jeudi 6 mai 2010

06 Mai -SAINT JEAN Apôtre et Martyr / SAINT DOMINIQUE SAVIO, Confesseur de 14 ans

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT JEAN avait survécu à tous les autres apôtres et poussé plus loin qu'aucun d'eux sa glorieuse et féconde carrière.

Restant à Éphèse, il pourvoyait delà aux besoins des églises qu'il avait fondées et gouvernait toute l'Asie.

Cependant il était temps qu'il bût au calice de son Maître, comme il en avait pris l'engagement au jour où JESUS ayant dit à lui et à son frère Jacques : "Pouvez-vous boire le calice que je boirai moi-même?" Il avait répondu comme son frère : « Oui, je le puis. »

La seconde persécution générale suscitée par le cruel empereur Domitien vint lui en fournir l'occasion. Son éminente dignité et l'autorité qu'il exerçait dans l'Église, jointe à l'éclat de ses travaux et de ses vertus, ne pouvaient manquer de le signaler à la haine des païens.

Il fut donc arrêté à Ephèse et conduit à Rome chargé de fers, l'an 95 de JESUS-CHRIST. Il comparut devant l'empereur, qui, loin de se laisser attendrir par la vue de ce vénérable vieillard, eut la barbarie d'ordonner qu'on le jetât dans une chaudière remplie d'huile bouillante.

Jean fit éclater une grande joie quand il entendit prononcer sa sentence, car il brûlait d'un grand désir de partager le sort des autres apôtres, de rendre à son Maître amour pour amour et d'aller le rejoindre au plus tôt, après un trop long exil.

Mais DIEU se contenta de son sacrifice intérieur, car il suspendit l'activité du feu, de sorte que l'huile bouillante se changea pour le martyr en un bain rafraîchissant, d'où il sortit plus fort et plus vigoureux qu'il n'y était entré.

Domitien, ainsi que la plupart des païens, fut très frappé de cet événement ; mais il l'attribua au pouvoir de la magie ; il se contenta toutefois de bannir le saint dans l'île de Pathmos.

C'est là que l'Apôtre composa son Apocalypse, dont chaque mot est un mystère.


Après la mort de Domitien, Saint Jean eut la liberté de sortir du lieu de son exil et de retourner à Ephèse, où il continua à prêcher avec zèle la foi et les saintes lois de la charité.

Apôtre de la charité envers DIEU, il fut aussi par excellence l'apôtre de la charité envers le prochain; ses belles épitres en font foi.

On raconte que sur ses vieux jours, car il mourut l'an 98, à l'âge de près de cent ans, Jean, tout débordant de la charité puisée au cœur de Celui qui s'était appelé le Bon Pasteur, ne savait plus que dire aux fidèles et leur répéter sans cesse : "Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres".

Et comme ces paroles semblaient importunes à quelques-uns, qui le priaient de leur dire autre chose : « C'est le précepte du Maître, disait-il, observez-le bien, et cela suffit. »

Saint Jean avait été jeté dans l'huile bouillante près de la porte de Rome appelée porte Latine. Une église y perpétue le souvenir de l'Apôtre bien-aimé.

Pratique. Rappelez-vous toujours le précepte du Maître : "Aimez-vous les uns les autres"


SAINT DOMINIQUE SAVIO
Confesseur
(1842-1857)


SAINT DOMINIQUE SAVIO naquit à Riva di Chieri, près de Turin. Il était le deuxième d'une famille de dix enfants. Doué d'une tendre piété et d'une intelligence précoce, dès l'âge de quatre ans Dominique récite l'Angélus trois fois par jour; le récit de la Passion le bouleverse. A cinq ans, il assiste à la sainte messe qu'il est admis à servir avant d'avoir atteint ses six ans. Il s'acquittera toujours de cette pieuse fonction avec un grand recueillement.


Sa ferveur exceptionnelle lui valut la grâce de recevoir la Sainte Eucharistie dès l'âge de sept ans, contrairement aux habitudes de l'époque. Le jour de sa première communion, il écrivit une série de résolutions qu'il voulait garder toute sa vie: «Je sanctifierai tous les jours de fête; je me confesserai souvent et je communierai aussi souvent que mon confesseur me le permettra; JESUS et Marie seront mes amis. Je préfère mourir plutôt que de pécher.»


Dans l'espoir de devenir prêtre plus tard, le petit Dominique franchit, pieds nus, seize kilomètres par jour pour aller s'instruire. La grande pauvreté de sa famille incite le curé de sa paroisse à le conduire chez Don Bosco qui prendra un soin tout paternel de cette âme d'élite.


C'est en octobre 1854, à l'âge de douze ans et demi que Dominique fut présenté au saint prêtre de Turin. L'adolescent lui ouvrit son âme toute grande, surtout par la confession hebdomadaire.


Le 8 décembre 1854, alors que l'univers chrétien tout entier acclamait la Sainte Vierge, proclamée Immaculée, Dominique Lui dédiait toute sa vie et Lui consacrait particulièrement sa pureté d'adolescent. L'amour de la pureté poussait notre jeune Saint à bannir de l'institut de Don Bosco tout ce qui pouvait nuire à la belle vertu.


Au printemps 1855, l'appel à la sainteté retentit dans l'âme angélique de Dominique: «DIEU me veut saint!», répétait-il à Don Bosco. Cherchant à ressembler à JESUS en Son mystère de souffrance, envahi de plus en plus par l'amour de JESUS Rédempteur, il s'ingénie au sacrifice et fonce dans la voie des pénitences extraordinaires. «Non, objecte Don Bosco; ton devoir d'étudiant, la joie permanente au service des autres, voilà ta sainteté.» Dominique obéit de bon coeur à cette formule d'ascèse toute salésienne.


Chaque jour, il rencontre JESUS dans l'Eucharistie. On se rend vite compte que ses actions de grâces sont de purs ravissements. Lorsqu'il propose la fondation de la Compagnie de l'Immaculée, ses compagnons lui demandent ce qu'ils auront à faire: «D'abord, explique le petit Saint, nous aimerons la Sainte Vierge de tout notre coeur. Nous Lui demanderons aussi de nous protéger pendant la vie et surtout à l'heure de la mort. Enfin, chaque fois qu'il y aura une de Ses fêtes, on fera tout son possible pour la rendre belle et on communiera.»


