mercredi 20 décembre 2023

21 Déc : Temps de l'Avent : "O ORIENS" / SAINT THOMAS, Apôtre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

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O ORIENS SPLENDOR
 
Antienne du 21 décembre



Ô Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort. »


Divin Soleil, ô Jésus ! vous venez nous arracher à la nuit éternelle : soyez à jamais béni ! Mais combien vous exercez notre foi, avant de luire à nos yeux dans toute votre splendeur ! Combien vous aimez à voiler vos rayons, jusqu'à l'instant marqué par votre Père céleste, où vous devez épanouir tous vos feux ! Voici que vous traversez la Judée ; vous approchez de Jérusalem ; le voyage de Marie et de Joseph tire à son terme. Sur le chemin, vous rencontrez une multitude d'hommes qui marchent en toutes les directions, et qui se rendent chacun dans sa ville d'origine, pour satisfaire à l'Edit du dénombrement. De tous ces hommes, aucun ne vous a soupçonné si près de lui, ô divin Orient ! Marie, votre Mère, est estimée par eux une femme vulgaire ; tout au plus, s'ils remarquent la majesté et l'incomparable modestie de cette auguste Reine, sentiront-ils vaguement le contraste frappant entre une si souveraine dignité et une condition si humble ; encore ont-ils bientôt oublié cette heureuse rencontre. S'ils voient avec tant d'indifférence la mère, le fils non encore enfanté  à  la  lumière visible, lui donneront-ils une pensée ? Et cependant ce fils, c'est vous-même, ô Soleil de justice ! Augmentez en nous la Foi, mais accroissez aussi l'amour. Si ces hommes vous aimaient, ô libérateur du genre humain, vous vous feriez sentir à eux ; leurs yeux ne vous verraient pas encore, mais du moins leur cœur serait ardent dans leur poitrine, ils vous désireraient, et ils hâteraient votre arrivée par leurs vœux et leurs soupirs. O Jésus qui traversez ainsi ce monde que vous avez fait, et qui ne forcez point l'hommage de vos créatures, nous voulons vous accompagner dans le resté de votre voyage; nous baisons sur la terre les traces bénies des pas de celle qui vous porte en son sein; nous ne voulons point vous quitter jusqu'à ce que nous soyons arrivés avec vous à l'heureuse Bethlehem  à cette Maison du Pain, où enfin nos yeux vous verront, ô Splendeur éternelle, notre Seigneur et notre Dieu !
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SAINT THOMAS
Apôtre

SAINT THOMAS était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du cœur et du dévouement. 

Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant sa Passion, JÉSUS veut retourner en Judée ; les apôtres lui rappellent les menaces de ses ennemis. Thomas seul s'écrie : « Eh bien ! Allons et mourons avec Lui ! » 

Voilà le dévouement du cœur de l'apôtre. Après sa résurrection, le SAUVEUR était apparu à plusieurs de Ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement : « Je ne le croirai pas avant d'avoir mis mes doigts dans Ses plaies. » Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. 

Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime, et le bon SAUVEUR répondit à son défi. Que fit alors Thomas? Nous le savons ; un cri du cœur s'échappa de ses lèvres : « Mon SEIGNEUR et mon DIEU ! » DIEU permit l'hésitation de cet apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de JÉSUS-CHRIST. 

Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerne la Résurrection. — Quand les apôtres se partagèrent le monde, le pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de JÉSUS parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le baptême et les associa à son ministère.

Partout, sur son passage, l'apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques. Quand, au XVIe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas

Un miracle de l'apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'apôtre ; il fut percé d'une lance devant une croix où il priait, et on l'accabla de pierres et de flèches. 

Remarquons, pour notre encouragement et notre consolation, la parole que le SAUVEUR adresse à saint Thomas après avoir éclairé ses doutes : "Bienheureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru! ". Heureux sommes-nous donc, si nous croyons d'une foi simple, prompte et entière tous les mystères de la religion. Nous trouverons dans cette foi, avec le repos de notre esprit dans cette vie, une source de mérites pour l'éternité.

Pratique. Estimez-vous heureux de croire, et agissez vaillamment selon votre foi.

