vendredi 10 avril 2009

10 AVRIL- VENDREDI SAINT: LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR





Lecture du livre d’Isaïe 52,13-15.53,1-12.

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’aspect d’un fils d’Adam. Et voici qu’il consacrera une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu’on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? A qui la puissance du Seigneur a-t-elle été ainsi révélée ? Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive, enracinée dans une terre aride. Il n’était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n’avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est soucié de son destin ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de son peuple. On l’a enterré avec les mécréants, son tombeau est avec ceux des enrichis ; et pourtant il n’a jamais commis l’injustice, ni proféré le mensonge. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. Mais, s’il fait de sa vie un sacrifice d’expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s’accomplira la volonté du Seigneur. A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu’il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

Psaume 30

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
Garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains, je remets mon esprit ;
Tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
Et même de mes voisins ; je fais peur à mes amis,
S’ils me voient dans la rue, il me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié,
Comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule ;
Ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
Je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
Des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
Sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
Vous tous qui espérez le Seigneur !


Lecture de la lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9.

En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n’est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l’épreuve comme nous, et il n’a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé. Bien qu’il soit le Fils, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42.

L : Lecteur ; A : Autres personnages ; F : La foule ; D : Diciples

L : Après avoir ainsi parlé, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :
Jésus : « Qui cherchez-vous ? »
L : Ils lui répondirent :
F :« Jésus le Nazaréen. »
L : Il leur dit :
Jésus : « C’est moi. »
L : Judas, qui le livrait, était au milieu d’eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau :
Jésus : « Qui cherchez-vous ? »
L : Ils dirent :
F :« Jésus le Nazaréen. »
L : Jésus répondit :
Jésus : « Je vous l’ai dit : c’est moi. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
L : (Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».) Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau ; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre :
Jésus : « Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m’a donnée à boire ? »
L : Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l’enchaînent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. (C’est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour tout le peuple. »)
Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l’autre disciple - celui qui était connu du grand prêtre - sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. La servante dit alors à Pierre :
A : « N’es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là ? »
L : Il répondit :
« Non, je n’en suis pas ! »
L : Les serviteurs et les gardes étaient là ; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi. Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
L :Jésus lui répondit :
Jésus : « J’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi me questionnes-tu ? Ce que j’ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m’entendre. Eux savent ce que j’ai dit. »
L : A cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant :
A :« C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L : Jésus lui répliqua :
Jésus : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
L : Anne l’envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer ; on lui dit :
A :« N’es-tu pas un de ses disciples, toi aussi ? »
L : Il répondit :
« Non, je n’en suis pas ! »
L : Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista :
A :« Est-ce que je ne t’ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui ? »
L : Encore une fois, Pierre nia. A l’instant le coq chanta . Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C’était le matin. Les Juifs n’entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l’agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler :
A :« Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
L : Ils lui répondirent :
F :« S’il ne s’agissait pas d’un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré. »
L : Pilate leur dit :
A : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. »
L :Les Juifs lui dirent :
F :« Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
L : Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit :
A :« Es-tu le roi des Juifs ? »
L : Jésus lui demanda :
Jésus : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ?
L :Pilate répondit :
A :« Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
L : Jésus déclara :
Jésus : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici. »
L : Pilate lui dit :
A :« Alors, tu es roi ? »
L : Jésus répondit :
Jésus : « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »
L : Pilate lui dit :
« Qu’est-ce que la vérité ? »
L : Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit :
A :« Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais c’est la coutume chez vous que je relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L : Mais ils se mirent à crier :
F :« Pas lui ! Barabbas ! »
L : (Ce Barabbas était un bandit.) Alors Pilate ordonna d’emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau de pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient :
F :« Honneur à toi, roi des Juifs ! »
L : Et ils le giflaient. Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs :
A :« Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L : Alors Jésus sortit, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit :
A :« Voici l’homme. » (Ecce Homo)
L : Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier :
F :« Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
L : Pilate leur dit :
A :« Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L : Les Juifs lui répondirent :
F :« Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est prétendu Fils de Dieu. »
L : Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans son palais, et dit à Jésus :
A :« D’où es-tu ? »
L : Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors :
A :« Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier ? »
L : Jésus répondit :
Jésus : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; ainsi, celui qui m’a livré à toi est chargé d’un péché plus grave. »
L : Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs se mirent à crier :
F :« Si tu le relâches, tu n’es pas ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
L : En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade à l’endroit qu’on appelle le Dallage (en hébreu : Gabbatha). C’était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs :
A :« Voici votre roi. »
L : Alors ils crièrent :
F :« A mort ! A mort ! Crucifie-le ! »
L : Pilate leur dit :
A :« Vais-je crucifier votre roi ? »
L : Les chefs des prêtres répondirent :
F :« Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L : Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié, et ils se saisirent de lui. Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix, avec cette inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec. Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F :« Il ne fallait pas écrire : ’Roi des Juifs’ ; il fallait écrire : ’Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs’. »
L : Pilate répondit :
« Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
L : Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :
Jésus : « Femme, voici ton fils. »
L : Puis il dit au disciple :
Jésus : « Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit :
Jésus : « J’ai soif. »
L : Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
Jésus : « Tout est accompli. »
L : Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

