dimanche 29 août 2010

29 Août - DECOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE



SAINT JEAN-BAPTISTE fidèle à l'impression de l'Esprit de DIEU, se retira dans le désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé.

Il y resta depuis son enfance jusqu'à l'âge de trente ans, uniquement occupé des exercices de la pénitence, de la prière et de la contemplation. A sa trentième année, il reparut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le SAUVEUR lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de DIEU les plus glorieux témoignages. La vie du saint précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission.

Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume.

La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : "Que dois-je demander?" dit-elle à Hérodiade. — Demande la tête de Jean-Baptiste, répond la haineuse femme. Salomé vient aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait.

Hérode n'était pas méchant, mais il était faible ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il y avait un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance.

Malgré son estime pour Jean-Baptiste, il envoya donc un garde dans sa prison pour lui trancher la tête. L'envoyé accomplit son message homicide et revint bientôt présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, que celle-ci alla aussitôt montrer à sa mère.

Quand cette nouvelle fut annoncée à JÉSUS, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur. Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement.

La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Le martyre de Jean-Baptiste en présageait bien d'autres, et particulièrement celui du SAUVEUR, qui arriva l'année suivante.

Pratique: Ne vous laissez jamais arrêter, dans la défense de la vertu, par la crainte des hommes.
"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


samedi 28 août 2010

28 Août - SAINT AUGUSTIN, Evêque d'Hippone



SAINT AUGUSTIN est l'un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l'un des plus grands saints dont DIEU ait orné son Église.

Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer. Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que DIEU tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre ; c'est bien à son sujet qu'on peut dire : DIEU est admirable dans ses saints !

Augustin naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort.

A l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, DIEU fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à DIEU : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée.

Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes.

C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise, qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique, où dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à DIEU avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient.

Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, selon la parole du psalmiste, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. C'est à lui que cette petite ville doit toute sa gloire. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps ; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques.

Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de charité qui les anime ; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de DIEU, de l'Église et des âmes.

Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec DIEU, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse. Sa mort arriva le 28 août 430.

Pratique: Répétez souvent cette belle parole de saint Augustin : « O beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, que je vous ai tard aimée! »


 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 27 août 2010

27 AOUT - SAINT JOSEPH CALAZANZ, Fondateur des Ecoles Pies


SAINT JOSEPH CALAZANZ, Espagnol de race royale, naquit le 15 septembre 1556. On raconte que, dès l'âge de cinq ans, cet enfant au sang généreux s'armait d'une petite épée, se mettait à la tête de ses compagnons et s'élançait pour faire, comme il le disait naïvement, "la guerre au diable".

Dès son jeune âge il récitait le rosaire, prêchait ses petits camarades et présidait les exercices de piété qu'il leur faisait accomplir. Avec quelle avidité n'écoutait-il pas la lecture de la Vie des Saints, qu'on faisait en famille! Il s'essayait déjà à suivre leurs admirables exemples, prenait son repos sur la dure et savait trouver mille moyens de faire pénitence.

Au collège, on l'appelait le petit saint ; ses succès y furent, du reste, à la hauteur de sa vertu. Il avait vingt-cinq ans, quand ses parents lui proposèrent un mariage en rapport avec sa condition ; mais le saint jeune homme avait fait vœu de chasteté et n'aspirait qu'à l'apostolat.

Dieu favorisa sa vocation en lui envoyant une maladie fort grave, dont il guérit miraculeusement. Dès lors les obstacles étaient aplanis, et Joseph fut ordonné prêtre le 17 décembre 1583. Il occupa pendant huit ans de hautes charges dans son diocèse, où un bien immense s'opéra par son zèle; mais il entendit plusieurs fois une voix lui dire : "Va à Rome, Joseph, va à Rome !".

Il quitta tout pour suivre l'appel de DIEU et partit pour Rome en pèlerin pauvre et inconnu. Il eut occasion de s'y dépenser généreusement, en attendant la manifestation définitive de la volonté de DIEU : visiter et soigner les malades dans les hôpitaux, exhorter les prisonniers, consoler les pauvres, tel était, avec ses exercices de piété, le programme de ses journées.

Levé à minuit, il se livrait à une longue méditation en présence du saint Sacrement, récitait Matines et Laudes à genoux, faisait ensuite la visite des sept basiliques à jeun, course de douze à quinze kilomètres, et passait une partie de son temps à l'étude. Les ceintures de fer, les ciliées, les flagellations, les jeûnes, complétaient son règlement de vie.

