vendredi 15 janvier 2010

15 Janvier - SAINT PAUL, Premier Ermite

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT PAUL
Premier Ermite
(229-342)
La gloire de ce grand Saint est d'avoir frayé la voie du désert à d'innombrables générations de solitaires et de n'avoir été surpassé par personne dans la pratique de la prière et de la pénitence.

Il naquit dans la Basse-Thébaïde, en Egypte, vers l'an 227. Orphelin dès l'âge de quinze ans et possesseur d'un très riche patrimoine, il abandonna tout pour obéir à l'impulsion divine.

S'enfonçant dans la solitude, il arriva à une caverne creusée dans les flancs d'une montagne, et dans laquelle coulait une source limpide. Il prit ce lieu en affection et résolut d'y passer sa vie. Un palmier voisin lui fournissait son repas et son vêtement; l'eau claire de la fontaine était son unique boisson.

PAUL avait vingt-deux ans quand il se retira du monde ; il vécut dans le désert jusqu'à l'âge de cent treize ans ; il passa donc quatre-vingt-onze ans sous le regard de DIEU et loin de la vue des hommes, et nul ne pourra jamais nous dire ni les merveilles de vertu qu'il a accomplies, ni les ineffables douceurs de sa vie pénitente et contemplative.

Deux faits cependant nous sont connus. Paul avait quarante-trois ans quand DIEU se chargea de le nourrir Lui-même en lui envoyant miraculeusement chaque jour, par un corbeau, la moitié d'un pain. A l'âge de cent treize ans, il reçut la visite du Saint solitaire Antoine.

Antoine âgé de quatre-vingt-dix ans, avait été éprouvé par une tentation de vaine gloire, le démon essayant de lui suggérer qu'il était le plus parfait des solitaires. Mais DIEU lui avait ordonné en songe d'aller plus avant dans le désert, à la rencontre d'un solitaire bien plus parfait que lui.

Après deux jours et une nuit de marche, Antoine suivit la trace d'une louve qui le conduisit jusqu'à la grotte où habitait Paul. Ce fut à grand peine que le Saint voulut ouvrir sa porte au voyageur inconnu. Il ouvrit enfin ; les deux vieillards s'embrassèrent en s'appelant par leurs noms et passèrent de longues heures à bénir DIEU.

Ce jour-là, le corbeau leur apporta un pain entier; ils rendirent grâces au SEIGNEUR, et s'assirent au bord de la fontaine pour prendre leur frugal repas. Antoine, de retour dans sa solitude, disait à ses disciples : « Malheur à moi, pécheur, qui suis indigne d'être appelé serviteur de DIEU ! J'ai vu Elie, j'ai vu Jean dans le désert ; en un mot, j'ai vu Paul dans le paradis.

Paul mourut cette même année, et sa fosse fut creusée par deux lions du désert. Sa vie, parfaitement authentique, fut écrite par saint Jérôme qui termina son récit par ces paroles : "Si DIEU m'en avait donné le choix, j'aimerais mieux la tunique de Saint Paul avec ses mérites, que la pourpre des rois avec leur puissance."

Pratique: Ne vous contentez pas d'admirer les saints, suivez leurs traces.

jeudi 14 janvier 2010

14 Janvier - SAINT HILAIRE, Evêque de Poitiers

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT HILAIRE naquit à Poitiers de parents païens au commencement du IVe siècle. Après une éducation toute profane, il secoua par les propres forces de son génie, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut publiquement le baptême. Ce païen converti allait devenir l’une des plus brillantes lumières de l’Eglise, le marteau de l’hérésie et l’apôtre infatigable du dogme de la SAINTE TRINITE.

La vertu d’Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait dans toute la province de Poitiers que de la pureté de ses mœurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle. Lorsque l’évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles le demandèrent pour pasteur.

Dès lors, Hilaire entra dans la mêlée contre l’hérésie d’Arius et ne quitta pas le champ de bataille jusqu’à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l’exil, ne purent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.

Il est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d’exil ; ce retour devint un vrai triomphe. « La Gaule entière, dit Saint Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main.