(Ici on se met à genoux, et on s’arrête un instant)

L : Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l’on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu’il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l’Écriture s’accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

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VENDREDI SAINT

Le Vendredi saint est le jour de la célébration liturgique du mystère de la Passion, de la mort sur la Croix et de la mise du Christ au tombeau. C'est un jour de jeûne et d'abstinence, à l'instar du Mercredi des Cendres qui, quarante jours plus tôt, ouvre le temps du Carême.
Le Vendredi saint est marqué encore davantage par le deuil et le recueillement. Le Vendredi saint est marqué par une liturgie particulière (vénération de la croix, communion eucharistique mais pas de célébration du sacrifice de la messe ce jour-là). Le moment culminant de la journée, dans son silence recueilli, est celui de la Crucifixion (entre 12h et 15h) et le moment même où le Christ expira, à 15 heures.
C'est spécialement ce jour que se fait la dévotion du Chemin de croix. Cette procession est particulièrement solennelle dans les lieux mêmes où elle eut lieu il y a près de 2000 ans, à Jérusalem, le long de la Via Dolorosa, puis dans la basilique du Saint-Sépulcre, où se trouvent le rocher du Golgotha et le Tombeau du Christ. A Rome, le Chemin de Croix est traditionnellement célébré au Colisée, durant le soir du Vendredi saint.
Par référence au jour du Vendredi saint, tout au long de l'année et spécialement durant le Carême, les vendredis sont un jour de pénitence, en principe d'abstinence de viande. On y dit les mystères douloureux du Rosaire.

Liturgie :

Le vendredi saint est le seul jour de l'année où on ne célèbre pas d'Eucharistie. La communion est distribuée aux fidèles au cours d'une célébration qui dégage une ambiance particulière : l'église est sombre, les autels sont dépouillés de leurs nappes, les statues et images sont voilées. Il n'y a pas de sonnerie de cloche, de jeu d'orgues, et les chants sont absents, ou très peu nombreux. La célébration commence et finit en silence. On lit l'évangile de la Passion. Il n'y a pas de prière eucharistique mais une grande prière universelle.
C'est le jour de la célébration de la Croix : la croix est amenée en procession puis proposée à la vénération des fidèles. Dans certains pays, comme l'Espagne, il y a d'importantes processions dans les rues des villes.
La dernière messe célébrée était celle du soir du Jeudi saint, correspondant à son institution au Cénacle, et la prochaine sera celle de la Vigile pascale, le soir du Samedi saint.

jeudi 9 avril 2009

09 AVRIL - JEUDI SAINT - MEMOIRE DE LA CENE DE NOTRE SEIGNEUR


JEUDI SAINT

Le Jeudi saint est un des jours les plus importants de la Semaine sainte : il correspond à la commémoration de la dernière Cène (au Cénacle) suivie de la nuit d'agonie du Christ au Jardin des Oliviers (Gethsémani).

Outre ce mémorial, c'est le Jeudi saint qu'est normalement célébrée la Messe chrismale, pendant laquelle l'évêque bénit et consacre les Saintes Huiles. Dans certains diocèses, cette célébration est un peu anticipée. A Rome, cette célébration a lieu dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome et du monde.

Le Jeudi saint est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus-Christ lors du repas pascal au Cénacle. Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée.

Cette messe est la dernière qui soit célébrée avant la Veillée pascale du Samedi saint. C'est aussi la dernière fois que retentissent les cloches, pendant le gloria, avant la sonnerie de l'alléluia de Pâques. Après le repas pascal, Jésus et ses apôtres se sont retirés à Gethsémani pour y bivouaquer, comme à l'habitude. Cette nuit fut cependant pour le Christ une nuit de prière et d'agonie - au cours de laquelle le Christ accepta le "calice" de sa Passion.

La célébration liturgique du Jeudi saint se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir et adorer le Christ dans une nuit de veille.

Le triduum pascal est un ensemble de trois jours (en latin triduum) qui marquent l'aboutissement de la Semaine Sainte et le sommet de l'année liturgique : c'est la célébration du mystère de Pâques, avec : - la mort et la mise au tombeau de Jésus-Christ (le Vendredi saint), - la descente du Christ aux Enfers durant le "Grand sabbat" du Samedi saint, - la nouvelle de la Résurrection, nouvelle Pâque, durant la nuit du samedi au dimanche (Vigile pascale), où surgit la lumière de Pâques, l'alléluia du Dimanche de Pâques, avec les messes de l'aube et du jour.

