samedi 25 janvier 2025

26 Janvier : SAINT POLYCARPE, Évêque et Martyr / SAINT TITE, Évêque et disciple de Saint Paul

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Saint Polycarpe, né l’an 70 fut un personnage d’une éminente sainteté et d’une très profonde doctrine.  Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du SAUVEUR, et de les entretenir familièrement, surtout saint Jean, père et prince de toutes les églises d’Asie. 
C’est par l’autorité de cet apôtre qu’il fut établi évêque de Smyrne. Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. Lorsqu’il entendait parler de quelque erreur, il se bouchait les oreilles et il s’écria une fois : « O mon DIEU, fallait-il donc me conserver jusqu’à ce moment pour que j’eusse la douleur d’entendre des monstruosités pareilles ! 
L’hérétique Marcion s’approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit « Ne me connaissez-vous pas ? – Si, répondit l’évêque,  je vous connais pour le fils aîné de satan » 
Une telle âme était préparée au martyre. Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l’histoire de l’Église aux premiers siècles. A l’entrée de ce saint vieillard, dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présent entendirent une voix mystérieuse qui lui disait : « Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! » 

Le proconsul lui demanda : « Es-tu Polycarpe ? – Oui je le suis – Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le CHRIST, et tu seras libre – Il y a quatre vingt six ans que je Le sers et Il ne m’a fait que du bien ; comment pourrais-je Le maudire ? Il est mon Créateur, mon roi, mon SAUVEUR – Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? – Fais-les venir ! - Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. – Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s’éteint jamais. Fais venir les bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout. » 
De toutes parts dans l’amphithéâtre, la foule sanguinaire s’écrie : « Il est digne de mort.  Polycarpe aux lions ! » Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés ; on arrêta qu’il serait brûlé vif. Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit : « C’est inutile, laissez-moi libre, le ciel m’aidera ». Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaumait les spectateurs. 
A cette vue, les bourreaux lui percèrent le cœur avec une épée. C’était le 25 avril 167. Un courage si calme et si héroïque dans un vieillard accablé d’années n’est-il pas à lui seul une preuve convaincante de la divinité de la religion qui l’inspire ? 

Pratique : Que rien ne soit capable de vous faire offenser DIEU.

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Saint Tite

    Évêque et Disciple de Saint Paul
1er siècle 
 
Saint Tite naquit de parents idolâtres et dut sa conversion à saint Paul. La sainteté, le zèle, la vie admirable de celui que le grand Apôtre appelait son fils et qu'il appela bientôt son frère fit qu'il l'associa à son ministère; il le choisit comme son interprète auprès des Grecs.
Il n'est rien de touchant comme les expressions pleines de tendresse et d'affection dont il se sert chaque fois que dans ses lettres il parle de son disciple. Étant venu à Troade pour les intérêts de l'Évangile, il nous dit qu'il n'eut point l'esprit en repos parce qu'il n'y trouva pas ce frère aimé. Ailleurs il s'exprime en ces termes: "Celui qui console les humbles, Dieu, nous a consolé par l'arrivée de Tite."
Nous voyons aussi Tite accompagner son maître à Jérusalem et assister avec lui au premier Concile. C'est alors que les Juifs convertis voulurent le forcer à se faire circoncire et qu'il réclama, en refusant avec énergie, la liberté de l'Évangile pour lui et les Gentils.
Des divisions et des scandales s'élevèrent dans l'Église de Corinthe; pour les faire cesser, saint Paul envoya son fidèle disciple qui l'avait suivi à Éphèse. Tite fut accueilli avec respect et vénération par l'Église de Corinthe, il remit tout dans l'ordre, et, après avoir fait un bien immense à la chrétienté, il vint rejoindre saint Paul en Macédoine et lui rendre compte de sa mission et de ses heureux résultats. Le maître, heureux et content, renvoya, quelques temps après, le disciple à Corinthe porter les aumônes qu'il avait recueillies lors de son premier voyage et pour préparer les esprits des fidèles à recevoir quelques Macédoniens que saint Paul se proposait de leur mener lui-même.
Six années durant, Tite accompagna saint Paul dans ses voyages, prêchant l'Évangile avec lui et déployant un zèle infatigable pour gagner des âmes à Jésus-Christ. Quand, après sa sortie de prison, en 63, saint Paul eut évangélisé l'île de Crète, il y laissa Tite pour continuer son oeuvre.
En 64, saint Paul, qui ne pouvait se passer de Tite et qui avait besoin de lui pour l'édification des Églises nouvellement fondées, lui écrivit dans le courant de l'automne, la lettre que nous avons à son adresse; il lui mandait de partir aussitôt que seraient arrivés ceux qu'il envoyait pour le remplacer et de venir le rejoindre à Nicopolis en Épire, où il devait passer l'hiver.
Nous le retrouvons en 65, prêchant l'Évangile aux Dalmates. Après la mort de saint Paul il retourna en Crète, gouverna sagement cette Église et évangélisa toutes les îles voisines. Plein de mérites et de jours, il s'endormit dans le Seigneur, à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Pie IX a fixé la célébration de sa fête au premier jour libre après le 4 janvier.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 24 janvier 2025