Que d'âmes lui ont dû leur salut ! Il suffisait de tomber entre ses mains pour être assuré d'une conversion sincère. Après cinq ans de cette rude vie, Joseph, éclairé sur les besoins du peuple, sentit la nécessité de fonder des écoles gratuites : c'était l'œuvre voulue de DIEU; elle prit le nom d' Écoles pies, c'est-à-dire écoles pieuses et charitables.

Quelques années après, il pouvait dire : « Si j'avais dix mille religieux, je pourrais les employer dans un mois, tant on m'en demande. II mourut le 25 août 1648, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, après s'être dévoué cinquante-deux ans à l'éducation de la jeunesse : « Gagner une âme, disait-il souvent, oh ! Combien cela vaut ! Combien cela plaît à DIEU ! »

Pratique: Retenez ce mot du saint de ce jour : "Qui fait du bien aux pauvres fait du bien à Jésus-Christ".
 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 26 août 2010

26 Août : SAINT ZEPHYRIN, Pape et Martyr / SAINT EULADE, Evêque de Nevers



Zéphirin, (+ 219) romain de naissance, succéda à Pape Victor en 202, c´est-à-dire dans l´année où Sévère alluma le feu de la cinquième persécution. Il fut l´appui et le consolateur des fidèles, et la charité lui fit ressentir ce que souffraient tous les confesseurs. Il est vrai que les triomphes des martyrs étaient pour lui un sujet de joie; mais son cœur reçut des plaies bien profondes de la chute des apostats et des hérétiques. La douleur que lui causait l´aveuglement de ces derniers ne cessa point lorsque la paix eut été rendue à l´Église.

Natalis qui vivait à Rome, et avait souffert diverses tortures pour la foi, s´était laissé séduire par Asclépiodote et Théodote le banquier, l´un et l´autre disciples de Théodote le corroyeur, que le Pape Victor avait excommunié à cause de son hérésie. Ces deux hérésiarques ordonnèrent Natalis évêque de leur secte, et s´engagèrent à lui fournir tous les mois un revenu de cent cinquante deniers d´argent. Mais DIEU eut pitié de celui qui avait confessé son nom; il l´avertit par plusieurs visions d´abandonner le parti des hérétiques, dans lequel il ne restait que par intérêt et par vanité. Enfin Natalis fut fouetté par un Ange pendant toute une nuit. Le lendemain il alla se jeter aux pieds de Zéphirin, fondant en larmes, et revêtu d´un habit de pénitence; il se prosterna aussi devant l´assemblée des fidèles, et y donna de si grandes marques de repentir, que tous en furent touchés.

Zéphirin montra son zèle avec tant de vigueur contre les blasphèmes des hérétiques séducteurs de Natalis, que ceux-ci le traitèrent de la manière la plus outrageuse; mais ce fut une gloire pour lui de s´entendre donner le titre de principal défenseur de la divinité de JESUS-CHRIST. Il mourut en 219, après avoir occupé le siège pontifical pendant dix-sept ans.


Nous voyons, surtout dans les premiers siècles du christianisme, une suite de pasteurs zélés à maintenir le dépôt de la foi, à veiller sur la pureté de la morale et à conserver la sainteté de la discipline. Qu´ils eurent de combats à soutenir! De quelle constance et de quelle fermeté n´eurent-ils pas besoin pour résister au paganisme, aux hérésies et à la corruption du monde! C´est par leurs travaux que nous jouissons des plus précieux avantages de la grâce.


Nous devons donc à DIEU un tribu de louanges pour cette miséricorde dont Il a donné des marques si éclatantes à Son Église. Nous devons encore Lui recommander nos propres oeuvres, Le prier d´exalter la gloire de Son Saint Nom pour la propagation de la foi sur la terre, de susciter dans Son Église des modèles de vertu, des pasteurs animés de Son Esprit, un peuple disposé à captiver Son entendement sous l´autorité de la révélation, et à soumettre son coeur au joug aimable de la loi divine, un peuple saisi d´horreur pour les nouveautés profanes en matière de doctrine, et aguerri contre les assauts et les artifices de la corruption.