Les durs hivers de Turin achevèrent de détériorer sa santé qui n'avait jamais été brillante; elle chancela grièvement au début de l'année 1857. Malgré le courage et la joie héroïque de Dominique, il dut interrompre sa classe de seconde et rentrer dans sa famille à Mondonio pour tenter d'y refaire ses forces. Hélas! Huit jours après son arrivée à la maison, il expirait dans les bras de son père. Dominique avait 14 ans et 11 mois.

Sur INTROIBO http://www.introibo.fr/06-05-St-Jean-apotre-et


http://www.introibo.fr/Saint-Augustin-Schoeffler-Martyr

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 5 mai 2010

C'est le mois de Marie. C'est le mois le plus beau. II


A la naissance de Marie, la terre se réjouit, parce qu’elle voit naître 1) la Mère de son Rédempteur ; 2) son Avocate ; 3) sa Mère


1) La Mère de son Rédempteur. Combien est grand l’amour de Marie pour le genre humain ! Elle devait un jour, pour que les hommes fussent sauvés, participer au sacrifice de son cher Fils, pour mourir au milieu des supplices, et à son tendre amour pour le genre humain. Ah ! Que la terre se réjouisse donc à sa naissance, qui fut le commencement et l’aurore du salut ! Pleurez seulement, vous pour qui Marie per son Fils sans pouvoir vous gagner vous-même à Lui.

2) Son Avocate. Marie étant la mère de notre Rédempteur, ne peu t s’empêcher de nous regarder comme lui appartenant. Comprenons bien par là combien elle doit s’intéresser pour tous nos besoins au tribunal du souverain Juge. Heureux le monde d’avoir obtenu une si puissante avocate ! Hélas si Marie ne fût venue à temps défendre votre cause, que seriez-vous devenu ? Mais faites-y bien réflexion elle ne vous a obtenu votre grâce que dans l’espérance de votre amendement.

3) Sa Mère. O le précieux gage d’amour que nous laissa Jésus-Christ en mourant ! Pour que marie sentit moins sa perte, il nous laissa tous à elle pour ses enfants ; ou plutôt pour nous montrer l’excès de son amour pour nous, il nous donna sa propre Mère pour la nôtre. Comment dont le monde ne doit-il pas tressaillir de joie à la naissance de la Vierge ! Mais hélas mes mœurs me feraient-elles reconnaître pour un enfant d’une Mère si pure et si sainte ?


Mater purissima, Mater castissima, Mater inviolata, Mater intemerata, ora pro nobis


Mère très-pure et très-chaste, Mère sans souillure et sans tâche, un seul nom ne peut suffire pour exprimer cette incomparable pureté que vous avez conservée dans toutes les puissances de votre âme et de votre corps, dans tous les temps de votre vie, dans toutes les circonstances de votre divine maternité, par l’exemption de toute espèce de péché. Ah ! Par votre divine pureté, défendez-nous de tant d’ennemis qui cherchent à nous ravir le trésor d’une si précieuse vertu.


Hérétiques ramenés


Il est rapporté dans l’historie de saint Dominique que ce grand homme, prêchant dans le Languedoc à un peuple très obstiné dans l’hérésie se plaignit humblement à la Sainte Vierge du peu de fruits de ses prédications. Cette Mère de Dieu voulut bien lui répondre que comme le Seigneur avait fait préparer par la salutation de l’Ange le mystère de l’incarnation qui devait opérer le salut du monde, il fallait qu’il imitât cette conduite, et qu’il fit valoir la dévotion à l’Ave Maria en persuadant au peuple l’usage du rosaire et elle l’assura que s’il le
Faisait, il verrait bientôt les fruits de salut qui en proviendraient.

Il arriva en effet ce que la Sainte Vierge avait promis. Saint Dominique gagna plus d’âmes à Dieu par le mérite de l’Ave Maria que par aucun autre moyen : ce fut cette prière, répétée avec confiance qui donna la vertu à ses prédications, et qui les rendit fructueuses par la multitude d’hérétiques qu’il ramena à la foi.

L’Eglise est si persuadée de la grâce que le ciel y a attachée pour produire les fruits de salut dans les âmes, qu’elle inspire à tous les prédicateurs de commencer leurs discours par l’Ave Maria, afin de préparer par cette divine rosée les âmes des auditeurs à recevoir avec fruit la divine parole. (Véritable dévotion)



Mois de Marie - pages 390 à 392

05 Mai - SAINT PIE V, Pape

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Michel Ghislieri  d'une noble famille ruinée par les guerres civiles.

La physionomie ouverte et spirituelle de l'enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement ces bons religieux, qui lui proposèrent de l'emmener pour le faire entrer dans leur Ordre.

Le pâtre, joyeux, ne prend que le temps d'aller demander la bénédiction de ses parents et suit les deux enfants de Saint Dominique. Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être l'immortel Saint Pie V. Les études du jeune
MICHEL furent brillantes ; l'élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué.

Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d'inquisiteur. C'est dans cette fonction épineuse qu'il se créa, en défendant les droits de l'Église, des ennemis implacables.

Il dut aller à Rome justifier sa conduite. Ce voyage de Rome marque dans la vie du jeune religieux. Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil; le supérieur alla même jusqu'à lui dire avec raillerie : « Que venez-vous chercher ici, mon Père? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire pape? »

Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu'il prédisait l'avenir de celui qu'il traitait avec tant de mépris. Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur ; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par DIEU à combattre vaillamment l'hérésie ; et plus tard, quand il fut devenu pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à
Michel Ghislieri, qui dut l'accepter malgré ses larmes. Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l'amour des pauvres et le dévouement pour les humbles gens des campagnes.

Peu de temps après, l'évêque était cardinal. Il n'accepta des exigences de sa dignité que ce qu'il ne pouvait éviter ; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d'un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat, il prit le nom de Pie V.

