dimanche 20 juin 2010

20 Juin - SAINT SYLVERE, Pape et Martyr


SYLVERE succéda au pape Agapet, l'an 536, à une époque fort difficile, où l'Église était troublée par les intrigues et les hérésies.

A voir la manière dont s'était faite l'élection de
Sylvère, favorisée, imposée même par Théodat, roi des Goths, on eût pu craindre que le nouvel élu ne répondit pas à la sainteté de la mission ; mais il en fut tout autrement.

DIEU fit paraître en ce moment la puissance infinie de sa grâce et l'attention providentielle qu'il prête au choix des souverains pasteurs de son Église ; car
Sylvère fit éclater tant de vertus, il montra une vigueur si grande pour les intérêts de la religion, que ni l'exil, ni la perte des biens, ni les tourments les plus cruels, ni la mort même, ne furent capables d'abattre son courage et de lui arracher une décision contraire à son devoir.

L'impératrice de Constantinople, Théodora, ayant voulu obtenir de lui le rétablissement, sur le siège patriarcal de cette ville, d'un hérétique déposé par le pape son prédécesseur,
Sylvère lui déclara qu'il ne le pouvait pas. Ce fut contre lui le signal de la persécution; Théodora le fit saisir, dépouiller de ses ornements pontificaux et revêtir d'un habit monastique, et un antipape, nommé Vigile, fut proclamé à sa place.

Sylvère, envoyé en exil à Patare, en Asie, fut sans doute attristé de la grave situation de l'Église; mais, d'autre part, il eut une joie extrême de souffrir pour la défense de la foi, et il semblait personnellement aussi heureux dans les épreuves de l'exil que dans les gloires du pontificat.

L'évêque de Patare le reçut d'une manière fort honorable et prit hardiment sa défense à la cour de Constantinople ; il menaça le faible empereur Justinien des jugements de DIEU, s'il ne réparait le scandale : « II y a plusieurs rois dans le monde, lui dit-il ; mais il n'y a qu'un pape dans l'univers. »

Ces paroles, dans la bouche d'un évêque d'Orient, montrent bien que la suprématie du siège de Rome était reconnue partout. Justinien, trompé jusqu'alors, se rendit aux observations de l'évêque, et peu après, malgré l'impératrice,
Sylvère revint en Italie; mais bientôt de nouvelles intrigues le conduisirent dans l'île déserte de Pontia, où il subit un second exil plus rigoureux que le premier.

Son courage ne l'abandonna pas, et de là autant qu'il le put, il gouverna l'Église, en se nourrissant du pain de l'affliction et de l'eau de l'angoisse. »

Au bout d'un an, ce bon pape mourut de faim et des autres misères de l'exil, le 20 juin 538, et mérita d'être mis au rang des martyrs. Il n'avait gouverné l'Église que deux ans. DIEU témoigna par beaucoup de miracles que sa mort était précieuse devant ses yeux ; car tous les malades qui accoururent à son tombeau furent guéris.

Pratique.
Conservez la paix de votre cœur et la confiance en DIEU, an milieu des injustices des hommes.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 19 juin 2010

19 Juin - SAINTE JULIENNE FALCONIERI, Vierge


JULIENNE, de l'illustre famille de Falconiéri, vint au monde à Florence, l'an 1270, dans un temps où ses parents, avancés en âge, ne comptaient plus avoir d'enfants.

Elle fut initiée dès son berceau à la piété et à la vertu, si bien que Saint Alexis Falconiéri, de l'ordre des Servîtes, quand il venait voir sa famille, disait à la mère ravie : « Ce n'est pas une fille, c'est un ange que DIEU vous a donné ; il la destine à de grandes choses. »

Les journées de la sainte enfant se passaient presque entières en pieux exercices. Sa mère, y trouvant de l'excès, la grondait : «
Julienne, disait-elle, si tu n'apprends pas ce que doit savoir une maîtresse de maison, je ne pourrai pas te trouver un mari. — Ne craignez rien, ma mère, répondait finement Julienne ; quand le temps sera venu, la Sainte Vierge y pourvoira. »

Mais, le temps venu,
Julienne refusa de se marier, et offrit à DIEU sa virginité. Elle entra dans l'Ordre récemment fondé des Tertiaires Servîtes, où elle fit, sous la conduite de Saint Philippe Bénizi, les plus grands progrès dans la vertu ; à trente-six ans, elle était élue supérieure générale, malgré les réclamations de son humilité.