La ville de Poitiers surtout éclata en transports indicibles ; chacun croyait avoir retrouvé son père et même sa patrie car durant l’absence du pontife la patrie avait semblé à tous un douloureux exil.

Un jour, un petit enfant mourut sans baptême. Sa mère tenant le cadavre en ses bras vient se jeter aux pieds d’Hilaire et lui dit d’une voix suffoquée par les sanglots : « Rendez-moi mon fils ou rendez-le au baptême. » L’homme de DIEU, ému de la douleur de cette pauvre mère se prosterne en prière, et bientôt l’enfant ouvre les yeux et revient à la vie.

Epuisé par ses travaux et ses fatigues, le grand athlète de la foi tomba malade ; l’heure de la récompense était venue. Une lumière éblouissante éclaira sa chambre, puis diminua insensiblement et disparut à l’instant où l’âme d’Hilaire brisait les liens du corps pour s’envoler au sein de DIEU.

C’était le 13 janvier 308. La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d’églises s’honorent de l’avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de Saint Hilaire : « Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S’il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l’Eglise, il y a fait éclater aussi, lorsque l’occasion l’a demandé, un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre. »

Pratique : Que votre foi soit éclairée, ardente, invincible

Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/14-01-St-Hilaire-eveque-confesseur

et http://www.introibo.fr/14-01-St-Felix-pretre-et-martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

13 Janvier - SAINTE VERONIQUE DE BINASCO

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINTE VÉRONIQUE de BINASCO
(ou de MILAN)
(1445-1497)

VERONIQUE naquit à Binasco, près de Milan, en 1445. Elle appartenait à une pauvre famille de laboureurs, plus riche en vertus qu'en biens de la terre. A cause de leur pauvreté, ses parents durent l'employer de bonne heure aux travaux des champs; mais au lieu d'écouter les conversations mondaines et les chansons légères, elle vaquait à l'oraison et à la prière et semblait étrangère à tout ce qui se passait autour d'elle.

Cette fleur de vertu devait s'épanouir dans la vie religieuse. Poussée par un ardent désir d'entrer chez les sœurs Augustines de Sainte-Marthe, à Milan, elle employa une partie de ses nuits pour apprendre à lire et à écrire, condition nécessaire à son admission dans le couvent. Ses efforts furent vains, et découragée, elle se plaignit à la Très Sainte Vierge, qui lui apparut et lui dit : « Ma fille, sois sans inquiétude ; il te suffira de connaître les trois lettres que je t'apporte du ciel. La première est la pureté du cœur, qui nous fait aimer DIEU par-dessus toutes choses ; tu ne dois avoir qu'un amour, celui de mon Fils. La seconde est de ne pas murmurer contre les défauts du prochain, mais de les supporter avec patience et de prier pour lui. La troisième est de méditer chaque jour la Passion de JESUS-CHRIST, Lequel t'accepte pour son épouse. »

Dès lors Véronique ne fit plus cas de l'alphabet ni des livres, mais elle avait trouvé le chemin de la vraie science, celle des Saints. Reçue enfin parmi les sœurs converses de Sainte-Marthe, elle se distingua parmi elles non seulement par les vertus les plus éclatantes, mais par les dons les plus extraordinaires.

Ses yeux étaient deux sources intarissables de larmes. Souvent le SAUVEUR lui apparaissait; une fois Il récita l'office avec elle ; une autre fois, Il se montra devant elle cloué à la croix, la tête couronnée d'épines, le visage pâle et défiguré, le corps couvert de plaies ; cette vue la fit tomber en défaillance.

Les Anges se faisaient un honneur de la servir ; et durant les trois années qui précédèrent sa mort, un de ces esprits célestes lui apportait, le lundi, le mercredi et le vendredi de chaque semaine, un pain délicieux qui la rassasiait et la dégoûtait de toute autre nourriture. Sa vie, toute de merveilles, fut couronnée par une mort sainte, dont elle avait prédit le jour et l'heure. Véronique avait cinquante-deux ans.

Ignorante selon le monde, sainte Véronique était toute remplie de la science de DIEU. Combien un rayon de la divine lumière nous en apprend plus que toute la sagesse humaine! « Bienheureux, dit L'Imitation, celui qui est instruit par la Vérité même! (L'Imitation, chap. 3.)