"Ô Marie conçue sans péché,  
                     priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 19 décembre 2023

20 Déc : Temps de l'AVENT : "O CLAVIS DAVID" / SAINT PHILOGONE, Évêque / SAINT DOMINIQUE de SILOS, Abbé

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 


" O Clavis David et sceptrum domus Israël, qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris, et umbra mortis."

" Ô Clef de David, ô sceptre de la maison d'Israël ! Qui ouvrez, et nul ne peut fermer; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort."


Pour l’introduction de Dom Guéranger aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.

O Fils de David, héritier de son trône et de sa puissance, vous parcourez, dans votre marche triomphale, une terre soumise autrefois à votre aïeul, aujourd’hui asservie par les Gentils. Vous reconnaissez de toutes parts, sur la route, tant de lieux témoins des merveilles de la justice et de la miséricorde de Jéhovah votre Père envers son peuple, au temps de cette ancienne Alliance qui tire à sa fin. Bientôt, le nuage virginal qui vous couvre étant ôté, vous entreprendrez de nouveaux voyages sur cette même terre ; vous y passerez en faisant le bien, et guérissant toute langueur et toute infirmité, et cependant n’ayant pas où reposer votre tête. Du moins, aujourd’hui, le sein maternel vous offre encore un asile doux et tranquille, où vous ne recevez que les témoignages de l’amour le plus tendre et le plus respectueux. Mais, ô Seigneur ! il vous faut sortir de cette heureuse retraite ; il vous faut, Lumière éternelle, luire au milieu des ténèbres ; car le captif que vous êtes venu délivrer languit dans sa prison. Il s’est assis dans l’ombre de la mort, et il y va périr, si vous ne venez promptement en ouvrir les portes avec votre Clef toute-puissante ! Ce captif, ô Jésus, c’est le genre humain, esclave de ses erreurs et de ses vices : venez briser le joug qui l’accable et le dégrade ; ce captif, c’est notre cœur trop souvent asservi à des penchants qu’il désavoue : venez, ô divin Libérateur, affranchir tout ce que vous avez daigné faire libre par votre grâce, et relever en nous la dignité de vos frères.


Pour l’introduction de Dom Nocent aux Grandes Antiennes O, on se reportera ici.

C’est au Messie qu’il appartient d’ouvrir la porte du royaume ou de la fermer. Nous l’appelons. Qu’il vienne nous délivrer car les ténèbres et l’ombre de la mort nous environneront jusqu’au moment où le règne de satan sera détruit à jamais.

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SAINT PHILOGONE

Évêque 


Saint Philogone brilla d'abord dans le monde et se distingua dans l'éloquence du barreau. Comme il joignait à de grands talents une vie exemplaire, on l'appela, malgré ses résistances, au siège patriarcal d'Antioche. 

L'état florissant de cette Église pendant son épiscopat est une preuve de son zèle et de la sagesse de son gouvernement. Saint Jean Chrysostome fait de lui les plus grands éloges ; il mourut l'an 323. 

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SAINT DOMINIQUE DE SILOS
Abbé 
 

Saint Dominique surnommé de Silos, à cause de son long séjour dans le monastère de ce nom, était de la souche des anciens rois de Navarre; il naquit au commencement du XIe siècle.

Il se mit à l'étude, n'ayant guère pour maître que l'ESPRIT-SAINT. Devenu prêtre, il resta d'abord dans la maison de ses parents, puis bientôt entra dans un monastère de l'ordre de Saint-Benoît, où il brilla au premier rang par sa sainteté. 

Dominique vint à Silos en 1040. Ce monastère était bien déchu de sa gloire et de sa ferveur passées.

Le moine Licinien, qui gémissait de cet état de choses, disait la sainte messe quand Dominique entra dans l'église; par une permission de DIEU, lorsque au moment de l'offertoire, il se tourna vers le peuple pour chanter : Dominus vobiscum, il chanta : Voici le restaurateur qui vient ! Et le chœur répondit : C'est le SEIGNEUR qui l'a envoyé!

L'oracle ne tarda pas à se vérifier. La charité du saint ne se concentrait point dans son monastère, qui vit bientôt luire une ère de prospérité qu'il n'avait jamais connue; mais elle s'étendait à tous les affligés.