Le triduum pascal est l'articulation entre les quarante jours de préparation pénitentielle du Carême et les cinquante jours du temps pascal, jusqu'à la Pentecôte (dont quarante jours jusqu'à l'Ascension).

C'est au pape Pie XII que l'on doit la restauration de la liturgie du triduum pascal dans son ancienne grandeur et à des heures et dans une atmosphère correspondant à celles du mystère, dans la liturgie latine (notamment, la vigile pascale), dans le même esprit qui avait été gardé dans les liturgies catholiques orientales.
Lecture du livre de l’Exode 12,1-8.11-14.

Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d’un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Cette nuit-là, je traverserai le pays d’Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est une loi perpétuelle : d’âge en âge vous la fêterez. »

Psaume 115

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26.

Je vous ai pourtant transmis, moi, ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. « Tu nous donnes un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,1-15.

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, ... mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ’Maître’ et ’Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous

09 AVRIL - SAINT JEAN L'AUMONIER, Patriarche d'Alexandrie

SAINT JEAN, surnommé L'AUMONIER à cause de ses aumônes extraordinaires, naquit dans l'île de Chypre ; il s'engagea de bonne heure dans les liens du mariage et perdit son épouse et ses enfants.

Libre de tous liens, il distribua sa fortune aux pauvres et ne s'occupa plus que des exercices de la piété chrétienne. Sa réputation de sainteté lui valut d'être choisi pour patriarche d'Alexandrie, l'an 608.

Son premier soin, dans cette éminente dignité, fut de se procurer une liste exacte des pauvres, qu'il appelait ses maîtres et ses seigneurs, parce que JESUS-CHRIST leur a donné le pouvoir d'ouvrir les portes du ciel.

Il s'en trouva sept mille cinq cents : il les prit sous sa protection et se chargea de pourvoir à leurs besoins. Il employait deux jours de la semaine à terminer les différends, à consoler les affligés, à soulager les malheureux.

Un homme qu'il avait soulagé lui témoignant sa reconnaissance, il l'interrompit en lui disant : « Mon frère, je n'ai point encore répandu mon sang pour vous, ainsi que JESUS-CHRIST, mon Sauveur et mon Dieu, me l'ordonne. »

Sa charité franchit les bornes du diocèse d'Alexandrie, et il ne put assurément y suffire sans miracles. Jean ne se rebutait point de donner deux et trois fois aux mêmes personnes qui le sollicitaient. Un jour, quelqu'un, pour l'éprouver, se présenta trois fois de suite sous différents costumes pauvres ; le patriarche, averti, n'en donna pas moins toujours, disant : «C'est peut-être JESUS-CHRIST déguisé en mendiant qui veut éprouver ma charité. »

Si l'on était tenté de s'étonner de tant de libéralités, il faudrait se rappeler que la terre et tous ses biens sont au SEIGNEUR. Au reste, un fait de sa jeunesse explique tout. Il avait quinze ans, quand la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d'une vierge, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand roi ; si tu veux m'épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c'est moi qui l'ait fait descendre du ciel sur la terre pour sauver les hommes. »

Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d'or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : "Je vais voir si JESUS-CHRIST accomplira sa promesse en me donnant cent pour un. » II fit cette épreuve tant de fois, qu'à la fin il ne disait plus ces paroles, mais ressentait toujours l'effet de la promesse divine.

Bien que Jean donnât par fortes sommes, par grandes quantités, il recevait toujours bien davantage. Autant il était libéral pour les autres, autant il était pauvre et dur pour lui-même. Sa vie est pleine de mille traits merveilleux de charité.

Jean mourut vers l'an 619.

Pratique. Faites l'épreuve des promesses divines envers les cœurs charitables.

mercredi 8 avril 2009

MERCREDI SAINT - EVANGILE DE JESUS-CHRIST SELON SAINT MATHIEU 26, 14625

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-25.

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. ' » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! »

http://www.bibledespeuples.org/LecturesJour/index.html

LE MERCREDI DE LA SEMAINE DE LA PASSION.

A Rome, la Station est dans l'Eglise de Saint-Marcel, Pape et Martyr. Cette église avait été la maison de la sainte dame Lucine, qui la donna au Pontife pour la consacrer au culte de Dieu.

COLLECTE.


Dieu de miséricorde, sanctifiez ce jeûne, éclairez les cœurs de vos fidèles, et daignez prêter une oreille favorable à ceux auxquels vous inspirez le sentiment de la piété. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

ÉPÎTRE.


Lecture du Livre du Lévitique. Chap. XIX.