Pratique. Donnez-vous à DIEU sans réserve, à l'exemple des saints.


Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/Bapteme-du-Seigneur-13-janvier

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 12 janvier 2010

12 Janvier - SAINT AELRED ou ALFRED, Abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"



Né en 1109, dans le nord de l'Angleterre, ALFRED se fit remarquer par tous les avantages de la naissance, de l'éducation et des talents. Son histoire rapporte qu'un jour qu'il reposait dans son berceau, un de ses parents vit son visage brillant comme le soleil.

Jeune encore, il fut nommé gouverneur du palais par David, roi d'Ecosse, et il remplit cette charge importante avec une supériorité qui lui attira l'estime du prince et de toute la cour. Un jour, un personnage de qualité lui ayant fait des reproches injurieux en présence du roi, il l'écouta avec patience et le remercia de ce qu'il avait la charité de l'avertir de ses fautes.

Cette conduite impressionna si heureusement son ennemi, qu'il lui demanda aussitôt pardon. Ce trait, parmi d'autres, révéla son humilité profonde. Mais Alfred se sentait fait pour une vie plus parfaite. A vingt-quatre ans il quitta les honneurs de la cour pour prendre l'habit monastique et porter le joug du SEIGNEUR. "Ce joug, disait-il, loin de m'accabler, ne fait qu'élever mon âme, je n'en sens point le poids."

Aimer DIEU était son unique passion : « Que toutes les puissances de mon âme, disait-il, ô bon JESUS, soient pénétrées du feu de Votre amour ! Que toutes mes affections montent vers Vous, Ô Vous qui êtes mon unique bien, ma joie et mes délices ! » Nommé malgré lui abbé de son monastère, il se montra le modèle de tous.

Il fut impossible de lui faire accepter un évêché ; DIEU seul était quelque chose pour lui. Un de ses religieux nous a laissé de sa vertu le tableau suivant : « Quelle vie plus pure que celle d'Alfred? Qui fut plus sage dans ses discours? Les paroles qui sortaient de sa bouche avaient la douceur du miel ; son corps était faible et languissant, mais son âme vive et alerte. Il souffrait patiemment ceux qui l'importunaient et ne se rendait jamais importun à personne.

Il écoutait volontiers les autres et ne se pressait point de répondre à ceux qui le consultaient. On ne le vit jamais en colère; ses paroles et ses actions portaient la douce empreinte de cette onction et de cette paix dont son âme était remplie. Les quatre dernières années de sa vie, il augmenta ses mortifications, au point que son corps devint d'une maigreur extrême, de sorte qu'on l'aurait pris pour un esprit plutôt que pour un homme.

Souvent il se mettait dans une fosse creusée dans le sol de son oratoire, et de là on l'entendit plus d'une fois s'entretenir avec les esprits célestes. Familiarisé depuis longtemps avec la pensée de la mort, il la vit venir avec joie, le 12 janvier 1167. Il avait cinquante-sept ans.

Pratique. Appliquez-vous à posséder votre âme dans le calme et la patience.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/7eme-jour-dans-l-Octave-de-l

"Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 11 janvier 2010

11 Janvier - SAINT THEODOSE, Abbé

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


THEODOSE naquit l'an 423, dans une petite ville de la Cappadoce. Jeune encore, il se sentit inspiré de visiter les lieux saints. En route, il voulut voir saint Siméon Stylite et le consulter sur le genre de vie qu'il devait choisir. Siméon le distingua dans la foule des pèlerins, et l'appelant par son nom : « Théodose, homme de DIEU, lui dit-il, soyez le bienvenu. »

II le fit monter sur la haute colonne qui lui servait de demeure, le bénit et lui annonça qu'il serait le père d'un grand peuple de moines.

Théodose, après son pèlerinage, se fixa dans la terre sainte et chercha la solitude sur une haute montagne, où il vécut dans les jeûnes et la prière. L'éclat de sa vertu lui attira des disciples ; il en reçut d'abord un tout petit nombre, mais bientôt sa charité lui fit accepter tous les sujets de bonne volonté.