Peu de papes ont vu autour d'eux le rayonnement de plus grands saints et de plus grands hommes ; c'était le temps où vivaient les .saint Jean l'Aumônier, les Saint Thomas de Villeneuve, les Saint Jean de Dieu, les saint Jean de la Croix, les sainte Thérèse, les saint François de Borgia, Louis de Gonzague, Stanislas Kostka; n'oublions pas saint Charles Borromée.

Le grand événement de son règne fut la victoire de Lépante contre les Turcs, dont il eut la révélation à l'heure même où elle fut remportée. Ce grand pape mourut le 1er mai 1572, âgé de soixante-huit ans.

Pratique.
Fuyez les hommes, soyez heureux de mener une vie simple et ignorée.
04 Mai - SAINTE MONIQUE, mère de Saint Augustin / LE BX JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE



Au moment où l'enseignement congréganiste est l'objet d'une persécution si déplorable, et où DIEU est chassé des écoles publiques pour être plus sûrement chassé du cœur des enfants, il est plus opportun que jamais de publier les grands exemples des saints qui se sont faits les éducateurs dévoués de l'enfance chrétienne.

Parmi ces éducateurs, le bienheureux
Jean-Baptiste de la Salle occupe le premier rang. Ce fut l'homme prédestiné de DIEU pour cette grande œuvre, et, outre la fondation si admirable des Frères des Écoles chrétiennes dont le mérite lui appartient, on peut dire qu'il a été l'inspirateur des fondateurs de l'avenir, et que les institutions plus récentes ont bourgeonné autour du tronc vigoureux qu'il a planté.

Jean-Baptiste, né le 30 avril 1651, appartenait à une noble maison de Reims. Il eût pu aussi bien que personne, grâce à ses talents et à sa situation, briller dans le monde ; mais il préféra se cacher dans le sanctuaire, ignorant que là était pour lui la source d'une gloire infiniment supérieure à celle du monde, la gloire de la sainteté.

Orphelin à dix-huit ans, après l'achèvement de ses études, il veilla si bien à l'éducation de ses frères et de ses sœurs, qu'il eut deux frères prêtres et une sœur religieuse : c'était le commencement de son apostolat.

Ordonné prêtre à l'âge de vingt-sept ans, il comprit, sous l'inspiration de DIEU, le plus grand besoin de son époque, et songea à combler une lacune regrettable dans les œuvres si belles et si multiples de la sainte Église.

Recruter des jeunes gens, les installer dans sa maison de chanoine de Reims, les former à l'enseignement de l'enfance, tel fut le commencement de son entreprise. Cette entreprise subit dès l'abord des épreuves si terribles, qu'elle portait, à n'en pouvoir douter, le cachet des œuvres divines et fécondes, toutes fondées sur la croix.

Peu de saints ont eu à souffrir de plus grandes humiliations, un plus entier crucifiement que le
Bienheureux de la Salle ; peu de saints ont montré plus de désintéressement, plus de joie dans le sacrifice, plus de courage dans les traverses ; il poussait l'amour divin jusqu'à joindre à tant de croix d'effrayantes mortifications volontaires, soutenues par un esprit de prière tout angélique.

La bénédiction de DIEU ne pouvait manquer à son œuvre, et en peu d'années l'Institut comptait seize écoles, où plus de quinze cents enfants recevaient les leçons de la vertu et de la science ; mais chaque année les développements devenaient de plus en plus merveilleux, et quand le saint fondateur, affaibli par la maladie, força ses frères à accepter sa démission, en 1717, toute la France était couverte par les légions de son armée pacifique.

Jean-Baptiste de la Salle employa les deux ans de vie qui lui restaient encore à sa propre sanctification : « La victime est prête à être immolée, disait-il; il faut travailler à la purifier. »

Il rendit l'âme le vendredi saint, 7 avril 1719.

Pratique.
Favorisez les écoles congréganistes ; arrachez les enfants aux écoles sans DIEU.

 La pieuse femme avait accompli sa mission ; son fils était né à la vérité et à la sainteté, et elle avait doté l’Église du plus grand de ses docteurs. Le moment approchait où, après le labeur d’une longue journée, elle allait être appelée à goûter le repos éternel en celui pour l’amour duquel elle avait tant travaillé et tant souffert. 

Le fils et la mère, prêts à s’embarquer pour l’Afrique, se trouvaient à Ostie, attendant le navire qui devait les emporter l’un et l’autre. « Nous étions seuls, elle et moi, dit Augustin, appuyés contre une fenêtre d’où la vue s’étendait sur le jardin de la maison. Nous conversions avec une ineffable douceur et dans l’oubli du passé, plongeant dans les horizons de l’avenir, et nous cherchions entre nous deux quelle sera pour les saints cette vie éternelle que l’œil n’a pas vue, que l’oreille n’a pas entendue, et où n’atteint pas le cœur de l’homme. 

Et en parlant ainsi, dans nos élans vers cette vie, nous y touchâmes un instant d’un bond de notre cœur ; mais bientôt nous soupirâmes en y laissant enchaînées les prémices de l’esprit, et nous redescendîmes dans le bruit de la voix, dans la parole qui commence et finit. Alors elle me dit : « Mon fils, pour ce qui est de moi, rien ne m’attache plus à cette vie. Qu’y ferais-je ? Pourquoi y suis-je encore ? Mon espérance est désormais sans objet en ce monde. Une seule chose me faisait désirer de séjourner quelque peu dans cette vie : c’était de te voir chrétien catholique avant de mourir. Cette faveur, mon Dieu me l’a accordée avec surabondance, à cette heure où je te vois dédaigner toute félicité terrestre pour le servir. Que fais-je encore ici [6] ? »
http://www.introibo.fr/04-05-Ste-Monique-veuve


03 MAI - SAINT ALEXANDRE 1er, Pape / SAINT PHILIPPE ET SAINT JACQUES, Apôtres
 

ALEXANDRE  né à Rome, gouverna l’Église sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine. Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots : Qui la veille du jour où il endura la passion

Ce Pontife décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons. Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires. Il reçut la couronne du martyre en même temps que les Prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée. Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six Prêtres, deux Diacres et sacré cinq Évêques pour divers lieux. 

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine. En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.