Vies des Saints recueillies par les meilleurs auteurs, Édition Georges E. Desbarats, 1868


Saint Eulade
fut le premier évêque de Nevers. Il était depuis quelque temps atteint de cruelles infirmités qui l'avaient rendu sourd et muet, et incapable de remplir ses fonctions épiscopales, quand saint Séverin, évêque d'Agaune, qui se rendait près du roi Clovis pour guérir ce prince, s'arrêta pour le visiter.

Touché de compassion à la nouvelle de la situation du pieux pontife, il entra dans sa chambre et se prosterna devant DIEU la face contre terre, demandant avec ferveur sa guérison. Puis il s'approcha et lui dit : « Pontife du SEIGNEUR, conversez avec moi. » Et aussitôt Eulade, recouvrant l'usage de l'ouïe et de la parole, s'écria : « Homme de DIEU, bénissez- moi ; c'est DIEU qui vous a envoyé vers moi ; qu'il soit glorifié dans tous les siècles !


Alors Séverin, lui tendant la main, le souleva de sa couche et lui dit: « Au nom de JESUS-CHRIST, notre souverain Maître, levez-vous et prenez vos vêtements ; remerciez DIEU des épreuves qu'il vous a envoyées, car il ne vous a frappé que pour vous guérir. » Eulade se leva de son lit et remercia le SEIGNEUR, qui l'avait retiré des portes du tombeau. Ce même jour, il se rendit à l'église et offrit le saint sacrifice en présence de son peuple émerveillé d'une guérison si inespérée.


Eulade consacra le reste de sa vie au service de DIEU et s'occupa de la sanctification de son troupeau avec plus d'ardeur que jamais, il s'endormit dans le SEIGNEUR le 26 août 516 ou 517. Nous ne saurions rien de ce pieux évêque, si l'historien de saint Séverin ne nous avait transmis ces détails précieux.


Le même jour, l'Eglise célèbre la fête d'un évêque du Mans, s
aint Victor, qui, après une vie assez obscure, fut élevé à Episcopat par le choix du grand saint Martin et mourut chargé des mérites qu'il avait acquis en travaillant pendant trente-deux ans (390-422) au salut des âmes.

Admirons la Providence de DIEU donnant à la France naissante une foule de glorieux pontifes. L'histoire impartiale le prouve d'une manière éclatante : ce sont les évêques et les moines qui ont formé la France et l'ont éclairée, en même temps que du flambeau de la foi, des lumières de la civilisation.


Partique:
Ayez un grand respect pour les évêques : ils sont nos pères dans la foi.
Hodiemecum

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 25 août 2010

25 AOUT - SAINT LOUIS, ROI DE FRANCE


Le 25 avril 1215, la reine de France, Blanche de Castille, mettait au monde, à Poissy, l'enfant royal qui devait être SAINT LOUIS, le modèle des princes, la gloire du trône de France. Il fut baptisé au même lieu, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse.

Sa mère voulut le nourrir elle-même, de peur qu'une nourrice étrangère ne lui infusât, avec le lait, un sang souillé de vices. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »

Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelquefois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves à chasser aux oiseaux. >

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte couronne d'épines, et, prenant le précieux fardeau, le porta, pieds nus, dans sa capitale.

A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des lieux saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang.

Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

On sait avec quelle justice paternelle il réglait les différends de ses sujets. Saint Louis fut aussi un modèle de pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : Dieu, France et Mar­guerite. »

Saint Louis mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à une nouvelle croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne.

Pratique: Faites consister votre dignité dans le soin de porter noblement votre titre de chrétien.
Introibo        Hodiemecum
Per Ipsum

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 24 août 2010

24 AOUT - SAINT BARTHELEMY, APOTRE / 23 AOUT - SAINT PHILIPPE BENITI, Religieux Servite



BARTHELEMY, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines. Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça JESUS-CHRIST Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder, et consacra des évêques.

Quand, plus tard, saint Panthène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélémy. En quittant les Indes, l'apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait, les honneurs divins à l'idole Âstaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélémy et leur donnèrent son signalement; mais l'apôtre se fit assez connaître par ses miracles; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole Astaroth, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s'en éloigna en grinçant des dents.

Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême. Le démon résolut de se venger ; l'apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête jusqu'aux pieds ; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut la tête tranchée le lendemain, 25 août, vers l'an 71.

