mercredi 15 octobre 2008

15 OCTOBRE - SAINTE THERESE D'AVILA, Vierge, Réformatrice des Carmélites, Docteur de l'Eglise

SAINTE THERESE naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres; ils se réunissaient pour lire ensemble la Vie des Saints: "Quoi! lui dit-elle, les martyrs verront Dieu toujours, toujours! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs aussi, nous pour aller au Ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel. A la suite de ce trait remarquable, Thérèse, âgée de sept ans, se bâtit un petit ermitage dans le jardin de sa maison.

Elle avait dès lors une grande dévotion à la Sainte Vierge. Chaque jour elle récitait le Rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de Marie et La supplia de l'accepter pour Sa fille, promettant de La regarder toujours comme sa Mère.


Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Ce ne fut pas sans peine. « Quand je sortis de la maison de mon père, dit-elle, j'éprouvai comme les douleurs de l'agonie; je sentis mes os se détacher les uns des autres; mais je remportai la victoire, dans un suprême effort. »

Dieu, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde. Mais, ses desseins étant d'en faire le type le plus accompli peut-être de l'union d'une âme avec l'Époux céleste, Dieu employa vingt ans à la purifier par toutes sortes d'épreuves terribles : maladies, sécheresses spirituelles, incapacité dans l'oraison.

Jésus-Christ, qui ne voulait pas la moindre tâche en elle, ne lui laissait aucun repos, et exigeait d'elle le sacrifice même de certaines amitiés très innocentes."Désormais, lui dit-il à la fin de cette période d'expiation, je ne veux plus que tu converses avec les hommes!".

À ces mots, elle se sentit tout à coup établie en Dieu de manière à ne plus avoir d'autre volonté, d'autre goût, d'autre amour que ceux de Dieu même et à ne plus aimer aucune créature que pour Dieu, comme Dieu et selon Dieu.

Elle devint la réformatrice de l'ordre du Carmel, et travailla tant au salut des âmes, que, d'après une révélation, elle convertit plus d'âmes, dans la retraite de son couvent, que saint François Xavier dans ses missions. Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin: Jésus la prit pour épouse.

Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses oeuvres, ses vertus, tout est à la même hauteur sublime.
Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : le Château intérieur, le Chemin de la perfection, Les Exclamations, Les Fondations.

Elle mourut le 4 octobre 1582.


Pratique : Demandez à Dieu le feu de son amour. L'aimer, c'est tout.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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