SAINT PHILIPPE était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de Saint Pierre et de Saint André. Le SAUVEUR, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : " Suis-moi ! "


Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.


Un jour que le peuple de cette ville rendait ses hommages et offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion pour une erreur si monstrueuse, se jette à terre et supplie DIEU de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal.


L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et enfin l'accablèrent sous une grêle de pierres.


Au moment de sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent, ensevelissant sous leurs ruines un grand nombre d'idolâtres.


SAINT JACQUES, appelé le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée, il était de la tribu de Juda et cousin de NOTRE-SEIGNEUR selon la chair.


La tradition affirme qu'il ressemblait au SAUVEUR et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le ciel. Jacques eut un frère, apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Simon, furent disciples de Jésus.


Après la Pentecôte, quand les apôtres se partagèrent le monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile dé Jérusalem, c'est lui qui, le premier après Saint Pierre, prit la parole. Il nous reste de lui une belle épître.


Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis. Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple et lui dirent : « Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur JESUS ! » Le Saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le CHRIST? Il siège dans les cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour il reviendra sur les nuées du ciel. "


La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut en bas. Brisé dans sa chute, le martyr trouve encore la force de se mettre à genoux et de prier DIEU pour ses bourreaux, en répétant la parole du SAUVEUR : « SEIGNEUR, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » Un foulon l'étendit mort d'un coup de levier sur la tête.


C'était le 10 avril de l'an 60.


Pratique. Priez pour vos ennemis, et rendez-leur généreusement le bien pour le mal.


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 2 mai 2010

02 Mai - SAINT ATHANASE, Docteur de l'Eglise

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
SAINT ATHANASE naquit à Alexandrie, métropole de l'Egypte, vers l'an 296. Sa première éducation fut excellente ; il ne quitta le foyer paternel que pour être élevé, nouveau Samuel, dans le temple du SEIGNEUR, par l'évêque d'Alexandrie.
Athanase était simple diacre, quand son évêque le mena au concile de Nicée, dont il fut à la fois la force et la lumière. Cinq mois après, le patriarche d'Alexandrie mourut, et Athanase, malgré sa fuite, se vit obligé d'accepter le lourd fardeau de ce grand siège.

Dès lors, ce fut une guerre acharnée contre lui. Les accusations succèdent aux accusations, les perfidies aux perfidies ; Athanase, inébranlable, invincible dans la défense de la foi, fait à lui seul trembler tous ses ennemis. La malice des hérétiques ne servit qu'à faire ressortir l'énergie de cette volonté de fer, la sainteté de ce grand cœur, les ressources de cet esprit fécond, la splendeur de ce fier génie.

Exilé par l'empereur Constantin, il lui fit cette réponse : « Puisque vous cédez à mes calomniateurs, le SEIGNEUR jugera entre vous et moi. » Avant de mourir, Constantin le rappela, et Athanase fut reçu en triomphe dans sa ville épiscopale. Le vaillant champion de la foi eut à subir bientôt un nouvel : exil, et deux conciles ariens ne craignirent pas de pousser la mauvaise foi et l'audace jusqu'à le déposer de son siège.

Toujours persécuté et toujours vainqueur, voilà la vie d'Athanase; il vit périr l'infâme Arius d'une mort honteuse et effrayante, et tous ses ennemis disparaître les uns après les autres.

Jamais les adversaires de ce grand homme ne purent le mettre en défaut, il déjoua toutes leurs ruses avec une admirable pénétration d'esprit. En voici quelques traits.

En plein concile, on le fit accuser d'infamie par une courtisane ; mais il avait tout prévu et trouva le moyen de montrer que cette femme ne le connaissait même pas de vue, puisqu'elle prit un de ses prêtres pour lui.

Au même concile, on l'accusa d'avoir mis à mort un évêque nommé Arsène, et coupé sa main droite; comme preuve, on montrait la main desséchée de la victime; mais voici qu'Athanase appelle Arsène, caché dans son manteau dans un coin de la salle, et Arsène paraît vivant et montre ses deux mains.

Une autre fois, Athanase, poursuivi, s'enfuit sur un bateau; puis bientôt il rebrousse chemin, croise ses ennemis, qui lui demandent s'il a vu passer l'évêque d'Alexandrie : « Poursuivez, leur dit-il, il n'est pas très éloigné d'ici. »

Ses dernières années furent les seules paisibles de sa vie. Enfin, après avoir gouverné pendant quarante-six ans l'église d'Alexandrie, après avoir soutenu mille combats pour la cause de DIEU et remporté mille victoires, il alla goûter au ciel la vérité de la parole évangélique : « Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice ! » C'était l'an 375.

Pratique. Soyez égal à vous-même dans les épreuves comme dans la prospérité.


Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 1 mai 2010

C'EST LE MOI(S) DE MARIE. C'EST LE MOIS LE PLUS BEAU....

A la Vierge chérie
Disons un chant nouveau.





Dans la naissance de Marie le ciel se réjouit, parce qu’elle nait 1) Pour réparer ses pertes ; 2) pour augmenter sa gloire 3) pour en être la Reine

1) Pour réparer ses pertes. Tout ce que Jésus-Christ enfanta d’élus à la gloire en donnant sa croix et sa vie pour le genre humain, le ciel s’en reconnait aussi redevable à Maire qui donna au Verbe incarné une vie féconde en si beaux fruits. Comment donc sa naissance n’eût-elle pas rempli de joie tout l’Empyrée ? Oh ! puissent un jour les Saints se réjouir dans le ciel de mon salut ! mais cela dépend de moi avec l’aide de Dieu ; il suffit que je le veuille, mais que je le veuille sérieusement.

2) Pour augmenter sa gloire. Un Homme-Dieu ! une Vierge-Mère et mère d’un Dieu, des âmes sans nombre sauvées par l’intercession de Marie, sont comme on le voi, un grand accroissement de gloire pour le paradis, mais tout cela est le fruit de l’humble consentement de Maire, lorsqu’elle dit : « Voici la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon votre parole. C’est de là que dépendait tant de bien. Le ciel eut donc un grand sujet de joie à la naissance de Marie si intéressée à sa gloire. Mais vos œuvres, faites-y bien attention sont-elle un sujet de joie au ciel pour le bien qu’elles produisent, ou plutôt ne font-elles pas triompher l’Enfer pour le mal qu’elles causent ?