25 Janvier : LA CONVERSION DE SAINT PAUL

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

 
SAINT PAUL était Juif, de la tribu de Benjamin, et naquit à Tarse, en Cilicie, dont les habitants étaient considérés comme citoyens romains. Il reçut une instruction fort soignée et devint, jeune encore, l'un des membres les plus distingués de la secte des Pharisiens.

Son attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les chrétiens, sa présence au supplice de Saint Étienne, son acharnement à poursuivre les disciples de JÉSUS-CHRIST, à les traîner en prison, les faire battre de verges, ont poussé les interprètes de l'Écriture à voir en lui la réalisation de la prophétie de Jacob, concernant son fils Benjamin : « Benjamin est un loup ravisseur. » Mais une hymne chrétienne a heureusement complété l'application de la prophétie, en disant : « Le loup ravisseur s'est changé en agneau. »


Saül (c'était le premier nom du grand apôtre) approchait de Damas, où il allait persécuter les chrétiens, accompagné de soldats et d'émissaires de la synagogue de Jérusalem, quand tout à coup il est renversé de son cheval et couché à terre par une force invisible. Une brillante clarté l'environne et une voix lui dit : "Saul, pourquoi me persécutez-vous? — Qui êtes-vous, SEIGNEUR? — Je suis JÉSUS, que vous persécutez. — SEIGNEUR, que voulez-vous que je fasse? — Levez-vous, entrez dans la ville, et là vous apprendrez ce que vous devez faire."
 
 
Saül était devenu aveugle ; ses compagnons le conduisirent à Damas. Un serviteur de DIEU, nommé Ananias, averti en songe, alla le trouver, lui rendit la vue et lui conféra le baptême. Dès lors, Saül devenu Paul, n'est pas seulement un converti, un chrétien, c'est un apôtre, c'est l'apôtre par excellence qui étonnera le monde et fera l'admiration des siècles par ses écrits sublimes et inspirés, par ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la gloire de son martyre.

Que de leçons dans cette conversion étrange et foudroyante ! Nous y voyons la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste ; la sagesse de DIEU, qui se plaît à confondre la fausse sagesse du monde ; la miséricorde inénarrable du SEIGNEUR, qui ne rebute personne et peut faire du plus grand des pécheurs le plus insigne des saints.


Ne désespérons jamais du salut de personne, tout est possible à la prière et à la grâce. Ne nous décourageons jamais dans les épreuves personnelles, DIEU tient le fil de tous les événements; ne nous décourageons pas dans les épreuves de l'Église : DIEU se plaît à tout sauver quand tout semble perdu, afin que les hommes aveugles soient obligés de dire : « C'est l'œuvre de DIEU seul". 

Pratique :  Priez pour la conversion des grands pécheurs .