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse et lui dit : Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et dis leur de ma part : Je suis le Seigneur votre Dieu. Vous ne déroberez point ; vous ne mentirez point; et nul de vous ne trompera son prochain ; vous ne jurerez point faussement en mon nom, et vous ne souillerez point le nom de votre Dieu; je suis le Seigneur. Vous ne calomnierez point votre prochain, et vous ne l'opprimerez point par violence. Le salaire de votre mercenaire ne demeurera point chez vous jusqu'au matin. Vous ne parlerez point mal du sourd, et vous ne placerez point d'obstacle devant les pas de l'aveugle; mais vous craindrez le Seigneur votre Dieu, parce que je suis le Seigneur. Vous ne ferez rien contre l'équité, et vous ne jugerez point injustement. Ne faites point attention si la personne est pauvre, et ne vous laissez point intimider par l'aspect du puissant. Jugez votre prochain selon la justice. Vous ne serez point calomniateur, ni semeur de rapports parmi le peuple. Vous ne ferez point d'entreprise contre le sang de votre prochain. Je suis le Seigneur. Vous ne haïrez point votre frère dans votre cœur; mais reprenez-le publiquement, de peur qu'il ne soit pour vous cause de péchés. Ne cherchez point la vengeance, et ne gardez pas souvenir de l'injure de vos concitoyens. Vous aimerez votre ami comme vous-même ; je suis le Seigneur. Gardez mes lois; car je suis le Seigneur votre Dieu.

L'Eglise, en nous mettant aujourd'hui sous les veux ce passage du Lévitique, dans lequel les devoirs de l'homme envers son prochain se trouvent exposés avec tant de clarté et d'abondance, veut faire comprendre au chrétien en quel détail il doit scruter et réformer sa vie, sur un point de si haute importance.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/passion/010.htm

08 AVRIL - SAINT PERPETUUS, Evêque de Tours / BSE MARIA ASSUNTA, Franciscaine Missionnaire de Marie

SAINT PERPETUUS, originaire d'une famille sénatoriale d'Auvergne, dans la première moitié du Ve siècle, fut désigné par l'éclat de ses vertus au clergé et au peuple de Tours pour gouverner leur église, en 461, et ou peut le regarder sans aucun doute comme l'un des plus saints et des plus illustres pontifes d'un diocèse qui en posséda un si grand nombre.

La gloire de l'épiscopat de Saint Perpetuus, ce fut son amour pour Saint Martin et pour la basilique qu'il avait fait construire en son honneur, basilique que les auteurs et les poètes de l'époque comparent au temple de Salomon et regardent comme une des merveilles du monde.

La construction de ce temple, digne du saint qui devait y être honoré, dura vingt-deux ans ; sa consécration se fit avec une grande solennité; Perpetuus y avait invité un grand nombre d'évêques et de religieux.

Lorsqu'on voulut exhumer le corps de Saint Martin pour le transporter dans le sanctuaire du nouvel édifice on éprouva des difficultés insurmontables, et l'on ne put remuer le cercueil ; le projet allait être abandonné, quand un vieillard inconnu, revêtu du costume d'abbé, s'approcha et dit : "Ne voyez-vous pas que Saint Martin est prêt à vous aider?".

Et aussitôt, de ses mains, il souleva sans effort le corps du bienheureux. C'était sans doute un ange envoyé du ciel. De nombreux miracles s'opérèrent au tombeau de Saint Martin, et depuis ce temps le nom de Saint Perpetuus se trouva lié à toutes les gloires de la superbe basilique.

Le saint évêque de Tours bâtit beaucoup d'autres églises ; de là vient qu'on le représente avec un édifice sacré sur la main, symbole qui convient fort bien, du reste, à l'un des plus grands bâtisseurs d'églises qui aient jamais existé.

Saint Perpetuus
aima les pauvres, son clergé et son Église d'un ardent amour, comme son testament en fait foi. Voici quelques lignes de ces pages vraiment épiscopales : "Au nom de JESUS-CHRIST. Ainsi soit-il. Moi, Perpetuus, pécheur, prêtre de l'Église de Tours, je ne veux pas partir de ce monde sans laisser un testament, de peur que les pauvres ne soient privés des biens dont la bonté du Ciel m'a libéralement doté, et de peur que les biens d'un prêtre ne passent à d'autres familles qu'à mon Église. Je donne et lègue à tons les prêtres, diacres et clercs de mon Église la paix de NOTRE SEIGNEUR, JESUS-CHRIST.

Ainsi soit-il. Que le SEIGNEUR JESUS détruise du souffle de sa bouche tous les impies. Ainsi soit-il, ainsi soit-il! Paix soit à l'Église, paix soit au peuple, à la ville et à la campagne... Pour vous, mes frères bien-aimés, ma couronne, ma joie, mes seigneurs, mes enfants, pauvres de JESUS-CHRIST, indigents, mendiants, malades, orphelins, veuves, vous tous, je vous fais et constitue mes héritiers... "

Le fidèle imitateur de Saint Martin mourut vers l'an 490.