3) Pour en être la Reine. Dès le moment de sa naissance, cette sainte enfant fut revêtue du titre de Reine, ayant été de toute éternité prédestinée au trône céleste. Oh ! Quelle doit donc être la joie que conçurent tous les saints ! Jugez-en par la joie d’un royaume à la naissance d’un prince héritier de la couronne. Efforcez-vous donc de mériter sur la terre la faveur d’un Reine si puissante, afin de mériter un jour le bonheur de l’avoir pour Reine dans le ciel.

Mater divinae gratiae, ora pro nobis.

Mère de la grâce divine, c’est par vous qu’un Dieu, l’auteur de toutes les grâces est venu jusqu’à nous, vous êtes remplie de l’abondance de la divine grâce, vous en fûtes prévenue dès le commencement de votre conception immaculée : vous êtes le canal heureux par lequel Dieu veut nous communiquer ses grâces. Ah ! voyez comme nous en sommes dénués par le péché ; ayez pitié de notre misère, obtenez-nous toutes les grâces dont nous avons un si grand besoin.

Idolâtres baptisés

Un célèbre missionnaire, le P. Gonzales Sylveyra avait porté avec lui au royaume de Monomotapa en Afrique un beau tableau de la Sainte Vierge. Un des officiers de la cour du roi voit ce tableau et ne sachant pas distinguer la peinture d’avec la réalité, il rapporta à son prince que le prêtre étranger avait chez lui une dame d’une rare beauté.

Le roi conçut une grande envie de la voir, et le fit dire au P. Gonzales. Le Père lui porta donc l’image et lui dit que c’était la dame qui avait été vue par l’officier. Le roi en fut enchanté, et la fit placer sous un riche dais dans sa chambre même.

La nuit suivante, pendant qu’il dormait paisiblement, il lui sembla voir la Vierge environnée de lumière avec le même habit et les mêmes ornements qu’elle avait dans le tableau : elle lui parlait un langage qu’il n’entendait pas.

La même chose lui arriva cinq nuits de suite. Il était affligé de ne pouvoir entendre ce que lui disait cette dame : il interroge sur cela le missionnaire ; celui-ci répond que le langage de la Reine du ciel était un langage céleste que personne ne pouvait entendre, à moins qu’il ne fût chrétien.

Eh bien ! dit le roi, je veux être chrétien, puisque cela est si agréable à la Reine de ciel. En conséquence, il se fit instruire des mystères de notre sainte foi, et au bout de quelque temps, il reçut solennellement le baptême avec sa mère et un nombre considérable des seigneurs de son royaume. Alors il comprit que ce langage mystérieux de la sainte Vierge était un heureux moyen dont elle s’était servie pour lui faire embrasser le christianisme et lui en rendit mille actions de grâces. (Recueil d’exemples)

Mois de Marie pages 387-390

01er Mai - SAINT JOSEPH, Artisan. Patron du Travail, Epoux de la Bienheureuse Vierge Marie

La fête de SAINT JOSEPH ARTISAN, fixée au 1er mai par le pape Pie XII, succède à la solennité de saint Joseph qui se célébra jusqu'en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale: fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail et de l'atelier. En était-il une qui fût davantage dans l'esprit de l'Évangile et dans l'esprit des temps nouveaux?


La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour l'impudence de l'homme à faire fi des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

«N'est-il pas le fils du charpentier?» disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le Coeur de Dieu.


Modèle de travail, de fidélité, de dévouement, Joseph était prédestiné à devenir le patron de tous les travailleurs. Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Le souci de l'accomplissement de la Volonté du Père qui a dit: «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front,» animait l'âme de Joseph artisan.

Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.


Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph artisan, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. A l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-01.htm

Septième leçon. Le jour du sabbat, il entra dans la synagogue où tous se réunissent afin d’écouter. Et tous, dans la synagogue, fixaient les yeux sur lui. Mais les uns le faisaient par dévotion, d’autres par curiosité, et d’autres l’observaient pour prendre en défaut ses paroles. Et les scribes et les pharisiens disaient au peuple qui avait déjà conçu pour lui de la foi et de la dévotion : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Ils marquent leur mépris e, le désignant sans daigner le nommer. Le Fils de Joseph : l’évangéliste est moins complet ici que dans le texte qu’il avait connu chez Matthieu aussi bien que chez Marc : « N’est-ce pas là le fils du charpentier ? N’est-ce pas là le charpentier, le fils de Marie ? » Tout cela est dit avec mépris.



R/. Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans. * Et il passait pour le fils de Joseph, alléluia. V/. Or Joseph était charpentier, l’époux de la Vierge Marie, de laquelle est né le Christ. * Et.


Huitième leçon. On dit que Joseph fut charpentier, gagnant sa vie par son métier et le travail de ses mains, au lieu de manger son pain dans le loisir et les délices, comme faisaient les scribes et les pharisiens. Marie aussi gagnait sa vie par sa quenouille et par l’habileté de ses mains. Le sens est donc celui-ci : Cet homme de méprisable et très pauvre extraction, ce ne peut être le Christ Seigneur, qui a reçu l’onction divine. Et par conséquent on ne doit pas ajouter foi à un homme aussi grossier et aussi bas.


R/. D’où lui viennent cette sagesse et ces pouvoirs miraculeux ? * N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Alléluia. V/. On parlait ainsi dans la ville de Nazareth. * N’est-ce pas là. Gloire au Père. * N’est-ce pas là.