Il les exerçait à la vertu par la parole et par l'exemple. Pour leur rendre toujours présente la pensée de la mort, il leur fit creuser une tombe; puis, se tenant au milieu d'eux, il leur dit en souriant : « Voici tout prêt le lieu du repos, qui de nous en fera la dédicace? » Un prêtre, nommé Basile, fléchit le genou : « Veuillez me bénir, mon père, ce sera moi ! » On lut pendant quarante jours l'office des funérailles, et au quarantième jour, sans fièvre, sans douleur, sans agonie, Basile s'endormit doucement du dernier sommeil.

Théodose, sur un avis céleste, fit bâtir un monastère si vaste, qu'il avait l'aspect d'une cité. Outre les bâtiments réservés aux moines, il y avait de grands établissements pour tous les métiers et plusieurs hôpitaux pour les foules d'infirmes et de malades ; l'enceinte de ce monastère ne renfermait pas moins de quatre églises.

DIEU récompensa l'immense charité de son serviteur. Certain jour, il .y eut cent tables dressées dans le monastère pour les étrangers; la Providence pourvoyait à tous les besoins. Une fois, les provisions étant épuisées, les frères se mirent à murmurer; Théodose leur dit : « Confiance, DIEU ne nous oubliera pas. »

Bientôt arrivèrent des mulets chargés de vivres. Le saint vit venir avec joie la mort, dans la pensée de laquelle il avait puisé le principe d'une vie si parfaite, et son âme s'envola au ciel chargée de mérites. C'était en l'an 529 ; il avait cent six ans.

Une des choses les plus remarquables dans la vie des saints moines, c'est l'influence extraordinaire qu'ils ont souvent exercée sur leur époque. Ce n'étaient pas seulement les religieux placés sous leur conduite, qu'ils entraînaient à la sainteté par leurs conseils et leurs exemples ; mais ils ramenaient à DIEU une foule de pécheurs et portaient, un grand nombre de chrétiens à la pratique de la perfection.

Sur INTROIBO : http://www.introibo.fr/11-01-St-Hygin-pape-et-martyr

Pratique. Prenez pour conseillère de votre vie la pensée de la mort.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 10 janvier 2010

10 Janvier - SAINT GUILLAUME, Archevêque de Bourges

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT GUILLAUME, issu des anciens comtes de Nevers, vint au monde vers le milieu du XIIe siècle. II fut élevé avec soin dans la crainte de DIEU. LE SEIGNEUR lui avait donné toutes les dispositions de la nature et de la grâce nécessaires à l'accomplissement des grands desseins qu'il avait sur lui; aussi fit-il des progrès rapides et acquit-il en peu de temps des connaissances au-dessus de son âge et un trésor croissant de sainteté. Le monde lui souriait, avec sa gloire et ses plaisirs, il renonça à tout, il s'éloigna même des honneurs ecclésiastiques qui semblaient le poursuivre et s'enfonça dans la solitude d'un monastère.

Non content d'avoir quitté le monde, il en perdit jusqu'au souvenir, et vécut dans la présence continuelle de DIEU ; sa modestie, sa dévotion, sa régularité, ranimaient la ferveur de ses frères ; il suffisait de le regarder au chœur ou à l'autel pour être embrasé du saint désir de marcher sur ses traces. Il avait surtout un grand amour pour le Saint Sacrement, près duquel il trouvait ses délices, et ses larmes ne tarissaient pas durant le saint sacrifice de la messe.

Il fallut lui faire violence pour le nommer abbé de son monastère ; pourtant il dut bientôt se résigner à monter plus haut et répondre à l'appel du Ciel clairement manifesté. Sacré archevêque de Bourges, Guillaume montra, dès les premiers jours, toutes les vertus des plus illustres pontifes. Il demeura moine dans son palais, même par l'habit et plus encore par les austérités.