                   Ô Marie conçue sans péché, 
                 priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 23 janvier 2025

24 Janvier : SAINT TIMOTHÉE, Évêque et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)
 

(Mort en 97)
 
SAINT TIMOTHÉE était né en Lycaonie, dans la ville de Lystres, qui fut évangélisée par Saint Paul. Le passage du grand Apôtre fut la cause de la conversion de Timothée et sa famille.

Plus tard, quand Paul revint à Lystres, il remarqua Timothée et résolut de se l'associer dans l'apostolat, malgré sa jeunesse. L'admirable jeune homme sacrifia avec joie toutes les espérances terrestres et consentit à quitter sa famille pour se donner entièrement à DIEU et supporter toutes les fatigues et toutes les persécutions de la vie apostolique.

Dès lors on peut voir Timothée partout à côté de saint Paul, et à la confiance de l'un répond le dévouement de l'autre. Le jeune disciple ayant accompagné son maître à Jérusalem, en l'an 53, assista l'année suivante à la mort bienheureuse et à la glorieuse Assomption de Marie. Quelle tristesse et quelle consolation! Qui dira les émotions de saint Timothée au milieu de tous ces événements?

C'est une des gloires du disciple d'avoir reçu deux épîtres célèbres de son maître. Dans la première, Paul adressait à Timothée ces conseils touchants : "Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois l'exemple des fidèles, dans les discours, dans la manière d'agir, dans la charité, dans la foi, dans la chasteté. Jusqu'à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige pas la grâce qui est en toi, qui t'a été donnée en vertu d'une prophétie, avec l'imposition des mains des prêtres. Médite ces choses, sois-y tout entier, afin que ton avancement soit connu de tous. Veille sur toi-même et sur ta doctrine, veilles-y sans relâche. En agissant ainsi, tu te sauveras toi-même et ceux qui t'écoutent."

Après la mort de Saint Paul, Timothée, qui avait été préposé par son maître à l'église d’Éphèse, eut la consolation d'y vivre en l'amitié et la présence du disciple bien-aimé de JÉSUS, l'Apôtre Saint Jean.

Un jour que les Éphésiens célébraient par des orgies une des fêtes de leur déesse Diane, le Saint évêque d’Éphèse, indigné, se jette an milieu de ce peuple insensé, lui représente la folie de sa conduite et l'invite à se convertir au christianisme; mais il est entouré par des furieux, accablé de coups de pierres et de massues et laissé pour mort.

Ses disciples le relèvent et le transportent dans le voisinage, où il expire bientôt dans leurs bras et rejoint dans la gloire son maître Saint Paul, le 22 janvier de l'an 97.

L’Église honore en lui l'un des plus célèbres et des plus saints disciples des Apôtres.

Pratique. Vouez une confiance et une soumission entières aux prêtres, vos guides dans le chemin du ciel, car c'est Dieu même qu'ils représentent auprès de vous.

            "Ô Marie conçue sans péché, 
        priez pour nous qui avons recours à Vous."

mercredi 22 janvier 2025

23 Janvier : SAINT JEAN L'AUMONIER, Patriarche d'Alexandrie / SAINT RAYMOND DE PENNAFORT, Dominicain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée."
(Saint François de Sales)

 
Saint Jean, surnommé L'Aumonier à cause de ses aumônes extraordinaires, naquit dans l'île de Chypre ; il s'engagea de bonne heure dans les liens du mariage et perdit son épouse et ses enfants.

Libre de tous liens, il distribua sa fortune aux pauvres et ne s'occupa plus que des exercices de la piété chrétienne. Sa réputation de sainteté lui valut d'être choisi pour patriarche d'Alexandrie, l'an 608. 


Son premier soin, dans cette éminente dignité, fut de se procurer une liste exacte des pauvres, qu'il appelait ses maîtres et ses seigneurs, parce que JÉSUS-CHRIST leur a donné le pouvoir d'ouvrir les portes du ciel. 