Pratique.
Faites du bien aux pauvres ; favorisez la construction et l'embellissement des églises.



BIENHEUREUSE MARIA ASSUNTA

Franciscaine Missionnaire de Marie

(1878-1905)



MARIA ASSUNTA naissait à Force, dans les Marches d'Ancône, le 20 août 1878. Issue d'une famille pauvre, aînée de cinq enfants, elle travailla tôt comme manœuvre chez les maçons afin d'aider ses parents. Malgré son labeur acharné, la pieuse jeune fille s'imposait de rudes mortifications; elle jeûnait trois fois la semaine, mangeait sa soupe sans assaisonnement, portait un cilice qui souvent la blessait jusqu'au sang et dormait sur des briques.

Agée de 20 ans, elle est admise chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, où elle se livre avec ferveur à tous les exercices de la communauté. Les journées ne suffisant pas à son zèle, la Bienheureuse donne une partie de ses nuits à Dieu. On la voyait se lever doucement, s'agenouiller et prier au pied de son lit.

Elle répétait souvent: "Pour JESUS, comme JESUS veut." Telle est sa réponse invariable devant la consolation ou l'épreuve, la joie ou la douleur.

L'humilité lui semble naturelle. Les travaux serviles lui reviennent de droit et lorsqu'on la réprimande, fut-ce par erreur, Sœur Maria Assunta remercie par un gracieux et aimable sourire. Mieux que de se mépriser, elle s'ignore et elle aime.

Devant JESUS-EUCHARISTIE, elle s'abîme dans la prière et la contemplation; immobile, les yeux fixés sur l'Hostie, son regard paraissait transpercer l'apparence du pain eucharistique et son âme semblait absorbée dans le face à face de l'au-delà.

En 1904, peu après sa profession perpétuelle, elle apprend son prochain départ pour la Chine, des larmes de bonheur lui montent aux yeux. Là, la moisson réclame tout son dévouement. Le nombre des orphelines à soigner se chiffre à 400. Sœur Maria Assunta y met tout son cœur et assume le travail de la cuisine.

Dans ce pays lointain, elle continue à accomplir des choses très ordinaires avec la plus grande perfection, rigoureusement fidèle aux plus petits détails de la Règle. Après sa mort, on retrouva ces paroles écrites de sa main: "Faire tout pour le seul amour de DIEU, je voudrais l'écrire avec mon sang."

Au printemps 1905, le typhus sévit à l'orphelinat. Déjà, 4 religieuses succombent en quarante jours. Le 19 mars, Sœur Maria Assunta doit s'aliter. Elle attendra dans des souffrances indicibles l'heure choisie par DIEU pour l'éternelle récompense.

Le 7 avril, vingt minutes avant son dernier soupir, un parfum mystérieux et indéfinissable imprégna la chambre de l'agonisante, se répandit bientôt dans toute la maison pendant 3 jours. Ses funérailles revêtirent une allure de fête. Comme l'écrivait sa mère supérieure: "Sœur Maria Assunta n'avait passé que neuf mois au Chansi, mais ce temps avait suffi pour faire connaître à tous sa grande vertu."

Son testament spirituel se renferme dans cette phrase qu'elle a si bien vécue: "Je demande au SEIGNEUR la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention, qui consiste à faire tout par amour de DIEU, même les actions les plus ordinaires."

mardi 7 avril 2009

07 AVRIL - SAINT HEGESIPPE / LE BX HERMANN DE STEINFELD, Prémontré


SAINT HEGESIPPE vivait peu de temps après les apôtres et devint, par son baptême, membre de l'Église de Jérusalem ; il voyagea ensuite à Rome et en Orient, travaillant à l'édification de l'Église par ses recherches et par ses écrits.

Nous avons à regretter la perte de son Histoire de l'Église en cinq livres, qui commençait à la Passion du SAUVEUR et se terminait à l'époque même où il écrivait. Saint Jérôme nous a laissé de ce pieux et savant auteur un témoignage très avantageux.


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LE BIENHEUREUX HERMANN-JOSEPH,
Prémontré


Le Bienheureux HERMANN DE STEINFELD dit Hermann-Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne.

Son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique ; il passait longtemps chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à son divin Enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs.

Il disait souvent, en terminant sa visite : « Mon cher petit JESUS, je resterais bien avec vous et avec votre Sainte Mère ; mais il faut que j'aille à l'école; bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour!

Un jour, il présenta une pomme à la Sainte Vierge, et la statue étendit sa main pour la recevoir. Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec JESUS et Marie.

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui l'acceptèrent dans leur Ordre. Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectorier et de sacristain.

