateur de l'Ordre des Chartreux

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT BRUNO naquit à Cologne en 1035, d'une famille de première noblesse. Ses magnifiques succès épouvantèrent son âme, désireuse de ne vivre que pour DIEU. Il songeait à quitter ce monde, où il était déjà appelé aux grands honneurs, quand un fait tragique décida complètement sa vocation.

Bruno comptait pour ami, à l'université de Paris, le célèbre chanoine Raymond, dont tout le monde admirait la vertu non moins que la science. Or cet ami vint à mourir, et pendant ses obsèques solennelles, auxquelles Bruno assistait, à ces paroles de Job : " Réponds-moi, quelles sont mes iniquités?» le mort se releva et dit d'une voix effrayante: «Je suis accusé par un juste jugement de DIEU!"

Une panique indescriptible s'empara de la foule, et la sépulture fut remise au lendemain ; mais le lendemain, au même moment de l'office, le mort se leva de nouveau et s'écria : "Je suis jugé par un juste jugement de DIEU !". Une nouvelle terreur occasionna un nouveau retard.

Enfin, le troisième jour, le mort se leva encore et cria d'une voix plus terrible : "Je suis condamné au juste jugement de DIEU !" Bruno brisa dès lors les derniers liens qui le retenaient au monde, et, inspiré du Ciel, il se rendit à Grenoble, où le saint évêque Hugues, répondant à ses inspirations vers la solitude la plus profonde, lui indiqua ce désert affreux et grandiose à la fois, si connu depuis sous le nom de Grande-Chartreuse.

Il fallut franchir de dangereux précipices, s'ouvrir un chemin à coups de hache dans des bois d'une végétation puissante, entremêlés de ronces épaisses et d'immenses fougères; il fallut prendre le terrain pied à pied sur les bêtes sauvages, furieuses d'être troublées dans leur possession paisible. Quelques cellules en bois et une chapelle furent le premier établissement.

Le travail, la prière, un profond silence du côté des hommes, tel fut pour Bruno l'emploi des premières années de sa retraite. Heureux de se croire oublié, il fit du désert sa patrie; mais la renommée s'attachait à ses pas ; il dut aller, pendant plusieurs années, servir de conseiller au saint pape Urbain II, puis refusa avec tant de larmes l'archevêché de Reggio, que le pape eut pitié de lui, le rendit à sa vie solitaire et l'envoya fonder en Calabre un nouveau couvent de son Ordre.

L'approche de sa dernière heure le trouva plein de confiance. Pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vis monastique, fit sa confession générale et demanda à ses frères si, après le récit d'une vie si misérable, ils ne le jugeaient pas indigne de la sainte EUCHARISTIE.

Ils ne lui répondirent que par des sanglots, et le soulevèrent dans leurs bras pendant qu'il recevait avec une foi ardente le Viatique suprême ; peu après, il s'endormit sans agonie au milieu de sa famille désolée.

Pratique: Aimez la solitude ; plus vous quitterez le monde, plus vous trouverez DIEU.

Sur Introibo : http://www.introibo.fr/06-10-St-Bruno-confesseur

lundi 5 octobre 2009

05 Octobre - SAINT PLACIDE ET SES COMPAGNONS, Martyrs

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT PLACIDE appartenait par sa naissance à une des plus anciennes et des plus célèbres familles de Rome. Il fut confié, âgé de sept ans, à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco, sous sa conduite. On le vit dès lors pratiquer rigoureusement les exercices de la vie monastique.

L'obéissance l'ayant envoyé un jour chercher de l'eau dans le lac voisin, il tombe et est entraîné par les flots. Benoît, du fond de son monastère, a la connaissance miraculeuse de ce malheur ; il appelle son disciple Maur : "Courez vite, mon frère, lui dit-il; l'enfant est tombé à l'eau." Maur s'élance, muni de la bénédiction de l'abbé, marche sur les eaux, saisit par les cheveux l'enfant, qui surnage encore, et le ramène sur le bord.

Depuis ce temps, Placide fit des progrès plus grands encore, au point que saint Benoît lui-même en était dans l'admiration. Le saint abbé envoya plus tard son bien-aimé disciple en Sicile pour y établir un monastère et y assembler une communauté religieuse.

Son austérité y devint de plus en plus étonnante et allait beaucoup au delà des prescriptions de la règle ; il ne buvait jamais que de l'eau, faisant carême en tout temps et souvent ne mangeant que trois fois la semaine et du pain seulement.

Pour vêtement il portait un cilice ; son siège était son unique lit de repos ; son silence n'était interrompu que par les saintes exigences de la charité ; ses paroles n'avaient pour objet que les choses du salut et le saint amour de DIEU. Par sa vertu d'humilité il attirait à lui tous les cœurs. Ses innombrables miracles le rendirent presque l'égal de saint Benoît : un jour, en particulier, il guérit par sa bénédiction tous les malades de son île réunis près de lui.

Placide et ses religieux furent faits prisonniers, dans leur couvent, par des pirates cruels qui les maltraitèrent affreusement. Le saint animait ses compagnons à la persévérance. Le tyran, outré de dépit à la vue de l'inébranlable constance des martyrs, les fit, à différentes reprises, fustiger très cruellement ; mais NOTRE-SEIGNEUR vint fermer et guérir leurs plaies.

Placide exhortait le tyran et ses bourreaux à se convertir an christianisme ; c'est alors qu'on lui brisa les lèvres et les mâchoires à coups de pierres et qu'on lui coupa la langue jusqu'à la racine. Mais le martyr parla aussi bien qu'auparavant.

Le bourreau, n'étant nullement touché du prodige, inventa un nouveau supplice : il fit coucher le saint moine à terre et lui laissa toute une nuit sur les jambes des ancres de navire avec d'énormes pierres.

Tous ses efforts vinrent échouer devant cet invincible défenseur de la foi. Placide et ses compagnons eurent enfin la tête tranchée, le 5 octobre 541. En châtiment de tant de barbarie, peu de jours après, toute la flotte sarrasine périt dans une tempête.

Saint Benoît fut heureux et fier d'avoir engendré dans la foi des martyrs à DIEU.


Pratique : Si vous n'avez bien servi DIEU depuis votre enfance, réparez le temps perdu

Sur Introibo: http://www.introibo.fr/05-10-St-Placide-et-ses-Compagnons