Neuvième leçon. Cependant le Seigneur était charpentier. Car le prophète a dit de lui : « C’est toi gui agenças l’aurore et le soleil. » On trouve le même ton méprisant dans le livre des Rois, où des gens disent de Saül élevé à la royauté : « Qu’est-il arrivé au fils de Cis ? Saul est-il aussi parmi les prophètes ? » Une courte phrase contient donc un grand mépris. Or le Seigneur dit : « En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. » Le Seigneur, ici, se déclare prophète. Car lui qui connaît tout par sa divinité ne reçoit aucune révélation par l’inspiration. Ce qu’il appelle sa patrie c’est, au sens étroit, le lieu où il fut conçu et élevé. Il ne fut pas bien reçu par les gens de son village qui étaient animés de haine envers lu


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"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 28 avril 2010

28 Avril - SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONTFORT, Fondateur d'Ordres religieux / SAINT VITAL, Martyr / SAINT PAUL DE LA CROIX, Fondateur des Passionnistes

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"


SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION de MONTFORT
Fondateur d'Ordres religieux,
Docteur de la Médiation de Marie
(1673-1716)

LOUIS MARIE GRIGNION DE LA BACHELERAIE naquit à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd'hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673. Par esprit de religion et d'humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Sa première éducation fut pieuse et forte; il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d'un saint Louis de Gonzague.


La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même. Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de DIEU sur lui. DIEU le permit ainsi pour le former à l'amour de la Croix, dont il devait être l'apôtre passionné. C'est à l'école de Saint-Sulpice qu'il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu'il se prépara à devenir Son apôtre et Son docteur.


Jeune prêtre, il fut d'abord aumônier à l'hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu'étonnante. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s'offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l'ordre de travailler à l'évangélisation de la France.


Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l'Ouest, qu'il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles. Il alimente sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l'objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge. Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication; il plante partout la Croix; il sème partout la dévotion au Rosaire: il prépare providentiellement les peuples de l'Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d'un siècle.


Après seize ans d'apostolat, il meurt en pleine prédication, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), à quarante-trois ans, laissant, pour continuer son œuvre, une Société de missionnaires, les Sœurs de la Sagesse, et quelques Frères pour les écoles, connus partout aujourd'hui sous le nom de Frères de Saint-Gabriel. C'est un des plus grands saints des temps modernes, et le promoteur des prodigieux développements de la dévotion à la Sainte Vierge à notre époque.


SAINT VITAL était militaire, et père des saints martyrs Gervais et Protais. Il vint à Ravenne au moment où Ursicus, médecin chrétien, allait apostasier ; il le fortifia par ses paroles ; mais, saisi lui-même par le juge furieux, il fut brûlé vif, l'an 171.


SAINT PAUL DE LA CROIX,
Fondateur des Passionnistes


SAINT PAUL DE LA CROIX né le 3 janvier 1694, de parents chrétiens et appauvris par des malheurs de fortune, fut annoncé à la terre par un prodige : une lumière brillante remplit la maison et fit pâlir celle des flambeaux.

Dès son enfance, son attrait constant fut sa dévotion à JESUS souffrant et humilié; il prenait de rudes disciplines, et, outre ses jeûnes fréquents, il ne mangeait, le vendredi, qu'un peu de pain et ne buvait que du fiel mêlé de vinaigre.

Jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, il ignora sa vocation. Un jour qu'il était en oraison, il fut ravi en extase et crut voir le SEIGNEUR tenant dans ses mains une discipline dont chaque brin portait à son extrémité le mot amour; plusieurs fois il vit aussi JESUS-CHRIST lui montrer une tunique noire en lui disant : "Mon fils, qui s'approche de moi s'approche des épines".

Une fois, il revenait de communier, quand il fut de nouveau ravi en extase et se vit couvert d'une tunique noire avec une croix blanche sur la poitrine ; sous la croix paraissait le très saint nom de JESUS en lettres blanches. La vision se renouvela bientôt.

Enfin, pour vaincre ses incertitudes, Marie elle-même lui apparut revêtue d'une tunique noire, ornée d'un cœur surmonté d'une croix et portant cette inscription : JESD XRI PASSIO (Passion de JESUS-CHRIST), avec les clous du crucifiement.

Aux paroles de Marie, il comprit qu'il devait fonder un Ordre de la Passion de JESUS-CHRIST, et commença à se donner tout entier à cette œuvre, par la prière et la retraite : "Que la Passion de NOTRE-SEIGNEUR JESUS-CHRIST soit toujours dans nos cœurs! » Telle fut la devise de sa Congrégation.


Les passions humaines eurent beau se déchaîner, l'œuvre de DIEU devait réussir au delà de toute espérance. Pendant cinquante ans, Paul de la Croix évangélisa les villes et les campagnes d'Italie avec un succès immense; d'éclatants miracles accompagnaient ses prédications ; souvent on entendit une voix céleste lui suggérer ce qu'il devait dire, ou bien il paraissait suspendu en l'air avec un visage lumineux.

II eut le don de prophétie et celui des langues, avec le pouvoir de guérir les malades et de chasser les démons. L'amour divin le dévorait, et, après sa mort, on trouva brûlée la partie de sa tunique correspondante au cœur, ainsi que trois côtes soulevées dans sa poitrine.

Il mourut le 18 octobre 1775.

Pratique. Que le souvenir de la Passion de JESUS-CHRIST demeure toujours au fond de votre coeur.

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http://www.introibo.fr/Octave-de-saint-Joseph

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 27 avril 2010

27 Avril - SAINT PIERRE CANISIUS, Confesseur / SAINTE ZITE, Servante, Vierge

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT PIERRE CANISIUS
Docteur de l'Église
(1521-1597)


PIERRE KANIJS, dont on a fait "CANISIUS", naquit le 8 mai 1521 à Nimègue, de parents qui étaient fervents catholiques, et qui surent pénétrer l'âme de leurs enfants de leur foi et de leur piété. Aussi Louis Veuillot a pu dire que "le premier jouet de Pierre fut un livre, son premier mot une prière, et depuis il alla toujours étudiant et priant".


Envoyé à Cologne pour y compléter ses études, il en sortit maître-ès-art (1540). Trois ans plus tard, le 8 mai 1543, il entrait dans la Compagnie de JESUS, et en juin 1546, il était élevé au sacerdoce.


Dès avant sa prêtrise, Canisius avait commencé à donner des cours publics d'Écriture Sainte et à se livrer à la prédication. Il n'avait que vingt-quatre ans, lorsque la confiance des habitants de Cologne l'envoya auprès de l'empereur Charles-Quint, pour obtenir qu'il les délivrât de leur archevêque infecté de protestantisme.