Dès les commencements de sa vie religieuse, sa vie était très austère. Elle consacrait le lundi au soulagement des âmes du purgatoire, et accompagnait ses prières de rudes pénitences et de cruelles flagellations.

Le mercredi et le vendredi, elle gardait un jeûne absolu, ne prenant d'autre nourriture que la sainte Eucharistie. Le samedi, elle jeûnait au pain et à l'eau en l'honneur de la très sainte Vierge, et elle passait cette journée dans la compagnie de Marie, au pied de la croix.

Le vendredi, son âme était absorbée, souvent jusqu'à l'extase, dans la méditation de la passion du Sauveur. Après sa mort, ses religieuses furent saisies d'émotion en trouvant sur elle une ceinture de fer incrustée dans les chairs.

Son divin époux ne lui ménagea ni les tentations ni les peines intérieures : "SEIGNEUR, disait-elle un jour dans ses angoisses, que je souffre, s'il le faut, tous les tourments de l'enfer pendant tonte l'éternité ; mais, de grâce, ne permettez pas que je vous offense! "

Le plus beau triomphe de
Julienne, ce fut sa mort. Atteinte d'une grave maladie d'estomac, épuisée par des vomissements continuels, elle gémit de ne pouvoir communier ; elle supplie qu'au moins on lui montre la sainte Hostie, et, quand on lui a procuré ce bonheur, son audace d'amour va plus loin, elle prie qu'on place le corporal avec l'hostie sur sa poitrine.

Mais à peine son vœu fut-il exaucé, que l'hostie disparait et que
Julienne, transportée d'amour, rend le dernier soupir en disant : « Mon doux JESUS ! C'était le 19 juillet 1341!

Pratique.
Souvenez-vous qu'une des meilleures dispositions pour bien communier, c'est le désir.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 18 juin 2010

18 Juin - SAINT MARC et SAINT MARCELLIEN, Martyrs


MARC et MARCELLIEN étaient frères et issus d'une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse.

Arrêtés sous l'empereur Dioclétien, on les jeta dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée.

Ceux qui les aimaient selon la chair ne désespéraient pas de faire révoquer leur sentence ; ils obtinrent un délai de trente jours, se flattant de les déterminer enfin à sacrifier aux dieux.

Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien.

Tranquillin, leur père, Marcie, leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus affectueuses et les plus capables de toucher leur cœur.

Malgré leur constance, les généreux martyrs ne purent s'empêcher d'être attendris par ce spectacle si touchant ; ils commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants ; ils ne répondaient plus avec la même fermeté ; la nature semblait prendre avantage sur la grâce, et il y avait à craindre que l'amour ne fit faiblir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.

Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l'empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s'exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l'autre vie, les châtiments des apostats.

Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents.

Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l'usage de la parole, qu'elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion.

Les paroles de
Marc et de Marcellien, ajoutées à celles de Sébastien, furent une lumière pour toute l'assemblée; Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.

Quant à
Marc et Marcellien, ils comparurent bientôt devant un nouveau juge, qui employa toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler ; mais tout fut inutile ; invincibles dans la confession de leur foi, ils furent cloués à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant DIEU.

Après un jour et une nuit, comme ils étaient encore pleins de vie et qu'ils témoignaient toujours la même joie et le même courage, on les perça à coups de lance. C'était le 18 juin de l'an 286.

Pratique. N'écoutez pas la voix dangereuse de la chair et du sang, mais la voix seule du devoir.

  "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 17 juin 2010

17 Juin - SAINT AVIT ou AVY, Abbé


SAINT AVIT ou AVY naquit au pays de Beauce, de deux humbles cultivateurs. Quand sa mère le mit au monde, sa chambre, comme une autre étable de Bethléhem, fut inondée d'une céleste lumière, indice des grandes destinées de cet enfant.

Jeune homme, il entra dans l'abbaye de Micy, appelée plus tard de Saint-Mesmin, près d'Orléans. Dès les premiers jours, il s'y fit le serviteur de tous, au point de passer près de certains de ses frères pour un idiot et un incapable.