Il s'en trouva sept mille cinq cents : il les prit sous sa protection et se chargea de pourvoir à leurs besoins. Il employait deux jours de la semaine à terminer les différends, à consoler les affligés, à soulager les malheureux. 


Un homme qu'il avait soulagé lui témoignant sa reconnaissance, il l'interrompit en lui disant : « Mon frère, je n'ai point encore répandu mon sang pour vous, ainsi que JÉSUS-CHRIST, mon Sauveur et mon Dieu, me l'ordonne. » 


Sa charité franchit les bornes du diocèse d'Alexandrie, et il ne put assurément y suffire sans miracles. Jean ne se rebutait point de donner deux et trois fois aux mêmes personnes qui le sollicitaient. Un jour quelqu'un pour l'éprouver, se présenta trois fois de suite sous différents costumes pauvres ; le patriarche, averti, n'en donna pas moins toujours, disant : «C'est peut-être JÉSUS-CHRIST déguisé en mendiant qui veut éprouver ma charité. » 


Si l'on était tenté de s'étonner de tant de libéralités, il faudrait se rappeler que la terre et tous ses biens sont au SEIGNEUR.  Au reste, un fait de sa jeunesse explique tout. Il avait quinze ans, quand la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d'une vierge, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand roi ; si tu veux m'épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c'est moi qui l'ait fait descendre du ciel sur la terre pour sauver les hommes. » 


Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d'or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : "Je vais voir si JÉSUS-CHRIST accomplira sa promesse en me donnant cent pour un. » II fit cette épreuve tant de fois, qu'à la fin il ne disait plus ces paroles, mais ressentait toujours l'effet de la promesse divine. 


Bien que Jean donnât par fortes sommes, par grandes quantités, il recevait toujours bien davantage. Autant il était libéral pour les autres, autant il était pauvre et dur pour lui-même. Sa vie est pleine de mille traits merveilleux de charité. 


Jean mourut vers l'an 619. 


Pratique :
Faites l'épreuve des promesses divines envers les cœurs charitables. 

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SAINT RAYMOND DE PENNAFORT

 
Saint Raymond vint au monde l'an 1175, au château de Pennafort, en Espagne, et brilla non moins par sa vaste science que par ses vertus; il se fit même, dans l'enseignement du droit ecclésiastique, une réputation extraordinaire. Chargé par le souverain Pontife des plus hautes missions apostoliques et scientifiques, il dépassa partout les espérances qu'on avait conçues de lui.

Raymond étant entré dans l'Ordre de Saint-Dominique peu après la mort du saint fondateur; il devint général de cet Ordre. DIEU confirma par des miracles ses éclatantes vertus.

Dans une nécessité pressante, il fit cinquante-trois lieues marines sur l'Océan, n'ayant pour navire que son manteau. Appelant DIEU à son aide, il étendit, en effet, son manteau sur les flots, prit son bourdon à la main, fit le signe de la Croix, posa résolument le pied sur son frêle radeau et pria son compagnon de venir le rejoindre, après avoir fait un nouveau signe de Croix; mais celui-ci sentit sa foi défaillir et préféra la sécurité du port aux hasards d'une telle embarcation. 

Le Saint releva en haut la moitié du manteau en guise de voile et l'attacha au nœud de son bâton, comme au mât d'un navire. Un vent favorable ne tarda pas à se lever et le poussa en pleine mer, pendant que les matelots sur le rivage se regardaient muets de stupeur.


Six heures après, Raymond débarqua dans le port de Barcelone, se revêtit de son manteau aussi sec que s'il l'eût tiré de l'armoire, et, reprenant son bourdon, se dirigea droit vers le couvent. Les portes en étaient fermées; néanmoins il entra, apparut soudain au milieu de ses frères et se jeta aux pieds du prieur pour lui demander sa bénédiction. Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, car plusieurs personnes avaient été témoins de son débarquement.
 