Le don des miracles attirait au couvent des aveugles, des malades, des boiteux, et il les guérissait par centaines, comme le prouvent encore aujourd'hui les ex-voto de la chapelle où sont gardées ses reliques. Les guirlandes de chaînes, de boulets, de fers, suspendues aux voûtes, attestent sa charité spéciale pour les pauvres chrétiens captifs des Maures d'Espagne; il allait les consoler et payait leur rançon, préludant ainsi à l'œuvre de Notre-Dame-de-la-Merci. 

Après de longues années de bonnes œuvres, Dominique sentit approcher le moment de la récompense, il en fut même averti par la Sainte Vierge : « J'ai passé toute la nuit avec la Reine des Anges, dit-il un jour à ses religieux; elle m'a invité à me rendre près d'Elle dans trois jours; je vais donc aller bientôt au céleste festin où Elle me convie. » 

II fut, en effet, malade trois jours; ses frères virent son âme monter glorieuse au Ciel, le 20 décembre 1073. 

C'est à son tombeau que la mère de saint Dominique de Guzman obtint la naissance de son fils. 

Pratique: Ne vous ménagez pas pour le bien ; tout sera compté pour le ciel.

      "Ô Marie conçue sans péché,
     priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 18 décembre 2023

19 Déc : O RADIX JESSE / SAINT URBAIN V, Pape / SAINT NÉMÉSION, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

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Antienne du 19 décembre
 


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SAINT NÉMÉSION
Martyr

 
Némésion était un fervent chrétien d'Alexandrie. Il fut arrêté vers l'an 250, comme coupable de vol; mais il lui fut facile de prouver son innocence. Ses ennemis l'accusèrent alors d'être chrétien ; il confessa généreusement sa foi et fut battu bien plus cruellement que les voleurs ; brûlé enfin avec quelques criminels, il se réjouit de trouver en ce supplice le moyen d'imiter son divin Maître.

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Le Bienheureux Urbain V 
Pape 
1362 à 1370 (+ 1370)

Le bienheureux Urbain V, de son nom de famille Guillaume de Grimorard, naquit en 1310, au château de Grisac, près de Mende, sur un sommet des Cévennes.

Il gravit rapidement les degrés successifs de l'échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s'offrit alors à lui comme l'idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son cœur.

Il alla frapper à la porte de l'abbaye de Saint-Victor, près de Marseille, et, à l'ombre paisible du cloître, il s'éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la Sainte Vierge.

La profession religieuse n'avait fait que développer son ardeur pour la science; les supérieurs crurent bientôt l'humble moine capable d'enseigner, et en effet, il illustra successivement les chaires qui lui furent confiées, à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse.

Quelques années plus tard, après avoir été peu de temps abbé de Saint-Germain d'Auxerre, nous le trouvons en Italie, en qualité de légat du pape Clément VI, au milieu des difficultés inextricables qu'avait enfantées le grand schisme d'Occident.

C'était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde. Il fut élu pape en 1362 et prit le nom d'Urbain V, parce que tous les papes qui avaient porté ce nom l'avaient illustré par la sainteté de leur vie.

C'est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du pape sur les fidèles, sur les évêques et sur les États romains.

Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets : ramener la papauté d'Avignon à Rome, réformer les mœurs, propager au loin la foi catholique. Le retour de la papauté à Rome fut un triomphe, et les poètes la saluèrent comme l'augure d'un nouvel âge d'or.

Pendant que s'accomplissaient ces grandes œuvres, Urbain vivait en saint, jeûnait comme un moine, et rapportait toute gloire à DIEU.  Sa mort, qui arriva le 19 décembre 1370, fut pleine d'édification.

Il demanda qu'on ouvrît les portes de son palais et qu'on permît au peuple de circuler autour de son lit : «II faut, dit-il, que le peuple puisse voir comment les papes meurent. »

Pratique :
 Ne vous attribuez la gloire de rien, rapportez tout à DIEU et à sa grâce.

