dimanche 5 avril 2009

04 AVRIL - SAINT ISIDORE, Archevêque de Séville, Père de l'Eglise/ 05 AVRIL - SAINT VINCENT FERRIER, Missionnaire



SAINT ISIDORE, frère et successeur de Saint Léandre sur le siège archiépiscopal de Séville, était de famille princière ; il eut aussi pour frère Saint Fulgence et pour sœur Sainte Florentine, vierge et religieuse, illustre par ses chants sacrés.

On rapporte que la nourrice d'Isidore l'ayant laissé seul un instant dans le jardin de son père, il fut environné d'un essaim d'abeilles, dont quelques-unes se posèrent sur son visage et sur ses lèvres sans lui faire aucun mal : présage des flots de persuasive éloquence qui devaient couler un jour de la bouche du grand docteur.

Il fut confié, jeune encore, à son frère aîné, Léandre, qui l'aimait comme un fils, mais qui usa envers lui d'une grande sévérité. On jour, Isidore, découragé par l'insuccès de ses efforts et rebuté par les énergiques corrections de l'archevêque, s'enfuit de l'école de Séville. Après avoir erré quelque temps dans la campagne, exténué de soif et de fatigue, il s'assit auprès d'un puits et se mit à regarder avec curiosité les sillons qui en creusaient la margelle.

Il se demandait d'où provenait ce travail, lorsqu'une femme qui venait chercher de l'eau au puits, touchée de la beauté et de l'humble innocence de l'écolier, lui expliqua que les gouttes d'eau, en tombant sans cesse sur le même endroit, avaient creusé la pierre.

Alors l'enfant rentra en lui-même et se dit que si la dureté de la pierre se laissait ainsi creuser goutte à goutte par l'eau, son esprit finirait bien aussi par subir l'empreinte de l'enseignement. Il retourna auprès de son frère et acheva son éducation de façon à posséder bientôt le latin, le grec et l'hébreu, et à devenir le collaborateur actif de Léandre dans l'œuvre de la conversion des ariens.

Son zèle et sa science irritèrent tellement ces hérétiques, qu'ils résolurent de le tuer; mais la Providence le tira de leurs mains. C'est alors que, pour approfondir encore davantage la science de la foi, il entra dans un monastère, où il s'adonna autant aux vertus religieuses qu'à l'étude.

A la mort de Léandre, il était tout désigné pour le remplacer, et il fut reçu par les unanimes applaudissements du peuple. Pendant que tous se réjouissaient de son élévation, lui seul pleurait. Dés qu'il eut ceint la mitre et pris en main .la houlette pastorale, sa vie ne fut plus qu'un perpétuel sacrifice, et il ne cessa de se dépenser pour son troupeau, au point qu'il est incompréhensible comment la vie d'un homme si occupé par le ministère extérieur a pu suffire à tant de savants écrits qu'il a légués à la postérité.

Prévenu par le Ciel de son prochain trépas, il se fit porter à l'église, quitta ses vêtements, se fit donner un cilice et s'étendit sur la cendre ; puis il reçut le saint Viatique, demanda pardon à tous de fautes qu'il n'avait point commises, et s'endormit dans le SEIGNEUR en bénissant une dernière fois son peuple, le 4 avril 638.

Pratique. Ne vous laissez pas aller au découragement; recourez à DIEU, il vous soutiendra.




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SAINT VINCENT FERRIER




Missionnaire




(1357-1418)




Cet apôtre extraordinaire naquit à Valence, en Espagne, l'an 1357. Sa mère, avant sa. naissance, eut quelque révélation extraordinaire sur son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du Bon DIEU et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour entendre une parole si apostolique. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du SAUVEUR et dans les lumières de l'oraison.

Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : Monseigneur, dit le Saint, c'est VINCENT qui a prêché hier, et c'est JESUS-CHRIST qui a prêché aujourd'hui. »

Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par NOTRE-SEIGNEUR. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs.

DIEU renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent, le prenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières; il fit l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu'il répétait ces paroles du Prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. »

Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments et mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours après le sermon son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule.

Il ressuscita un enfant que sa mère avait coupé en morceaux et dont elle avait fait cuire une partie.

VINCENT FERRIER mourut à Vannes, en Bretagne, le 5 avril 1418.