Le corps écorché et la peau sanglante de l'apôtre forent enterrés à Albane, en la Haute - Arménie ; il s'y opéra tant de miracles, que les païens, furieux de voir une affluence si considérable de chrétiens vénérer les saintes reliques, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer, en disant : " Barthélémy, tu ne tromperas plus le peuple ! "

Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile. Plus tard, en 831, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'apôtre, qu'il distingua entre d'autres par l'éclat céleste dont ils brillaient. Le corps de saint Barthélémy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

Pratique: Combattez à outrance le démon, ne lui laissez aucun empire sur vous.


"Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous"




SAINT PHILIPPE BENITI était originaire d'une des plus nobles familles de Florence. Dès sa plus tendre enfance, on eût pu présager ce qu'il devait être un jour ; à peine âgé d'un an, il s'écria, à la vue de quelques frères Servites : « Ce sont là les serviteurs de la Vierge Marie! Tout lui souriait : après ses brillantes études de médecine, à Paris et à Padoue, un bel avenir s'ouvrait devant lui ; mais la grâce l'appelait à de plus grandes choses, et il entra dans l'Ordre récent des Servites. Il y fut reçu comme frère convers, grâce à son humilité, qui lui fit déguiser ses talents ; mais son mérite, bientôt découvert, ne tarda pas à changer les sentiments de ses supérieurs.

Au jour de sa première messe, toute l'assemblée entendit distinctement des vois célestes chanter : Sanctus, Sanctus, Sanctus... Quelques années plus tard, après avoir passé par toutes les dignités secondaires, il se voyait acclamé supérieur général de son ordre par la voix unanime des religieux. Sous sa direction, l'Ordre des Servites, encore peu répandu, prit bien vite un développement extraordinaire. A la mort du pape Clément IV, les suffrages des cardinaux se portèrent sur l'humble religieux, et il n'échappa à cet honneur suprême qu'en prenant la fuite dans les montagnes où il trouva une retraite inaccessible. Là il attendit l'élection d'un pape en se livrant à tous les exercices de la vie la plus austère.

Le jeûne était sa nourriture, les veilles son soulagement et son repos, l'entretien avec DIEU sa récréation et son divertissement. Il ne mangeait point de pain, mais seulement des herbes sauvages, et ne buvait que de l'eau ; encore lui manqua-1-elle bientôt. La Providence vint alors à son secours, car il frappa trois fois la terre de son bâton, et il en sortit une fontaine abondante, devenue depuis doublement miraculeuse par les guérisons qui s'y sont opérées.

Au sortir de sa retraite profonde, Philippe, sous l'inspiration de DIEU, parcourut les pays d'Europe, y fondant des établissements de Servites et laissant sous ses pas la trace d'innombrables merveilles. Parmi ses miracles, on signale le suivant : Un jour un pauvre lépreux vint lui demander l'aumône : "Je n'ai ni or ni argent, lui dit-il ; mais ce que j'ai, je vous le donne". Et à l'instant, quittant sou manteau, il en vêtit le pauvre lépreux, qui fut aussitôt guéri.

Les travaux et les pénitences avaient usé avant l'âge le corps de Philippe, c'est à son monastère de Tödi qu'il alla mourir. En y arrivant : C'est ici le lieu de mon repos à jamais, » dit-il. Le lendemain, fête de l'Assomption, la fièvre le prit ; huit jours après, il recevait les derniers sacrements : "C'est Vous, SEIGNEIR, en qui j'ai cru, s'écria-t-il en apercevant l'hostie ; c'est vous que j'ai cherché, que j'ai prêché, que j'ai aimé." II mourut en demandant son livre, c'est-à-dire son Crucifix, le 23 août 1285.


Pratique : « Aimez à être inconnu et compté pour rien. » (Imitation de /.- C.) 
 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 22 août 2010

22 AOUT: FETE DU COEUR IMMACULE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE / SAINT SYMPHORIEN, Martyr à Autun


COEUR IMMACULE DE MARIE

La propagation de la dévotion au Coeur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Coeur de JESUS.
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Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Coeur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Coeur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à Son Coeur Immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire.

Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du Jubilé des Apparitions de Fatima, le pape Pie XII s'exprimant à la radio, consacra le monde au Coeur Immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Coeur Immaculé de Marie pour le mettre sous Sa toute-puissante protection. A l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Eglise entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Coeur Immaculé de Marie afin d'obtenir par l'intercession de la Très Sainte Vierge, «la paix des nations, la liberté de l'Eglise, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus.» Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption.