Il sut concilier les exercices de la piété avec les immenses occupations de sa charge ; il parcourait son diocèse, prêchait, instruisait les petits et les humbles, administrait les sacrements, visitait les hôpitaux, délivrait les captifs, et multipliait les prodiges. Quand on lui demandait un miracle, il disait : "Je ne suis qu'un pauvre pécheur " mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

On a conservé de lui quelques belles paroles : "Tel pasteur, telles brebis" disait-il souvent, "J'ai à expier, disait-il encore, et mes propres péchés et ceux de mon peuple". Sa mort fut digne de sa vie ; il expira revêtu du cilice qu'il avait porté toujours, et couché sur la cendre, le 10 janvier 1209.

On raconte qu'au moment de sa mort, il vit distinctement les anges battant des ailes au-dessus de sa tête, et qu'il rendit l'âme en leur tendant les bras. Pendant ses obsèques, la foule aperçut au-dessus de l'église un globe de feu planant dans les airs.

En lisant la vie d'un si saint pasteur, n'y retrouve-t-on point la reproduction fidèle du Pontife souverain, qui fut par excellence "saint, innocent, pur, et n'eut rien de commun avec les pécheurs?" (Hebr. vil, 26.)

Pratique. Priez pour que Dieu envoie de saints pontifes à son Église.

Sur Introibo : http://www.introibo.fr/La-Sainte-Famille-dimanche-apres-l

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

09 Janvier - SAINT JULIEN L'HOSPITALIER, Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

Saint Julien naquit à Antioche, capitale de la Syrie, de parents illustres et craignant DIEU. A l'âge de dix-huit ans, ils le sollicitèrent de s'engager dans les liens du mariage. Après quelques jours de réflexion, ayant eu une vision, DIEU lui promit que sa future épouse conserverait avec lui sa virginité et que leur union serait pour beaucoup une occasion de salut.

Il consentit alors à épouser une jeune fille, nommée Basilisse, que ses parents lui présentèrent. Le soir même des noces, les pieux époux s'étant mis en prière, Basilisse sentit dans la chambre un suave parfum de fleurs, quoiqu'on fût au cœur de l'hiver. Son époux lui expliqua comment ces fleurs signifiaient la bonne odeur de la virginité, et il obtint sans peine qu'elle consentît à vivre avec lui dans la continence parfaite.

Leur vœu fut aussitôt récompensé, car un chœur de saints et de saintes, conduit par JESUS et MARIE, leur apparut dans une nuée brillante, et les deux époux entendirent une harmonie toute céleste qui remplit leur âme d'une joie inénarrable.

Leurs parents étant morts, ils consacrèrent tous leurs revenus au soulagement des pauvres et des malades ; ils firent même de leur maison une espèce d'hôpital. Il y avait des logements séparés pour les hommes et pour les femmes.

Basilisse avait soin des personnes de son sexe, et Julien, que son immense charité avait fait surnommer l'hospitalier, avait soin des hommes. La pieuse épouse mourut la première, après avoir reçu un avertissement céleste, et prédit à son époux qu'il recevrait bientôt la palme du martyre.

En effet, la persécution s'étant élevée, Julien, connu par son zèle pour la religion de JESUS-CHRIST, ne tarda pas à être jeté en prison. Son interrogatoire, ses supplices, furent accompagnés d'étonnants prodiges et surtout de nombreuses conversions.

DIEU permit que son épouse Basilisse lui apparût pour lui annoncer que la fin de ses combats était venue et que bientôt il recevrait la palme tant désirée du martyre. Epargné par le feu et par les bêtes féroces, Julien eut enfin la tête tranchée, le 9 janvier 313.

Ce fut par une jeunesse sainte et mortifiée et par une fidèle correspondance à la grâce que Julien obtint tant de faveurs du Ciel. Jamais DIEU ne se laisse vaincre en générosité. —

LE SEIGNEUR a illustré Saint Julien par plusieurs miracles, non seulement à son tombeau, où dix lépreux furent guéris le même jour, mais aussi en plusieurs endroits de la chrétienté.

Pratique. Évitez l'égoïsme ; vivez pour DIEU et le prochain.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 8 janvier 2010

08 Janvier - SAINT APOLLINAIRE, Evêque d'Hiéraple

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


CLAUDE APOLLINAIRE, évêque d'Hiéraple, en Phrygie, fut une des plus brillantes lumières de l'Eglise au second siècle. Il ne nous reste plus rien de ses écrits, ni aucune histoire de sa vie ; mais l'éloge que les anciens auteurs font de lui ne permet pas de douter qu'il n'ait eu toutes les vertus qui caractérisent les saints évêques.