Pratique:
Cherchez inspiration et conseil dans les plaies de JESUS crucifié.

vendredi 3 avril 2009

03 AVRIL - SAINT RICHARD, Evêque de Chichester


SAINT RICHARD naquit l'an 1197, en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes.

Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme. Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse.

Il se lia d'amitié avec deux amis choisis, aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche.

Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion, lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelque temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « II vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de JESUS-CHRIST. »

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Une de ses maisons étant venue à brûler il n'en fut nullement troublé et ordonna d'augmenter les aumônes, de peur que cet accident ne fût la punition d'un défaut de charité pour les pauvres.

Il honorait les religieux et les embrassait souvent : « Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur ! » II ne conférait de bénéfices à aucun de ses parents.

Comme on lui demandait pourquoi : "C'est, répondit-il, que JESUS-CHRIST n'a pas donné les clefs à Jean, son parent, mais à Pierre, qui ne lui était rien." II mourut le 3 avril 1253, en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

Pratique. N'ayez pas d'inquiétude de l'avenir ; DIEU punit l'inquiétude et bénit la confiance.

jeudi 2 avril 2009

02 AVRIL - SAINT FRANCOIS DE PAULE, Fondateur de l'Ordre des Frères Mineurs


C'est dans la petite ville de Paule, en Calabre, que naquit, en 1416, le Saint qui poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le Minime, parmi les enfants de JESUS-CHRIST.

FRANCOIS
fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance, et l'on aperçut pendant la nuit de sa naissance de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire ; les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre. Aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le Bon DIEU, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de DIEU et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de Saint-François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

A quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais DIEU, qui le voulait fondateur d'un Ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Rien de plus merveilleux que cette vie ; il guérit tant de malades qu'il faisait le désespoir des médecins; il ressuscita plusieurs morts; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même.

Le jour, au milieu du travail et de la prière, il entrait souvent en extase et en ravissement ; la nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore, et DIEU le fortifiait par des concerts célestes, des visions et des apparitions délicieuses.

François allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue; le ciliée était son vêtement, le jeûne sa nourriture, la terre son lit. A l'imitation de NOTRE-SEIGNEUR, il passa des carêmes entiers sans prendre de nourriture.

François mourut en France l'an 1508, un vendredi, à trois heures de l'après-midi.

Pratique. Plus vous êtes humble, plus vous serez puissant auprès de Dieu.

mercredi 1 avril 2009

01 AVRIL - SAINT HUGUES, Evêque de Grenoble / SAINT VALERY, Abbé de Picardie


SAINT HUGUES naquit à Châteauneuf d'Isère, près de Valence, eu Dauphiné, l'an 1053. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre an monde un bel enfant que Saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le ciel et présentait devant le trône de DIEU.

Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique. Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant.

Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains du pape Grégoire VII, qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état ; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu ; mais bientôt le pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

C'est dans les années suivantes que Saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua en lui une modestie si grande, qu'après cinquante d'épiscopat il ne connaissait qu'un visage de femme, celui de sa vieille servante. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux anneau et son calice.

Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église; jamais la crainte n'entra dans son âme ni ne dirigea sa conduite, et il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage.

Hugues
dut se résigner à vivre et à mourir dans sa charge, sans pouvoir habiter cette Chartreuse où était son cœur. Il eut du moins la consolation de laisser à son successeur un diocèse entièrement transformé. Sa mort arriva le 1er avril 1132.

Pratique: Dans les épreuves de l'Église, déclarez-vous toujours franchement pour elle.



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SAINT VALERY
Abbé de Picardie
SAINT VALERY était un enfant du peuple ; il naquit en Auvergne, sur la fin du VIe siècle. Son père l'appliqua tout jeune à la garde des troupeaux, et c'est en s'acquittant de cet emploi qu'il apprit à lire par lui-même.

Sa première lecture fut le Psautier. Il aimait à méditer de longues heures en gardant ses troupeaux, et il était ravi toutes les fois qu'il entendait les chants sacrés dans les églises. Jamais on ne le vit entendre sans protestation des paroles inconvenantes, que sa délicatesse de conscience ne pouvait souffrir.