Le saint abbé Mesmin ou Maximin sut discerner son mérite dans sa charité pour les pauvres, et lui donna la charge d'économe du couvent.

Mais bientôt l'amour de la solitude l'emporte : il dépose, de nuit, ses clefs dans le lit de l'abbé endormi, et s'enfuit au fond d'une épaisse forêt, à cinq lieues du monastère. Là, il vit dans un si parfait détachement du monde, dans une si grande union à DIEU, qu'il semblait un esprit plutôt qu'un homme.

A la mort de l'abbé Maximin, les religieux du couvent, qui avaient souvent ridiculisé le saint, furent les premiers à le rechercher pour en faire leur abbé. Il fallut employer la force pour l'enlever à sa retraite. Cette dignité fut pour lui une source, de gémissements et de regrets ; il .pleurait continuellement de n'être plus tout absorbé en DIEU loin des créatures et des soucis extérieurs.

Comme, malgré son zèle, le relâchement s'introduisait parmi ses religieux et qu'il ne pouvait les élever à une vie plus sainte, au gré de ses désirs, il médita une seconde fuite. Cette fois il se retira plus loin, et vécut dans la contemplation et le chant des louanges de DIEU, en compagnie d'un saint religieux qu'il avait amené avec lui.

La Providence le fit découvrir par un événement miraculeux, car il rendit la parole à un pauvre berger muet qui s'était égaré la nuit dans cette retraite profonde. Malgré la défense du Saint, le berger raconta cette merveille, et il se fit à la grotte du solitaire une affluence continuelle de curieux, de gens qui lui amenaient des malades pour les guérir, ou d'autres qui venaient lui demander des règles de perfection.

Avit fut obligé de construire un monastère, et l'on y vit bientôt fleurir cette vie angélique dont le grand Saint Antoine avait donné les règles et les exemples.

La charité l'ayant appelé à Orléans, il y guérit un grand nombre de malades qu'on lui présenta, et surtout un aveugle de naissance. De temps en temps
Avit, toujours épris de la solitude, se retirait au plus épais de la forêt pour s'y retrouver seul quelques jours avec DIEU.

Il ressuscita le religieux qui l'avait suivi à son départ du monastère de Saint-Mesmin. Sa mort arriva le 17 juin de l'an 530 ou environ.

Pratique. Aimez à vous retrouver seul, au moins de temps en temps, avec DIEU.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 16 juin 2010

16 Juin - SAINT JEAN-FRANCOIS REGIS, confesseur


SAINT JEAN-FRANCOIS REGIS naquit le 31 janvier 1597, au village de Fontcouverte, dans le diocèse de Narbonne.

Il fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de Saint François Xavier ; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France ; il se dévoua surtout à l'évangélisation des pauvres et des habitants de la campagne.

Il était né apôtre ; il le fut dès le collège, où il exerça une grande influence parmi ses condisciples. C'est à la suite d'une maladie mortelle, dont il guérit contre tout espoir, qu'il résolut de se donner à DIEU.

Au noviciat des Jésuites de Toulouse, où il entra à dix-neuf ans, il parut bien vite le modèle de tous, particulièrement dans les œuvres de zèle et de charité.

Celui qu'on nommait autrefois l'Ange du collège était devenu l'Ange du noviciat. Les succès de son premier ministère, à Tournon, furent magnifiques.

Le dimanche, il parcourait les villages et les bourgs d'alentour, se faisant précéder d'une clochette; il réunissait les enfants, leur enseignait le catéchisme et leur apprenait l'amour de JESUS-CHRIST.

L'ivrognerie, les jurements, l'impureté régnaient en maîtres en certaines paroisses : il les détruisit par l'énergie de sa parole et par la pratique des sacrements.

C'est à ce jeune apôtre de vingt-deux ans que l'Église est redevable du premier germe de ces confréries du Saint-Sacrement destinées à faire tant de bien.

Ce premier ministère n'était qu'un essai ; l'obéissance exigea de lui de nouvelles études. Huit ans plus tard il est prêtre, armé pour la lutte; une année de retraite achève sa préparation : désormais il n'a qu'un but, qu'une occupation, sauver des âmes.