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes; il était sans cesse embaumé de parfums célestes ; Marie lui apparut et mit l'Enfant-JESUS dans ses bras ; une autre fois elle lui fit savoir qu'elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité.

Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile pour la terre ; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées.

DIEU lui envoya des croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de JESUS crucifié. Jamais une plainte ne sortit de sa bouche ; il souffrit tout, le sourire sur son visage ; il ajoutait même à ces croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications.

Son historien, voulant donner une idée de sa charité, dit que son cœur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place. Il fut réuni au ciel à JESUS et à Marie le 7 avril 1230.

Pratique. Ayez une piété tendre, naïve enfantine, envers JESUS et Marie.

MARDI SAINT - EVANGILE DE JESUS-CHRIST SELON SAINT JEAN 13, 21-5

Évangile de JESUS-CHRIST

selon saint Jean 13, 21-5
À peine JESUS avait-il dit cela qu’il fut troublé en son esprit. Alors il dit très clairement : “En vérité, en vérité, je vous le dis : l’un de vous va me trahir." Les disciples se demandaient de qui il pouvait bien parler, et ils se regardaient les uns les autres. Un des disciples, celui que JESUS aimait, était installé juste contre JESUS ; Simon-Pierre lui fit donc un signe pour qu’il demande à JESUS de qui il parlait. Et lui, qui se trouvait juste sur la poitrine de JESUS, se retourna vers JESUS pour lui dire : “SEIGNEUR, qui est-ce ?”

JESUS lui donna cette précision : “C’est celui à qui je vais passer un morceau trempé dans la sauce.” Il trempa le morceau et le donna à Judas, fils de Simon Iscariote. Et avec ce morceau, Satan entra en lui. Alors JESUS lui dit : “Ce que tu veux faire, fais-le tout de suite.”

Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit de quoi Jésus parlait. Comme JUDAS avait l’argent, on pouvait penser que JESUS lui disait d’acheter ce qui manquait pour la fête ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc ce morceau et sortit aussitôt. Il faisait nuit.

Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit de quoi JESUS parlait. 29 Comme Judas avait l’argent, on pouvait penser que JESUS lui disait d’acheter ce qui manquait pour la fête ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc ce morceau et sortit aussitôt. Il faisait nuit.

Je vais vers le Père

Lorsque Judas fut sorti, JESUS déclara : “C’est maintenant que le Fils de l’Homme est glorifié et que Dieu est glorifié en lui. Aussi DIEU va-t-il lui faire partager sa Gloire, et il le fera bientôt.

Mes petits enfants, je suis encore avec vous pour très peu de temps. Vous me chercherez et, comme je l’ai dit aux Juifs, je vous le dis maintenant : vous ne pouvez pas venir où je vais. Je vous donne ce commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 35 Ayez de l’amour entre vous ; c’est ainsi que tout le monde reconnaîtra que vous êtes mes disciples.”

http://www.bibledespeuples.org/Livres/index.html?Liv=Mt

http://www.vatican.va/liturgical_year/holy-week/2006/documents/holy-week_homily-card-stafford_20060411_fr.html


Autre traduction

Évangile de JESUS-CHRIST
selon saint Jean 13, 21-5

À l’heure où JESUS passait de ce monde à son père, au cours du repas qu’il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui JESUS parlait. Comme il y avait à table, tout contre JESUS, l'un de ses disciples, celui que JESUS aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à JESUS de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de JESUS et lui dit : « SEIGNEUR, qui est-ce ? » JESUS lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui.

JESUS lui dit alors :« Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que JESUS voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit. Quand il fut sorti, JESUS déclara :
« Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et DIEU est glorifié en lui. Si DIEU est glorifié en lui, DIEU en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits-enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres.

lundi 6 avril 2009

CE QU'A VRAIMENT DIT LE PAPE au sujet du Préservatif (Afin que rien ne se perde)

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis guère encline à justifier l'Eglise catholique devant l'opinion. J'attends patiemment que les aboyeurs s'épuisent. Ceux qui sont intelligents comprennent aisément que le Pape est dans son rôle de gardien de la morale, et de la Tradition chrétienne, catholique, donc universelle. Si je publie ici, l'authentique réponse de Sa Sainteté Benoit XVI, ce n'est que dans le but d'en augmenter la représentativité sur le Net.

Je sais qu'en son âme et conscience, même le catholique le plus mou, le plus conciliaire, le plus faible par rapport aux pressions, le plus tributaire des médias et de l'opinion qu'ils imposent au public empréssé et décérébré, ce catholique là sait, -en son intime conviction- que le Pape d'une Eglise catholique non encore totalement soumise à l'idéologie –souhaitons que cela ne soit jamais!- ce Pape donc ne peut applaudir ni aux préservatifs, ni à l'adultère, ni à l'homosexualité. Il y a pas très longtemps, cela s'appelait la Morale.
Castille Castillac

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CE QU'A VRAIMENT DIT LE PAPE AU SUJET DU PRESERVATIF
Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Église catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

« Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte conte le sida est précisément l'Église catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux camilliens, et tant d’autres, à toutes les sœurs qui sont au service des malades.

Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec de l’argent, pourtant nécessaire. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains n'aident pas [en engageant leur responsabilité personnelle], on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, ils augmentent le problème.

La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un envers l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent.

Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Église, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font. »

AUJOURD'HUI 6 AVRIL DEBUTE LA SEMAINE SAINTE


LA SEMAINE SAINTE

La Semaine Sainte représente les sept jours (semaine) avant Pâques et débute le lendemain du dimanche des Rameaux. Elle est la conclusion du Carême.

Après le Dimanche des Rameaux, qui est aussi appelé "Dimanche de la Passion", les trois premiers jours (Lundi saint, Mardi saint et Mercredi saint) sont marqués par l'attente de la Passion et de Pâques.

C'est durant la Semaine Sainte qu'a lieu la Messe chrismale, normalement le Jeudi au matin mais qui est célébrée à un autre moment de la semaine dans beaucoup de diocèses pour des raisons de commodité. Les trois derniers jours de la Semaine Sainte forment le Triduum pascal.

Le Jeudi saint est le jour de la Cène, dernier repas avec ses Apôtres suivi de la tentation dans le Jardin de Gethsémani. C'est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus-Christ. Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée. La célébration se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir.

Du Jeudi saint à la vigile pascale, le tabernacle est vide et, après la messe du Jeudi saint, les cloches ne sonnent plus (jusqu'à l'alléluia de la Vigile pascale). Dans certaines régions, les heures des offices sont traditionnellement "sonnées" par des crécelles ou par des crieurs.

Le Vendredi saint est le seul jour de l'année où on ne célèbre pas d'Eucharistie. Il commémore la Passion de Jésus et sa mort sur la Croix, souvent avec la dévotion du Chemin de croix. Pendant la célébration du vendredi saint (la célébration de la Croix), généralement à 15 heures, correspondant au moment de la mort du Christ, on lit l'évangile de la Passion. La croix est amenée en procession puis proposée à la vénération des fidèles.
Cette célébration dégage une ambiance particulière : elle commence en silence et se termine aussi en silence, et contient très peu de chants. Et elle ne contient pas de prière eucharistique mais une grande prière universelle.

Le Samedi saint, l'Eglise entre dans une période d'attente, d'espérance. C'est le "Grand et saint Sabbat". Le samedi saint est un jour vide par rapport aux deux précédents : le Christ est au tombeau, rien ne se passe. Les disciples sont effrayés et déçus. La journée se passe en attente. Les tabernacles sont vides, un deuil qui rappelle celui des disciples du Christ. Une période où il ne se passe strictement rien, ni messe, ni mariage, ni funérailles, avant d'entrer, avec la Veillée pascale, dans la lumière, la gloire du Christ ressuscité. Seule la liturgie des heures est célébrée (office dit "des ténèbres").

Pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques, on fête la Résurrection du Christ lors de la Vigile pascale. Cette célébration festive est très riche. Elle commence en plein air par la bénédiction du feu nouveau, auquel est allumé le Cierge pascal. «Lumière du Christ ! Nous rendons grâce à Dieu !». Un chantre chante l' «Exultet», grand chant de joie qui annonce la Résurrection. Puis l'histoire du Salut est récapitulée, depuis la Création jusqu'à la Résurrection, en passant par la sortie d'Egypte, les prophètes, etc, au cours d'une grande liturgie de la Parole.
On relit tout ce que Dieu a fait pour les Hommes à la lumière de la Résurrection du Christ. Ceci amène à chanter la gloire de Dieu, en faisant sonner les cloches à toute volée. L'évangile est acclamé en chantant Alléluia (ce qui n'avait pas été fait pendant tout le carême). La célébration se poursuit par la liturgie de l'Eucharistie, et se termine par une bénédiction solennelle : «Ils sont finis, les jours de la Passion ! ...»

Le sommet de la Semaine sainte est le Dimanche de la Résurrection ou Dimanche de Pâques.
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06 AVRIL - SAINT CELESTIN, Pape / SAINT GUILLAUME DE PARIS, Abbé au Danemark

À la mort du Pape Saint Boniface, on élut à l'unanimité CELESTIN, romain de naissance et proche parent de l'empereur Valentinien. Le nouveau Pontife gouverna l'Église pendant dix ans avec une sollicitude et une prudence admirables.

"Ma vigilance pastorale, écrivait-il, n'est point bornée par les lieux; elle s'étend à tous les pays où l'on adore JESUS-CHRIST." En exerçant cette vigilance, il avait surtout à cœur le salut des âmes:

"Accordez l'absolution, écrivait-il à quelques évêques, à tous ceux qui la demanderont sincèrement à l'article de la mort: la contrition dépend moins du temps que du cœur."