Un jour, plein du désir de sa perfection, il s'enfuit, sans la permission de son père, dans un couvent où un de ses oncles était religieux. Son père irrité vint le chercher ; mais ni les caresses, ni les menaces paternelles, ni l'intervention des moines, ne purent le faire sortir.

L'enfant, ayant pour lui la parole évangélique : « Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, » demeura victorieux, et peu de temps après, son père lui-même, assistant à sa prise d'habit, versait des larmes de joie.

Valéry, après avoir édifié longtemps le monastère par sa sainteté, se sentit inspiré d'aller se mettre, à Luxeuil, sous la direction du célèbre Saint Colomban. Le Saint lui donna une partie du jardin à cultiver ; Valéry y mit tant de zèle et d'application, qu'en très peu de jours tous les insectes qui le dévastaient disparurent, ce que le maître attribua à l'obéissance de son disciple bien plus qu'à son travail.

Un jour, Valéry se sentit enflammé du désir de la conquête des âmes; il obtint du roi Clotaire II la solitude de Leuconay, à l'embouchure de la Somme, et y bâtit un monastère où sa vertu attira bientôt une multitude de disciples.

Parmi les miracles nombreux par lesquels le ciel confirma la réputation de vertu du saint moine, on raconte la résurrection d'un supplicié qu'il avait rencontré sur son chemin, au moment où ce malheureux venait d'expirer. Comme le justicier qui l'avait pendu, irrité de le voir en vie, voulait le pendre de nouveau, Valéry lui adressa de si terribles menaces, qu'il laissa libre celui pour lequel le Ciel se déclarait.

On ne saurait dire le nombre de possédés que le saint homme délivra. A la seule vue de Valéry, les démons s'écriaient : "Hélas ! Voilà notre ennemi qui vient nous tourmenter!" Un jour, saisi d'indignation à la vue d'un arbre auquel les païens de la contrée rendaient un culte insensé, il dit à l'enfant qui l'accompagnait : "Va, et au nom de Dieu arrache cet arbre maudit'". L'enfant obéit. L'arbre tombe avec fracas, et les païens ne tardent pas à se convertir.

Valéry mourut en 622.

Pratique.
Imitez les industries des saints, profitant de tout pour leur sanctification. Estimez surtout l'obéissance, qui enfante des merveilles.

mardi 31 mars 2009

31 MARS - BENJAMIN, Diacre et Martyr / LE BIENHEUREUX NICOLAS DE FLUE, Ermite en Suisse

L'un des plus illustres martyrs de Perse fut le diacre BENJAMIN. Ayant refusé de promettre de ne plus instruire les mages persans dans la religion chrétienne, il fut arrêté par ordre du roi, qui entreprit de l'effrayer par ses menaces.
Mais Benjamin, toujours inébranlable, fut victime de la cruauté la plus inouïe. Sa bienheureuse mort arriva l'an 424.

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LE BIENHEUREUX. NICOLAS DE FLUE
,


Ermite en Suisse



Le bienheureux NICOLAS DE FLUE naquit en Suisse, de parents pieux, en 1417. Un jour, à la vue d'une flèche élancée, sur une montagne voisine, il fut épris du désir du ciel et de l'amour de la solitude. Il se maria pour obéir à la volonté formelle de ses parents et eut dix enfants.

Son mérite et sa vertu le firent choisir par ses concitoyens pour exercer des fonctions publiques fort honorables. Sa prière habituelle était celle-ci : "Mon SEIGNEUR et mon DIEU, enlevez de moi tout ce qui m'empêche d'aller à vous. Mon SEIGNEUR et mon DIEU, donnez-moi tout ce qui peut m'attirer à vous. Mon SEIGNEUR et mon DIEU, prenez-moi à moi et donnez-moi à vous."

II avait cinquante ans, quand une voix intérieure lui dit : « Quitte tout ce que tu aimes, et DIEU prendra soin de toi. » II eut à soutenir un pénible combat, mais se décida en effet à tout quitter, femme, enfants, maison, domaine, pour servir DIEU. Ce fut un jour de larmes accompagnées de résignation dans la maison de Nicolas ; il s'éloigna pieds nus, vêtu d'une longue robe de bure, un chapelet à la main, sans argent, sans provisions, en jetant un dernier regard tendre et prolongé vers les siens.