Il commence par évangéliser Fontcouverte, sa paroisse natale, où l'ont appelé des affaires de famille : catéchismes, confessions, visite des pauvres; prédications, occupent ses jours; ses œuvres humilient sa famille, on rougit de le voir porter sur son dos une paillasse à un malade; mais les conversions qu'il opère sont sa réponse.

On le voit rester jusqu'au soir au confessionnal sans prendre de nourriture. « Les personnes de qualité, disait-il, ne manqueront pas de confesseur; mon partage, ce sont les brebis abandonnées. » II disait au peuple : « Venez, mes chers enfants ; vous êtes mon trésor et les délices de mon cœur. »

La carrière de
Régis fut courte, mais bien remplie ; elle dura dix ans ; mais, en dix ans, que de travaux, que de sueurs, que de privations, que de courses, que de conversions, que de miracles ! Plusieurs fois il s'expose à la mort pour sauver les âmes.

Un jour, il se casse la jambe dans les montagnes; le lendemain, sans remède, elle est guérie.
Régis meurt au champ d'honneur pendant la mission de la Louvesc, dans l'exercice de son zèle tout de feu, le 31 décembre 1640, à l'âge de quarante-trois ans.

Pratique.
Ayez un cœur de fer pour vous-même, et un cœur tendre pour vos semblables.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 15 juin 2010

15 Juin - SAINT VIT ou GUY, SAINT MODESTE et SAINTE CRESCENCE, Martyrs


SAINT GUY, appelé aussi Vit ou Vite, était d'une illustre famille de Sicile, au sein de laquelle le christianisme n'était pas encore parvenu.

Son gouverneur, Modeste, sa nourrice, Crescence, étaient chrétiens et le baptisèrent à l'insu de ses parents.

Tout jeune encore, il accomplissait près des infidèles des œuvres merveilleuses, rendait la vue aux aveugles, guérissait les malades, et gagnait de nombreuses âmes à JÉSUS-CHRIST.

Au temps de la persécution de Diocésaine,
Guy fut dénoncé; ni les larmes de son père ni les menaces du juge ne purent ébranler sa constance : « Si je désobéis à mon empereur et à mon père, dit-il, c'est pour obéir à DIEU, le premier maître et le premier père; je souffrirai tout plutôt que d'adorer les démons. »

Les fouets étaient déjà levés pour frapper son corps ; mais les bras des bourreaux sont tout à coup paralysés, et le jeune martyr les guérit au nom de JESUS-CHRIST. Le juge, frappé de ce prodige, rendit
Guy à son père, qui prit tous les moyens les plus capables de l'amollir et de le corrompre ; mais le saint enfant avait toujours les yeux baignés de larmes et le regard levé au ciel.

Un jour, son père le surprit dans sa chambre au moment où elle était remplie d'une lumière céleste et embaumée d'un délicieux parfum ; mais, par un juste châtiment, il devint aussitôt aveugle et dut s'humilier devant son fils pour être guéri. Les yeux seuls furent ouverts, le cœur demeura endurci.

Crescence et Modeste, guidés par un ange, tirèrent
Guy des mains de ses persécuteurs et s'enfuirent avec lui en Italie ; mais ils n'y trouvèrent pas la tranquillité qu'ils y cherchaient, car Guy fut bientôt reconnu comme chrétien aux nombreux miracles qu'il opérait.

Dioclétien le fit venir à Rome pour guérir son fils, possédé du démon. L'enfant approcha du possédé, lui mit la main sur la tête et commanda au démon de sortir, au nom de JESUS-CHRIST, et le démon s'enfuit avec un bruit horrible.

La récompense du jeune martyr fut de voir renouveler ses supplices ;
Guy, Modeste et Crescence sont jetés en prison et traités avec la dernière rigueur ; mais ils sont consolés par la visite des Anges et de JESUS-CHRIST lui-même.

Jetés dans un four où l'on avait mis de la poix enflammée, ils n'en ressentent aucun mal ; un lion est lancé sur eux dans l'amphithéâtre, il vient leur lécher les pieds ; on les attache au chevalet pour leur rompre les membres, la foudre éclate dans un ciel serein et renverse les temples des idoles.

Enfin les martyrs, par leurs prières, obtiennent de DIEU la fin de leurs combats ; ils meurent bientôt de leurs blessures, et leur âme, empourprée par le martyre, s'envole au ciel, le 15 juin 303.