En créant la très Sainte Vierge, la TRINITE SAINTE a pu contempler le ravissant spectacle d'un Coeur qui dès son premier battement n'aima que son DIEU, et L'aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne L'aimeront jamais. «Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé Sa puissance pour former un Coeur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un Coeur de Mère et l'Esprit-Saint en fit un Coeur d'épouse pour y célébrer Ses noces ineffables.» La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en Son Coeur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d'excellence que rien n'y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu'elles peuvent l'être dans une simple créature.

La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont DIEU a orné le Coeur Immaculé de Sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en Elle un refuge assuré. Ce Coeur qui nous a tant aimé n'a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n'ont été qu'un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd'hui palpitant d'un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection.

Comme la sainte Eglise nous le recommande aujourd'hui au moyen de la belle fête du Coeur Immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d'amour à ce Coeur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du CREATEUR. Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu'il plaira à DIEU de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce Coeur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.

Résumé O.D.M.

Marie, Reine de Miséricorde 

(A. de Liguori)

Saint Alphonse de Liguori, qui a si bien parlé de la miséricorde divine, a aussi commenté le Salve Regina, cet hymne à Marie, reine de miséricorde. Son commentaire s'appuient sur l'Ecriture, les pères de l'Eglises et les saints, puis saint Alphonse donne des exemples pour stimuler son auditoire. 

 La royauté de Marie est associée à celle de son Fils. Une royauté déroutante...
 « Pilate demanda : "Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?"

Jésus répondit: "Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n'est pas d'ici."

Pilate lui dit: "Donc tu es roi?"
Jésus répondit: "Tu le dis: je suis roi. »

(Jean 18, 35-37)


La Mère du Roi est Reine

L'auguste Vierge Marie a été élevée à la dignité de Mère du Roi des rois ; dès lors et avec juste raison, la sainte Eglise lui décerne et demande à tous les fidèles de lui décerner le titre glorieux de Reine. [...] Voici comment raisonne Arnaud de Chartres :

« La chair du CHRIST et celle de Marie sont une seule et même chair, comment dont la Mère pourrait-elle ne pas partager la souveraineté de son Fils ? Ce n'est point assez de dire qu'elle la partage : la gloire royale du Fils et celle de la Mère sont une seule et même gloire. »[1]

JESUS étant roi de l'univers, c'est de l'univers aussi qu'elle est reine.

Reine pour des œuvres de miséricorde

Mais sachons-le bien pour notre consolation que c'est une Reine toute bonne, toute clémente, toute inclinée à nous faire du bien, à nous si misérables.
C'est pourquoi la sainte Eglise, dans le Salve Regina, nous invite à saluer Marie en la proclamant Reine de miséricorde. [...]
Alors que les tyrans font servir leur pouvoir à leur intérêt personnel, les rois doivent avoir en vue le bien de leur peuple.

Aussi, au sacre des rois, on leur verse sur la tête de l'huile, symbole de la miséricorde, pour leur rappeler qu'ils doivent garder sur le trône un cœur rempli, par-dessus tout, de compassion et de bienveillance à l'égard de leurs sujets.

Comme jadis la reine Esther, pour le salut du peuple

[Nous lisons dans la Bible ce récit :]
Sous le règne d'Assuérus, il fut publié un édit ordonnant la mise à mort de tous les Juifs. Mardochée, un des condamnés, recommanda leur salut à Esther.

Esther s'y refusa d'abord, par crainte d'aviver encore le courroux d'Assuérus.

Mais Mardochée la réprimanda et lui envoya dire : "Ne vous imaginez pas, parce que vous êtres de la maison du roi, que vous sauverez seule votre vie, à l'exclusion de tous les Juifs". Il ajouta que le Seigneur l'avait élevée au trône précisément pour qu'elle assura le salut de la nation.

Assuérus, quand il vit la reine Esther en sa présence, s'informa avec amour de l'objet de sa visite. "Quelle est votre demande ?" lui dit-il.

La reine répondit :

"O mon roi, si j'ai trouvé grâce à vos yeux, accordez-moi mon peuple, pour lequel je vous implore" (Esther 7, 2).

Elle fut exaucée : un ordre du roi révoqua aussitôt la sentence de condamnation.


SAINT SYMPHORIEN, né à Autun, appartenait à l'une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l'intelligence; il était déjà l'ornement de la cité.

Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n'en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux : « Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge. — Je m'appelle Symphorien, et je suis chrétien. — Pourquoi n'as-tu pas voulu adorer la déesse? — Je n'adore que le DIEU vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces. — Si tu ne veux pas obéir à l'édit des empereurs, tu payeras ta révolte de ton sang. — DIEU punit les méchants, mais il récompense les justes en proportion de leurs mérites; je n'ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans on noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l'exhortait à sacrifier aux idoles : « Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles, » lui dit Symphorien. Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l'attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde ; le monde passe comme une ombre; DIEU seul donne le vrai bonheur. —Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort! — Je crains DIEU seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme. — Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive! »

C'est alors qu'eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi ; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu'aux murailles de la cité, prés du lien où devait s'accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante : « Mon fils Symphorien, Symphorien mon fils, souvenez-vous du DIEU vivant. Courage, mon fils, courage. Nous ne pouvons craindre la mort quand elle nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au ciel ! Non, votre vie n'est pas perdue, vous allez en trouver une meilleure, et, par un heureux échange, vous allez goûter une félicité sans fin? » Quelle leçon pour tant de mères, homicides par leur lâcheté de l'âme de leurs enfants ! Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau. C'était vers l'an 178.

Pratique : N'écoutez pas la voix de la chair et du sang; que la foi seule inspire votre conduite.
INTROIBO  

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour  nous qui avons recours à Vous"

jeudi 8 juillet 2010

08 Juillet - SAINTE ELISABETH, Reine du Portugal



SAINTE ÉLISABETH

Reine de Portugal


(1271-1336)

SAINTE ÉLISABETH reçut ce nom à son Baptême, en souvenir de sainte Élisabeth de Hongrie, sa tante. A l'âge de huit ans, elle récitait chaque jour l'office divin et conserva cette pratique jusqu'à sa mort; elle méprisait le luxe, fuyait les divertissements, soulageait les pauvres, multipliait ses jeûnes et menait une vie vraiment céleste. Toutes les œuvres de piété d'Élisabeth étaient accompagnées de larmes que l'amour faisait monter de son cœur à ses yeux. Le temps que ses exercices religieux lui laissaient libre, elle aimait à l'employer à l'ornementation des autels ou aux vêtements des pauvres.
Élevée sur le trône de Portugal par son mariage avec Denys, roi de ce pays, elle fut d'une patience remarquable dans les épreuves qu'elle eut souvent à subir de la part de son mari, et ne lui montra jamais, en échange de ses procédés injustes, qu'une amabilité croissante, une douceur toute affectueuse et un dévouement sans bornes, qui finirent par triompher de ce cœur rebelle. Élisabeth est célèbre par le don que lui fit le Ciel de rétablir la paix entre les princes et les peuples.
Peu de Saintes ont montré tant de charité pour les membres souffrants de JESUS-CHRIST; jamais aucun pauvre ne partait du palais sans avoir rien reçu; les monastères qu'elle savait dans le besoin recevaient abondamment le secours de ses aumônes; elle prenait les orphelins sous sa protection, dotait les jeunes filles indigentes, servait elle-même les malades.
Tous les vendredis de Carême, elle lavait les pieds à treize pauvres, et après les leur avoir baisés humblement, elle les faisait revêtir d'habits neufs. Le Jeudi saint, elle remplissait le même office près de treize femmes pauvres. Or, un jour qu'elle lavait les pieds à ces pauvres, il se trouva dans le nombre une femme qui avait au pied une plaie dont la mauvaise odeur était insupportable: la reine, malgré toutes les répugnances de la nature, prit ce pied infect, en pansa l'ulcère, le lava, l'essuya, le baisa et le guérit. Même miracle arriva en faveur d'un pauvre lépreux.
Un jour qu'elle portait dans les pans de sa robe de l'argent pour les pauvres, son mari lui demanda à voir ce qu'elle portait, et il fut émerveillé d'y voir des roses hors de saison. Après la mort du roi, elle voulait se retirer chez les Clarisses, mais on lui fit observer qu'elle ferait une meilleure œuvre en continuant ses libéralités. Enfin, après une vie toute d'œuvres héroïques, elle mourut en saluant la Très Sainte Vierge, qui lui apparut, accompagnée de sainte Claire et de quelques autres saintes religieuses.
Pratique : Ne vous contentez pas de donner aux pauvres ; ayez pour eux un respect chrétien

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"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"