Une nuit, DIEU le pénétra d'une lumière éclatante, et depuis ce temps il n'éprouva jamais ni la faim, ni la soif, ni le froid. Ayant trouvé un lieu sauvage et solitaire, il s'y logea dans une hutte de feuillage, puis dans une cabane de pierre. La nouvelle de sa présence s'était répandue bientôt, et il se fit près de lui une grande affluence. Chose incroyable, le Saint ermite ne vécut, pendant dix-neuf ans, que de la Sainte Eucharistie ; les autorités civiles et ecclésiastiques, saisies du fait, firent surveiller sa cabane et constatèrent la merveille d'une manière indubitable.

La Suisse, un moment divisée, était menacée dans son indépendance par l'Allemagne. Nicolas de Flûe, vénéré de tous, fut choisi pour arbitre et parla si sagement, que l'union se fit, à la joie de tous, et la Suisse fut sauvée. On mit les cloches en branle dans tout le pays, et le concert de jubilation se répercuta à travers les lacs, les montagnes et les vallées, depuis le plus humble hameau jusqu'aux grandes villes.

Nicolas fut atteint, à l'âge de soixante-dix ans, d'une maladie très aiguë qui le tourmenta huit jours et huit nuits sans vaincre sa patience. Il rendit l'âme le 21 mars 1487. La Suisse l'aime et le vénère comme l'un de ses patrons les plus populaires.

Pratique. Renoncez à vous pour être à DIEU ; moins vous serez à vous, plus vous serez à DIEU.

lundi 30 mars 2009

30 MARS - SAINT JEAN CLIMAQUE, Abbé

On ignore le lieu précis et la date de la naissance de ce saint, mais on croit qu'il vécut de l'an 525 à l'an 605. Son nom de CLIMAQUE lui vient du beau livre qu'il composa sous le titre grec de Climax ou Échelle du ciel.

La Palestine fut son premier séjour ; à seize ans, il quitta le monde pour se donner entièrement à DIEU dans un monastère du mont Sinaï. A dix-neuf ans, le jeune moine, sous la conduite d'un saint religieux nommé Martyrius, travailla sans relâche à sa perfection et y fit des progrès si rapides, qu'ils étonnaient son maître lui-même.

A la mort de son maître, JEAN se retira dans une solitude profonde, afin d'y mener une vie plus parfaite encore. Une croix de bois, une table formée de quatre planches grossières et le livre des saintes Écritures, avec quelques ouvrages des saints Pères, en faisaient tout l'ameublement. C'est là qu'il vécut quarante ans, de la vie d'un ange plutôt que de la vie d'un homme. Détaché du monde, affranchi pour ainsi dire du corps par la mortification, il s'élevait librement jusqu'à DIEU, s'abîmait dans des contemplations sublimes et s'entretenait suavement avec les anges des mystères de la foi.

Ses deux yeux étaient deux fontaines de douces larmes qu'il versait dans le secret de la solitude, veillant à n'être observé par personne. Il eût voulu noyer dans ses pleurs tous les crimes de la terre ; il gémissait aussi sur son trop long exil et soupirait après la patrie céleste ; mais le plus souvent ses larmes étaient des larmes de joie, d'admiration et de débordant amour, excitées par la contemplation des merveilles divines qui lui étaient révélées.

Est-il étonnant que, nouveau Jean-Baptiste, il vit les foules accourir à lui pour recevoir les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne ? A chacun il traçait des règles salutaires ; sa bénédiction guérissait les malades, fortifiait les faibles, consolait les affligés, touchait les obstinés et les convertissait plus que les raisonnements de la science.

Grande était la puissance de Jean Climaque contre le démon ; il sut le vaincre et le décourager dans les combats qu'il lui fit subir à lui-même ; il fut terrible aussi à l'ennemi du salut en le chassant de l'âme de ses frères. Un solitaire nommé Isaac vint se jeter à ses pieds, le suppliant de le délivrer des obsessions impures dont le démon le pressait sans relâche : « La paix soit avec vous, mon frère ! » dit le saint.

A ces mots, il se mit avec lui en prière. Le visage du saint devint resplendissant d'une clarté céleste qui se répandait dans la grotte, et le démon poussait d'affreux rugissements. La prière terminée, Isaac se releva paisible et délivré pour toujours.