Pratique.
Soyez fidèle à DIEU ; il ne vous abandonnera pas, et vous ressentirez d'une manière frappante les effets de sa protection.

 "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 14 juin 2010

14 Juin - SAINT BASILE LE GRAND, Docteur de l'Eglise


SAINT BASILE naquit à Césarée, l'an 329, d'une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sans parler des autres, sont placés au rang des saints.


Basile fut envoyé dès son enfance chez Sainte Macrine l'Ancienne, son aïeule : « Je n'ai jamais oublié les fortes impressions que faisaient sur mon âme encore tendre les discours et les exemples de cette sainte femme, » disait-il plus tard.


Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents plutôt qu'aux remèdes.


Doué d'un heureux génie, Basile s'éleva vite au niveau des grands hommes, non moins qu'à la hauteur des saints : « II était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au- dessus de son instruction par sa vertu; il était rhéteur avant d'avoir étudié l'art des rhéteurs, philosophe avant d'avoir étudié la philosophie, prêtre avant d'avoir reçu le sacerdoce. »


Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l'estime et l'admiration de tous. A vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme.


De retour en son pays, les applaudissements qu'il reçut l'exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu'il embrassa l'état monastique pour y vivre dans l'oubli du monde et la pénitence; il fonda plusieurs monastères, écrivit pour les diriger des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres.


Un très léger repas par jour, un sommeil très court sur la dure, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l'ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit Saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu'un vivant. »


Basile eut à souffrir d'infirmités continuelles; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins. Malgré sa faiblesse, il châtiait son corps et le réduisait en servitude.


Le zèle contre l'hérésie d'Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l'épiscopat. Ni les intrigues ni les menaces n'eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d'obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, de la mort : « Faites-moi d'autres menaces, dit Basile, car il n'y a rien là que je puisse craindre ; je ne possède que quelques livres et quelques haillons ; le ciel est mon unique patrie, le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m'unira à mon DIEU. »


L'empereur dut s'avouer vaincu. Le saint pontife mourut à cinquante et un ans, en 379, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.


Pratique. Ayez une vie bien réglée ; cherchez DIEU en tout et ne cherchez que Lui seul.


http://www.introibo.fr/14-06-St-Basile-le-Grand-eveque
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13 JUIN - SAINT ANTOINE DE PADOUE, Religieux de Saint François

SAINT ANTOINE était né à Lisbonne, en 1195, de la famille glorieuse de Godefroy de Bouillon, premier roi de Jérusalem, dont une branche s'était implantée en Portugal.


A quinze ans, après les exemples d'une sainteté précoce, il entra dans l'ordre des chanoines réguliers de Saint Augustin, où il mena de front le travail de l'étude et celui de la perfection.


Un jour qu'il était retenu à l'infirmerie du couvent par les devoirs de sa charge, il eut, au moment de l'élévation de la messe, un ardent désir de voir le SAUVEUR, et il se mit à genoux ; Ô Merveille ! Les murs de l'église s'entrouvrent et lui laissent voir l'autel, où il adore, ravi, la Sainte Victime. Cependant Antoine était appelé de DIEU à devenir disciple de Saint François.


Il sentit le premier appel à la vue de cinq religieux franciscains s'embarquant pour les missions d'Afrique; l'appel fut définitif, quand quelques mois plus tard, les reliques de ces cinq religieux, devenus martyrs de la foi, furent apportées providentiellement au monastère où il vivait.


Antoine se sentit dès lors irrésistiblement entraîné vers un Ordre où il pourrait donner son sang pour JESUS-CHRIST.


Il arriva en Italie avant la mort de Saint François. Placé à la cuisine d'un couvent, il fut un jour appelé par son supérieur pour prêcher, sans préparation, la communauté. Il commença simplement; mais bientôt il s'éleva à une telle hauteur de doctrine et d'éloquence, qu'il émerveilla toute l'assemblée.


L'ESPRIT-SAINT, qui transforma les Apôtres, avait rempli l'humble Antoine. Dès lors il occupe les grandes charges de l'Ordre, il évangélise les villes et les campagnes, enseigne dans les universités de Montpellier, de Toulouse, de Bologne et de Padoue.


Par ses prédications accompagnées de prodiges, Il mérite le surnom de Marteau des hérétiques. Parmi les innombrables miracles de ce grand thaumaturge, remarquons ceux qui suivent.