La prière du saint religieux était continuelle et presque toujours accompagnée d'abondantes larmes. NOTRE SEIGNEUR lui avait donné pour familier un de Ses anges qui le réveillait à propos, pour lui permettre de vaquer à l'oraison. Il ne montait jamais à l'autel sans avoir confessé ses plus légères fragilités. Il disait souvent: "Les jours où de graves empêchements m'ont privé de la sainte Messe ont toujours été pour moi des jours de deuil et d'affliction." 

Il mourut dans une vieillesse très avancée, chargé de travaux et de mérites, le jour de l’Épiphanie 1275. Il avait employé les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement à la mort.

Pratique :  Ayez une grande foi : LA FOI ACCOMPLIT DES MERVEILLES

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 21 janvier 2025

22 Janvier : SAINT VINCENT, Diacre et Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


Saint Vincent, l'un des plus illustres martyrs de JÉSUS-CHRIST, naquît à Saragosse, en Espagne. Son éducation fut toute chrétienne, et il fit sous la direction de l'évêque Valère, de rapides progrès dans la connaissance des saintes Lettres.

Il était diacre, quand Dacien gouverneur d'Espagne, l'un des plus cruels persécuteurs qu'ait jamais eus l'Église, en fit une des premières victimes de sa fureur.  Rien n'est plus beau que le récit de son interrogatoire : "Ta naissance, Vincent, dit le juge, et ta brillante jeunesse excitent toute ma sympathie ; renonce à ta religion et choisis entre les honneurs ou les tourments. — Tu as pris trop de peine, répond le martyr, pour me faire apostasier; je resterai chrétien et saurai mourir joyeusement pour la vérité. Les souffrances me vaudront la couronne des élus. »

Comme prélude de son supplice, Vincent est étendu sur un chevalet, et, sous l'action des cordes et des roues, ses nerfs se rompent et ses membres se brisent : « Eh bien! Dis-moi maintenant quelle est ta foi, reprend le féroce Dacien. — Tu combles aujourd'hui mes vœux, dit le martyr, laisse libre cours à ta rage, tes fureurs me conduisent à la gloire. »

Le tyran s'irrite contre les bourreaux, trop timides dans leur besogne, et le supplice recommence plus horrible encore, à coups d'ongles de fer. Vincent sourit dans les tortures : « Vos idoles, dit-il, sont de bois et de pierre ; servez si vous voulez, ces vains fantômes; pour moi, je ne sacrifie qu'au DIEU vivant qui est béni dans tous les siècles. »

Dacien lui-même est touché de l'affreux état où il a mis sa victime : « Aie pitié de toi, Vincent, ne méprise pas ainsi ta jeunesse dans sa fleur, épargne-toi de plus terribles châtiments. » Mais le saint diacre ne cède pas plus aux flatteries qu'aux menaces : « Langue de vipère, dit -il, je crains plus ton poison que tes tourments. J'ai pour me soutenir la parole de mon SAUVEUR, qui a dit : "Ne craignez point ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent rien sur l'âme. »

Alors on prépare un vaste gril de fer dont les barres sont autant de scies aux pointes aiguës ; on le place sur un brasier ardent et on y jette le martyr, qui bénit DIEU dans son affreux supplice.

Vainqueur du tyran, Vincent est retourné dans son cachot et soumis à de nouvelles tortures. Au milieu de la nuit, les anges viennent le consoler : "Réjouis-toi, lui disent-ils, bientôt ton âme, libre du joug de la chair, va prendre place parmi nous !"

Vincent rendit peu après le dernier soupir ; il avait vingt-deux ans. C'était en 304.   Saint Augustin a dit de lui : « Enivré du vin qui rend fort et chaste, Vincent triompha des tyrans qui voulaient ruiner le règne de JÉSUS-CHRIST".

Pratique : Rougissez de votre sensualité et mortifiez  vos sens avec courage. 

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 20 janvier 2025

21 Janvier : NOTRE DAME D'ALTAGRACE / SAINTE AGNÈS, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.
(Saint François de Sales)


 
Notre-Dame de « Haute Grâce » est à 180 km de Saint Domingue.