Jean Climaque
fut élu, à soixante-quinze ans, abbé du Sinaï, et devint de plus en plus l'ange et l'oracle du désert jusqu'à sa mort, qui arriva cinq ans plus tard. C'est à la fin de sa vie qu'il écrivit le livre d'où il tire son nom.

Pratique. Ne soyez point curieux des choses de la terre ; appliquez-vous aux choses éternelles.

29 MARS / SAINTS JONAS ET BARACHISIUS, Martyrs

L'an 327 de l'ère chrétienne vivaient dans un petit village de la Perse, deux frères chrétiens, nommés JONAS et BARCHISIEUS; ils craignaient DIEU et observaient fidèlement Sa loi.

Ayant appris que le roi Sapor avait lancé un édit contre la religion du CHRIST, et que déjà un grand nombre de chrétiens étaient en prison, ils résolurent d'affronter la persécution et d'aller encourager les martyrs. A la vue de plusieurs chrétiens dans les tourments : « Ne craignez rien, leur dirent-ils, combattons, mes frères, pour le nom de Jésus crucifié, et nous obtiendrons, comme nos devanciers, la glorieuse couronne promise aux vaillants soldats de la foi. »

Soutenues par ces paroles, les victimes consomment sans faiblesse leur sacrifice. Mais il n'en fallait pas davantage pour exciter la colère des ministres du roi. Jonas et Barachisius sont arrêtés et menacés de mort s'ils n'adorent les dieux de la Perse, le soleil, le feu et l'eau. Leur refus est suivi de cruelles tortures.

Jonas, attaché à un pieu, est frappé de verges couvertes d'épines jusqu'à ce que ses côtes soient mises à nu; mais il bénit et glorifie le SEIGNEUR. On le traîne alors, une chaîne aux pieds, sur un étang glacé pour y passer la nuit.

Pendant ce temps, Barachisius confond à son tour la folie des adorateurs des idoles, et affirme que jamais il n'adorera que Celui qui est le Créateur tout-puissant du soleil, du feu et de l'eau. On lui verse du plomb fondu sur les yeux, dans la bouche, dans le nez et les oreilles, puis on le suspend par un pied dans sa prison.

Le lendemain, le combat recommence pour les deux frères. Aux questions railleuses de ses bourreaux, Jonas répond : « DIEU ne m'a jamais donné une nuit plus heureuse ni plus tranquille ; » puis il leur parle avec une éloquence et une sagesse qui les ravissent d'étonnement et d'admiration malgré eux, sans toutefois diminuer leur barbarie.

Ils coupent par phalanges les doigts des mains et des pieds du saint martyr, et ensuite le jettent dans une chaudière de poix bouillante, après lui avoir ôté la peau de la tête. La poix bouillante l'ayant épargné, ils le placent sous un pressoir à vis et le broient en faisant tourner sur lui cet horrible instrument ; c'est dans ce supplice que Jonas termina son combat victorieux.

Quant à son frère Barachisius, il ne fut pas moins admirable. Jeté dans un buisson d'épines aiguës, on ne l'en retira que pour enfoncer dans sa chair des pointes de roseaux et les arracher violemment. Au lieu de se plaindre, la douce victime, à l'exemple du Maître, priait pour ses ennemis.

Son corps fut ensuite broyé sous le même pressoir où son frère avait expiré, et l'âme du nouveau martyr alla rejoindre celle du bienheureux Jonas dans la paix éternelle de JESUS-CHRIST.

Pratique. Pensez souvent aux terribles supplices des martyrs, pour soutenir votre courage.

28 MARS - SAINT GONTRAN / LA BIENHEUREUSE JEANNE-MARIE DE MAILLE


SAINT GONTRAN, petit-fils de Clovis et de Sainte Clotilde et roi de France, après des guerres continuelles avec ses frères répara ses torts par la pénitence et par la pratique des bonnes œuvres.

Il puisait dans la religion les vrais principes d'un gouvernement juste, pacifique et bienfaisant. Son règne fut accompagné d'une prospérité constante dans la paix et dans la guerre.