Après une courte apparition au Concile de Trente, il revint en Allemagne, y travailler à réparer les ruines amoncelées par l'hérésie. Il le fit par une prédication inlassable, par son enseignement théologique, et par la diffusion de ses écrits. Ce fut alors qu'il composa son chef-d'œuvre connu sous le nom de "Catéchisme de Canisius", qui lui a valu d'être élevé à la dignité de Docteur de l'Église.


Nommé Provincial de son Ordre, il exerça cette charge pendant quatorze ans durant lesquels il fonda en Allemagne neuf collèges qui contribuèrent beaucoup à répandre l'instruction chrétienne parmi la jeunesse. Il coopéra aussi très efficacement à la réforme du clergé par l'érection de séminaires ecclésiastiques.


Ces divers travaux n'empêchaient point le Père Canisius d'entretenir de fréquents rapports avec les princes catholiques allemands, et de soutenir leur courage dans leurs luttes avec les protestants. Son influence le fit choisir, en 1557, pour défendre les dogmes catholiques à la diète de Worms, contre les principaux coryphées du protestantisme. Il réussit à les opposer les uns aux autres, au point qu'ils ne purent arriver à s'entendre entre eux.


Ayant été déchargé de toute supériorité, le Père Canisius se retira à Dillingen et y travailla à la réfutation des erreurs des "Centuries de Magdebourg". Il alla ensuite fonder le collège de Fribourg (1580), qu'il ne devait plus quitter. La vénération des Fribourgeois pour lui était telle, qu'ayant eu vent d'une décision qui devait le leur ravir, ils écrivirent au Provincial: "Les sanctuaires de Fribourg ne possèdent aucun corps de Saint; nous voulons donc retenir chez nous ce Saint vivant, et ne pas permettre qu'il ait ailleurs son tombeau." Leur vœu fut exaucé: Le Père Canisius mourut à Fribourg le 21 décembre 1597. Il avait soixante-seize ans.

SAINTE ZITE



ZITE, née en 1218, aux environs de Lucques, en Italie, eut des parents fort pauvres qui la formèrent, dès ses premières années, à la piété et à la vertu. Il suffisait de lui dire : « Ce que tu fais déplaît à DIEU, » pour qu'elle s'en abstînt aussitôt.

A douze ans, il fallut la placer comme servante pour gagner sa vie et aider sa famille. Les tribulations ne lui manquèrent pas, soit de la part du marchand de Lucques qui fut son maître, soit de la part des autres domestiques de la maison, dont sa conduite édifiante excitait souvent la jalousie et la cruauté.

Loin de se plaindre, elle bénissait DIEU de lui donner une parcelle de sa croix. Un prodige lui conquit la confiance et l'amitié de son maître. Un jour, elle descendait l'escalier, emportant du pain dans son tablier. C'étaient des restes que sa maîtresse lui avait permis de donner aux pauvres : « Que portez-vous là? lui dit son maître d'un ton bourru. — Ce sont des fleurs, dit la jeune fille, voyez plutôt. » Et elle poursuivit son chemin, afin de distribuer aux pauvres son aumône, car les fleurs étaient redevenues du pain.

Un serviteur de la maison ayant voulu la porter au mal, elle n'hésita point à déchirer de ses ongles le visage de l'insolent. La Sainte Vierge lui apparut, sans se faire connaître, un soir qu'elle revenait d'un pèlerinage, à jeun depuis la veille, et qu'elle était tombée d'épuisement; elle la conduisit à la maison de ses maîtres et s'évanouit à ses yeux.

Zite s'engagea dans le tiers ordre de Saint-François, et ceignit si fortement ses reins avec la corde qui en est l'insigne, qu'après sa mort on la trouva recouverte par les chairs. Fidèle à ses devoirs d'état, elle prenait sur son repos le temps de ses prières.

Une fois cependant, oublieuse des choses de ce monde dans sa contemplation céleste, elle s'aperçut trop tard qu'elle n'avait pas pétri son pain. Quel ne fut pas son étonnement, à son retour, de trouver son pain tout pétri et prêt à cuire !

Pendant une famine, elle distribua, avec la permission de ses maîtres, d'abondantes aumônes, si bien qu'elle s'aperçut enfin que les greniers étaient vides. Elle tremblait de recevoir d'amers reproches ; mais elle constata bientôt avec une joyeuse stupéfaction que les greniers vides s'étaient remplis surabondamment.

Un jour, la sainte fille était occupée à son travail, quand un pèlerin, épuisé de lassitude, lui demanda la charité d'un peu de vin. Zite n'en avait pas; mais, remplie de foi, elle tira de l'eau du puits, la bénit et l'offrit au pèlerin, qui assura n'avoir jamais bu vin si délicieux.

Un autre jour, elle prêtait à un pauvre le manteau de son maître, et il était facile bientôt de constater que ce pauvre était un ange. Après soixante ans d'une vie si bien remplie, Zite alla au ciel recevoir la récompense de ses vertus. Retenons la maxime de sa vie : La main au travail, le cœur à DIEU.


Pratique. Sanctifiez-vous dans votre situation quelle qu'elle soit.

Sur INTROIBO http://www.introibo.fr/27-04-St-Pierre-Canisius-confesser
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"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

26 Avr - NOTRE DAME DU BON CONSEIL / SAINT MARCELLIN, Pape et Martyr

NOTRE-DAME du BON CONSEIL

L'apparition de NOTRE-DAME DU BON CONSEIL est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l'Église, qu'il convient de donner place à cette forme de dévotion.

La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.


Au XVe siècle, l'église menaçait ruine. Une pieuse femme, nommée Pétruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever. Pétruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'oeuvre.


Or, le 25 avril 1467, à l'heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel.

Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.


L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d'infirmités guéries! Que de grâces spirituelles obtenues!

Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à NOTRE-DAME DU BON CONSEIL, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil.




SAINT MARCELLIN
Pape et Martyr


MARCELLIN, Romain d'origine, gouverna l'Eglise pendant huit ans, de 295 à 304.

A cette époque, la persécution contre les chrétiens fut si acharnée, qu'en un mois, dix-sept mille chrétiens de tout sexe et de tout âge furent immolés en diverses provinces.