« Haute Grâce » : Marie a reçu de nombreuses grâces, elle est « la pleine de grâce » pour être préparée à la plus haute grâce, celle d’être la Mère de Dieu.

Le sanctuaire s'appelle aussi Notre-Dame de la Nina, du nom d'une jeune adolescente à l'origine du sanctuaire.

Origine

Un colon espagnol avait l’habitude de se rendre à la ville de Ozama faire quelques courses. Cette fois là, sa fille Nina, âgée de 14 ans, lui avait demandé une image de Notre Dame de « Haute Grâce ».

Mais il revint sans l’avoir trouvé. Il fait étape dans une auberge, et confie sa peine à un vieil ami qu’il y rencontre. Un autre personnage intervient alors et sort de sa besace une toile représentant Notre Dame de « Haute Grâce », la Vierge en prière devant l’enfant Jésus, et saint Joseph derrière elle.

Plein de joie, il voulut la lui acheter, mais ce dernier la lui offrit. Le lendemain matin, le mystérieux personnage avait disparu, et la fille Nina vient à la rencontre de son père, un 21 janvier.

A l’endroit où le père et la fille se rencontrèrent, à Higuey, est aujourd’hui construit le sanctuaire.

Fête : 21 janvier

Le culte a commencé le 21 janvier 1569, anniversaire de l'évènement. (1)

Visite de saint Jean Paul II

Jean Paul II est venu dans ce sanctuaire en 1992.

« Vierge de Haute Grâce, toi qui es l’Etoile de l’évangélisation, répand en chacun l’ardeur de l’annonce de la bonne nouvelle… implore le pardon pour les injustices commises… Fait que soient toujours plus respectées la vie et la dignité de toute personne humaine, l’identité des minorités ethniques, et les droits légitimes des indigènes, les valeurs authentiques de la famille et des cultures autochtones. »

(Osservatore romano 14.10.1992, p. 5)

L’image

L’image de Notre Dame de Haute Grâce représente la scène de la naissance de Jésus dans la crèche de Bethléem.

On y met en relief la maternité de la Vierge.

Ce qui attire d’abord notre attention c’est le visage de Marie en attitude d’adoration, les mains jointes.

Sur la poitrine de Marie on remarque comme une lumière blanche, en forme de triangle, expression de la naissance virginale de Jésus.

Sa tête est couverte d’une voile bleu foncé qui tombe jusqu’aux épaules et porte un couronne de perles, symbole de sa condition de Reine, puisqu’elle est la Mère du ROI.

Derrière, se détache une grande étoile, celle-là même qui a accompagné les Mages pour leur faire connaître le Sauveur et tout autour douze étoiles, qui représentent l’Eglise, fondée sur les Douze Apôtres.

Devant la Mère, on voit l’enfant Jésus, nu, endormi sur de la paille et plus loin derrière se trouve Saint Joseph, vêtu d’une cape rouge et tenant un cierge dans la main gauche.

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(1) Extrait du livre Nuestra Señora de la Altagracia, édition pastorale, par Mgr. Ramón de la Rosa, Evêque du diocèse de l’Altagracia, République Dominicaine, 1977).

Site : Marie de Nazareth

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SAINTE AGNÈS
Vierge et Martyre

La fête de ce jour nous rappelle un des plus touchants et des plus beaux triomphes de là foi chrétienne ; elle nous montre une faible enfant de treize ans sacrifiant, pour l'amour de JÉSUS-CHRIST, tout ce que le monde a de plus séduisant, noblesse, fortune, jeunesse, beauté, plaisirs, honneurs.

L'admiration pour cet héroïsme ne suffit pas; le martyre de SAINTE AGNÈS renferme de grandes leçons, qu'il faut mettre en pratique.