Son père avait été injustement condamné à mort, à Lisbonne, pour un meurtre qu'il n'avait pas commis. L'esprit de DIEU transporta Antoine en son pays natal ; il alla tirer le mort de sa tombe et lui fit proclamer l'innocence de l'accusé.


A la même heure, Antoine, de retour à Padoue, se rendait à l'office où la cloche appelait les religieux.


Une autre fois, prêchant sur le bord de la mer, il vit venir une multitude de poissons pour l'entendre, et donner une leçon aux hérétiques qui se bouchaient les oreilles ; ils ne partirent qu'après s'être inclinés sous sa bénédiction.


Saint Antoine est célèbre par l'apparition de l'Enfant JESUS, qui vint un jour se mettre en ses bras et le couvrir de caresses. L'admirable disciple de Saint François mourut le 13 juin 1231, à l'âge de trente-six ans.


Pratique. Ayez une grande dévotion à l'Enfant JESUS ; invoquez-Le souvent avec tendresse.

http://www.introibo.fr/3eme-Dimanche-apres-la-Pentecote
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samedi 12 juin 2010

12 Juin - SAINT JEAN DE SAINT FACOND, Religieux augustin


SAINT JEAN naquit à Sahagun ou Saint-Facond, en Espagne; sa naissance fut le fruit des prières de ses pieux et illustres parents, qui l'obtinrent miraculeusement de la Très Sainte Vierge après de longues années de mariage.

On ne trouve rien d'imparfait dans la vie de cet admirable enfant, qui dès les premières années montre la maturité d'un homme et fait présager toutes les vertus d'un grand saint.

Après de fortes études,
Jean, ordonné prêtre, fut nommé chanoine de la cathédrale de Burgos, où son mérite commença à briller d'une manière éclatante. Il distribuait aux pauvres ses riches revenus, vivait lui-même dans la pauvreté, et consacrait tout son temps à la prière, à l'étude et au soin dès malheureux, qu'il faisait souvent asseoir à sa table et servait de ses propres mains.

A la mort de ses parents, le pieux chanoine abandonna ses immenses richesses pour en doter ses sœurs et en soulager ses frères, les pauvres; puis il alla se jeter aux pieds de son évêque et lui demanda en grâce de se démettre de son riche bénéfice pour desservir une pauvre chapellenie.

Le pieux pontife, qui l'estimait comme un saint, n'y consentit qu'avec peine. Dès lors
Jean commence à remplir la mission à laquelle DIEU le destine ; il se fait pauvre, il prêche la paix dans on temps de guerre civile, brave la fureur et les coups des ennemis qui s'entretuent, parle des châtiments éternels et fait rentrer en eux-mêmes les plus endurcis.

Dans une maladie douloureuse qui le conduit aux portes du tombeau, il promet, s'il survit à la cruelle opération qu'il doit subir, de se faire religieux, et sa prière est exaucée. La première fois qu'il sort ensuite, un pauvre presque nu lui demande l'aumône;
Jean hésite s'il doit lui donner sa meilleure ou sa moins bonne tunique; puis, se ravisant : "Quoi! se dit-il, donner au SEIGNEUR ce que j'ai de moins bon!" Et il donna la meilleure.

La nuit suivante, JÉSUS lui apparut revêtu de cette tunique et lui dit : "C'est
Jean qui m'a revêtu de cet habit." Douce récompense d'une belle action.

Cependant
Jean songe à sa promesse et choisit l'ordre des Ermites de Saint-Augustin. Parmi toutes ses vertus, il convient de remarquer sa dévotion extraordinaire envers la Sainte Eucharistie. Il faisait de chacune de ses actions une préparation à la sainte Messe ; il restait en prière devant le Saint-Sacrement depuis matines jusqu'au lever du jour; souvent JÉSUS-CHRIST lui apparaissait quand il offrait le Saint Sacrifice.

Sa hardiesse apostolique fut soutenue par de nombreux miracles. Il mourut à quarante-trois ans, le 11 juin 1473, empoisonné par une femme de mauvaise vie à laquelle il avait arraché une victime de ses débauches ; il fut ainsi le martyr de son apostolat.

