mardi 27 mars 2018

28 Mars : SAINT JEAN DE CAPISTRAN, Confesseur / SAINT GONTRAN, roi / LA Bse JEANNE-MARIE DE MAILLÉ

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


SAINT JEAN de CAPISTRAN 

Franciscain 
(+ 1456) 

Saint Jean de Capistranné l'an 1385, dans le royaume de Naples, était dans sa jeunesse un brillant jurisconsulte, un magistrat renommé pour son intégrité, un gouverneur plein de fermeté et de sagesse.

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince; on le fit arrêter.  Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. C'est là que saint François lui apparut et lui ordonna d'entrer dans l'ordre des Frères Mineurs. 

Jean acheta sa liberté, donna le reste de ses biens aux pauvres et s'ensevelit dans un couvent, après avoir donné à la ville de Pérouse, dont il avait été gouverneur, l'exemple d'un parfait mépris du monde, en parcourant les rues de cette ville monté à rebours sur un âne, et la tête coiffée d'un bonnet de carton, où étaient écrits les principaux péchés de sa vie.

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté: "Je rends grâces au SEIGNEUR, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs,  jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience." 

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône.  Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes.  Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de JÉSUS sur la Croix. Embrasé d'amour pour DIEU, il faisait de sa vie une oraison continuelle: le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase: "DIEU, disait-il, m'a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l'ami de JÉSUS." 

Ordonné prêtre,  Jean fut appliqué au ministère de la parole.  Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses.  Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme nonce en Sicile; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient. 

Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans. 

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le Pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade: à la voix puissante de cet ami de DIEU, une armée de 40,000 hommes se leva; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche: 

"Par le secours de JÉSUS, Jean de Capistran remportera la victoire." Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait: "Victoire, JÉSUS, victoire!" Belgrade fut sauvée. C'était en l'an 1456.

Trois mois après, saint Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis: "C'est maintenant, SEIGNEUR, que Vous laisserez mourir en paix Votre serviteur," expira en disant une dernière fois: JÉSUS. Il avait soixante-et-onze ans.

PratiqueDéfiez-vous de l'orgueil, combattez-le jusque dans ses dernières racines.


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SAINT GONTRAN

Roi


SAINT GONTRAN, petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde et roi de France, après des guerres continuelles avec ses frères répara ses torts par la pénitence et par la pratique des bonnes œuvres.

Il puisait dans la religion les vrais principes d'un gouvernement juste, pacifique et bienfaisant. Son règne fut accompagné d'une prospérité constante dans la paix et dans la guerre. 

Il honorait les évêques comme ses pères, fondait des églises et des monastères, montrait une charité immense pour les pauvres, et, dans un temps de famine, il joignit à ses aumônes des prières et des jeûnes pour fléchir la colère de DIEU. 

Il mourut en 593, avec la réputation d'un bon prince. 


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La Bienheureuse 

Jeanne-Marie de Maillé



La Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé naquit le 14 avril 1332, en Touraine, de très haute famille.  Dès l'âge de six ans, elle se faisait remarquer par sa piété, surtout envers Marie ; à onze ans, elle fut pour la première fois ravie en extase, le jour de Noël, et Marie lui apparut tenant dans ses bras le Divin Enfant. 

Une maladie, en la conduisant jusqu'aux portes du tombeau, servit à la détacher de plus en plus de la terre et à la rapprocher de DIEU.  Mariée, malgré sa répugnance et malgré son vœu de chasteté, à un jeune et vertueux seigneur, elle obtint de lui de vivre dans une parfaite continence. 

Leur château était le rendez-vous d'une multitude de pauvres, et les nobles châtelains étaient regardés comme la Providence de tous.  Oh ! le beau rôle à remplir, et qu'il est peu compris de nos jours ! Devenue veuve après seize ans de mariage, Marie eut à subir de dures épreuves qui la relevèrent rapidement à une plus haute sainteté ; elle fut chassée du château par la famille de son mari et se trouva pauvre et n'ayant pas même une pierre pour reposer sa tête. 

Reçue au château paternel, elle y continua plus que jamais sa vie de charité et de prières. Quand elle allait à l'église ou en revenait dans les ténèbres, on la voyait souvent précédée d'une lumière céleste qui lui traçait la route. D'après l'ordre de la Sainte Vierge, elle entra dans le Tiers Ordre-de Saint-François et se retira dans une chétive demeure, près du couvent des Cordeliers, à Tours. 

On ne sait qu'admirer le plus dans cette nouvelle vie, qui devait être pour elle définitive, — ou les effrayants excès de ses mortifications, — ou les trésors de cette charité sans bornes qui faisait d'elle la sœur, l'amie, la servante, l'esclave des pauvres, des malades et de tous les malheureux, — ou sa piété angélique, signalée par tant de miracles, — ou les faveurs sans nombre qu'elle reçut du Ciel à l'égal des plus grandes saintes, — ou les éclatantes conversions dues au zèle brûlant de son cœur d'apôtre. 

Elle mourut en 1414. 

Pratique : Acceptez avec résignation les épreuves qui viennent du prochain.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

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