  "Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 17 décembre 2023

18 Déc : Avent- O ADONAÏ, 2ème des Grandes "O" / SAINT GATIEN, Premier Évêque de Tours

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

 

O ADONAI

 

 


O Seigneur suprême ! Adonaï ! 
Venez nous racheter, 
non plus dans votre puissance, 
mais dans votre humilité.

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 Saint Gatien 
Premier Évêque de Tours 
(IIIe siècle)


Une ancienne et respectable tradition de l'Église de Tours, d'accord avec l'illustre historien des Francs, saint Grégoire de Tours, nous apprend que Saint Gatienson premier évêque, a été envoyé dans les Gaules par le pape saint Fabien, en 250, avec six autres évêques. 

A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de DIEU et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère. 

Les conquêtes furent nombreuses; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. 

Traqué comme une bête fauve, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères ; une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu; il les préparait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile. 

Huit églises furent élevées, par les soins du courageux pontife, sur la terre de Touraine. Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du CHRIST, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères. Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux. 

C'est dans cet asile de la charité que le SAUVEUR réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à DIEU. 

Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand NOTRE-SEIGNEUR lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête, et les saints attendent ton arrivée au ciel. » 

Et le SAUVEUR administra lui-même à son disciple la sainte Communion en viatique. Sept jours après, il rendait à DIEU son âme riche en œuvres et en mérites, le 18 décembre de l'an 116. L’Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. 
 
Pratique : Ne vous contentez pas de croire à l'Évangile, conformez-y votre vie, inspirez- vous constamment de ses maximes.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 16 décembre 2023

17 Déc : 1ère des Grandes Antiennes en "O" : O SAPIENTIA / SAINTE OLYMPIADE, Veuve

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)

«Ô Sagesse issue de la bouche du Très Haut,
déployant ta force d’un bout du monde à l’autre
et régissant l’univers avec douceur,
viens nous indiquer le chemin de la justice,
viens, Seigneur, viens nous sauver.»

  
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SAINTE OLYMPIADE
Veuve


Sainte Olympiade ou Olympie la gloire des veuves de l'Église d'Orient, naquit à Constantinople de parents très illustres, dont la mort prématurée la laissa de bonne heure à la tête d'une fortune considérable.

Elevée au milieu des plus saints exemples, elle était à dix-huit ans le modèle des vertus chrétiennes. C'est à cette époque qu'elle fut mariée à Nébridius, jeune homme digne d'une telle épouse. Ils se promirent l'un à l'autre une continence parfaite ; mais après vingt mois seulement de cette union angélique, Nébridius laissait Olympiade seule sur la terre et allait recevoir au ciel la récompense de ses vertus. 

A l'empereur, qui voulait l'engager dans un nouveau mariage : « Si DIEU, dit-elle, m'eût destinée à vivre dans le mariage, il ne m'aurait pas enlevé mon premier époux. L'évènement qui a brisé mes liens me montre la voie que la Providence m'a tracée, celle de la virginité chrétienne. » 

Depuis la mort de son époux, Olympiade avait rendu sa vie plus austère. Ses jeûnes devinrent rigoureux et continuels; elle se fit une loi de ne jamais manger de viande. Elle s'interdit également le bain, qui était dans les mœurs du pays; elle affranchit tous ses esclaves, qui voulurent continuer néanmoins à la servir ; elle administrait sa fortune en qualité d'économe des pauvres; les villes les plus lointaines, les îles, les déserts, les églises pauvres, ressentaient tour à tour les effets de sa libéralité. 

Olympiade méritait assurément d'être mise au nombre des diaconesses de l'Église de Constantinople. Consacrées par l'évêque, qui leur imposait les mains en récitant sur elle des prières, les diaconesses étaient appelées à aider les prêtres dans l'administration des sacrements et les œuvres de charité. Elles étaient chargées d'instruire les catéchumènes de leur sexe et de préparer le linge qui servait à l'autel. En prenant le voile, elles faisaient vœu de chasteté perpétuelle. Il y avait déjà seize ans qu'Olympiade remplissait ces fonctions, quand saint Jean Chrysostome fut élevé sur le siège de Constantinople. 