Un grand nombre de chrétiens se laissèrent gagner par les menaces ou les promesses ; un pape même eut la faiblesse de se laisser circonvenir, mais il répara ensuite sa faute en s'offrant lui-même au martyre : ce fut Marcellin.

Urbain, le pontife païen du Capitule, vint le trouver. La discussion s'engagea entre eux sur la question de savoir si c'était un grand crime de brûler de l'encens en l'honneur des dieux : "Votre CHRIST, dit le païen, ne reçut-il point à son berceau l'encens des mages? Brûler de l'encens aux dieux est donc, même d'après vous, un hommage légitime. — Les mages, dit Marcellin, n'offraient point l'encens à une idole vaine, mais au vrai DIEU. — Voulez-vous, reprit Urbain, venir on de ces jours au palais de l'empereur? En sa présence, je répondrai à vos objections sur ce point. »


Marcellin y consentit, et le jour venu, prenant la parole devant Dioclétien, il lui dit : " Pourquoi semer l'univers de deuil et de carnage, et cela pour un culte faux et superstitieux comme celui de vos idoles? Pourquoi forcer les chrétiens, sous peine de mort, à brûler de l'encens devant des statues muettes? "

Dioclétien espérant, par une feinte douceur, gagner l'esprit de Marcellin, et, par lui, obtenir la soumission de tous les chrétiens de Rome, lui dit : « Je reconnais, Marcellin, ta sagesse et ta prudence; tu es peut-être destiné à changer en amitié fidèle la haine que je portais jusqu'ici au nom chrétien. Viens, et que tout le monde soit témoin de notre réconciliation. »

L'empereur se fit suivre alors du pontife au temple de Vesta ; mais les trois prêtres et les deux diacres qui accompagnaient Marcellin refusèrent d'entrer et coururent raconter an clergé romain le triste événement qui menaçait de se produire.

Une foule de chrétiens, accourue au temple pour voir ce qui se passait, vit Marcellin, trompé par les fausses paroles de Dioclétien, jeter de l'encens sur le trépied de la déesse et recevoir les félicitations de l'empereur. Mais cette faiblesse lui coûta bien des larmes.

Une fois libre, rentrant en lui-même, nouveau Pierre, après avoir trahi son maître, il résolut d'expier grandement sa faute. Il parut, couvert d'un cilice, au concile de Sinuesse, et reconnut que, sans avoir sacrifié aux dieux, il avait laissé tomber quelques grains d'encens sur le trépied : « J'ai péché devant DIEU et devant vous, » s'écria-t-il en présence des évêques, et il signa lui-même sa condamnation.


Mais on vit, peu de jours après, Marcellin reparaître devant l'empereur et lui reprocher sa perfidie. Le pontife eut aussitôt la tête tranchée.

Pratique. Au service de Dieu, défiez-vous de la fausse prudence, déclarez-vous franchement

LIRE CETTE MISE AU POINT d'un catholique ami
Une foule de chrétiens, accourue au temple pour voir ce qui se passait, vit Marcellin, trompé par les fausses paroles de Dioclétien, jeter de l'encens sur le trépied de la déesse et recevoir les félicitations de l'empereur. Mais cette faiblesse lui coûta bien des larmes
L’auteur que vous citez, chère Castille, se base sans doute sur le récit qui figurait dans le bréviaire romain avant saint Pie X. Je signale toutefois que, dans le bréviaire réformé par ce pape, on peut lire à la date du 26 avril :


Marcellin était romain, et gouverna l'Eglise de l'an 296 à l'an 304, pendant la terrible persécution de l'empereur Dioclétien. Il eut à souffrir de nombreuses vexations par suite de l’injuste sévérité de ceux qui lui reprochaient sa grande indulgence envers les fidèles tombés dans l’idolâtrie, et c’est à cause de cela qu’il fut calomnieusement diffamé, comme ayant offert de l'encens aux idoles.
L’accusation s’appuyait, semble-t-il, sur les actes d’un certain concile de Sinuesse, qui a depuis été reconnu faux, en particulier par saint Augustin. Ceux qui accusaient saint Marcellin étaient les schismatiques donatistes, qui s’étaient séparés de l’Église parce qu’ils refusaient d’admettre dans leur communion, même après qu’ils se soient repentis, les catholiques ayant cédé aux menaces des empereurs païens. Ce n’est pas le seul pape dont la réputation a ainsi été ternie par des hérétiques ou des schismatiques. (c'est moi qui souligne)

lundi 26 avril 2010

25 Avril - SAINT MARC, Evangéliste, Evêque d'Alexandrie

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

SAINT MARC était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du SAUVEUR ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de Saint Pierre.

C'est sous l'inspiration du chef des apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas Saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Egypte et d'autres provinces africaines.


Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Evangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un cœur et qu'une âme dans le service de JESUS-CHRIST.


La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater. Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui.


Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la croix de JESUS-CHRIST. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'église d'Alexandrie de plus en plus florissante.


La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange, qui le fortifia pour le combat décisif.


Le SAUVEUR lui-même parut bientôt devant lui tel qu'il l'avait connu dans sa vie mortelle, et lui dit : "La paix soit avec toi, Marc, mon évangéliste! — Mon SEIGNEUR JESUS-CHRIST! » répondit le martyr. Et JESUS disparut, laissant son disciple dans une grande joie.


Le lendemain matin, les païens se rassemblèrent pour délibérer sur son sort, et ils décidèrent de renouveler jusqu'à la mort son premier supplice. Marc est donc tiré de prison ; on lui met une seconde fois la corde an cou, on le renverse et on le traîne en poussant des hurlements furieux.


La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait DIEU et implorait sa miséricorde. Enfin, broyé par les rochers où heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : "SEIGNEUR, je remets mon âme entre vos mains. " C'était le 25 avril de l'an 68.


Pratique. Aimez la lecture des saints Évangiles, où vous trouverez les exemples et les enseignements du SAUVEUR.


Sur INTROIBO: http://www.introibo.fr/25-04-Litanies-Majeures
                          http://www.introibo.fr/25-04-St-Marc-evangeliste

 
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"