Il honorait les évêques comme ses pères, fondait des églises et des monastères, montrait une charité immense pour les pauvres, et, dans un temps de famine, il joignit à ses aumônes des prières et des jeûnes pour fléchir la colère de DIEU.

Il mourut en 593, avec la réputation d'un bon prince.


LA BIENHEUREUSE JEANNE-MARIE DE MAILLÉ


JEANNE-MARIE DE MAILLE naquit le 14 avril 1332, en Touraine, de très haute famille. Dès l'âge de six ans, elle se faisait remarquer par sa piété, surtout envers Marie ; à onze ans, elle fut pour la première fois ravie en extase, le jour de Noël, et Marie lui apparut tenant dans ses bras le Divin Enfant.

Une maladie, en la conduisant jusqu'aux portes du tombeau, servit à la détacher de plus en plus de la terre et à la rapprocher de DIEU. Mariée, malgré sa répugnance et malgré son vœu de chasteté, à un jeune et vertueux seigneur, elle obtint de lui de vivre dans une parfaite continence.

Leur château était le rendez-vous d'une multitude de pauvres, et les nobles châtelains étaient regardés comme la Providence de tous. Oh ! le beau rôle à remplir, et qu'il est peu compris de nos jours ! Devenue veuve après seize ans de mariage, Marie eut à subir de dures épreuves qui relevèrent rapidement à une plus haute sainteté ; elle fut chassée du château par la famille de son mari et se trouva pauvre et n'ayant pas même une pierre pour reposer sa tête.

Reçue au château paternel, elle y continua plus que jamais sa vie de charité et de prières. Quand elle allait à l'église ou en revenait dans les ténèbres, on la voyait souvent précédée d'une lumière céleste qui lui traçait la route. D'après l'ordre de la Sainte Vierge, elle entra dans le Tiers Ordre- de Saint-François et se retira dans une chétive demeure, près du couvent des Cordeliers, à Tours.

On ne sait qu'admirer le plus dans cette nouvelle vie, qui devait être pour elle définitive, — ou les effrayants excès de ses mortifications, — ou les trésors de cette charité sans bornes qui faisait d'elle la sœur, l'amie, la servante, l'esclave des pauvres, des malades et de tous les malheureux, — ou sa piété angélique, signalée par tant de miracles, — ou les faveurs sans nombre qu'elle reçut du Ciel à l'égal des plus grandes saintes, — ou les éclatantes conversions dues au zèle brûlant de son cœur d'apôtre.

Elle mourut le 1414.

Pratique :
Acceptez avec résignation les épreuves qui viennent du prochain.

vendredi 27 mars 2009

27 MARS - SAINT JEAN D'EGYPTE, Ermite

JEAN naquit à Lycopolis, en Basse-Thébaïde, l'an 305, de parents pauvres, mais chrétiens. Ce n'est qu'après avoir exercé jusqu'à vingt-cinq ans le métier de charpentier que, touché de la grâce divine et considérant que la grande affaire de la vie est de sauver son âme, il quitta tout pour DIEU.

Il alla se mettre d'abord sous la direction d'un ancien solitaire, qui l'exerça d'une manière vraiment extraordinaire à l'obéissance, et qui lui commandait même des choses en apparence déraisonnables, afin de l'habituer à obéir uniquement pour plaire à DIEU.

C'est ainsi qu'il lui ordonna d'arroser deux fois le jour, pendant un an, un bâton sec et à demi pourri, jusqu'à ce qu'il eût pris racine et porté des fruits ; il fallait aller chercher l'eau à deux milles de distance, sous le brûlant soleil d'Egypte. Un jour, il ne leur restait qu'une fiole d'huile pour assaisonner leurs légumes ; Jean reçut l'ordre de la jeter par la fenêtre, ce qu'il exécuta sans la moindre objection.

Le vieux solitaire lui dit une autre fois : "Vois-tu cet énorme rocher? Apporte-le ici. » Le disciple part et s'efforce de saisir et de rouler ce bloc ; son corps, inondé de sueur, s'épuise ; Jean ne cesse son travail infructueux que sur l'appel de son maître.

Une telle obéissance laisse à deviner quelle était la sainteté du jeune ermite. Après douze ans de cet exercice de complète abnégation, Jean passa plusieurs années en différents monastères, pour se former mieux encore aux vertus religieuses; et ce n'est qu'après ces longues épreuves que, cédant à l'attrait qui le poussait dans la solitude, il obtint la permission de se cacher, loin des hommes, dans une retraite absolue.