Agnès, enfant de l'une des plus nobles familles de Rome, se consacra au Seigneur dès l'âge de dix ans. Elle avait à peine treize ans, quand un jeune homme païen, fils du préfet de Rome, la demanda en mariage ; mais Agnès lui fit cette belle réponse : « Depuis longtemps je suis fiancée à un époux céleste et invisible ; mon cœur est tout à lui, je lui serai fidèle jusqu'à la mort. En l'aimant, je suis chaste ; en l'approchant, je suis pure; en le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c'est LE CHRIST que servent les anges, LE CHRIST dont la beauté fait pâlir l'éclat des astres. C'est à lui, à lui seul, que je garde ma foi, c'est à lui que je me dévoue entièrement. »

Peu après, la noble enfant est traduite comme chrétienne devant le préfet de Rome, dont elle avait rebuté le fils; elle persévère dans son refus, disant : "Je n'aurai jamais d'autre époux que JÉSUS-CHRIST."

Le tyran veut la contraindre à offrir de l'encens aux idoles, mais sa main ne se lève que pour faire le signe de la Croix.

Supplice affreux pour elle : on la renferme dans une maison de débauche. « Je ne crains rien, dit-elle, mon Époux, JÉSUS-CHRIST, saura garder mon corps et mon âme. » Et voici, ô miracle, que ses cheveux, croissant soudain, servent de vêtement à son corps virginal, une lumière éclatante l'environne, et un ange est à ses côtés.

Seul le fils du préfet ose s'approcher d'elle, mais il tombe foudroyé à ses pieds.  Agnès lui rend la vie, et, nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, reconnaît le DIEU du ciel et se déclare chrétien.

Agnès est jetée sur un bûcher ardent, mais les flammes la respectent et forment comme une tente autour d'elle et au-dessus de sa tête. Pour en finir, le juge la condamne à avoir la tête tranchée.

Le bourreau tremble, il faut qu'Agnès l'encourage : « Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j'aime ; détruisez ce corps qui malgré moi, a plu à des yeux mortels. »

Le bourreau frappe enfin, et l'âme d'Agnès s'envole au ciel le 21 janvier 304.  Les actes de son martyre mettent dans sa bouche ces belles paroles : « Je suis toute à mon Époux céleste; je l'aime plus que ma vie, et je suis prête à mourir pour Lui. »

Pratique :  Ayez un soin jaloux de conserver purs votre âme et votre corps.

"Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 19 janvier 2025

20 Janvier : SAINT FABIEN, Pape et SAINT SÉBASTIEN, Martyrs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)

Fabien monta sur la chaire de saint Pierre en 256. DIEU manifesta le choix qu'il avait fait de lui par une colombe, descendue tout à coup d'en haut, qui alla se poser sur sa tête.

Une telle entrée dans le gouvernement de l'Église suppose de hautes vertus et promet des événements remarquables, mais l'histoire n'en a pas conservé le souvenir. 

Saint Cyprien résume l'éloge de Saint Fabien en lui donnant le titre d'homme incomparable.  Le martyre couronna sa vie en l'an 250. 

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SAINT SÉBASTIEN 
Martyr  (+ 288)

Saint Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l'Église romaine.

On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l'armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi. Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour ; il s'y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien, qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. 

Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices, il fut pour les païens l'occasion d'une foule de conversions; la grâce de DIEU était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles. Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l'empereur. 

Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de JÉSUS-CHRIST : « Quoi ! lui dit Dioclétien, je t'ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l'ennemi de l'empereur et des dieux? — J'ai toujours invoqué JÉSUS-CHRIST pour votre salut et la conservation de l'empire, reprit Sébastien, et j'ai toujours adoré le DIEU du ciel. »

L'empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d'archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. 

Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : "Quoi! Vous êteSébastien, que j'avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? — Le SEIGNEUR, dit Sébastien, m'a guéri, afin de protester en présence de tout le peuple contre l'injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l'empire. »

L'empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâtons. Ce fut le 20 janvier 288 qu'il acheva son sacrifice. L'Église l'a toujours honoré comme l'un de ses plus illustres martyrs. 

Pratique : Faites naître et grandir en vous un zèle ardent pour la sanctification de votre prochain.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"