La sainte veuve n'avait pas manqué d'épreuves jusqu'à ce moment; des maladies cruelles, de noires calomnies, lui avaient fait verser des larmes continuelles. Sous le nouveau patriarche elle allait faire un pas de plus dans le sacrifice et dans la sainteté. Saint Jean Chrysostome sut utiliser pour le bien les qualités et la fortune de l'illustre diaconesse. 

C'est par elle qu'il éleva un hôpital pour les malades et un hospice pour les vieillards et les orphelins. Quand le patriarche partit pour l'exil où il devait mourir, Olympiade reçut une de ses dernières bénédictions. Elle fut entretenue dans ses œuvres par les lettres du pontife. Ses dernières années furent abreuvées de grandes amertumes ; elle acheva en exil, à Nicomédie, l'an 410 une vie toute de charité, de patience, de courage et de prière. 

Pratique. 
Suivez la voie de la Providence, et faites-y le plus de bien que vous pourrez. 

                                   "Ô Marie conçue sans péché,
                      priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 15 décembre 2023

16 Déc : SAINT EUSÈBE, Évêque / La Bse MARIE DES ANGES, Carmélite

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Saint Eusèbe, né en Sardaigne, de nobles parents, au commencement du IVe siècle, fut élevé dans la pratique de la vertu et dans l'étude des sciences ecclésiastiques. Devenu évêque de Verceil, il s'attacha à former un clergé vertueux en lui faisant joindre à la vie séculière la vie monastique. Cette institution produisit de si consolants résultats, que de nombreux évêques s'empressèrent de l'imiter. Exilé par un empereur favorable aux ariens, il mourut en Thébaïde, des suites de mauvais traitements, et l'Église le qualifia de martyr (370)

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La Bienheureuse MARIE DES ANGES
 Carmélite


La Bienheureuse Marie des Anges née à Turin, en 1661, et cousine de saint Louis de Gonzague fut, par son enfance si pure et si vertueuse, la digne émule de l'héroïque patron de la jeunesse.

A quatre ans, elle gémissait de ne pouvoir communier; à six ans, elle voulait s'enfuir en la solitude pour vivre dans la pénitence jusqu'à sa mort. Elle tomba gravement malade de chagrin, à la suite des obstacles qui s'opposèrent à ses desseins, et guérit soudain après avoir reçu la douce apparition de Marie tenant Jésus dans ses bras. 

Après sa première communion, vers l'âge de onze ans et demi, son confesseur l'autorisa à communier trois fois par semaine. Elle vécut quelque temps dans le monde comme une vraie carmélite, et entra à quinze ans au Carmel de Turin, où rien ne l'étonna dans la vie austère qu'on y mène. 

DIEU la purifia par de longues maladies, par des peines de conscience, par la permission qu'il donna au démon de la tenter d'une manière effrayante, quelquefois même visiblement. 

Elle sortit de l'épreuve comme l'or de la fournaise, et DIEU la gratifia dès lors des faveurs les plus extraordinaires, don d'oraison, don de prophétie, don de pénétrer les cœurs, don d'extase, don de miracles. 

Elle était apôtre dans le cloître et pensait à tous les besoins divers des âmes rachetées par le sang du SAUVEUR. Sa charité était sans bornes. On raconte qu'ayant fait demander sans succès à son souverain la grâce d'un soldat condamné à mort pour crime de désertion, elle se jeta aux pieds d'une image de JÉSUS agonisant et s'écria : « Ô mon doux Sauveur, si je m'étais adressé à vous, vous n'auriez pas manqué d'exaucer ma prière ! » 

A peine achevait-elle ces mots qu'on vint lui annoncer que sa prière avait enfin été écoutée et que le condamné serait rendu à la liberté. Elle s'employait très efficacement pour la délivrance des âmes du purgatoire, et les âmes qu'elle avait délivrées venaient visiblement la remercier, avant de s'envoler au ciel. 

Après avoir exercé longtemps les plus hautes charges du couvent, elle mourut le 16 décembre 1717, en entendant la voix de son Époux céleste qui l'invitait à Le suivre. 

Pratique : 
Priez beaucoup pour les âmes du purgatoire ; elles seront reconnaissantes. 

                             "Ô Marie conçue sans péché,
               priez pour nous qui avons recours à Vous"