Les hérétiques trouvèrent toujours en lui un ennemi redoutable ; il composa de savants traités où il réfutait sans réplique leurs systèmes impies, et, afin de leur ôter tout subterfuge, il montrait dans quelle secte de philosophes chacun d'eux avait puisé ses erreurs.

Le saint pasteur, attristé des ravages que la persécution faisait parmi son troupeau, ne se contenta pas d'en gémir devant DIEU: il osa prendre ouvertement la défense des chrétiens, dont le paganisme avait juré d'anéantir la religion.

Il fit l'apologie du christianisme et l'adressa à l'empereur Marc-Aurèle, vers l'an 177. Il anéantissait dans cet ouvrage tous les prétextes dont les idolâtres couvraient leur injuste acharnement contre les disciples de JESUS-CHRIST ; il implorait ensuite la clémence du prince en faveur des chrétiens ; il rappelait à l'empereur que, de son aveu même, c'était aux prières de la légion chrétienne -appelée depuis Fulminante- avait dû une pluie abondante par laquelle son armée, mourante de soif, avait retrouvé force et courage pour vaincre des ennemis prêts à l'écraser.

Il paraît que l'empereur Marc-Aurèle reçut favorablement cet ouvrage, aussi éloquent que solide, et qu'il arrêta pour le moment la fureur des ennemis de la religion chrétienne. Ce qui le ferait croire, c'est que Saint Apollinaire ne fut point inquiété dans l'exercice de son zèle et qu'il gouverna son église en paix jusqu'au moment où il plut à DIEU de le retirer de ce monde, vers l'an 180.

Le grand mérite de ce courageux pontife est d'avoir en même temps soutenu la foi de son troupeau, combattu sans relâche les ennemis de la vérité chrétienne et affronté, pour la gloire de DIEU et le salut de l'Église, la puissance d'un prince persécuteur.

Voilà bien un successeur des apôtres, comme eux ne craignant que DIEU, et pouvant dire avec eux : " La parole de DIEU doit être libre et ne peut être enchaînée; il nous est impossible de nous taire".

A notre époque de lâcheté générale, où le respect humain fait tant de victimes, faisons œuvre de courage, montrons la liberté des enfants de DIEU. Combien de chrétiens ont la faiblesse de rougir et de se taire, quand la religion est indignement attaquée en leur présence ! Combien se cachent pour accomplir leurs devoirs et n'osent manifester au grand jour les sentiments qui les animent ! Pour nous, ne craignons qu'une chose : le péché!

Pratique:
Ne rougissez jamais de JESUS-CHRIST; affirmez votre foi.

jeudi 7 janvier 2010

07 Janvier - SAINT LUCIEN, Prêtre et Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Samosate, ville de la Syrie, fut la patrie de Saint Lucien; il reçut de ses pieux parents une excellente éducation, mais il eut le malheur de les perdre à l'âge de douze ans. N'ayant plus aucune attache au monde, il vendit ses biens, se fit moine et n'ambitionna qu'une gloire : celle de consacrer ses grands talents et sa vie entière à la connaissance des saintes Écritures et à la défense de la vraie foi.

Bientôt une école se forme autour de son nom à Antioche, et bon nombre de jeunes gens viennent chercher près de lui les leçons de la science et de la vertu. Son zèle émeut les ennemis de la religion de JESUS-CHRIST ; il est arrêté par ordre de l'empereur Maximin et passe neuf ans dans un cachot.

Là il trouve le moyen d'écrire des lettres aux habitants d'Antioche pour les consoler et pour les affermir; il compose une savante apologie de la religion, qu'il ose présenter à ses juges. L'empereur essaye lui-même de vaincre ses résistances. Après avoir employé en vain les plus séduisantes promesses, il l'expose à la dent des bêtes féroces; il lui fait subir les divers supplices de la roue, du chevalet, du feu, et d'autres encore; chaque tourment aboutit à une miraculeuse victoire.