Il se creusa dans le rocher une grotte inaccessible, où il ne laissa pour ouverture qu'une petite lucarne par où lui parvenait sa nourriture. La bonne odeur de sa sainteté attira bientôt les foules à son désert, et, craignant que la charité ne lui fît un devoir de ne point les rebuter, il régla qu'il leur parlerait par sa fenêtre, mais seulement le samedi et le dimanche.

Il est incroyable combien il fit de prédictions et de miracles et combien d'âmes lui durent leur conversion ou leur sanctification. Sa vie était toute céleste ; son jeûne continuel ne lui permettait chaque jour de prendre que quelques fruits et un peu d'eau ; il ne mangeait jamais rien de cuit, pas même de pain; le même vêtement lui suffisait pour le garantir des ardeurs du jour et des fraîcheurs de la nuit.

C'est ainsi qu'il vécut cinquante ans, sans aucun souci des choses de ce monde, et tout occupé de DIEU et des choses éternelles. Il rendit enfin sa belle âme au SEIGNEUR, à genoux et en prière, à la fin de l'an 394, laissant la réputation d'un digne émule de Saint Antoine.

Pratique. Ne sortez jamais de la voie de l'obéissance ; cette vertu vous préservera des illusions et de l'orgueil.

jeudi 26 mars 2009

26 MARS - SAINT LUDGER, Evêque

Élevé par ses parents dans la vertu et la piété, LUDGER ne tarda pas à donner les marques évidentes d'une vocation extraordinaire ; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère, où il reçut à la fois les leçons de la science et de la sainteté.

Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles ; les Livres saints surtout faisaient ses plus chères délices ; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard faire le caractère de sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à DIEU. Ludger, une fois ordonné prêtre, devint un digne émule de Saint Wulfran, apôtre de la Frise.

Ni les fatigues ni les persécutions ne purent arrêter cette âme vaillante : à la place des idoles renversées il plantait la croix; sur les ruines des temples païens il bâtissait des temples chrétiens, et il faisait entrer en masse ces populations grossières et barbares dans la voie de la civilisation en même temps que dans le sein de l'Église.

La Frise, son pays, n'est pas la seule à recevoir son ardente parole; il faut un plus vaste champ à son zèle; il s'élance, la croix à la main, vers les îles du Nord ; les ombres de l'erreur se dissipent en sa présence comme les ténèbres en face du soleil, satan s'enfuit devant l'apôtre du CHRIST, et bientôt princes et peuples se courbent devant la majesté du vrai DIEU.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole afin de conquérir à la foi ce peuple conquis au royaume de France, Ludger accourt et, sur ses pas, bientôt surgit toute une moisson d'églises ; les guerriers sont domptés, les enfants catéchisés, les pauvres soulagés.

Le double secret de Ludger, outre son éloquence, c'était une douceur et une charité sans bornes en même temps qu'une mortification sans relâche. Un trait peint à lui seul le beau caractère du Saint. Devenu évêque de Munster, il fut accusé auprès de Charlemagne de dissiper en bonnes œuvres les biens de son église et obligé de comparaître devant lui.

En attendant l'audience, il se mit en prières, et il fallut l'avertir trois fois avant qu'il se levât et se rendît près du grand empereur. Charlemagne, se plaignant de ce qu'il se fût fait attendre ainsi, reçut de lui cette belle réponse : « Prince, j'ai toujours cru qu'il fallait vous obéir, mais non au point de vous faire passer avant DIEU. »

Le grand empereur, touché de cette noble franchise et de cette hauteur d'âme : « Je vous remercie, dit-il en l'embrassant, de l'exemple si rare que vous me donnez ; vous n'êtes plus un accusé pour moi ; votre cause est gagnée, et dès aujourd'hui je m'honorerai plus que jamais de votre amitié. »

Chargé de travaux, plus riche encore en vertus, Ludger alla recevoir au ciel, le 26 mars 809, la récompense de son long et rude apostolat.

Pratique. N'agissez jamais par crainte des créatures, mais uniquement en vue de DIEU.