Pratique.
Retenez cette maxime du saint de ce jour : Ne pas combattre le vice, c'est vendre sa conscience et trahir le Crucifix.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 11 juin 2010

11 Juin - SAINT BARNABE, Apôtre


SAINT BARNABE est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que JESUS avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le SAINT-ESPRIT l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les apôtres, dans l'établissement du christianisme.
Il était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation. Il avait été ami d'enfance de Saint Paul, et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.


La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux apôtres réunis opérèrent des merveilles.


Mais un jour le SAINT-ESPRIT lui-même fit entendre sa voix aux chefs de l'Église chrétienne : « Séparez-moi Paul et Barnabé pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Après un jeûne solennel et de longues prières, ils reçoivent l'onction épiscopale et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir.

Salamine, Paphos, Chypre, la Pamphylie, la Pisidie, Icône, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles, et sous leurs pas la foi se répand avec une rapidité prodigieuse. Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère. L'île de Chypre, d'où il était originaire, était particulièrement chère à Barnabé; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

Les Juifs de Salamine, capitale de l'île, formèrent un complot contre celui qui menaçait de rendre leurs synagogues désertes; l'apôtre en eut connaissance; mais, loin de fuir, il réunit les fidèles et leur annonça les combats qu'il allait soutenir pour le SEIGNEUR JESUS : « Je vais aller sceller de mon sang, dit-il, la vérité que je vous ai annoncée; tenez-vous prêts à me suivre, car le loup ne s'attaque d'abord au pasteur que pour se jeter ensuite sur le troupeau. Soyez fermes dans la foi; je ne vous abandonnerai pas, je vous protégerai du haut du ciel. »

Les chrétiens fondaient en larmes, et suppliaient Barnabé de fuir ; ce fut en vain. Barnabé, fortifié par une visite du SAUVEUR, continue ses prédications dans la synagogue ; mais bientôt les Juifs furieux se jettent sur lui, le traînent, l'insultent et le lapident comme un blasphémateur ; son corps est enfin jeté sur un bûcher, pour qu'il n'en reste pas de traces ; mais les flammes le respectent, et les fidèles l'enlèvent de nuit et l'ensevelissent en secret. C'était environ l'an 61.


Pratique. Soyez heureux du succès des autres ; n'ayez qu'un désir, voir DIEU plus honoré et plus aimé.


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"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 10 juin 2010

10 Juin - SAINTE MARGUERITE, Reine d'Ecosse


SAINTE MARGUERITE était nièce de Saint Etienne de Hongrie. Elle vint au monde en 1048, et montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu ; la modestie rehaussait sa rare beauté, et dès son enfance elle se signalait par son dévouement aux pauvres, qui ne fit que grandir dans la suite et lui mérita le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de JESUS-CHRIST.

Forcée de chercher un asile en Ecosse, elle donna l'exemple d'une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d'estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône.

Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l'espoir de servir à propager le règne de JESUS-CHRIST. Elle avait alors vingt-deux ans (1070). Son premier apostolat s'exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par les attentions délicates, par la patience et la douceur dont elle ne se départit jamais.

Convertir un roi, c'est convertir un royaume : aussi l'Ecosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.
Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l'apôtre de sa famille.

DIEU lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père. Dès le berceau elle leur inspirait l'amour de DIEU, le mépris des vanités terrestres et l'horreur du péché.

L'amour des pauvres, qui avait brillé dans
Marguerite enfant, ne fit que s'accroître dans le cœur de la reine : ce fut peut-être, de toutes les vertus de notre sainte, la plus remarquable. Elle eût désiré être pauvre elle-même à la place des pauvres, et pour les soulager, elle n'employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : « La main des pauvres, aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux; c'est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer. »

Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations. Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d'orphelins, qui se pressaient sur ses pas.

Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l'on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu'à trois cents pauvres. Malcolm se faisait un plaisir de s'associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour NOTRE-SEIGNEUR, dont ils sont les membres souffrants.

Une longue-maladie éprouva les dernières années de
Marguerite ; la mort de son époux et d'un de ses fils pendant une guerre lui donna le dernier coup ; sa mort, qui arriva le 16 novembre 1093, fut admirable comme sa vie, et jeta le deuil dans tout le royaume d'Ecosse.

Pratique.
Ne vous attachez pas aux biens de ce monde ; servez-vous-en bien.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"