Mais ce qui mit en relief le zèle et l'autorité du grand Pontife, ce fut la manière dont il combattit l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople. Ce malheureux, voyant sa doctrine condamnée par les orientaux, se tourna vers l'Occident, et il écrivit à Rome deux lettres où il déguisait ses sentiments sous des expressions captieuses.

Célestin
, prévenu en même temps par saint Cyrille d'Alexandrie, assembla un concile à Rome; on y examina les écrits de Nestorius, et on condamna ses blasphèmes contre l'unité de personne en JESUS-CHRIST. Le Pape nomma Cyrille son commissaire en Orient, et il le revêtit de toute son autorité pour agir en son nom. L'hérésiarque refusant de se soumettre, on convoqua le concile d'Éphèse. Cette assemblée, présidée par les légats de Célestin, à la tête desquels se trouvait Cyrille, excommunia Nestorius et le déposa.

Une autre question s'éleva dans les Gaules: quelques-uns y attaquaient la doctrine de Saint Augustin sur la nécessité de la grâce. Le Pape prit la défense du grand évêque d'Hippone, dans une lettre écrite aux évêques de ce pays.

"Nos prédécesseurs, disait-il, l'ont toujours regardé comme un des plus grands Docteurs de l'Église; sa mémoire ne pourra plus être flétrie par les clameurs de quelques-uns. Il suffit de savoir et de croire que l'enseignement traditionnel des Apôtres attribue à la grâce de JESUS-CHRIST aussi bien le commencement que la fin de nos œuvres. Nul catholique ne peut s'écarter de cette règle."

Pour étouffer dans la Grande-Bretagne les semences du pélagianisme, il chargea Saint Germain, évêque d'Auxerre, et Saint Loup, évêque de Troyes, de préserver ce pays du danger qui le menaçait. Ce fut aussi Célestin qui envoya Saint Pallade prêcher l'Évangile aux Scots, et Saint Patrice aux Irlandais.

Après un règne de dix ans, ce grand Pape mourut le 1er août 432. L'église Sainte-Praxède possède une partie de ses reliques.


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SAINT GUILLAUME DE PARIS,

Abbé au Danemark


SAINT GUILLAUME
naquit à Paris l'an 1104. Il fut élevé et instruit au couvent de Saint-Germain-des-Prés et se fit remarquer dès sa jeunesse par les brillantes qualités de son esprit et de son cœur.

Nommé chanoine de Sainte-Geneviève, il eut à subir la jalousie de ses frères et se retira à l'institut des Chanoines réguliers de Saint-Augustin, nouvellement établi.

On peut dire qu'il fut de tous le plus fervent dans l'observation de la règle ; tout son temps était occupé à la lecture, à la prière et à la contemplation; il était heureux de manger le pain de son et d'orge de la communauté avec des herbes amères pour tout assaisonnement, et il savait ajouter largement aux pénitences communes.

Une nuit, JESUS-CHRIST apparut à Guillaume et lui dit : « Guillaume, tu dois aller pour mon service dans une île éloignée ; tu y endureras de grandes peines, mais après les avoir vaincues par ma grâce, tu viendras régner avec moi dans le ciel. » Peu après, Waldemar, roi de Danemark, fils de saint Canut, fit demander à Paris des chanoines réguliers, et Guillaume fut envoyé avec trois autres compagnons.

Il eut un rôle difficile à remplir, celui de réformer un monastère abandonné au relâchement. Ses trois compagnons, vaincus par la violence du froid, retournèrent à Paris, et Guillaume eut contre lui tous les religieux de l'ancien couvent, qui s'acharnèrent à le décourager et à le faire partir.

Le démon lui-même n'épargna rien pour le vaincre ; il mit un jour le feu à sa chambre, si bien que Guillaume ne put se sauver que miraculeusement.

Son humilité, sa patience, ses austérités, sa soumission à la volonté de DIEU furent si admirables, qu'elles changèrent enfin le cœur de ces religieux dévoyés qui avaient longtemps voulu le perdre et l'assassiner.

En récompense de tant de mérites, DIEU glorifia son serviteur dès cette vie, par de nombreux miracles et même par la résurrection d'un mort. Il fut averti de l'époque de sa mort sept ans à l'avance et s'y prépara par un redoublement de prières et d'austérités ; il fut réjoui quelque temps avant son trépas par la visite de JESUS-CHRIST, qui s'entretint délicieusement avec lui.

Guillaume
quitta la terre le 6 avril 1202.

Pratique. Soyez prêt à toutes les épreuves et ne vous laissez jamais ébranler; DIEU sera avec vous.