Le héros chrétien est reconduit en prison, où il passe quatorze jours dans les privations et les souffrances. L'Epiphanie approchait, et DIEU fournit à son martyr la force et les moyens de la célébrer; il n'y avait point d'autel, et le cachot infect n'était point approprié au sacrifice : « Ma poitrine, dit le Saint à ses disciples inquiets, servira d'autel, et vous qui m'entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards profanes. »

Une dernière fois, Lucien est appelé devant le tyran, qui l'interroge : « Quelle est ta patrie? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession? — Je suis chrétien! — Qui t'a donné le jour? — Je suis chrétien! » Est-il rien de plus sublime que cette réponse? Elle fut bientôt suivie de la récompense, car Lucien, jeté à la mer après avoir été attaché à une pierre énorme, consomma ainsi son sacrifice.

Mais DIEU veille sur ses martyrs; quatorze jours après, un dauphin rapporta son corps sur le rivage, et il reçut les honneurs dus aux soldats de JESUS-CHRIST.

La vie du chrétien est un combat; ses bourreaux sont les ennemis de son âme ; qu'il se souvienne de son baptême et de sa foi, qu'il se dise en toutes les circonstances difficiles : « Je suis chrétien ! » C'est le cri de la victoire. — Une des grandes plaies de notre temps, c'est l'ignorance religieuse. Ne nous contentons pas de nous instruire nous-mêmes avec soin des vérités chrétiennes; mais cherchons, par tons les moyens qui sont en notre pouvoir, à en répandre la connaissance et l'amour autour de nous. Ne soyons pas seulement des chrétiens éclairés, soyons des apôtres.

Pratique.
Mettez beaucoup d'ardeur à étudier et à connaître les enseignements de la foi.

mercredi 6 janvier 2010

06 Janvier - EPIPHANIE DE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST

Le mot EPIPHANIE veut dire manifestation. C'est qu'en effet, le 6 janvier, l'Église célèbre une triple manifestation de JESUS-CHRIST, qui, d'après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années.

La fête de l'Epiphanie a donc trois objets : 1° la manifestation de la divinité du SAUVEUR aux Mages par l'étoile miraculeuse qui les conduisit à l'étable de Bethlehem : 2° la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant son baptême, sur les bords du Jourdain; 3° la manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l'eau en vin.

Toutefois l'objet principal de cette fête, c'est bien la manifestation de la divinité de JESUS aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne. L'Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l'Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d'un roi nouveau-né ; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d'Hérode ; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l'étable de Bethlehem, aux pieds d'un Enfant qu'ils regardent comme un être extraordinaire, qu'ils saluent comme un Roi et qu'ils adorent comme un DIEU, et auquel ils offrent des présents symboliques : l'or, l'encens et la myrrhe.

Quels étaient ces mages? Des Orientaux. Quelles étaient leurs qualités ? C'étaient assurément des hommes remarquables, à la fois savants, rois, et probablement revêtus, chez leurs peuples respectifs, de la dignité sacerdotale. La tradition en compte trois et les nomme Gaspar, Balthasar et Melchior. Ils représentaient, à la crèche du Sauveur, les trois branches de l'humanité : Melchior, les descendants de Sem; Gaspar, ceux de Cham, et Balthasar ceux de Japhet.

Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C'est aujourd'hui l'appel de tous les peuples à la foi chrétienne ; ce sont aujourd'hui les prémices du salut de toutes les nations. L'Église a bien lieu de chanter : « Lève-toi, brille dans toute ta splendeur, Jérusalem, voici la lumière du monde qui paraît, la gloire du SEIGNEURs'est levée sur ton enceinte; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l'univers vient à toi! Allons avec les Mages à la crèche du SAUVEUR et offrons l'or de l'amour, l'encens de la prière, la myrrhe du sacrifice ; prosternons-nous devant Celui qui est à la fois un homme comme nous, notre Roi et notre DIEU.

Pratique: Priez souvent pour la conversion complète de tous les peuples à la foi chrétienne. Participez aussi généreusement que possible aux œuvres catholiques qui ont pour but l'extension du royaume de Dieu et le salut des âmes comme la Propagation de la Foi, la Sainte-Enfance, etc.